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Réaction aux européennes 2019 (3/4) : Que les britanniques sortent l’UE, et avec un Brexit dur

Comme je l’avais écrit précédemment, je suis pour un Brexit dur.

C’est peut-être le seul point avec lequel je suis en accord avec le camp du Brexit, et en particulier avec Boris Johnson, probable premier ministre, qui m’a fait hurler en déclarant ne pas vouloir payer la facture du Brexit. Brexit que le Royaume Uni a choisi, peut-être pas en connaissance de cause, mais choisi quand même.

 

Et le sieur Johnson s’y est investi, avec une véritable campagne de désinformation !

 

Soyons clair, les britanniques auraient pu se dire, suite aux turbulences politiques que traverse le pays qu’ils se sont trompés, et auraient pu profiter des élections européennes pour le faire savoir.

 

Sauf que le résultat est :

  • Parti du Brexit : 31,6%
  • Libdem (c’est les centristes, pro-européen) : 20,3%
  • Travaillistes : 14,1%
  • Verts (qui sont aussi pro-européen) : 12,1%
  • Parti conservateur : 9,1%
  • Parti national écossais : 3,6%.

Donc, le camps anti-Brexit représente 36%.

Je rappelle que Jeremy Corbyn, leader des travaillistes, et clone de Mélenchon, est anti européen lui-même.

 

Donc soyons clair, les britanniques ont confirmé leur envie de Brexit, pas en connaissance de cause, mais il l’on confirmé quand même, et démocratiquement.

 

Pour commencer, je n’ai rien contre Theressa May, qui je pense, sait que le Brexit va être une catastrophe, mais qui en tant que dirigeante responsable essaye d’éviter le pire.

En gros, Theressa May est une vraie dirigeante qui essaye de faire au mieux pour son pays.

 

Le problème, c’est l’ensemble de tous ces députés démagogiques qui votent comme des pieds. De ces députés démagogiques qui ont une vision démagogique et idéologique.

 

J’attribut également une mention spéciale à Jeremy Corbyn, qui n’est qu’un clone de Mélenchon. Rien de bon pour l’avenir.

Précédemment, j’avais expliqué qu’il y avait y trois raisons pour lesquelles j’étais pour un Brexit dur.

 

La première est que lors de la campagne du Brexit, les pro-Brexit ont craché sur l’Europe, ont pissé sur l’Europe et ont organisé une campagne de Fake-news.

Le « Je ne payerai pas la facture du Brexit » de Boris Johnson est le dernier mensonge démagogique en date.

Pourquoi aider des gens qui nous crachent dessus ?

 

La seconde raison est que non seulement les britanniques ont profité de l’Europe, ils avaient même un rabais, mais en plus, ils ont essayé de la détruire de l’intérieure.

 

Il convient d’ailleurs de répéter la célèbre phrase de Margaret Thatcher : « I want my money back ».

Tout est dit.

 

Pourquoi devrait-on faire un effort pour des gens comme ça ?

 

Mais je reconnais que la troisième raison est franco-française.

J’ai, en France, un problème de « Politiques incompétents ».

Ça se voit avec la décomposition de la Gauche, de la Droite, et la montée des extrêmes.

Mieux, aujourd’hui, on a les Gilets Jaunes.

 

Et en général, l’excuse de tous ces incompétents et des extrêmes, c’est : « C’est la faute à l’Europe ».

 

Et bien, j’espère un Brexit dur qui coulera le Royaume-Uni, notamment économiquement, comme ça, on verra que le problème, ce n’est pas l’Europe, malgré ces nombreuses imperfections.

 

Donc, soyons clair, les britanniques ont choisi un Brexit, et un Brexit dur.

Je ne vois pas pourquoi on ferait autrement.

 

C’est la moins pire des solutions et on ne donne pas à boire à un âne qui n’a pas soif.

 

Mais que les britanniques ne s’y trompent pas.

Un Brexit dur, ça implique :

  • La fermeture des frontières.
  • Des droits de douanes, de l’Europe vers le Royaume Uni, certes, mais aussi du Royaume Uni vers l’Europe.
  • Ça implique aussi une frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud, qui a été la cause d’une guerre de 30 ans. Ça tombe bien, Boris Johnson ne veut pas d’exception irlandaise.

 

Mais du coup, c’est une série de conflits qui va s’annoncer.

 

En Irlande déjà, car la future frontière va vraiment rendre la vie en Irlande du Nord invivable.

 

Mais il se peut que l’Ecosse, dirigé par les indépendantistes, pro-européens, décident de faire un nouveau référendum, et que le « oui » à l’indépendance, l’emporte.

Effectivement, l’Ecosse est pro-européenne, et s’était prononcé majoritairement contre le Brexit.

Et lorsque l’Ecosse a du rallié le Royaume-Uni, ce n’était pas beau à voir.

 

Bref, si l’Ecosse organise un référendum pour l’Indépendance et que le oui l’emporte, Boris Johnson aura l’air malin.

A moins qu’il interdise le référendum, ce qui ne serait pas malin non plus.

 

Bref, le Brexit est la source de futures emmerdes, aussi bien économiques que territoriales.

 

Mais encore une fois, les britanniques l’ont choisi, démocratiquement. Qu’ils l’assument !

10 juin 2019 Posted by | Européenne 2019, International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Réaction aux européennes 2019 (2/4) : La stratégie suicidaire de la droite confirmée

C’est vrai que je ne suis pas un bon client de la Droite.

Le premier tour étant le tour où l’on exprime son idéal, et étant Centre Gauche, je ne vote pas vraiment à Droite le premier tour.

 

Mais au second, on choisit l’exécutif. Et il se peut que je puisse, selon la situation, voter à Droite.

Ça a été le cas aux régionales, par exemple.

 

Le problème, c’est qu’avec l’état actuel de la Droite, je ne sais pas choisir entre le PS (dont je parlerai prochainement) et LR.

 

Je ne reproche pas à LR d’être de Droite, c’est le jeu.

Ce que je reproche à LR, c’est d’imposer une vision idéologique de la Droite, ce qui fait que quand elle arrive au pouvoir, elle fait une politique idéologique, clientéliste, contre les gens et qu’elle empire la situation déjà difficile de la France.

 

J’ai souvent écrit tout le mal que je pense de Laurent Wauquiez.

En particulier, encore adhérent au Modem, je me suis prononcé contre lui alors qu’il avait le soutien du Modem.

 

Néanmoins, je ne pense pas que le problème de la Droite soit Laurent Wauquiez.

Je pense que Laurent Wauquiez est la continuité, et surtout la continuité de ce qui se faisait avant.

Et ce qui se faisait avant, ça s’appelle Nicolas Sarkozy.

 

Je pense que le déclin de la droite, ou plus exactement le déclin de l’UMP/LR commence avec Nicolas Sarkozy.

 

Déjà parce que le bilan de son mandat est une catastrophe.

Le bilan économique est médiocre, et je ne peux que recommander le livre de Jean Peyrelevade sur le sujet.

Il a fait exploser la dette, il a enrichi une oligarchie, recommencé une centralisation excessive (en supprimant la taxe professionnelle, par exemple) …

L’exemple du Pentagone à la Française, en particulier, ou l’affaire Tapie, sont sidérants.

Mais en plus de ça, il a aussi droitisé la Droite.

Notamment en mettant le PS et RN au même niveau.

Car voter blanc, je rappelle que ça veut dire « Mettre au même niveau ».

 

Alors, certes, on peut expliquer qu’il est honteux que certains membres du PS ne soient pas clairs vis-à-vis de l’extrême gauche.

Je pense en particulier à Benoit Hamon qui lors de la présidentielle expliquait qu’il voterait au second tour pour Jean Luc Mélenchon.

 

Mais ça n’excuse pas.

 

Ça crédibilise RN, voir pire, certains électeurs sont passé de LR à RN.

Je pense que c’est ce qu’il s’est passé lors des européennes.

 

En ce qui me concerne, même si je ne suis pas foncièrement de Droite, je trouve l’Etat de la droite républicaine inquiétant.

 

Déjà parce que ça implique un débat démocratique de faible qualité, ce qui ne permet pas à la majorité de s’améliorer.

 

Mais aussi parce que s’il faut une alternative à Macron, elle ne s’appelle pas LR. Et comme elle ne s’appelle pas PS non plus…

 

Et pire, je pense que la faiblesse de LR permet à RN d’être fort.

 

Le problème de LR, c’est qu’ils vivent dans l’illusion que Nicolas Sarkozy a été un grand président.

 

Le problème, c’est que LR doit remettre en cause la présidence de Sarkozy pour pouvoir avancer.

5 juin 2019 Posted by | Européenne 2019, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire