Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Mon avis sur la Fusion du 92 et du 78

J’avais déjà abordé la question lors des départementales.

 

Mais puisque la municipalité communiste (ou plus exactement les élus communistes du conseil général des Hauts de Seine) aborde la question, je me permets de donner mon avis.

 

Je vais aller dans le même sens que la municipalité communiste, et que le PS.

 

En ce qui me concerne, je suis opposé à la fusion des hauts de Seine (le 92) et des Yvelines (le 78), et ceci pour trois raisons.

 

La première est que les départements, c’est un échelon de trop.

Je suis pour réduire les échelons administratifs, et je pense que les départements, c’est vraiment en trop.

Tout comme je suis pour la suppressions des intercommunalités comme Vallée Sud Grand Paris, je suis pour la suppression des départements.

 

Je pense que les échelons restants doivent être la commune (comme Malakoff), les métropoles pour les grandes villes, la région et l’Etat.

 

Ce qui amène à la deuxième raison : Je suis pour un Grand Paris Démocratique.

Certes, il convient de rappeler qu’à cause de François Hollande, le Grand Paris Démocratique a pris du plomb dans l’aile.

Mais un ensemble de problèmes, comme le logement, l’égalité territoriale, le développement économique… se pose au niveau de Paris et la petite couronne.

Il faut donc un échelon, démocratique, qui soit un outil pour traiter les problèmes auxquels sont confrontés Paris et la Petite Couronne.

Il convient d’ailleurs de rappeler, comme le met si bien en avant Philippe Dallier, que l’explosion du département de la Seine (qui a entre autres donné naissance au département des Hauts de Seine), a été une catastrophe.

 

En ce sens, le projet de fusion entre le 92 et le 78 est un non-sens.

Le 92 est un département de petite couronne, avec des problématiques propres à Paris et sa proche banlieue.

Au contraire, le 78 est un département quasiment campagnard, avec d’autres problématiques.

En particulier, je travaille à Elancourt (Yvelines) et les transports, là, c’est un problème (bien qu’en réalité, il y a un bus qui va de Malakoff à Elancourt qui est direct).

 

Si fusion il doit y avoir, ça doit être entre Paris et les départements de petites couronnes pour former le Grand-Paris.

 

Enfin, je me pose des questions sur les réelles motivations de la fusion entre le 92 (Département de Droite) et le 78 (Département également de Droite).

J’ai le sentiment que la raison est plutôt politicienne.

Or, une raison politicienne est rarement dans l’intérêt général.

 

C’est pour ces raisons que je suis opposé à cette fusion.

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6 juin 2017 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

En 2020, le PS de Malakoff ne fera probablement pas de liste

C’est je pense maintenant bien connu, je n’ai pas de sympathie pour Malakoff Plurielle.

Je n’aime pas beaucoup Malakoff Plurielle car :

  1. Ils se sont construits contre le centre (je maintiens).
  2. Ils n’ont pas une vision politique globale
  3. Ils sont dans un règlement de compte avec la municipalité en place, sacrifiant le court-terme au long terme et à une construction dans la durée de l’opposition.

Il est intéressant de noter qu’Emmanuelle Jannès me semble totalement perdue au Conseil Communautaire de Sud de Seine (où elle siège en indépendant).

A sa décharge, la géopolitique là-bas est devenue particulièrement compliquée.

 

J’avais déjà disserté sur les aspects 2 et 3, je vais donc à nouveau disserter sur l’aspect 2.

 

Dans un premier temps, je tiens à rappeler que la politique se pense dans une vision globale, vision allant du local au national.

Certes, une approche locale n’a rien à voir avec une approche nationale. Une approche locale est moins partisane (même si ce fut beaucoup moins vrai en 2014).

C’est ce qui fait la difficulté et la contradiction d’une approche locale.

L’étiquette politique doit être mise en avant, car elle définit le candidat mais elle doit aussi être un peu oubliée.

En fait, c’est seulement l’action locale qui fait la valeur d’une étiquette politique.

 

Alors on va me dire qu’il faut rester local…

En fait non.

Derrière une élection municipale se cache d’autres élections.

Derrière une élection municipale, il y a l’élection cantonale et l’élection du conseiller général.

Une ville de proche couronne est en général un canton-ville.

Malakoff est d’ailleurs un canton-ville, et Catherine Margaté (PCF) est le maire de Malakoff et le conseiller général de Malakoff.

 

 

Derrière l’élection municipale, il y a les sénatoriales.

Il est à rappeler que chaque conseiller municipal est un grand électeur.

Selon le nombre d’habitants, il peut y avoir un bonus de grands électeurs.

Le nombre supplémentaire de grands électeurs est désigné par le conseil municipal.

 

Je vous garantis que sur ce point, les sénateurs sont très attentifs…

 

Et derrière l’élection municipale, il y a aussi l’élection législative, car une circonscription correspond à un certain nombre de ville.

Pour la nôtre, on a Malakoff, Montrouge et Bagneux.

Comme Bagneux et Malakoff sont PCF, le député de la circonscription est de gauche.

Comme Metton est considéré comme un bon maire par ses administrés, la circonscription a surtout été tenue par le PCF. Mais comme il a eu un coup de mou en 2008, amplifié par une dynamique Hollande, la circonscription est passée au PS.

Mais il est fort probable qu’en 2017, le coup de mou de Metton soit fini. La circonscription passera sans doute au PCF en 2017.

 

Ces rappels étant fait, repassons à Malakoff Plurielle.

D’après ce que j’ai compris (conditionnel), ils espèrent que leur bon score poussera le PS à se présenter en 2020 pour s’allier avec eux et faire basculer Malakoff du PCF au PS.

 

Or, ça ne se passera pas comme ça.
Déjà parce que le PS local n’apporte rien qui le différencie du PCF. Je l’avais déjà écrit.

Ensuite, le score du PS est déjà dans le score de Malakoff Plurielle, puisque le cœur de l’électorat de Malakoff Plurielle est les sympathisants PS qui rêvent depuis des lustres que le PS se présente au premier tour.

 

Mais surtout parce que la géopolitique du PS s’est fortement dégradée en 2014 dans les Haut de Seine.

 

Voici la liste des maires dans les Hauts de Seine :

Ville Ancien maire (2008-2014) Etiquette Nouveau maire (2014-2020) Etiquette
Anthony Jean-Yves Sénant UMP Jean-Yves Sénant UMP
Chatenay Malabry Georges Siffredi UMP Georges Siffredi UMP
Sceaux Philippe Laurent UDI Philippe Laurent UDI
Bourg la Reine Jean-Noël Chevreau UDI Jean-Noël Chevreau UDI
Bagneux Marie Hélène Amiable PCF Marie Hélène Amiable PCF
Fontenay-aux-Roses Pascal Buchet PS Laurent Vastel DVD
Plessis Robinsson Philippe Pemezec UMP Philippe Pemezec UMP
Clamart Philippe Kaltenbach PS Jean Didier Berger UMP
Châtillon Jean-Pierre Schosteck UMP Jean-Pierre Schosteck UMP
Montrouge Jean-Loup Metton UDI Jean-Loup Metton UDI
Malakoff Catherine Margaté PCF Catherine Margaté PCF
Vanves Bernard Gauducheau UDI Bernard Gauducheau UDI
Issy-les-Moulineaux Andrée Santini UDI Andrée Santini UDI
Boulogne Billancourt Pierre-Christophe Baguet UMP Pierre-Christophe Baguet UMP
Meudon Hervé Marseille UDI Hervé Marseille UDI
Sèvres François Kosciusko-Morizet UMP Grégoire de la Roncière DVD
Chaville Jean-Jacques Guillet UMP Jean-Jacques Guillet UMP
Ville d’Avray Denis Badré Modem Denis Badré Modem
Saint-Cloud Éric Berdoati UMP Éric Berdoati UMP
Marnes la Coquette Christiane Barody-Weiss UMP Christiane Barody-Weiss UMP
Vaucresson Virginie Michel-Paulsen UMP Virginie Michel-Paulsen UMP
Garches Jacques Gautier UMP Jacques Gautier UMP
Rueil-Malmaison Patrick Ollier UMP Patrick Ollier UMP
Suresnes Christian Dupuy UMP Christian Dupuy UMP
Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP
Nanterre Patrick Jarry PCF Patrick Jarry PCF
Colombes Nicole Goueta UMP Nicole Goueta UMP
La Garrenne-Colombe Philippe Juvin UMP Philippe Juvin UMP
Bois Colombe Yves Révillon UMP Yves Révillon UMP
Courbevoie Jacques Kossowski UMP Jacques Kossowski UMP
Neuilly sur Seine Jean-Christophe Fromantin UDI Jean-Christophe Fromantin UDI
Levallois-Perret Patrick Balkany UMP Patrick Balkany UMP
Clichy Gilles Catoire PS Gilles Catoire PS
Asnières sur Seine Sébastien Pietrasanta PS Manuel Aeschlimann UMP
Gennevilliers Jacques Bourgoin PCF Patrice Leclerc PCF
Villeneuve-la-Garenne Alain-Bernard Boulanger UMP Alain-Bernard Boulanger UMP

 

Et un petit tableau récapitulatif :

Etiquette Mandat 2008-2014 Mandat 2014-2020
DVD 0 2
UMP 20 21
UDI 7 7
Modem 1 1
PS 4 1
PCF 4 4
Total 36 36

 

Et un graphe histoire d’être plus lisible :

maire_92

Le PS a vraiment régressé dans le département.

Au niveau des mairies, le PS est à égalité avec le Modem, c’est dire que le PS est dans un sale état.

Le PS ne garde que son bastion : Clichy.

Et encore, le contexte local fait qu’il y a eu une division de la droite…

Le PS perd Clamart, Fontenay-aux-Roses et Asnières.

Au contraire le PCF résiste mieux que ce soit à Bagneux (61,44%), à Malakoff (68,14%), à Nanterre (53,84%) ou Gennevilliers (61,43%).

 

Rien à dire, dans le 92, les maires PCF tiennent…

De plus, le PS devrait perdre également des cantons. Je pense à Pascal Buchet, ancien maire PS de Fontenay-aux-Roses qui devrait perdre son canton prochainement. Je ne pense pas qu’il sera le seul.

Certaines circonscriptions seront également perdues par le PS, je pense à la 12ème qui risque de l’être au détriment de la droite, ou à la 11ème qui le sera au détriment du PCF.

 

Alors, oui, en 2017, le PS, qui reste le grand parti de la gauche, tentera une reconquête, et essaiera de regagner le terrain perdue.

Mais je ne pense pas qu’elle le fera contre le PCF.

Quand le PS a été contre le PCF dans les Hauts de Seine, ça n’a jamais été à son avantage.

Je pense en particulier à Châtillon ou au Plessis-Robinson.

Quand le PS a été contre le PCF, ça a toujours favorisé la droite.

Les maires qui ont été élus après ont toujours été de droite.

La ville par la suite est restée à droite.

Mention spéciale avec le maire très à droite du Plessis-Robinson qui est vraiment très dur.

 

Je pense que vu les scores des maires dans les villes PCF, le PS va laisser les maires PCF tranquilles.

Mieux, le PS va favoriser les maires PCF pour avoir le soutien du PCF pour certaines conquêtes ou reconquêtes.

 

Dans la 11ème circonscription, le PS va soutenir le PCF à Bagneux et à Malakoff pour avoir un soutien à Montrouge.

 

De plus, je pense que le PS peut avoir des espoirs à Asnières (le PS a perdu avec 49.87% des voix) ou à Fontenay-aux-Roses (le PS a perdu avec 47,08% des voix sur un tout sauf Buchet).

 

De plus, certains maires UMP (Balkany à Levallois-Perret, Aeschlimann à Asnières, Ceccaldi-Raynaud à Puteaux) sont très durs, et bien implanté. Le PS va tout faire pour limiter la casse, et va y aller avec le PCF.

De plus, je pense que c’est la faiblesse de la gauche qui fait qu’il n’y a pas eu de second tour à Puteaux.

 

Dans l’absolue, que faudrait-il faire pour faire diminuer le score de notre maire, Catherine Margaté ?

De mon point de vue, je pense que le score de Catherine Margaté diminuera que quand il y aura un centre fort sur la ville de Malakoff.

Je pense même que sur le (très) long terme, un changement de municipalité se fera avec un centre aux alentours de 15%.

D’ailleurs, même si par la suite l’UMP a trop tiré sur la corde, ils ne se sont pas trompés. Ils ont investi un UDI.

 

Or, il se prouve que lors du scrutin 2014, le centre a été particulièrement maltraité.

Il a été maltraité car son représentant l’a vendu pour une bouché de pain à Malakoff Plurielle.

Il a été maltraité car Malakoff Plurielle, tel un Sarkozy ou une Ségolène Royale (rappelez-vous des régionales 2010) a débauché dedans.

Enfin, il a été maltraité car beaucoup de centristes n’ont pas eu le courage d’assumer ce qu’ils sont.

 

La non-présence d’une liste centriste est une faute grave pour une ville comme Malakoff.

Il est indispensable que le centre se construise à Malakoff, et cette construction ne peut se faire que sur plusieurs mandats.

Aujourd’hui, le centre a totalement disparu de Malakoff.

 

Cette disparition fait que Catherine Margaté continuera d’être réélue en 2020, 2026, 2032, 2038, 2044, 2050, 2056, 2062, 2068…

Elle ou ses successeurs…

10 mai 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Municipales 2014 sur Malakoff et le reste du monde

Donc sur Malakoff, les résultats sont :

Catherine Margaté 68,14%, Emmanuel Jannès 18,09%, ENPPM 8,74%, LO 3.22% et POI (Parti ouvrier indépendant) 1,81%.

 

Margaté améliore donc son score de 3,6%.

 

Pour cette Bérézina, je tiens à remercier les états-majors (UMP/UDI/Modem), les élus locaux d’opposition (Guilmart/Paillon) ainsi qu’Emmanuelle Jannès pour sa brillante compétence politique et ses brillantes analyses politiques.

 

A Bagneux, ce que j’ai écrit se réalise.

Marie Hélène Amiable(PCF) est à 61,45%, Olivier Sueur (UMP) est à 34,09%.

Je suis un peu surpris, je pensais (car au fond, Olivier Sueur a eu de bons moments) que ça serait plus serré.

Marie Hélène Amiable améliore son score de 8,3%.

Elle rentre dans le club des maires PCF du 92 considéré comme indéboulonnable.

Bon, elle a encore des progrès pour rattraper Catherine Margaté, on reste encore les meilleurs à Malakoff.

Là encore, merci aux états-majors.

Et parce qu’elle en avait assez de la farce électorale, une élue qui a beaucoup fait pour la ville a décidé de ne pas participer à cette campagne. Je pense à Marie Darves Bornoz (Modem), qui a fait vraiment un bon travail sur Bagneux et Sud de Seine.

 

A Clamart, Jean Didier Berger (UMP) est élu dès le premier tour avec 53,77%.

Pour ceux qui ne l’avaient pas compris, c’est sur la durée qu’il faut se construire.

 

A Fontenay-aux-Roses, Pascal Buchet (PS) est en tête avec 37,64%.

La droite est à 25,12%, la gauche dissidente à 12,96% et la droite dissidente à 12,08%.

A Montrouge, Jean Loup Metton (UDI) est élu dès le premier tour avec 61,65% des voix.

 

A Châtillon, Schosteck(UMP)  est élu dès le premier tour avec 56,37% des voix.

 

Dans le reste du 92, l’UMP Sarkozyste est encore bien présent.

A Puteaux, Joëlle Ceccaldi Raynaud est élue dès le premier tour avec 55.93% des voix.

Grébert ne fait que 15,61%. C’est vraiment dommage.

Joëlle Ceccaldi Raynaud est l’un des pires maires du 92, et Grébert n’a pas démérité.

De plus, je pense qu’il a travaillé sérieusement.

Je suis vraiment déçu par le résultat, mais bon, c’est aussi ça la démocratie.

 

A Levallois, Balkany est élu avec 51,57% des voix.

A Asnières, Sébastien Pietrasanta (PS) est en tête avec 35,48% des voix. Aeschlimann le talonne à 34,47%.

S’il pouvait éviter de revenir…

24 mars 2014 Posted by | actualité, Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | 4 commentaires

La droite du 92 (3/8) : Les Ceccaldi Raynaud, la saga Dallas corse

Une autre ville défraie la chronique du 92 : Puteaux.

Puteaux est la ville la plus riche de France. A la différence de Neuilly, c’est la ville qui est riche grâce aux impôts perçus sur le territoire de la Défense.

A Neuilly, c’est les habitants qui sont riches.

La circonscription Neuilly-Puteaux est considérée comme la circonscription la plus riche de France, circonscription regroupant la ville la plus riche de France et la ville dont les habitants sont les plus riches de France.

 

A Puteaux, bien que ce point soit spécial, on se passe le pouvoir de père en fils.

L’ancien maire est Charles Ceccaldi Raynaud (maire de 1969 à 2004), actuelle est sa fille Joëlle depuis 2004.

La fille a poussé son fils, Vincent Franchi, aux cantonales 2011.

 

D’ailleurs, il y a des constantes.

Le clientélisme d’abord.

Il est assumé par le père :

De ce côté-là, ma politique a été exemplaire ! C’est mal connoté ? A tort. Il faut une politique pour chaque classe. Et je pense n’avoir oublié aucun niveau social. J’en ai vu des gens qui avaient des opinions et qui en changeaient en obtenant une place en HLM. Mais je ne demandais pas qu’on vote pour moi, je demandais qu’on reconnaisse mon travail. Vous savez, ceux qui n’étaient pas d’accord, on ne pouvait pas leur supprimer leur supprimer leur logement. Mais ils obtenaient moins facilement une place dans nos villages de vacances.

 

D’ailleurs, cet aspect continue.

La moitié des élus UMP vivent en HLM.

Des affaires aussi, comme les chauffages urbains.

 

Et puis, que serait Puteaux sans le traitement que réserve la ville à ses opposants, dont le plus connu est Christophe Grébert (aujourd’hui élu Modem de l’opposition).

Au début, Christophe Grébert était juste un insignifiant ayant ouvert un blog pour parler de sa commune.

Aujourd’hui, c’est l’homme à abattre.

Sans succès, le père et la fille vont essayer de le faire taire, principalement à coup de procès.

Au contraire, ça va faire sa notoriété.

Faut dire que ça continue.

Et puis, fait nouveau, on essaye de censurer la presse, soit en achetant tous les numéros du canard enchainé, soit en stoppant les abonnements de quotidiens à la médiathèque.

 

Mais Puteaux serait rien sans sa saga.

 

Elle commence tôt, en 1950, en Algérie.

Charles Ceccaldi Raynaud est commissaire de police à Alger, puis conseiller particulier de Robert Lacoste.

A cette époque, Charles Ceccaldi Raynaud est l’homme fort de la SFIO (ancêtre du PS).

Après le putsch du 13 mai 1958, il fuit l’Algérie.

Il trouve du travail grâce à la SFIO en devenant directeur de l’office HLM de Puteaux.

A cette époque, la ville de Puteaux est populaire et son maire est Georges Dardel.

Il finira même par être conseiller municipal puis remplaçant au maire.

Rétabli, Georges Dardel demandera à reprendre son siège. « Pas question ».

Faut dire que Charles Ceccaldi Raynaud va avoir une intuition géniale : la Défense.

Il va voir que la sociologie de la ville va changer. Que la ville va changer. Et si passer de la SFIO à l’UDR permet de booster la carrière, pourquoi pas.

Charles Ceccaldi Raynaud deviendra gaulliste.

Il se présentera contre Georges Dardel en 1971, et suite à une campagne électorale violente (il y aura même une fusillade), il sera élu maire.

La suite : il changera la ville et, grâce à la Défense, fera de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Par la suite, il voudra passer la main à sa fille (malgré qu’il la juge incompétence).

Mais en 2004, Charles doit être opéré. Il passe la main à sa fille.

Puis, allant mieux, il redemande la place à sa fille. « Pas question ».

Ça a un air de déjà vu, non ?

La famille va se déchirer, s’affronter aux municipales 2008, municipales qui verra la fille gagner.

27 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La droite du 92 (2/8) : Patrick Balkany, la caricature de la droite du 92

Si dans le 92 il y a un personnage qui caricature la droite du 92, c’est Patrick Balkany.

Ses casseroles sont aussi discrètes qu’un Casimir, pourtant, à Levallois Perret, il est réélu dès le premier tour à chaque fois (excepté aux dernières cantonales où Isabelle Balkany a été battu par le divers droite Arnaud de Courson).

 

Point important, Patrick Balkany est un ami personnel de Nicolas Sarkozy. Entre les deux hommes, c’est à la vie et à la mort.

 

Différence néanmoins entre les deux hommes, là où Nicolas est un bucheur,  Patrick est un fêtard.

 

En 1976, il épouse Isabelle Smadja. Ils seront le couple Balkany, qui se complètera à merveille.

 

Pasqua, ne croyant pas aux Balkany, les parachutera à Levallois Perret.

Et contre toutes attentes, ils prendront la mairie aux communistes.

Ça sera par étape.

Il perdra les législatives de 1981 avec 46% des voix, mais gagnera les cantonales en 1982 et la mairie en 1983.

 

Il mettra en place un système clientéliste (notamment grâce aux HLM) et maltraitera l’opposition comme c’est coutume dans le 92.

Il faut que chaque personne soit l’obligé du maire.

 

Notons également que selon le maire, il faut que pour 1€ d’impôt l’administré ait 9€ de service.

 

Tout serait pour le mieux ?

Seulement voilà, Patrick Balkany veut devenir ministre. Chirac est vieux, usé et fatigué (ça va être sa troisième présidentielle).

Patrick Balkany soutient Edouard Balladur, qui n’atteindra pas le second tour.

 

Du coup, Patrick Balkany va être victime d’une chasse aux sorcières. Une liste Chiraquienne va se présenté contre lui.

Olivier de Chazeaux prend en 1995 la mairie.

Il va découvrir une mairie bien mal gérée,  dont la gestion est mise en cause par un rapport de la chambre régionale des comptes.

Le nouveau maire effacera les ardoises.

 

Pendant ce temps, diverses affaires rattraperont le couple Balkany.

Celui-ci devra s’exiler à Saint Martin pour se faire oublier.

En mai 1996, Patrick Balkany est condamné (décision confirmée en appel le 30 janvier 1997) par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité. Il avait rémunéré aux frais du contribuable levalloisien entre 1985 et 1995 trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny

 

Pendant ce temps, l’équipe municipale de Levallois Perret se divise. Beaucoup d’adjoints quittent le maire en cours de route.

En 2001, Balkany revient et reprend la mairie face à une liste de gauche, une divers-droite et la liste du maire sortant soutenu par le RPR et l’UDF.

À la suite du recours préfectoral, le 29 juillet 2002, le Conseil d’État confirmant un jugement du tribunal administratif de Paris du 17 octobre 2001, considère que Patrick Balkany était inéligible au moment du scrutin et annule son élection à la mairie de Levallois-Perret. Le 22 septembre 2002, de nouveau éligible lors de l’élection municipale partielle qui suit, il est réélu maire de Levallois-Perret dès le premier tour avec 53,78 % des voix, améliorant ainsi son score de 2001.

 

Lors du premier tour des élections législatives de juin 2007, Patrick Balkany arrive en tête en réunissant 42,11 % dans sa circonscription. Il est élu au second avec 55,25 % des voix face à son adversaire socialiste Gilles Catoire, en obtenant plus de 66 % à Levallois-Perret. L’année suivante, il est réélu maire de sa ville, la liste qu’il conduisait l’ayant emporté dès le premier tour des municipales.

 

A la limite, si Levallois est bien géré, pourquoi pas.

Or ce n’est pas le cas. Levallois Perret est la ville la plus endetté de France (voir ici et ici)

Depuis 2001, date du retour aux affaires du couple Balkany, la dette de la commune a grossi d’année en année : 160 millions d’euros en 2001 ; 449 millions en 2005 ; 725 millions en 2010.

16 juin 2013 Posted by | Politique | , , , , | Laisser un commentaire

La droite du 92 (1/8) : Charles Pasqua, l’homme qui a fabriqué la droite du 92

Aujourd’hui, il est indispensable pour l’UMP de faire le bilan du sarkozisme.

Mais elle peine à le faire.

Sous le mandat de Nicolas Sarkozy, il y a eu, en plus de l’inefficacité économique, deux points noirs.

Le premier est les affaires. Certes, sous la présidence de François Hollande, ce n’est pas brillant. On a, par exemple, Jérôme Cahuzac.

Mais sous Sarkozy, il y a implication de l’état (ce qui n’est pour l’instant pas le cas de la présidence François Hollande).

Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour l’affaire Bettencourt.

Néanmoins, vu de très loin, je pense que ça n’ira pas au bout.

Selon ce que j’ai pu en lire dans un vieux numéro du canard enchaîné, le dossier du juge ne me semble pas assez solide.

Néanmoins, ça ne veut pas dire que Nicolas Sarkozy soit innocent, ou coupable. C’est juste qu’il me semble que le juge n’a pas assez d’éléments.

Par contre, il y a d’autres affaires, où Nicolas Sarkozy a été mis en cause et qui, vu de loin, devraient aboutir.

Dans ces affaires, l’état, dirigé par Sarkozy, a permis d’enrichir des amis au détriment du contribuable.

On a l’affaire Tapie, le Pentagone à la française, ou l’Affaire Karachi.

Deuxième point, Nicolas Sarkozy a clivé en allant délibérément vers l’extrême droite, en faisant entre l’UMP et le FN une frontière poreuse.

C’est la raison pour laquelle François Bayrou avait voté François Hollande au second tour de la présidentielle 2012.

Afin de comprendre Nicolas Sarkozy, le mieux est de parler d’où il vient, et de la façon dont la droite s’est créé de là où il vient.

Je vais donc parler de la droite du 92, de la droite des Hauts de Seine.

L’ensemble de ces articles est d’ailleurs un résumé de 92, le clan du président.

Et je vais donc commencer par Charles Pasqua, l’homme qui a fabriqué la droite du 92.

La droite du 92 a souvent un dénominateur commun, plus marqué dans le Nord du département.

On a souvent une droite dure, maltraitant l’opposition, et prises dans de nombreuses affaires de corruptions (dernier exemple en date ici).

Généralement, il y a enrichissement des pontes de la municipalité au détriment des contribuables.

Il y a souvent un système clientéliste (exemple Puteaux).

Mais commençons par le début. Et le début, c’est Charles Pasqua. Il est président du conseil général du 92 (1973-1976 puis 1988-2004).

Charles Pasqua, homme fort de la droite, décide de prendre certaines municipalités pour implanter la droite dans le 92.

Il le fera à l’aide des centristes, laissant les municipalités centristes à leurs maires.

Mais il implantera également lui-même certains maires.

Il sélectionnera lui-même les personnes à mettre en place pour prendre certaines municipalités.

Il installera Schosteck à Chatillon, Devedjian à Anthony, Pemezec au Plessis-Robinson…

Il installera même André Santini à Issy-les-Moulineaux.

Par contre, comme les villes de droites sont réservées aux riches, il fallait laisser des villes de gauche aux pauvres.

On peut citer Malakoff (comme par hasard), Bagneux …

Dans ces villes, Charles Pasqua a toujours envoyé des gens qui avaient du pognon à dépenser mais sans espoir de conquête.

Il envoyait sciemment des blaireaux.

Néanmoins, il a eu aussi des surprises.

Voulant laisser Levallois-Perret aux communistes, il a envoyé le couple Balkany.

Miracle !

La ville est finalement tombée.

A noter qu’humainement, Charles Pasqua préfère les communistes aux centristes ou socialistes.

Il faut dire que les communistes, comme Charles Pasqua, ont fait partie de la résistance.

7 juin 2013 Posted by | Politique | , , , , , | Laisser un commentaire

Classement des lycées 2013 dans le 92

La dernière fois, c’est par le blog de Christophe Grébert que je suis tombé sur le classement.

Cette fois-ci, c’est par le blog de Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves.

 

Que dire, que dire?

Rien de nouveau par rapport à la dernière fois.

On a toujours les points suivants:

  • Pour les villes non-mixées socialement, qui sont des ghettos de milieux favorisés, on est en tête du classement.
  • Le public se fait encore laminer (encore une fois, merci à Philippe Meirieu)
  • Les lycées/classe préparatoires s’en sortent mieux.

Effectivement, les 5 premiers lycées sont Madeleine-Damelou (Rueil-Malmaison),  Sainte-Marie (Neuilly-sur-Seine), Saint-Thomas de Villeneuve (Chaville), Notre-Dame (Meudon) et Notre-Dame (Boulogne-Billancourt).

Les cinq premiers lycées sont privés, 3 dans des villes clairement favorisées.

 

Pour le public, on a dans l’ordre Louis Pasteur (Neuilly-sur-Seine) en 13ème, Lakanal (Sceaux) en 14ème, Marie-Curie (Sceaux) 15ème, Richelieu (Rueil-Malmaison) en 20ème et enfin Michelet (Vanves) en  21ème.

Sur les cinq meilleurs lycées publics, les quatre-premiers sont dans des villes favorisés.

Notons qu’à ma connaissance, deux font classe préparatoire (Lakanal et Michelet).

 

J’en profite aussi pour rappeler qu’à Malakoff (car Malakoff dépend du lycée Michelet à Vanves), certains élèves demandant Michelet ne sont pas acceptés (pour diverses raisons plus ou moins variées).

En réalité, le Lycée Michelet effectue discrètement une petite sélection.

 

Enfin, les 20 derniers lycées sont publics (tout comme les 12 premiers sont privés).

Dans les derniers, on a Puteaux en 51ème, ayant des élèves de Nanterre, Nanterre en 51ème, Villeneuve-la-Garenne en 49, Châtenay-Malabry en 48, et Montrouge en 47.

Notons que Bagneux dépend de Montrouge.

30 mars 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale, Statistiques | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les municipales commencent: l’UMP du 92 commence les investitures

Les investitures de l’UMP dans le 92 ne sont pas données. Mais grâce à un article du parisien, on en sait un peu plus sur la stratégie de l’UMP.

 

Elle devrait jouer la carte des sortants. Un maire sortant UMP risque donc d’être probablement candidat avec l’investiture UMP.

A priori, pourquoi pas.

Mais en tant que centriste, on risque de retrouver des maires peu recommandables soit parce qu’ils sont trop à droite (Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson), ou tout simplement parce-que leur façon de faire de la politique n’est vraiment pas recommandable (Patrick Balkany à Levallois-Perret,  Joëlle Ceccaldi Raynaud à Puteaux).

 

Dans le même style, on devrait avoir une continuité dans les villes divers-droite/UDI.

Jean-Loup Metton (Montrouge), Andrée Santini (Issy-les-Moulineaux) ou Hervé Marseille (Meudon) devraient se représenter avec l’aval de l’UMP.

 

Par contre, certains choix, non validés pour l’instant, sont pour moi anti-centriste.

Je pense à Manuel Aeschlimann, ancien maire d’Asnières ou bien à Fontenay-aux-Roses.

Deux solutions s’opposent à Fontenay-aux-Roses. La solution centro-compatible a le véto de Philippe Pemezec.

 

Enfin, les villes comme Malakoff sont encore oubliés, mais ça, ce n’est pas nouveau.

26 mars 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Géopolitique du 92 (3/3): Au centre, les centristes de droite

Le centre du département est caractérisé par des centristes, mais des centristes de droite, sauce Sarkozy.

Nous avons Issy-les-Moulineaux avec Andrée Santini, Meudon avec Hervé Marseille ou Vanves avec Bernard Gauducheau.

Jean Loup Metton, maire de Montrouge au Sud du département est aussi dans cette catégorie.

Toute cette mouvance centriste est donc de centre droit, et assume le principe suivant: centre = droite (principe avec lequel je suis à titre personnel en désaccord).

A l’époque de l’UDF, lorsqu’Andrée Santini était le président de l’UDF, celui-ci signait tout de suite l’acte de non-candidature face à un RPR/UMP.

En échange, les villes UDF étaient laissés tranquilles par le RPR/UMP (à l’exception de Clamart dont Philippe Pemezec a fait la peau à l’ancien maire UDF en 2001).

Faut dire que la majorité départementale s’est construite à l’époque de Pasqua par une alliance entre le centre et la droite.

Donc, ces maires ont été depuis 2007 le fleuron du nouveau centre et sont à la pointe de l’UDI aujourd’hui.

Certains de ces maires ont d’ailleurs pris une habitude des coups tordus, coutumes locale du 92.

Néanmoins, à la différence de villes UMP comme Levallois-Perret ou Puteaux, ces villes ont une habitude de l’optimisation des ressources.

L’argent des contribuables est en général géré au mieux.

A Issy-les-Moulineaux, les impôts ont baissé et la CRC a salué la gestion de la ville.

Mieux, là où l’intercommunalité de Sud de Seine se fait sans une stratégie d’économie d’échelle, celle de Grand Paris-Sud Ouest se fait avec optimisation des ressources.

Mais il n’y a pas que les finances locales qui sont optimisées, il y a aussi le territoire.

Chaque construction a pour objectif d’optimiser l’utilisation du terrain.

A Malakoff, on a 14970 hab/km2 là où l’on en a 23838 à Montrouge (mais néanmoins, on en a seulement 15136 à Issy-les-Moulineaux, à noter qu’il y a plus d’emplois à Issy-les-Moulineaux que d’habitant).

Donc optimisation du territoire et généralement densification (notamment en occupation des sols avec 82,3% d’espace Urbain construit à Issy-les-Moulineaux).

Mais cette densification se fait en déshumanisant la ville…

14 novembre 2012 Posted by | Politique | , , , , | Laisser un commentaire

Géopolitique du 92 (2/3): La gauche du Sud

Là où le Nord est caractérisé par l’UMP, le Sud du département est statistiquement caractérisé par la gauche.

Mais parler de la gauche est un peu plus compliqué.

En fait, il y a la gauche PCF/Front de gauche et la gauche PS.

 

Pour le PCF, fidèle à lui-même, on a une gauche dure et étatiste.

Tout doit venir de l’état. Les villes de Malakoff et Bagneux vivent des subventions de l’état.

La situation financière des deux villes est délicate, et aucun effort n’est fait pour gérer l’argent des contribuables au mieux.

Pour la ville de Bagneux, et celle de Nanterre d’après ce que j’ai cru comprendre, il y a aussi un problème de mixité sociale.

La ville de Bagneux possède 65% de logement sociaux.

Notons que ce n’est pas le cas de Malakoff qui contient 40% de logements sociaux et qui elle a réussi sa mixité sociale.

 

Pour le PS, là, c’est un PS avec casserole, même si il n’y a pas eu de condamnation définitive et que les enquêtes sont en cours.

Philippe Kaltenbach, maire de Clamart, est accusé de corruption (suite à une vidéo sur internet).

L’enquête est en cours.

Quant à Pascal Buchet, il a été condamné pour harcèlement moral. Sa directrice de cabinet s’est suicidée. Il va se pourvoir en cassation.

 

Que dire pour l’avenir.

A mon avis, je pense que Clamart deviendra UMP lors des prochaines élections.

L’opposant UMP Jean-Didier Berger a les épaules pour réussir. Il a le charisme et la vision nécessaire.

Il ne s’agit pas d’un jugement, mais de ce que je pense être un constat.

Pour Fontenay-aux-Roses, c’est plus dur. Il me semble pas que l’opposition est organisée.

 

Pour les villes communistes, je vais m’attarder que sur Malakoff. Là aussi, le maire a une bonne image, et l’opposition est dans les choux et inaudible.

 

Enfin, dans le Sud, certaines villes comme le Plessis-Robinson a une problématique proche des villes UMP du Nord.

Montrouge quant à elle est dirigé par un maire centriste de droite, et se classe dans les statistiques des villes centristes du centre du département.

 

8 novembre 2012 Posted by | Malakoff, Politique | , , , | Laisser un commentaire