Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Grève du 12/08/2017 : Je soutiens Emmanuel Macron

Aujourd’hui, c’est une journée d’action contre la réforme du code du travail.

 

Je me suis exprimé à de maintes reprises sur me sujet.

Mais je me dis que le moment étant symbolique, il fallait défendre le président.

 

Je vais le défendre sur la forme et le fond, mais pour commencer, je vais commencer par ce qui est gratuit.

 

A savoir que Philippe Martinez, Jean Luc Mélenchon et Benoît Hamon n’ont jamais été au chômage, n’ont jamais travaillé dans une TPE, une PME ou une grande entreprise.

D’ailleurs, ont-ils réellement travaillé un jour ?

Ils ont de fait une vision économique qui n’est absolument pas en phase avec l’économie réelle, économie réelle que traverse la France.

 

Pire, ils ont une vision éculée de l’économie et caricatural, avec leur sacro-saint principe du Patron = Voyou, car par définition, le patron est un voyou.

 

Le problème, c’est que pour avancer, il faut sortir des carricatures, aussi bien celles de la Droite que celles de la Gauche.

 

J’ai connu le chômage, et je garantis que ce n’est pas un moment agréable.

J’ai commencé en TPE, continué en PME et aujourd’hui, je suis dans un Grand Groupe.

 

Je suis largement plus compétent que ces trois zozos sur le problème du chômage, notamment parce que je l’ai vécu, mais vraiment vécu.

 

Par ailleurs, ces trois zozos sont pour moi des parasites. Ils vivent de l’argent du contribuable (ou des cotisations). Dans un pays qui a du mal à payer l’essentiel (Sécurité, éducation, santé), ça la fout un peu mal.

D’autant que je suis persuadé que Philippe Martinez est prêt à bloquer le pays. Il l’a déjà fait lors de la loi Travail.

 

Bon, le gratuit étant fait, passons à la forme.

 

Emmanuel Macron a été élu lors de l’élection présidentielle 2017. Il a eu une majorité claire. Il est donc normal qu’il applique le programme sur lequel il a été élu.

D’autant que les ordonnances sur la modification du code du Travail, c’était dans son programme.

Et pour ma part, je considère que les urnes sont supérieures à la rue. Sinon, ça voudrait dire que l’on n’est plus une démocratie.

 

Selon la CGT, il y a eu 400 000 manifestant.

Gardons ce chiffre, c’est celui qui avantage la CGT.

 

Lors de la présidentielle, ceux qui veulent réformer le code du travail (à savoir Emmanuel Macron et François Fillon) représentes 8 656 346 + 7 212 995 soit 15 869 341 électeurs.

Ramené à ce chiffre, les manifestants représentent 2,5%.

 

Nous sommes 67 595 000 habitants.

Les manifestants représentent 0,6% de la population.

 

La population active est de 28,7 millions (en 2015, je précise).

Les manifestants représentent 1,4% de la population actives.

 

Le nombre de chômeurs (En Juillet 2017) est de 6 665 300.

Les manifestants représentent 6% des chômeurs.

 

On a beau tourner le problème dans tous les sens, la CGT est largement minoritaire.

 

Sur le fond ensuite.

Le chômage est avant tout un problème économique.

Contrairement à son (ses) prédécesseur(s) qui avai(en)t un traitement social, Emmanuel Macron a choisi un traitement économique.

Et il a raison, car le chômage est avant tout un problème économique, d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Parler du chômage ici serait trop complexe.

Il y a de multiples causes aux chômages.

Les principales sont :

  1. L’inadéquation entre l’offre et la demande. Si on se place dans la logique de Schumpeter, il faudrait innover. Difficile à faire lorsque certains estiment que par définition, un patron est un voyou.
  2. La qualité de l’offre sur le marché du travail. Là, c’est l’éducation nationale qu’il faut refaire. J’ai abordé plusieurs fois la question (dernièrement ici).
  3. Le coût du travail, et principalement les charges patronales. Là encore, il y en a qui ont une sacro-sainte vision sur le sujet.
  4. La rigidité.

Comme sur le fond, on parle du quatrième point, je vais le développer.

 

Aujourd’hui, le capitalisme a gagné.

C’est clair depuis 1989 et la chute du mur de Berlin.

 

Ça ne veut pas dire que le capitalisme est un bon système. C’est juste que l’on n’a pas trouvé mieux.

 

Dans le capitalisme de base, on estime que l’on peut licencier comme on veut.

Le licenciement crée de la précarité et du chômage, ainsi que de la misère.

D’une certaine façon, c’est ce qui est raconté dans l’excellent roman Les raisins de la colère ou Les Temps modernes.

 

En France, pour lutter contre cet effet pervers, on a décidé de surprotéger le travail.

En résumé, on a rendu difficile le licenciement.

 

Mais ce qui semble être sur le papier une bonne idée est en fait un piège, et dans la pratique un poids dans la lutte contre le chômage.

En fait, on pense qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

C’est en réalité l’inverse qui se passe, et la raison 3 est un facteur aggravant.

Et les premières victimes sont les personnes qui sont éloignés de l’emploi, principalement les jeunes et les seniors.

 

C’est encore plus vrai en TPE/PME, et de fait encore plus criminel, car c’est en TPE/PME que se trouve l’emploi pour les gens qui en sont éloignés.

 

Déjà, commençons par la base.

Si un patron veut licencier, il le fera.

Et s’il doit y arriver, il fera ce que l’on appelle « Le fils de pute ».

Contre ça, soyons clair, le code du travail ne protège pas.

On peut attaquer aux prudhommes mais ça prend des années.

Il est en général mieux de passer vite à autre chose (en trouvant un autre travail par exemple).

 

Mais là, on arrive à l’effet pervers (aggravé par le point 3).

Embaucher a un coût, et en cas de coup dur, il ne sera pas facile de réduire la masse salariale.

Savez-vous que pour un licenciement économique, il faut payer ?

Donc embaucher a un coût et si on se trompe, ou que l’on a juste un coup dur, l’embauche coûte vraiment cher.

 

Pire, on arrive à des effets pervers, comme les périodes d’essais qui s’allongent où les questions débiles lors des entretiens d’embauche.

 

En fait, il faut prendre le problème sous un autre angle.

Quand une stratégie ne marche pas, il faut changer de stratégie.

 

Au fond, être au chômage, ça fait partie du jeu.

Le problème, c’est que l’on y reste (en moyenne 1,5 ans aux dernières nouvelles).

En fait, je pense qu’il faut accepter que l’on puisse être licencier plus facilement.

Mais en échange, il faut travailler sur la fluidité du parcours.

 

Ça passe entre autres par un meilleur accompagnement (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et une meilleure formation au long de la vie.

 

Quand Macron dit qu’il préfère investir dans la formation plutôt que dans les emplois aidés qui ne débouche sur rien de durable, sur le fond, il a raison.

 

Jouer sur la flexibilité, c’est permettre aux entreprises de s’adapter aux besoins, à l’offre et la demande, et à une concurrence toujours plus sévère.

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12 septembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

[Humour] Martinez, le dernier dinosaure

Bon, c’est gratuit, c’est pour la manifestation de demain.

 

Bon, je ne touche pas souvent ma flute traversière, donc je me suis contenté du refrain.

 

Mais le cœur y est…

11 septembre 2017 Posted by | Humour, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Mon avis sur les premiers mois Macron

Vu les critiques que subit notre président, à savoir Emmanuel Macron, j’ai décidé de donner mon avis sur les premiers mois de la présidence Macron.

 

D’autant que les critiques viennent de partis qui ne se sont jamais remis en cause (genre PS ou républicains) ou qui n’ont comme moteur que les ambitions personnels (genre l’UDI de Lagarde).

 

Je me permets aussi de rappeler que même si j’ai été au Modem de 2007 à 2016, je ne suis encarté à aucun parti politique, et en particulier, je ne suis pas encarté en Marche.

 

En ce qui me concerne, je trouve le président Macron moyen, mais je m’en contente volontiers.

 

Pourquoi je le trouve moyen.

Parce déjà, il fait dit des choses, qui je pense traduisent des intentions, qui font plaisir à entendre.

En particulier, j’ai apprécié que le président Macron explique qu’il doit faire une double désintoxication, dans les dépenses publiques, trop élevées, et dans le niveau de prélèvement, trop élevé aussi.

D’autant qu’il l’expliquait aux maires, qui sont loin d’être de bons élèves dans le domaine (voir ici et ici), ce qui en particulier le cas à Malakoff.

J’apprécie aussi, contrairement à ce que déclarent certains dinosaures, la réforme du marché du travail.

Enfin, la loi moralisation est un bon début, même si beaucoup reste à faire.

 

Par contre, il est vrai qu’il a fait des âneries, comme la suppression de la Taxe d’Habitation.

Mais là aussi, il convient de nuancer.

Déjà parce que, sur le fond, Emmanuel Macron a raison (la Taxe d’Habitation est un impôt injuste et débile). Mais aussi parce que, selon le canard enchaîné, il semblerait qu’il y ait une réflexion sérieuse derrière.

Et de toute façon, cette connerie est moins grave que le coup de la tranche à 75%, qui là, est vraiment démagogique, et montre du doigt une catégorie de la population, et en plus est confiscatoire.

 

Donc Emmanuel Macron est un président moyen.

Certes, je préfèrerais un bon, voir un excellent président, mais je me contenterai d’un président moyen, et finalement, je suis content d’avoir un président moyen, et ceci pour deux raisons.

 

La première, c’est que si Emmanuel Macron n’avait pas été élu, on aurait eu comme président « acceptable » Benoit Hamon ou François Fillon.

Le premier fait partie d’une gauche réactionnaire qui n’a pas compris que le mur de Berlin s’est effondré et que le monde a changé.

 

Le second ne pense qu’à sa pomme et n’a pas hésité à couler la droite pour rester candidat. Bref, il n’a absolument pas joué collectif.

Et comment quelqu’un qui ne joue pas collectif peut penser à l’intérêt général ?

 

Enfin, je rappelle que depuis 2002, les présidents sont vraiment médiocres.

 

Jacques Chirac d’abord.

Celui-ci a certes un point positif, c’est qu’il n’a pas été en Irak.

Avec Nicolas Sarkozy, on y aurait été.

Mais ça s’arrête là.

Il n’a pas fait les réformes économiques nécessaire.

Pire, il a diminué les impôts sur les plus riche.

Ce qui est clientéliste, injuste, et surtout a empiré un problème récurrent aujourd’hui : le déficit.

 

Nicolas Sarkozy ensuite.

Il a continué à aggraver le déficit, fait des cadeaux aux riches (bouclier fiscal), enrichi une oligarchie (comme le Pentagone à la Française), et réformé le service public de façon à ce qu’il soit inefficace (j’ai en tête le Pôle emploi).

 

Quant à François Hollande, il a lui aussi aggravé le problème de déficit, et il nous a laissé une réforme territoriale technocratique, antidémocratique et qui ne réduit pas les dépenses de fonctionnement.

En particulier, le Grand Paris, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Et pourtant, je suis pour le Grand Paris.

 

Donc, vu ce que l’on a depuis 2002, vu le choix qu’il y avait en 2017, je me contente avec joie d’un président moyen comme Emmanuel Macron.

17 août 2017 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Mobilisons-nous contre les JO

Dernièrement, j’exprimais mon opposition à l’organisation des JO à Paris.

 

Je suis donc ravi que l’Hérétique s’exprime sur le sujet en allant dans le même sens.

 

Je suis opposé à l’organisation des JO pour deux raisons.

 

La première est financière.

Les JO ont un coût, et c’est rarement rentable.

Pire, il y a toujours des dépassements et évidement, c’est le contribuable qui paye.

Dans un pays qui doit, comme le dit si bien Emmanuel Macron, faire une double désintoxication sur ses dépenses publiques (trop élevées) et son niveau de prélèvement (trop élevé aussi), organiser les JO est un mauvais signal.

 

Lorsque l’on a des problèmes d’argent, comme la France, et que l’on doit réduire ses dépenses, comme la France, on commence par ce qui est superficiel.

Et les JO, c’est clairement superficiel.

 

Par ailleurs, lorsque l’on a des problèmes d’infrastructures, comme à la Gare Montparnasse, je préfère qu’on investisse pour remettre en Etat l’existant.

 

L’argent, ça ne tombe pas du ciel, derrière, c’est le contribuable.

Par ailleurs, des dépenses d’investissement induisent des dépenses de fonctionnement.

C’est pour ça qu’il faut investir dans le durable et non pas dans de l’éphémère.

On investit pour 30 ans, pas pour 1 mois !

 

Enfin, il y a un vrai problème avec l’immobilier à Paris et en première couronne.

Il est trop cher et les gens ne peuvent pas se loger décemment.

Je parle de gens qui sont au-dessus du salaire médian.

Je crains que les JO induisent une flambée des prix de l’immobilier empirant une situation déjà catastrophique.

 

Enfin, je me permets d’ajouter un nouvel argument, donné par les opposants d’ailleurs : l’aspect démocratique et institutionnel.

 

La population n’est pas consultée. Les opposants ne sont pas reçus par Anne Hidalgo.

 

De plus, Paris n’a pas à décider.

Les JO ne concernent pas seulement Paris, mais Paris et la petite couronne.

C’est du ressort du Grand Paris, et le président du Grand Paris est Patrick Ollier.

 

C’est pour ça que j’appelle à signer la pétition contre les JO.

 

A écouter : Le responsable du collectif Non aux JO 2024 à Paris

2 août 2017 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Les jeux olympiques à Paris, une plaie

Ça fait un petit moment que j’entends parler des jeux olympiques à Paris, et ça fait un petit moment que je veux donner mon avis.

 

En ce qui me concerne, je suis opposé à l’organisation des JO à Paris, et ceci pour deux raisons.

 

La première est financière. Les jeux olympiques, ça coûte de l’argent, et c’est rarement rentable.

Dans un pays qui a de sérieux problèmes financiers, de sérieux problèmes de déficit, ce n’est pas le moment de dépenser inutilement les deniers de l’Etat.

 

Par ailleurs, la Grèce, qui je le rappelle est un pays en faillite, a organisé les jeux olympiques, et ça ne les a vraiment pas aidés. Je pense que ça a même ajouté de la difficulté à leurs problèmes.

 

Enfin, l’immobilier est un vrai problème en IDF, à Paris et en première couronne. Je ne peux qu’insister à revoir l’excellente parodie du Groland.

 

Or, j’ai peur, également, que les jeux olympiques induisent une flambée des prix de l’immobilier sur Paris, empirant une situation que je trouve déjà critique.

 

Pour ces deux raisons, je suis opposé à l’organisation des JO à Paris et je regrette que l’on ne m’ait pas demandé mon avis que je me serais fait un plaisir de donner.

 

Ça tombe bien, je le donne.

27 juillet 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Ma position sur la suppression de la Taxe d’Habitation : Je suis contre la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron

Le sujet a été abordé lors du vote du CA hier, au conseil municipal.

La Taxe d’Habitation est un sujet compliqué, et j’avais donné mon opinion sur plusieurs points (1, 2, 3, 4 et 5).

 

Avant toute choses, je rappelle que je suis adhérent à aucun parti politique. J’ai été adhérent au Modem (de 2007 à 2016), mais j’ai l’intention de laisser du temps avant d’adhérer à un nouveau parti politique.

 

Par ailleurs, j’ai voté Emmanuel Macron, et je n’ai aucun regret. J’ai voté sur une vision globale et il peut arriver que je ne sois pas d’accord sur certains points particuliers.

 

Là, le sujet est un peu compliqué, car je suis d’accord sur le fond avec Emmanuel Macron, mais je suis en désaccord sur la manière de remettre en cause la Taxe d’Habitation.

 

C’est pour ça que j’ai décidé de regrouper ma position sur un post, en donnant les raisons qui font que je suis contre la Taxe d’Habitation, en donnant les raisons qui font que je suis contre le projet d’Emmanuel Macron, en expliquant ce qu’il aurait dû faire, et en ajoutant pourquoi, à mon avis, il n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’habitation.

 

  • Pourquoi la Taxe d’Habitation est un mauvais impôt.

Pour plusieurs raisons. La première est qu’il s’agit d’un impôt Physiocrate (Voir cet excellent livre).

Selon les Physiocrates (1789, je tiens à le rappeler), il est inconcevable de payer des impôts sur ses revenus.

On paye des impôts sur son outil de production.

Par exemple, si on a un champ, on paye des impôts sur la possession de son champ car on va le labourer et donc en tirer un bénéfice.

Le problème, c’est que cet impôt est indépendant des revenus générés.

Si on a de la grêle, ou une invasion de sauterelle, on a moins de récoltes, donc moins de bénéfices.

Mais on a toujours les impôts.

 

Sur ce principe, on a inventé en 1789 4 impôts, la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le non-Bâti et la Patente (devenue Taxe professionnelle puis CET).

Depuis ces impôts sont passés aux collectivités locales.

 

Par ailleurs, cet impôt crée une inégalité territoriale.

Pour mémoire, V = T * B où V est la valeur de l’impôt payé, T les taux (votés en conseil municipal) et B la base.

Le concept de Base est inégalitaire, car la Base dépend du territoire.

Par exemple, le maire de Neuilly sera toujours plus compétent que celui de Malakoff car les Bases sont plus élevées à Neuilly qu’à Malakoff.

 

Autre argument, on paye une Taxe d’Habitation, car on habite (soit en tant que locataire, soit en tant que propriétaire, dans ce cas, on paye en plus la Taxe Foncière).

Ça va contre le principe de Droit au logement.

 

Enfin, il convient de rappeler que les communes ne touchent des impôts que sur les ménages.

Les impôts sur les entreprises sont touchés par l’intercommunalité (en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris), qui en plus est devenue encore plus anti-démocratique.

 

Faire du développement économique n’est pas intéressant car il n’y aura aucun retour sur investissement (qui ira dans les caisses de Vallée Sud Grand Paris).

 

Pour enrichir la commune, il faut donc attirer les ménages riches, et éviter les ménages pauvres, ce qui se fait au détriment de la mixité sociale.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a pour point positif d’avoir une véritable mixité sociale, c’est un vrai problème.

 

Je rappelle également qu’enrichir la ville n’est pas péjoratif. Enrichir la ville permet d’offrir un service public de qualité.

  • Pourquoi Macron n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’Habitation

La raison invoquée par Macron est l’augmentation du pouvoir d’achat.

Or, il y avait une autre mesure dans le programme de Macron en faveur du pouvoir d’achat : la baisse des charges salariales.

 

Comparons…

Je paye environ 500 à 600€ de TH (Taxe d’Habitation).

Je fais donc une économie de 600/12 = 50€ par mois.

 

Pour un ami habitant le même type de logement que moi sur Antony, et qui paye 1000€, c’est 1000/12=83€ par mois.

 

Les charges salariales sont en moyenne de 23%.

On a Sn = (1 – Cs) * Sb ou Sb = Sn / (1 – Cs) avec Sn salaire net, Cs Charges salariales et Sb salaire brut.

Si on applique des diminutions sur le taux de 23%, on obtient :

Diminution (%) 5 10 15 20
Nouveau Taux 21,85 20,7 19,55 18,4

 

Ce qui donne pour divers salaires :

Salaire Net 1 000,00 1 500,00 2 000,00
Salaire Brut 1 298,70 1 948,05 2 597,40
Salaire Net (-5%) 1 014,94 1 522,40 2 029,87
Salaire Net (-10%) 1 029,87 1 544,81 2 059,74
Salaire Net (-15%) 1 044,81 1 567,21 2 089,61
Salaire Net (-20%) 1 059,74 1 589,61 2 119,48
Gain (-5%) 14,94 22,40 29,87
Gain (-10%) 29,87 44,81 59,74
Gain (-15%) 44,81 67,21 89,61
Gain (-20%) 59,74 89,61 119,48

 

Une diminution « raisonnable » de 20% des charges salariales permet de récupérer par mois environ 60€ pour un SMICARD, à comparer avec les 60€ que je récupère via la Taxe d’Habitation.

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que le pouvoir d’achat est la différence entre le salaire net et le coût de la vie, ou plus exactement les dépenses courantes.

 

Ce qui bouffe le budget en IDF, c’est les loyers.

  • Pourquoi la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron est une mauvaise idée

Pour deux raisons.

Là aussi, le livre de Michel Bouvier est une référence.

Il convient de rappeler qu’une commune doit avoir l’indépendance financière, mais aussi l’indépendance fiscale.

 

L’indépendance financière consiste à savoir si une commune a les moyens de mener à bien ses missions.

C’est d’ailleurs la première inquiétude, légitime, exprimée par notre maire hier.

 

La seconde est l’indépendance fiscale. Elle est aussi importante, voire plus, que l’indépendance financière.

La commune doit pouvoir lever ses impôts comme elle l’entend. C’est fondamental pour avoir la maîtrise de sa stratégie économique.

Par exemple, si on veut faire venir des entreprises, on doit pouvoir baisser les impôts sur les entreprises. C’était d’ailleurs une stratégie lors de l’époque de la Taxe Professionnelle, faire venir des entreprises pour enrichir sa ville. Cette stratégie était intéressante, car elle permettait de garder une mixité sur sa ville.

En particulier, cette stratégie a été mise en œuvre à Montrouge, Issy les Moulineaux et Puteaux.

 

Seulement, depuis Sarkozy, l’autonomie fiscale est remise en cause.

Ça a commencé avec la CET (qui remplace la Taxe Professionnelle), où la collectivité a la main que sur le taux de la CFE.

Hollande n’a rien fait pour améliorer l’autonomie fiscale.

La suppression de la Taxe d’Habitation va encore réduire l’autonomie fiscale, donc le pouvoir des maires.

Au contraire, il faut revaloriser le rôle du maire, c’est le seul élu de proximité.

Pour cela, il faut lui donner plus de pouvoir, et en particulier plus d’autonomie fiscale.

  • Ce qu’il faut faire

Ce qui est bien avec Macron, c’est qu’il tourne au moins autour du pot.

Sur le sujet, bien qu’il soit largement plus pertinent que ses concurrents, Macron reste insuffisant.

 

C’est une réforme globale de la fiscalité qu’il faut faire.

En France, le système d’impôt est économiquement suicidaire et socialement injuste.

 

C’est lié au fait que c’est les physiocrates, en 1789, qui l’ont défini.

Je ne compte plus le nombre d’impôts physiocrates, parmi lesquels on a la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le Non-Bâti, l’ISF, la redevance télé…

 

Certains impôts physiocrates, comme la redevance télé, font sourire.

 

D’autre induisent des désastres, comme l’ISF que l’on paye si on est au SMIC et que l’on habite l’Ile de Ré.

 

D’ailleurs, les impôts physiocrates participent à l’inégalité territoriales.

 

Enfin, le pire impôt physiocrate, les charges patronales, fait un dégât économique considérable, que ce soit dans la lutte contre le chômage (cet impôt fabrique du chômage) ou dans la compétitivité de nos entreprises.

Pire, les dégâts des charges patronales sont dans les TPE/PME, qui feront l’économie de demain, et qui sont le terreau d’emplois pour les gens qui sont éloignés de l’emploi.

29 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur les législatives 2017 (11ème circonscription des Hauts de Seine)

J’avais prédit une triangulaire LREM/PCF/UDI, expliquant pourquoi tout le monde voulait faire perdre LREM (ici et ici), et une victoire du PCF.

 

Ça tombe bien, c’est l’inverse qui s’est donc passé.

 

On a eu un effondrement de la droite (représenté par l’UDI), un second tour PCF/LREM et une victoire de LREM.

 

Je passe donc pour un con (merci à l’UDI, histoire de se défausser).

Mais il est intéressant de savoir pourquoi je me suis trompé, ce qui arrive de temps en temps, mine de rien.

 

D’abord, je tiens à rappeler que je vote depuis 1995.

J’ai participé aux législatives de 1997, 2002, 2007, 2012 et 2017.

Jusqu’à 2012, la circonscription était tenue par le PCF avec l’ancien maire de Bagneux, Janine Jambu, de 1993 à 2007, et par le maire actuel de Bagneux, Marie Hélène Amiable (de 2007 à 2012).

 

Ayant de bonnes connaissances de la politique locale, notamment à Bagneux, et surtout à Malakoff, et sachant comment les communistes sont appréciés et l’opposition est dans les choux dans ces deux villes, j’ai eu une vision principalement locale.

 

D’ailleurs, c’est encore grâce à Montrouge que les communistes perdent. Sur Bagneux et Malakoff, les communistes sont majoritaires.

 

Par ailleurs, je m’étais basé sur une étude statistique à partir des résultats de la présidentielle sur la circonscription.

 

Mais ça n’a pas marché.

Pour trois raisons.

 

La première, c’est que j’ai surestimé l’aspect local.

Les gens ont vraiment (fait rare pour ma circonscription) voté sur des enjeux nationaux.

 

J’ai aussi sous-estimé le facteur national.

Les gens en ont marre du PS et de l’UMP, et ils ont voulu permettre à Emmanuel Macron de recomposer la vie politique.

Ou alors ils n’ont pas voté.

 

Enfin, j’ai surestimé la valeur du candidat UDI.

Ce dernier point mérite quelques commentaires.

 

Le premier c’est que les républicains est un parti de droite décomplexé dans la ligné de Nicolas Sarkozy.

C’est pour ça qui ont voté François Fillon à la primaire et qu’ils ont éliminé Alain Juppé.

Ils veulent bien des voix des centristes, je l’ai expliqué à maintes reprises, mais ils ne veulent pas appliquer 1% du projet centriste.

Tout comme le PS, les républicains méprisent le centre.

Beaucoup de sympathisant des républicains, qui sont un noyau dur, n’ont pas, à mon avis, reporté leurs voix sur le candidat UDI.

 

Enfin, il y avait une erreur de casting sur le candidat.

Cette erreur de casting est liée à un travers de l’UDI, qui se retrouve d’ailleurs au Modem.

 

L’UDI veux des élus, mais sans travailler. Ils utilisent les républicains pour avoir des élus sans travailler.

De fait, ils n’apportent aucune survaleur, mais surtout, on ne les voit jamais.

La famille Parrain n’est là que lors des élections lorsqu’ils sont candidats.

Or, comme je l’explique inlassablement, la politique se travaille sur la durée, notamment la politique locale et c’est encore plus vrai pour une ville comme Malakoff, Communiste depuis 91 ans.

29 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons de Bayrou (2/2) : Sur le long terme, la situation du Modem n’est pas si solide que ça

Continuant sur le thème « Le Modem ne fait pas le Job », j’aimerais donner mon avis sur la situation du Modem en ce moment.

 

Aujourd’hui, le Modem a un groupe 47 députés alors que dans la précédente mandature, il n’en avait 0 (Jean Lassalle est parti entre temps).

 

On peut considérer cela comme une grande victoire, seulement, sur le long terme, ce n’est pas aussi évident.

Or, la politique se fait sur la durée, et il n’est pas acquis, si on regarde sur un temps long, que ce groupe sera durable.

 

Il convient de rappeler déjà que le groupe Modem a été élu grâce à Macron.

Et encore, il a fallu un peu raller.

Il est vrai que François Bayrou a soutenu Emmanuel Macron au bon moment, quand ce dernier était en difficulté.

Mais il convient de rappeler que François Bayrou n’avait pas les moyens d’être candidats, la faute à une très mauvaise gestion du Modem sur le long terme.

Ce que j’avais critiqué d’ailleurs, notamment d’un point de vue commercial.

 

Par ailleurs, le Modem se résume principalement à Bayrou et Sarnez. Il n’y a pas d’autres personnes de premier plan.

Certes, il n’a pas eu de chance avec Robert Rochefort, mais le reste, et bien c’est parti.

Dans le 92, je pense à moi-même, Grébert (Puteaux), Blanche Muhlmann (Asnières), Marie Darves Bornoz (Bagneux)…

Bref, toutes les personnes de valeurs qui apportaient une expertise de leur territoire sont partis, découragé par la gestion du Modem.

 

Et puis, ce n’est pas vraiment le renouvellement au Modem.

Déjà des personnes.

Bayrou est en politique depuis 1982 (35 ans) et de Sarnez est en politique depuis 1974 (43 ans).

Par ailleurs, dans les Hauts de Seine, on a Jean Louis Bourlanges qui est en politique depuis 1983 (Il a été au parlement européen), et qui a dit du mal de Bayrou dans le passé, et Isabelle Florenne ,fille de Jean-Marie Vanlerenberghen, ancien maire d’Arras et ancien sénateur Modem.

Mais s’il n’y avait que ça.

Le Modem n’a pas renouvelé les pratiques. C’était les même, et en pire, comme lorsque l’on a soutenu Wauquiez juste pour avoir des sièges.

 

Certes, il y a l’affaire des assistants parlementaires, mais là, c’est à la justice de trancher.

Si le Modem est reconnu coupable, alors ça ternira l’image du parti.

S’il est reconnu innocent, il faut que ça arrive au plus vite.

 

Mais le plus important, c’est que le groupe Modem dépend du bon vouloir de Macron. S’il y a rupture, il n’est pas sûr que le Modem retrouve un groupe conséquent.

 

Mais bon, le tableau n’est pas tout noir non plus.

Le Modem peut essayer de s’appuyer sur son groupe de députés pour construire ce qu’il lui manque le plus : une spécificité, un positionnement clair et différent de la concurrence.

Le Modem a des bases pour construire nationalement une offre électorale et consolider sa position nationalement parlant.

Seulement, Bayrou, qui a sacrifié la valeur d’avenir de son parti, surtout entre 2012 et 2017, à savoir les élus locaux, est-il capable de le comprendre ?

28 juin 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Parlons de Bayrou (1/2) : Bayrou dans sa globalité

Ancien du Modem, je ne pouvais pas ne pas réagir à ce qui se passe en ce moment au Modem.

Je pensais faire trois notes sur le sujet, mais comme François Bayrou a démissionné, deux notes suffirons.

 

Ce n’est pas la première fois que j’aborde le sujet.

 

Mais puisque c’est l’actualité.

Je ne commenterai pas les affaires des assistants parlementaires.

Là, c’est à la justice de trancher.

 

Mais il est intéressant de revenir sur le Modem globalement. Et donc de dresser un portrait de François Bayrou, car aujourd’hui, Modem = François Bayrou.

 

Il est évident que François Bayrou a des points fort.

Et son point fort est sa vision globale.

 

Sa vision globale est très bonne, et il a eu raisons sur de nombreux points.

Dans les points où il a eu raison avant tout le monde, on peut citer la dette, la moralisation politique (qui là prend un sérieux coup au Modem), la réforme des institutions et la nécessaire recomposition politique.

 

En fait, aujourd’hui, on voit une recomposition politique qui a été théorisée par François Bayrou en 2007, soit il y a exactement 10 ans.

 

D’une certaine façon, c’est François Bayrou qui a théorisé la victoire d’Emmanuel Macron. D’une certaine façon, la victoire d’Emmanuel Macron, c’est un peu la victoire de François Bayrou.

Emmanuel Macron a mis en application la vision de François Bayrou.

 

Ce qui amène à la vraie question, pourquoi un homme, et son parti, qui a eu raison sur tout, ne se retrouve pas à toucher le jackpot lorsque ses idées sont enfin mises en application ?

 

Poser la question, c’est un peu y répondre.

 

Pour ma part, je pense qu’il y avait moyen de mieux faire. Certes, j’avais écrit que les partis centristes ne faisaient pas le Job,

Dans le désastre que traverse le Centre, l’UDI a une lourde responsabilité, c’est vrai.

Mais ça ne doit pas faire oublier que le Modem aussi a une lourde responsabilité.

 

En fait, le problème vient de Bayrou.

En regardant bien, François Bayrou, par sa vision a su, un moment donné, agréger un grand nombre de personnalité autour de lui.

Mais il finit toujours par se faire lâcher, voir haïr.

Certes, dans les personnes qui l’on lâché, il y a des gens méprisables. Je pense par exemple à Hervé Morin.

 

Mais il y a aussi des gens de valeurs.

On peut penser à Simone Veil, personnalité appréciée, qui déteste François Bayrou.

 

Déjà, commençons par le fait qu’il n’écoute pas les bonnes personnes.

Marielle de Sarnez, pour la nommer, n’est pas compétente. Les municipales à Paris en 2008 en est un exemple.

Marielle de Sarnez n’a pas la vision nécessaire, et en tactique politique, c’est une nulle.

 

Mais surtout, il a découragé les personnes de bonne volonté qui avait une vraie vision, et qui elles, apportaient vraiment une survaleur.

Il y a même une tendance malsaine à pourrir la vie des candidats et personnalités qui elles, ne doivent rien à personne.

Et il y a une tendance malsaine à aller contre les valeurs des militants.

 

Exemple non exhaustif :

  • Il a investi un candidat dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine contre l’élue Modem de Bagneux, qui elle, faisait un excellent travail. Je l’ai déjà abordé. Aujourd’hui, l’opposition à Bagneux est pire qu’à Malakoff, ce qui est en soit un … record.
  • Il a attaqué ses propres militants en justice à Nanterre car ils se présentaient contre le candidat soutenu par le Modem officiellement, Camille Bedin. Camille Bedin qui fait partie de la droite Forte, qui n’aime pas vraiment Bayrou, mais veut bien son soutien…
  • On a lâché Blanche Mühlmann à Asnières, face à un homme de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann, qui d’ailleurs a été condamné.
  • On a soutenu Guillaume Peltier aux régionales, qui est un bébé Sarkozy.
  • On a laissé les républicains choisir dans le 77 la conseillère régionale représentant le Modem, au détriment d’un élu Modem dans l’opposition (Voir ici).
  • Et on a soutenu Laurent Wauquiez aux régionales.

 

Du coup, des gens de valeurs qui se battent dans des combats sains, et qui apportent vraiment un plus, finissent par partir.

Je pense en particulier à Grébert.

 

Au final, à force de sacrifier des élus pour faire les ambitions de gens qui n’ont pas de visions, on recommence à zéro tous les 5 ans avec François Bayrou.

 

Or, le combat politique est long, il doit se faire sur la durée.

On ne peut pas se permettre de recommencer à zéro tous les 5 ans.

Conclusion : Aujourd’hui, on a recommencé à zéro, mais sans Bayrou en misant sur Macron.

 

De fait, aujourd’hui, vu que les gens de valeurs sont (statistiquement) partis, il ne reste au Modem :

  • Ceux qu’en ont rien à foutre.
  • Les carriéristes.
  • Et les fans-boys.

La dernière catégorie étant la pire !

24 juin 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Législative 2017 : Comptabilisons le bulletin Blanc (11ème circonscription des Hauts de Seine)

Je suis pour comptabiliser le vote blanc.

J’estime qu’il est anormal que le gars qui n’en a rien à branler, allant à la pêche, soit le héros de la démocratie luttant contre la faiblesse de l’offre électorale, alors que celui qui va au bureau de vote et qui met un bulletin blanc, pour lutter contre la faiblesse de l’offre électorale, soit un con.

 

C’est pour cela que j’essaye toujours de comptabiliser le bulletin blanc.

 

Pour ma circonscription, on a au premier tour :

 

Candidat % (Exprimé) Voix %(Inscrit) %(Exprimé + Vote Blanc)
Laurianne Rossi 38,43 13 895 20,06 37,93
Yasmine Boudjenah 22,01 7 957 11,49 21,72
Julie Sommaruga 14,48 5 237 7,56 14,30
Philippe Parrain 10,33 3 736 5,39 10,20
Julia Carrasco 5,67 2 051 2,96 5,60
Carmelia de Pablo 3,55 1 284 1,85 3,51
Sandra Guyomard 1,57 566 0,82 1,55
François Lemétais 0,95 344 0,50 0,94
Agathe Martin 0,72 259 0,37 0,71
Saïd Oujibou 0,61 220 0,32 0,60
Lionel Cudennec 0,51 185 0,27 0,51
Wilfried Serre 0,37 133 0,19 0,36
Dominique Teixeira 0,32 114 0,16 0,31
Stéphane Tauthui 0,27 97 0,14 0,26
Aze-Dine El-Bouzaïdi cheikhi 0,20 73 0,11 0,20
Pascal Ramonet 0,01 4 0,01 0,01
Vote Blanc ou nul 475 0,69 1,30
Total 36 630 52,88 100,00

 

 

Comptabiliser le bulletin blanc ne change pas fondamentalement la donne.

Je me permets aussi une remarque : Yasmine Boudjenah, candidate du PCF, est au second tour car elle est seconde.

Elle n’a autrement pas les moyens de se maintenir, étant donné qu’elle n’a pas 12,5% des inscrits.

 

Au second tour, on a :

Candidat % (Exprimé) Voix %(Exprimé + Vote Blanc)
Laurianne Rossi 52,33 16 287 51,55
Yasmine Boudjenah 47,67 14 834 46,95
Blanc ou nul 475 1,50
Total 31 596 100,00

 

Là aussi, les choses ne changent pas fondamentalement. Laurianne Rossi (LREM) est élue avec 51,55% des voix. Sa victoire est clairement incontestable.

 

Donc lorsque le PCF fera grève pour lutter contre les futures réformes Macron (comme la réforme du code du travail), je me permettrais de rappeler :

  1. Que le candidat du PCF n’avait pas les moyens de se maintenir, elle était juste second.
  2. Que le candidat PCF a été clairement battu et que le candidat LREM a obtenu 51,55% des suffrage exprimé, en comptabilisant le bulletin blanc.

Le reste, c’est qu’ils n’en ont rien à branler.

20 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire