Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le PS de Malakoff est de gauche

Les résultats de la primaire du PS (ici et ici) permettent de dresser un constat simple : le PS, sur Malakoff est de gauche.

 

Traduction : il est de gauche et fier de l’être, proche de Benoit Hamon et loin des positions sociales-réformistes de Manuels Valls.

 

Ce n’est pas la première fois que je dresse le constat. Aux dernières primaires (en 2012), il avait voté pour Martine Aubry.

 

Là, il a voté pour Benoit Hamon.

 

Effectivement, au premier tour, on a :

  • Benoît Hamon : 45,6% (702 voix)
  • Manuel Valls : 25,4% (391 voix)
  • Arnaud Montebourg : 13,4% (207 voix)
  • Vincent Peillon : 8,1% (145 voix)
  • François de Rugy : 5% (78 voix)
  • Sylvia Pinel : 1,8% (29 voix)
  • Jean-Luc Benhamias : 0,9% (14 voix)
  • Blancs et nuls 17

Le camp de la gauche pure (Benoit Hamon et Arnaud Montebourg) fait 59% là où celui des sociaux-réformateurs (Manuel Valls, Sylvia Pinel et Jean-Luc Benhamias) font seulement 28,1%.

 

Le second tour est plus marquant car pour 1920 votants (dont 1898 exprimés), Benoît Hamon fait 69% là où Manuels Valls fait 31%.

 

Donc le PS de Malakoff est de Gauche, pro Hamon/Aubry et non Centro-compatible, contrairement à une personne, que je ne citerais pas, et qui m’expliquait que le PS allait faire une liste lors des municipales de 2014 et que le centre n’avait pas sa place, et qu’il devait y aller avec le PS dès le premier tour. Dire que ça m’avait fâché est un euphémisme, et sur ce genre de truc, j’ai la rancune tenace.

 

Donc la conclusion est simple. Le PS sur Malakoff n’est pas une option pour espérer un changement de majorité. Espérons que cette fois-ci, ça rentre !

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30 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, politique locale, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Benoit Hamon a donc gagné

Sans grande surprise, Benoit Hamon a donc gagné.

Comme lors de la primaire de la droite, il y avait un choix clair et net, entre un PS réformiste, mené par Manuels Valls, et un PS conservateur, qui pense qu’être de Gauche est plus important que de faire une politique pragmatique.

 

Il convient de noter que ce PS n’est pas Centro-compatible.

Ce PS est idéologique et a déjà des solutions, souvent immatures, là où je considère qu’il faut partir d’un diagnostic pour élaborer un programme et des mesures pour aller vers le but recherché.

 

Finalement, il n’y a pas de véritables différences entre d’un côté Martine Aubry et Benoit Hamon, et de l’autre Nicolas Sarkozy (et François Fillon ?), au moins sur la forme (voir sur le fond ?).

 

Encore une fois, c’est l’axe social réformateur qui perd, et c’est des gens qui veulent diriger seuls ou avec des noyaux durs (car Benoit Hamon veut bien diriger avec le Front de Gauche ou Mélenchon mais pas avec le Centre).

 

Et encore une fois, la primaire sert à éliminer les réformateurs, l’axe central et le Centre.

 

Les résultats de cette primaire sont avant tout l’échec de François Hollande et de Manuels Valls à réformer le PS pour en faire un parti social réformiste.

Le premier car il a ménagé la chèvre et le chou.

Le second car il n’a vraiment pas navigué intelligemment.

Effectivement, je partage le diagnostic de Manuels Valls, à savoir que le PS a un logiciel périmé économiquement parlant.

Seulement, il a fait des choses qui m’ont moi-même mis mal à l’aise, ou pas très intelligents, comme le débat sur la déchéance de nationalité.

Il aurait dû se concentrer sur les problèmes économiques.

Au lieu de ça, il passe pour un gars de droite, et le PS a toujours un logiciel périmé sur les questions économiques.

 

En ce qui me concerne, sauf menace Le Pen (évidement), je refuse de voter Benoit Hamon qui représente à mes yeux une gauche sectaire.

 

Le résultat de la primaire du PS m’a consolidé dans mes arguments de voter Emmanuel Macron au premier tour.

 

Déjà parce que c’est le seul dans les candidats de l’axe central en mesure de faire un score.

 

De plus, la candidature de François Fillon (comme celle de Benoit Hamon) me pose énormément de problèmes. Emmanuel Macron est le seul à pouvoir empêcher un second tour Le Pen/Fillon.

 

Enfin, si le score d’Emmanuel Macron est assez haut, j’ai l’espoir de faire imploser le PS.

Pour moi, la démocratie française a besoin de clarté, et cette clarté passe par l’implosion du PS et des républicains, partis qui à cause d’un système électoral débile, sont juste là pour des plans de carrières mais n’ont pas une vraie doctrine idéologique.

 

Le Centre doit porter cette clarification. C’est ce que j’essaye de faire.

30 janvier 2017 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (8/8) : Je voterai Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle 2017

Donc, mon choix se portera sur Emmanuel Macron.

Je ne suis pas ignorant des défauts liés à l’homme, ni ignorant du fait que la loi Macron, même si elle a permis de faire prendre conscience aux français de la nécessité de libéraliser le système, n’est au fond qu’un gadget.

 

Néanmoins, il a fait, du moins pour l’instant, moins de chose rédhibitoire que les autres.

Disons que je fais un pari sur l’avenir et que je vote par rapport à ce qu’il est sensé représenter.

 

Je vais voter Emmanuel Macron pour quatre raisons.

La première est que c’est l’un des seul (voir le seul) qui porte l’idéal que je souhaite exprimer au premier tour de l’élection présidentiel.

Effectivement, je pense, comme François Fillon sur ce point-là, qu’il faut rentrer de plein fouet dans l’économie capitaliste et dans la mondialisation.

La mondialisation peut nous enrichir collectivement, comme c’est le cas en Allemagne ou en Corée du Sud.

Néanmoins, contrairement à François Fillon, je pense que plus de libéralisme, c’est plus de précarité.

C’est le revers de la médaille et je pense qu’il faut corriger ça.

Je pense qu’il faut accompagner les gens et leurs permettre d’obtenir les outils pour vivre dans une économie capitaliste et mondiale.

Ça passe, entre-autre, par l’éducation et la formation.

C’est d’ailleurs l’un des points de désaccord majeur que j’ai avec François Fillon.

 

Le deuxième point, c’est qu’il y a des points de programme que j’apprécie, comme la baisse des charges et la suppression de certains départements (même si sur ce point, il ne va pas assez loin).

C’est aussi le candidat le plus européen.

 

Troisième raison, je pense que l’axe central (Droite modérée, Centre, Gauche modérée) doit faire un score. C’est nécessaire pour plusieurs raisons. D’abord symbolique, face à une montée du Front National, face à François Fillon qui durcit son discours, et face au PS qui durcit aussi son discours avec la probable élection de Benoit Hamon.

Par ailleurs, j’ai le rêve fou de remplacer le second tour Fillon/Le Pen par un second tour Macron/Fillon ou Le Pen/Macron.

Enfin, si l’axe central fait un score, j’ai l’espoir fou, également, de voir le PS imploser. Ça ferait du bien pour notre démocratie qui en a vraiment besoin. De plus, voir l’axe central faire un score, c’est aussi espérer une recomposition politique dont la France a besoin.

Dans l’axe central, seul Emmanuel Macron est en mesure de faire un score aujourd’hui.

 

Enfin, les partis centristes n’ont pas fait le job, et ont déshonoré leurs militants en sacrifiant l’essentiel au détriment d’une éphémère carrière politique.

Aujourd’hui, à cause de leurs dirigeants, le Centre est inexistant, et incapable de peser, notamment sur François Fillon.

Pour ce foutage de gueule, les dirigeants centristes doivent être lourdement sanctionné.

Il faut leur montrer que Macron est plus proche du Centre que Fillon en votant pour Macron, leur montrer qu’il y a un fossé entre les dirigeants centristes qui n’aspirent qu’à un plan de carrière et les sympathisant comme moi qui défendent une vision opposée au PS, certes, mais aussi à François Fillon.

Il faut ringardiser les dirigeants centristes qui nous vendent pour une carrière à François Fillon.

 

Pour toutes ces raisons, je voterai, malgré ses défauts, Emmanuel Macron.

 

Par contre, je n’ai absolument pas l’intention de rejoindre en Marche (histoire de mettre les points sur les i).

J’ai été 10 ans au Modem et j’ai déjà donné.

J’ai envie de laisser du temps, et je ne veux pas entendre parler de la moindre adhésion les au moins 5 prochaines années.

28 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (7/8) : La candidature de François Bayrou, ni souhaité, ni souhaitable

Je sais que ça va faire règlement de compte. C’est sans doute vrai, et je l’assume.

Mais je pense qu’il est hors de question, pour moi de voter François Bayrou, si celui-ci se présente.

 

De mon point de vue, je pense qu’il ne se présentera pas. Les risques de faire moins de 5% (et donc de ne pas être remboursé) sont réels.

Par ailleurs, si en se présentant, il fait perdre l’axe central, je lui en voudrais vraiment.

 

En ce qui me concerne, la candidature de François Bayrou n’est ni souhaitable, ni souhaité.

Il convient de rappeler que sa candidature a du plomb dans l’aile.

De plus, il est co-responsable, avec Jean Christophe Lagarde et Hervé Morin, de la situation catastrophique que traverse le Centre en France.

Il est co-responsable du fait que le centre, malgré la droitisation de la Droite continué par François Fillon, et la gauchisation de la Gauche symbolisé par la probable élection de Benoit Hamon, et les résultats médiocres du quinquennat de François Hollande, ne soit pas une alternative forte.

Au fond, le centre était plus occupé à se coucher pour avoir des places éphémères plutôt qu’à se construire et à combattre pour un idéal et une alternative à la Droite dure, à la Gauche dure, à François Hollande et au FN.

 

Parlons cinéma.

Il y a un film que j’aime beaucoup, dont j’ai déjà parlé d’ailleurs, Le train sifflera trois fois.

Dans ce film, on suit les aventures du sheriff Kane, magnifiquement joué par Gary Cooper (il a eu un oscar pour le rôle) qui reste pour combattre un bandit qu’il avait arrêté dans le cadre de son travail.

Il reste parce qu’il estime que c’est son devoir.

Il essaye de recruter des adjoints pour l’aider.

Le cœur du film est que tout le monde l’abandonne. Il se retrouve seul pour combattre le bandit et trois de ses hommes de main.

 

Ce film, l’un des meilleurs westerns, est le plus grand film politique jamais réalisé.

C’est d’abord un film qui était là pour dénoncer le Maccarthisme.

Mais c’est aussi un film sur la nature humaine et l’histoire d’un homme abandonné qui est face à son devoir, et qui reste car l’essentiel est en jeu.

 

Aujourd’hui, c’est très simple, quand l’essentiel est en jeu, on a besoin d’un Gary Cooper.

Et de fait, on n’a absolument pas besoin des gens qui lâchent Gary Cooper.

 

Pour en revenir à François Bayrou, de 2002 à 2012, c’était Gary Cooper.

Sauf que depuis 2012, c’est la personne qui lâche Gary Cooper.

 

Parlons pratique.

 

Si François Bayrou y va, ça sera sa quatrième candidature, dans un pays où l’on a du mal à renouveler la classe politique.

 

En France, on est très (voir trop) ouvert. On admet tacitement trois candidatures à la présidentielle (comme ce fut le cas de François Mitterrand et de Jacques Chirac), mais quatre, on admet tacitement que c’est beaucoup trop.

 

Mais on peut passer outre.

Sauf que là, j’ai plutôt des raisons de ne pas passer outre !

 

Morceaux choisis (je sais que j’en oublie beaucoup) :

Et si je cherchais vraiment, je pense que je pourrais allonger la liste.

Pour ma part, je pense qu’il y a un moment, surtout lorsque l’essentiel est en jeu, il doit y avoir un accord entre les actes et la parole.

 

Là, c’est exactement l’inverse qui se passe. Le Modem a défoncé ses militants, surtout pour faire de la place à des gens qui ne le méritaient pas.

 

Pour ma part, je pense que tout ça traduit un Etat d’esprit qui doit être sévèrement sanctionné. Et pour ma part, je pense que François Bayrou ne peut s’en prendre qu’à lui-même !

27 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | 4 commentaires

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (6/8) : 7 raisons pour lesquelles je ne voterai pas François Fillon

Après avoir parlé du PS, c’est au tour des républicains.

Pour ma part, il y a, aujourd’hui, 7 raisons qui font que je ne voterai pas pour François Fillon au premier tour de la présidentielle 2017.

 

Au soir de la primaire de la droite, il y en avait trois.

Durant la campagne, diverses raisons se sont ajoutés.

 

Aujourd’hui, les différences entre François Fillon et moi-même sont trop nombreuses. Elles doivent s’exprimer.

Ça tombe bien, le premier tour de l’élection présidentielle, ça sert à ça !

 

Je me permets de rappeler les raisons précédentes.

La première, fondamentale, c’est que je ne suis pas d’accord avec la philosophie du programme de François Fillon, inspiré de Margaret Thatcher.

Je reconnais qu’il faut flexibiliser le système, le libéralisé un peu.

Je l’avais écrit précédemment.

Néanmoins, François Fillon est dans une logique de « La loi du plus fort ».

En ce qui me concerne, je pense qu’il faut accompagner les gens derrières.

En fait, je pense qu’une libéralisation du système doit se faire avec une réflexion globale sur l’accompagnement des gens.

Comment donne-t-on aux gens les moyens de s’en sortir ?

C’est une vraie question et elle doit être posée.

 

La seconde raison est que je trouve que François Fillon est sur les questions de société franchement rétrograde et réactionnaire.

C’est d’ailleurs la grande contradiction de François Fillon.

Sur les question sociétales, François Fillon, c’est l’inverse du libéralisme.

Comment peut-on être aussi libéral et sans règles au niveau économique et si conservateur au niveau sociétal ?

Les gens font ce qu’ils veulent, du moment que ça ne gêne personne, que ce n’est pas contre l’intérêt général et que ça ne met pas en danger le vivre ensemble.

Par ailleurs, l’épisode du mariage pour tous devrait servir de leçon de ce qu’il ne faut pas faire pour François Fillon.

Ce n’est pas que je sois contre le mariage pour tous. C’est juste que le tempo n’était pas le bon.

Les problèmes économiques sont sérieux. C’est là-dessus qu’il faut se concentrer. En non pas mettre le feu aux poudres. Je l’avais d’ailleurs écrit.

Je ne veux pas voir François Fillon remettre le feu aux poudres en revenant sur le mariage pour tous.

 

Enfin, la dernière raison, c’est que je pense que pour réussir les réformes, comme c’est le cas en Allemagne, il faut de larges coalitions pour construire les réformes dans l’intérêt de tous et arrêter toutes ces politiques clientélistes.

Il faut dire que sur ce point, la stupidité des centristes n’aide pas.

Néanmoins, l’Etat UMP a échoué sous Jacques Chirac (2002-2007) et Nicolas Sarkozy (2007-2012).

L’Etat PS a échoué de 2012 à 2017.

Pourquoi l’Etat Républicain, noyauté par François Fillon, réussirait ?

En fait, les coalitions, comme celle du RPR/UDF sous Alain Juppé entre 1995 et 1998, et la coalition PS/PCF sous Lionel Jospin de 1998 à 2002, ont mieux réussi et même si ce n’était pas parfait et qu’il y avait des choses à dire, ont moins fait de conneries.

Le problème, c’est que François Fillon veut repartir dans un Etat Républicain et diriger seul.

Pour moi, ce n’est pas comme ça que l’on va réformer la France.

 

Reste que depuis, il y a les quatre raisons suivantes :

 

La première est que François Fillon est revenu, sous la pression, sur son programme (voir sur le site du Canard Enchainé ce qui a disparu).

Or, ça pose de nombreuses questions.

Pensait-il ce qu’il écrivait et l’a-t-il supprimé pour le cacher aux français ?

Ou a-t-il menti pour gagner la primaire face à une droite dure ?

Mais ça pose une autre question fondamentale.

Que fera-t-il lorsque Philippe Martinez descendra dans la rue ?

Car il ne faut pas se mentir, quand François Fillon réformera, indépendamment de la qualité de la réforme, qu’elle soit bonne ou mauvaise, Philippe Martinez descendra dans la rue.

Et il ira jusqu’au bout !

 

Deuxième raison, je n’aime pas voir François Fillon regorger d’astuce pour faire perdre l’axe central et l’empêcher de s’exprimer lors du premier tour de l’élection présidentielle (comme ici).

 

Troisième raison, depuis aujourd’hui, François Fillon veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires.

Or, il est mal placé pour faire la leçon, car selon le Canard Enchaîné d’aujourd’hui, sa femme aurait gagné 600 000 euros sur le dos du contribuable !

Je n’aime d’ailleurs pas la réponse de François Fillon.

Pour moi, ça fait partie du débat, surtout lorsque l’on claironne que l’on va supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et que finalement, on vit sur l’argent des contribuables.

Par ailleurs, dans ce genre de cas, l’élu doit être exemplaire.

Et puis, ça pose encore de nombreuses questions.

 

Plus sincèrement, il est vrai qu’il faut réduire le nombre de fonctionnaire.

Mais il faut penser global.

Une infirmière est-elle inutile ? Un professeur est-il inutile ? Un policier est-il inutile ?

La coupe à la hache, comme elle a été faite par Nicolas Sarkozy, ne marche pas.

En fait, la réduction du nombre de fonctionnaire doit se faire avec une réflexion globale sur le rôle du service public, son fonctionnement et ses méthodes de management.

Sur ce point, je partage l’avis de Pierre Gattaz.

Dans certains domaines (sécurité, éducation…), il faut plus de fonctionnaires.

En fait, il faut sans doute plus de fonctionnaires sur le terrain.

Par contre, je pense que l’on peut vraiment réduire les fonctionnaires dans l’administratif.

En fait, l’informatisation des systèmes peut permettre de réduire drastiquement les fonctionnaires dans l’administratif.

Je l’avais écrit pour Malakoff.

 

Enfin, je trouve François Fillon trop russophone et trop pro-Poutine.

On ne choisit pas ses voisins, mais on choisit les relations que l’on a avec ses voisins.

 

Il est vrai que Bachar El Assad, c’est moins pire que l’Etat Islamique.

Mais ça reste un dictateur sanguinaire quand même.

 

Je comprends qu’il faille être intelligent et dialoguer.

Mais dialoguer ne veut pas dire être ami !

Le cas de Vladimir Poutine est flagrant.

Je suis pour être en bonne intelligence avec Vladimir Poutine, je suis pour un dialogue avec Vladimir Poutine, mais je ne veux pas être son ami !

Pour moi, ça reste un dictateur et un tyran !

Pire, je n’apprécie pas qu’il finance les partis de droite en Europe (notamment les partis d’extrême droite) et je n’apprécie pas qu’il pirate les USA pour faire gagner Donald Trump.

Je trouve François Fillon trop ambigu vis-à-vis de Poutine, voir trop proche.

 

Pour toutes ces raisons, je ne voterai pas François Fillon au premier tour de la présidentielle 2017.

 

25 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (5/8) : Le PS doit être sanctionné

Bon, parlons des aspect politiques maintenant.

Le premier est que je pense que le PS doit être sanctionné.

Pourquoi ?

Parce que c’est lui qui est au pouvoir et que son bilan n’est pas brillant, économiquement parlant.

 

Certes, on peut reconnaitre que la loi Macron et la loi Travail ont, je le pense, permis de faire prendre conscience aux français qu’il faut faire des réformes et rendre le système un peu plus flexible et souple.

Les français, je le pense, sont prêts aux réformes, du moment que ce ne soit pas sauvage. Point de désaccord majeur que j’ai avec François Fillon.

Mais la loi Macron est pour moi jusqu’un gadget, et la loi Travail, il manque un volet et une réflexion essentielle sur l’accompagnement des gens.

 

Franchement, le bilan économique du PS n’est pas glorieux. Et François Hollande, soucieux de ménager la Chèvre et le Choux ne s’est pas imposé en président réformateur.

C’est d’ailleurs là son plus grand échec.

 

Par ailleurs, je pense aussi qu’il faut sanctionner le PS pour ses réformes territoriales.

Effectivement, on va vers une complexification du millefeuille, une technocratie accrue, et la démocratie est de moins en moins présente après le passage Hollande.

Pire, les réformes territoriales se sont fait du Haut vers le Bas, en dépit du bon sens et contre les citoyens.

 

Premier exemple : le mode de scrutin aux départementales.

Rappelons que l’ancien (un système par canton ou sur chaque canton, on élisait son conseiller départemental) était mauvais. Il demandait une implantation locale forte.

Et il forçait la bipolarité du système français (une des grandes plaies du pays) mais au moins, on pouvait dépenser un peu (enfin, bon, c’est relatif) pour faire acte de présence et éventuellement être remboursé après une bonne campagne, si on atteignait les 5%. De plus, on s’identifiait pour les prochaines municipales.

Mais là, on a un système pire, puisqu’ils ont regroupé les cantons par deux pour présenter un binôme, un homme et une femme.

Du coup, l’élection devient plus chère et plus aléatoire. Ça tue encore plus vite l’offre électorale, à l’exception des républicains et du PS.

 

Par exemple, pour mon canton, qui regroupe Malakoff/Montrouge, c’est le PS qui a gagné alors que le PCF était en tête à Malakoff et les républicains en tête à Montrouge.

Elle est où la logique territoriale, il est où le respect du choix des différentes populations à Montrouge et à Malakoff ?

D’autant que sociologiquement, économiquement et politiquement, Malakoff et Montrouge, ça n’a rien à voir !

 

Autre exemple, la réforme des régions. On a fusionné par la force les régions sans aucune cohérence. Vive la région APOIL (comme le disait François Bayrou pour la région Aquitaine Poitou Charente).

 

Mais le pire, c’est le Grand Paris. On a hérité d’une réforme technocratique et antidémocratique. Jamais les habitants de la petite couronne s’exprimerons directement sur la politique du Grand Paris. C’est pourtant les premiers concernés !

 

Par ailleurs, on n’a même pas simplifié le millefeuille administratif.

On a toujours les départements, qui font doublons avec les régions et on a toujours les intercommunalités qui font doublons avec les communes. Deux trucs qui pour moi sont des non-sens et qu’il faut supprimer. De plus, les intercommunalités ont fait exploser les budgets de fonctionnement.

 

Pire, parlons encore un peu de l’intercommunalité.

On les a regroupés par la force, encore en allant du Haut vers le Bas, et en dépit du bon sens.

Mais c’est encore plus anti-démocratique qu’avant. N’arrêtons pas le progrès !

Je n’aime pas Nicolas Sarkozy, c’est bien connu, mais je lui reconnais le mérite d’une bonne réforme.

Lors des municipales, on élisait, à la proportionnelle, les élus siégeant au conseil communautaire.

Mais maintenant, c’est le conseil municipal qui désigne, généralement selon des accords d’appareils entre ville.

Conclusion : l’opposition de Malakoff n’est pas représentée à Vallée Sud Grand Paris, alors qu’elle l’était à Sud de Seine, même lorsque le conseil municipal désignait ses membres pour Sud de Seine.

Pour moi, c’est une régression démocratique.

Il est clair qu’avec des politiques de plus en plus haïs par la population, cette régression démocratique ne va pas dans le bon sens.

 

Par ailleurs, je tiens à sanctionner le PS sur un autre point :

Celui-ci n’a jamais compris que le mur de Berlin s’est effondré et que l’on est au 21ème siècle.

Là où les partis socialistes, comme en Allemagne avec Gerhard Schröder ou au Royaume Uni avec Tony Blair, ont accepté le capitalisme et le libre-échange, tout en donnant aux gens les moyens de s’en sortir, par la formation, par exemple, le PS français est resté au mythe de la lutte des classes et des patrons voyous.

Ils n’ont pas changé leurs logiciels.

C’est pour ça que je pense, d’ailleurs, que Benoit Hamon sera désigné candidat à l’issue de la primaire.

 

Pour toutes ces raisons, je pense qu’il faut sanctionner le PS et il est hors de question de voter pour le PS au premier tour de la présidentielle 2017.

23 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (4/8) : L’avenir de la France est dans l’Europe

Aujourd’hui, l’ensemble des problèmes que traversent la France sont mondiaux.

 

On a les problèmes de concurrence faussé, notamment avec la Chine, le terrorisme Islamiste, les envie de grandeur de la Russie de Vladimir Poutine, les USA de Donald Trump, la crise des migrants…

 

Et j’en oublie certainement.

 

Aujourd’hui, la France est incapable de régler ce genre de problèmes elle-même, elle est incapable de régler ce genre de problèmes seule.

 

Il faut un ensemble plus grand et plus fort pour imposer des solutions à tous ces défis mondiaux.

 

Cet ensemble existe. C’est l’Europe.

Mais pour que ça marche, l’Europe doit être accepté par les peuples.

Par ailleurs, régler ces problèmes implique un transfert de compétences des Etats membres vers l’Europe.

 

C’est pour cela qu’une étape importante doit être faite : plus de démocratie.

En particulier, il faut donner plus de poids au parlement européen, seul organe élu directement par le peuple européen pour mener la politique européenne.

Par ailleurs, le débat sur la politique européenne doit avoir lieu lors des élections européennes.

 

De plus, la France sera enfin prise au sérieux par ses partenaires européens, notamment l’Allemagne, quand elle fera enfin des réformes de structure chez elle.

 

Un parallèle est intéressant, d’ailleurs, avec le Grand Paris.

Beaucoup de problèmes comme le logement, la mixité du territoire, la mixité sociale se posent pour Paris et les départements de la petite couronne.

Il faut donc une entité qui mène une politique cohérente à l’échelon de Paris et de la petite couronne, ce que l’on appelle le Grand Paris.

 

Cela implique que les villes constituant le Grand Paris transfèrent des compétences au Grand Paris.

Ça ne peut être accepté que si les représentants du Grand Paris sont élus directement lors d’une élection où l’on débat de la politique du Grand Paris. A partir de là, les dirigeants du Grand Paris sont identifiés et légitimes à diriger le Grand Paris.

 

Exactement l’inverse de ce qu’a fait François Hollande.

20 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, International, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | 2 commentaires

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (3/8) : Baisser les charges, une étape importante…

Si les buts de François Fillon et d’Emmanuel Macron sont différents, il y a un point sur lequel ils se retrouvent, c’est la baisse des charges.

Certes, techniquement, ça reste différents, puisque François Fillon la finance par une hausse de la TVA, et Emmanuel Macron par une hausse de la CSG.

 

Mais sur le fond, vu que ce n’est pas la première fois que je m’exprime sur le sujet, je partage le diagnostic.

 

Je ne suis pas forcement contre un principe de charges. Je tiens au service public et il faut bien le financer.

 

Néanmoins, on arrive à un point où les charges, par ce que l’on doit payer, sont plus un frein au développement de notre économie qu’autre chose.

 

J’avais même montré, dans le cas de Malakoff, que les charges patronales étaient un frein à l’embauche dans la fonction publique territoriale.

 

Il convient de rappeler qu’il y a les charges patronales et les charges salariales.

 

D’abord, pourquoi il faut baisser les charges patronales ?

Pour plusieurs raisons.

D’abord, c’est un montant élevé. Pour mémoire, si un salarié gagne 2000€ net, il coûte 4000€ à son employeur, soit 2000€ de charges patronales.

Pour la World Compagny, ce n’est rien. Mais pour une TPE/PME, là où en réalité on commence à travailler, là où l’on a le plus de chance de trouver un emploi lorsque l’on en est éloigné, c’est beaucoup.

Par ailleurs, il convient de rappeler que les charges patronales sont un impôt physiocrate.

On paye indépendamment de la santé financière de l’entreprise.

 

Pire, si on augmente le salaire, on paye plus…

Les charges patronales jouent contre l’emploi et empêche aussi les entreprises de faire de la marge, marge qui sert à réinvestir, donc à consolider la position de l’entreprise et à long terme… créer de l’emploi.

Baisser les charges patronales, c’est permettre d’embaucher à court terme, mais c’est aussi permettre aux entreprises de consolider leurs marges et de réinvestir, ce qui est aussi un plus pour l’emploi à long terme.

 

Puis il y a les charges salariales.

Là, l’impôt est honnête. C’est un pourcentage fixe sur le revenu du salarié.

22% du salaire brut en moyenne.

Néanmoins, je suis pour une baisse des charges salariales.

C’est le seul moyen aujourd’hui de redonner du pouvoir d’achat.

 

Effectivement, aujourd’hui, pour plusieurs raisons, souvent très bonnes (malheureusement), les salaires sont gelés.

Or, les prix augmentent.

C’est l’inflation…
Mathématiquement, le pouvoir d’achat diminue donc.

 

Prenons un salaire net de 2100€ par mois.

Le salaire brut est donc de 2692€ brut.

Si on passe les charges salariales à 17% (-5%), on arrive à un salaire net de 2234,36€, soit un gain de 134,36€.

 

Baisser les charges salariales, c’est redonner du pouvoir d’achat et faire un geste vis-à-vis des gens qui travaillent et apportent une pierre à l’édifice, par leur travail.

C’est récompenser les gens qui jouent le jeu.

 

Après, diminuer les charges (patronales et salariales), c’est pour moi une solution à court terme.

A long terme, il faudrait revoir les bases de l’imposition.

Sur ce point, le mandat de François hollande a été une catastrophe.

18 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (2/8) : Libéralisation et flexibilité du marché du travail, oui, mais…

La France vit sur un mensonge, qu’il convient de répéter.

 

En France, il est coutume de penser que en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

Il est théoriquement assez difficile de licencier quelqu’un en CDI.

 

C’est évidemment totalement faux.

 

C’est faux pour deux raisons.

 

La première, c’est que si l’entreprise traverse une mauvaise passe, elle licenciera.

C’est même une question de survie.

 

La seconde, c’est que si votre patron n’aime pas votre tête, il vous licenciera aussi. Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Il existe même une technique pour licencier une personne. Il suffit d’attendre une faute grave, voir même y pousser.

 

Du coup, un patron, surtout dans une PME (vous savez, là où est l’emploi pour les gens qui y sont éloignés) hésitera à embaucher (les charges patronales sur lequel je reviendrai n’aidant pas non plus).

Il hésitera à embaucher car en cas d’erreur de casting ou de coup dur, il n’arrivera pas à débaucher. Ça sera compliqué.

 

Du coup, ça induit plein de travers, comme les questions stupides aux entretiens d’embauche, des périodes d’essais renouvelés et allongés, des employeurs qui cherchent le mouton à 5 pattes…

 

Il convient d’abord de signaler que les premières victimes de cette rigidité sont les gens qui sont éloignés de l’emploi. Particulièrement les jeunes et les seniors.

Sur ce point, il convient de félicité Nicolas Sarkozy pour la rupture conventionnelle, qui est une bonne chose.

 

On arrive donc à un point où il faut changer de stratégie.

La stratégie actuelle est de rendre difficile le licenciement.

 

Je pense qu’il faut rendre plus facile le licenciement, mais en échange travailler sur la probabilité de retrouver facilement un emploi. Ça passe évidement par pleins de facteur, comme une réflexion sur l’offre et la demande, la formation ainsi que l’accompagnement.

 

Finalement, être au chômage, ça fait partie du jeu, c’est la période entre deux emplois. Le problème, et le scandale, c’est que l’on y reste.

 

On peut également aussi voir la chose sous l’angle suivant.

La flexibilité induit de la précarité. Tout le monde n’est pas armé face à la précarité. Et les gens doivent être accompagnés.

 

Et le oui… mais est là.

Je conçois qu’il faille plus de flexibilité sur le marché de l’emploi, mais en échange, il faut mieux accompagner les gens. Ça passe :

  • Par une meilleure prise en charge. Combien de gens trouvent un travail grâce au pôle emploi ?
  • Et aussi par une meilleure formation au long de la vie, notamment pour évoluer sur les métiers porteurs.

Augmenter la flexibilité du marché du travail ne doit pas se faire seul. Ça doit se faire avec une vraie réflexion sur le fonctionnement du pôle emploi, sur la façon d’accompagner les gens et sur la formation au long de la vie.

 

C’est la raison pour laquelle je n’étais pas favorable à la loi travail, et c’est l’un des principaux désaccords que j’ai avec François Fillon.

Plus de flexibilité doit se faire avec une vraie réflexion sur l’accompagnement des chômeurs, ainsi que la formation tout au long de la vie.

11 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (1/8) : La mondialisation, une question clé

Mon choix pour le premier tour de l’élection présidentielle est fait.

Je vais donc m’exprimer, pour apporter ma petite pierre à l’édifice.

 

Les premiers arguments sont du ressort de l’économie.

Les suivants sont purement politiques.

 

Et le moment d’aborder la première question clé de cette élection : la mondialisation.

 

Effectivement, nous sommes dans une économie ouverte.

Nous sommes entrés de plein pied dans la mondialisation.

 

C’est d’ailleurs là que l’on voit que notre classe politique est incompétente. Ce n’est pas vraiment la première fois que je l’écris, et Jean Peyrelevade avait écrit un excellent livre sur le sujet.

 

Donc, la mondialisation est là. Et Internet a accéléré le mouvement.

 

La mondialisation offre plusieurs avantages.

Liberté de choix, facilité d’accès à l’information, surtout contradictoire, et accès facilité à la culture.

 

Néanmoins, il y a un revers de la médaille. La concurrence entre pays est plus sévère.

 

Et le problème de fond, c’est que la France n’est pas compétitive.

Par compétitivité, je parle de compétitivité coût et qualité. Sommes-nous les moins chers et/ou sommes-nous les meilleurs ?

 

En général, si on est les meilleurs, il y a de fortes chances que l’on soit un peu plus cher, car la qualité a un prix.

 

La France n’est pas au top, que ce soit en compétitivité qualité (j’en donnais encore un exemple hier) ou en compétitivité coût.

Là où la mondialisation peut enrichir (Allemagne, Corée du Sud, Japon, USA, Chine …), en France, elle nous appauvrit.

 

 

Pour être plus précis, si la France a une faible compétitivité coût, c’est qu’elle a un système de solidarité.

Très franchement, ce n’est pas un mal. Je tiens à le rappeler.

De fait, pour que la France soit compétitive dans la mondialisation, tout en maintenant un système de solidarité, il faut investir dans la compétitivité qualité.

Or, c’est long, et en France, on part avec un lourd handicap : le système scolaire s’est fortement dégradé.

 

De plus, améliorer la compétitivité qualité, c’est du long terme.

A court terme, il faudra améliorer la compétitivité coût.

 

A partir de là, on peut classer les politiques en trois grandes familles.

 

Les premiers sont ceux qui n’ont rien compris aux enjeux de la France.

Dans cette famille, on a aussi bien Arnaud Montebourg que Nicolas Sarkozy.

 

Par ignorance et/ou démagogie et/ou fuite en avant, ils font une politique soutenant les ménages.

En gros, on donne des sous aux ménages, par déduction d’impôts sur (et surtout) les plus riches (sauce Sarkozy) on en dépensant de l’argent sur les ménages les plus pauvres.

Pour commencer, cette politique est injuste et clientéliste.

Dans les fait, ce n’est pas tout le monde qui en profite.

Et en particulier, elle se fait contre les classes moyennes.

Elle est criminelle, car elle aggrave le problème de déficit public, problème qui a fait que la Grèce est en faillite.

Il convient également d’insister sur le fait que le déficit, c’est la fin du service public.

Mais surtout, c’est une politique suicidaire.

Effectivement, notre appareil productif est dégradé. On n’est pas les meilleurs en compétitivité coût ou qualité.

Avec les sous que l’on donne aux ménages, ceux-ci achètent chez nos concurrents, car ils sont généralement meilleurs.

En fait, on se ruine en créant du déficit pour faire gagner nos concurrents.

 

A partir de là, on a deux autres cas.

On a les politiques qui veulent fermer les frontières.

Dans ce cas, on a Marine le Pen et Jean Luc Mélenchon.

A la limite pourquoi pas. Ça fonctionne, j’ai un exemple. C’est la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Et puis il y a ceux qui pensent qu’il faut jouer la carte de la mondialisation pour nous enrichir collectivement.

On peut citer François Bayrou, Emmanuel Macron, François Fillon….

Nous enrichir collectivement, ça implique d’améliorer notre appareil productif.

Ça implique d’appauvrir un peu les ménages sur le court-terme.

Comme ce fut le cas en Allemagne, par exemple.

 

Mais à long terme, si notre appareil productif fonctionne, il nous enrichira collectivement, et il permettra de maintenir un service public de qualité.

Au pire, on sera plus apte à traverser les crises.

9 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire