Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Mon avis sur les premiers mois Macron

Vu les critiques que subit notre président, à savoir Emmanuel Macron, j’ai décidé de donner mon avis sur les premiers mois de la présidence Macron.

 

D’autant que les critiques viennent de partis qui ne se sont jamais remis en cause (genre PS ou républicains) ou qui n’ont comme moteur que les ambitions personnels (genre l’UDI de Lagarde).

 

Je me permets aussi de rappeler que même si j’ai été au Modem de 2007 à 2016, je ne suis encarté à aucun parti politique, et en particulier, je ne suis pas encarté en Marche.

 

En ce qui me concerne, je trouve le président Macron moyen, mais je m’en contente volontiers.

 

Pourquoi je le trouve moyen.

Parce déjà, il fait dit des choses, qui je pense traduisent des intentions, qui font plaisir à entendre.

En particulier, j’ai apprécié que le président Macron explique qu’il doit faire une double désintoxication, dans les dépenses publiques, trop élevées, et dans le niveau de prélèvement, trop élevé aussi.

D’autant qu’il l’expliquait aux maires, qui sont loin d’être de bons élèves dans le domaine (voir ici et ici), ce qui en particulier le cas à Malakoff.

J’apprécie aussi, contrairement à ce que déclarent certains dinosaures, la réforme du marché du travail.

Enfin, la loi moralisation est un bon début, même si beaucoup reste à faire.

 

Par contre, il est vrai qu’il a fait des âneries, comme la suppression de la Taxe d’Habitation.

Mais là aussi, il convient de nuancer.

Déjà parce que, sur le fond, Emmanuel Macron a raison (la Taxe d’Habitation est un impôt injuste et débile). Mais aussi parce que, selon le canard enchaîné, il semblerait qu’il y ait une réflexion sérieuse derrière.

Et de toute façon, cette connerie est moins grave que le coup de la tranche à 75%, qui là, est vraiment démagogique, et montre du doigt une catégorie de la population, et en plus est confiscatoire.

 

Donc Emmanuel Macron est un président moyen.

Certes, je préfèrerais un bon, voir un excellent président, mais je me contenterai d’un président moyen, et finalement, je suis content d’avoir un président moyen, et ceci pour deux raisons.

 

La première, c’est que si Emmanuel Macron n’avait pas été élu, on aurait eu comme président « acceptable » Benoit Hamon ou François Fillon.

Le premier fait partie d’une gauche réactionnaire qui n’a pas compris que le mur de Berlin s’est effondré et que le monde a changé.

 

Le second ne pense qu’à sa pomme et n’a pas hésité à couler la droite pour rester candidat. Bref, il n’a absolument pas joué collectif.

Et comment quelqu’un qui ne joue pas collectif peut penser à l’intérêt général ?

 

Enfin, je rappelle que depuis 2002, les présidents sont vraiment médiocres.

 

Jacques Chirac d’abord.

Celui-ci a certes un point positif, c’est qu’il n’a pas été en Irak.

Avec Nicolas Sarkozy, on y aurait été.

Mais ça s’arrête là.

Il n’a pas fait les réformes économiques nécessaire.

Pire, il a diminué les impôts sur les plus riche.

Ce qui est clientéliste, injuste, et surtout a empiré un problème récurrent aujourd’hui : le déficit.

 

Nicolas Sarkozy ensuite.

Il a continué à aggraver le déficit, fait des cadeaux aux riches (bouclier fiscal), enrichi une oligarchie (comme le Pentagone à la Française), et réformé le service public de façon à ce qu’il soit inefficace (j’ai en tête le Pôle emploi).

 

Quant à François Hollande, il a lui aussi aggravé le problème de déficit, et il nous a laissé une réforme territoriale technocratique, antidémocratique et qui ne réduit pas les dépenses de fonctionnement.

En particulier, le Grand Paris, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Et pourtant, je suis pour le Grand Paris.

 

Donc, vu ce que l’on a depuis 2002, vu le choix qu’il y avait en 2017, je me contente avec joie d’un président moyen comme Emmanuel Macron.

17 août 2017 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (13/13) : L’aspect politique

Je finis donc de parler du budget 2017 (sur lequel j’ai un peu trainé, mais après tout, j’ai un vrai travail prenant) pour aborder l’aspect politique.

 

Certes, c’est toujours agréable de se prendre pour un élu sur un post, mais il est aussi important, contrairement à l’opposition actuelle, d’avoir une vision critique, certes, mais aussi intelligente et réfléchie de la politique locale sur Malakoff, chose que j’essaye de faire.

 

D’autant que le dernier article sur les finances locales de Malakoff, écrit par Malakoff Plurielle, est en dessous des enjeux.

 

En ce qui me concerne, j’aurais voté blanc sur ce budget.

 

D’abord le point positif, qui démontre une amélioration qu’il faut saluer et encourager, les dépenses de fonctionnement sont au même niveau que le budget 2016.

Par les temps qui courent, et vu que l’on a une municipalité communiste, qui a du mal avec l’économie, c’est vraiment très bien.

 

Autre point que j’avais évoqué il y a fort longtemps, le fait de préférer l’autofinancement à la dette automatique.

Bon, il faut aussi souligner que ça s’est fait avec une forte augmentation de la Taxe Foncière.

Mais quand on a connu la période 2001-2008, là aussi, c’est un progrès.

 

En particulier, l’augmentation de la dette était prévue en 2016, ça n’a pas été le cas.

Mais bon, c’est aussi dû au fait qu’à mon avis, tous les investissements n’ont pas été menés.

 

Mais même s’il y a des progrès, qu’il faut saluer, ça reste insuffisant, et ceci pour deux raisons.

 

La première c’est que stabiliser les dépenses de fonctionnement, c’est insuffisant. Il faut les réduire.

Il faut, en fait une volonté de réduire les dépenses de fonctionnement.

Dans une situation où les ménages/entreprises/collectivités ont une ba isse des recettes, il faut faire un effort pour dépenser moins.

 

Il faut une réflexion pour organiser au mieux les services publics pour qu’ils répondent au mieux aux besoins de la population à moindre coût.

 

En particulier, l’informatisation des moyens permet de réduire les coûts.

 

Enfin, il faut avoir une véritable réflexion sur les recettes de la ville.

De nouveaux besoins induisent de nouvelles dépenses. Il faut donc de nouvelles recettes pour y répondre.

Il convient néanmoins de signaler pour plusieurs raisons, que la question est difficile.

 

Sur ces deux derniers points, la ville de Malakoff doit faire des efforts.

14 août 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (12/13) : La dette de Malakoff

Autre sujet qui fâche.

En 2001, la dette de Malakoff était maîtrisée.

 

Or, sur le mandat 2001-2008, la municipalité a fait une série d’investissement.

Pourquoi pas.

En ce qui me concerne, je regrette qu’il n’y ait pas eu des investissements productifs, c’est-à-dire des investissements en vue d’augmenter les recettes de la ville, comme ce fut le cas à Montrouge, par exemple.

 

Le problème, c’est que les investissements ont été fait en s’endettant, ce qui fait que la dette a été multiplié par environ 10, et qu’à l’époque, les calculs montraient qu’il fallait environ 15 ans pour rembourser la dette (faite en environ 5 ans).

 

Au contraire, je pense qu’il fallait prioriser l’autofinancement.

Ça impliquait d’augmenter les impôts locaux en 2001, et non fortement en 2009 (1 an après les élections), où si mes souvenirs sont bons, la taxe d’habitation a fortement augmenté.

 

Sur le mandat 2008-2014, la dette a diminué, mais pas assez fortement à mon sens.

 

Là, nous sommes en période d’investissement, et de recapitalisation de la SAIEM du fond des Groux.

 

Evidemment, on parle de budget, donc de ce qui est prévu.

 

Dans le budget principal, la dette au 01/01/2017 est de 33 695 640,08€.

Ce chiffre a été calculé à partir du ratio Dette/population, la population étant donnée.

On rembourse 3 099 672,00€ et on emprunte 4 978 342,99€.

 

Dans le budget des parkings, la dette est de 1 155 263,65€.

On rembourse 120 245,00€ et on emprunte 0€.

 

Au 01/01/2017, la dette est donc de 34 850 903,73€.

On a une intention de rembourser 3 219 917€.

Mais on empruntera 4 978 342,99€.

Il est donc prévu de faire augmenter la dette.

 

C’est dû au fait que l’on soit dans une période d’investissement, et à la recapitalisation de la SAIEM du fond des Groux (suite à la fusion de la SAIEM et de l’OPH de Malakoff).

 

Il est prévu que la dette s’élève à 36 609 329,72€ au 31/12/2017.

13 août 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Dunkerque au cinéma

J’ai été voir le film, et je ne l’ai vraiment pas aimé.

Je suis content, sur le Bazar du Grenier, il y a une critique qui pense exactement comme moi.

 

Pour commencer, j’aime beaucoup le cinéma de Christopher Nolan.

J’aime beaucoup sa trilogie sur Batman (Batman Begin étant mon film de super-héros préféré), Interstellar, et j’ai aussi entendu beaucoup de bien de Memento que je n’ai malheureusement pas vu.

 

Mais là, Dunkerque est pour moi surestimé, et c’est vraiment son plus mauvais film.

 

Parlons des qualités du films.

 

Le film est beau, et très bien filmé.

 

Mais ça s’arrête là.

 

Dans les points faibles, le rythme est horriblement long, le film est trop long.

Il ne se passe rien. Et pourtant, le film ne dure que 1H47.

Moi, j’étais fixé à mon portable en me disant « Mais quand est-ce que ça va finir ».

 

Ensuite, le scénario est vraiment trop mal construit.

Il empire les défauts du film.

Fait majeur, on a un film qui s’auto-spoil.

Effectivement, le scénario est construit de manière non chronologique (une habitude chez Nolan).

Un moment, un des personnages explique que les allemands ont des sous-marins.

Après, on voit un transport militaire. On sait qu’il va se faire torpiller, ce qui est le cas.

 

Dans Batman Begin, la construction non chronologique et par flash-back apportait vraiment quelque chose.

Lorsque Bruce Wayne se fait battre par Henry Duncard, on a un flash-back qui explique la mort de ses parents, et la culpabilité que celui-ci ressent.

 

Lorsque Henry Duncard demande à Bruce Wayne pourquoi il n’a pas vengé ses parents, on a un flash-back qui explique qu’il a essayé, qu’on lui a pris sa vengeance, et on le voit, désespéré, quitté Gotham City pour trouver un sens à sa vie.

 

Dans Dunkerque, on passe d’une histoire à l’autre, on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages.

 

D’ailleurs, il y a peu de dialogue, et les personnages ne sont pas vraiment développés.

 

En plus, j’avais l’impression d’avoir en face de moi une propagande pour les soldats anglais.

 

Si Dunkerque a pu être produit, c’est parce que le film est de Christopher Nolan.

 

Pour ma part, j’ai vraiment passé un mauvais moment au cinéma.

4 août 2017 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Mobilisons-nous contre les JO

Dernièrement, j’exprimais mon opposition à l’organisation des JO à Paris.

 

Je suis donc ravi que l’Hérétique s’exprime sur le sujet en allant dans le même sens.

 

Je suis opposé à l’organisation des JO pour deux raisons.

 

La première est financière.

Les JO ont un coût, et c’est rarement rentable.

Pire, il y a toujours des dépassements et évidement, c’est le contribuable qui paye.

Dans un pays qui doit, comme le dit si bien Emmanuel Macron, faire une double désintoxication sur ses dépenses publiques (trop élevées) et son niveau de prélèvement (trop élevé aussi), organiser les JO est un mauvais signal.

 

Lorsque l’on a des problèmes d’argent, comme la France, et que l’on doit réduire ses dépenses, comme la France, on commence par ce qui est superficiel.

Et les JO, c’est clairement superficiel.

 

Par ailleurs, lorsque l’on a des problèmes d’infrastructures, comme à la Gare Montparnasse, je préfère qu’on investisse pour remettre en Etat l’existant.

 

L’argent, ça ne tombe pas du ciel, derrière, c’est le contribuable.

Par ailleurs, des dépenses d’investissement induisent des dépenses de fonctionnement.

C’est pour ça qu’il faut investir dans le durable et non pas dans de l’éphémère.

On investit pour 30 ans, pas pour 1 mois !

 

Enfin, il y a un vrai problème avec l’immobilier à Paris et en première couronne.

Il est trop cher et les gens ne peuvent pas se loger décemment.

Je parle de gens qui sont au-dessus du salaire médian.

Je crains que les JO induisent une flambée des prix de l’immobilier empirant une situation déjà catastrophique.

 

Enfin, je me permets d’ajouter un nouvel argument, donné par les opposants d’ailleurs : l’aspect démocratique et institutionnel.

 

La population n’est pas consultée. Les opposants ne sont pas reçus par Anne Hidalgo.

 

De plus, Paris n’a pas à décider.

Les JO ne concernent pas seulement Paris, mais Paris et la petite couronne.

C’est du ressort du Grand Paris, et le président du Grand Paris est Patrick Ollier.

 

C’est pour ça que j’appelle à signer la pétition contre les JO.

 

A écouter : Le responsable du collectif Non aux JO 2024 à Paris

2 août 2017 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire