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Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

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12 septembre 2017 - Posted by | Politique, Politique nationale | , , , ,

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