Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

François Fillon candidat de la droite

François Fillon a gagné la primaire de la droite, et de façon claire.

La primaire s’est très bien déroulé, et a permis de légitimer clairement le candidat de la droite.

 

Le « peuple de droite » a très bien joué son coup, et a même joué très intelligemment.

Déjà en éliminant le Berlusconi de service, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, mais aussi en pourtant un vrai candidat de droite.

 

Je prends donc acte du résultat, qui comme je l’avais déclaré précédemment, ne m’engage pas personnellement pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Je rappelle que si j’avais été à la primaire de la droite (car c’est la primaire « de la droite » et non pas comme on le dit faussement « de la droite et du centre »), c’est parce que Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, je tiens à le rappeler (exemple ici), avait empêché le centre de se développer, et donc d’avoir la possibilité de faire un score et de peser.

Il avait donc faussé le jeu et le débat.

 

Je respecte François Fillon, mais je tiens à rappeler que j’ai des divergences profondes avec lui sur les sujets économiques, les sujets sociétaux et la stratégie à mettre en œuvre pour réformer la France.

 

Je ne sais pas pour qui je vais voter aujourd’hui, et je prendrai ma décision vers fin Janvier.

Je me laisse encore un nouveau mois pour réfléchir et laisser décanter.

 

Ce soir, la droite a gagné et je suis très content pour elle.

 

Par contre, je pense que l’axe central, et le centre en particulier, sont les grands perdants.

Après, je tiens à rassurer la droite, je n’en veux pas à la Droite.

 

 

J’en veux en fait aux représentants de l’axe central, et surtout les centristes, qui par lâcheté, incompétence, ambitions personnelles et bêtise, ont encore fait perdre le camp des réformateurs.

J’en veux aux centristes qui n’ont pas fait, comme je l’écris depuis les départementales, le job.

Je suis content que l’axe réformateur soit présent aux primaires de la droite, mais il est plus important pour moi qu’il soit présent au premier tour de l’élection présidentiel et qu’il soit en mesure au premier tour de l’élection présidentielle de faire un score.

 

C’est d’abord les centristes qui ont fait perdre l’axe central et en particulier Alain Juppé.

J’y reviendrai !

27 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , | Un commentaire

Alain Juppé meilleur président que François Fillon

Ça y est, la primaire de la droite se termine dimanche.

On a face à face Ali Juppé contre Vladimir Fillon qui laissera rentrer les chars russes dans Paris.

 

Trouvant les arguments stupides, et pas à la hauteur de l’enjeu, j’aimerais donner des vrais arguments et espérer convaincre, à mon niveau, en quoi Alain Juppé est, contrairement à François Fillon, la personne adaptée à la situation particulière de la France.

 

Je rappelle qu’en période normale, je n’aurais pas été voté à la primaire.

Seulement, la situation de la France est telle que l’on doit réfléchir en amont pour avoir le meilleur président, et le centre s’est vraiment foutu de la gueule du monde.

 

Par ailleurs, rappelons que le pire a été évité. Nicolas Sarkozy a été éliminé !

 

Je respecte François Fillon. Ça a été un premier ministre sérieux et lucide.

Par ailleurs, il a fait une campagne sur l’économique, sujet vraiment important pour la France.

 

Néanmoins, il y a des désaccords sérieux entre moi-même et François Fillon.

Au final, François Fillon est un parfait candidat de la droite.

Mais Alain Juppé est un meilleur président de la république.

 

Et il y a trois raisons pour moi qui font qu’il vaut mieux Alain Juppé à François Fillon.

 

La première est économique.

Je suis entièrement d’accord sur le fait qu’il faut libéraliser l’économie et qu’il faille plus de flexibilité.

Je l’ai d’ailleurs écrit lors du débat sur la loi travail.

Néanmoins, la flexibilité et le libéralisme induisent de la précarité.

 

J’ai moi-même été longtemps au chômage (pas loin de 2 ans) et je sais ce que c’est.

Je pense qu’il faut ajouter de la flexibilité, car contrairement à ce que l’on croit, surprotéger le travail joue contre l’emploi, surtout l’emploi des catégories fragilisées.

Mais ajouter de la flexibilité va augmenter les licenciements.

Il est donc vrai que l’on arrive à une contradiction.

Pour lever la contradiction, il faut, de mon point de vue, travailler sur la probabilité à trouver ou retrouver un emploi.

Si le dynamisme économique est là, il est évident que la probabilité de trouver ou retrouver vite un emploi est grande. Sur ce point, je suis entièrement d’accord avec François Fillon.

J’ai connu une époque (époque ou comme un con je faisais de la physique) où en informatique, on recrutait n’importe qui.

Faute de candidats, on formait n’importe qui sur 3 semaines et on embauchait directement.

C’était dans les années 2000.

J’ai le frère d’un ami qui est devenu développeur COBOL comme ça.

 

Néanmoins, miser sur le dynamisme économique est pour moi nécessaire, mais insuffisant.

Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte dans la fonction probabilité pour retrouver un emploi.

On a certes le dynamisme économique, mais aussi l’état du marché, l’offre et la demande, la formation, l’expérience et j’en oublie certainement.

Souvent, beaucoup de gens reste au chômage non pas parce qu’ils veulent profiter du système, mais simplement parce qu’ils n’ont aucune chance de trouver un emploi.

 

Personnellement, après des études de physiques, je ne savais strictement rien faire, et je n’intéressais personne. De fait, je ne pouvais que rester au chômage.

Je n’avais aucune chance de trouver un emploi.

En fait, c’est là que l’on a un système criminel.

J’ai joué le jeu, j’ai fait des études de physiques, très longues, pour être une merde.

 

Et je suis arrivé à un choix très simple, soit je continuais dans la physique (matière que j’adore soi-dit au passage) et je restais à vie à l’ANPE, soit je changeais de voie.

J’ai évidemment opté pour la seconde solution.

Mais je dois insister sur le fait que ça a été très dur, et je me suis senti souvent bien seul.

Maintenant, c’est passé, j’ai un emploi stable et je retrouve relativement facilement un emploi.

En fait, je retrouve l’emploi avant le premier entretien avec le Pôle emploi.

Je prends ça avec philosophie.

 

Mais à l’époque, c’était vraiment un enfer.

 

Si je raconte tout ça, c’est parce que je veux insister sur un point important, point qui fait que je me suis également opposé à la loi travail : les gens ont besoins d’être accompagné.

 

Effectivement, par mon expérience, ayant d’abord travaillé en TPE/PME, j’ai vu l’envers du décor.

Je sais qu’il faut plus de flexibilité car le manque de flexibilité, contrairement à ce que l’on croit, joue contre l’emploi. Notons que le manque de flexibilité n’est pas le seul argument à jouer contre l’emploi. Les charges patronales, c’est pire.

 

Néanmoins, surtout lorsque l’on commence ou que l’on est en bas de l’échelle, les gens doivent être accompagnés. L’ajout de flexibilité et de libéralisme, nécessaire pour relancer la machine économique, doit se faire avec une réflexion sur la manière d’accompagner au mieux les gens.

Si on ajoute la flexibilité sans cette réflexion, je suis persuadé que l’on va vers une catastrophe.

 

C’est vrai qu’il y a des branleurs chez les chômeurs, des gens qui veulent profiter du système.

Mais tous les chômeurs ne sont pas comme ça. Beaucoup restent au chômage car ils n’ont pas les moyens pour retrouver un emploi.

Je n’ai pas choisi de rester au chômage. Mais je n’avais pas les moyens de retrouver vite un emploi et me mettre à niveau, ça m’a pris du temps. Mais vraiment, genre pas loin de 2 ans !

Et ne pas avoir une structure qui m’accompagne, ça m’a vraiment manqué.

Par ailleurs, j’aimerais bien que l’on remette à plat le fonctionnement du Pôle emploi.

 

Enfin, toujours sur l’économique, François Fillon semble faire du libéralisme, comme Thatcher, une fin en soi.

Or, même si une société étatique est une plaie, une société sans règle est également une plaie.

En fait, la crise actuelle est due, comme celle de 1929, à une absence de règles collectives.

Je recommande d’ailleurs cette excellente BD, la ligue des économistes extraordinaire, qui l’explique de manière pédagogique avec humour.

Or, j’ai le sentiment que le libéralisme de François Fillon n’est pas pragmatique, suite à une analyse de la société, mais dogmatique et idéologique.

Comme Thatcher, quoi !

 

La seconde raison est sociétale.

Je trouve François Fillon vraiment rétrograde sur les sujets de société.

Le dernier exemple en date est ici, où il a le soutien de sens commun.

Or, pour réformer la société, il faut être capable de suivre l’évolution des mœurs.

Les gens font ce qu’ils veulent, du moment que ça reste dans la sphère privée et que ça ne gêne pas la vie en collectivité.

Je n’apprécie pas que les intégristes, aussi bien catholique que musulmans, me disent ce que je dois penser.

Sur ce point, je suis entièrement d’accord avec Michael J !

Par ailleurs, comment imposer des mesures économiques dures si on impose des mesures sociétales inadaptés ?

En ce sens, François Hollande est un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

Pour montrer qu’il est de gauche, il a fait le mariage pour tous, mettant le feu aux poudres.

Au contraire, il aurait dû, comme je l’avais dit à l’époque, se concentrer sur les problèmes économiques.

 

Je n’ai pas envie que François Fillon fasse un anti-mariage pour tous, mettant encore le feu aux poudres, et incitant à des comportement anti-démocratique comme ici.

D’autant que les mesures économiques de François Fillon sont dures…

Je pense que pour l’instant, il faut laisser les réformes sociétales, et se concentrer sur l’économique.

 

Enfin, et c’est la dernière raison, il faut une large coalition.

Une large coalition est le seul moyen de faire accepter les réformes nécessaires.

Alors certes, le système électoral français n’aide pas.

Certes, on ne doit pas oublier la bêtise des centristes.

 

Mais à minima, il faut une coalition gauche-modérée/centre ou droite modérée/centre pour faire les réformes.

Il faut l’axe central.

Effectivement, comme en Allemagne, seule une large coalition où tout le monde peut s’exprimer et peser est la condition nécessaire aux réformes.

Au fond, il faut peut-être un programme moins ambitieux où l’on fait 90% qu’un programme très ambitieux où l’on ne fait que 10%.

 

Une large coalition, permettant de prendre les inspirations de chacun, est, à mon sens, nécessaire pour réformer la France.

Pour mémoire, on rate car Jacques Chirac a dirigé seul de 2002 à 2007, Nicolas Sarkozy a dirigé seul de 2007 à 2012, et François Hollande a dirigé seul de 2012 à 2017.

 

Or, François Fillon a un soutien clair de la droite. Seul Alain Juppé est dans une logique de coalition (même si ça n’a pas toujours été le cas) et il a les faveurs du centre.

Si François Fillon est élu, ce qui me semble est le scénario le plus probable, je crains que largement porté par la machine républicaine/ex-UMP/ex-RPR, il se passe des centristes qui risquent de n’être, au mieux, que des faire-valoir.

Je ne pense pas que François Fillon sera dans une démarche de coalition.

Et je pense que le centre ne fera pas parti des premiers rôles.

 

Certes, le Centre, comme je l’ai dit/écrit ces 5 dernières années le mérite.

Mais ne pas être dans une logique de coalition et plutôt d’affrontement, de réanimer la stupide cassure Gauche/Droite, ça ne marche pas depuis 2002, je ne vois pas pourquoi ça marcherait après 2017.

 

Je pense que ça risque de pousser à l’échec.

 

Pour toutes ces raisons, je voterai donc Alain Juppé Dimanche prochain.

23 novembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Relance des conseils de quartiers (2/3) : Relancer les conseils de quartier au lieu de se lancer dans l’aventure du budget participatif

Hier avait lieu la première réunion publique sur le budget 2017 de Malakoff.

Il y en a une ce soir d’ailleurs.

 

Avant de parler du fond (ce qui soit dit au passage est de plus en plus compliqué), j’aimerais aborder la forme, et rappeler ce que j’ai dit le 10 Novembre sur la réunion visant à relancer les conseils de quartier.

 

L’objectif était de mieux prendre en considération les attentes de nos concitoyens.

C’est pour ça que la réunion a été faite avant le DOB.

 

On va, même si ce n’est pas encore le cas, vers un budget participatif.

Or dans le fait, je ne suis pas sûr, que l’on prenne l’avis des populations.

 

Ce qui fait que j’aimerais redonner mon avis sur le budget participatif (avis que j’avais donné ici et ici).

 

Je ne suis pas favorable au budget participatif.

Et ceci pour plusieurs raisons.

 

La première est que le budget est un dossier compliqué.

Ça demande des compétences particulières (sur ce point, l’effort pédagogique de Joël Alain doit être salué).

Pour pouvoir juste parler du sujet, j’ai dû m’incrusté dans une formation de l’IFED (institut de formation des élus démocrates) lors d’une université de rentrée du Modem.

De plus, un budget se construit sur et pour la durée.

Il faut avoir des notions d’économies solides pour pouvoir essayer d’anticiper au mieux les évolutions futures.

Un budget doit être capable de prendre en compte les évolutions de l’environnement extérieur dans lequel navigue Malakoff.

 

 

De plus, je suis pour la démocratie représentative, et le budget représente un acte politique fort.

C’est la traduction d’un programme électoral.

Or, j’ai participé à une élection (certes faussé mais ce n’est pas la faute de la majorité sur ce coup-là, c’est celle de Malakoff Plurielle) qui a pour but de choisir le conseil municipal, conseil municipal qui dirigera en mon nom la ville de Malakoff.

 

L’élection est claire, la majorité a clairement été élue, elle applique son programme.

Programme sur lequel elle a été élu.

Si la population n’est pas contente, elle avait qu’à venir voter (Il y a eu 48,31% d’abstention)

Si l’opposition n’est pas contente, elle n’avait qu’à être plus intelligente.

 

Ce qui fait que je me permets de faire la contre-proposition suivante :

Au lieu de se lancer dans l’aventure du budget participatif, je pense qu’il vaut mieux relancer les conseils de quartier qui aujourd’hui sont en panne.

Les dernières dates sont :

  • Conseil de quartier Nord : 09/10/2015
  • Conseil de quartier Centre : 29/01/2016
  • Maison de l’enfant : 09/02/2016
  • Quartier des collèges : 12/11/2015
  • Barbusse-Clos Montholon : 25/09/2014

Beaucoup de réunion de conseils de quartiers datent de 2015, voire de 2014.

Pire, là où au lancement on avait 3-4 réunions par an, on est à 1 réunion par an.

 

Or, je pense que les citoyens ont plus de poids sur le budget par un conseil de quartier que par une réunion budgétaire dans laquelle il faut déjà des compétences techniques rien que pour la comprendre.

 

Un conseil de quartier sert à remonter les problèmes.

Si un problème devient récurent dans un quartier (d’où l’importance de la fréquence des réunion), il finit par remonter au conseil municipal, surtout s’il devient récurent et/ou bien argumenté.

 

De fait, le conseil municipal peut se décider à faire quelque chose, et donc à budgétiser une action…

 

De fait, on a concrètement plus de poids sur le budget en faisant remonter un problème concret plutôt que dans une réunion où les compétences techniques sont importantes.

22 novembre 2016 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Au second tour de la primaire, je me mobiliserai et je voterai Alain Juppé

Le résultat du premier tour est parfait. Nicolas Sarkozy est éliminé et on a au second tour les candidats les plus sérieux.

 

Par ailleurs, je serai capable de m’accommoder d’une présidence Fillon.

Il a travaillé et a expliqué que le principal problème de la France, c’est l’économie.

C’est d’ailleurs l’un des rares, et c’est véritablement le point fort de François Fillon.

Il me semble qu’il soit bien parti pour gagner la primaire.

 

Mon objectif est donc atteint. Néanmoins, il y a un second tour.

Et vu l’état de la France et du Centre (état sur lequel je reviendrai), j’irai au second tour de la primaire et comme au premier, je voterai Alain Juppé.

 

Disons qu’il est vrai qu’il y a des différences entre Alain Juppé et moi-même.

Mais il y a encore plus de différence entre François Fillon et moi-même.

Après tout, c’est le jeu.

 

Il y a trois raisons qui font que je voterai Alain Juppé au détriment de François Fillon.

 

La première est qu’Alain Juppé est le candidat du centre. Ça serait un mauvais signal que le centre fasse perdre son candidat (ce qui est malheureusement le cas, comme l’explique le blog du centrisme, voir ici et ici). Ça en dirait long sur l’Etat du centre et un pays où le centre est faible est un pays où les dirigeants vont vers le noyau dur.

Jamais une bonne chose.

De plus, ça ne pousse pas vers les coalitions.

Or, c’est les larges coalitions qui font que l’on pourra faire les réformes pour le plus grand nombre, que l’on pourra faire accepter les réformes nécessaires au plus grand nombres.

En France, Jacques Chirac a dirigé seul, Nicolas Sarkozy a dirigé seul, François Hollande a dirigé seul.

On a vu où ça a mené.

 

Au contraire, en Allemagne, c’est une coalition entre le SPD (l’équivalent PS) et la CDU (l’équivalent de la droite) qui a permis les réformes.

 

Deuxième raison : je trouve François Fillon trop libéral.

Il a raison sur le fait qu’il faut libéraliser l’économie française.

Il faut plus de flexibilité et il faut permettre à l’économie de s’adapter aux contraintes extérieures.

 

Mais la libéralisation de l’économie n’est pas une fin en soi, ça doit être un moyen.

Thatcher semble un exemple pour François Fillon. Ce n’est pas le cas en ce qui me concerne, et au moins pour deux raisons.

La première est que certes, il ne faut pas que l’Etat dirige tout, mais il faut quand même des règles pour maintenir l’équité et le bon fonctionnement.

La crise de 1929 est due à un manque de règles collectifs.

Pour éviter qu’elle ne se reproduise, on a mis des règles en place.

Or, des idéologues fous, comme Milton Friedman ou Friedrich Hayek (dont Margaret Thatcher est sa disciple) ont poussé à une dérèglementation.

Or, la crise actuelle a pour cause une dérèglementation, une absence de règles collectives.

La dérèglementation pousse à l’avidité !

 

Par ailleurs, il faut aussi noter qu’une flexibilité accrue (et certes nécessaire), n’est pas forcement bien vécue par les victimes.

J’en sais quelque chose, j’ai été au chômage et je l’ai très mal vécu.

François Fillon pense, à juste titre, que si l’activité économique redémarre, la probabilité de retrouver ou trouver vite un emploi est plus grande.

Il n’a pas tout à fait tort, mais les gens ont souvent besoin d’être accompagnés.

En fait, je considère que la flexibilité doit nous pousser à la réflexion sur la façon dont on accompagne les personnes. C’est de l’humain.

Personnellement, j’ai vraiment souffert de ne pas avoir un service pour l’emploi efficace.

 

 

Enfin, dernière raison, je trouve François Fillon très rétrograde et réactionnaire sur les sujets sociétaux. En particulier, il a reçu, dès le premier tour, le soutient de la Manif pour Tous.

Certes, c’est les questions économiques qui sont primordiales, et François Fillon a eu raison de les mettre en avant, mais les questions sociétales ont une importance non négligeable malgré tout.

Pour faire passer des réformes économiques dures et importantes, il faut mieux être ouvert et être en phase avec les évolutions de la société.

 

D’une certaine façon, le quinquennat de François Hollande est une leçon de ce qu’il ne faut pas faire. Vu les problèmes économiques, ce n’est pas la peine de mettre le feu aux poudres avec des sujets sociétaux, comme le mariage pour tous par exemple…

 

De plus, les individus font ce qu’ils veulent, du moment que ça ne va pas contre l’intérêt collectif.

 

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

 

Pour toutes ces raisons, je voterai donc Alain Juppé au détriment de François Fillon.

 

21 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Le cul de Sarkozy botté dès le premier tour de la primaire

Enfin, son cul a été botté. Enfin, il a les fesses rouges et il n’arrivera pas à s’assoir les prochaines semaines.

 

Le plus urgent est fait, on a enfin éliminé Sarkozy qui après une telle fessé aura du mal à se présenter.

 

Là, s’il y va, il ne passera pas pour un tricheur, il passera pour un super tricheur !

 

Par ailleurs, le duel Juppé-Fillon est une excellente nouvelle et au moins pour deux raisons :

  1. On va parler du vrai problème de la France, c’est-à-dire de l’économie et du manque de compétitivité de la France dans la mondialisation.
  2. Avec l’élimination de Sarkozy, le PS va, avec un peu de chance, pousser François Hollande vers la sortie.

Au final, on a le meilleur scénario possible.

 

Donc le cul de Sarkozy est botté dès le premier tour, et c’est mérité.

 

Son mandat parle de lui-même, il a clivé les français, fait une campagne démagogique parlant aux pires instinct, donné en pâture les catégories les plus fragilisé, confondu l’argent public avec l’argent de poche, et j’en oublie certainement.

 

La politique du bouc émissaire (dont l’un est appelé François Bayrou), du bling-bling, de l’oligarchie… a enfin été clairement sanctionné par un bon bottage de cul mérité, et très largement mérité.

 

On va peut-être enfin débattre sérieusement.

 

De fait, je prendrais rapidement position pour le second tour…

20 novembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , | Laisser un commentaire

Relance des conseils de quartiers (1/3) : La municipalité doit faire un effort sur la communication

Je préfère le fond à la forme. Je ne pensais donc pas que j’écrirai un truc comme ça.

Et pourtant si.

 

De quoi s’agit-il ?

Des conseils de quartiers sur la ville de Malakoff.

 

Lors du précédent mandat, ils fonctionnaient très bien.

Seulement voilà, depuis un petit moment, ils fonctionnent à sous régime.

Je n’arrive plus à me rappeler de la date de mon dernier conseil de quartier…

 

C’était le thème de la réunion inter-quartier de Jeudi dernier : comment relancer la machine ?

 

Pour ma part, et je l’ai déclaré, je ne sais absolument pas ce qui se passe dans mon propre conseil de quartier.

 

Je dois, par honnêteté, nuancer mes propos.

Il est vrais que je suis moins présent, et assez souvent au CNAM.

C’est d’ailleurs pour ça que je ne vais plus à la CDD, étant donné que les réunions sont souvent le Jeudi, date de cours ou de TD au CNAM…

 

Néanmoins, je continue à penser que la municipalité doit vraiment faire un effort de communication sur les conseils de quartiers malgré tout.

 

Si je prends le Malakoff Info d’octobre 2016, il n’y a aucune page sur les conseils de quartiers, ce qu’ils font, les prochains RDV…

Les dates importantes sont le conseil municipal du 5 (écrit en tout petit à 2 endroits différents), la réunion sur le Grand Paris Express du 11 (Ecrit en tout petit, dernière page), la réunion sur le Grand Paris (Ecrit en tout petit, dernière page, je ne savais même pas qu’il y avait une réflexion sur le sujet), la réunion sur la ZAC Dolet Brossolette (Ecrit en tout petit, dernière page).

 

Il paraît qu’il y avait une réunion sur la Ferme urbaine square Corsico, mais je n’en ai pas trouvé trace.

 

Pour le mois de Novembre, ce n’est pas mieux.

Je rappelle que j’ai reçu le Malakoff Info le 10 Novembre, jour de la réunion, le soir, car la journée, je travaille.

Les dates importantes sont le conseil municipal du 30 et les réunions publiques du 21 et 22.

C’est écrit en tout petit à deux endroits.

On a aussi eu, pour les réunions du 21 et 22 des informations dans la boite aux lettres.

 

De plus, on a une rencontre avec le monde associatif le 19 (Ecrit en tout petit, dernière page) et une réunion publique pour le réaménagement du quartier Barbusse du 29 (Ecrit en tout petit, dernière page).

Rien sur les conseils de quartiers…

 

Pour le site internet, il y a une présentation même pas à jour (des élus référents ont changé depuis), mais rien sur leurs actualités et ce qu’ils font.

 

Pire, il faut un peu chercher, ce n’est même pas mis en valeur.

Dire que le site a été fait récemment…

 

Conclusion : Pour faire connaître l’existence des conseils de quartiers, ce qu’ils font, les prochains RDV, leurs actualités…, c’est toute la communication qu’il faut repenser.

16 novembre 2016 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , | Laisser un commentaire

Il faut se mobiliser en France pour éviter le scénario américain

La prophétie de Michael Moore s’est réalisée.

Donald Trump, candidat poujadiste et démagogique a été élu.

 

En démocratie, la majorité a toujours raison, même si elle a tort.

C’est le principe même de la démocratie.

Il a été élu démocratiquement, c’est donc le président de la république des USA.

Il faudra faire avec pendant 4  ans.

 

Je rappelle d’ailleurs que l’on ne choisit pas son voisin. On choisit juste les relations que l’on a avec son voisin.

 

Mais la leçon américaine, après le Brexit, doit nous faire prendre conscience que le scénario peut se produire en France.

La situation économique et sociale de la France est préoccupante.

Et la classe politique médiocre.

 

A priori, Alain Juppé, selon toutes probabilités devrait être élu.

Mais les pronostics peuvent être déjoués.

Hier, le camp Sarkozy faisait la fête…

 

Je rappelle que contrairement à ce qu’essaye de faire croire Sarkozy, les problèmes de la France sont de l’ordre de l’économique.

La question de fond est la mondialisation qui nous appauvrit car l’économie française n’est plus compétitive.

 

La mondialisation n’est pas forcément un problème en soi. L’Allemagne a su en profiter pour s’enrichir.

 

Le problème est le manque d’adaptabilité de la France aux contraintes extérieures.

 

C’est pour ça qu’il faut aujourd’hui éviter quatre options.

 

Les deux premières sont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui représente respectivement le poujadisme de gauche et l’extrême droite.

 

Il faut aussi éviter François Hollande. Son bilan parle de lui-même.

 

Enfin, il faut éviter Nicolas Sarkozy.

Son bilan parle de lui-même, sa gouvernance aussi.

Il est d’ailleurs inadmissible de faire une chasse au Bayrou, et de faire croire que le problème de la France est son identité.

Pire, il est inadmissible que l’on fasse croire que l’on règlera le problème d’identité (lié en réalité aux problèmes économiques, car l’économie n’intègre plus) par une double ration de frite.

 

D’ailleurs, je rappelle que les Juifs ne mangent pas de porc. C’est bizarre que l’on n’en parle pas.

 

C’est pour ça qu’aujourd’hui, en France, il faut se mobiliser.

 

Le débat, faussé, notamment par Sarkozy, n’est plus sur le projet.

Il est sur la personne et ce que la personne représente.

 

C’est pour ça qu’il faut se mobiliser.

Se mobiliser aux deux tours de la primaire pour empêcher Sarkozy d’avoir la légitimité de représenter la droite, et  surtout par extension le centre.

 

Se mobiliser au premier tour pour créer une dynamique pour le candidat de l’axe central qui sera le mieux placé.

 

Et enfin de se mobiliser pour empêcher Le Pen d’être élue, étant donné qu’elle sera au second tour.

10 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire