Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

François Bayrou écrit tout haut ce que tout le monde pense (presque) tout bas

Grand Merci à François Bayrou d’expliquer, pourquoi Nicolas Sarkozy est un danger.

Rien à rajouter.

Personnellement, ça m’exaspère de voir Nicolas Sarkozy se présenter, fausser le débat et empêcher les vrais problèmes d’être évoqué.

 

Et François Bayrou n’est pas seul, moi aussi je méprise Nicolas Sarkozy, et je joue avec les mêmes armes que lui. L’intérêt général est en jeu.

 

Je ne veux pas d’un président narcissique, qui a montré son incompétence, qui veut être président pour plaire à son égo surdimensionné, et a pour but juste d’enrichir les copains et une oligarchie.

 

Franchement, Nicolas Sarkozy est détestable. Il me fait penser à un méchant de One Piece.

Les méchants de One Piece sont tellement détestables et haïssable que l’on jubile quand Monkey D Luffy (c’est le héros) leur botte le cul.

 

Nicolas Sarkozy est tellement détestable et méprisable que je vais vraiment jubiler quand il va se faire botter le cul à la primaire.

Je nourris d’ailleurs même un espoir secret : celui de le voir éliminer dès le premier tour. Franchement, ça serait une belle fessé et ça lui ferait très mal.

 

En ce qui me concerne, je recopie juste l’excellent texte de François Bayrou :

 

 

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

 

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.

Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

 

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

 

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

 

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.

Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.

 

Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux. Ces raisons étaient impérieuses. Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés. Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie. Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

 

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir. Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

 

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple. En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

 

J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

 

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

 

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille. Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.

Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.

La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays. Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.

Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».

C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

 

Et cela a une traduction simplement politique. Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.

C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec. Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps. Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée. Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

 

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui. Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.

 

J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes. C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

 

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple. Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

 

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.

En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

 

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti. Et je crois qu’il se trompe sur le fond. Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel. Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu. Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

 

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois.

 

A lire également sur Centriloque : Mais pour qui se prennent les sarkozystes?

30 octobre 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Piétonisation de la rive droite des berges de Seine et Malakoff (2/2) : C’est par l’économique que l’on réduit la place de la voiture

Je me suis dernièrement exprimé sur le vœu de soutien de Malakoff à Paris pour la piétonisation de la rive droite des berges de Seine.

 

J’aimerais compléter ma réflexion sur le sujet.

L’objectif affiché est de réduire la place de la voiture.

Objectivement, contrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne suis pas contre.

 

Néanmoins, je suis opposé à la méthode.

Effectivement, pour réduire la place de la voiture, la ville de Paris limite les accès à la voiture dans la capitale.

Or, ça crée des embouteillages…

Du coup, la circulation n’est plus fluide, et je pense qu’au contraire, on n’a pas un air de meilleur qualité, mais un air de moins bonne qualité.

 

Je pense donc que la méthode n’est pas la bonne.

 

Je pense qu’il faut plutôt favoriser une offre de transport alternative.

 

Parlons économie.

Le Pass Navigo est à 70€ (toutes zones) par mois.

 

Pour la voiture, le prix du litre est en moyenne de 1,34€ (SP95).

Un plein est 45L.

On arrive donc à 60,3€ par plein.

 

Comme on fait un plein par semaine et qu’en moyenne il y a 4 semaine par mois, on arrive à 241,2€ par mois.

 

Mais ce n’est pas fini.

 

Il faut ajouter l’assurance, 40€ par mois selon ici.

Et puis il y a l’entretien, 460€ par ans selon ce qui est ici.

Soit 38€ par mois.

 

On arrive donc à un total de 320€ (j’ai arrondit) par mois.

Soit un total de 3830€ par ans.

 

Ici, ils parlent de 3300€ par ans soit 275€ par mois.

 

Donc, dans le meilleur des cas, la voiture coûte 275€ par mois, à comparer avec les 70€ d’un Pass Navigo.

D’autant que Paris et la petite couronne est bien desservie.

 

Néanmoins, je peux entendre qu’un effort est à faire en  Grande couronne.

27 octobre 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

La municipalité de Malakoff lance (enfin !) une étude urbaine pour requalifier le Sud de Malakoff

C’est l’une de mes marottes.

J’ai souvent dénoncé la cassure Nord-Sud de Malakoff.

J’ai souvent dénoncé l’inégalité territoriale de Malakoff.

 

J’avais même réussi à convaincre l’élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, qui s’était violement fait attaquer pour un article que je lui avais inspiré.

De quoi s’agit-il ?

De l’égalité territoriale de Malakoff et de la cassure Nord-Sud.

Cette cassure est symbolisée par la ligne 13 qui sur Malakoff est aérienne.

 

Le problème de fond, c’est que le Nord de Malakoff a toutes les intentions et les projets urbains (Place du 11 Novembre, ZAC du centre-ville, ZAC Dolet Brossolette …).

 

Par contre, le Sud est laissé à l’abandon.

Le commerce s’en va, il n’y a pas d’activité économique, et j’en oublie certainement.

 

Il faut dire que le Fort de Vanves, et l’urbanisme mal pensé, sont des facteurs aggravants.

 

Pendant longtemps, le sujet a été tabou, notamment lors du dernier mandat.

 

Puis il y a eu le PLU et la question est revenue (voir ici et ici).

 

Lors du conseil municipal du 5/10/2016, le sujet est revenu.

 

 

Effectivement, le conseil municipal votait sur une convention  de  participation  de  l’Office  Public de  l’Habitat  de  Malakoff  aux  études urbaines pour la requalification du secteur Henri Barbusse à Malakoff.

 

Ça sous-entend donc :

  1. La ville de Malakoff va enfin s’occuper du Sud de la ville.
  2. On va lancer une étude.

C’est une initiative que je soutiens et que je salue.

Affaire à suivre.

24 octobre 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy, l’homme qui a amené le terrorisme ?

Evidemment, je considère que le vrai problème de la France, c’est la compétitivité économique.

C’est d’ailleurs pour ça que je ne prends au sérieux que deux candidats à  la primaire de la droite :

  • Alain Juppé.
  • François Fillon.

Effectivement, il est important d’intégrer les habitants de notre pays, et qu’ils puissent progresser l’échelle sociale, si ils le méritent.

 

S’il n’y a pas d’intégration, les gens se tournent vers leur communauté.

C’est le manque de développement économique qui fait le communautarisme.

 

En ce sens, sur ce point, les mandats de François Hollande et de Nicolas Sarkozy sont un véritable désastre !

 

Le communautarisme peut être religieux, et de fait amener à de l’intégrisme, qui mène à du terrorisme.

Je pense que c’est le manque de perspective d’intégration, lié à l’économie, qui fait le terrorisme, et en particulier, qui fait que nos jeunes peuvent partir faire le djihad.

 

Je ne dis pas qu’il faut excuser.

Il faut être bien évidement ferme, il en va de notre crédibilité.

D’autant qu’en face, on a des gens dangereux qui ne nous ferons aucun cadeaux.

Mais être ferme est une solution sur le court terme.

 

Quand il y a un problème, il faut le prendre à la racine pour le résoudre définitivement.

Et le problème est comment, des fous, des intégristes, arrivent à recruter aussi facilement des gens.

Ils arrivent en plus à recruter chez nous, nos propres jeunes, pour qu’ils se retournent contre nous !

 

Certes, ils recrutent sans doute chez les faibles d’esprits et les non cultivés, mais il est quand même étonnant que la France ne propose pas d’alternative d’intégration.

 

Baffer un jeune qui quitte la France et revient faire des attentats, ça me va.

Mais j’aimerais que l’on réduise ce nombre, nombre qui ne peut être réduit que si on arrive à avoir un vrai modèle d’intégration, possible qu’avec une économie compétitive qui tourne.

 

D’une certaine façon, le parallèle avec la mafia musulman de Marseille, décrit dans le film Chouf, est intéressant.

Dans ce film, se déroulant dans le Nord de Marseille, le trafic de drogue et le banditisme est la seule façon d’avoir une vie normale.

Faire les cowboys, ça me va. Mais il y a un moment où il faut traiter le problème de manière globale.

Il faut donner une perspective d’intégration.

 

Flinguer la racaille en chef, ça ne suffit pas car une autre racaille en chef prendra la place.

 

En fait, le raté de la France, c’est son modèle d’intégration. Et il est raté à cause de la faiblesse de son économie.

Les voyous et les intégristes intègrent mieux que la république.

 

On peut faire un parallèle avec le Hamas (autre organisation terroriste).

Le Hamas, ils font tourner les écoles, les hôpitaux…

Ils sont de fait, soutenus par la population.

 

En fait, tout a été écrit par Tocqueville dans la démocratie en Amérique.

La société démocratique, c’est l’égalité et la liberté. Si il n’y a pas d’égalité (et possibilité de monter l’échelle sociale), les gens zappe la liberté.

C’est comme ça que l’on a le Pen, et c’est comme ça que des gens se tournent vers le fanatisme religieux.

 

Les fans de Sarkozy expliquent que c’est le plus apte à lutter contre le terrorisme.

 

Avec ce que je viens d’écrire, je laisse supposer que Nicolas Sarkozy n’a pas un bon bilan de lutte contre le terrorisme, globalement, mais qu’un nouveau mandat, étant donné qu’il propose la même politique économique, ne permettrait pas de lutter durablement contre ce fléau.

 

De plus, je me pose une question.

Évidemment, ça reste dans le cadre des hypothèses.

Et si c’était Nicolas Sarkozy, par sa politique étrangère, qui nous avait en partie amené le terrorisme islamique.

D’autant qu’il l’aurait amené non pas par ignorance, mais plus par malhonnêteté et intérêt personnel.

 

Voici mes arguments.

Pour commencer, je vais remonter un peu le temps.

Je n’ai pas une bonne opinion du second mandat de Jacques Chirac.

Mais je reconnais un mérite à Jacques Chirac, c’est d’avoir refusé d’aller en Irak.

Effectivement, c’est la chute de Saddam Hussein  qui a permis aux américain d’avoir un vrai bourbier, et à Daesh de se construire.

Certes, Sarkozy n’était pas au pouvoir à ce moment-là. Mais s’il y avait été, je suis persuadé qu’on aurait été en Irak.

 

Passons à son mandat…

Il a été en Lybie et il a zigouillé Kadhafi.

Soyons clair, je n’ai aucune sympathie pour Kadhafi, que Sarkozy a d’ailleurs reçu en début de mandat.

Sauf qu’aujourd’hui, la Lybie est une terre de djihad, notamment pour les jeunes français.

Ils en sont même à regretter Kadhafi !

 

Pire, les groupes djihadistes passent facilement dans le désert du Sahara, notamment au Mali

 

Sur ce coup, François Hollande a essuyé les plâtres et pour éviter que la situation empire, a dû engager la France dans un bourbier.

Je ne reproche rien à François Hollande, sur ce coup. Il essuie les plâtres et il fait, seul, le sale boulot.

Je pense que si il n’avait pas engagé la France au Mali (dans un bourbier, rappelons-le), peut-être que la situation aurait été pire. Le Mali aurait pu tomber aux mains des intégristes !

 

Mais je me pose aussi des questions sur les motivations réelles de Sarkozy pour intervenir en Lybie.

Kadhafi aurait financé sa campagne. Il y a des soupçons (pas encore de preuves, mais des soupçons).

Il le reçoit en début de mandat, puis l’attaque et le tue en 2011.

Pourquoi ?

Et si Sarkozy voulait se débarrasser d’un témoin gênant….

Évidemment, je n’aurais aucunes réponses à ces questions. Mais si mon hypothèse est bonne, cela voudrait dire que Nicolas Sarkozy a mis le chaos dans une région sensible, favorisant les djihadistes, juste pour faire taire Kadhafi.

 

Quoi qu’il en soi, pour sa vision économique, pour la politique étrangère qu’il a mené en Libye, et pour les interrogations légitimes qu’induit le financement de sa campagne 2007 par Kadhafi (même si l’enquête est en cours), Nicolas Sarkozy n’est pas le mieux placé pour lutter contre le terrorisme islamique, contrairement à ce que ces fans disent sur Twitter.

23 octobre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 et Éducation nationale (2/4) : La connaissance ne se met pas au niveau des élèves

Encore un point que j’avais écrit.

 

Pour réformer, il convient de répéter en boucle que la connaissance ne se met pas au niveau des élèves, c’est au élèves de se mettre au niveau.

 

Si on prend l’atome d’hydrogène, par exemple, histoire de prendre un sujet que je connais bien, c’est un objet quantique. Il est décrit par la mécanique quantique.

Il ne va pas décider d’arrêter d’être quantique pour faire plaisir aux élèves.

 

C’est aux élèves d’accepter qu’un atome d’hydrogène est quantique.

Et faire croire l’inverse, c’est démagogique et c’est mentir aux élèves. Ce n’est pas leur rendre service.

 

Évidemment, on va me dire que c’est de la Physique, que tout le monde s’en fout (à mon grand regret) et que les débouchés en Physique c’est le Pôle Emploi.

 

Ok, c’est vrai, il n’y a pas d’emplois en Physique, j’en sais quelque chose.

Mais ce que je raconte, ce n’est pas vrai qu’en Physique. C’est toujours vrai !

 

Si on prend un caissier, il sera jugé sur diverses attitudes comme sourire aux clients, arriver à l’heure, rendre la monnaie…

 

Le problème, c’est que l’on fait croire que la vie s’adaptera à l’élève. Le mensonge, c’est que l’on fait croire que la vie s’adapte aux élèves.

Ce n’est pas vrai. C’est même le contraire.

 

C’est aux élèves de s’adapter au le monde dans lequel ils vivent.

 

D’une certaine façon, avoir une exigence va dans le sens de ce que j’écris.

Avoir une exigence, c’est préparer l’élève à un monde qui sera de plus en plus difficile.

23 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

CA 2015 de Malakoff (16/16) : L’aspect politique, mon avis sur le CA

J’ai mis énormément de temps à parler du CA 2015 de la ville de Malakoff.

 

Effectivement, ce CA a des aspects positifs.

Et je ne veux pas être dans une opposition bête, méchante et stérile comme Malakoff Plurielle.

 

Mais en même temps, je ne veux pas servir de caution à la municipalité communiste de Malakoff.

 

Au final, si j’avais été élu, j’aurais voté blanc à ce CA.

Pour mémoire, Malakoff Plurielle (Rappel : ils n’ont plus qu’un seul élu) a voté contre, le reste de l’opposition a voté blanc.

 

Les points positifs d’abord.

Je me réjouis qu’il y ait une diminution des dépenses courantes.

Je ne compte plus le nombre d’année où je réclame une diminution des dépenses de fonctionnement.

Je me félicite donc qu’il y ait une diminution des dépenses courantes et j’encourage la municipalité à continuer dans cette voie.

 

Côté charge de personnel, la municipalité reste globalement neutre. On a une augmentation très légère.

 

Je me réjouis aussi de l’augmentation de l’autofinancement brut.

Néanmoins, et là, c’est une critique que je partage avec Malakoff plurielle, je conteste la méthode par laquelle on a réussi à augmenter les marges financières.

 

Effectivement, on a augmenté les marges financières et les recettes de la ville par une forte augmentation des impôts locaux, par une forte augmentation de la taxe foncière.

 

Je ne suis pas forcement contre une augmentation des impôts, mais je tiens à rappeler que la taxe foncière est un impôt physiocrate.

Il est physiocrate, il est donc par définition injuste.

 

Certes, le maire de Malakoff n’est pas responsable si les impôts locaux sont physiocrates, mais en augmentant la taxe foncière, donc un impôt physiocrate, il est complice d’une injustice.

 

 

Par ailleurs, il faut aussi revenir sur cette forte augmentation de la taxe foncière.

La raison invoquée est que cette augmentation est pour compenser la baisse des dotations de l’Etat.

Je tiens à rappeler que je suis foncièrement en désaccord sur le sujet avec la municipalité communiste de Malakoff, et pour deux raisons.

 

La première est que je prends très au sérieux le problème de lutte contre la dette de l’Etat et contre le déficit public de l’Etat.

L’Etat doit réduire ses déficits et réduire l’ensemble de ses dépenses, dont les dotations, est une chose normale.

 

Enfin, la baisse des dotations ne doit pas être compensée par une hausse des recettes, mais par des économies d’échelles et une remise à plat de l’organisation des services publics municipaux.

La baisse des dotations doit être compensée par une rationalisation des coûts municipaux.

 

Une hausse des impôts ne se justifie que pour mener des investissements productifs.

 

Et c’est là qu’il y a une dernière critique à faire.

La municipalité déclare qu’elle a augmenté les impôts pour compenser une baisse des dotations.

Je pense que ce n’est pas tout à fait vrai.

Je soupçonne la municipalité d’augmenter aussi les impôts pour mener une série d’investissement.

Ayant connu la période 2001-2008, je pense que l’on a un progrès.

 

Effectivement, durant cette période, la municipalité a réalisé une série d’investissement.

Pour le faire, elle a eu recours à l’emprunt et a multiplié la dette de la commune par 10.

C’est seulement après, en 2009, qu’elle a augmenté les impôts.

 

Pour une fois, on augmente les impôts  avant, ce qui théoriquement permet de limiter le recours à l’emprunt.

 

Donc de fait, on a un progrès.

 

Néanmoins, une critique demeure, on n’a pas d’investissements productifs.

 

Or, c’est là que se joue l’avenir de Malakoff, il faut trouver de nouveaux financements.

Il faut avoir une réflexion globale pour augmenter les recettes de la ville.

Là, il y a toujours un désaccord entre la municipalité et moi !

22 octobre 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy somme Bayrou et Lagarde de respecter les règles : C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Sarkozy, que je méprise, somme Bayrou et Lagarde de respecter le résultat de la primaire.

 

Je pense qu’ils peuvent se défendre, mais je vais répondre pour moi.

 

En temps normal, je n’aurais pas été à la primaire, j’aurais tranquillement voté pour le candidat centriste.

Mais là, les dés sont pipés, Hollande est un président catastrophique, Sarkozy a été un président catastrophique, et Le Pen sera au second tour.

 

Dans ce contexte, je vais donc à la primaire, et je respecterai le résultat que si il me convient.

De fait, oui, c’est de la triche, mais si j’en suis là, c’est un peu à cause de Sarkozy.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas l’avenir des républicains, ce n’est pas l’avenir du PS, ce n’est même pas l’avenir du centre, c’est l’intérêt général.

 

Si je vote Juppé, ce n’est pas par adhésion, c’est par ce que l’intérêt général :

  1. C’est d’éviter Le Pen, qui sera au second tour.
  2. C’est d’éviter Mélenchon.
  3. C’est d’éviter un second mandat à Hollande.
  4. C’est d’éviter un second mandat à Sarkozy.

Et si pour l’intérêt général il faut tricher à la primaire, pas de problème, j’assume !

L’intérêt général prime.

Et je ne le fais pas en tant que centriste. Je le fais en tant que citoyen responsable, électeur responsable qui essaye d’éviter le pire à mon pays.

Et puis, franchement, Sarkozy faire des leçons de morales, c’est l’Hôpital qui se fout de la charité.

 

Pour mémoire, afin de maintenir les centristes dans la médiocrité et de les laisser à un faible score (avec la complicité des centristes, je tiens à le rappeler), celui-ci a tout fait pour les intégrer lors des régionales.

Aujourd’hui, les centristes sont inaudibles. Sauf que pour  négocier, il a négocié avec Hervé Morin, le grand rival de Christophe Lagarde. Rappel, celui qui a été élu démocratiquement à la tête de l’UDI, c’est Jean Christophe Lagarde.

 

On continue ?

 

Histoire de peser, et de diriger seul, il a déjà investi les candidats aux législatives, indépendamment du résultat de la primaire et ne laissant aucuns sièges aux centristes (sauf ceux qui  en ont déjà).

 

On continue ?

 

Pour masquer le dérapage de ses comptes de campagnes, il a inventé un système fou, appelé Bygmalion. Un résumé ici.

 

On continue ?

 

Il a fait le Pentagone à la Française, qui au final coute plus cher au contribuable (qui lui, s’appauvri), avec un appel d’offre pipeau. Le gouvernement socialiste a essayé de casser ça, le problème, c’est que le contrat est tellement bétonné que ça couterait encore plus cher pour le contribuable (Résumé ici et ici).

 

On continue ?

 

Il a arbitré en faveur de Tapie au détriment du contribuable (encore lui !).

Christine Lagarde est d’ailleurs renvoyée devant la cour de la république.

 

On continue ?

Même si il n’y a pas de preuve, il est cité dans le dossier Bettencourt et il est soupçonné d’avoir fait payer sa campagne 2007 par Kadhafi, qu’il a fait assassiner par la suite après avoir déclaré la guerre à la Syrie.

 

Evidemment, j’en oublie certainement.

 

Et puis il y a son bilan…

En 5 ans, Sarkozy a fait plus de dette que Mitterrand en 14 ans.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Thierry Breton, ministre de droite de Dominique de Villepin.

 

Sarkozy, c’est le sale gosse qui est pris la main dans le pot de confiture et qui ose t’expliquer, toujours la main dans le pot de confiture, que ce n’est pas lui.

 

Son bilan est tel que s’il était dans le privé, il serait renvoyé un coup de pied dans le cul.

 

Si je faisais 1% de ce que Nicolas Sarkozy fait, mes parent me botteraient le cul tellement fort que j’aurais les fesses rouges qui piquent et me priverait d’argent de poche et de sortie, ou bien iraient jusqu’à me renier.

 

Ce qui est honteux, c’est qu’il ose se représenter.

 

La seule chose que mérite ce sale gosse de Sarkozy, c’est qu’on lui botte le cul et qu’on lui donne une vraie fessé, une vraie déculotté, jusqu’à ce qu’il ait les fesses rouges qui piquent.

Ça tombe bien, je vais à la primaire pour ça.

 

En temps normal, je n’aurais pas été à la primaire mais là, l’intérêt général l’oblige.

Il faut éviter Le Pen, Mélenchon, Hollande et Sarkozy.

Et si pour éviter ce quatuor infernal il faut tricher à la primaire, ça me va, je l’assume.

L’intérêt général prime d’abord.

 

Donc oui, je vais à la primaire, et oui je triche car je n’appliquerai le résultat que s’il me convient.

En somme, j’applique la méthode Sarkozy !

21 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017. Le camp Sarkozy insulte encore les centristes (Blog du centrisme)

A faire passer : Cet excellent article du blog du centrisme.

En ce qui me concerne, je vote certes Alain Juppé à la primaire de la droite, intérêt général et avenir de la France obligent, mais je ne me sens pas lié au résultat de la primaire.

Hors de question de voter Nicolas Sarkozy (sauf menace Le Pen car j’arrive encore à différencier Le Pen de Sarkozy, même si j’ai de plus en plus de mal).

Il est hors de question que Nicolas Sarkozy fasse un second mandat.

La France est malade. Elle a besoin d’un médecin à sa tête. Pas d’un malade comme Nicolas Sarkozy, ou François Hollande.

 

Nicolas Sarkozy déteste les centristes mais aime leurs votes…

A la primaire de LR, il ne pourra guère compter que sur quelques pourcents d’entre eux et le ralliement à sa personne de quelques membres de l’UDI, dont le centrisme est pour le moins contestable et suspect mais dont l’opportunisme, lui, ne fait aucun doute ainsi que la reconnaissance du ventre.

Devant cette désaffection du Centre qui veut éviter à tout prix sa désignation comme candidat de LR et son retour à l’Elysée, la machine à insulter ceux qui ne sont pas avec lui de Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, pris les centristes pour cible.

Selon son fidèle lieutenant, Eric Ciotti député de droite radicale des Alpes-Maritimes, au micro de Public sénat et de Sud radio, le soutien massif des partis centristes à Alain Juppé montre que «certains ont des convictions comme boussole, d’autres ont l’air du temps».

Et d’ajouter: «tout cela est classique».

Les élus centristes apprécieront mais ne seront pas surpris de ces insultes qui ne sont pas nouvelles.

Quant aux sympathisants centristes dont les sondages indiquent que ceux qui voteront à la primaire LR le feront à 95% pour Alain Juppé lors du deuxième tour face à Nicolas Sarkozy et qui voteront en masse pour le maire de Bordeaux à la présidentielle alors qu’ils se détourneront de l’ancien président de la république, apprécieront le fait d’être traités d’opportunistes, de n’avoir pas d’autres idées et de convictions politiques que celles de l’air du temps!

Selon un sondage Elabe réalisé le 12 octobre, 84% des sympathisants du MoDem et 86% de ceux de l’UDI ont une bonne opinion d’Alain Juppé alors que seuls 15% et 25% d’entre eux respectivement disent la même chose à propos de Nicolas Sarkozy.

Quant à ceux qui participeront à la primaire, 97% sont prêts à voter pour Juppé pour le second tour quel que soit son adversaire alors qu’ils ne sont que 16% à dire la même chose de Sarkozy, selon un sondage Opinionway.

Ces chiffres montrent que les attaques du camp Sarkozy n’ont aucune justification alors que le soutien des élus centristes est totalement justifié, lui, par rapport aux souhaits de leur électorat.

Reste à savoir avec ces propos qui s’accumulent depuis dans années, comment Sarkozy sera capable, s’il gagne la primaire de LR, d’attirer ces «opportunistes» de son côté, surtout de les faire voter pour lui…

(Sondage Elabe pour BFMTV réalisé du 9 au 12 octobre 2016 par internet auprès d’un échantillon de 4066 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points // Sondage Opinionway pour Atlantico réalisé du 7 au 11 octobre 2016 par internet auprès d’un échantillon de 700 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française sûre d’aller voter à la primaire LR / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

 

Alexandre Vatimbella

16 octobre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (4/4) : De fait, j’irai voter à la primaire de la droite et je voterai Alain Juppé

Ce n’est pas mon choix initial. Je l’avais même écrit.

En temps normal, j’aurais préféré une concurrence au premier tour avec un candidat centriste.

Seulement, les partis centristes se sont foutus du monde et ont travaillé en branquignol.

 

Par ailleurs, la situation n’est pas normale.

La situation de la France est sérieuse, et des réformes devront être faites.

Après le mandat de Nicolas Sarkozy, après le mandat de François Hollande, on ne peut pas se permettre d’avoir un président médiocre qui dirige aux sondages, de façon clientéliste et avec un narcissisme élevé.

 

Le déclin français est une réalité (depuis 1974 soit 43 ans en 2017), les problèmes économiques sont sérieux, les problèmes sociaux sont sérieux, et même les problèmes moraux sont sérieux.

 

Les dés étant, grâce à Nicolas Sarkozy, pipés, et le Pen étant au second tour, et les centristes inexistant car tués par Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, j’irai voter à la primaire de la droite.

 

Car il faut rappeler que cette primaire est d’abord celle de la droite et non de la droite et du centre.

 

J’estime que c’est un devoir de voter à cette primaire. Les dés étant pipés, c’est là que tout se passe.

Ce n’est plus l’avenir du centre ou de la gauche qui est en jeu, c’est l’avenir de la France.

 

Et j’y vais d’abord pour éliminer Nicolas Sarkozy. Plus tôt il sera éliminé, mieux ça sera.

J’invite d’ailleurs tous les français à faire de même et à lui rendre la pareille.

Ça sera un juste retour des choses.

Un second mandat Sarkozy serait une catastrophe.

 

Peut-être que si Nicolas Sarkozy perd la primaire, il trouvera une excuse pipeau pour y aller. Mais au moins, il passera pour ce qu’il est : un tricheur…

 

Donc je voterai à la primaire pour éliminer Sarkozy.

 

Reste à savoir pour qui voter.

 

Je voterai Alain Juppé car il me paraît le plus adapté à mener les réformes nécessaire au pays, et à les faire accepter à l’ensemble des français.

 

Déjà, il convient de rappeler que les problèmes de la France, contrairement à ce qu’essaye de faire croire Nicolas Sarkozy, sont d’abord de l’ordre de l’économie.

 

C’est parce que la France a une économie peu compétitive que l’on n’arrive pas à intégrer l’ensemble de nos concitoyens.

Sur ce critère, seuls deux candidats sortent du lot : François Fillon et Alain Juppé.

 

Or même si François Fillon est solide au niveau de l’économie, je le trouve un peu trop rétrograde au niveau sociétal. En particulier, il a le soutien de la manif pour tous.

Par ailleurs il est vrai qu’il faut libéraliser l’économie, mais il faut néanmoins des règles pour garantir l’équité.

 

Reste donc Juppé.

Juppé est le seul qui a l’expérience nécessaire pour mener les réformes nécessaires. Il a fait ses preuves, aussi bien en tant que premier ministre que maire de Bordeaux.

Il est le seul à penser en termes de coalition (même si ça n’a pas toujours été le cas) et à essayer d’être rassembleur pour faire  accepter les réformes.

Il est le seul à parler à tous les français, et pas seulement à une base réduite.

 

Je voterai donc Alain Juppé pour stopper Sarkozy, mais aussi car j’estime que c’est le plus qualifié pour le poste de président.

 

Evidemment, je ne m’estime pas lié aux résultats de la primaire et je prendrai ma décision définitive sur le premier tour de la présidentielle vers Janvier.

14 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (3/4) : Je ne pense pas que François Bayrou fera un score

Le sujet fâche, mais je pense qu’il faut l’aborder si on aborde une réflexion globale sur l’élection présidentielle 2017.

 

En ce qui me concerne, je suis persuadé que François Bayrou ne fera pas un score lors de la prochaine présidentielle (s’il y va).

Pire, si Nicolas Sarkozy est désigné candidat à l’issue de la primaire de la droite, je pense même que la candidature de François Bayrou, dans un contexte économique difficile, dans un contexte social difficile, dans un contexte moral difficile, une élection dont les dés sont déjà pipés, et où le Pen sera au second tour, est une candidature qui risque d’être contre-productive.

 

Mais je dois clarifier ma position vis-à-vis du Modem, d’abord.

 

Je suis toujours adhérent au Mouvement démocrate.

Idéologiquement, le Modem est toujours le parti dont je suis le plus proche.

Je crois à la nécessité d’un centre qui casse le clivage gauche-droite.

Je crois à la nécessité d’un centre qui soit moteur pour construire l’axe central.

Je crois à la nécessité d’un centre qui clarifie le débat politique tant qu’il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé d’un côté, et entre Manuels Valls et Martine Aubry de l’autre.

 

Enfin, je crois à un centre qui pousse à une approche plus pragmatique de la politique et non idéologique. Je crois qu’il faut un centre qui lutte contre le clientélisme politique.

Je pense qu’il faut un centre qui parte d’un diagnostic et non pas de certitudes.

 

En théorie, ce centre, c’est le Mouvement Démocrate.

 

Or, les actes, au Modem, n’ont pas suivi.

 

Il faut aussi remonter un peu dans le passé.

Le Modem s’est construit contre Sarkozy. Je n’ai aucuns regrets. Sarkozy est un président qui a été vraiment médiocre et je suis fier d’avoir été dans l’opposition.

Si c’était à refaire, je le referais.

Rien que de penser que Nicolas Sarkozy puisse revenir, ça m’exaspère.

 

Néanmoins, la situation politique a changé.

Aujourd’hui, c’est François Hollande le président, et il est particulièrement médiocre.

A l’époque de Nicolas Sarkozy, c’était normal d’aller vers la gauche.

Aujourd’hui, j’estime qu’il est normal d’aller vers la droite.

Néanmoins, je rappelle que le président des républicains est un certain Nicolas Sarkozy… Un ennemi du centre !

 

A l’époque de Jean François Copé, on pouvait avoir un doute, l’élection a été séré et Jean François Copé a triché.

Mais Nicolas Sarkozy a été élu clairement à la tête des républicains.

 

Au final, ce n’est pas le fait qu’on aille vers la droite qui me gêne, c’est la façon dont on y va !

C’est-à-dire sans essayer de peser et sans essayer de faire émerger la droite modérée, au détriment de la droite dure, notamment Nicolas Sarkozy.

 

Par ailleurs, j’ai voté François Bayrou en 2007 et 2012. Là aussi, je n’ai aucuns regrets. Si c’était à refaire, je le referai.

D’autant que je considère qu’il a eu raison sur l’essentiel.

 

Il a eu raison sur la dette, fléau qui plombe notre économie, sur les questions économiques, sur l’école, sur les institutions, et sur la moralisation de la politique.

Beaucoup de candidat à la primaire (excepté Nicolas Sarkozy, mais là, son cas est désespéré) ont repris en grande partie ses analyses, analyses qui se sont souvent révélés exactes.

 

Par ailleurs, il a montré un point fondamental, si le centre veut faire un score, il doit s’ouvrir à l’électorat centre-gauche.

 

Au fond, François Bayrou a réussi son entré dans le débat public. Il a malheureusement raté sa sortie.

Il n’a pas su passé la main à une personne digne pour reprendre le flambeau.

 

Pour ma part, je pense qu’il y a trois raisons qui font qu’aujourd’hui, François Bayrou risque d’être handicapé pour faire un score.

 

La première est que ça sera sa quatrième élection présidentielle.

C’est vrai qu’en France, on est très (voir trop) ouvert.

On admet que l’on puisse se présenter 3 fois de suite à l’élection présidentielle.

François Mitterrand et Jacques Chirac ont été élus au bout de la troisième fois.

Néanmoins, 4 fois c’est beaucoup trop.

On l’admet pour les candidats protestataires (Arlette Laguiller, Jean Marie Le Pen) mais pas pour un candidat qui y va pour gagner, pas pour un candidat qui y va pour être président.

Il y a un moment où il faut renouveler.

 

La seconde raison est qu’il n’est pas en mesure de rassembler le centre droit.

L’UDI ne veut pas entendre parler d’une candidature François Bayrou.

A la décharge de François Bayrou, il n’est pas le seul responsable. Pour moi, les torts sont partagés.

Il est vrai (je l’ai vu en particulier localement) que l’UDI préfère perdre plutôt que de peser avec le Modem.

Mais c’est également vrai du côté Modem…

Au final, on est dans la Fable de la Fontaine le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Conclusion : On s’est fait bouffé par les républicains et surtout Nicolas Sarkozy.

 

Enfin, pour faire un score, François Bayrou doit également réunir le centre-gauche. Pour ma part, contrairement à 2007, je l’en crois incapable.

 

Là, la responsabilité en incombe à François Bayrou seul. Par des décision contre nature, François Bayrou a zappé ce qui est sensé faire la force du Modem : Etre un centre à géométrie variable, capable de plaire au centre-gauche, et à la gauche modéré.

 

Or, je crains que cette fois-ci, le Modem passe à la caisse, et que l’addition soit très salée.

 

Effectivement, depuis 2012, le Modem a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire.

Dans les exemples (malheureusement non exhaustif), on a soutenu Wauquiez dès le premier tour, on a soutenu Peltier dès le premier tour, on a lâché Blanche Muhlmann à Asnières (ce jour-là, d’ailleurs, j’ai vraiment eu honte d’être au Modem)…
Comment voulez-vous être crédible avec un tel palmarès vis-à-vis des électeurs de la gauche modérée?

 

Ce n’est pas pour rien qu’Emmanuel  Macron réussi aujourd’hui une OPA sur les électeurs de François Bayrou.

Selon les derniers sondages,  Le Pen est en tête avec 25,5%, suivi de Sarkozy (19%), Macron (18,5%), Mélenchon (11%), Hollande (9%) et enfin Bayrou (7%).

 

6ème position !!!!!

Or, sachant qu’une nouvelle présidence Sarkozy serait une catastrophe, il est impératif que :

  1. L’axe centrale élimine Sarkozy (et Le Pen évidement)
  2. Au pire, de faire un score.

Or, la somme des voix (Bayrou + Macron) fait 25,5%, soit presque autant que Le Pen, et permet d’éliminer Sarkozy.

 

Je sais que Bayrou veut être président. Mais il y a un moment où l’intérêt général doit primer.

Et l’intérêt général, c’est d’éviter Le Pen ou Mélenchon à l’Elysée.

C’est d’éviter un second mandat de Sarkozy ou Hollande.

C’est de donner également du poids à l’axe central, et au centre en particulier.

13 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Un commentaire