Le blog de Phil

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Pourquoi je hais les Gilets Jaunes

Bon, comme c’est dur d’argumenter sur Tweeter, je vais le faire ici.

 

Je hais les Gilets Jaunes. Je les déteste, et je pense que les Gilets Jaunes sont ce que représente de pire la France.

Je hais les gilets jaunes et je me permets de l’assumer sans y aller par quatre chemins.

 

Je pense également, excepté ceux qui sont manipulé par les Gilets Jaunes et leurs façade (Extrêmes Droites et Extrêmes Gauches) que les gilets jaunes sont des gens égoïstes, hypocrites et dangereux.

 

Ils sont particulièrement dangereux par leurs méthodes mais aussi par ce qu’ils font économiquement à la France. Ou plutôt en empêchant la France de se moderniser.

 

Je les hais tellement, aussi bien pour des raisons de fond que de forme que je ne sais vraiment pas par où commencer.

 

J’avais écrit par le passé en quoi j’en avais marre des gilets jaunes mais là, je vais regrouper, même si je sais que je vais en oublier plein.

 

  1. Ce sont des fachos et des voyous

Commençons par leurs méthodes, ce sont des fachos et des voyous. Je ne compte pas le nombre de permanence de député LREM saccagé (dont dernièrement ici). Pire, des fois, il aurait pu vraiment avoir des morts, comme lorsqu’ils ont tenté de bruler la permanence d’un député LREM. Ils ont été attaquer une ministre. Ce qui pose une question. Quand Emmanuel Macron, élu démocratiquement (je le rappelle) dit à ses ministres de partir en vacances la « peur au ventre », je vis dans quel pays ?

Mais si c’était que les politiques.

Mais on a aussi de simple citoyen. On a même un citoyen qui a été menacé sur Facebook. Le Foulard rouge n’y a pas prêté attention. Grave erreur ! Il les a vu devant chez lui. Et ce n’est pas une blague. C’est une histoire vraie.

 

Par ailleurs, c’est dès le début du mouvement. Un restaurateur qui les a critiqués sur Facebook a vu son restaurant brûler.

 

Commençons par la base. C’est normal qu’il y ait des désaccords en démocratie. C’est normal qu’il y ait une opposition en démocratie. C’est le jeu. Mais en démocratie, on accepte de perdre. C’est aussi le jeu. Et si les Gilets Jaunes sont en désaccord avec Emmanuel Macron, ils attendent 2022 pour voter contre lui.

 

Nicolas Sarkozy a été médiocre. François Hollande a été médiocre. Ils ont été virés par les urnes (ou alors, ils ne se sont pas représentés).

 

La démocratie est un bien précieux.  Comme le disait le père d’un ami, une élection, ça coûte moins cher qu’une guerre civile.

 

Je n’étais pas d’accord avec Nicolas Sarkozy ou François Hollande. D’autant que je n’ai pas voté pour eux, notamment au premier tour. J’ai pris mon mal en patience et je me suis exprimé en 2012 et 2017 contre eux. En gros, j’ai accepté le résultat des urnes. J’ai accepté de perdre !

 

  1. Ils disent qu’Emmanuel Macron est un dictateur, là, il faut remettre les pendules à l’heure

Ça fait 39 semaines que les gilets jaunes manifestent.

En réalité, il faut rappeler que ce n’est pas une manifestation pacifique, contrairement à ce qu’ils laissent entendre. Enfin, veut-on manifester pacifiquement quand on vient avec des battes de baseball…

 

Gandhi et les indiens qui manifestent, ça ce sont des manifestations pacifiques.

Martin Luther King aussi.

 

Dernièrement, on peut parler des algériens. Et pourtant, eux, ils ont vraiment un pouvoir corrompu et des élections truqués. Mais ils ne cassent pas tout… comme les gilets jaunes.

 

En réalité, Emmanuel Macron les laisse manifester, car dans une démocratie, on laisse simplement les gens manifester.

 

A titre de comparaison, en URSS, ils auraient fini au Goulag. Dans la Russie de Poutine, qui assassine opposant et journalistes, ils auraient fini en camps de concentration.

 

En Chine, ils auraient été écrasés par les chars.

  1. Ils disent que Emmanuel Macron et Edouard Philippe ne veulent pas les recevoir, c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Au début de la crise, Edouard Philippe, a bien voulu recevoir une délégation de Gilets Jaunes. C’est eux qui ont refusé. Ce n’est pas une blague. Je répète, ce n’est pas une blague.

La raison étant que les gilets jaunes menaçaient les gilets jaunes qui iraient voir Edouard Philippe.

Ce qui en dit long sur les gilets jaunes d’ailleurs…

 

Donc quand les gilets jaunes m’expliquent que je ne veux pas dialoguer (ce qui admettons le, est un peu vrai aujourd’hui), je hurle et je saute au plafond.

 

Les gilets jaunes veulent-ils dialoguer, eux ?

Je ne pense pas, car sinon, ils auraient accepté d’être reçu par Edouard Philippe.

 

  1. Emmanuel Macron a fait un geste, et ils continuent encore et encore….

Emmanuel Macron a fait un geste. Geste qui va nous coûter cher et qui va plomber notre déficit public. Déficit public qui est notre épée de Damoclès. C’était en Décembre. On est en Août (soit 8 mois plus tard) et ils continuent encore à manifester.

 

  1. Ils vont coûter cher à la collectivité

Parlons pognons maintenant. Déjà, le déficit, on va devoir le rembourser. Et les mesures annoncées par Macron, ce sont des mesures catégorielles. Seulement une minorité en profitera. En revanche, tout le monde payera. En résumé, on va encore payer alors que l’on n’en profitera pas.

 

Par ailleurs, la casse aussi, il faudra payer. Là aussi, c’est encore le contribuable qui payera.

Et ce qui sera payé pour réparer, c’est de l’argent qui n’ira ni à l’école, ni à la santé, ni au pôle emploi.

 

C’est vrai qu’il m’est souvent arrivé de critiquer l’organisation du service public (notamment le pôle emploi). Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, je suis attaché au service public.

Ça ne me gêne pas de payer des impôts. Je trouve ça normal.

Mais si je paye des impôts, c’est pour permettre aux gens de s’en sortir. C’est pour donner les moyens aux gens de s’en sortir.

« Donne un poisson à un homme, tu le nourris pour un jour, apprend lui à pêcher, tu le nourris pour toujours ».

Si je donne de l’argent, par les impôts, c’est pour que l’on puisse apprendre aux gens à pêcher.

Pas l’impression que les gilets jaunes veulent apprendre à pêcher.

 

Par ailleurs, si on doit payer pour rembourser les dégâts causés par les gilets jaunes, il faut clairement dire que c’est moins d’argent pour aider les gens à s’en sortir.

 

En résumé, il y a des gens qui veulent s’en sortir, mais on n’aura plus l’argent pour les aider. Je trouve ça particulièrement injuste et dégueulasse.

 

Pour continuer sur ce point, les gilets jaunes se plaignent de payer trop d’impôts (c’est l’une des raisons du mouvement). Mais si on doit payer des impôts pour réparer les dégâts des gilets jaunes, c’est un peu comme si on payait des impôts pour rien.

 

Moi, personnellement, ça ne me gêne pas de payer des impôts. Je trouve ça normal. Je préfère d’ailleurs le terme contribution. Mais je préfère payer des impôts pour aider les gens à s’en sortir (notamment par la formation) que pour réparer de la casse, ou pire, que des gens vivent sur le dos de la société.

 

Par ailleurs, rappelons que les commerçants, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, ont un véritable manque à gagner.

 

Pour plus de détail, je recommande cet article.

 

  1. Ils empêchent Emmanuel Macron (démocratiquement élu) de faire les réformes économiques dont la France a besoin

J’ai surtout parlé de la forme, maintenant, je vais parler du fond. Et pour être honnête, même si sur la forme, c’est déjà très grave, c’est surtout sur le fond que je les déteste (même si je les hais pour la forme).

 

Déjà, commençons par un principe de base : j’ai été au chômage. J’en ai même tiré une amertume.

Sans entrer dans les détails, je me permets de rappeler plusieurs éléments significatifs de la mentalité France et la mienne :

  • On m’a regardé de haut quand j’ai expliqué que j’étais prêt à faire la plonge. Effectivement, je suis Bac +5 mais là, je voulais vraiment m’intégrer et commencer à travailler. J’étais d’ailleurs presque en fin de droit.
  • J’ai payé de ma poche la moitié de ma formation qui m’a permis de trouver un emploi.
  • J’ai même un moment payé … pour travailler. Bon, ce n’est pas vraiment vrai, mais j’ai fait des sondages, et ça me coutaient plus que ça me rapportait. Mais j’étais presque en fin de droit, et franchement, j’avais besoin de travailler.

Donc d’une certaine façon, j’apprécie peu les leçons des gilets jaunes. Certes, aujourd’hui, par l’expérience et par mon métier, je retrouve rapidement un travail (au bout d’un mois, statistiquement, contre 1,5 ans en moyenne pour la population).

 

Mais au début, j’ai vraiment galéré.

 

Pour en revenir au fond du problème, le chômage est certes un drame social, mais les causes sont d’abord économiques. Et malgré tous les défauts (souvent réels) qu’Emmanuel Macron a, il a une qualité.

C’est d’avoir compris que les problèmes de la France, et en particulier le Chômage, c’est avant tout un problème économique.

 

Ça change de la Gauche bien-pensante qui pense que le mal, c’est le patron car le patron est un voyou par définition, et de la droite bien-pensante qui pense que le problème vient de l’immigration.

 

Là où les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont eu un traitement social du chômage, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir un traitement économique sur la question du chômage.

Et sur ce point, Emmanuel Macron a raison d’avoir un traitement économique sur la question.

Quand on a un problème, il faut le prendre à la racine car sinon, il repousse.

 

Il faut traiter les problèmes à la racine. Et le mérite de Macron, c’est d’essayer de le faire.

Je sais que Macron a raison. J’ai été longtemps au chômage, et même si aujourd’hui je suis dans un grand groupe, j’ai commencé en TPE.

Je suis donc très bien placé pour savoir que c’est sur l’économie que ça se joue.

 

Pour essayer de faire simple, il faut réformer notre appareil productif.

Il faut que l’on sache que l’on est dans une économie ouverte, en concurrence avec les autres.

Il faut donc proposer ce que les autres n’ont pas.

Ça passe par un mixte entre le coût et la qualité de ce que l’on produit.

Il faut que l’on s’appauvrisse momentanément pour permettre à nos entreprises de croitre.

 

Une fois que nos entreprises pourront jouer à armes égales dans la mondialisation (car je rappelle que nous sommes dans une économie ouverte), elles auront des carnets de commandes à remplir. Elles seront donc obligées de recruter, et en plus, pour garder les salariés, ils seront obligés de bien les payer.

C’est lorsque nos entreprises pourront jouer à armes égales avec leurs concurrents dans la mondialisation que l’on pourra s’enrichir collectivement et c’est lorsque nos entreprises auront des besoins qu’elles soient forcées de recruter. Si elles ont des besoins, elles recruteront même des tocards, et en plus, elles les paieront décemment !

 

Il faut donc flexibiliser le système pour permettre aux entreprises françaises de se battre avec leurs concurrents dans la mondialisation. Car rappelons-le, nos concurrents, ils ne nous feront pas de cadeaux.

En résumé, c’est notre système de pensé qui est à revoir totalement.

En France, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage. Je suis désolé, mais les chiffres montrent l’inverse !

 

Au contraire, il faut flexibiliser le travail pour permettre aux entreprises de s’adapter, et en même temps, mieux accompagner les gens, que ce soit simplement par l’accompagnement, et aussi par la formation qui doit se faire au long de la vie.

 

Il faut expliquer une vérité que les gens (en particulier les gilets jaunes) ne veulent plus entendre : dans les faits, le CDI n’existe plus.

 

De fait, il faut aussi expliquer que trouver un emploi, c’est une question de chance. Au niveau d’Emmanuel Macron, la seule chose que l’on peut faire, c’est travailler sur la fonction probabilité qui dépend de divers paramètres (expérience, domaine de recherche, compétences, besoin des entreprises …).

 

Bref, de travailler sur les règles économiques !

 

Avant Emmanuel Macron, il faut rappeler également que les premières victimes du système français, ce sont les gens éloignés de l’emploi, en particulier les jeunes (sans expérience souvent) et les seniors.

 

En bloquant les réformes nécessaires qu’Emmanuel Macron tente de mettre en œuvre, les gilets jaunes maintienne un système qui continue à éloigner de l’emploi les gens qui en sont déjà éloigné.

Ils laissent les jeunes avoir de grandes difficultés à s’intégrer.

En ce sens, je trouve les gilets jaunes criminels et égoïstes.

11 août 2019 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire