Le blog de Phil

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Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (2/8) : Libéralisation et flexibilité du marché du travail, oui, mais…

La France vit sur un mensonge, qu’il convient de répéter.

 

En France, il est coutume de penser que en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

Il est théoriquement assez difficile de licencier quelqu’un en CDI.

 

C’est évidemment totalement faux.

 

C’est faux pour deux raisons.

 

La première, c’est que si l’entreprise traverse une mauvaise passe, elle licenciera.

C’est même une question de survie.

 

La seconde, c’est que si votre patron n’aime pas votre tête, il vous licenciera aussi. Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Il existe même une technique pour licencier une personne. Il suffit d’attendre une faute grave, voir même y pousser.

 

Du coup, un patron, surtout dans une PME (vous savez, là où est l’emploi pour les gens qui y sont éloignés) hésitera à embaucher (les charges patronales sur lequel je reviendrai n’aidant pas non plus).

Il hésitera à embaucher car en cas d’erreur de casting ou de coup dur, il n’arrivera pas à débaucher. Ça sera compliqué.

 

Du coup, ça induit plein de travers, comme les questions stupides aux entretiens d’embauche, des périodes d’essais renouvelés et allongés, des employeurs qui cherchent le mouton à 5 pattes…

 

Il convient d’abord de signaler que les premières victimes de cette rigidité sont les gens qui sont éloignés de l’emploi. Particulièrement les jeunes et les seniors.

Sur ce point, il convient de félicité Nicolas Sarkozy pour la rupture conventionnelle, qui est une bonne chose.

 

On arrive donc à un point où il faut changer de stratégie.

La stratégie actuelle est de rendre difficile le licenciement.

 

Je pense qu’il faut rendre plus facile le licenciement, mais en échange travailler sur la probabilité de retrouver facilement un emploi. Ça passe évidement par pleins de facteur, comme une réflexion sur l’offre et la demande, la formation ainsi que l’accompagnement.

 

Finalement, être au chômage, ça fait partie du jeu, c’est la période entre deux emplois. Le problème, et le scandale, c’est que l’on y reste.

 

On peut également aussi voir la chose sous l’angle suivant.

La flexibilité induit de la précarité. Tout le monde n’est pas armé face à la précarité. Et les gens doivent être accompagnés.

 

Et le oui… mais est là.

Je conçois qu’il faille plus de flexibilité sur le marché de l’emploi, mais en échange, il faut mieux accompagner les gens. Ça passe :

  • Par une meilleure prise en charge. Combien de gens trouvent un travail grâce au pôle emploi ?
  • Et aussi par une meilleure formation au long de la vie, notamment pour évoluer sur les métiers porteurs.

Augmenter la flexibilité du marché du travail ne doit pas se faire seul. Ça doit se faire avec une vraie réflexion sur le fonctionnement du pôle emploi, sur la façon d’accompagner les gens et sur la formation au long de la vie.

 

C’est la raison pour laquelle je n’étais pas favorable à la loi travail, et c’est l’un des principaux désaccords que j’ai avec François Fillon.

Plus de flexibilité doit se faire avec une vraie réflexion sur l’accompagnement des chômeurs, ainsi que la formation tout au long de la vie.

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11 janvier 2017 - Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , ,

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