Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

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1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Le PS aussi roule les centristes dans la farine et les font frire…

On critique souvent le mépris affiché de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du centre.

A juste titre d’ailleurs.

Il y a même un exemple dans le canard enchaîné de cette semaine.

 

Mais le PS n’est pas forcement meilleur avec les centristes.

 

Parler du centre est toujours un peu compliqué. Mais il faut savoir qu’il y a des centristes à Gauche.

Et oui, ça existe.

Et en particulier, dans cette sphère, il y a le Front Démocrate.

Il s’agit des amis de Jean-Luc Bennahmias qui ont quitté le Modem car ils n’étaient pas d’accord pour un rapprochement avec l’UMP/Les républicains.

Avec Nicolas Sarkozy pour résumer.

 

On peut comprendre.

 

Evidemment, ils sont pour un regroupement automatique avec le PS…Tout comme l’UDI est pour un regroupement automatique avec les républicains.

 

Et ils ont été avec Claude Bartolone, le candidat PS, dès le premier tour.

 

Finalement, on apprend que la logique de second tour fait qu’ils ne seront pas sur les listes de second tour.

Ils ont été exclus !

Effectivement, on peut lire :

Le Front démocrate d’île-de-France regrette l’absence dans la campagne de candidats qui représentent l’électorat humaniste et social-démocrate pour les Régionales 2015.

 

Le retrait du Front Démocrate de la liste de Claude Bartolone n’est pas un signal de rassemblement après le « référendum pour l’Union de la Gauche» que nous avons co-signé seuls avec le Parti Socialiste.

 

Ce mépris affiché pour l’électorat démocrate de Strauss-Kahn, Macron ou Bayrou est un point commun partagé avec Valérie Pécresse. La candidate versaillaise qui fait une campagne dans les marécages nauséabonds du front ultra sécuritaire.

 

Le Front Démocrate prend ses responsabilités et appelle à faire battre Valérie Pécresse qui n’incarne pas les valeurs humanistes et démocrates que nous défendons.

Je pense qu’il est aussi à préciser que s’il y avait eu une seconde liste de droite au second tour, je pense que les Modem auraient été exclus de la liste de Valérie Pécresse. Logique de second tour oblige.

Peut-être même qu’à terme, les républicains en seront, dans leurs esprits, à virer les gens de l’UDI des listes de second tour.

 

Ce qui fait que la conclusion reste la même pour le Modem, l’UDI, l’UDE et le Front-démocrate.

Ni la Gauche, ni la Droite, n’aiment le centre.

Les deux ne comprennent qu’une chose : le rapport de force.

Je sais très bien que ce n’est pas très centriste, mais il faut marcher sur la gueule du PS et de l’UMP.

Il faut créer le rapport de Force.

Je vous garantis qu’entre 5% et 10%, ils sont obligés de nous faire de la place.

Dans ce contexte, pour avoir le plus d’élus possibles, chaque voix compte.

 

Mais mieux, à partir de 10%, ils sont obligés de se prosterner. On peut se maintenir…

 

On ne peut être pas gagner, mais c’est fou que l’on peut faire perdre du monde. Et quand il n’y a pas le Pen, je n’ai aucun remords à faire perdre Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Ils ont fait leurs preuves…

 

Ce qui veut dire que dans l’absolu, il faut toujours envisager de se présenter.

Evidemment, pour faire un score, cela demande un travail très en amont.

Le contraire de ce que font les partis centriste !

11 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , , , , | 2 commentaires

L’axe central est-il une réalité ? Peut-il se matérialiser ?

Le blog du centrisme revient sur l’axe central.

Pour rappel, il s’agit d’une potentielle union entre les modérés de la droite (Alain Juppé, François Fillon), de la gauche (Manuels Valls, Emmanuel Macron) et évidement les centristes.

 

Le blog du centrisme commente un sondage, et en déduit qu’à défaut d’être une réalité dans les urnes, l’axe central est une réalité dans l’opinion.

 

Effectivement, ce sondage mesure l’opinion que les français ont de leurs politiques.

Et les trois premiers sont Alain Juppé (48% de positives, 37 de négatives), Emmanuel Macron (37% de positives, 43% de négatives) et François Bayrou (35% de positives et 47% de négatives).

Notons que le suivant est François Fillon (32% de positives, 51% de négatives).

 

Il est à noter que l’on voit que les politiques ne sont pas appréciés des Français.

A part Alain Juppé, ils ont tous un pourcentage de mauvaise opinion plus important que de bonne opinion.

 

Mais en regardant plus en détail, les suivants sont Laurent Fabius (5ème, 31/51), Martine Aubry (7ème, 29/54), Anne Higalgo (9ème, 28/47), …

Bref, majoritairement des personnes clivantes et anti axe central.

Le centriste suivant est Jean Christophe Lagarde, en dernière position, avec 9% d’opinions positives, 42% de négatives.

 

Mais le sondage va plus loin. On a une partition suivant les sympathisants.

 

Pour les sympathisants de la droite et du centre, Alain Juppé est en tête (74/42), suivit de François Fillon (62/34) et de Nicolas Sarkozy (59/38).

On a un bon score de François Bayrou (42/49) et d’Emmanuel Macron (58/33)

Pour ma part, je pense que ce sondage fausse l’analyse. On devrait séparer la droite du centre.

Sur ce critère, je pense qu’il est fort probable que Nicolas Sarkozy soit en tête.

 

Par ailleurs, du côté de la gauche, on a Anne Hidalgo (67/15), Martine Aubry (67/25) et Christiane Taubira (66/22).

Certes, l’axe central fait un bon score avec Alain Juppé (47/41), François Bayrou (40/46) et Emmanuel Macron (42/40), mais c’est surtout la gauche décomplexé qui domine.

C’est ce que l’on aurait vu sur la droite si on s’était limité aux sympathisants de droite.

 

Or, ce sondage pose une question : peut-on voir l’axe central se constituer, comme ce fut le cas en Allemagne.

 

En ce qui me concerne, je ne pense pas.

Et il y a deux raison à cela.

La première, c’est le mode de scrutin aux législatives (voir ici et ici).

Ce système force le bipartisme et empêche le sain éclatement du PS et de l’UMP.

Du coup, on a deux blogs, le PS et l’UMP (aujourd’hui les républicains) ou cohabite, pour des intérêts seulement électoraux, des modérés et des dures.

Qu’ont en commun Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ?

Qu’ont en commun Manuels Valls et Martine Aubry ?

 

Le problème, c’est que c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement, qu’il s’agisse de Martine Aubry au PS, ou de Nicolas Sarkozy à l’UMP.

 

Mais ce même noyau dur n’a pas intérêt qu’il y ait un axe central. Au contraire, ils ont intérêt à ce qu’il y ait le bipartisme, le bien et le mal, la gauche et la droite.

Ça leur permet d’être élus sur ce principe sans avoir une vision sérieuse du pays et sans avoir d’idées.

« Votez pour moi, car nous sommes les gentils et eux, c’est les méchants ».

 

Ce dernier point étant particulièrement vrai pour un certain Nicolas Sarkozy et un certain François Hollande.

 

Le problème, c’est que le monde n’est pas noir, il n’est pas blanc, il est gris…

13 octobre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pour ou contre la droitisation du Modem (2/2)? : L’aspect tactique

Dans un article précédent, j’écrivais que j’étais contre la droitisation du Modem du point de vue valeur.

Mais qu’en est-il d’un point de vue tactique ?

Il faut bien comprendre que sauf si on est majoritaire dès le premier tour (ce qui ne risque pas d’être le cas prochainement, étant donné qu’on est le centre le plus bête du monde), il faut donc faire partie d’une coalition pour pouvoir faire appliquer une partie de notre projet.

 

La question est donc de savoir dans quelle coalition on a une chance de peser.

 

Par ailleurs, on parle d’un rapprochement avec la droite en vue d’un futur contrat de gouvernance nationale.

 

Là, il faut repartir de ce que l’on appelle le contexte.

 

La première chose à savoir est que le PS ne veut pas de nous.

Sous l’impulsion de Martine Aubry, il s’est gauchisé.

Même si aujourd’hui le PCF est dans l’opposition, le PS reste dans la logique la sacro-sainte union de la gauche.

Les centristes n’y sont pas les bienvenus.

 

Episode symbolique : François Bayrou a voté François Hollande, mais le PS s’est chargé de lui faire la peau lors des législatives qui ont suivi.

 

De plus, il est fort probable que sous l’impulsion de son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, le PS se gauchisse à nouveau.

D’ailleurs, celui-ci est contre un rapprochement avec Bayrou.

Je ne suis pas insensible aux efforts de Manuels Valls. Mais au PS, sa vision est largement minoritaire.

 

De plus, en France, tout comme il y avait un problème Sarkozy, on a un problème Hollande.

Comme le disait Robert Rochefort, François Bayrou croyait que François Hollande était le fils caché de Jacques Delors, il s’est aperçu que c’était le fils caché de François Mitterrand.

On a un président qui ménage la chèvre et le choux et qui est d’accord avec tout le monde…

 

Une alternance est donc souhaitable, et dans le contexte actuel, elle se fera avec la droite.

 

Mais on arrive à un autre problème : c’est Nicolas Sarkozy qui est à la tête de la droite…

 

Par ailleurs, il faut rappeler que quand l’alliance est automatique, nos potentiels partenaires ne nous respectent plus.

 

Par exemple, comme Nicolas Sarkozy pensait que les voix du centre lui étaient acquises, il a chassé sans honte sur les terre du Front National avec des propositions anti-centristes.

 

Mais c’est le cas du PS d’un certain point de vue. Comme on a été vers eux, entre 2007 et 2012, sans exigence, ils nous l’ont fait sentir.

Point symbolique : ils ont eux-mêmes fait la peau de François Bayrou qui pourtant avait voté François Hollande…

 

Puis si on n’est pas exigent vis-à-vis de certains points de notre programme, c’est se mettre dans une logique de disparaître aux yeux de nos électeurs.

Dernièrement, je parlais de l’exemple du Libdem.

Ils sont dans une coalition avec la droite, mais celle-ci a passé à la trappe l’ensemble de leur programme.
Aux prochaines législatives, ils risquent de se prendre une véritable branlé.

De plus, sur la durée du mandat, le Libdem a perdu des élus (locaux, européens…).

 

Au final, comme je pense qu’il faut une alternance à François Hollande, je suis indirectement pour, tactiquement, un rapprochement entre le Modem et la droite.

Par contre, je suis farouchement contre et en désaccord sur la façon dont il se fait.

Déjà parce que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas le retour, est toujours à la tête de l’UMP, mais aussi parce que l’expérience montre que si on ne fait pas preuve d’exigence vis-à-vis de nos futurs partenaires, c’est les inciter à nous prendre pour des paillassons.

 

Donc de mon point de vue, il faut continuer à marteler notre message et à faire preuve d’exigence.

Nos électeurs nous reconnaitrons et ils nous remercierons de ne pas céder sur l’essentiel.

 

Soyons exigent, que diable !

17 avril 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour ou contre la droitisation du Modem (1/2)? : L’aspect valeur

Avec la séquence qui s’est produite avec l’élection départementale se pose la question de la droitisation du Modem.

Le moment de philosopher sur la question et de donner mon avis.

 

La question doit pour moi se poser sous deux angles : les valeurs et la tactique.

 

Sur les valeurs d’abord :

Le Modem est sensé être un parti centriste allant de Raymond Barre à Jacques Delors (prenons les grands noms).

A la différence de l’UDI (qui est composé principalement du centre droit ou de démocrates-chrétiens) ou du Front démocrate (composé du centre gauche), le modem est sensé être composé aussi bien du centre droit que du centre gauche.

C’est d’ailleurs ce qui, en raisonnant de façon marketing, fait sa valeur.

C’est ce qui le différentie au niveau des autres partis centristes.

 

Les gens qui sont pour une alliance automatique avec la droite, ils sont partis du Modem. Ils sont allés à l’UDI. S’ils restent au Modem, c’est pour le saborder de l’intérieur.

Ceux qui sont pour aller automatiquement avec la gauche, ils sont aussi partis. Ils ont rejoint Front Démocrate.

 

J’insiste sur le point marketing car quelque part, il est important.

Même si un travail UDI/Modem ou UDI/Front démocrate est tout à fait normal, il faut comprendre que ces trois partis, le Modem, l’UDI et le Front démocrate sont en concurrence.

Il y a un moment où pour s’en sortir, il faut apporter ce que le concurrent n’a pas.

Si on fait comme l’UDI (alliance automatique à droite), pourquoi adhérer au Modem. D’autant que l’UDI est un parti fort.

Si on fait comme l’UDI, pourquoi voter Modem ?

 

Mais cette question des valeurs, pour moi, n’est pas que marketing, elle est plus que ça.

Aujourd’hui, la droite, sous l’impulsion de Sarkozy, se décomplexe sans en avoir honte.

Dans cette dé-complexification, il y a le fait que l’UMP mette au même niveau le PS et le FN.

Le problème c’est que l’UMP n’est du coup pas capable d’exercer le pouvoir.

Effectivement, exercer le pouvoir demande un recul et une capacité d’analyse.

Hors Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, n’a pas tout ça.

Malheureusement, la probabilité qu’il soit désigné lors de la primaire est, pour moi, fortement élevé.

Or, je pense qu’il mettra la France dans le mur.

Le bilan de son quinquennat, je le rappelle, est une catastrophe, aussi bien sur les finances publics, que sur les valeurs, le social et la morale.

 

Mais au PS, on n’est pas en reste.

Je suis sensible aux efforts de Manuels Valls qui tente de moderniser le PS.

Le problème, c’est qu’il est minoritaire au PS.

Le PS est tenu par des apparatchiks, qui d’ailleurs n’ont jamais vu de vrais entreprises, et qui se gauchisent par principe.

Or, le constat vis-à-vis de Sarkozy vaut pour le PS. Pour exercer le pouvoir, il faut un recul et une analyse de la situation.

Il faut d’abord réfléchir et à partir de cette réflexion, construire une action politique, et non pas l’inverse.

 

Notons aussi qu’aujourd’hui, on a un président spécial. Il est d’accord avec tout le monde…

 

Donc, aujourd’hui, il faut un parti qui propose autre chose que les extrêmes, la gauche et la droite, qui propose de faire le lien entre le social et l’économique, et qui ait une approche plus pragmatique.

On est en plein dans la définition du centrisme.

Par ailleurs, aujourd’hui, il faut aussi une force politique qui pousse la droite et la gauche vers plus de modération afin que la gauche et la droite de gouvernement soit réellement capable d’exercer le pouvoir.

 

De plus, il faut aussi une force de coalition pour que l’UMP ne regarde pas vers le FN et que le PS ne regarde pas vers le PC.

 

Et pour conclure, je ne veux pas être obligé de voter par principe un Nicolas Sarkozy, surtout si par accident, on a la chance d’avoir un très bon candidat PS.

 

Au final, vous l’avez compris, je suis contre la droitisation du Modem au niveau des valeurs.

14 avril 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy déteste le Modem

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Il faut rappeler que le Modem s’est construit contre Sarkozy.

Et je n’ai pas de regret sur ce point.

Je n’apprécie pas Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, et lui ne nous apprécie pas.

Au moins, c’est réciproque.

 

Je rappelle que le bilan de Sarkozy est nul, aussi bien socialement qu’économiquement que au niveau de la morale politique.

 

Pire, il rend la frontière entre la droite républicaine et le Front national poreuse. Un casus Belli pour un vrai centriste.

 

Récemment, il expliquait qu’il n’avait pas de problème avec le Modem mais un avec Bayrou.

Il continuait en expliquant que, je cite : « Nous ne pouvons pas faire d’accord avec quelqu’un qui n’est pas dans l’opposition puisqu’il a dit clairement qu’il n’aurait pas voté votre motion de censure (sur la loi Macron). Tant qu’il ne changera pas de position, nous ne pourrons pas discuter avec François Bayrou »

La loi Macron allant dans le bon sens, la voter est peut-être ce que l’on appelle l’intérêt général. Vous savez, ce concept inconnu à Nicolas Sarkozy.

Et puis niveau conviction, il peut parler.

En 2007, il était contre la TVA sociale. Il avait transféré de l’économie à l’écologie un certain Jean Louis Borloo qui c’était exprimé en faveur de la TVA sociale. En 2012, il est pour. Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour récupérer les voix centristes.

De toute façon, Nicolas Sarkozy n’a jamais rien compris à l’économie. Je renvoie à l’excellent livre de Jean Peyrelevade.

 

Dans le canard enchaîné, il jubile.

« Bayrou a recueilli 0,80% des suffrages, c’est bien. Il est dans les choux. Il n’a même pas pu reconnaître que j’avais gagné. »

 

Mais il est surtout content du mauvais score d’Alain Juppé.

« C’est dommage, ce qui lui arrive. Je vais sans doute être obligé d’aller en Gironde le soutenir (…). En 2017, il aura du mal à passer pour un gendre idéal, à 72 ans. En tout cas, notre victoire va faire taire les critiques. Il va y en avoir moins qui vont croire en Juppé. »

 

Quant au FN, il n’a pas changé. Il met toujours le FN et le PS au même niveau.

Heureusement, Jean Christophe Lagarde a été intraitable, et je l’en félicite.

 

Au final, il y a toujours un problème Sarkozy, il y a toujours un Sarkozy narcissique souffrant de sur-moi.

Le problème, c’est que le Modem, sensé être un centre indépendant à géométrie variable, s’est couché devant cet odieux personnage après l’avoir critiqué à juste titre.

Et c’est le cas dans le 92, ancien fief symbolique de Nicolas Sarkozy.

 

Pour la cohérence du Modem, ce n’est vraiment pas malin. D’autant que Nicolas Sarkozy a été bien élu à la tête de l’UMP.

En ce qui me concerne, sauf menace extrême, je refuse de votre Nicolas Sarkozy en 2017.

30 mars 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Départementales: victoire électorale mais défaite politique pour le Centre? (Blog du centrisme)

Le très bon blog du centrisme continue son analyse du centre au regard des résultats aux départementales.

Dans un nouvel article, Alexandre Vatimbella dresse un état des lieux du centre, et ce n’est vraiment pas très brillant.

Le Front national n’a donc pas viré en tête lors du premier tour des départementales.

Voilà une grosse satisfaction pour tous les démocrates et les républicains dont les centristes.

Il fallait voir la hargne de Marine Le Pen après ce demi-échec pour ne pas oublier qu’elle est bien la fille de son père et le FN un parti d’extrême-droite au populisme dangereux.

Mais cette «défaite» – à 25,19% des voix, tout de même – n’est-elle pas en trompe l’œil?

C’est en effet une coalition UMP-UDI-MoDem (bien que les médias oublient de citer ce dernier parti) qui arrive en tête avec 29,4% des suffrages.

Ce n’est donc pas l’UMP qui devance le FN – ni l’UDI ou le MoDem – mais une alliance électorale de plusieurs partis.

Ce qui montre, déjà, que la menace de l’extrême-droite et du populisme est toujours là, bien présente avec un quart des électeurs qui ont voté pour elle et les 49,83% d’abstentionnistes qui en sont les associés conscients et consentants.

Mais l’on pourra dire que grâce aux centristes, le FN n’a pu savourer le fait d’être en tête même si l’on ne peut savoir quel aurait été exactement le score de l’UMP si celle-ci était partie seule au combat des urnes.

Néanmoins, ce résultat, qui va permettre après le deuxième tour aux partis centristes d’avoir de nombreux élus et de se congratuler à nouveau d’avoir choisi la bonne recette, est aussi lourde de sens en vue des présidentielles et des législatives.

Car c’est bien la stratégie de l’union de la Droite et du Centre qui a porté ses fruits et qui permet d’ailleurs aux médias comme Le Figaro de titrer sur sa une «L’UMP l’emporte» et au Monde d’écrire que c’est une «très nette victoire de l’UMP».

Dès lors, cette victoire électorale n’est-elle pas une défaite politique pour un Centre indépendant?

Le succès du trio UMP-UDI-MoDem prouve effectivement toute la justesse d’une alliance dès la premier tour (dans une grande majorité de cantons) de la Droite et du Centre.

Comment, dès lors, les leaders centristes vont-ils pouvoir expliquer la pertinence d’une candidature autonome aux présidentielles de 2017, sachant qu’un succès aux départementales est évidemment très secondaire par rapport à une victoire aux présidentielles et aux législatives.

Comment donc refuser l’alliance et la coalition dès le premier tour en 2017 et même de participer à une primaire de la Droite et du Centre dont on sait déjà que ce dernier sera le perdant?

Le piège de la candidature unique s’est-il donc refermé sur les centristes?

Bien sûr, ceux-ci diront que non et qu’il ne faut pas extrapoler les résultats de ce dimanche sur ce qui va se passer dans deux ans notamment sur le pourcentage de Marine Le Pen (qui vient d’annoncer sa candidature pour 2017) au premier tour de la présidentielle et de la possible élimination du candidat de l’UMP dans la foulée, s’il n’est pas soutenu par le Centre.

Néanmoins, analysons cette victoire et ses conséquences pour les partis centristes.

D’abord, la victoire est celle de l’UMP, parti archi-dominant dans cette coalition.

Si les partis centristes sont allés à la bataille dans une alliance avec la formation de droite, c’était pour bénéficier de sa force électorale, de ses voix.

Comment dès lors refuser cette alliance aux législatives qui suivront les présidentielles.

Et comment mieux négocier les bonnes circonscriptions sans être alliés dès le premier tour à l’UMP aux présidentielles?

Ensuite, c’est une victoire du président de l’UMP, en l’occurrence Nicolas Sarkozy.

Or, celle-ci lui donne une évidente et manifeste légitimité qui lui était encore discutée après son élection sans gloire à la tête du parti et par des sondages peu encourageants concernant sa personne.

Si cette élection est un marchepied pour le président de l’UMP, voilà qui va poser un dilemme aux partis centristes qui ne veulent pas d’une candidature Sarkozy en 2017, le Mouvement démocrate penchant fortement pour Juppé et l’UDI préférant nettement ce dernier à l’ancien président de la république mais sans doute n’importe quel autre candidat plus consensuel.

Cependant, comment dire non à celui qui vient de vous faire gagner et qui sera peut-être en tête des sondages s’il est, comme cela semble très probable, désigné candidat de l’UMP?

Si l’apport des voix centristes a été importante voire déterminante dans un certain nombre de cantons, il est difficile de le savoir exactement là où il y a eu candidature commune.

Les partis centristes ayant refusé de se compter au premier tour de ces départementales, auront ainsi du mal à mettre en balance leur poids électoral largement inconnu sur la table des négociations pour peser réellement en 2017, à la fois, sur les investitures, sur le projet et le programme politique.

Sans doute que les élections régionales où est en vigueur la proportionnelle donneront une vue meilleure de ce poids si des listes autonomes centristes sont présentées.

Mais les législatives ne sont pas à la proportionnelle…

Pour autant, il n’y a pas que des conséquences négatives à cette victoire électorale.

Mettons de côté le corollaire mécanique de celle-ci, un nombre plus important d’élus locaux et de direction de départements, et attachons-nous aux fruits politiques.

Ainsi, les centristes en permettant à l’UMP d’être le premier parti de France, ont du même coup augmenté leur capacité de négociation pour les futures élections dans le cadre d’une alliance.

S’ils ne sont pas grand-chose (électoralement) sans l’UMP, celle-ci ne peut pourtant pas se passer des partis centristes pour l’emporter nationalement.

Ces derniers ne sont donc pas sans aucune marge de manœuvre pour obtenir quelques concessions sur les investitures, les postes et les programmes.

En outre, une alliance électorale permet de gagner ensemble mais n’oblige en rien, ensuite, à un alignement total des positions des différentes composantes sur celles du parti dominant, même si cela peut ressembler parfois à de la tambouille politicienne…

Reste que cela est assez maigre si l’on veut bien se rappeler que les partis centristes parlent constamment d’indépendance, de volonté de s’affranchir du duo PS-UMP qui gouverne la France depuis plus de 30 ans, comme le rappelle constamment Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, et du vote de réformes indispensables que, ni la Droite, ni la Gauche, clientélistes et enfermées dans leurs promesses irresponsables, sont capables de mettre en route.

Enfin, si être un appendice de la Droite est une fatalité pour les leaders de l’UDI et du MoDem, il faut qu’ils aient au moins le courage de le dire à leurs électeurs.

24 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Éléments de ma réflexion sur les départementales 2015

Je me suis déjà exprimé sur la gestion de l’UMP et du Modem des départementales sur la circonscription Montrouge/Malakoff, qui est la cause de mon retrait (provisoire ?) de la politique active. Mais ma réflexion est en réalité plus globale, et il aurait été dommage de ne pas la faire partager.

 

Elle se fait sur plusieurs niveaux.

 

Il y a un niveau national, d’abord.

Certes, on est sur une élection départementale, mais l’élection étant politique, il faut avoir cet élément en tête.

D’autant que l’UMP et l’UDI essaye de donner une portée nationale au scrutin via le vote sanction.

Aujourd’hui, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, est revenu à la tête de l’UMP.

Le bilan de Nicolas Sarkozy, aussi bien économique, que social et moral, est une catastrophe.

Il est à rappeler que d’une certaine façon, c’est lui qui a fait élire François Hollande.

Il est indispensable que l’UMP fasse une bonne fois pour toute le bilan de ce quinquennat. Problème : l’UMP a élu à sa tête l’une des personnes responsable de la faillite de la France, ainsi que de la faillite intellectuelle, morale et financière de l’UMP.

 

Ensuite, il y a évidemment un niveau départemental. Il s’agit de l’élection départementale, quand même.

Je dois reconnaître être moins au fait de la politique départementale. On ne peut pas être bon partout.

De plus, je suis pour la suppression du département, échelon en trop, aujourd’hui, dans le millefeuille français.

Il faut aussi rappeler que le 92 est un département difficile.

Dans le Nord, le problème est l’UMP.

On a une UMP maffieuse et/ou dure.

Dans les maires emblématiques, on a Patrick Balkany, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux), Éric Cesari (Courbevoie, il a été mis en cause dans Bygmalion), Manuel Aeschlimann (Asnières) et Philippe Pemezec (qui il est vrai, est dans le Sud du département, au Plessis-Robinson, et qui a détruit un bastion centriste : Clamart).

Dans le Sud du département, le problème est la gauche.

Soit parce que l’on a une gauche moralement contestable (Pascal Buchet à Fontenay-aux-Roses, Philippe Kaltenbach à Clamart), soit parce que l’on a des maires PCF humainement appréciable, mais idéologiquement en retard de plusieurs siècles (Catherine Margaté pour Malakoff, Marie Hélène Amiable pour Bagneux).

Notons que grâce à François Hollande, le problème des maires PS s’est résolu, ils ont été battus en 2014.

Puis il y a le centre du département, les centristes de droite, le bastion UDI, ancien bastion du Nouveau centre d’ailleurs.

On y trouve André Santini (Issy les Moulineaux), Hervé Marseille (Meudon) et Jean Loup Metton (Montrouge).

Puis même si j’ai du respect pour Patrick Devedjian (qui en voulant faire le ménage dans le département s’est mis à dos un certain Patrick Balkany), certaines de ses positions sont en désaccord avec ce que je pense.

Le 92 est un département de première couronne. Or, Patrick Devedjian veut un regroupement avec les Yvelines.

Je comprends le concept de département vivant sur la charité des autres pour le 93.

Néanmoins, contrairement aux Yvelines, les Hauts de Seine est un département de première couronne. La logique de regroupement est au niveau du Grand Paris (ou l’ancien département de la Seine) car de nombreux problèmes, comme l’emploi, le logement, le transport … se posent au niveau du territoire de Paris et de sa proche couronne

 

Puis il y a l’aspect local.

L’opposition sur Malakoff étant vraiment à la ramasse, c’est Montrouge qui décide, comme je l’avais expliqué avec humour.

On ne construit pas nous même notre leader d’opposition, c’est Montrouge qui décide.

Avec la particularité du système, d’ailleurs, à Montrouge, les hommes, à Malakoff les femmes (règle d’ailleurs appliqué sur la liste PS).

 

Pire, cette élection ne permet pas aux centristes de se compter. Le candidat qui mène la danse est UMP, proche de Roger Karoutchi.

 

Que fallait-il faire ?

Dans l’absolu, considérant le centre comme un grand courant de pensé, il aurait fallu une candidature alternative centriste.

Seulement, on est face à deux problèmes.

D’une part, le Modem est très diminué face à un amateurisme politique qui même si je l’ai pratiqué, continue à m’impressionner.

D’autre part, les centristes UDI sont satellisé par l’UMP. Si l’UMP décide, l’UDI suit, même si c’est pour se faire rouler dans la farine.

 

Pour moi, il ne reste donc qu’un seul choix : le vote blanc.

4 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Décodons la notion Sarkozyste « Bayrou le traitre »

C’est connu, pour Sarkozy, Bayrou est un traitre.

Je pense que c’est un peu facile, surtout facile pour ne pas remettre en cause le précédent mandat.

Effectivement, pour moi, c’est Nicolas Sarkozy qui a fait élire François Hollande.

Puis il y avait des désaccords sérieux, comme sur la dette, la pratique des institutions et la morale.

 

D’ailleurs, je me permets de mettre en avance certains tweets de Luc Ferry (ancien ministre UMP de Jacques Chirac) sur la gestion de la droite du 49-3 sur la loi Macron :

« Droite débile : en 5 ans de Sarko elle n’a pas fait la moitié de la loi Macron et elle vote contre. Navrant… »

« La droite qui vote avec les frondeurs, le FN, les Verts, le Front de gauche et le PC : quel désastre intellectuel et moral ! »

 

Mais bon, puisqu’un très bon article de Nicolas Domenach fait le point sur le sujet, je me permets d’en parler.

 

Dans cet article, Nicolas Domenach rappelle que Nicolas Sarkozy a trahit Jacques Chirac en 1995.Il avait choisi Edouard Balladur.

On peut même dire qu’il avait choisi le mauvais cheval…

D’ailleurs, l’article oublie qu’il avait déjà trahi Charles Pasqua en 1983.

 

Mais on peut dire qu’il a eu des exemples.

Jacques Chirac a trahit Jacques Chaban-Delmas en 1974. Seulement, là, Chirac a choisi le vainqueur.

 

Mais l’article rappelle surtout le mépris affiché de la droite, et de la droite gaulliste en particulier, face au centre.

Les bons mots sont souvent synonymes de cet état d’esprit.

Pour Georges Pompidou, « les centristes, il fallait les rouler dans la farine et les faire frire », pour Pierre Mazeaud, « Ce n’étaient que des supplétifs sans colonne vertébrales, des individualistes mollassons, toujours achetables, y compris à petit prix. Des démocrates chrétiens « qui faisaient sauter les petits enfants sur leurs genoux » »

 

Mais l’article a le mérite de parler de la gauche, qui considère les centristes de la même façon que la droite.

François Mitterrand qualifiait le centre de « faux nez de la droite » (je ne la connaissais pas celle-là).

Je précise même qu’il disait que « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ».

19 février 2015 Posted by | Politique | , , , , , | 2 commentaires