Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

11ème circonscription des Hauts de Seine : Victoire de Laurianne Rossi Grâce à Montrouge

Donc, sur la 11ème circonscription des Hauts de Seine, Laurianne Rossi (LREM, la République en Marche) gagne.

 

Encore une fois, c’est grâce à Montrouge, qui a fait largement la différence.

 

Sur Malakoff et Bagneux, le PCF est en tête.

 

En particulier, sur Malakoff, on a 57,04% pour le PCF et 42,96% pour LREM.

18 juin 2017 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire

François Bayrou écrit tout haut ce que tout le monde pense (presque) tout bas

Grand Merci à François Bayrou d’expliquer, pourquoi Nicolas Sarkozy est un danger.

Rien à rajouter.

Personnellement, ça m’exaspère de voir Nicolas Sarkozy se présenter, fausser le débat et empêcher les vrais problèmes d’être évoqué.

 

Et François Bayrou n’est pas seul, moi aussi je méprise Nicolas Sarkozy, et je joue avec les mêmes armes que lui. L’intérêt général est en jeu.

 

Je ne veux pas d’un président narcissique, qui a montré son incompétence, qui veut être président pour plaire à son égo surdimensionné, et a pour but juste d’enrichir les copains et une oligarchie.

 

Franchement, Nicolas Sarkozy est détestable. Il me fait penser à un méchant de One Piece.

Les méchants de One Piece sont tellement détestables et haïssable que l’on jubile quand Monkey D Luffy (c’est le héros) leur botte le cul.

 

Nicolas Sarkozy est tellement détestable et méprisable que je vais vraiment jubiler quand il va se faire botter le cul à la primaire.

Je nourris d’ailleurs même un espoir secret : celui de le voir éliminer dès le premier tour. Franchement, ça serait une belle fessé et ça lui ferait très mal.

 

En ce qui me concerne, je recopie juste l’excellent texte de François Bayrou :

 

 

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

 

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.

Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

 

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

 

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

 

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.

Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.

 

Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux. Ces raisons étaient impérieuses. Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés. Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie. Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

 

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir. Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

 

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple. En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

 

J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

 

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

 

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille. Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.

Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.

La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays. Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.

Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».

C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

 

Et cela a une traduction simplement politique. Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.

C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec. Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps. Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée. Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

 

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui. Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.

 

J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes. C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

 

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple. Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

 

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.

En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

 

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti. Et je crois qu’il se trompe sur le fond. Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel. Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu. Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

 

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois.

 

A lire également sur Centriloque : Mais pour qui se prennent les sarkozystes?

30 octobre 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (13/14) : Vous avez dit « investissement productif » ?

Une des critiques que j’émets souvent vis-à-vis de la municipalité est sur le manque d’investissement productif.

 

Je l’avais d’ailleurs répété lors de la réunion du 17/02/2016.

Et bien j’ai eu mon heure de gloire lors du conseil municipal du 23 Mars 2016, conseil municipal où l’on votait le budget.

 

Effectivement, Joël Alain a répondu à ma critique.

Il a expliqué que Malakoff faisait des investissements productifs, citant la rénovation de l’ancienne trésorerie.

 

Sauf que vu de loin, je ne suis pas vraiment persuadé que ce soit un investissement productif.

J’ai même l’impression du contraire !

 

La question étant cruciale, surtout en période de vache maigre, il est temps de revenir dessus.

 

Mais d’abord, c’est quoi un investissement productif ?

 

De mon point de vue, on peut séparer les investissements en deux catégories :

Les investissements productifs et les non-productifs.

 

Un investissement non-productif a pour objectif de rendre un service à la population ou répondre à un besoin pour la population.

Dans les exemples, on a  un stade, une piscine…

Dans le cas de Malakoff, on a le centre de santé et la médiathèque.

En général, l’investissement non-productif coûte à la commune de l’argent, même si on peut faire payer une contribution.

L’entrée de la piscine, par exemple, est payante.

 

Je ne suis évidemment pas contre les investissements non –productifs, le service public étant un vecteur facilitant le vivre ensemble et l’accompagnement des personnes en difficulté.

 

Mais il faut toujours garder en mémoire que par la suite, c’est un  coût à assumer.

 

Puis il y a les investissements productifs.

L’objectif n’est pas de rendre un service à la population. L’objectif assumé est d’augmenter les recettes de la ville.

Lors de la grande époque de la taxe professionnelle, l’idée était de construire des zones pour que les entreprises s’installent.

Une entreprise qui s’installe, c’est de la taxe professionnelle qui tombe.

C’est la politique qui a permis à des villes comme Montrouge ou Issy-les-Moulineaux de devenir des coffres forts.

 

C’est aussi cette politique qui a fait de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Dans le cas de Malakoff, la question est cruciale.

La baisse des dotations est programmée, les caisses de l’État étant durablement vide.

Si la municipalité de Malakoff avait fait des investissements productifs, elle ne se serait  pas sentie obligée d’augmenter fortement la taxe foncière pour faire face à la baisse des dotations.

 

Par ailleurs, la crise étant durable, et les baisses de recettes allant sans doute continuer, il faut absolument que la ville de Malakoff réfléchisse à des investissements productifs.

 

Je ne suis pas sûr que les investissements proposés par la ville soient productifs.

16 mai 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le CDI, ça n’existe plus

Puisque l’Hérétique aborde le sujet, puisque la municipalité communiste de Malakoff distribuait des prospectus sur le sujet, je me permets de donner mon opinion, étant donné que je connais bien la question, ayant été très longtemps au chômage.

 

En ce qui me concerne, je considère que dans l’esprit, le CDI n’existe pas.

Effectivement, on a une tendance à surprotéger le travail, mais je pense que c’est un leurre.

 

Si une entreprise va mal, elle licenciera. Le licenciement économique ça existe.

Et dans la pratique, si votre patron n’aime pas votre gueule, il arrivera à vous licencier.

Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Pour moi, on a un code du travail qui dans la pratique est inadapté. Il protège de tous, sauf si c’est indispensable…

 

Donc dans la pratique, je pense que le CDI n’existe plus, car si l’entreprise veut vous licencier, elle y arrivera toujours.

Il faut donc l’accepter comme un fait, même si je comprends que ça puisse être dur à entendre, étant donné que l’on est face à un vrai chômage de masse en France.

 

En ce qui me concerne, le problème est, comme c’est souvent le cas en France, mal posé.

La véritable question est plutôt de savoir si, dans le contexte actuel, on retrouve facilement un travail.

Et la réponse à tout ça, excepté dans certains secteurs (comme l’informatique), est souvent non.

 

En fait, on a quelque part un système très criminel, car il pénalise principalement les personnes éloignées de l’emploi.

 

Il est du coup plusieurs points à prendre en considération.

Je me permets d’en citer quelques-uns.

Le premier est que pour une personne éloigné de l’emploi ne travaillera pas dans un grand groupe.

Elle travaillera dans une TPE/PME.

Or, il est à rappeler que sur un emploi, les charges patronales représentent le salaire net.

Si vous payer x euros à un salarié, il coûte 2x euros.

Il est important de comprendre que un salarié payé net 2000€ coute 4000€ à son entreprise, indépendamment du fait qu’il travaille dans la TPE ou chez Google INC.

Evidemment, la world compagnie s’en sort.

Mais c’est plus compliqué pour la TPE/PME. Or je rappelle que c’est en TPE/PME qu’une personne éloigné de l’emploi a le plus de chance de trouver un emploi.

On n’échappera donc pas, sur le court terme, à une baisse des charges patronales.

En ce sens, l’idée de François Bayrou, en 2007, de permettre deux emplois sans charges, était une excellente idée. Pour un grand groupe, deux personnes, ce n’est rien. Mais pour une TPE/PME, c’est beaucoup.

Comme le disait si bien l’intéressé, je pense que ça aurait débloqué la situation en TPE/PME, et on aurait vu que les charges patronales sont un frein à l’embauche.

 

Autre point, il faut mieux accompagner les personnes qui sont au chômage, surtout si elles sont éloignées de l’emploi. Là, on a inventé une structure inefficace, en sureffectif et en sous-effectif appelée pôle emploi.

Les gens, quand ils sont à terre, ils ont besoin d’être accompagné pour se relevé. Le problème, c’est que le pôle emploi est d’une inefficacité redoutable…

 

Par ailleurs, il faut permettre une formation au long de la vie.

En France, on considère que la formation initiale permet d’évoluer.

Or, c’est totalement faux.

On est dans un monde où les métiers évoluent très vites et où les besoins évoluent très vite.

On est dans un monde changeant.

Il est faux que la formation initiale permette de bien faire son métier tout au long de la vie.

Déjà parce que certains secteurs évoluent très vites. Je pense en particulier à l’informatique.

Enfin parce que en général, le métier que l’on exerce est souvent éloigné de la formation initiale.

Il est donc impératif, pour donner le plus de cartes en main aux salariés, à l’humain, qu’ils puissent se reformer facilement.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Je me permets d’ailleurs de citer une citation d’une personne lors d’une conversation entre étudiants dans laquelle je m’étais honteusement incrusté au CNAM :

« La France est un pays de con, et dans ce contexte, le CNAM fait figure d’exception ».

En ce qui me concerne, travaillant dans l’informatique, secteur qui évolue vite, je dois reconnaître que c’est une véritable problématique.

 

Enfin, il faut toujours avoir à l’esprit que la question du chômage est un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande. Il faut avant toute chose avoir enfin une réflexion sérieuse sur le sujet.

Pour lutter contre le chômage, il faut avoir une réflexion sur l’offre et la demande.

 

Evidemment, ça suppose de changer totalement d’état d’esprit…

Non, les chômeurs ne sont pas forcément des assistés qui ne pensent qu’à profiter du système, comme on peut le penser à droite.

Non, les patrons ne sont pas forcément des voyous, comme on peut le penser à gauche et en particulier au PCF.

 

Il faut arrêter de regarder de travers un bac +5 qui postule pour la plonge ou caissier à carrefour car il ne trouve pas mieux.

 

Il faut arrêter avec ça

 

Mais après tout, en France, on est le pays où l’on est toujours en retard d’une guerre…

22 février 2016 Posted by | Uncategorized | , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (5/11) : Répartition des dépenses de fonctionnement

depenses_fonctionnement_budget_2015_repart

Mais comment sont donc réparties les dépenses de fonctionnement dans le budget 2015 ?

Selon le document distribué aux élus, on a :

Libellé Valeur %
Services généraux et administration
publique locales
21 148 105 43,1995038
Sécurité et salubrité publique 375 640 0,76732462
Enseignement et formation 6 234 788 12,735881
Culture 651 372 1,33056589
Sport et jeunesse 6 401 396 13,0762133
Interventions sociales et santé 6 247 306 12,7614517
Famille 4 313 620 8,8114866
Logement 106 600 0,21775318
Aménagement et service urbain,
environnement
3 439 982 7,02689511
Action économique 35 700 0,07292485
Total 48 954 509 100

 

Encore une fois, l’administratif représente la part la plus importante des dépenses de fonctionnement.

On est à 43,2%. Ce n’est pas rien, et très probablement, des économies peuvent être envisagées ici.

 

Viens ensuite le sport et la jeunesse (13%), l’intervention sociale et la santé (12,76%) et l’enseignement et la formation (12,73%).

On reconnaît la vocation sociale de la mairie.

La famille est à 8,81% l’aménagement et le service urbain, l’environnement est à 7%.

 

La culture est à 1,33%, mais il faut rappeler qu’il s’agit d’une compétence de Sud de Seine.

 

Dans ce qui est délaissé, on a la sécurité et la salubrité publique (0,76%).

Certes, le ramassage des poubelles est dévolu à Sud de Seine, mais pas les balayeuses et la garde urbaine, qui sont toujours compétences de la ville.

 

Petite surprise, le logement est à 0,21%.

Enfin, on a encore une municipalité fâché avec l’action économique. Elle est à 0,07%.

Certes, cette compétence est remontée à Sud de Seine, mais dans le budget 2014 de Sud de Seine, on était à 0,66%.

12 mars 2015 Posted by | Uncategorized | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (4/11) : Les dépenses de fonctionnement

depenses_fonctionnement_budget_2015

Pour le cru 2015, on a :

Libellé Budget 2014 Budget 2015 Variation(%) % dans le
Budget 2014
% dans le
Budget 2015
Charges à caractère général 10 229 339 9 972 937 -2,50653537 21,3981975 20,3718456
Charges de personnel 26 916 066 27 391 048 1,764678389 56,3042536 55,9520432
Atténuation produit 312 000 464 156 48,76794872 0,65265582 0,94813738
Autres choix de gestion courante 1 710 014 1 758 228 2,81950908 3,57708522 3,59155476
Charges financières 1 553 662 1 469 598 -5,41070065 3,25002098 3,00196658
Charges exceptionnelles 71 188 54 488 -23,4590099 0,1489143 0,11130333
Dotations aux amortis et aux provisions 63 000 63 000 0 0,13178627 0,1286909
Virement à la section d’investissement 100 000 1 314 641 1214,641 0,20918456 2,68543394
Opération transfert entre section 6 849 407 6 466 413 -5,59163735 14,3279017 13,2090243
Total 47 804 676 48 954 509 2,405273074 100 100

 

Comme d’habitude, le poste de dépense le plus important est lié aux charges de personnels.

Certes, on passe de 56,3% à 55,95%, mais en valeur absolue, on a quand même une augmentation de 1,76%.

 

Le deuxième poste de dépense est lié aux charges à caractère général, 21,4% en 2014, 20,37% en 2015.

On a une diminution de 2,5%.

 

Enfin, l’opération de transfert entre section, qui représente 13,2% en 2015, 14,32% en 2014, est le troisième poste de dépenses.

 

Un point positif est néanmoins à souligner : les charges financières diminuent de 5,4%.

10 mars 2015 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2015 de Malakoff (3/11) : Les recettes de fonctionnement

recette_fonctionnement_budget_2015

Pour le cru 2015, on a :

Libellé Budget 2014 Budget 2015 Variation (%) % dans le
budget 2014
% dans le
budget 2015
Atténuation de charges 172 000 520 000 202,3255814 0,35979744 1,06221063
Produit de gestion courante 8 381 436 7 326 950 -12,58120923 17,5326698 14,9668542
Impôt et taxes 25 002 698 28 518 218 14,06056258 52,3017832 58,2545277
Dotations et participation 11 220 521 10 583 405 -5,678132058 23,4715972 21,6188564
Autres produits de gestion courante 1 666 289 1 519 241 -8,824879718 3,48561927 3,10337297
Produits financiers 215 215 0 0,00044975 0,00043918
Produits exceptionnels 190 300 198 600 4,361534419 0,39807821 0,40568275
Reprises sur amortissements et provisions 72 000 72 000 0 0,15061288 0,14707532
Opération de transfert d’ordre entre
sections
1 099 217 215 880 -80,36056575 2,29939222 0,44098083
Total 47 804 676 48 954 509 2,405273074 100 100

 

Comme d’habitude, les principales recettes de la ville sont les impôts et taxes (environ 58% en 2015 contre environ 52% en 2014).

On voit qu’il y a aussi une augmentation de 14%.

Je rappelle que cette année, il y a une augmentation des taux de la taxe foncière sur le bâti.

 

Le deuxième poste de recette correspond aux dotations et compensations (environ 21-22% en 2015 contre 23-24% en 2014).

Là, il y a une diminution de 5,67%.

C’est attendu, c’est lié au désendettement de l’Etat qui est nécessaire. Ce n’est pas la première fois que je l’écrit.

 

Enfin, les produits de gestion courante représentent la troisième part d’importance dans les recettes (environ 15% en 2015, 17% en 2014).

Elles sont en diminution de 12,6%.

9 mars 2015 Posted by | Uncategorized | , , , , , | Laisser un commentaire

Hollande est un sale type : La preuve sur le scrutin aux législatives

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J’avoue, j’ai eu un moment d’énervement face à Hollande lorsque j’ai lu le canard enchainé Mercredi dernier.

Je me suis vraiment dit que c’est un sale type.

 

En cause : Un sujet majeur, la réforme du mode de scrutin pour les législatives.

Hollande a décidé, pour des raisons purement politicienne, d’abandonner sa promesse d’introduire une dose de proportionnelle au scrutin législatif (de 10 à 20%, ce qui pour ma part est très insuffisant).

 

Pour mémoire, il s’agit d’un sujet d’importance majeur, de la première réforme institutionnelle qu’il faut faire.

Ce n’est pas la première fois que j’aborde le sujet.

 

Une réforme du scrutin législatif est aujourd’hui vital, et pour deux raison.

 

La première est que l’assemblée nationale n’est pas représentative des citoyens.

Exemple majeur : En 2007, Bayrou avait fait 18,57% des voix. Il n’a eu que deux députés.

La majorité de ses troupes a préféré l’abandonner, suite aux menaces de l’UMP, pour garder les sièges de député, et créer le nouveau centre, fort maltraité par la même UMP d’ailleurs.

 

Mais on peut creuser pour d’autres groupes emblématiques.

Prenons le FN (que personnellement, je ne veux pas voir à l’assemblée nationale, mais bon, la démocratie, c’est accepter le résultat).

Le FN a fait 10,44% des voix en 2007, zéro député.

Le FN a fait 17,9% des voix en 2012, 2 députés.

 

Le PC (et front de gauche) n’est pas mal non plus.

En 2007, ils font 1,93%. Ils ont un groupe de 15 députés.

En 2012, Mélenchon fait 11,1%. Ils perdent des députés et se retrouvent à 10 députés.

 

Mais le mieux, c’est les verts.

En 2007, 1,57% des voix, 4 députés.

En 2012, 2,31%, 17 députés, élus grâce au PS.

Depuis, ils sont partis en guerre contre lui.

 

La deuxième raison : le mode de scrutin fait que l’on a des députés godillot qui ne voteront jamais dans l’intérêt général, notamment les réformes, étant donné qu’ils ont trop peur pour leur réélection.

Comme le disait si bien François Bayrou, en Allemagne, quand le SPD a fait des réformes, ses députés ont soutenu Gerhard Schröder. Effectivement, la défaite était évidente, mais au moins, les députés tête de liste pouvaient être réélus.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut un scrutin de liste, calqué sur les municipales.

Il faut supprimer l’élection présidentielle au scrutin direct, pour laisser l’assemblée nationale l’élire.

Par ailleurs, suite à des calculs sur le sujet, j’avais démontré qu’en 2007, avec ce mode de scrutin, c’est Ségolène Royal qui aurait gagné.

 

Revenons donc à ce sale type d’Hollande.

Il refuse la proportionnelle pour diverses raisons.

La première est qu’il ne veut pas envoyer 150 députés FN à l’assemblée nationale.

Franchement, vous imaginez 1/5 de la population non représenté ?

En démocratie, plus on fait un score, plus on a des députés. Pas forcément la majorité, mais quelqu’un qui fait 20% des voix a plus de députés que quelqu’un qui fait 2% des voix !

Et franchement, empêcher le FN d’arriver à l’assemblée nationale, ce n’est pas la bonne technique pour lutter contre le FN.

Le seul moyen de lutter contre le FN, c’est d’avoir des hommes politiques compétents, je l’avais déjà écrit.

De plus, pour lutter efficacement contre le FN, il faut être aussi moralement le plus irréprochable possible.

Ne pas voter la loi Charles de Courson et faire passer celui-ci pour un dangereux démago, ce n’est pas très malin en période de défiance des politiques, défiance qui fait le jeu du FN.

 

Deuxième raison : Le PS n’a pas le vent en poulpe.

Franchement, un mode de scrutin ne doit pas se construire sur ce type d’argument.

Un scrutin doit être juste, et laisser à chaque formation politique le soin de se construire.

Si le PS perd, c’est que sa politique est inefficace, et qu’ils sont arrivés sur de la démagogie (comme Sarkozy d’ailleurs). C’est peut-être sur ce point qu’il faut travailler.

 

Enfin, et c’est la pire des raisons, le PS ne veut pas avoir de candidat vert au premier tour de l’élection présidentielle. Maintenir ce mode de scrutin, c’est faire pression sur les verts.

 

François Hollande traite les verts, en faisant tout pour empêcher une candidature pour faciliter sa réélection, comme Nicolas Sarkozy traitait le Nouveau centre.

 

Au final, quand il s’agit de rendre une élection plus démocratique et plus équitable pour les autres formations politiques, permettre plus de pluralisme, le PS et l’UMP sont sur la même longueur d’onde.

 

Avec l’UMP, on avait eu l’élection du conseiller territoriale sur un seul tour.

 

Avec le PS, il y a eu renoncement de revoir le scrutin européen par peur d’une branlée (qui d’ailleurs a eu lieu), il y a eu le nouveau scrutin départemental, maintenant, on a un nouveau renoncement.

5 janvier 2015 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

A Malakoff, il faut une réflexion pour faire venir les contribuables

Puisque l’on parle en ce moment des probables futurs problèmes de trésorerie de la ville de Malakoff, et des probables hausses d’impôts, il serait bon ton de regarder l’aspect recette de façon plus approfondie.

 

Certes, on pourrait aussi parler des économies, mais ça, je le ferai plus tard.

 

Et je vais émettre une idée simple, ou plutôt une idée simple à écrire, et si on essayait d’avoir plus de contribuable ?

 

Reprenons depuis le début.

Malakoff a un service public municipal important. En ce qui me concerne, ce n’est pas une critique. Au contraire, je trouve ça très bien.

 

Mais un service public a un coût de fonctionnement. En général, c’est les impôts et les dotations (principalement de l’Etat) qui permettent de financer ce service public municipal.

 

Dans le cas de Malakoff, selon le CA 2013, les impôts représentes 51,23% des recettes de fonctionnement. Pour les dotations, on est à 23,69% (15,12% pour les dotations venant de l’Etat).

 

Comme l’Etat doit réduire ses dotations, c’est 15% des recettes de Malakoff qui sont concernées.

 

En réalité, cette diminution ne peut être compensée que par des économies (point que j’aborderai prochainement) ou par une hausse des recettes liées à l’impôt.

 

C’est ce point que je vais étudier.

 

En général, un impôt local est physiocrate.

Ce que paye un contribuable est, pour un impôt donné, le produit de la base par le taux.

La base est fixée en toute opacité par le trésor public.

La mairie n’a pas la main dessus.

Mais le taux est voté par le conseil municipal.

Il ne dépend que de la municipalité.

Comme ce que j’écris est à « contribuable constant » ou à « isoconcribuable », il suffit donc d’augmenter les taux pour augmenter les recettes dues à l’impôt.

 

Mais on peut aussi laisser les taux fixes, et augmenter le nombre de contribuable. S’il y a plus de contribuables, il y a plus de recettes liées à l’impôt.

 

Notons que densifier la ville va dans ce sens. Densifier la ville, c’est augmenter le nombre de logement, donc de contribuables.

 

Mais en réalité, cette question est loin d’être si évidente que ça.

Effectivement, deux catégories sont concernées par les impôts.

 

La première catégorie, c’est les ménages.

Dans ce cas, on fait venir des ménages en capacité de payer les impôts.

Or, Malakoff a un atout, c’est que c’est une ville qui est mixée.

Ce type de politique peut rompre la mixité au détriment des contribuables les plus pauvres.

 

La seconde catégorie, c’est les entreprises.

Cet aspect a souvent été le fer de lance d’un enrichissement des communes, surtout à la grande époque de la taxe professionnelle.

En résumé, l’idée était de faire venir le plus d’entreprise possible pour payer la taxe professionnelle (qui plus tard, a été perçue en réalité par l’agglomération).

Dans les villes ayant appliqué cette politique, on a Puteaux (ville la plus riche de France grâce à la Défense), Issy-les-Moulineaux, Montrouge…

Le problème, c’est que Sarkozy est passé par là, la taxe professionnelle a été remplacée par la CET, et que les communes n’ont la main que sur une partie de la CET.

Conclusion : Réfléchir à l’augmentation du nombre de contribuable, c’est important, mais c’est une question difficile. Mais c’est urgent de le faire…

3 novembre 2014 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

La tribune de Jean Emmanuel Paillon dans le Malakoff Info

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La tribune de Jean Emmanuel Paillon étant enfin parue dans le Malakoff Info, je vais donc pouvoir m’exprimer (enfin) sur le sujet.

Pour être honnête, quand j’ai lu la tribune (en Octobre), je dois reconnaître que j’étais furax et que j’ai eu une crise cardiaque.

Dans mon entourage, la tribune passe mal.

Un des militants Modem (biens qu’ils soient très peu nombreux, il en existe encore sur Malakoff) me disait qu’il était mal à l’aise à la lecture de cette tribune.

Une personne que je croise dans la rue m’a posé la question suivante : « Il est con ou quoi, ton énarque ? ».

Et d’ajouter : « J’ai une personne qui m’a demandé si le FN c’est bon ! ».

Mais avant d’argumenter sur cette tribune, je souhaiterais apporter une précision à l’article paru dans le parisien sur le sujet.

Jean Emmanuel Paillon n’est plus au Modem, et ceci depuis 2010 (un peu avant les régionales). Il se dit « divers centre » car il a eu l’idée en lisant mon blog (c’est comme ça que je le qualifie).

Bon, revenons à la tribune en elle-même.

Pour argumenter sur la tribune, il faut d’abord rappeler le contexte national et local.

Le contexte national :

Je n’apprends rien, François Hollande est président.

Or, François Hollande est un président nul qui est totalement décrédibilisé.

Les Français en ont ras-le bol, et il est fort probable qu’il se prenne une claque à chaque élection intermédiaire jusqu’en 2017.

On peut estimer que le PS dégagera en 2017 (hypothèse très fortement probable).

Dans ce contexte, le PS, bien plus intelligent que l’UMP sous l’ère Sarkozy, prépare un trésor de guerre pour après 2017.

Dans le contexte national, il faut aussi rappeler qu’il y a une dé-crédibilisation de la classe politique.

Je pense que c’est surtout due au fait que l’on ait une classe politique pensant plus à sa carrière qu’à l’intérêt général et à l’intérêt des électeurs.

L’exemple le plus caricatural est Eric Besson qui est passé du PS à l’UMP dure !

On a des présidents qui n’ont aucune vision, mais qu’ils veulent la place pour la gloire éphémère qu’elle apporte.

On a eu Sarkozy, on a eu Hollande, Copé et Bertrand sont déjà candidats…

Le problème, c’est que cette façon de faire de la politique crée des déceptions, et qu’au final, les électeurs votent aux extrêmes, ils votent FN ou front de gauche.

Une ambition n’est pas forcement illégitime, sauf si elle se construit au nom d’une gloire personnelle et éphémère.

Il est aussi important de rappeler que la France traverse une crise sérieuse et que le déclin n’est pas une vue de l’esprit. La crise française est économique, sociale et morale.

Enfin, côté centristes, même si il y a de vraies différences entre le Modem et l’UDI, les deux formations tentent un rapprochement.

Le contexte local :

Le maire de Malakoff est Catherine Margaté. Il convient de rappeler qu’elle est déjà réélue.

Je vais même ajouter un point important : elle sera élue dès le premier tour.

Si je prends la configuration actuelle, on a :

  • Ecrivons une nouvelle page pour Malakoff (enppm). Difficile d’estimer le score de cette liste. Ça dépend entre autre de l’investiture (ou de la non investiture) de l’UMP et de l’UDI. A la louche, je pense que la liste est entre 5 et 15%. On majore, disons 15%.
  • On a donc Malakoff pluriel, liste divers gauche, plutôt proche du PS. Maximum 15%, même moins.

Au final, en majorant, et en rappelant que la somme des pourcentages est de 100 (rappel pour ceux qui ne connaissent rien en mathématiques), le score de Margaté (minoré) est de :

100 – (15 + 15) = 100 – 30 = 70.

Margaté est, pour l’instant, à minimum 70%. C’est bon, elle a encore de la marge !

Si le score de Margaté (qui je le rappelle avait fait 65,76% en 2008) est aussi élevé, c’est parce que l’opposition n’est pas à la hauteur.

Exemple révélateur : c’est par la chambre régionale des comptes que l’opposition a découvert que la dette de Malakoff a été multipliée par 10 entre 2001 et 2008.

Le problème est que l’opposition doit être présente sur la durée et que si elle veut pousser à l’alternance, il faut qu’elle construise une doctrine identifiable.

Par ailleurs, il est fort probable que le PS rejoigne la liste majoritaire dès le premier tour.

Il y a les raisons nationales, mais aussi les raisons locales.

Ce qui fait que :

La tribune de Jean Emmanuel Paillon tombe très mal.

Pour commencer, il s’agit d’une tribune clairement électorale. La décision de la municipalité (ne pas publier la tribune) ne m’a pas surpris.

Il faut rappeler qu’on est en pleine campagne électorale, même si ça ne se voit pas vraiment sur Malakoff.

A Châtillon, la majorité municipale a décidé de ne pas publier sa tribune.

A Puteaux, ville où la réalité dépasse la fiction, le maire a ajouté dans une tribune l’adresse mail et le téléphone de son principal opposant, en vue d’annuler la future élection de celui-ci.

Il serait d’ailleurs souhaitable que la mairie de Malakoff suive l’exemple de Châtillon.

Par contre, l’élu Jean Emmanuel Paillon a fait un recours. Et il a gagné. Je dois reconnaître que ça m’a surpris. Mais bon, la justice a donné son verdict, je n’ai pas à avoir un jugement là-dessus.

Attention toutefois au match retour, la tribune pourrait compter  dans les comptes de campagnes.

Deuxième point : la décision de Jean Emmanuel Paillon n’a pas été prise en transparence, contrairement à ce qui avait été annoncé dans le Malakoff Info de Septembre.

Je l’ai découvert par hasard, tout comme je découvre par hasard les décisions de Cormier de préempter le 6 rue Jean Jaurès.

Je pense que Jean Emmanuel Paillon ne m’a pas mis au courant car je suis en désaccord avec l’option tactique. Bien, je suis quand même la personne qui a été le plus présent sur le mandat pour l’aider.

Troisième point : c’est un appel à vendre le centre pour une bouchée de pain. Franchement, mes convictions, ce n’est pas négociables.

Jean Emmanuel Paillon, qui a été au Modem, est censé être le représentant de la mouvance centriste sur Malakoff.

Il est censé réunir le centre.

Un leader centriste n’écrit pas « socialistes de projets, centristes d’ouverture, écologistes de terrain … » mais plutôt « centriste de projet, socialiste d’ouverture … » ou alors « je rejoints une liste socialiste pour contribuer au projet et faire barrage à la municipalité… ».

Je m’interroge donc sur les convictions de Jean Emmanuel Paillon. Il a quitté le Modem et rejoint la divers gauche.

Question : Quels sont ses convictions ?

Beaucoup disent qu’en fait, il cherche juste une carrière politique. Dans ce cas, il s’est trompé de parti (le Modem) et de ville (Malakoff).

Quatrième point : Qu’espère-t-il ? Je comprends qu’être élu de l’opposition, ce soit fatigant. Je l’ai d’ailleurs écrit. Mais si il y va avec Malakoff Pluriel, surtout si il est tête de liste (ce qui est probable, il est élu, il a une notoriété), il va se retrouver à faire 6 ans d’opposition, alors qu’il en a déjà marre…

Mais le pire n’est pas là.

Cinquième point : Si Catherine Margaté fait d’aussi gros scores, c’est parce qu’il n’y a pas d’opposition.  La vraie question est de savoir si la prochaine mandature pourra permettre à une véritable opposition de se construire sur la durée.

Aujourd’hui, Margaté fait entre 60 et 70%.

En 2020, si l’opposition tient, avec une vision et sur la durée (pas en se réveillant 6 mois avant), on peut espérer qu’elle (ou son successeur) fasse entre 50 et 60%.

Et en 2026, on peut espérer qu’elle fasse entre 40 et 50%, soit un second tour, voire mieux, une alternance, chose saine dans une démocratie.

Ce qu’il faut, c’est une opposition qui ne soit pas avec une intention de régler des comptes, mais qui se projette sur 10-20 ans minimum. Peut-être que le futur (bon) leader de l’opposition ne prendra pas la mairie. Mais il doit laisser derrière lui un bilan pour celui qui reprendra la relève.

Or, j’ai le sentiment que Jean Emmanuel Paillon, et ceux qui sont avec Malakoff Pluriel sont dans une démarche de casser du communiste.

L’élection sera finie le 23 Mars 2014. La vrai question est : Et après ?

Est-ce que l’opposition durera, sera-t-elle utile, portera-t-elle une vision alternative ?

Le 23 Mars 2014 est un début. Il faut se projeter au minimum jusqu’en 2020, voir après.

Se présenter pour le prochain (bon) leader de l’opposition doit être une évidence car sur le mandat 2014-2020, il aura dessiné une vision alternative claire pour Malakoff.

Ce n’est pas pour rien si Jean Didier Berger, à Clamart, ou si Christophe Grébert, à Puteaux, ont une chance de provoquer l’alternance.

Ils  ont travaillé sur la durée.

Durée !!!!!!!

C’est le seul mot important.

Or, Jean Emmanuel Paillon me semble soit sur un règlement de compte avec les communistes, soit sur un plan de carrière.

C’est là la raison qui fait que j’ai  très mal pris la tribune.

Je reconnais volontiers que dans les états-majors UDI-Modem, c’est vraiment vieux, usé et fatigué.

Mais une chose est sûre : Ce qu’il faut pour l’opposition, c’est une liste qui se prépare et qui se construise sur 10-20 ans. Ce n’est pas en se réveillant 6 mois avant que l’on prépare l’alternance.

C’est d’un plan sur la durée ce dont a besoin l’opposition. Et la sortie de Jean Emmanuel Paillon ne rend pas service.

S’il en a marre de l’opposition, il aurait mieux fallu qu’il se retire dignement, et qu’il laisse faire les pros !

17 novembre 2013 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire