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Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (1/8) : La mondialisation, une question clé

Mon choix pour le premier tour de l’élection présidentielle est fait.

Je vais donc m’exprimer, pour apporter ma petite pierre à l’édifice.

 

Les premiers arguments sont du ressort de l’économie.

Les suivants sont purement politiques.

 

Et le moment d’aborder la première question clé de cette élection : la mondialisation.

 

Effectivement, nous sommes dans une économie ouverte.

Nous sommes entrés de plein pied dans la mondialisation.

 

C’est d’ailleurs là que l’on voit que notre classe politique est incompétente. Ce n’est pas vraiment la première fois que je l’écris, et Jean Peyrelevade avait écrit un excellent livre sur le sujet.

 

Donc, la mondialisation est là. Et Internet a accéléré le mouvement.

 

La mondialisation offre plusieurs avantages.

Liberté de choix, facilité d’accès à l’information, surtout contradictoire, et accès facilité à la culture.

 

Néanmoins, il y a un revers de la médaille. La concurrence entre pays est plus sévère.

 

Et le problème de fond, c’est que la France n’est pas compétitive.

Par compétitivité, je parle de compétitivité coût et qualité. Sommes-nous les moins chers et/ou sommes-nous les meilleurs ?

 

En général, si on est les meilleurs, il y a de fortes chances que l’on soit un peu plus cher, car la qualité a un prix.

 

La France n’est pas au top, que ce soit en compétitivité qualité (j’en donnais encore un exemple hier) ou en compétitivité coût.

Là où la mondialisation peut enrichir (Allemagne, Corée du Sud, Japon, USA, Chine …), en France, elle nous appauvrit.

 

 

Pour être plus précis, si la France a une faible compétitivité coût, c’est qu’elle a un système de solidarité.

Très franchement, ce n’est pas un mal. Je tiens à le rappeler.

De fait, pour que la France soit compétitive dans la mondialisation, tout en maintenant un système de solidarité, il faut investir dans la compétitivité qualité.

Or, c’est long, et en France, on part avec un lourd handicap : le système scolaire s’est fortement dégradé.

 

De plus, améliorer la compétitivité qualité, c’est du long terme.

A court terme, il faudra améliorer la compétitivité coût.

 

A partir de là, on peut classer les politiques en trois grandes familles.

 

Les premiers sont ceux qui n’ont rien compris aux enjeux de la France.

Dans cette famille, on a aussi bien Arnaud Montebourg que Nicolas Sarkozy.

 

Par ignorance et/ou démagogie et/ou fuite en avant, ils font une politique soutenant les ménages.

En gros, on donne des sous aux ménages, par déduction d’impôts sur (et surtout) les plus riches (sauce Sarkozy) on en dépensant de l’argent sur les ménages les plus pauvres.

Pour commencer, cette politique est injuste et clientéliste.

Dans les fait, ce n’est pas tout le monde qui en profite.

Et en particulier, elle se fait contre les classes moyennes.

Elle est criminelle, car elle aggrave le problème de déficit public, problème qui a fait que la Grèce est en faillite.

Il convient également d’insister sur le fait que le déficit, c’est la fin du service public.

Mais surtout, c’est une politique suicidaire.

Effectivement, notre appareil productif est dégradé. On n’est pas les meilleurs en compétitivité coût ou qualité.

Avec les sous que l’on donne aux ménages, ceux-ci achètent chez nos concurrents, car ils sont généralement meilleurs.

En fait, on se ruine en créant du déficit pour faire gagner nos concurrents.

 

A partir de là, on a deux autres cas.

On a les politiques qui veulent fermer les frontières.

Dans ce cas, on a Marine le Pen et Jean Luc Mélenchon.

A la limite pourquoi pas. Ça fonctionne, j’ai un exemple. C’est la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Et puis il y a ceux qui pensent qu’il faut jouer la carte de la mondialisation pour nous enrichir collectivement.

On peut citer François Bayrou, Emmanuel Macron, François Fillon….

Nous enrichir collectivement, ça implique d’améliorer notre appareil productif.

Ça implique d’appauvrir un peu les ménages sur le court-terme.

Comme ce fut le cas en Allemagne, par exemple.

 

Mais à long terme, si notre appareil productif fonctionne, il nous enrichira collectivement, et il permettra de maintenir un service public de qualité.

Au pire, on sera plus apte à traverser les crises.

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9 janvier 2017 - Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , ,

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