Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Bayrou va-t-il faire perdre le Centre et l’axe central ?

bayrou_fillon

En lisant le canard enchaîné de cette semaine, j’ai appris qu’il pourrait (conditionnel) y avoir un accord entre François Fillon et François Bayrou.

  • Soit François Bayrou rallie les députés contre un groupe à l’assemblé nationale.
  • Soit François Bayrou va vers une quatrième candidature, rallie François Fillon au soir du premier tour, et reçoit un groupe à l’assemblée nationale.

Bon, François Bayrou a démenti, mais plusieurs remarques doivent être faites.

 

Déjà, il faut parler du contexte politique de cette élection.

On devrait avoir un remake du 21 Avril 2002.

Selon les derniers sondages,  on a :

  • François Fillon 26-29%
  • Marine Le Pen 24-25%
  • Emmanuel Macron 13-18%
  • Jean Luc Mélenchon 13-14%
  • Le PS à 6-7 ou 11-12% selon que ce soit Arnaud Montebourg ou Manuel Valls.
  • François Bayrou à 6-7%

On devrait avoir un second tour François Fillon-Marine Le Pen.

Or, je ne garde vraiment pas un bon souvenir du 21 Avril 2002.

 

Le 21 Avril 2002 était une surprise, même si très vite après, les raisons sont très vite apparues.

Mais le problème, au fond, n’a pas été le 21 Avril 2002, mais l’après 21 Avril 2002.

 

Jacques Chirac avait fait une politique catastrophique et clientéliste qui avait coulé la France.

Il avait tué les centristes en les étouffants dans l’UMP.

Seul Bayrou a pu résister un peu. Une bonne chose d’ailleurs.

On était en plein Etat UMP…

En particulier, Jacques Chirac avait diminué les impôts, surtout sur les plus riches, ce qui avait aggravé le problème de déficit.

 

Il avait été sanctionné en 2004 lors des régionales où 20 régions sur 22 étaient passés au PS.

D’ailleurs, François Fillon avait parlé d’un 21 Avril à l’envers…

 

On ne me fera pas croire qu’à cette époque le PS a gagné sur son mérite et son programme les régionales. C’est d’abord Jacques Chirac, et son premier ministre Jean Pierre Raffarin, qui ont été sanctionnés.

 

Mais il avait gardé Raffarin envoyant un message subliminal malsain : pour changer les choses, il ne faut pas aller voter. Il faut tout aller casser dans la rue.

Indirectement, il a cautionné les actions d’un Philippe Martinez. Personnellement, je lui en veux vraiment.

Je crois en l’importance de la démocratie, et je pense que l’on ne le répètera jamais assez : Le premier tour d’une élection sert à ce que les gens s’expriment.

 

J’ai en tête cette excellente caricature des guignols à l’époque.

Chirac était en Louis XIV et Jean Louis Debré en monsieur Loyal.

  • (Debré) Le roi va vous dire merde.
  • (Chirac) <Rot>

 

Mais on ne peut pas parler du 21 Avril sans parler du PS.

Celui-ci n’a jamais réfléchi sur les raisons de son échec, et n’a jamais eu une réflexion pour avoir un diagnostic pour construire un projet et avoir un retour au pouvoir gagnant du PS.

Au contraire, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, il a construit le PS sur la nullité de la droite.

Ça tombe bien, François Hollande, que je considère plus responsable du 21 Avril 2002 que Lionel Jospin, est devenu président de la république et va nous refaire revenir le Pen…

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que là, on s’y attend et que les européennes 2014 et les régionales 2015 plaident en faveur d’un nouvel 21 Avril.

 

Le deuxième point est que dans la nouvelle assemblée les centristes ne pèseront rien.

Bon, vu le système électoral, il est difficile de faire des plans sur la comète.

Mais pour mémoire, on a 577 députés. La majorité absolue est de 289 députés.

Les républicains laissent 40 députés à l’UDI et un groupe au Modem (soit 15 députés).

Rappelons qu’il faudra d’abord gagner les élections, qui je le rappelle sont par circonscription.

L’élection étant très locale, ça va être compliqué pour les centristes qui n’ont pas bossés sur la durée…

Par ailleurs, les républicains laissent 55 circonscriptions. Il en reste donc 522. Pour gagner, il faudra donc, pour avoir la majorité absolue, gagner 289 circonscriptions sur 522, soit 55,3% des circonscriptions où le candidat sera républicain.

Je pense que c’est du domaine du faisable.

Ainsi, les républicains dirigeront encore seuls…

Mais bon, rappelons que le vrai problème, c’est que le centre n’a rien fait entre 2012 et 2017, et qu’ils sont en plein le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Et surtout, les places des centristes dépendront… des républicains et de François Fillon.

 

Enfin, j’ai un espoir secret et fou.

J’ai l’espoir de voir finalement le 21 Avril ne pas se produire, et avoir un second tour entre l’axe central et François Fillon.

Je pense qu’il y a un espoir, maigre, certes, mais un espoir quand même.

Certes, ce n’est peut-être que 10%, mais on peut tenter le coup.

Et le mieux placé, c’est, pour l’instant Emmanuel Macron.

Le problème, c’est que François Fillon l’a compris.

Et il préfère être face à Marine Le Pen qu’Emmanuel Macron.

Ce qui de mon point de vue est irresponsable.

Pire, il aimerait que François Bayrou se présente pour handicaper Emmanuel Macron.
D’où la question : François Bayrou acceptera-t-il de faire perdre l’axe central ?

 

A lire : La même chose sur le Blog du Centrisme.

29 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Conseil de quartier, il faut faire un effort sur la communication

Il y a peu, j’avais expliqué que pour les conseils de quartiers, il y avait vraiment un effort à faire sur la communication.

 

J’ai un exemple concret.

 

D’abord, je vais me permettre d’énumérer certains éléments à décharge vis-à-vis de la municipalité.

 

Je suis moins présent, moins impliqué sur les conseils de quartier. Plus souvent au CNAM, et je dors certes à Malakoff, mais je travaille hors de Malakoff.

 

Passons aux éléments à charges.

Ce soir, il y a le conseil de quartier centre (20H, salle des conférences, 22 Bis rue Béranger).

Je le savais car je suis dans les échanges de mails.

 

Mais, il se trouve que j’ai eu un trou de mémoire.

De plus, je n’ai pas retrouvé le flyer.

J’ai donc recherché la date, pour confirmation.

 

Problème, elle était nulle part.

Elle n’était pas dans le Malakoff info de ce mois, même écrite en tout petit.

Elle n’était pas dans la newsletter.

Elle n’était pas sur internet, ni dans l’agenda, ni sur la partie « conseil de quartier » du site de la ville.

C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui même à 10H.

 

Je suis allé voir à la mairie.

A l’accueil, ils ne savaient pas.

Il faut dire qu’ils consultent le site de la ville pour savoir…

Pourquoi pas.

 

Heureusement, la chef de service a été cherché l’information et me l’a communiqué par mail et téléphone.

Je la remercie pour son travail.

 

Au final :

Les conseils de quartier ont très bien marché lors au départ.

 

Je partage le constat qu’aujourd’hui, ça marche en sous régime et qu’il faut engager une réflexion pour les relancer.

 

D’autant que les conseils de quartier ont une importance vitale : créer du lien.

Il est intéressant de signaler qu’Alexis de Tocqueville, dans de La démocratie en Amérique, insiste sur le fait que les citoyens dans une démocratie sont isolés.

Pour lutter contre ce fléau, il recommande aux citoyens d’investir les associations locales, association locale comme… les conseils de quartier.

 

Il y a plein de raisons qui font que les conseils de quartiers marchent en sous-régime.

Le manque d’information en fait partie.

 

Comment peut-on se rendre à un conseil de quartier si on ignore que celui-ci a lieu ?

16 décembre 2016 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Macron occupe la place laissée vide par les centristes (Blog du Centrisme)

Emmanuel Macron est-il légitime à occuper l’espace centriste ?

Personnellement, je ne sais pas.

Par contre, les principaux leaders centristes eux, sont illégitimes.

Ils nous ont vendu pour un plan de carrière.

Et aujourd’hui, les partis centristes sont dans le mur, incapable de présenter un candidat capable de faire bonne figure à l’élection présidentielle.

 

C’est pour ça que j’ai trouvé intéressant l’article sur le Blog du Centrisme.

Et je me permets de le recopier honteusement.

 

Le succès du meeting d’Emmanuel Macron ce samedi à la Porte de Versailles à Paris a définitivement lancé sa campagne et, sans doute, installé dans le long terme sa présence dans la politique française.

A l’inverse d’Alain Juppé, autre représentant de l’axe central, qui a eu le tort de se présenter à la primaire de la Droite, y perdant à la fois la présidentielle et son statut politique, le fondateur d’En marche avait bien compris qu’il n’avait rien à attendre d’une primaire de la Gauche et qu’il devait y aller seul, comme Bayrou l’avait suggéré à Juppé…

Car ces scrutins sont évidemment, de manière fondamentale et structurelle, défavorables aux candidats centro-compatibles qui font face à des militants et des sympathisants qui votent généralement pour les personnalités bien plus dans la ligne officielle que celles qui en ont une vision transgressive.

Juppé – qui pouvait jouer de sa stature de leader de la Droite – l’a appris à ses dépends alors que Macron – qui n’a pas cette assise – n’a pas voulu tomber dans le piège.

D’autant qu’il a trouvé son espace politique qui va du centre-droit au centre-gauche.

Car cet espace était vide, laissé vacant par le renoncement des partis centristes d’avoir un candidat et l’impossibilité pour Juppé mais aussi pour Valls de le représenter sans se mettre à dos leur base idéologiquement marquée à droite et à gauche.

Mais il ne faudrait pas en conclure comme le font les leaders centristes qu’Emmanuel Macron occupe cet espace de manière illégitime et, surtout, espérer qu’il n’est qu’un épiphénomène surfant sur une vague anti-establishment.

D’abord parce que l’homme ne vient pas de nulle part et que depuis deux ans son discours social-libéral, progressiste, humaniste et centro-compatible est non seulement structuré mais cohérent.

Ensuite parce qu’il séduit, non pas avec des propos alarmistes (comme un Jean-Marie Le Pen) ou une faconde superficielle (comme un Bernard Tapie) mais grâce à une démarche dynamique et positive qui fait qu’il ne peut être assimilé aux populistes démagogues qui profitent du désarroi actuel des peuples occidentaux comme Trump, Orban, Farage, Iglesias, Tsipras, Grillo et, bien évidemment, Mélenchon et Le Pen.

Ses accents populistes sont certes regrettables, cependant ils n’ont pas pour but une attaque de la démocratie républicaine mais plutôt sa défense, ce qui est le contraire de tous les démagogues que l’on vient de citer.

De même, quel que soit son résultat à la présidentielle, il continuera son combat politique ce qui demandera inévitablement une clarification de la part des centristes à son égard et vis-à-vis de leur opposition systématique d’aujourd’hui.

Ce n’est pas pour rien que des militants centristes l’ont d’ores et déjà rejoint et que nombre d’électeurs centristes ont indiqué dans les sondages qu’ils voteraiet pour lui ou qu’ils pourraient le faire.

Ainsi, la recomposition de l’espace centriste, tombé en déshérence depuis le début de ce siècle — le résultat de François Bayrou à la présidentielle de 2007 n’ayant été qu’un épisode sans lendemain d’une fausse renaissance – pourrait bien être initiée par une personnalité extérieure à celui-ci comme ce fut le cas avec Valéry Giscard d’Estaing dans les années 1970.

13 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nouveau centre : changement de nom, chantage à l’UDI et cirage des bottes de Fillon (Blog du Centrisme)

Bon, je sais que tout le monde s’en fout, mais le Nouveau Centre change de nom.

Je me permets de relayer honteusement un article du blog du centrisme.

 

Effectivement, pendant que les petits chefs centristes s’entredéchirent, le Centre perd…

Nos petits chefs centristes, appliquant Le Chat, La Belette, et le Petit Lapin désespèrent les sympathisants centristes et leurs font honte.

 

Le problème, c’est que là, on parle de Hervé Morin, mais on peut trouver des exemples chez d’autres petits chefs centristes…

Heureusement que le Centre ne se présente pas, car ça ne risque pas d’être beau à voir…

 

 

La motion adoptée par le congrès extraordinaire du Nouveau centre qui s’est tenu aujourd’hui à Paris est un chef d’œuvre d’opportunisme, de règlement de compte et de volonté d’exister par tous les moyens.

Petit tour d’horizon d’un texte pitoyable qui devrait être étudié dans toutes les écoles de sciences politiques pour montrer comment la politique peut n’être que politicienne.

– Changement de nom: Le Nouveau centre s’appelle désormais… Les Centristes!

Au cas où cela ne vous rappellerait rien, l’UMP est devenue récemment Les Républicains.

Tout comme le parti de droite tente de faire une OPA sur un terme qui appartient à la démocratie républicaine française, la formation dirigée par Hervé Morin tente de faire croire qu’elle est la seule et légitime à parler au nom des centristes.

Bien entendu, cela ne trompera que ceux qui le veulent, ce qui ne devrait pas faire grand monde.

Mais la deuxième raison de ce changement de nom est de s’accoler au plus près possible à LR sans pour autant les rejoindre.

Une manière d’être les nouveaux centristes idiots utiles de la Droite sans pour autant rejoindre une formation unique «de la Droite et du Centre», question, sans doute, de peser un peu plus que tous les centristes qui ont adhéré à l’UMP en 2002 et qui n’ont jamais réussi à exister politiquement.

– Soutien sans faille et sans discussion possible de François Fillon: le parti d’Hervé Morin et de ses acolytes a décidé de soutenir le candidat LR à la présidentielle à 100%.

Quand on lit la motion, on se demande si elle n’a pas été écrite par le service de communication de Fillon, tellement l’allégeance est indécente, surtout va à l’encontre d’une soi-disant indépendance revendiquée.

Au-delà des inexactitudes et des mensonges qui tentent de faire accroire que le Nouveau centre a toujours défendu Fillon (Morin était un soutien de Bruno Le Maire lors du premier tour de la primaire LR, tandis que d’autres s’étaient portés sur Sarkozy ou Juppé et qu’au second tour tous n’étaient pas derrière le député de Paris) et que le programme de ce dernier est en réalité un programme centriste, Les Centristes s’autoproclament la garde rapprochée de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et défie tous ceux qui ne seraient pas dans la bonne ligne.

Pour le prouver, Hervé Morin, dans une interview au Parisien, fait cette fausse confidence à propos de François Fillon, «je l’ai rencontré seul à seul», comme si cela lui donnait le rôle et le titre de meilleur centriste filloniste…

François Fillon et ses amis apprécieront, eux qui ont dénoncé sans relâche avec les sarkozyste, la proximité d’Alain Juppé avec les centristes, ce qui a été un des éléments de la défaite du maire de Bordeaux à la primaire.

– Menaces tous azimuts contre l’UDI: Hervé Morin avait prévu de quitter l’UDI, une confédération centriste dans laquelle il n’avait pas voulu entrer.

Mais son charisme doit être assez limité au Nouveau centre puisqu’il a du faire piteusement machine arrière sous la pression de ses amis.

Cela ne l’empêche pas, dans l’interview au Parisien précitée de réitérer ses menaces.

Dans le style comico-pathético-consternant, il affirme que celles-ci étaient «un coup de semonce», «un dernier avertissement» et que «si rien ne change nous partirons».

On n’avait donc mal compris ses propos antérieurs!

Donc pas de sortie de l’UDI mais une charge contre Jean-Christophe Lagarde accusé de… diriger le parti (!) mais aussi de l’emmener nulle part et de trahir sa vocation et les raisons de sa création.

Et si les gardiens du temple, également autoproclamés, de la pureté de l’UDI, estiment qu’il y a non-respect de leur ultimatum contenu dans cette motion, ils s’en iront…

Pour donner plus de poids à leur petite rébellion que certains qualifieront de minable, ils invoquent Valéry Giscard d’Estaing qui a soutenu François Fillon.

Outre que l’ancien président de la république n’a jamais été un centriste (mais le plus centriste de tous les présidents de la V° république, ce qui n’est pas la même chose), celui-ci a rompu depuis très longtemps ses liens avec le Centre mais aussi avec l’UDF avant qu’elle ne disparaisse, préférant prendre sa carte à l’UMP.

Ce congrès montre en tout cas à quel point les partis centristes sont tombés dans les profondeurs politiciennes et qu’ils s’y enfoncent de jour en jour un peu plus devant l’indifférence des Français et la honte des sympathisants du Centre dont certains choisissent désormais Emmanuel Macron.

Le prochain épisode devrait ne pas décevoir ceux qui n’attendent plus rien de bon de leur part.

11 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour développer le Sud, mieux vaut une zone économique qu’un équipement culturel

Je suis sans doute (envoyons nous des fleurs pour une fois) l’une des premières personnes à avoir mis en avant sur Malakoff la cassure Nord/Sud.

Je l’ai même fait contre certains élus lors du dernier mandat (qui après s’en était pris à Jean Emmanuel Paillon).

 

Je pense même avoir permis de prendre ce problème en compte dans le PLU.

 

D’ailleurs, il est vrai que j’habitais le Sud de la ville avant. Maintenant, j’ai enfin quitté me parent et j’habite le centre-ville.

 

Il y avait une réunion sur le développement du Sud de la ville le 29 Novembre 2016.

Je n’ai pas pu y assister. J’étais au CNAM.

 

C’est par le blog de la Vigie, tenu par Jean Emmanuel Paillon, que j’ai appris qu’un équipement culturel était envisagé.

 

Je n’ai rien contre un équipement culturel dans le Sud. Mais je pense que c’est en dessous de l’enjeu.

D’autant que l’on a le Stade Marcel Cerdan, la MJQ et aussi le parc Stalingrad.

 

En fait, je pense qu’il faut quelque chose qui attire du monde, monde qui ira dépenser entre-autre son argent dans le commerce de proximité.

 

Or, aujourd’hui, il est peu probable que les malakoffiots qui vivent à Malakoff travaillent à Malakoff.

 

Personnellement, je vis à Malakoff, mais je travaille hors de Malakoff et j’étudie au CNAM hors de Malakoff.

 

D’une certaine façon, on est face à une contradiction.

On fait une politique en faveur du commerce locale car on estime, à juste titre, que celui-ci est un facteur dans le lien social entre habitants de Malakoff.

 

Mais c’est les gens qui travaillent sur Malakoff qui le font tourner, notamment le commerce de bouche.

Or les gens qui travaillent sur Malakoff ne vivent pas forcement sur Malakoff, surtout dans les emplois à forte valeur ajoutée, notamment dans l’informatique.

 

Il faut donc attirer, dans le Sud de Malakoff, des gens qui vont travailler sur cette zone et qui vont donc, en particulier le midi, faire vivre les commerces de proximité locaux.

 

C’est pour ça qu’une zone économique me semble plus adapté.

 

Le Fort de Vanves pourrait répondre à ce besoin. Mais ce n’est pas le cas.

11 décembre 2016 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

[Humour] Si j’étais… François Bayrou (Par Karl Zéro)

C’est ici et je suis mort de rire 🙂

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/si-j-etais/si-j-etais-francois-bayrou_1948697.html

 

9 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Humour, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

C’est mon tour de quitter le Modem

Après Grébert, c’est donc mon tour de quitter le Modem.

C’est vrai que c’est plutôt contraint, mais c’est sans doute mieux comme ça.

 

Mais bon, soyons honnête, les différences étaient nombreuses depuis 2012.

 

C’est dur de partir sur un échec, mais qu’y puis-je ?

Et c’est dur de voir le centre se faire marginaliser.

Et c’est dur de mettre 10 ans derrière soi.

 

Néanmoins, il ne faut pas se leurrer. Le Modem n’est plus le Modem depuis 2014.

La cause à un changement stratégique.

 

La rupture est principalement stratégique et un petit peu idéologique.

 

Je considère que François Bayrou a eu raison, en 2007 de casser le lien entre le centre et la droite, et d’essayer de s’ouvrir à l’électorat centre-gauche.

 

Néanmoins, sa stratégie a été totalement inadapté au contexte particulier de la cinquième république.

Effectivement, il aurait dû suivre l’exemple du Libdem qui a constitué une base solide avant 2010 en investissant sur les élections locales.

 

Or, on a fait exactement l’inverse.

Et depuis 2012, on a fait la même chose, mais en pire.

 

En particulier, j’ai en mémoire le jour où l’on a lâché Blanche Muhlmann à Asnières, donnant des arguments à son rival Manuel Aeschlimann, un homme de Sarkozy, qui a conçu la France d’après.

 

Au contraire, je pense que la valeur, sur le long terme, c’est de se faire un réseau d’élus locaux qui pourront consolider la position du Modem.

Au lieu de ça, on les a sacrifiés.

 

Par ailleurs, c’est en nous identifiant, par les valeurs, l’analyse de la situation et nos propositions que l’on crée une survaleur.

Pas en allant à la soupe.

 

Et la rupture est également idéologique.

On nous fait soutenir Laurent Wauquiez et Guillaume Pelletier aux régionales, des sarkozistes pur et dur.

 

Par ailleurs, on refuse toutes discussions avec l’UDI, un parti centriste rival, certes, mais centriste quand même, et on refuse toutes discussions avec Emmanuel Macron alors qu’il est plus proche du Centre que François Fillon.

 

Tout ça au nom d’une stratégie imbécile qui a fait perdre Alain Juppé et qui aujourd’hui fait que l’axe central a déjà perdu alors que les élections n’ont pas commencé.

 

Finalement, la défaite d’Alain Juppé, suivi du départ de Christophe Grébert (qui faisait que j’étais fier d’être au Modem) a eu raison de ma patience.

 

Je ne regrette pas mon engagement, surtout entre 2007 et 2012.

Mais le Modem a changé, il a mal évolué, il est temps de passer à autre chose, à regret, certes, mais là, je ne peux vraiment plus rien faire.

7 décembre 2016 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (2/3) : Le Centre, c’est le Chat, la Belette et le petit Lapin

J’adore les fables de la Fontaine.

On n’a pas inventé mieux pour éduquer et instruire les gosses.

Certaines fables, en fait beaucoup de fables, sont tout simplement géniales.

 

Et une décrit vraiment la situation du Centre : Le Chat, la Belette et le petit Lapin.

 

Du palais d’un jeune Lapin

Dame Belette un beau matin

S’empara ; c’est une rusée.

Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.

Elle porta chez lui ses pénates un jour

Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,

Parmi le thym et la rosée.

Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,

Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.

La Belette avait mis le nez à la fenêtre.

O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?

Dit l’animal chassé du paternel logis :

O là, Madame la Belette,

Que l’on déloge sans trompette,

Ou je vais avertir tous les rats du pays.

La Dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

C’était un beau sujet de guerre

Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.

Et quand ce serait un Royaume

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l’octroi

A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.

Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.

Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis

Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,

L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.

Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?

– Or bien sans crier davantage,

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C’était un chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jean Lapin pour juge l’agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,

Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.

L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,

Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Franchement, cette fable décrit parfaitement l’état du Centre.

J’en ai vraiment marre de voir Bayrou, Lagarde, Morin se tirer dans les pattes.

Pire, le Centre est tellement en état de faiblesse qu’il n’est vraiment pas intelligent de se tirer dans les pattes.

 

En réalité, il faudrait que les leaders centristes se réconcilient.

Il faudrait que François Bayrou et Jean Christophe Lagarde se réconcilient.

 

En politique, ça a un nom.

Ça s’appelle l’opportunisme !

6 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017. Mais qu’est-ce qu’attend Bayrou pour se présenter ? (Blog du centrisme)

Très bon article sur le blog du centrisme, que je recopie encore honteusement.

 

Au fond, le problème s’est joué sur la durée.

C’est sur la durée que se joue une campagne, et non sur les trois derniers mois comme le proclament certains.

Les centristes n’ont pas fait le job, et ils sont dans le mur aujourd’hui.

Le problème, c’est que les militants, sympathisants et électeurs centristes aussi !

 

François Bayrou ne fera connaître sa décision d’être candidat à la présidentielle qu’en janvier ou février prochain.

Pour l’instant, il regarde, réfléchit et se tâte, affirme-t-il alors qu’il cherche une solution pour se présenter et ne pas faire un flop.

Mais pourquoi a-t-il décidé d’attendre encore sachant que plus il se présentera tard, moins il aura de chance de bien figurer.

Le président du Mouvement démocrate, ce n’est un secret pour personne, veut absolument d’une quatrième candidature à la reine des élections françaises.

Avant, contraint et forcé par ses propres déclarations, il devait renvoyer l’ascenseur à Alain Juppé qui lui avait permis de devenir maire de Pau et avait ainsi sauvé sa carrière politique.

Néanmoins, Bayrou estimait qu’il prenait un risque calculé, déclarant à qui voulait l’entendre, que le maire de Bordeaux allait se faire battre lors de la primaire LR.

Il avait raison même si le temps viendra d’une analyse plus à froid pour savoir si ses interventions intempestives et agressives vis-à-vis de Nicolas Sarkozy n’ont pas été un des éléments clés de la défaite de Juppé et si cette stratégie n’était pas pensée comme un moyen de faire perdre ce dernier pour pouvoir se présenter.

Toujours est-il que le seul élément qui pouvait empêcher François Bayrou d’y aller, a disparu au soir du 27 novembre lorsque François Fillon fut désigné candidat LR à la présidentielle.

Tout le monde s’attendait, dans la foulée, à une déclaration de candidature du chef du MoDem.

Mais elle n’est pas venue.

La raison est que la situation présente ne lui est guère favorable par quelque bout qu’on la prenne.

A l’absence de Nicolas Sarkozy et à la présence d’Emmanuel Macron qui rend sa candidature beaucoup moins évidente, il y a en plus désormais l’absence de François Hollande.

Or, si le cheval de bataille principal de Bayrou était d’être l’anti-Sarkozy le plus virulent, le second était qu’il ne devait surtout pas y avoir un remake de 2012, c’est-à-dire un affrontement Sarkozy-Hollande.

Tout cela pour le bien de la démocratie, de la république et de la France.

L’élimination du premier et le renoncement du second ont été de très mauvaises nouvelles pour lui.

Et s’est surajoutée la candidature d’Emmanuel Macron qui ne s’est pas écrasée, comme il croyait.

Plus gênant, celui-ci occupe la position où lui-même s’était installé en 2007, centrale et ni-ni.

Aujourd’hui, François Bayrou est prix en sandwich entre François Fillon et Emmanuel Macron, en attendant une candidature de Manuel Valls qui réduirait encore son espace électoral.

D’autant que pour contrer le libéral Macron, il est maintenant positionné quasiment sur la ligne politique du premier ministre….

Et il a beau dire que le programme de Fillon est «violent et destructeur» et que Macron c’est «le renouveau sans aucune idée», la dynamique est chez eux pas chez lui.

Il essaie même de faire croire que les programmes des deux hommes sont identiques et ont une même «vision thatchérienne» mélangeant de manière malhonnête ultralibéralisme et libéralisme en matière économique, sans oublier que Fillon se revendique du conservatisme en matière de mœurs, là où Macron clame son progressisme.

Mais tout est bon pour les disqualifier et dégager ainsi son pré-carré politique pour la présidentielle.

Reste que, quelle soit la décision de François Bayrou, elle comporte pour lui un maximum de risques.

S’il décide de ne pas y aller, il devra rejoindre soit François Fillon, soit Emmanuel Macron pour se préserver un futur.

Si l’on peut penser qu’il n’ira pas dans le camp d’En marche, il fera donc un pas dans la direction du candidat LR.

Pour autant, il n’y aura guère de place pour lui et de capacités de négociation car Fillon a décollé et a gagné les primaires de son parti parce qu’il n’était pas Nicolas Sarkozy mais aussi parce qu’il n’était pas cet Alain Juppé, otage de François Bayrou et qu’une partie de sa victoire a été bâtie sur le rejet que ce dernier inspirait aux sympathisants LR.

Comment dès lors expliquer à ces deniers que l’on va s’allier avec l’homme détesté?!

Si c’est le cas, il sera amusant de voir comment les contorsions politiciennes se feront d’un côte comme de l’autre…

Sans oublier que François Bayrou ne représenter que lui, n’ayant aucun député et une poignée de sénateurs à mettre dans la balance.

Mais, en plus, ce ralliement aura comme conséquence d’offrir sur un plateau son électorat à Emmanuel Macron.

C’est-à-dire que Bayrou ira négocier une base électorale qui ne sera plus la sienne…

Tout cela pourrait le pousser vers la sortie de la scène politique.

En choisissant cette première option, Bayrou oblitère son avenir politique qui devient tout sauf radieux.

S’il décide d’y aller, il risque de réaliser un score ridicule, coincé entre Fillon et Macron qui obtienne déjà de très bons scores dans les sondages.

Cet échec l’empêchera, après l’élection, d’être le premier opposant à un président Fillon, si ce dernier gagne comme cela est aujourd’hui le plus probable, laissant ce rôle à Emmanuel Macron.

En choisissant cette deuxième option, Bayrou risque la même chose qu’avec la première.

En conclusion, le président du Mouvement démocrate n’a pas, ici et maintenant, de bonne solution.

Peut-être la trouvera-t-il dans les deux mois qu’il s’est laissé pour prendre sa décision finale.

Avec cette angoisse de rejoindre dans la charrette Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

 

Alexandre Vatimbella

5 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (1/3) : Le second tour de la primaire de la droite était sur un choix clair et fondamental

Soyons clair, il faut réformer la France. Ça ne peut plus durer, et la France doit se réformer au risque de voir une mauvaise surprise se produire, voir une très mauvaise surprise…

 

Le second tour de la primaire portait sur un choix fondamental.

Et il serait fort regrettable que les deux choix ne soient pas présents au premier tour de l’élection présidentielle, d’autant que mon choix a été battu lors de la primaire de la droite.

 

Effectivement, comme je l’ai écrit précédemment (notamment ici), la France vit dans un leurre.

On surprotège le travail car on pense que pour lutter contre le chômage, il faut surprotéger le travail.

 

Or, c’est un leurre pour plusieurs raisons.

La première est que si une entreprise va mal, elle licenciera pour survivre.

Pire, si votre patron n’aime pas votre gueule, il licenciera.

Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Mais comme licencier est difficile, un patron regarde à deux fois avant d’embaucher. D’autant, qu’à cause des charges patronales, embaucher coûte cher.

Ça pause du coup plein de problèmes, et on arrive à pleins de travers, comme entre autres :

  • Les périodes d’essais qui sont allongés.
  • Les périodes d’essais qui sont automatiquement renouvelées.
  • Ou le système des SII où une entreprise accepte de payer 4 fois le salaire pour avoir une forme de flexibilité.

Pire, ce système est criminel, car il pénalise les gens en grandes difficultés qui sont éloignés de l’emploi.

 

Il faut donc libéraliser le système et le flexibilisé. C’est un fait.

 

Mais en dehors de la nécessité de flexibiliser le système et de le libéraliser, il faut se poser deux questions fondamentales : Les objectifs et la méthode.

 

En caricaturant, on a deux visions :

  • Celle du Royaume Uni, mise en place par Margaret Thatcher, portée par François Fillon.
  • Celle de l’Allemagne, mise en place d’abord par Gerhard Schröder puis Angela Merkel, portée par Alain Juppé.

Il se trouve que je suis partisan de la méthode allemande et très critique de la méthode anglaise.

Certes, il y a une question de résultats, mais pas que.

 

Il y a une question d’abord d’objectif.

Chez Thatcher, le libéralisme est une fin en soi. Elle est une disciple de Friedrich Hayek qui est le père idéologique de Milton Friedman.

Les deux ont été les instigateurs de la révolution monétariste qui est en fait une dérèglementation qui a conduit… à la crise de 2008 et la crise actuelle.

 

Au contraire, je pense que même s’il faut que le système soit souple, il faut qu’il permette aux gens de s’en sortir. Il faut qu’il donne aux gens les moyens de s’en sortir.

En résumé, si tu as un accident, on ne te laisse pas tomber.

 

Certes, il ne faut pas que le système assiste, mais il doit accompagner.

 

Soit la maxime suivante : « Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour, apprend lui à pêcher, tu le nourris pour toujours ».

 

Dans un système étatique, il est vrai que l’on donne tous les jours du poisson, et on crée donc une dépendance.

Mais dans un système appliquant le thatchérisme, si tu ne sais pas pêcher, on te laisse crever de faim.

 

Au contraire, dans mon, système idéal, si tu ne sais pas pêcher, on te donne du poisson, mais on t’apprend également à pêcher car à terme, l’objectif, c’est que l’on arrive à se passer du système. On t’émancipe et on te donne les moyens d’y arriver.

 

Il y a donc une différence philosophique fondamentale.

 

Mais ça ne s’arrête pas là.

 

Il y a aussi la manière de réformer qui est en cause.

François Fillon espère être élu avec une large majorité, la moitié des députés étant issus des républicains.

Il espère donc de fait, diriger seul.

 

Pour moi, je pense, comme ça se fait en Allemagne, que la réforme doit être accepté pour qu’elle se fasse.

Je pense qu’il faut faire preuve de pédagogie, et que pour la faire accepter par le plus grand nombre, il faut que le diagnostic soit partagé, et que tout le monde s’y retrouve.

 

Je pense qu’il faut une phase de débat où tout le monde apporte sa pierre à l’édifice.

Il est plus facile de faire accepter une réforme si on y a participé et que l’on y a apporté une partie.

De fait, je pense qu’il faut une large coalition pour faire passer une réforme.

 

Une partie de l’échec de Jacques Chirac de 2002 à 2007, de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012 et de François Hollande de 2012 à 2017 s’explique par le fait qu’ils ont dirigé seul avec une vision réduite, et un groupe ultra majoritaire à l’assemblée national peu représentatif de la diversité des français.

4 décembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | 2 commentaires