Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le PS de Malakoff et les municipales 2014 (2/3) : Je pense que le PS ne présentera pas de liste autonome sur Malakoff

Il faut dire qu’il y a un passif lourd.

En le disant de manière simpliste, pour que le PS présente une liste autonome au premier tour, il faut qu’il y ait un président de droite impopulaire (ou un président PS populaire) et un député PS sur la circonscription.

 

Manque de pot, à chaque fois, une seule des conditions est remplie.

 

Plus sérieusement, j’adhère à ce que me disait un conseiller municipal PS.

Il me disait qu’il avait des idées et que de son point de vue, il fallait choisir l’option stratégique la plus pertinente pour pouvoir défendre ses idées.

 

Or, sur les municipales 2014, le PS a trop à perdre en faisant une liste autonome dès le premier tour.

Rappelons que l’objectif du PS, selon toute probabilité, est d’augmenter son poids dans la future majorité municipale.

La constitution d’une liste a donc pour objectif de négocier avec le PC au prix fort.

 

Or, pour que l’opération fonctionne, il faudrait que le PS local soit en mesure de faire un très bon score.

 

Or, je ne pense pas que le PS est en capacité de faire un très bon score.

Je pense que le PS est au maximum aux alentours de 15%, peut-être 10%.

Certes, une bonne campagne peut changer la donne, mais là, pour gagner 10%, il faudra être vraiment très bon, vraiment être différent, apporter un vrai plus.

 

Or, je ne pense pas que le PS apporte localement un vrai plus sur Malakoff.

 

En affinant encore un peu plus, je pense que le PS a deux handicapes sur Malakoff.

Le premier est qu’il traine le boulet François Hollande.

François Hollande est un président impopulaire.

D’ailleurs, je rajoute que c’est à juste titre (pas pour rien que j’avais voté blanc).

Je pense que le niveau d’impopularité de François Hollande est proche de celui de Nicolas Sarkozy pendant que celui-ci était président.

Point important également, François Hollande n’a pas compris qu’il a été élu pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.

 

Aujourd’hui, il y a un vrai ras-le-bol de François Hollande et les municipales risquent de se transformer en une chasse au PS.

On risque d’avoir un vrai vote sanction.

Prenons les résultats des élections où le local joue un rôle important sur Malakoff:

Extrême droite FN Droite RPR-UMP Droite UDF-UDI Centre Modem Gauche PS Gauche PC Gauche Vert
Législatives 2002 7,74 15,83 11,14 0 17,69 38,59 2,84
Législatives 2007 3,62 0 25,43 0 21,74 39,73 4,14
Municipales 2008 0 17,8 0 7,3 0 65,8 4,4
Cantonales 2008 3,2 17,3 0 6,2 10,9 57,4 5
Législatives 2012 7,44 0 14,27 1,23 27,28 40,26 3,92

 

Si on se base sur les législatives 2012, le PC fait 40% et le PS 27,28%.

Si le score se répète aux municipales 2014, on a un second tour. Or le PC n’a pas besoin du PS pour gagner. Au mieux, il peut totaliser au second tour 32,43%.

Le PC, en tête, gagnerait quand même.

 

En réalité, Catherine Margaté étant un maire apprécié, Hollande étant détesté, le PS ne fera pas un score aussi haut.

En supposant qu’il est à 15% maximum, soit une différence de 12,28%, on arrive à une liste PC qui passe dès le premier tour à 52.54%.

 

En fait, je pense que c’est pire que ça pour le PS.

Je pense que le résultat des cantonales 2008 est une meilleure base pour mesurer les chances du PS.

Or le PS a fait 10.9% contre 57.4% pour le PC, élu dès le premier tour.

Remarquons qu’en plus, si on ajoute le score des verts, on arrive à 15.9%, soit les 15% annoncé au pifomètre.

Notons qu’à cette époque, il y avait une dynamique nationale positive pour le PS. Aujourd’hui, il y a une dynamique négative pour le PS.

 

Alors, certes, il est possible d’inverser la tendance par une bonne campagne, mais là, il va falloir être très bon.

Et pour inverser la tendance, il faut apporter une vraie différence. Un vrai plus.

Quelque part, c’est un peu marketing.

Notons que ce plus se travaille dans la durée.

 

Or, le PS n’apporte pas de vrai plus sur la commune. Le PS n’a pas, à mon avis, une identité forte, des idées fortes qui le différentie du PC.

 

En général, il a toujours voté avec le PC.

Pire, quand il a montré sa différence, ça a toujours été dans les pas de François Hollande, afin de valoriser l’action de François Hollande au détriment des malakoffiots.

 

Par exemple, au conseil municipal du 10/10/2012, le PS s’est abstenu sur un vœu portant sur l’affaire du milliard mystérieusement disparu pour le financement du Grand Paris Express.

Autre exemple, Catherine Picard a défendu qu’il fallait plus d’emploi d’avenir sur Malakoff.

Or, c’est contre l’intérêt des malakoffiots. Une municipalité doit embaucher pour répondre à un besoin, pas pour faire plaisir. De plus, il faut pérenniser ces emplois d’avenir.

 

Contre-exemple néanmoins : Le PS a demandé une suspension de séance lors de la délibération relative à l’EPF 92. Mais à l’exception d’une élue PS, le PS a voté la délibération.

 

Au final, je pense que le PS a trop à perdre à présenter une liste autonome. Le PS local trainera le boulet Hollande et le PS n’a pas une doctrine forte sur la ville, une survaleur forte sur la ville, pour faire la différence face au PCF.

 

Certes, la base a, paraît-il, été plus virulente. Du coup, elle a obligé, parait-il, Catherine Picard à aller au bout de sa démarche. Mais comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Publicités

20 juin 2013 Posted by | Malakoff, Mes réflexions, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS de Malakoff et les municipales 2014 (1/3) : Mon ressenti sur le PS local

Hier, je participais à une réunion où l’on a parlé de la stratégie du centre (non-UDI) sur Malakoff.

Encore une fois, je suis en désaccord avec l’option qui a été défendue.

La dernière fois, j’ai donné certains aspects de ma réflexion sur les municipales 2014 en me centrant sur l’opposition (article 1, 2,3 et 4).

 

J’ai décidé de donner de nouveaux aspects de ma réflexion en me centrant cette fois-ci sur le PS local.

Par ailleurs, cette-fois ci, je vais un peu outrepasser mon devoir de réserve.

Évidemment, ce qui est écrit n’engage que moi. Après tout, c’est mon blog.

Si un ponte d’un parti centriste passe sur ce blog (il faut bien rêver de tant en tant), et qu’il lit l’ensemble des articles que j’ai publié sur ma réflexion concernant les municipales 2014 sur Malakoff, j’espère qu’il comprendra que la situation du centre sur Malakoff est catastrophique.

 

J’aimerais vraiment que les états-majors Modem et/ou UDI se réveillent car je crois foncièrement que la mouvance centriste a une carte à jouer sur Malakoff. Par ailleurs, j’aimerais que les états-majors centristes  arrêtent les conneries (comme celle que j’ai décrite ici).

 

Donc je vais aborder la question du PS sur Malakoff.

 

Mais avant de donner mon avis sur les deux questions importantes, à savoir :

  1. Le PS fera-t-il une liste autonome sur Malakoff ?
  2. Une alliance centre/PS est-elle pertinente sur Malakoff  au premier tour?

Je vais donner mon ressenti sur le PS local.

Cela permettra au lecteur de mon blog de placer les deux prochains articles dans leurs contextes, mais également d’avoir une idée sur le fonctionnement du PS local lors des dernières années.

 

Pour bien comprendre, il y a deux aspects à prendre en considération.

Le premier est l’aspect ressenti ou humain. Est-ce que le contact est cordial, se respecte-t-on, …

Le deuxième aspect est idéologique.

Sommes-nous proches dans notre façon de concevoir la société et le monde ?

On peut imaginer être proche idéologiquement (au moins théoriquement) et finalement éloigné humainement.

 

Il va de soi que le PS allant de la gauche décomplexée au centre gauche, et que le PC allant de la gauche décomplexée à l’extrême gauche, je suis idéologiquement plus proche du PS que du PC, ou plus exactement, je suis plus proche de la branche sociale-démocrate du PS que du PC.

Ça, c’est idéologiquement parlant.

 

Par contre, humainement parlant, je dois reconnaître que fut une époque, je respectais plus les dirigeants locaux du PCF de Malakoff que les dirigeants locaux du PS de Malakoff.

 

Il est donc nécessaire de développer ce point.

Le différend date des municipales 2008 à Malakoff.

 

A cette époque, le Modem, jeune parti naïf, avait une liste menée par Jean Emmanuel Paillon.

J’y participais, et on le faisait seulement dans l’intérêt du débat démocratique.

On croyait vraiment à la justesse de notre combat.

 

Et à cette époque, le PS a battu, de mon point de vue, le record de cynisme absolu.

Ce n’est pas pour rien que je qualifiais le PS de « nouveau centre de la gauche malakoffiote » et certains dirigeants « d’Hervé Morin du PS local ».

A l’époque, le PS local avait désigné une tête de liste, Catherine Picard. D’ailleurs, elle a été redésignée tête de liste pour les municipales 2014.

 

A cette époque, le PS avait fait travailler les militants sur un projet.

 

Mais dans la réalité, les pontes du PS local ont négocié les places avec la municipalité communiste.

Et au final, parce que la place était plus importante, ils ont fait liste commune avec le PCF dès le premier tour.

 

A la limite, pourquoi pas. Mais qu’ils l’assument.

Au contraire, et c’est là que le bât blesse, on a eu le droit de la part des pontes du PS à des leçons de morales et sur comment faire campagne.

A la limite, on veut bien vous écouter les gars ! Montrez-nous comment faire concrètement!

On a eu le droit à un dénigrement systématique de notre projet et de notre positionnement (Bouh, le Modem est de droite !).

Exemple particulier ici sur notre idée symbolique de créer une pépinière d’entreprise.

Mais connaissez-vous la suite de l’histoire ?

Lors d’une réunion publique en 2008 (on allait mettre en place le conseil de développement durable sur Sud de Seine), un participant exprimait l’idée qu’il serait bien qu’il y ait une pépinière d’entreprise sur Malakoff.

Intervention de Catherine Picard (je rappelle que le PS nous a bien craché dessus de façon particulièrement dégueulasse quand on a proposé l’idée) : C’est une bonne idée et on y réfléchit sur Sud de Seine.

En dehors du fait que je n’ai toujours pas de nouvelle de la pépinière d’entreprise (qui est revenue d’ailleurs dans les ateliers de concertation sur le PLU), je trouve que c’est ce que l’on appelle un bel état d’esprit.

 

Autre exemple : page 24 du projet socialiste, on peut lire :

La Commission d’attribution basera son travail sur les principes d’équité et de transparence (ouverture à l’opposition).

Or, le PC n’a mis dans la commission d’attribution que des membres de la majorité, avec, et je tiens à le souligner, l’appui du PS qui malgré son programme n’a rien dit.

 

Enfin, pour conclure sur ce point, je vais raconter un autre fait.

En 1995, un tract PS avait été distribué dans les boîtes aux lettres pour les municipales. Un membre du PS expliquait que le PS local allait faire une liste (déjà !).

La conclusion : ils ont rallié à cette époque la liste PC conduite par Léo Figuères, et on a eu une campagne pauvre entre la liste PC-PS et la liste RPR-UDF conduite par un RPR pur et dur, Gérard Lesuisse, qui était dans une opposition bête et méchante. C’était la première fois que je votais aux municipales en 1995, et j’avais voté blanc.

 

Donc à priori, on peut penser que j’ai une très mauvaise opinion du PS de Malakoff.

En réalité, ce n’est pas vrai.

Car par la suite, dès 2008, par la fréquentation des conseils de quartiers et de la CDD, j’ai découvert que le PS local était très partagé.

 

Certes, il y a le PS que je viens de décrire, mais il y a aussi un autre PS, plus occupé par son idéal et sa vision de ville.

Ce second PS n’hésitera pas à critiquer ouvertement le PC local si cela devient une obligation pour défendre sa vision.

 

C’est une bonne chose, car c’est comme ça, finalement, grâce à un membre PS qui travaille à la CDD, que l’aspect développement durable a avancé dans le dossier de la ZAC Dolet-Brossolette.

 

En résumé, il y a au final un PS qui a pour objectif les places d’adjoints, faut dire qu’en plus d’un salaire de 2 à 3k€ mensuels, des indemnités d’adjoints comprises entre 1,2 et 1,5k€, ce n’est pas négligeable pour augmenter le pouvoir d’achat.

 

Mais il y a aussi un second PS qui a comme objectif l’idéal et la vision d’ensemble sur la ville de Malakoff.

Je dois reconnaître que pour « le second PS », sans forcément adhérer à l’ensemble de la vision d’ensemble, j’ai une vraie sympathie et un respect.

 

Par ailleurs, j’ai entendu dire que ce « second PS » avait tout fait pour qu’il y ait une liste autonome PS dès le premier tour.

 

Le problème, c’est que c’est le premier PS qui détient l’ensemble des sièges au conseil municipal, c’est principalement le premier PS qui détient les sièges d’adjoints, et c’est un représentant du premier PS qui est chargé de conduire la liste PS au premier tour.

 

Il va de soi que je n’ai pas forcément envie d’aider le PS local aux municipales, de peur d’aider principalement le « premier PS ».

 

Enfin, rajoutez que nationalement, le Modem a donné beaucoup de gages aux PS, que ça ne lui a vraiment pas réussit, d’une part car le PS ne veut pas de nous, et d’autre part car symboliquement, c’est le PS qui a fait la peau à notre leader adoré François Bayrou, vous comprendrez que je pense qu’aujourd’hui, c’est au PS de faire des efforts vers nous, et non pas l’inverse.

18 juin 2013 Posted by | Malakoff, Mes réflexions, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

L’opposition et les municipales de 2014 à Malakoff (2/4) : Le rôle de l’élu de l’opposition

Avant de continuer sur l’opposition à Malakoff, il est nécessaire de parler du rôle de l’élu de l’opposition.

L’élu de la majorité a été élu, soit à la majorité au premier tour, soit en ayant le plus de voix au second tour, pour mettre en œuvre une politique.

L’élu de l’opposition, que je préfère  appeler l’élu de la minorité, et qui a donc moins de siège, a un autre rôle.

Il a déjà un rôle de contrôle. Il doit contrôler que la majorité applique sa politique avec discernement et le cas échéant, alerter le préfet ou le tribunal administratif s’il y a des abus ou des dangers.

Il va de soi qu’avec des maires dur, comme celui de Puteaux, élu de l’opposition n’est pas de tout repos.

Mais l’élu de l’opposition a aussi un autre rôle important : de porter le débat, de faire vivre le débat démocratique, d’éclairer l’électeur sur les autres options potentielles.

Cet aspect est important car il s’agit d’une question de démocratie.

Une démocratie ne peut fonctionner que s’il y a un débat.

Dans le cas général, un élu, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, a également des constantes.

Le premier est qu’il est là pour prendre des positions sur les différents projets, de préférence des positions argumentées. Ce rôle est d’ailleurs le propre de tous partis politiques.

Enfin, il est à rappeler que les élus sont là pour voter des délibérations. Il est donc nécessaire pour l’élu de savoir ce qu’il vote. La qualité d’un élu, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, doit donc avoir un recul.

C’est le recul qu’a un élu sur la situation qui fait sa qualité intrinsèque.

C’est d’ailleurs sur ce seul critère que je donne mon opinion sur la pertinence d’un choix pour une candidature à une élection. Et c’est sur ce critère (entre autre) que je me suis opposé à la candidature imposé sur la 11ème circonscription des Hauts de Seines aux législatives.

Enfin, il est malheureusement à signaler que le  rôle de l’élu de l’opposition, bien qu’il soit primordial, est aussi ingrat.

Dans l’absolu, il sacrifie moyens et vie familiale pour du bénévolat et des comptes rendus analytiques que personne ne lit.

17 avril 2013 Posted by | Malakoff, Mes réflexions, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

L’opposition et les municipales de 2014 à Malakoff (1/4) : Catherine Margaté a déjà gagné !!!

Hier, je participais à une réunion politique où l’on a parlé de la stratégie pour le centre aux municipales 2014 (le centre non UDI).

Je dois avouer que je suis en désaccord avec l’option qui a été défendue.

Malheureusement, j’ai un devoir de réserve, du moins pour le moment.

Par ailleurs, je n’ai pas enviez d’étaler, pour l’instant, les contradictions des uns et des autres, y compris les miennes. En tout cas pas pour l’instant. Notons que la politique, c’est d’abord de gérer des contradictions.

 

Mais j’aimerais que la réflexion sur les municipales se fassent avec une base sérieuse, avec lucidité et non pas sur des envies et des hypothèses peu probables.

C’est pour ça que j’ai décidé de donner certains aspects de ma réflexion sur le sujet.

Cet article n’engage que moi.

Au début, je ne pensais écrire qu’un article sur le sujet. Mais je pense qu’il faut approfondir.

J’ai donc décidé de me centrer sur l’opposition.

Je crois également que cet aspect peut intéresser la section PS qui commence à avoir les dents longues qui poussent et qui à terme voudrait peut-être renverser le PCF (et prendre sa place).

 

Je vais donc commencer par le point le plus important à mes yeux : Catherine Margaté, maire de Malakoff, a déjà gagné largement les municipales.

Pour s’en convaincre, même si chaque élection est unique, il suffit de regarder les résultats des élections où les aspects locaux jouent un rôle non négligeable.

Voici donc les résultats d’élections législatives, municipales et cantonales, sur Malakoff :

Extrême droite FN Droite RPR-UMP Droite UDF-UDI Centre Modem Gauche PS Gauche PC Gauche Vert
Législatives 2002 7,74 15,83 11,14 0 17,69 38,59 2,84
Législatives 2007 3,62 25,43 0 21,74 39,73 4,14
Municipales 2008 0 17,8 0 7,3 0 65,8 4,4
Cantonnales 2008 3,2 17,3 0 6,2 10,9 57,4 5
Législatives 2012 7,44 0 14,27 1,23 27,28 40,26 3,92

 

Et voici un histogramme histoire d’avoir une représentation graphique.

 

election_resultat

 

Notons que le 0 signifie qu’il n’y avait pas de candidat.

Aux municipales, le PC est toujours réélue dans un fauteuil avec 65,8%.

Faut dire qu’il n’y avait pas de liste PS.

 

Si on regarde le rapport PS/PC, il est en moyenne de 22,23 pour le PS contre 39,52 pour le PS aux législatives.

Comparé aux cantonales, le PS s’en sort mieux aux législatives, surtout en 2007 et 2012.

Le PS fait néanmoins un moins bon score aux législatives 2002, mais c’est parce-que le PS était dans une mauvaise passe (le gouvernement Jospin venait d’être sanctionné).

 

Le PS a cette fois-ci un député. Mais il faut aussi nuancer. C’est la chute du maire UDI de Montrouge (qui a eu un coup de mou lors de l’élection) qui a permis à Julie Sommaruga d’être élue.

Ce n’est pas les scores à Bagneux et à Malakoff (deux villes communistes) qui ont permis à Julie Sommaruga de passer devant le maire PC de Bagneux au premier tour.

Notons qu’à l’époque, il y avait une dynamique pour le PS et François Hollande.

 

Aujourd’hui, changement politique, le PS est dans une dynamique négative (lié à une politique économique inefficace, la division de la société par le mariage pour tous, ou bien les affaires dont celle de Cahuzac).

 

Qu’en est-il pour les municipales 2014 ?

 

Côté Margaté, il y a une dynamique.  C’est un maire apprécié par les malakoffiots, y compris hors de la gauche, et elle a une dynamique éventuelle en étant dans l’opposition avec Mélenchon.

 

Le PS lui, est-peu identifié, et il a toujours été avec le PC dès le premier tour.

Il ne pourra pas compter sur une dynamique car il trainera le boulet Hollande.

Quant à l’opposition, Jean Emmanuel Paillon a annoncé dans le Malakoff Info qu’il ne serait pas tête de liste et Thierry Guilmart (UMP) le fait après moi le déluge.

 

Au vu des résultats aux diverses élections où le local joue, de la dynamique anti-hollande et de l’état de l’opposition, un constat lucide s’impose : Catherine Margaté a déjà gagné les municipales 2014.

 

Alors j’entends dire qu’avec Catherine Margaté c’est impossible car elle est chaleureuse, mais avec son adjoint Serge Cormier, ça sera plus facile car il est  buté.

Pour ma part, les gens qui pensent comme ça font un pari dangereux et totalement idiot.

Pour ma part, je respecte Serge Cormier car je pense qu’il s’agit d’une personne qui a une véritable vision. Qu’on y adhère ou pas n’a pas d’importance. Je respecte les gens qui ont une vision, point final.

Serge Cormier est quelqu’un d’intelligent, et je pense qu’il est largement capable de gérer intelligemment Malakoff et surtout, je pense qu’il est capable de gagner une élection sur Malakoff.

Il ne fera peut-être pas le score de 65,8% de Catherine Margaté, mais je pense que son potentiel est aux alentours de  55%.

Notons également que localement, le PC a vraiment des gens de valeur, je pense notamment à Joël Allain.

Notons aussi que Catherine Margaté est à fond dans ses dossiers. C’est visible lorsqu’elle en parle, ça la rend sympathique et un peu farfelue. De plus, la façon dont elle en parle montre qu’elle aime vraiment sa ville. Après, que l’on adhère à sa vision ou pas, c’est une autre histoire.

 

Bref, Catherine Margarté va très probablement avoir un nouveau mandat (en fait, il est aussi possible qu’elle fasse 1 an et qu’elle passe la main après).

On peut s’en plaindre, mais je pense qu’il faut plutôt se poser la bonne question : comment en est-on arrivé là ?

 

De mon point de vue, je pense que l’opposition, que ce soit Gérard Lesuisse (RPR), Thierry Guilmart (UDF puis UMP) ou Jean Emmanuel Paillon (Modem puis divers-centre) n’ont jamais été à la hauteur.

 

Je vais prendre deux exemples. Sur le mandat  2001-2008, la dette est passée de 3 949k€ en 2003 à 47 278k€ en 2008. En 5 ans, la dette a été multipliée par 11,972…

Pire, en 2008, l’autofinancement brut était négatif.

L’opposition a-t-elle alertée la population ?

Absolument pas. Au contraire, Thierry Guilmart (UMP) a découvert l’état des finances avec le rapport de la chambre régional des comptes.

 

Autre exemple, en 2009, la municipalité a augmenté fortement les impôts. La municipalité a expliqué que c’était la faute à Sarkozy. L’opposition a-t-elle fait de la pédagogie pour expliquer que cette posture était tout simplement du simplisme et de la malhonnêteté intellectuelle?

Non !

Du coup, les malakoffiots croient que si les finances de Malakoff se sont dégradées, c’est la faute à Sarkozy.

 

Par ailleurs, l’opposition ne fait pas la pédagogie nécessaire pour expliquer l’importance de Sud de Seine qui prend une place de plus en plus important dans la vie des malakoffiots.

 

Fort de ce constat, mon avis est donc le suivant :

L’enjeu des municipales 2014 n’est pas de prendre la mairie aux communistes, c’est tout simplement contre-productif.

L’enjeu est d’abord de construire une opposition crédible sur Malakoff.

J’ajoute que cette construction doit être fait dans la durée (j’y reviendrai).

Cela veut dire qu’une liste non-PC doit faire une campagne de notoriété et non de gain (voir le livre de François Trétarre)

J’ajoute également qu’il s’agit d’une question de démocratie. Une démocratie ne peut pas fonctionner de manière saine si le débat n’est pas présent.

J’en profite aussi pour signaler que si les communistes tiennent, c’est aussi parce-que l’on n’a pas une opposition capable de porter le débat pour éclairer la population.

 

Pour finir, je pense qu’avant de songer à prendre la mairie aux communistes, il faut accepter de passer par la case opposition.

 

Enfin, je souhaiterais aborder le cas du PS. Le PS est dans la majorité.

Mais certains veulent faire une liste au premier tour. C’est en tout cas ce qu’il se dit.

C’est évidemment des rumeurs.

Si le PS veut prendre la place du PC, une question fondamentale se posera : le PS, suite à ce que je viens d’écrire, acceptera-t-il de faire 6 ans d’opposition ?

Pour ma part, je vois plus le PS faire une liste pour plus peser dans la future majorité PC-PS.

16 avril 2013 Posted by | Malakoff, Mes réflexions, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale, Statistiques | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les dangers d’un vote sanction

Disons le net, François Hollande est nul.

En ce qui me concerne, ce n’est pas une surprise. J’avais déjà évoqué la menace économique que faisait peser Hollande.

Cette menace économique se transforme de fait en une menace sociale.

Le problème est que la politique économique du gouvernement est illisible, et pire, inadapté au monde dans lequel nous vivons, inadapté à une économie ouverte comme la nôtre.

Pire, comme l’époque où il était premier secrétaire du PS, il continue à ménager la chèvre et le chou.

Et histoire d’avoir la goutte d’eau qui fait déborder le vase, il clive les français sur des sujets annexes, comme le mariage gay.

Se pose donc la question du vote sanction. Il est fort probable que les élections intermédiaires (Municipales et européennes en 2014, cantonales en 2015 (repoussées), régionales 2016) voient un vote sanction du PS.

Pire, ne voulant pas que le vote sanction soit trop visible, François Hollande refuse de réformer certains scrutins qui en auraient bien besoins. Je pense au scrutin européen.

Donc il est fort probable que le PS perde toutes les élections intermédiaires suite à un vote sanction, et perde dans la foulée l’élection présidentielle.

Or, je crois que le vote sanction pose trois problèmes.

Le premier est que le débat sur la collectivité risque d’être zappé au détriment du débat national.

Si on prend les municipales, beaucoup de maire ne seront pas élus sur un programme municipale, sur une vision municipale, à la suite d’un débat local, mais à la suite d’un débat national et sur une vague anti-Hollande.

Or, là aussi, ce n’est pas bon. Un mauvais UMP risque d’être préféré à un bon PS.

D’autant que statistiquement, l’ensemble des maires, qui sont PS, ont été élus à la suite d’un vote sanction contre l’UMP. Or, statistiquement, les gestions ne sont pas vertueuses.

Au contraire, le député René Dosière (apparenté PS) et l’ancien ministre Jérôme Cahuzac disent l’inverse.

Deuxième problème: la majorité risque de ne pas en prendre compte.

L’exemple est les deux derniers scrutins régionaux.

En 2004, le PS a gagné 20 régions sur 22. C’était un vote sanction contre le président Jacques Chirac et son premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Et bien Jacques Chirac a gardé Jean-Pierre Raffarin.

En 2010, le PS a en plus gagné la Corse. Nicolas Sarkozy a continué à penser que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais le pire, et c’est la troisième raison, est du point de vue du parti principal d’opposition.

Celui-ci va avoir tendance à croire qu’il a gagné parce qu’il est bon. Or ce n’est pas vrai, d’une part, mais le plus grave, c’est que ça dispense le parti principal d’opposition d’avoir une réflexion sérieuse sur les causes de ses précédents échecs.

L’exemple est évident pour le PS. Celui-ci a été éjecté du pouvoir national de façon brutale en 2002: Le Pen est arrivé au second tour.

Mais ça, le PS ne l’a jamais compris.

Au contraire, comme l’UMP n’était pas à la hauteur entre 2002 et 2012, le PS a gagné les élections intermédiaires grâce au vote sanction.

Le PS a donc pensé qu’il était bon, or ça a été une erreur fatale. Le PS n’a pas gagné parce qu’il est bon, il a gagné parce-que l’UMP est nul.

Comme le disait à l’époque François Fillon pour les régionales 2004, on avait un 21 Avril à l’envers.

Or comme le PS s’est cru bon, il s’est dispensé de faire une autocritique sérieuse, et il n’a pas eu une véritable réflexion en vue de se préparer nationalement à diriger la France.

Aujourd’hui, on en voit le résultat.

Le problème, c’est que ça risque de se répéter pour l’UMP.

L’UMP va sans doute gagner toutes les élections intermédiaires. Or, je crains que l’UMP puissent penser qu’elle est brillante, oubliant que la politique menée par Nicolas Sarkozy nous a mené dans le mur, et ne faisant pas un inventaire sérieux des années Sarkozy.

Or, faire l’inventaire des années Sarkozy est une nécessité pour l’UMP afin qu’elle puisse se préparer à être un parti efficace si elle devient majoritaire en 2017.

On risque d’avoir une UMP vivant sur ses acquis, acquis qui comme le PS viennent de votes sanctions.

En plus, pour ne pas arranger le tout, le patron de l’UMP est Jean François Copé.

27 mars 2013 Posted by | Mes réflexions, Municipales 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Le théorème de Thalès (2/2): Le théorème de Thalès par les longueurs

thales 001

Dans un article précédent, j’avais expliqué que le théorème de Thalès était avant tout un théorème vectoriel.

Il va de soi que en collège, cet aspect est masqué.

Comment donc démontrer le théorème de Thalès sans parler de vecteurs.

Démontrer les deux premiers rapports ne posent pas forcement de problèmes. C’est le troisième rapport qui est plus compliqué.

Voici donc une démonstration en trois étapes qui vaut ce qu’elle vaut.

Une démonstration par les aires est envisageable (sur Wikipédia et ici), mais je trouve qu’elle n’est pas forcement plus simple.

En tout cas, ça reste fastidieux.

Première étape: dans un triangle rectangle (figure 1)

Soit ABC un triangle rectangle en C, les points I appartenant à [AB] et J appartenant à [AC] tel que (IJ) // (AC).

On trace la parallèle à (AC) passant par I coupant (BC) en K.

Il est à rappeler:

  • (IJ) est perpendiculaire à (AC) car (AC) est perpendiculaire à (BC).
  • (IK) est perpendiculaire à (BC).
  • IJCK est un rectangle.
  • Les angles BIK et BAC sont égaux (noté a).

Dans les triangles rectangles AJI, ACB et IKB (et avec IK = JC), on arrive à:

cos(a) = AJ/AI = AC/AB= IK/IB = JC/IB.

On en déduit donc deux relations utiles:

AI/AB = AJ/AC  et IB/AB = JC/AC.

Etape 2: les premiers rapports sur un triangle quelconque (Figure 2)

Soit ABC un triangle quelconque. I appartient à [AB] et J appartient à [AC]. La hauteur issue de A coupe [IJ] en K et [BC] en H.

On a évidement (AH) perpendiculaire à (IJ) et (BC).

En appliquant l’étape 1 aux triangles AHB et AHC, on arrive à:

AI/AB = AK/AH = AJ/AC et IB/AB = KH/AH = JC/AC.

Conclusion:

AI/AB = AJ/AC et IB/AB = JC/AC.

Relations valables dans un triangle quelconque.

Dernière étape: Le dernier rapport (figure 3)

Soit ABC un triangle quelconque. I un point de [AB] et J un point de [AC] tel que (IJ) // (BC).

Soit K un point de [BC] tel que (AC) // (JK).

Évidemment, IJKC, quadrilatère ayant les côtés parallèles 2 à 2, est un parallélogramme. On a donc IJ = BK.

AJ/AC = BK/BC. On a appliqué la seconde relation de l’étape précédent au triangle CAB avec la parallèle à (CA) (KJ).

Donc au final on a AJ/AC = BK/BC = IJ/BC.

 

Conclusion:

On arrive à AI/AB = AJ/AC = IJ/BC.

10 mars 2013 Posted by | Mes réflexions, Uncategorized | , , , , , | Laisser un commentaire

Le théorème de Thalès (1/2): Le théorème de Thalès est un thérème vectoriel

image001

Il n’y a pas longtemps, je parlais du théorème de Pythagore, théorème évoqué en classe de 4ème.

S’en est suivi un débat pour savoir s’il faut le démontrer ou pas s’il est abordé.

Ma position est largement oui !

La démonstration d’un théorème fait partie de la formation de l’esprit critique.

Je pense que ce débat est loin d’être anecdotique.

C’est un débat sur la façon d’aborder la connaissance, en particulier la connaissance formelle.

Pour ma part, former l’esprit critique, le raisonnement, c’est permettre à l’élève d’avoir les outils pour se représenter le monde dans lequel il évolue, et de se représenter et agir avec le monde dans lequel il évolue.

C’est pour ça que j’ai décidé d’aborder le second théorème évoqué en collège, le théorème de Thalès.

A mon époque, il était abordé en classe de 3ème.

Dans les années 2005, il fut abordé en classe de 4ème.

En réalité, je pense que ce théorème est loin d’être aussi évident que ça.

Dans cette partie, je vais rappeler que le théorème de Thalès est avant tout un théorème vectoriel.

La démonstration présentée est niveau seconde.

Soit un triangle ABC, triangle quelconque.

On définit :

image003

 

 

image004

 

 

Le nombre k est un réel non nul.

Notons que k peut-être négatif.

Si 0<k<1, on a affaire à première figure.

Si k>1, on a affaire à la seconde figure.

Enfin, si k<0, on a affaire à la troisième figure.

Je rappelle aussi que:

image006

 

 

En utilisant la relation de Chasles:

image009

 

 

Les droites (MN) et (BC) sont parallèles car portées par des vecteurs colinéaires.

Par ailleurs, on a une relation sur les longueurs:

image014

 

 

Rappelons également que le théorème des milieux est un cas particulier du théorème de Thalès, k = 1/2.

10 février 2013 Posted by | Mes réflexions, Uncategorized | , , , , , | 4 commentaires

La pensée Cartésienne

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée (Descartes, Discours de la méthode).

 

Comment atteindre la vérité absolue?

C’est à cette question que le philosophe/mathématicien/physicien René Descartes (1596-1650) a répondu dans un livre, Discours de la méthode (1637).

Cette méthode est à la base de la pensée scientifique, et perdure aujourd’hui car on a jamais trouvé mieux.

 

De mon point de vue, le livre est extrêmement moderne, et se doit d’être utilisé dans tous domaines, pas que dans le domaine scientifique.

Il serait un plus, en particulier, dans le domaine politique.

 

Selon Descartes, lorsque l’on est jeune, on a une vérité qui dans la pratique, est la vérité des parents et de nos professeurs.

Question: cette vérité est-elle universelle?
Comment avoir de réelles certitudes?

C’est pour ça que Descartes va donner une méthode.

Dans un premier temps, on prend une de nos vérités comme hypothèse. On la met en doute.

C’est ce que l’on appelle le doute cartésien.

Une fois que cette vérité est prise comme hypothèse, elle se doit donc d’être démontrée.

Si la démonstration valide cette hypothèse, alors on arrive à une certitude, ou plus exactement une vérité universelle.

Dans le cas contraire, ce n’est pas une vérité.

 

On aurait tout intérêt à utiliser le principe de Descartes en politique également.

Le problème du PS ou de l’UMP est qu’ils sont dans leurs certitudes. Or, quand l’UMP ou le PS appliquent leurs certitudes, on va dans le mur.

L’UMP ou le PS feraient mieux d’utiliser le doute cartésien appliqué à leurs certitudes, afin de dégager une bonne fois pour toute des solutions pragmatiques dans l’intérêt général.

 

Enfin, il est à noter que le débat qui est de savoir s’il faut écrire en 4ème la démonstration du théorème de Pythagore n’est pas si anodin que ça si on se place dans la logique cartésienne.

5 février 2013 Posted by | Mes réflexions | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La liberté est-elle dangereuse(2/2): La question des règles

Dans un article précédent, j’ai essayé de dire que sans responsabilité individuelle et collective, la liberté est dangereuse.

Ce point de vue me tient certes beaucoup à cœur. Nous sommes dans une société qui déresponsabilise les individus et qui les infantilise.

Le dernier exemple en date est la campagne présidentielle où Nicolas Sarkozy a promis un référendum sur les chômeurs ou les immigrés, et où François Hollande a promis une tranche à 75%.

Seul François Bayrou a tenté, par un langage de vérité, de responsabiliser l’électeur. Il n’a fait que 9%.

 

Pire, ça continue. François Hollande persiste dans la tranche à 75%, et Jean François Copé continue avec le pain au chocolat.

 

Si les individus sont irresponsables, on peut avoir une force coercitive pour faire respecter les contrats (commentaire de l’Hérétique).

Mais on se mord la queue. Si tout le monde est irresponsable, l’importance de la force coercitive, dans la pratique la force de l’ordre, devient plus important. Il y a donc, de fait, une privation de la liberté.

C’est pour ça que je préfère responsabiliser les individus.

C’est l’autorégulation qui devrait être préférée. C’est réduire les coûts (en force de l’ordre) et permettre aux individus de jouir d’une réelle liberté.

En physique, on appelle ça l’asservissement.

Mais là aussi, dans la pratique, je ne sais pas comment faire.

 

J’avais l’intention initialement d’en rester là, mais on ne peut pas aborder ce sujet sans parler des règles.

Donc je vais essayer de développer ce point.

 

Comme je le l’écrivais précédemment, j’ai la liberté d’écouter de la musique.

Mais si j’allume ma sono à fond, je fais potentiellement trop de bruit et j’empêche mon voisin de dormir.

J’empiète donc sur la liberté de mon voisin, sa liberté de dormir.

Du coup, on va créer une règle, à savoir que j’ai le droit d’écouter de la musique, mais sans la mettre à fond.

 

Les règles servent donc à garantir la liberté de chacun.

Je pense aussi, mais ça dépasse le sujet de cet article, que les règles servent à garantir l’égalité de chacun, à garantir que les chances sont les mêmes pour tout le monde.

 

Certaines règles sont évidentes. Ne pas tuer, par exemple, car j’empiète sur la liberté du prochain, la liberté de vivre. Ne pas rouler comme un chauffard également.

 

Les règles sont aussi utiles. Celle d’interdire à quelqu’un d’emprunter alors qu’il ne sera pas en capacité de rembourser sa dette en fait partie. Déjà l’emprunteur sera en surendettement, et de fait sera privé de liberté (le banquier mènera la vie de l’emprunteur comme il l’entend), mais si tout le monde emprunte sans avoir la capacité de rembourser, on va droit à une catastrophe collective dont la personne qui joue le jeu sera victime.

Le cas concret est la crise des subprimes.

Sur ce point, les libéraux ont une responsabilité particulière.

Après la crise de 1929, certains aspects de la vie économique ont été règlementés.

Mais les libéraux, à partir de Reagan, ont commencé à dérèglementer.

On arrive aujourd’hui à une crise importante du système, lié à la cupidité.

 

Néanmoins, trop de règles n’est pas bon aussi.

Trop de règles brident l’individu.

Qui a envie qu’on lui dise quoi faire à quel moment?

Personne, je le pense.

 

Pire, trop de règles tuent la liberté d’entreprendre, l’envie de prendre des risques, donc d’investir, donc d’être dans le processus de destruction/Création cher à Schumpeter.

C’est en particulier le cas de la tranche à 75%, règle totalement stupide, qui fait fuir les entrepreneurs, y compris ceux qui ne sont pas concernés.

 

Au final, il faut des règles car sans règles, il n’y a pas de vie en collectivité. Il faut des règles pour garantir le bon fonctionnement de la collectivité. Il faut des règles pour garantir la liberté et l’égalité.

Mais il ne faut pas de règles car sinon on bride l’individu et on crée une société qui ne peut plus fonctionner.

 

Au final, on est dans une contradiction et un paradoxe.

Tout est une question d’équilibre.

 

11 janvier 2013 Posted by | Mes réflexions, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Un commentaire

La refondation du centre doit se faire par le centre

Je sais, ça semble totalement idiot de l’écrire comme ça, pourtant, je pense qu’il faut l’écrire.

Avec la défaite de François Bayrou aux législatives, c’est surtout la démocratie chrétienne qui semble en mesure d’imposer une refondation du centre vers la droite.

Or je pense que c’est une erreur.

Mais avant toute chose, il faut signaler que refonder le centre que par la gauche et le centre gauche est également une erreur.

Le PS ne veut pas de nous et nous n’avons pas intérêt, au niveau national, comme le signale l’Hérétique, à participer au gouvernement socialiste.

Le sort réservé à Bayrou par le PS est emblématique de l’état d’esprit PS. Celui-ci n’est que « l’UMP de la gauche ».

Par ailleurs, nous sommes en désaccord profond avec la politique économique proposé par le PS, une politique Keynésienne.

Mais nous sommes également en désaccord avec l’UMP qui marche sans vergogne sur les terres du FN. Nous sommes pour l’égalité et traiter les personnes selon leurs mérites respectifs.

 

J’ajoute également que refonder le centre par la droite peut avoir des conséquences fâcheuses dans certaines communes.

Je pense à Puteaux, où la mafia UMP de Joëlle Ceccaldi-Raynaud dirige la ville de façon antidémocratique (dernier épisode ici).

Si le centre n’est qu’avec la droite, le changement de Puteaux, qui a été loupé la dernière fois, sera plus difficile. Par ailleurs, une alliance UMP de Puteaux avec le Modem là-bas serait un non-sens.

Je pense aussi à Malakoff où il faut ouvrir le jeu. Malakoff est communiste depuis 86 ans maintenant. Après avoir permis le pluralisme dès le premier tour en 2008 (ce qui était historique), il faut permettre qu’il y ait enfin un second tour.

Par ailleurs, Malakoff étant profondément de gauche, la seule chose à faire est de pousser la ville vers le centre gauche.

Si la refondation du centre se fait par la droite, on aura toujours un affrontement stérile entre la gauche, mené par le PCF, et la droite, qui débouchera encore, sans second tour, sur la victoire du PCF.

Je ne dis pas qu’il faut que sur Malakoff le centre soit avec la gauche. Je dis juste qu’il faut une liste centriste pour ouvrir le jeu, pousser à un second tour (qui serait un échec pour la municipalité qui fait tout ce qu’elle peut pour le rendre improbable) et laisser le plus d’options possibles.

 

De mon point de vue, il faut d’abord concevoir la politique par niveau.

Si une alliance du centre avec la droite ou la gauche est pertinente à un certain niveau (locale, départemental, régional, national), ça ne sera peut-être plus vrai à un autre niveau.

L’alliance du centre avec la gauche ou la droite n’est pas pertinente, pour l’instant, au niveau national.

Cela veut dire qu’aux prochaines municipales, il faudra préparer un discours local, mais aussi intercommunal, même si une alliance locale a une probabilité faible de ne pas être pertinente au niveau intercommunal.

Il faut ensuite refaire un réseau d’élus locaux. Là encore, il faut une bonne stratégie. Nous devons donc avoir une approche purement locale.

Enfin, il faut également reconstruire le centre sur un projet. L’Hérétique et Jean Arthuis ont raison de le signaler.

20 juin 2012 Posted by | Malakoff, Mes réflexions, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | Un commentaire