Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

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9 décembre 2017 - Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , ,

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