Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (4/8) : L’avenir de la France est dans l’Europe

Aujourd’hui, l’ensemble des problèmes que traversent la France sont mondiaux.

 

On a les problèmes de concurrence faussé, notamment avec la Chine, le terrorisme Islamiste, les envie de grandeur de la Russie de Vladimir Poutine, les USA de Donald Trump, la crise des migrants…

 

Et j’en oublie certainement.

 

Aujourd’hui, la France est incapable de régler ce genre de problèmes elle-même, elle est incapable de régler ce genre de problèmes seule.

 

Il faut un ensemble plus grand et plus fort pour imposer des solutions à tous ces défis mondiaux.

 

Cet ensemble existe. C’est l’Europe.

Mais pour que ça marche, l’Europe doit être accepté par les peuples.

Par ailleurs, régler ces problèmes implique un transfert de compétences des Etats membres vers l’Europe.

 

C’est pour cela qu’une étape importante doit être faite : plus de démocratie.

En particulier, il faut donner plus de poids au parlement européen, seul organe élu directement par le peuple européen pour mener la politique européenne.

Par ailleurs, le débat sur la politique européenne doit avoir lieu lors des élections européennes.

 

De plus, la France sera enfin prise au sérieux par ses partenaires européens, notamment l’Allemagne, quand elle fera enfin des réformes de structure chez elle.

 

Un parallèle est intéressant, d’ailleurs, avec le Grand Paris.

Beaucoup de problèmes comme le logement, la mixité du territoire, la mixité sociale se posent pour Paris et les départements de la petite couronne.

Il faut donc une entité qui mène une politique cohérente à l’échelon de Paris et de la petite couronne, ce que l’on appelle le Grand Paris.

 

Cela implique que les villes constituant le Grand Paris transfèrent des compétences au Grand Paris.

Ça ne peut être accepté que si les représentants du Grand Paris sont élus directement lors d’une élection où l’on débat de la politique du Grand Paris. A partir de là, les dirigeants du Grand Paris sont identifiés et légitimes à diriger le Grand Paris.

 

Exactement l’inverse de ce qu’a fait François Hollande.

20 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, International, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | 2 commentaires

Sarkozy, l’homme qui a amené le terrorisme ?

Evidemment, je considère que le vrai problème de la France, c’est la compétitivité économique.

C’est d’ailleurs pour ça que je ne prends au sérieux que deux candidats à  la primaire de la droite :

  • Alain Juppé.
  • François Fillon.

Effectivement, il est important d’intégrer les habitants de notre pays, et qu’ils puissent progresser l’échelle sociale, si ils le méritent.

 

S’il n’y a pas d’intégration, les gens se tournent vers leur communauté.

C’est le manque de développement économique qui fait le communautarisme.

 

En ce sens, sur ce point, les mandats de François Hollande et de Nicolas Sarkozy sont un véritable désastre !

 

Le communautarisme peut être religieux, et de fait amener à de l’intégrisme, qui mène à du terrorisme.

Je pense que c’est le manque de perspective d’intégration, lié à l’économie, qui fait le terrorisme, et en particulier, qui fait que nos jeunes peuvent partir faire le djihad.

 

Je ne dis pas qu’il faut excuser.

Il faut être bien évidement ferme, il en va de notre crédibilité.

D’autant qu’en face, on a des gens dangereux qui ne nous ferons aucun cadeaux.

Mais être ferme est une solution sur le court terme.

 

Quand il y a un problème, il faut le prendre à la racine pour le résoudre définitivement.

Et le problème est comment, des fous, des intégristes, arrivent à recruter aussi facilement des gens.

Ils arrivent en plus à recruter chez nous, nos propres jeunes, pour qu’ils se retournent contre nous !

 

Certes, ils recrutent sans doute chez les faibles d’esprits et les non cultivés, mais il est quand même étonnant que la France ne propose pas d’alternative d’intégration.

 

Baffer un jeune qui quitte la France et revient faire des attentats, ça me va.

Mais j’aimerais que l’on réduise ce nombre, nombre qui ne peut être réduit que si on arrive à avoir un vrai modèle d’intégration, possible qu’avec une économie compétitive qui tourne.

 

D’une certaine façon, le parallèle avec la mafia musulman de Marseille, décrit dans le film Chouf, est intéressant.

Dans ce film, se déroulant dans le Nord de Marseille, le trafic de drogue et le banditisme est la seule façon d’avoir une vie normale.

Faire les cowboys, ça me va. Mais il y a un moment où il faut traiter le problème de manière globale.

Il faut donner une perspective d’intégration.

 

Flinguer la racaille en chef, ça ne suffit pas car une autre racaille en chef prendra la place.

 

En fait, le raté de la France, c’est son modèle d’intégration. Et il est raté à cause de la faiblesse de son économie.

Les voyous et les intégristes intègrent mieux que la république.

 

On peut faire un parallèle avec le Hamas (autre organisation terroriste).

Le Hamas, ils font tourner les écoles, les hôpitaux…

Ils sont de fait, soutenus par la population.

 

En fait, tout a été écrit par Tocqueville dans la démocratie en Amérique.

La société démocratique, c’est l’égalité et la liberté. Si il n’y a pas d’égalité (et possibilité de monter l’échelle sociale), les gens zappe la liberté.

C’est comme ça que l’on a le Pen, et c’est comme ça que des gens se tournent vers le fanatisme religieux.

 

Les fans de Sarkozy expliquent que c’est le plus apte à lutter contre le terrorisme.

 

Avec ce que je viens d’écrire, je laisse supposer que Nicolas Sarkozy n’a pas un bon bilan de lutte contre le terrorisme, globalement, mais qu’un nouveau mandat, étant donné qu’il propose la même politique économique, ne permettrait pas de lutter durablement contre ce fléau.

 

De plus, je me pose une question.

Évidemment, ça reste dans le cadre des hypothèses.

Et si c’était Nicolas Sarkozy, par sa politique étrangère, qui nous avait en partie amené le terrorisme islamique.

D’autant qu’il l’aurait amené non pas par ignorance, mais plus par malhonnêteté et intérêt personnel.

 

Voici mes arguments.

Pour commencer, je vais remonter un peu le temps.

Je n’ai pas une bonne opinion du second mandat de Jacques Chirac.

Mais je reconnais un mérite à Jacques Chirac, c’est d’avoir refusé d’aller en Irak.

Effectivement, c’est la chute de Saddam Hussein  qui a permis aux américain d’avoir un vrai bourbier, et à Daesh de se construire.

Certes, Sarkozy n’était pas au pouvoir à ce moment-là. Mais s’il y avait été, je suis persuadé qu’on aurait été en Irak.

 

Passons à son mandat…

Il a été en Lybie et il a zigouillé Kadhafi.

Soyons clair, je n’ai aucune sympathie pour Kadhafi, que Sarkozy a d’ailleurs reçu en début de mandat.

Sauf qu’aujourd’hui, la Lybie est une terre de djihad, notamment pour les jeunes français.

Ils en sont même à regretter Kadhafi !

 

Pire, les groupes djihadistes passent facilement dans le désert du Sahara, notamment au Mali

 

Sur ce coup, François Hollande a essuyé les plâtres et pour éviter que la situation empire, a dû engager la France dans un bourbier.

Je ne reproche rien à François Hollande, sur ce coup. Il essuie les plâtres et il fait, seul, le sale boulot.

Je pense que si il n’avait pas engagé la France au Mali (dans un bourbier, rappelons-le), peut-être que la situation aurait été pire. Le Mali aurait pu tomber aux mains des intégristes !

 

Mais je me pose aussi des questions sur les motivations réelles de Sarkozy pour intervenir en Lybie.

Kadhafi aurait financé sa campagne. Il y a des soupçons (pas encore de preuves, mais des soupçons).

Il le reçoit en début de mandat, puis l’attaque et le tue en 2011.

Pourquoi ?

Et si Sarkozy voulait se débarrasser d’un témoin gênant….

Évidemment, je n’aurais aucunes réponses à ces questions. Mais si mon hypothèse est bonne, cela voudrait dire que Nicolas Sarkozy a mis le chaos dans une région sensible, favorisant les djihadistes, juste pour faire taire Kadhafi.

 

Quoi qu’il en soi, pour sa vision économique, pour la politique étrangère qu’il a mené en Libye, et pour les interrogations légitimes qu’induit le financement de sa campagne 2007 par Kadhafi (même si l’enquête est en cours), Nicolas Sarkozy n’est pas le mieux placé pour lutter contre le terrorisme islamique, contrairement à ce que ces fans disent sur Twitter.

23 octobre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

L’Europe, acteur de la paix (et de la cohésion des nations), ce n’est pas une blague

Dernièrement, j’avais expliqué que l’Union européenne est un bien précieux.

 

En particulier, l’Europe avait permis la paix entre la France et l’Allemagne qui s’étaient battus, souvent avec des bilans humains désastreux, en 1870, entre 1914 et 1918 et entre 1939 et 1945.

Grâce à l’Europe, ma génération n’a plus de ressentiments négatifs vis-à-vis des allemands, et cela malgré trois guerres d’affilées.

 

Et j’espère que ça durera, et qu’aucun irresponsable et/ou nationaliste et/ou poujadiste ne remettra ça en cause.

Une guerre a un bilan humain très lourd. D’autant qu’avec les guerres modernes, c’est les civiles qui trinquent.

 

Le problème est que ces guerres sont éloignées, historiquement parlant, pour les générations après moi.

 

Néanmoins, le Brexit m’a fait prendre conscience que l’Europe n’a pas apporté la paix entre seulement les Allemands et les Français.

 

L’Europe a été moteur de paix entre l’Irlande du Nord et l’Angleterre (voir l’article sur Wikipdia sur l’Histoire de l’Irlande du Nord et celui sur le conflit).

L’Europe a été garant des accords de paix. Mais avec le Brexit, et l’Irlande du Nord qui a voté à 55,8% pour le maintien, les républicains pourraient être tentés, histoire de rester dans l’UE, de demander un rattachement à l’Irlande du Sud (Exemple ici et ici).

D’autant que les cicatrices n’ont pas eu, contrairement aux guerres franco-allemandes, le temps de cicatriser.

 

Le deuxième exemple est l’Ecosse.

Certes, il n’y a pas eu de guerre entre l’Ecosse et l’Angleterre dernièrement.

Mais en regardant l’histoire et la chronologie, les anglais se sont accaparés l’Ecosse avec déplacement de population, confiscation de terre et même massacre.

 

C’était en 1745, après la bataille de Bataille de Culloden.

Par ailleurs, les anglais ont souvent été moralement ignobles avec l’Ecosse.

C’est en particulier illustré dans le film Braveheart, qui raconte la vie de William Wallace (même si c’est de manière très romancé).

 

Il n’est donc guère étonnant de voir un sentiment écossais important, voir un nationalisme écossais.

D’ailleurs, c’est un parti nationaliste, le parti national écossais, qui est majoritaire à l’assemblée d’Ecosse.

Or ce parti a une particularité. Il est au centre gauche.

Il est certes pour une Ecosse indépendante, mais une Ecosse indépendante dans l’UE.

En 2014, un referendum sur l’indépendance de l’Ecosse avait été organisé.

Mais l’Ecosse était restée dans le royaume Uni.

 

Seulement, le Brexit change tout.

Le premier ministre d’Ecosse voit l’occasion de retenter un référendum. Elle a déjà lancé un ultimatum.

D’autant que l’Ecosse a voté à 62% pour le maintien dans l’union.

 

Conclusion : Un processus de paix en Irlande du Nord qui pourrait être compromis, une Ecosse qui pourrait retenter le coup pour l’indépendance, car l’Ecosse préfère être avec l’UE que le royaume Uni, la cohésion du royaume semble compromis.

 

Ceux qui ont organisé le referendum pour raison démagogique et électoralistes n’ont pas été très malins.

Ceux qui ont appelé à voter non risque de faire imploser le royaume.

18 juillet 2016 Posted by | International, Politique | , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (3/3) : La cause des problèmes Franco-Français, c’est la France, pas l’Europe

S’il y a une chose qui mérite d’être répétée en boucle, c’est que la cause de nos problèmes est la France, et non l’Europe.

 

Certes, l’Europe a des défauts, mais seule la France est responsable de ses propres problèmes.

 

Au mieux, l’Europe est le bouc-émissaire de politiques incompétents.

 

Au pire, c’est l’ennemi de poujadistes qui prônent le repli sur soi et/ou qui veulent ruiner la France en augmentant le déficit public.

Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon ne s’y sont pas trompés.

Répondons d’ailleurs à Jean Luc Mélenchon qu’un pays peut faire faillite, y compris en dehors de l’UE.

Je pense à l’Argentine.

 

Donc l’Europe est d’abord le bouc-émissaire de politiques lâches et incompétents qui n’assument pas leurs actions démagogiques et leurs politiques qui défient seulement le bon sens.

 

D’ailleurs, il convient de dire que certains hommes politiques, par calculs politiciens, n’aident pas à faire aimer l’Europe.

Je pense en particulier à Jacques Chirac qui promet la baisse de TVA sur la restauration sachant que l’Europe ne le permet pas. En gros, il fait une promesse qu’il compte ne pas tenir en disant : « Vous voyez, c’est la faute à l’Europe ! ».

 

En fait, mon seul reproche vis-à-vis de l’Europe est que celle-ci n’a pas encore sanctionné la France pour déficit excessif, car là, la France exagère vraiment.

Je rêve d’ailleurs de voir l’Europe descendre avec sa règle et taper sur les doigts de Jacques Chirac, Jean Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Marre de voir un déficit public. Je rappelle que les finances de l’Etat, c’est le bien de tous les français.

Donc donnons au moins trois problèmes français où l’Europe n’a rien à voir.

Trois problèmes français liés seulement aux mauvais choix, souvent par démagogie, lâcheté ou égoïsme, des dirigeants français.

 

Le premier est le déficit.

Je tiens à rappeler que le problème (re ?)commence en 2002, avec l’élection de Jacques Chirac.

Histoire de dire que c’est un gars cool et qu’il tient ses promesses, Jacques Chirac a diminué les impôts.

Problème : un audit de finances publiques montrait déjà un déficit dans une situation difficile.

Mais Chirac a diminué les impôts, aggravant le problème de la dette.

 

Viens ensuite Nicolas Sarkozy. Celui-ci a directement négocié avec l’Europe pour ne pas réduire automatiquement le déficit. Par la suite, c’est lui-même qui a fait une politique de la demande, au détriment de la lutte contre les déficits.

Aujourd’hui, la cours des comptes pointe encore des problèmes de déficit publics.

 

Autre problème : la compétitivité.

Là aussi, la France en est la seule responsable.

Le manque de déficit est dû principalement à un coût du travail élevé et à un manque de flexibilité.

Or, c’est la France qui maintient des charges patronales élevées et c’est la France qui maintient un code du travail lourd et incompréhensible.

 

Enfin, on pourrait parler de la faible qualité de notre enseignement.

Mais là encore, la faute est encore à la France.

C’est la France qui décide de ses programmes scolaires.

 

Je pense que l’on pourrait multiplier les exemples.

 

Avant de critiquer l’union européenne, la France ferait mieux de balayer devant sa porte.

 

Sur le même sujet, un livre à lire : Europe : La France qui triche, de Muriel de l’Ecotais.

7 juillet 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (2/3) : L’Europe, un bien précieux

Il convient de rappeler que l’Europe est un bien précieux, une chance et également une nécessité.

 

Pourquoi ?

 

Déjà parce que l’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Il convient de rappeler qu’il y a eu trois guerres entre la France et l’Allemagne :

  1. Celle de1870 perdu par la France, qui a vu la chute du second empire.
  2. La première guerre mondiale de 1914-1918 qui a vu la victoire de la France et l’humiliation de l’Allemagne.
  3. La seconde guerre mondiale de 1939 à 1945, qui a vu les pires horreurs, comme le génocide des juifs.

Soit 75 années de rivalités Franco-allemande.

Les générations franco-allemandes de nos grands-parents étaient rivales.

Pour notre génération, la rivalité franco-allemande n’existe plus.

L’Europe a apporté la paix sur notre continent.

Pourvu que ça dure.

 

L’Europe a été la réponse aux pires régimes totalitaires européens.

Ce n’est pas anodin si les partis extrémistes sont anti-européens, notamment le FN.

A noter que le leader de l’UKIP, parti anti-européen et populiste anglais, a reconnu avoir menti pour pousser le Brexit.

 

De plus, il faut une entité politique au niveau européen.

Certains problèmes, dans la mondialisation, se posent au niveau européen.

Pour imposer des règles du jeu face à des géants comme la Chine, les USA ou le Japon, c’est au niveau européen que ça se passe.

 

La défense de notre territoire, c’est au niveau européen que ça se passe.

Beaucoup de problèmes ne se posent plus au niveau franco-français, mais au niveau européen.

 

Par ailleurs, faire partie de l’Europe impose une discipline. Je souhaite même que l’Europe aille plus loin.

Marre d’avoir un déficit public français qui hypothèque notre avenir.

 

Ça aussi, Mélenchon qui veut faire tourner la planche à billet et emprunter sans compter l’a compris…

26 juin 2016 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur le Brexit (1/3) : C’est le manque de démocratie qui est sanctionné

Etant Centriste, et donc de fait Européen, je ne pouvais pas ne pas m’exprimer sur le Brexit, même si je suis plus sur de la politique locale et éventuellement nationale.

 

Ayant beaucoup de point à mettre en avant, je vais donc le faire sur trois points.

 

Le premier est que le Brexit, pour moi, sanctionne le manque de démocratie en Europe.

Certes, on pourrait dire que les Anglais, il n’était pas vraiment pour l’Europe, et que c’est mieux qu’ils s’en aillent.

Le blog du Centrisme le dit, et le général de Gaulle le disait, empêchant le Royaume Uni d’entrer dans l’Europe.

 

Mais il faut néanmoins regarder l’Europe tel quelle est, et il y a en Europe un problème de démocratie.

 

Effectivement, le seul organe européen élu directement par le peuple au niveau européen est le parlement européen.

 

Or, c’est finalement l’organe européen qui a le moins de pouvoir.

Le parlement européen n’a qu’un pouvoir consultatif.

 

C’est la commission européenne qui propose les textes de loi. C’est la commission européenne  qui a le pouvoir exécutif.

 

Commission européenne certes contrôlée par le parlement, mais elle est nommé par le conseil européen, qui est constitué des chefs d’Etat et de gouvernement.

 

Or, les chefs d’Etat ou de gouvernement sont élu pour conduire la politique au niveau national.

 

Il faut donc que la commission européenne soit directement choisi par les peuples européen, ou au pire par le parlement.

Certes, le président de la commission européenne est désigné lors de l’Election européenne (depuis 2014). Mais il faut aller plus loin.

C’est la commission européenne qui doit être désigné par le peuple européen.

 

Pourquoi ?

Pour diverses raisons, l’Europe va, et doit prendre le pas sur les compétences des nations.

Or, pour que l’Europe prenne le pas sur les compétences nationales, sur des prérogatives nationales, les dirigeants doivent pouvoir rendre des comptes au peuple européen.

 

Ce n’est pas le cas, même si il y a des timides progrès.

 

La commission européenne ne rend des comptes qu’aux chefs d’Etats et de gouvernement.

Au contraire, elle doit passer au-dessus des chefs d’Etat et de gouvernement, et rendre directement compte de ses actions au peuple européen.

 

Un peu comme le président de la république française passe au-dessus des présidents de régions, des présidents de conseils départementaux et des maires.

 

Il faut donc que la composition de la commission européenne ne dépende que du peuple européen, pas des chefs d’Etat européen.

 

Voyez-vous votre président de la république élu par seulement les 36 000 maires français ?

 

La commission européenne doit donc au mieux, être désignée par le peuple européen (avec cerise sur le gâteau un président européen   élu au suffrage direct par le peuple européen), au pire par le parlement européen, seul organe directement élu par le peuple européen pour la politique européenne.

 

L’Europe est amenée à prendre de plus en plus de pouvoir. Les dirigeants européens doivent être clairement identifiés. Seule la démocratie directe le permet.

 

Qui sait que le président de la commission européenne est Jean-Claude Juncker ?

25 juin 2016 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Syriza ou le chantage des cancres démagos

Après la victoire des cancres démagos, le chantage des cancres démagos.

Je parle évidement de Syriza, parti d’extrême gauche qui est aujourd’hui au pouvoir en Grèce.

Afin de vivre sur le dos des contribuables européens, Syriza organise un référendum.

Le but est simple, que le non l’emporte afin de dicter aux européens une conduite à suivre.

 

Or, c’est trop facile !

L’union européenne, c’est 506 913 394 habitants. La Grèce, c’est 10 815 197 habitants, soit 2,1% de la population de l’union européenne.

 

A titre de comparaison, l’Allemagne, c’est 80 925 000 habitants soit presque 16% de la population de l’union européenne (15,96% pour être exacte).

La France, c’est 66 917 994 habitants soit 13,2% de la population de l’union.

 

Il y a une malhonnêteté incroyable. On a 2,1% de la population de l’union qui espère imposer sa volonté à 97,9% de l’union européenne.

 

Mais le pire ne s’arrête pas là. On a 2,1% de la population européenne (ou pour être plus honnête Syriza) qui espère vivre au crochet des 97,9% d’autres européens.

Or, on est en crise, et la crise, c’est pour tout le monde.

L’Allemagne, pour mieux résister à la crise, elle a fait des efforts. Ses citoyens se sont serré la ceinture. Je comprends que l’opinion publique allemande, qui fait office de fourmis, ne veuille pas céder au chantage des cigales.

Par ailleurs, certains pays, comme la France, ont de sérieux problèmes de déficits.

 

Et puis il faut remettre les pendules à l’heure, la Grèce truquait ses chiffres…

 

En ce qui me concerne, ça ne me gêne pas de payer pour la Grèce, voir, pourquoi pas, d’annuler leur dette.

Mais il ne faut pas que ce soit gratuit. Je ne paye pas pour qu’ils vivent de ma charité, mais pour qu’ils s’en sortent.

 

Mais là, on a un chantage.

Franchement, si Angela Merkel faisait un référendum, avec pour question « Doit-on continuer à financer la dette de la Grèce » ou mieux, « La Grèce doit-elle sortir de la zone euro », il est fort probable que les Allemands répondraient majoritairement oui.

Il dira quoi Aléxis Tsípras ?

L’Allemagne, c’est 15,96% de la population de l’union européenne. La Grèce, c’est seulement 2,1% de l’union européenne.

 

Aujourd’hui, je pense que la question de la sortie de la Grèce de l’Europe et de la zone euro doit sérieusement se poser.

Si la Grèce sort de l’euro, ça sera un échec, en ce qui me concerne.

Mais je préfère être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Aider les pays en difficulté, ça ne me gêne pas, je trouve ça normal.

Mais il y a des limites.

Déjà, on les aide pour qu’ils s’en sortent, pas qu’ils vivent de la charité public.

Enfin, il y a des choses que l’on ne peut pas accepter. Le chantage, ça en fait partie.

 

Pour conclure, je donnerai un conseil à la France.

C’est de se faire discret. La France pourrait très bien être après la Grèce…

1 juillet 2015 Posted by | International, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le Libdem se prend une branlée

Désolé pour le titre, mais au moins, il est clair et net.

 

Effectivement, au Royaume-Uni, il y avait des législatives.

Selon la BBC, on a (résultat non définitif au moment où j’écris):

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 36,1 36,4
Libdem (centre) 23,0 7,8
Travaillistes (gauche socialiste) 29,0 30,7
UKIP (Extrême droite) 3,1 12,5
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 1,7 5,0
Green (Les verts) 1,0 3,7

 

Et en sièges :

Parti Election 2010 Election 2015
Conservateurs (droite) 307 303
Libdem (centre) 57 8
Travaillistes (gauche socialiste) 258 222
UKIP (Extrême droite) 0 1
SNP (indépendantistes Ecosse, mais de centre gauche)) 6 56
Green (Les verts) 1 1

 

Je n’ai pas énuméré tous les partis.

En tout, il y a 650 sièges. La majorité absolue est donc de 326 sièges.

Il convient de rappeler en premier lieu que le système britannique est injuste, encore plus injuste que le système français.

 

Les conservateurs gagnent, mais ils n’ont pas la majorité absolue.

Même avec le Libdem. Ils n’ont pas la majorité absolue.

Faut dire que celui-ci a pris cher.

 

Quant à la gauche, même avec le parti indépendantiste écossai, on est loin du compte.

Mais pour en revenir au Libdem, qui est le parti centriste au Royaume Uni, c’est le grand perdant de cette élection.

Il passe de 23% à 7,8%, soit -15,2%.

Son nombre de sièges s’écroule de 57 à 8.

 

Le problème est que le Libdem paye sa participation au gouvernement conservateur de David Cameron.

 

Effectivement, les conservateur ont petit à petit passé à la trappe le programme du Libdem pour s’empresser de ne rien appliquer.

Pire, sur les positions importantes du Libdem, ses dirigeants se sont empressés de ne rien dire.

 

Un point important était la réforme du mode de scrutin, dont David Cameron était hostile.

Celui-ci a fait un référendum histoire d’enterrer la réforme.

Et ça a marché.

Mieux, le Libdem qui considérait l’abandon de cette réforme comme un Casus Belli s’est empressé de rester au gouvernement.

 

On a aussi dans la même veine le droit d’inscription aux universités.

 

Au final, la leçon est pour moi la suivante :

A ne pas être exigent vis-à-vis de nos partenaire, c’est les inviter à nous prendre pour des paillassons.

 

La politique n’est qu’une question de rapports de force.

La politique durable est de construire ce rapport de force.

A la table des négociations, on a plus de chose à dire avec 25% des voix qu’avec 5%.

 

C’’est important d’avoir des élus, oui, c’est vrai.

Mais il y a une chose encore plus importante : c’est le message que l’on porte.

Les élus ne sont pas durables. Mais si le message est identifiable, les électeurs nous identifient, et ils nous encouragent.

Le message, c’est le côté durable.

Le message, c’est ce qui fait que les électeurs continuent à voter pour nous.

 

Si le message est clair, les électeurs qui le soutiennent continuent à voter pour nous.

Mais pour que le message reste clair, il faut, sur l’essentiel, que le message soit suivi par les actes.

Si François Bayrou a une visibilité médiatique, malgré que le Modem soit un petit parti, c’est parce son message a été suivi par des actes.

En 2007, alors que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale faisaient marcher la machine à promesses démagogiques non financées, alors que François Bayrou faisait campagne contre le déficit public, ce dernier n’a donné au second tour aucune consigne de vote.

 

C’est aussi au nom de la cohérence et du message que j’ai refusé de soutenir la candidature de Clément Forestier aux départementales. Pour moi, l’alliance Centre-Droite n’est pas automatique.

 

Hors, aujourd’hui, le centre, qu’il soit UDI ou Modem, court derrière les sièges, n’hésitant pas à décrédibiliser le message.

 

Il est fort probable que le centre devienne, aux yeux des électeurs, une machine à carrière sans conviction.

Je reconnais être inquiet, car je pense que le centre, en général, qu’il soit UDI et Modem, risque de faire un faible score en 2017.

L’interview de Chantal Jouanno, permet de voir que certains n’ont pas une bonne image du centre.

Dernièrement, le blog du centrisme parlait du jeu consternant des centristes.

 

Pour ma part, je pense que la défaite du Libdem est une leçon à méditer pour l’UDI et le Modem.

 

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

Faites que le Modem et l’UDI méditent cette leçon….

 

Mise à jour:

  • Les résultats sont définitifs. Les conservateurs ont 331 sièges. Ils ont donc la majorité absolue. Ils peuvent donc gouverner seuls.
  • Le Libdem a toujours 8 siège. L’analyse reste donc identique avec la confirmation des résultats.
  • Le blog du centrisme en parle aussi.

Nouvelle mise à jour:

8 mai 2015 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Ça ne sent pas bon pour le Libdem

Les départementales risquent de devenir un exercice périlleux pour le Modem.

Celui-ci fait des choix long-terme désastreux, notamment à Malakoff (voir ici et ici), voir se ridiculise notamment à Nanterre (voir ici, ici et ici).

Le moment de regarder de l’autre côté de la Manche, au Royaume Uni, avec le Libdem (Libéraux Démocrates).

Dernièrement, ils ont eu l’honneur d’un article sur le blog du centrisme.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je parle d’eux.

 

Le Libdem, c’est le parti centriste au Royaume Uni.

Pourquoi s’intéresser à eux ?

Pour plusieurs raisons.

La première est que le système électoral anglais est encore plus injuste qu’en France.

La dernière fois, le Libdem avait fait 23% des voix pour n’avoir que 57 sièges sur 650 soit moins de 9% des sièges.

 

Le Libdem est aussi, comme le Modem, un centre à géométrie variable.

Sur le blog du centrisme, on peut lire :

Pourtant, Nick Clegg et ses troupes iront à la bataille avec les Conservateurs en espérant une nouvelle victoire de la coalition.

[…]

Toutefois, le parti ne s’interdit pas une éventuelle coalition avec les Travaillistes s’il venait à l’idée de David Cameron de gouverner avec le parti de la droite radicale et anti-européen, UKIP.

Mais cela seulement si la gauche refusait, elle, de gouverner avec le SNP, le parti indépendantiste écossais.

 

Le Libdem est aussi l’un des seuls (voir plus exactement le seul) parti pro-européen en Grande Bretagne, et il est au parlement Européen dans l’ADLE (Alliance des démocrates et libéraux européens) avec le Modem et l’UDI.

 

Enfin, comme le dirait sans doute les mauvaises langues, le Libdem et le Modem ont aussi un autre point commun : des dirigeants plutôt à droite et des militants/sympathisants/électeurs plutôt à gauche.

 

Selon les sondages et projections, ça risque d’être une bérézina pour le Libdem.

Sur le blog du centrisme, on peut lire :

Ainsi, élection après élection, les scores du parti s’effondrèrent et certains peuvent même penser qu’à 7%, il s’en tire plutôt bien (rappelons qu’aux élections européennes de 2014 il n’a été capable que de gagner 1 siège sur les 73 accordés au Royaume Uni).

Par ailleurs, je confirme que le Libdem est passé en 2014 de 12 députés européens à seulement un seul…

D’où une question : comment le Libdem en est arrivé là ?

 

Il faut remonter en 2010 pour comprendre.

Lors des élections législatives, le Libdem fait donc un score de 23%.

Mais comme le scrutin est injuste, il n’ont que 57 députés.

Contre toutes attentes, ils choisissent une coalition avec les tories (la droite anglaise).

Ce choix est surprenant, car les tories sont eurosceptiques (à minima).

Mais si à l’époque le choix a été fait, au détriment des travaillistes, c’est pour que la coalition formée ait la majorité absolue.

 

Seulement voilà, petit à petit, les tories ont passé le programme du Libdem à la trappe.

Sur le blog du centrisme, on peut lire :

En réalité, le programme des Libéraux-démocrates fut passé à la trappe petit à petit, suscitant un mécontentement des leaders du parti et des militants mais surtout des électeurs.

 

Point symbolique : la réforme du mode de scrutin, important pour le Libdem, un casus-belli.

Les tories ont organisé un référendum, et le Libdem a perdu. Mais il est resté au gouvernement.

 

Au final, ça sent le pâté pour le Libdem.

Ainsi, élection après élection, les scores du parti s’effondrèrent et certains peuvent même penser qu’à 7%, il s’en tire plutôt bien (rappelons qu’aux élections européennes de 2014 il n’a été capable que de gagner 1 siège sur les 73 accordés au Royaume Uni).

 

Je pense que cette leçon est à méditer pour le Modem…

17 mars 2015 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Syriza ou la victoire des cancres démagos

Je ne me suis pas exprimé sur Syriza, n’étant pas forcement agréé politique international, mais je vais quand même le faire maintenant.

D’autant que Syriza donne des ailes aux populistes chez nous, à commencer par la municipalité communiste de Malakoff.

Effectivement, la municipalité de Malakoff doit se sentir renforcé dans sa lutte contre ce qu’elle appelle l’austérité (le mot péjoratif pour remplacer rigueur).

 

Pour mémoire, elle fait signer une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable pour demander l’annulation de la baisse des dotations.

Cette pétition est malhonnête car elle cache certains travers de la gestion municipale comme l’état de la dette, l’explosion des dépenses de personnels ou la future hausse de la taxe sur le foncier bâti.

Elle est démagogique car l’Etat étant surendetté (point souligné par François Bayrou dès 2007), celui-ci sera obligé de réduire son train de vie.

Enfin, c’est irresponsable car pousser l’Etat à s’endetter, c’est pousser l’Etat à la faillite, avec les conséquences sociales désastreuses (comme en Grèce, par exemple).

 

Le problème, c’est que l’on est en train de féliciter des cancres démagos.

On est en plein dans la fable de la cigale et la fourmi, en train de féliciter la cigale, se baladant avec sa batte de baseball.

Je tiens à rappeler que c’est la fourmi qui crée des richesses.

 

Je comprends le vote des grecs. Je comprends aussi leurs problèmes de corruption qu’ont les grecs avec leurs dirigeants.

Je comprends leurs frustrations, leurs ras-le-bol, leurs désespoirs…

 

Mais je pense qu’il faut rétablir certaines vérités.

 

Je considère qu’Alexis Tsipras est légitime. Il a gagné, je n’ai rien à dire sur le résultat, c’est le principe d’une démocratie.

Il représente, à partir de maintenant, le peuple grec.

 

Mais comme j’ai coutume de le dire, on ne choisit pas ses voisins, mais on choisit les relations que l’on a avec ses voisins.

D’ailleurs, Hans-Peter Friedrich, vice-président du groupe conservateur (CDU) de Mme Merkel au Bundestag, est plus explicite :

« Les Grecs ont le droit d’élire qui ils veulent. Nous avons le droit d’arrêter de financer leurs dettes »

 

Car il faut rappeler les deux principes de base :

  1. Une dette, ça se rembourse
  2. Si on n’est plus en mesure de rembourser sa dette, c’est le créancier qui devient seul maître à bord.

Car le problème de fond est là !

La Grèce a laissé filer ses déficits, pire, des déficits de fonctionnement.

Cela veut dire qu’elle n’a créé aucune infrastructure à partir de sa dette.

Cela veut dire que les enfants grecs paieront pour une dette dont ils ne profiteront jamais.

 

Par ailleurs, les grecs ont menti sur l’Etat de leurs finances publiques.

Par ailleurs, la corruption est record, et la fraude est un sport national.

 

Alexis Tsipras rappelle que l’Allemagne n’a pas payé une dette je ne sais plus quand.

Soit…

Mais je tiens à rappeler que lors du dernier mandat de Gerhard Schröder, les allemands ont modernisé leur économie. D’ailleurs, Gerhard Schröder l’a payé électoralement.

 

Les allemands se sont serré la ceinture. Et maintenant qu’ils résistent mieux à la crise, les cigales, qui ont chanté tout l’été, et qui sont fort dépourvu, leur demande de passer à la caisse et de les financer.

Je comprends que les allemands ne veulent pas financer des branquignols.

 

Ça ne me gêne pas d’annuler la dette de la Grèce, mais si c’est pour qu’elle recommence…

Au final, voici le genre de discours que j’aimerais que l’on tienne face à l’arrivée de Syriza au pouvoir.

D’autant que ce discours est valable en France, pays qui également joue un jeu dangereux avec ses déficits.

Problème, la France, c’est le pays où je vis, accessoirement…

 

En plus :

29 janvier 2015 Posted by | International, Politique | , , , , , , | Laisser un commentaire