Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Retour sur les législatives 2017 (11ème circonscription des Hauts de Seine)

J’avais prédit une triangulaire LREM/PCF/UDI, expliquant pourquoi tout le monde voulait faire perdre LREM (ici et ici), et une victoire du PCF.

 

Ça tombe bien, c’est l’inverse qui s’est donc passé.

 

On a eu un effondrement de la droite (représenté par l’UDI), un second tour PCF/LREM et une victoire de LREM.

 

Je passe donc pour un con (merci à l’UDI, histoire de se défausser).

Mais il est intéressant de savoir pourquoi je me suis trompé, ce qui arrive de temps en temps, mine de rien.

 

D’abord, je tiens à rappeler que je vote depuis 1995.

J’ai participé aux législatives de 1997, 2002, 2007, 2012 et 2017.

Jusqu’à 2012, la circonscription était tenue par le PCF avec l’ancien maire de Bagneux, Janine Jambu, de 1993 à 2007, et par le maire actuel de Bagneux, Marie Hélène Amiable (de 2007 à 2012).

 

Ayant de bonnes connaissances de la politique locale, notamment à Bagneux, et surtout à Malakoff, et sachant comment les communistes sont appréciés et l’opposition est dans les choux dans ces deux villes, j’ai eu une vision principalement locale.

 

D’ailleurs, c’est encore grâce à Montrouge que les communistes perdent. Sur Bagneux et Malakoff, les communistes sont majoritaires.

 

Par ailleurs, je m’étais basé sur une étude statistique à partir des résultats de la présidentielle sur la circonscription.

 

Mais ça n’a pas marché.

Pour trois raisons.

 

La première, c’est que j’ai surestimé l’aspect local.

Les gens ont vraiment (fait rare pour ma circonscription) voté sur des enjeux nationaux.

 

J’ai aussi sous-estimé le facteur national.

Les gens en ont marre du PS et de l’UMP, et ils ont voulu permettre à Emmanuel Macron de recomposer la vie politique.

Ou alors ils n’ont pas voté.

 

Enfin, j’ai surestimé la valeur du candidat UDI.

Ce dernier point mérite quelques commentaires.

 

Le premier c’est que les républicains est un parti de droite décomplexé dans la ligné de Nicolas Sarkozy.

C’est pour ça qui ont voté François Fillon à la primaire et qu’ils ont éliminé Alain Juppé.

Ils veulent bien des voix des centristes, je l’ai expliqué à maintes reprises, mais ils ne veulent pas appliquer 1% du projet centriste.

Tout comme le PS, les républicains méprisent le centre.

Beaucoup de sympathisant des républicains, qui sont un noyau dur, n’ont pas, à mon avis, reporté leurs voix sur le candidat UDI.

 

Enfin, il y avait une erreur de casting sur le candidat.

Cette erreur de casting est liée à un travers de l’UDI, qui se retrouve d’ailleurs au Modem.

 

L’UDI veux des élus, mais sans travailler. Ils utilisent les républicains pour avoir des élus sans travailler.

De fait, ils n’apportent aucune survaleur, mais surtout, on ne les voit jamais.

La famille Parrain n’est là que lors des élections lorsqu’ils sont candidats.

Or, comme je l’explique inlassablement, la politique se travaille sur la durée, notamment la politique locale et c’est encore plus vrai pour une ville comme Malakoff, Communiste depuis 91 ans.

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29 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Législative 2017 : Comptabilisons le bulletin Blanc (11ème circonscription des Hauts de Seine)

Je suis pour comptabiliser le vote blanc.

J’estime qu’il est anormal que le gars qui n’en a rien à branler, allant à la pêche, soit le héros de la démocratie luttant contre la faiblesse de l’offre électorale, alors que celui qui va au bureau de vote et qui met un bulletin blanc, pour lutter contre la faiblesse de l’offre électorale, soit un con.

 

C’est pour cela que j’essaye toujours de comptabiliser le bulletin blanc.

 

Pour ma circonscription, on a au premier tour :

 

Candidat % (Exprimé) Voix %(Inscrit) %(Exprimé + Vote Blanc)
Laurianne Rossi 38,43 13 895 20,06 37,93
Yasmine Boudjenah 22,01 7 957 11,49 21,72
Julie Sommaruga 14,48 5 237 7,56 14,30
Philippe Parrain 10,33 3 736 5,39 10,20
Julia Carrasco 5,67 2 051 2,96 5,60
Carmelia de Pablo 3,55 1 284 1,85 3,51
Sandra Guyomard 1,57 566 0,82 1,55
François Lemétais 0,95 344 0,50 0,94
Agathe Martin 0,72 259 0,37 0,71
Saïd Oujibou 0,61 220 0,32 0,60
Lionel Cudennec 0,51 185 0,27 0,51
Wilfried Serre 0,37 133 0,19 0,36
Dominique Teixeira 0,32 114 0,16 0,31
Stéphane Tauthui 0,27 97 0,14 0,26
Aze-Dine El-Bouzaïdi cheikhi 0,20 73 0,11 0,20
Pascal Ramonet 0,01 4 0,01 0,01
Vote Blanc ou nul 475 0,69 1,30
Total 36 630 52,88 100,00

 

 

Comptabiliser le bulletin blanc ne change pas fondamentalement la donne.

Je me permets aussi une remarque : Yasmine Boudjenah, candidate du PCF, est au second tour car elle est seconde.

Elle n’a autrement pas les moyens de se maintenir, étant donné qu’elle n’a pas 12,5% des inscrits.

 

Au second tour, on a :

Candidat % (Exprimé) Voix %(Exprimé + Vote Blanc)
Laurianne Rossi 52,33 16 287 51,55
Yasmine Boudjenah 47,67 14 834 46,95
Blanc ou nul 475 1,50
Total 31 596 100,00

 

Là aussi, les choses ne changent pas fondamentalement. Laurianne Rossi (LREM) est élue avec 51,55% des voix. Sa victoire est clairement incontestable.

 

Donc lorsque le PCF fera grève pour lutter contre les futures réformes Macron (comme la réforme du code du travail), je me permettrais de rappeler :

  1. Que le candidat du PCF n’avait pas les moyens de se maintenir, elle était juste second.
  2. Que le candidat PCF a été clairement battu et que le candidat LREM a obtenu 51,55% des suffrage exprimé, en comptabilisant le bulletin blanc.

Le reste, c’est qu’ils n’en ont rien à branler.

20 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Législatives 2017, second tour, je vote Laurianne Rossi

Nous avons donc un second tour entre le PCF et LREM (La république en marche).

 

J’en profite pour confirmer mon vote de premier tour au second tour.

 

A savoir que je voterai donc, au second tour, Laurianne Rossi, candidate de La République en Marche.

Les arguments du premier tour restent, mais je vais me permettre d’en donner de nouveaux.

 

Aujourd’hui, les réformes économiques à faire sont sérieuses.

Il faut flexibiliser le système, en gardant plusieurs points en mémoires, à savoir :

  1. Ça apporte plus de précarité, il faut donc travailler l’accompagnement des gens.
  2. L’idée est plus « Pour qu’il tourne et qu’il arrête d’être grippé » plutôt que « la loi du plus fort » (comme un certain François Fillon qui s’est inspiré de Margaret Thatcher).

Il faut réformer la France.

Or, pour réformer la France, il faut partir d’un diagnostic, poser le diagnostic, qui induisent des solutions qui permettent de faire des réformes pragmatiques dans l’intérêt de tous, et où tout le monde est gagnant.

 

Ça implique d’arrêter de partir sur des schémas éculer genre « C’est un patron donc c’est un voyou » (ça c’est pour la Gauche) ou « C’est un chômeur donc c’est un branleur. (Ça c’est pour la droite).

 

Le monde, il n’est pas noir, il n’est pas blanc, il est gris.

 

Il faut avoir une vision en phase avec l’économie mondialisé dans laquelle évolue la France. Economie mondialisé qui a ses qualités et ses défauts.

 

En fait, je viens de la physique, et la physique ne donne pas d’emploi.

Mais en physique, on apprend une chose fondamentale : On ne va pas contre les équations de Maxwell.

On peut les adorer, ou les trouver chiantes, mais les équations de Maxwell, elles ont fait la peau de la physique de Newton, et ont permis l’avènement de la relativité restreinte.

 

Là, le principe est le même.

On ne va pas contre le principe de réalité.

On fait avec, et on s’y adapte.

Ça ne veut pas dire qu’il faut abandonner ce qui fait que l’on est humain, comme le principe de solidarité, entre-autre.

 

Mais pour réussir, il faut prendre en compte les contraintes extérieurs, le principe de réalité.

Une stratégie gagnante prend en compte le principe de réalité.

 

Il faut bien comprendre qu’il y a vraiment deux philosophies qui s’affrontent.

D’un côté, les gens qui comme moi, partent d’un diagnostic et essayent de construire une stratégie en prenant en compte les contraintes, et de l’autre ceux qui construisent une stratégie en adaptant leurs contraintes à leurs envies.

 

Il est urgent, aujourd’hui, d’élire des politiques qui construisent une stratégie en prenant en compte les contraintes, et d’éliminer les politiques qui adaptent les contraintes à leurs envies.

 

Je connais les communistes.

Sur Malakoff, ils ont des qualités.

Néanmoins, en économie, je garantie qu’ils ont une vision rétrograde.

 

J’aspire à un meilleur service public, à une plus grande solidarité, mais il y a une différence majeure entre moi et les communistes :

  • J’essaye de partir d’un diagnostic pour construire un plan d’action prenant en compte les contraintes.
  • Les communistes adaptent les contraintes à leurs envies, surtout en économie !

 

Ils sont dans un schéma éculé de l’économie, avec les patrons voyous du CAC40 et sacralisent certains aspects pour des raisons idéologiques.

 

Le code du travail en est un exemple. Voir finalement une hypocrisie. Ils veulent le garder très protecteur, empêchant la flexibilité et ils font localement de la flexibilité en ayant recours aux CDD.

 

Je ne sais pas si Laurianne Rossi sera un bon député, mais je sais que je ne peux pas faire confiance, dans un pays où il faut faire des réformes économiques sérieuses, à une personne qui a une faible vision de l’économie et qui est dans des schémas éculés.

 

C’est pour ça que sans hésiter, je voterai Laurianne Rossi.

11 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Législatives 2017, premier tour Malakoff

Les résultats sont donc :

  • La république en Marche avec 33,5%
  • Le PCF avec 28,25%
  • Le PS avec 16,5%
  • Et l’UDI avec … 6,16%

Je me suis donc trompé sur mon pronostique.

J’ai sous-estimé l’aspect national et j’ai surestimé le candidat UDI.

 

On aura, sur la circonscription, un second tour entre Laurianne Rossi (LREM) et Yasmine Boudjenah (PCF).

11 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2017 de Malakoff (10/13) : Les 46 CDD de la municipalité de Malakoff

Pour terminer le sujet qui fâche, je vais me permettre de mettre en avant une hypocrisie de la municipalité de Malakoff, les CDD.

 

J’en avais parlé l’année dernière.

 

Je vais juste commenter l’aspect politique. On est dans les législatives, après tout.

 

Donc commençons.

La municipalité de Malakoff est communiste.

Elle est contre la flexibilité du travail, et contre la revue du code du travail.

 

Sauf que là, c’est faite ce que je dis, pas ce que je fais.

 

Effectivement, l’emploi de CDD permet d’avoir une flexibilité dans les embauches.

Je pense qu’il doit être plus facile de licencier, en cas de besoin, des salariés en CDD que des fonctionnaires.

A noter que dans le privé, c’est l’inverse. C’est plus facile de licencier des salariés en CDI qu’en CDD.

 

En France, on a une particularité, il est relativement difficile de licencier un salarié, étant donné que le travail est surprotégé.

Je me suis déjà exprimé à maintes reprises sur le sujet (ici et ici).

 

Je pense qu’en surprotégeant le travail, on crée un mensonge.

Effectivement, on a tendance à penser (communistes compris) qu’en surprotégeant le travail, on lutte efficacement contre le chômage.

 

C’est exactement l’inverse qui se passe.

Effectivement, de fait, embaucher devient un risque. Car si on est face à un coup dur, licencier devient une véritable difficulté.

De fait, on crée des travers malsains, comme des entretiens d’embauches avec questions débiles (comme dans cet excellent film) ou patron qui va faire le fils de pute pour licencier.

La rigidité n’est pas la seule cause de chômage. Il y a plusieurs causes, comme les charges patronales.

Mais c’est l’une des causes, et il faut traiter toutes les causes de chômages (qui sont, j’en conviens, nombreuses).

 

D’autant que les victimes de cette rigidité, contrairement à ce que l’on croit, c’est les jeunes et les vieux, les gens qui sont éloignés de l’emploi.

 

Au contraire, je pense qu’il faut accepter cette flexibilité, mais en échange accompagner beaucoup mieux les gens, et mieux les former tout au long de la vie.

Bref, l’inverse de ce que l’on fait actuellement.

 

Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, on change régulièrement d’entreprise.

Pour mon cas, j‘en suis à ma quatrième entreprise depuis 2008.

En fait, comme actuellement je suis en SSII, j’en suis à ma septième entreprise depuis 2008…

 

Et pour en revenir à la municipalité communiste, elle défend exactement l’inverse !

Elle est pour une rigidité du travail et une surprotection du travail.

Pourquoi pas, sauf que là, elle fait exactement l’inverse, en rajoutant même 2 CDD depuis l’année dernière.

Je rappelle qu’en plus, on a ici du CDD de cador (Médecin, Dentiste…).

 

Par ailleurs, je ne serais pas surpris d’apprendre que le CDD est renouvelé de manière …indéterminé … plus que s’est permis en entreprise et dans le privé…

3 juin 2017 Posted by | Finances locales, Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

11ème Circonscription des Hauts de Seine : Pourquoi Les républicains, l’UDI et le PS ont intérêt à faire élire le PCF (2/2) : Raisons locales

Mon diagnostic pour les prochaines législatives dans la 11ème circonscription (regroupant Malakoff, Bagneux et Montrouge) est une victoire du PCF après une triangulaire UDI/EM (En Marche) /PCF imposé par le candidat UDI.

 

Dans l’épisode précédent, j’avais donné des raisons nationales.

 

Or, à cause d’un mode de scrutin débile, l’élection législative est une élection locale.
Et la 11ème circonscription des Hauts de Seine est une circonscription difficile.

 

Il est donc temps d’énumérer les raisons locales qui font que d’après moi, le candidat UDI va se maintenir et imposer une triangulaire.

 

Pour information, le candidat UDI (soutenu par les républicains) est Philippe Parain. Il habite Malakoff.

 

Il convient d’abord de rappeler une première raison facile et suffisante qui justifie le maintien de Philippe Parain, propre à Malakoff : Emmanuelle Jannès, élue de Malakoff Plurielle.

Celle-ci soutient officiellement (j’ai reçu un mail) le candidat EM.

 

Effectivement, suite à un épisode dramatique, la liste UMP/UDI/Modem a été invalidé.

L’ancien élu UMP, Thierry Guilmart, a une lourde responsabilité dans ce fiasco.

Mais par la façon dont Emmanuelle Jannès (et j’en sais quelque chose) a construit Malakoff Plurielle, celle-ci a aussi une lourde responsabilité dans ce désastre également.

Je pense que les législatives vont être le moment de solder les comptes. D’autant que Malakoff Plurielle n’a pas toujours été correct.

Lorsque Malakoff Plurielle a implosé, j’ai vraiment fait la fête pendant 2 semaines.

 

Mais il n’y a pas que cette raison.

Il y en a d’autres, d’autres propre au PS, aux républicains et à l’UDI.

En fait, chacun va jouer le coup suivant, en l’occurrence les municipales de 2020.

Commençons par le PS.

Sur Malakoff et Montrouge, il est proche de Martine Aubry.

Par ailleurs, le PS participe aux exécutifs de Bagneux et Malakoff avec le PCF.

En fait, le nombre d’élus PS (qui globalement a et va fortement diminuer sur l’ensemble de la France) dépend du PCF sur Malakoff et Bagneux.

Le PS va aussi avoir des vues sur Montrouge.

Le PS a donc intérêt sur la circonscription à ‘entendre avec le PCF, en aidant le PCF à être élu sur Malakoff et Bagneux, et en demandant un soutien du PCF sur Montrouge.

Cet accord commencera dès les législatives, en faisant élire le candidat PCF.

 

Pour l’UDI, on parle de maintien.

Mais, là aussi, il s’agit de jouer le coup suivant en faisant pression sur les républicains.

Déjà, à Montrouge, le maire, UDI, Étienne Lengereau, qui a succédé à Jean Loup Metton, doit faire face aux républicains. Lors des dernières cantonales, ils avaient réussi à imposer un candidat républicain sur Montrouge au détriment du choix de l’ancien maire UDI, Jean Loup Metton.

Si le candidat UDI ne se maintient pas, ça pourrait compliquer la vie au maire UDI de Montrouge.

 

Sur Malakoff, la base militante est principalement chez les républicains. Or, les Etats-Majors ont imposé une candidature UDI.

Il serait mal venu que le candidat UDI ne se maintienne pas s’il a l’occasion de le faire, vis-à-vis des républicains à qui on a imposé sa candidature.

 

A Bagneux, c’est pire.

Le chef de l’opposition est UDI, mais c’est Iznogoud qui a réussi.

C’est un ancien du Modem (comme moi) qui s’est construit contre l’élue Modem de l’époque, qui elle a fait un excellent travail (et était très apprécié, voir le commentaire ici).

Il a rallié la candidature du Berlusconi de service, apportant l’étiquette Modem, toujours contre l’élue Modem qui travaille.

 

Quand le Berlusconi de service a décidé de ne pas siéger au conseil municipal, il est devenu UDI, et c’est comme ça qu’il est devenu le chef de l’opposition sur Bagneux.

Avec un tel pédigré, pour faire pression sur les républicains, il n’a surtout pas intérêt à ce que le candidat UDI ne se maintienne pas.

 

Par ailleurs, côté républicain, j’ai le sentiment (peut-être à tort) que ça se déplace vers le noyau dur.

En particulier, le leader des républicains à Malakoff a annoncé sur Twitter qu’il allait voter blanc au second tour de la présidentielle ce qui :

  1. S’apparente à un appel à voter blanc dans la façon de faire de la politique aujourd’hui (comme le cas Bayrou qui a voté Hollande en 2012).
  2. Revient à placer le Pen et Macron au même niveau.

Privé d’une candidature républicaine, et d’élus au conseil municipal de Malakoff, je pense que les républicains vont pousser à ce que le candidat UDI se maintienne, même si ça fait élire le PCF.

 

C’est pour ça que je parie sur une victoire du PCF à la suite du maintien du candidat UDI au second tour.

1 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

11ème Circonscription des Hauts de Seine : Pourquoi Les républicains, l’UDI et le PS ont intérêt à faire élire le PCF (1/2) : Raisons nationales

Mon pronostique pour les législatives dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine est la victoire du PCF à la suite d’une triangulaire EM (En Marche), PCF et UDI.

 

Un excellent article sur la stratégie électorale de l’UDI et du MoDem sur le blog du Centrisme m’a donné envie de compléter l’analyse.

 

D’autant qu’après avoir téléphoné à des « Amis/collègues politiques », mon opinion s’en est trouvé conforté.

 

C’est aussi en particulier dû à l’erreur de casting de EM (le candidat n’habite pas la circonscription) et aux erreurs de campagnes et aux méconnaissances de la circonscription qui me sont remonté à mes oreilles.

 

Ça ne remet pas en cause mon choix de voter EM au premier tour.

 

Néanmoins, j’aimerais faire partager ma réflexion, car il y a des aspects locaux et nationaux qui méritent d’être développés.

 

Pour mémoire, lors des calculs précédents, en me basant sur les résultats des présidentiels sur l’ensemble de la circonscription, j’ai démontré que le candidat UDI pouvait se maintenir pour imposer une triangulaire.

La question est importante car :

  1. S’il ne se maintient pas, le candidat EM gagne.
  2. S’il il se maintient, le candidat PCF gagne.

En ce qui me concerne, je suis persuadé que le candidat UDI va se maintenir.

Je vais donc en donner les raisons nationales.

 

Je vais d’abord rappeler qu’en France, le problème est que nos institutions forcent à un bipartisme stupide et stérile.

De fait, on a construit la vie politique autour du PS et des républicains.

 

Le problème, c’est que ces deux partis sont tenus par les noyaux durs.

Ces noyaux durs ont une vision catastrophique de la politique.

Effectivement, ils ne connaissent rien des problèmes auxquels sont confrontés les français, ni aux problèmes économiques que traverse la France.

Mais ce qui est fort, c’est qu’ils ont déjà les solutions !

Pire, ils ne vont jamais chercher à comprendre les problèmes (des français ou économiques) mais ils vont quand même expliquer aux français en quoi leurs solutions (idéologique) sont les solutions aux problèmes (des français ou économiques).

 

Au contraire, aujourd’hui, il faut avoir une approche cartésienne des problèmes, basé sur l’excellent livre de Descartes, Discours de la Méthode.

 

Il faut partir d’un diagnostic, et à partir de ce diagnostic, construire un plan d’action et un programme de gouvernance.

Ça implique de remettre en cause ses convictions, comme le dit si bien Descartes.

 

Or, le noyau dur est incapable de remettre en cause ses convictions.

 

Il convient de rappeler que Martine Aubry, Benoît Hamon, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez… ont un point commun : ils appartiennent au noyau dur de leur parti.

 

Pour aller vers une gestion plus ou moins théorisé par Descartes, la solution est la construction de l’Axe central, réunissant les modérés de la Gauche, de la Droite et du Centre.

Or, la construction de cet axe central passe par l’implosion des républicains et du PS entre les modérés et le noyau dur.

L’implosion des républicains et du PS entre les modérés et le noyau dur est ce que l’on va appeler la « recomposition politique », recomposition politique dont la France a besoin.

 

Il convient de rappeler que le premier qui a tenté (sans succès) de mettre en place cette recomposition politique est François Bayrou lors des présidentielles 2007 et 2012.

 

Il convient de rappeler un épisode. En 2012, après avoir expliqué qu’il voterait François Hollande, François Bayrou a perdu son siège de député à la suite d’une triangulaire entre le PS et les républicains.

En fait, c’est surtout le PS qui a fait la peau de François Bayrou. C’était symbolique. Effectivement, il était important que François Bayrou perde, car il représentait cette recomposition politique, et en particulier, il représentait la fin de l’union de la Gauche au détriment d’une alliance PS/Centre.

 

D’ailleurs, le député PS qui a gagné la circonscription de François Bayrou a été … chez les frondeurs.

 

Aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron et EM qui représente cette recomposition politique.

Or, le noyau dur n’a absolument pas intérêt à ce que cette recomposition politique se fasse.

 

Déjà parce que le système actuel permet aux noyaux durs d’imposer des politiques clientélistes, stupides, idéologues et minoritaires à la majorité des français, et contre la majorité des français.

 

Mais si cette recomposition politique se fait, elle montrera que les noyaux durs tels qu’ils sont : des gens conservateurs, sectaires qui cherchent une forme d’hégémonie.

 

Du coup, le noyau dur du PS (le PS à Malakoff, Montrouge et Bagneux est proche de Martine Aubry) et les républicains ont intérêt à faire perdre le candidat EM, même si ça implique de faire gagner le PCF dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine.

 

Et l’UDI dans tout ça ?

 

C’est malheureusement un peu pareil.

L’UDI est un parti de Centre Droit qui s’est construit sur le principe que l’alliance du Centre est avec la Droite.

Pire, l’UDI a des élus (à divers échelons) grâce aux républicains.

Et pour sauver ses sièges, l’UDI compte… sur les républicains.

 

L’UDI n’a donc pas intérêt à une recomposition politique. L’UDI a trop à perdre.

L’UDI a donc intérêt à conserver le système politique actuel, même si ça implique de faire élire un député communiste dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine.

29 mai 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

L’élection législative 2017 (5/5) : Je voterai Laurianne Rossi au premier tour

Je voterai donc pour le candidat en Marche lors du premier tour des législatives 2017, à savoir Laurianne Rossi.

 

Je ne suis pas ignorant des faiblesses de cette candidatures (comme le fait qu’elle n’habite pas la circonscription).

D’autant que le scrutin étant faussé, l’élection législative est d’abord locale, et ma circonscription est particulière.

 

Mais bon, je ne connais pas vraiment le candidat, et cette fois-ci, j’ai l’intention de voter sur des bases nationales, et de confirmer mon choix présidentiel.

 

Effectivement, Emmanuel Macron est en train de recomposer la vie politique en faisant imploser le PS et les républicains.

Ça fait au moins 10 ans que j’attends ça.

Notre classe politique est inadapté au monde économique et incapable de réformer la France.

Les deux grands partis de gouvernement, le PS et les républicains, tenus par leurs noyaux durs, sont incapables de voter des réformes utiles, de bons sens et dans l’intérêt général.

 

Il devient urgent de recomposer la vie politique pour faire émerger l’axe central et enfin avoir une majorité qui elle fera les réformes.

Je tiens d’ailleurs à rappeler que c’est ce qui s’est passé en Allemagne.

 

Je ne suis pas optimiste sur le député qui sortira de notre circonscription.

 

Néanmoins, Emmanuel Macron doit avoir une majorité.

Déjà pour continuer à recomposer notre vie politique. Mais aussi pour appliquer les réformes de bons sens qu’il a défendu durant la campagne.

 

De fait, à minima, il faut essayer de lui envoyer un député En Marche, ou au pire, que le score de premier tour en faveur d’Emmanuel Macron soit le plus haut possible.

 

C’est pour ça que sans hésiter, je vote pour le candidat En Marche, à savoir Laurianne Rossi.

28 mai 2017 Posted by | Conseil Municipal, Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

L’élection législative 2017 (4/5) : Législatives dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine, pronostics : Triangulaire et victoire du PCF

A partir des résultats aux présidentielles, il est possible de se projeter sur les législatives et de faire un pronostic, qui même s’il ne se réalise pas, sera à défaut argumenté.

 

Selon les résultats compilés sur Malakoff, Bagneux et Montrouge, on a :

Malakoff %(Inscrit) Bagneux %(Inscrit) Montrouge %(Inscrit) Total %(Inscrit)
Inscrit 18 434 100,00 21 878 100,00 28 903 100,00 69 215 100,00
Jean-Luc MÉLENCHON (PCF) 4 916 26,67 5 832 26,66 4 673 16,17 15 421 22,28
Emmanuel MACRON (EM) 4 348 23,59 4 207 19,23 8 706 30,12 17 261 24,94
François FILLON (rep/UDI) 1 716 9,31 1 843 8,42 5 216 18,05 8 775 12,68
Benoît HAMON (PS) 1 650 8,95 1 358 6,21 2 574 8,91 5 582 8,06
Marine LE PEN (FN) 1 425 7,73 1 685 7,70 1 674 5,79 4 784 6,91
Nicolas DUPONT-AIGNAN 393 2,13 474 2,17 637 2,20 1 504 2,17
François ASSELINEAU 167 0,91 225 1,03 231 0,80 623 0,90
Philippe POUTOU 152 0,82 211 0,96 177 0,61 540 0,78
Jean LASSALLE 111 0,60 97 0,44 156 0,54 364 0,53
Nathalie ARTHAUD 68 0,37 124 0,57 80 0,28 272 0,39
Jacques CHEMINADE 34 0,18 20 0,09 34 0,12 88 0,13

 

Pour rappel, on peut se maintenir si on a 12% des inscrit.

Par ailleurs, je rappelle qu’à Malakoff, le PS est noyauté par le noyau dur. La section PS de Malakoff avait soutenu et voté Benoît Hamon lors de la primaire de la PS.

Catherine Picard, leader du PS sur Malakoff est proche de Martine Aubry, et il en est de même à Montrouge.

De plus, le PS de Malakoff et le PS de Bagneux participent aux exécutifs locaux avec les communistes.

Ce qui fait qu’à partir de là, on a deux scénarios possibles.

 

Scénario 1 (Pour moi, le plus probable) : Le candidat de Droite (UDI) se maintient

Voix % (Votant)
PCF 21 903 39,93
EM 17 261 31,47
UDI 15 686 28,60
Total 54 850 100,00

 

Le candidat de Droite se maintien. Il a de bonnes raisons de le faire. Il habite Malakoff, est UDI, avec le maire de Montrouge qui est UDI.

Dans ce cas, il a un report de voix qui peux être intéressant.

Mais le PCF a un nombre de reports de voix encore plus intéressant, en comptabilisant le PS (proche de Martine Aubry et Benoît Hamon) et de diverses listes d’extrême gauche (LO, NPA…).

 

Le candidat de EM n’a, lui, plus de rapports de voix.

La circonscription revient donc au PCF.

 

Scénario 2 (improbable) : Le candidat de Droite (UDI) se retire

Voix Voix %
PCF 21 903 45,69
EM 26 036 54,31
Total 47 939 100,00

 

Ce scénario est improbable car :

  • Les républicains vont pousser derrière.
  • Les municipales se jouent derrière et l’UDI doit consolider et faire pression sur les républicains. De plus, l’investiture UDI a été imposé aux républicains.

Dans ce cas, le report des voix ne sera pas parfait, mais il permettra aux candidats d’en Marche de gagner l’élection.

 

Conclusion :

Certes, les candidats sur la 11ème circonscriptions n’ont rien à voir avec ceux de la présidentielle. Mais le résultat va être globalement le même.

Je pense que l’on va vers une triangulaire EM/PCF/UDI qui permettra la victoire du PCF.

 

Le fait que EM ait choisi une candidature d’une personne n’habitant pas la 11ème circonscription risque, à terme, de se retourner contre le président Macron lorsque le choix sera déterminant…

 

Edit: c’est 12,5% des inscrits pour se maintenir et non 12%. Mais ça ne change rien à l’analyse. Le candidat UDI peut toujours se maintenir, il est à 12,68% des inscrits.

25 mai 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

L’élection législative 2017 (3/5) : La 11ème Circonscription des Hauts de Seine, une circonscription difficile…

Les législatives étant une élection locale (ça ne devrait pas être le cas mais c’est comme ça), il est temps de s’intéresser à ma circonscription, en l’occurrence la 11ème circonscription des Hauts de Seine.

 

Ma circonscription regroupe Bagneux (PCF), Malakoff (PCF) et Montrouge (UDI).

C’est une circonscription difficile et qu’il faut connaître (Ce n’est pas la première fois que je l’écris).

 

Le problème, c’est que l’on a d’un côté Montrouge et de l’autre Malakoff/Bagneux, et que ces deux ensembles sont très différents.

Malheureusement, c’est Montrouge qui décide, sans connaître Malakoff et en dépit du bon sens (Comme la dernière fois d’ailleurs).

Je l’avais également expliqué avec humour.

 

Il est évident que c’est l’ensemble Malakoff/Bagneux qui fait la circonscription.

Malakoff a 18 434 inscrits, Bagneux a 21 878 inscrits et Montrouge en a 28 903 inscrits.

 

Le Bloc communiste a donc 40 312 inscris contre 28 903 pour Montrouge.

Le Bloc communiste représente 65% du poids électorale de la circonscription.

 

Je pourrais insister sur les différences entre Bagneux et Malakoff (il y en a, notamment dans le taux de HLM qui est plus élevé à Bagneux), mais je vais insister sur les points communs.

 

Certes, depuis la dernière fois, les choses ont un peu changé à Malakoff (on a changé de maire) mais philosophiquement, ça reste globalement pareil.

De plus, je pense que Jacqueline Belhomme, notre nouveau maire, est la fille cachée de Catherine Margaté, notre ancien maire.

 

Donc Malakoff est une ville qui est communiste depuis 91 ans maintenant.

Le maire est donc Jaqueline Belhomme.

Son relationnel est impeccable.

Contrairement à un certain Patrick Balkany (nom évidement cité au hasard), elle a un sens de l’intérêt général même s’il y a des désaccords entre ce que je considère comme l’intérêt général et ce que notre maire considère comme l’intérêt général.

 

Dans les points fort de notre maire (et donc de la commune), un effort considérable est fait sur le vivre ensemble.

Ce qui fait que lorsque l’on habite Malakoff, on a une forte appartenance à la ville.

 

Toujours dans les points forts, Malakoff fait beaucoup dans le social et les services à la population.

On a par exemple un centre de santé.

 

Il y a aussi beaucoup de chose faites sur la politique culturelle.

 

Toujours sur les points forts, il fait bon vivre à Malakoff, on parle d’ailleurs du Village Malakoff.

 

Passons au point faible, qui ma foi est rédhibitoire. En économie, ce n’est vraiment pas ça.

C’est en partie lié au fait que la municipalité est aux mains des communistes et que les communistes ont une approche idéologique d’un autre temps sur les questions économiques.

 

En fait, c’est la vision économique qui est totalement absente de l’équipe municipale.

Pire, si Malakoff fait une bonne politique, c’est grâce à l’argent des autres, chose que la municipalité de Malakoff trouve… normale.

Il est effectivement normal pour la municipalité de Malakoff… de vivre aux crochets des autres et de la charité publique.

 

Ce qui amène un vrai problème : c’est que vu le contexte économique, les autres, ils n’ont plus d’argent.

Ce qui amène un autre problème (ou plus exactement une dérive) : quand les communistes ont besoins d’argent, ils augmentent fortement les impôts.

Ils ont fortement augmenté la Taxe Foncière sur le Bâtit en 2015, et ils avaient aussi fortement augmenté les impôts en 2009.

 

Par ailleurs, toujours dans les défauts, les communistes ont du mal avec le principe d’optimisation des ressources (principalement financière).

Ils ont du mal à comprendre que l’on peut faire mieux avec … moins.

Pire, ils pensent que la qualité d’un service public dépend de la dépense publique et du nombre d’embauche, ce qui n’est pas vrai (exemple : Pôle Emploi).

 

Enfin, il convient aussi de signaler qu’à Malakoff, on a une opposition stérile et inefficace.

 

Ça fait longtemps que je ne sais plus ce qui se passe à Bagneux. Mais je pense que ce que j’écris sur Malakoff est transposable à Bagneux.

25 mai 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire