Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Parlons mode de scrutin (1/2) : Je me réjouis qu’Emmanuel Macron soit revenu à la circonscription unique pour les européennes

S’il y a une mesure, dont j’avais parlé, qu’il était temps de faire, c’est de revenir au scrutin à circonscription unique pour les européennes.

 

Emmanuel Macron l’a fait, et je m’en félicite.

 

Pour mémoire, on vote aux européennes pour les députés européens.

C’est-à-dire pour les gens qui vont siéger au parlement européen.

 

De plus, les élections européennes sont les élections où l’on débat de la politique européenne.

 

Avant, on avait un scrutin de liste pour les députés européens.

Sauf que Jacques Chirac en 2003 a fait un scrutin par région (8 grandes régions).

 

Officiellement pour rapprocher le citoyen de son député européen.

 

Sauf que dans la pratique, ça a été une catastrophe.

 

Déjà, lors des européennes, on ne débat plus de l’Europe.

Comme il n’y a pas de tête de liste identifiée, c’est le chef de parti qui prend les commandes, ou le chef de gouvernement.

De fait, il en profite pour défendre son bilan national, ou pour démolir la politique nationale.

Du coup, on ne débat plus de l’Europe, mais de la politique nationale.

 

C’est lié au fait que le parti politique ne personnifie plus une tête de liste, il y en a 8.

De fait, c’est le chef de parti qui fait le job.

 

Par ailleurs, je ne sais pas qui sont mes députés européens.

On a donc loupé le rapprochement du député européen avec le citoyen.

 

Mais le pire n’est pas là.

 

En réalité, Chirac a construit ce mode de scrutin pour bipolariser la vie politique et tuer la concurrence.

Ce mode de scrutin a été fait pour tuer les petits partis et réduire la concurrence.

C’est la véritable raison, hypocritement cachée, par Jacque Chirac.

 

Lors des européennes 2014, le FN a eu 24 sièges, l’UMP (LR) 20, le PS 13, les centristes 7, les verts 6, le Front de Gauche 4.

 

Mais avec une circonscription unique, on aurait eu 22 sièges pour le FN, 18 pour l’UMP, 12 pour le PS, 9 pour les centristes, 8 pour les verts, 5 pour le Front de Gauche.

 

De fait, il était temps que cette mauvaise farce se termine, elle a assez fait de dégâts comme ça.

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25 février 2018 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le problème Wauquiez (2/3) : Macron L’addition, entre mauvaise foi et fake news

Face à Emmanuel Macron, LR a lancé l’opération « Macron l’addition » afin de prouver qu’il y a une baisse du pouvoir d’achat.

 

Seulement, les arguments sont au mieux de la mauvaise foi, au pire des « fake news ».

 

Bon, d’un autre côté, ça a été éclipsé par la brillante intervention de Laurent Wauquiez en tant que prof…

 

Mais je me permets de répondre, car je pense que sur ce point, Macron fait beaucoup.

Mieux, il n’est pas, comme Nicolas Sarkozy, dans l’optique de baisser le pouvoir d’achat, seulement en favorisant les riches. Donc de favoriser le pouvoir d’achat exclusivement des hauts revenus.

 

Pour commencer, je tiens à préciser, car j’ai depuis regardé ma feuille de paye, que j’ai bien gagné environ 50€, ce qui était d’ailleurs annoncé par divers simulateurs.

 

Et ça, grâce à Macron.

Je vais y revenir.

 

Plus sérieusement, Macron part de très loin (je rappelle que depuis 2002, on a eu successivement Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), mais je sais qu’il fait de son mieux.

 

Selon une étude plus sérieuse sur le site des décodeurs, sur 24 mesures, 12 sont bénéfiques pour le pouvoir d’achat, 9 sont négatives pour le pouvoir d’achat et 3 sont neutres.

 

On arrive donc à :

  • 50% de mesures positives pour le pouvoir d’achat.
  • 37,5% sont négatives pour le pouvoir d’achat.
  • 12,5% sont neutres.

Le bilan est loin d’être la catastrophe annoncée par LR. Au contraire, on a un bilan plus nuancé, voir plutôt bon.

 

Par ailleurs, je me permets de revenir sur la hausse de la CSG, car là, il y a vraiment mauvaise foi.

Comme je l’avais écrit récemment ici et ici, il faut diminuer les charges.

Je ne vais pas réexpliquer pourquoi en détail, mais la baisse des charges, élevées, est une nécessité.

 

Il est nécessaire de réduire les charges patronales car elles empêchent le développement des entreprises, surtout les TPE/PME, sont un frein à notre économie, et fabriquent du chômage, aussi bien à court terme que à long terme.

 

Quant aux charges salariales, elles sont trop élevées et plombent le pouvoir d’achat des gens qui travaillent. En fait, faire supporter la solidarité que sur les gens qui travaillent est un peu injuste.

Ce n’est pas très malin et ça ne récompense pas les gens qui jouent le jeu et apportent à la société par leur travail.

 

L’idée est donc de financer la baisse des charges (patronales et salariales) en augmentant un impôt qui a une assiette plus large. L’idée est de financer la baisse des charges en augmentant un impôt payé par plus de monde.

 

Dans le cadre du programme Macron, c’est la CSG.

 

Mais je tiens à rappeler que François Fillon, candidat de la Droite, donc de LR, faisait le même constat. Par contre, il proposait d’augmenter la TVA.

 

Donc, si François Fillon avait été élu président, il aurait également diminué les charges, en augmentant la TVA.

 

Pour ma part, l’importance, pour moi, n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais d’enfin diminuer les charges, aussi bien patronales que salariales.

 

Et Emmanuel Macron le fait enfin.

 

Il est d’ailleurs à noter que lors de la primaire 2012, Manuel Valls s’était prononcé pour une augmentation de la TVA et une diminution des charges.

 

Par contre, la Droite, principalement la Droite dure, incarnée respectivement par Nicolas Sarkozy et aujourd’hui par Laurent Wauquiez, n’a rien à dire. Qu’ils longent les murs et qu’ils se fassent discrets. Sur le sujet, ils n’ont rien fait, contrairement à Macron.

 

L’un des premiers à avoir parlé de TVA sociale (hausse de la TVA pour diminuer les charges, en général patronales), c’est Jean Louis Borloo. C’était en 2007.

Seulement, cette intervention pertinente de Jean Louis Borloo a fait perdre des sièges à la Droite.

Conclusion, Nicolas Sarkozy a transféré Jean Louis Borloo au ministère de l’écologie, et il s’est empressé d’enterrer la TVA sociale.

 

Idée qu’il a néanmoins reprise en 2012 histoire de faire un piège à cons de centristes.

 

Enfin, je me permets de signaler que les chiffres annoncés sont délirants.

Selon un autre article du site des décodeurs, les différentes hausses ne sont pas aussi élevées qu’essaye de faire croire la Droite.

 

Pire, beaucoup de ces hausses ne sont pas imputable au gouvernement.

En fait, on est dans de vrais chiffres fantaisistes, de vrais fakes news.

 

Mais quand on n’a pas de projet et de vision, comme Laurent Wauquiez, il ne reste… que les Fakes News…

22 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème Wauquiez (1/3) : Wauquiez, l’homme qui empêche LR d’évoluer

Puisque que l’on est en plein Wauquiez Gate, je me permets de donner mon avis sur certains points.

 

A commencer par un sur lequel j’ai insisté, c’est que Wauquiez, il est l’inverse de ce dont la Droite a besoin.

 

Il faut déjà commencer par un point important : c’est que les défaites de 2012 et 2017 étaient méritées.

 

Il est plus que temps à LR de l’accepter pour pouvoir vraiment passer à autre chose.

 

La défaite de Nicolas Sarkozy était méritée.

Attention, je ne dis pas que François Hollande était un bon président. C’était même un président médiocre.

Et personnellement, au second tour de la présidentielle 2012, j’avais voté blanc.

 

Mais il convient de rappeler que François Hollande est arrivé sur le vote sanction, vote sanction envers Nicolas Sarkozy, et à juste titre.

 

Sans entrer dans les détails, Nicolas Sarkozy a augmenter la dette de la France (2/3 est à son dû, 1/3 à cause de la crise selon la cour des comptes), il a d’ailleurs fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans, et encore, François Mitterrand a eu deux cohabitations, dont une catastrophique avec Edouard Balladur qui avait comme ministre du budget un certain Nicolas Sarkozy.

 

Toujours dans les griefs, sa politique économique a été une catastrophe. Il a fait une politique centrée sur la demande, augmentant la dette d’ailleurs, en aidant financièrement les riches.

Politique désastreuse car elle n’a pas permis d’augmenter la productivité et l’appareil productif.

 

Il a rendu le service public inefficace par des réformes débiles qui sont contre le bon sens. Je pense au pôle emploi, que j’ai subis, mais on peut penser à la police, aux services secrets (qui du coup sont moins bons pour déjouer les attentats…) …

 

Il a enrichi une oligarchie sur les deniers publics (je pense à Tapie ou au pentagone à la français), sans parler de son style de gouvernance.

 

Quant à 2017, la défaite était aussi méritée.

Au lieu de réfléchir aux causes de la défaite de 2012, LR a préféré se construire sur la nullité de la Gauche et de François Hollande.

 

En fait, j’ai un exemple d’un gars qui a fait ça : François Hollande lui-même.

 

En 2002, le PS a subi un échec terrible : Lionel Jospin est éliminé au premier tour face à Jean Marie Le Pen.

 

Au lieu de se remettre en cause, le PS a préféré, sous l’impulsion de François Hollande, alors premier secrétaire, construire le PS sur l’échec de la Droite, mené d’abord par Chirac puis Sarkozy.

 

Ça a marché, car la Droite était particulièrement mauvaise, et ça a permis au PS de gagner toutes les élections intermédiaires (régionales, municipales…).

 

Seulement, ça a permis au PS d’arriver au pouvoir en 2017. Sauf que là, ils étaient vraiment mal préparés, ce qui a donné le mandat catastrophique de François Hollande.

 

Mais le vrai problème de LR n’est pas là.

Le vrai problème de LR est sa droitisation excessive.

 

Ça a commencé avec Sarkozy, qui a mis le FN et le PS au même niveau, et Laurent Wauquiez est dans la continuité.

 

Je ne reproche pas à LR d’être de droite, je reproche à LR sa stratégie pour faire accepter une politique de droite.

 

Ils pensent qu’être de droite est plus important que de faire une politique labélisée de Droite plutôt que de faire une politique de Droite pragmatique, donc moins de Droite, mais qui marche.

 

Du coup, une fois élu, LR fait des politiques contre les gens, clientélistes, contre le bon sens, qui empire la situation des gens et du pays.

C’est Sarkozy qui est responsable de la droitisation excessive de LR, et Wauquiez est dans la continuité.

 

Cette situation m’attriste pour deux raisons.

La première est qu’elle appauvri le débat démocratique.

 

La seconde raison est que s’il faut une alternative à Macron, elle ne s’appelle pas LR. Et comme elle ne s’appelle pas PS…

20 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Lancement du projet « La porte de Malakoff »

Hier avait lieu le lancement du projet « La porte de Malakoff ».

Il n’y a pas vraiment de projet, juste la municipalité qui va consulter la population.

Il est à noter qu’il y avait le maire du 14ème et le maire de Vanves.

 

Effectivement, l’INSEE, qui occupait l’entrée de ville, la tour INSEE, s’en va.

La tour risque d’être raser.

 

Question : Que fait-on à la place ?

 

Certes, le terrain appartient à l’Etat, mais l’idée est d’être acteur et de peser sur l’Etat.

 

Pour commencer, je vais me permettre de remettre en place un argument qui a été donné plusieurs fois durant la réunion.

 

Faire venir des entreprises n’enrichit plus une ville.

Ça été vrai une époque. C’est de cette façon que des villes comme Puteaux (avec le territoire de la défense), Issy les Moulineaux et Montrouge se sont enrichis. Sauf que c’était à l’époque de la taxe professionnelle.

 

Aujourd’hui, ce n’est plus vrai, et cela pour deux raisons.

 

La première est que l’impôt économique, la CET (Contribution économique territoriale), n’est pas touché par la commune, mais par le territoire, en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris.

 

La seconde est que la suppression de la taxe professionnelle s’est faite avec une perte d’autonomie fiscale.

La CET est composé de la CVAE (Contribution sur la Valeur ajouté des entreprise) et la CFE (Contribution Foncière des entreprise). La collectivité a une autonomie fiscale sur la CFE (elle fixe les taux), qui d’ailleurs est un impôt physiocrate, mais pas sur la CVAE. Or, dans la CET, la CVAE représente l’essentiel des revenus.

 

Ceci-dit, je peux donner mon opinion sur le terrain de l’INSEE.

 

D’abord, je me réjouis du départ de l’INSEE.

Effectivement, ils étaient dispensés de payer des impôts locaux. Ils ont juste financé le gymnase Duclos (qui lui, a généré des dépenses de fonctionnement).

 

Les infrastructures, comme les trottoirs, ou les services municipaux, comme le ramassage des ordures, ça coûte de l’argent.

L’INSEE en a profité, c’est anormal qu’ils n’y aient pas contribués.

 

D’autant qu’ils sont à Malakoff depuis 1974 (soit 44 ans) et qu’ils avaient 2 bâtiments (il leur en reste donc 1).

 

Pour remplacer la tour INSEE, j’opte pour deux possibilités.

 

La première est une zone économique, avec entre autres une pépinière d’entreprise et/ou un hôtel d’activité.

Certes, comme je l’ai rappelé au préalable, faire de l’économique n’enrichit plus la ville comme à la grande époque de la taxe professionnelle (supprimée par un certain Nicolas Sarkozy, je tiens à le rappeler).

 

Mais pourtant, c’est important de faire de l’économique. En fait, c’est l’économique qui fait le cœur d’une ville. C’est l’économique qui apporte la vie sur un quartier.

Dans un registre particulier, on peut prendre le commerce de proximité.

 

Pour faire du lien social, on développe un commerce de proximité. On développe un commerce de proximité pour les habitants de la ville.

Mais ce n’est pas les habitants de la ville qui font vivre le commerce de proximité, mais les gens qui travaillent sur la ville. C’est pour ça qu’il est important de faire venir des gens pour qu’ils travaillent sur Malakoff car c’est eux qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

De plus, dans cette logique, la tour INSEE est une zone économique. C’est donc normal de remplacer une zone économique par une zone économique.

 

La deuxième piste serait un investissement productif.

Effectivement, les ressources de la ville, pour diverses raisons, dont certaines tout à fait normal, sont vouées à se raréfier.

Or, la demande de service, elle, est toujours présente.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a une tendance à vivre sur l’argent des autres (en particulier l’Etat), c’est problématique, car les autres (surtout l’Etat), ils n’ont plus d’argent.

 

Et un jour, il faudra bien que Malakoff réfléchisse à ses recettes et à la façon de les augmenter.

De les augmenter non pas en augmentant les taux (une des grandes mauvaises habitudes de la municipalité) mais en augmentant le nombre de contribuable…

14 février 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire