Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Sur le budget 2018 de Malakoff (et ses critiques)

Je voulais le faire, puis j’en manque le temps et j’ai eu une sorte de flemarturgie aigue.

 

Mais l’article de Malakoff Plurielle (encore eux) m’a fait changer d’avis.

 

Je n’écrirai pas, comme c’est l’habitude, une analyse complète du budget de Malakoff.

Ça me prendrait du temps, temps que je n’ai pas, à cause de mon boulot et du CNAM.

 

En particulier, j’ai un rapport à écrire pour le CNAM pour Juin.

 

Mais j’étais présent au vote du budget, ce qui m’a permis d’avoir un regard extérieur sur le sujet, à défaut de m’être plongé sérieusement sur les chiffre.

 

Je pense que l’on a un budget de transition.

C’est-à-dire un budget lambda de milieu de mandat.

Un budget de gestion courante.

 

En ce sens, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais sans doute voté blanc.

Il n’y a pas, entre-autre, une hausse immodérée des impôts, comme la taxe foncière par exemple.

 

Dans les critiques à dire, il y manque, comme d’habitude, une vision économique.

 

Pour bien faire comprendre mon point de vue, je vais parler de deux villes proches et identiques : Issy Les Moulineaux et Montrouge.

Il faut dire que les maires, que ce soit André Santini pour Issy Les Moulineaux, ou Jean Loup Metton (et maintenant Étienne Lengereau) pour Montrouge sont UDI, donc centre droit.

 

Contrairement à Malakoff, je n’aimerais pas vivre dans ces villes.

Le cadre de vie est moins sympa, on a moins l’aspect village et il y a une forme de bétonisation.

Le surnom « Jean Loup Betton » n’est pas forcement volé.

 

Néanmoins, ces maires ont, contrairement à ceux de Malakoff, une qualité, la vision économique.

Lors de leur arrivé, ils ont réfléchi à leurs recettes, à leurs évolutions, aux dépenses, à leurs évolutions, et ils ont fait une politique économique pour faire rentrer l’argent dans les caisses.

 

En particulier, André Santini a pu diminuer les impôts à Issy Les Moulineaux.

Ça doit être souligné, car par les temps qui courent, c’est plutôt rare.

 

Quant à Montrouge, lorsque j’étais dans la politique active, on appelait cette ville « Le coffre-fort ».

 

Ce n’est pas pour rien que Sud de Seine voulait avec insistance que Montrouge rejoigne la communauté de commune.

Le « Coffre-fort » aurait apporté du pognon.

 

Pour en revenir à Malakoff, c’est juste l’inverse.

On a un super cadre de vie, mais la municipalité n’a aucune vision économique sur le long terme.

 

A sa décharge, depuis Sarkozy, il y a une remise en cause de l’indépendance fiscale.

Ça a commencé par la suppression de la Taxe professionnelle, et la suppression de la Taxe d’habitation (sur laquelle je me suis grandement exprimée, 1, 2, 3, 4, 5, et résumé) n’arrange pas les choses.

Mais même si l’autonomie fiscale est remise en cause, c’est la ville de Malakoff qui est coupable de ne pas avoir pris en main sa politique économique.

A titre de comparaison, André Santini a été élu en 1980, Jean Loup Metton a été maire de 1994 à 2016.

 

Par ailleurs, il est vrai que je ne suis pas favorable aux intercommunalités et/ou communauté de commune, mais je reconnais que GPSO, dont Issy Les Moulineaux fait partie, essaye d’être utile aux concitoyens. Il y a une véritable politique de rationalisation des dépenses à GPSO, contrairement à Sud de Seine.

 

Pour en revenir à Malakoff, il n’y a pas une vision économique.

C’est donc le principal reproche que je fais à la municipalité.

De mon point de vue, c’est une question idéologique.

La municipalité, communiste, n’a pas le bon logiciel.

 

De fait, elle n’a jamais eu une réflexion pour réduire les dépenses de fonctionnement (Sud de Seine aurait dû en être l’outil), ni une réflexion pour élargir les bases afin d’enrichir la ville sans augmenter les taux, comme ce fut le cas à Issy Les Moulineaux ou à Montrouge.

 

Enrichir une ville, ce n’est pas péjoratif, ça permet de rendre de meilleurs services publics, d’investir dans des infrastructures…

Au final, c’est mieux pour la population.

 

Or, dans le cas de Malakoff, comme il n’y a pas eu une réflexion pour enrichir la ville, quand la ville est face à des difficultés financières, elle augmente fortement les impôts.

Ce fut (de mémoire) la taxe d’habitation en 2008 et la taxe foncière en 2015.

 

Le problème, c’est que les difficultés économiques et financières vont être de plus en plus nombreuses…

 

De fait, on arrive à la maxime « Malakoff fait une très bonne politique, mais elle le fait sur l’argent des autres ».

Ce qui amène le problème « Les autres, ils n’ont plus d’argent ».

 

Il est urgent d’avoir une réflexion pour que « Malakoff fasse une très bonne politique, mais sur son argent propre ».

 

Et il y a urgence car sinon, on risque d’avoir une perte de service public, ou on risque de continuer à prendre les contribuables pour des vaches à lait.

 

Encore une fois, même si le cadre extérieur se dégrade et que l’autonomie fiscale est remise en cause, le manque de réflexion sur la vision économique de la ville est du ressort… de la ville.

 

En ce sens, je soutiens totalement l’intervention de Fabien Chébaut (Malakoff 21) qui allait dans ce sens.

Je l’ai félicité pour son intervention, je me permets de le refaire ici.

 

Par contre je critique l’intervention d’Emmanuelle Janès (Malakoff Plurielle).

Déjà, sur l’aspect budget participatif, sur lequel je me suis déjà exprimé (1, 2, 3).

Le problème, c’est qu’elle est dans la critique gratuite et du coup, elle loupe le principal.

Un peu comme Thierry Guilmart d’ailleurs.

 

De fait, elle est en dessous des enjeux.

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6 mai 2018 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire