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Bayrou va-t-il faire perdre le Centre et l’axe central ?

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En lisant le canard enchaîné de cette semaine, j’ai appris qu’il pourrait (conditionnel) y avoir un accord entre François Fillon et François Bayrou.

  • Soit François Bayrou rallie les députés contre un groupe à l’assemblé nationale.
  • Soit François Bayrou va vers une quatrième candidature, rallie François Fillon au soir du premier tour, et reçoit un groupe à l’assemblée nationale.

Bon, François Bayrou a démenti, mais plusieurs remarques doivent être faites.

 

Déjà, il faut parler du contexte politique de cette élection.

On devrait avoir un remake du 21 Avril 2002.

Selon les derniers sondages,  on a :

  • François Fillon 26-29%
  • Marine Le Pen 24-25%
  • Emmanuel Macron 13-18%
  • Jean Luc Mélenchon 13-14%
  • Le PS à 6-7 ou 11-12% selon que ce soit Arnaud Montebourg ou Manuel Valls.
  • François Bayrou à 6-7%

On devrait avoir un second tour François Fillon-Marine Le Pen.

Or, je ne garde vraiment pas un bon souvenir du 21 Avril 2002.

 

Le 21 Avril 2002 était une surprise, même si très vite après, les raisons sont très vite apparues.

Mais le problème, au fond, n’a pas été le 21 Avril 2002, mais l’après 21 Avril 2002.

 

Jacques Chirac avait fait une politique catastrophique et clientéliste qui avait coulé la France.

Il avait tué les centristes en les étouffants dans l’UMP.

Seul Bayrou a pu résister un peu. Une bonne chose d’ailleurs.

On était en plein Etat UMP…

En particulier, Jacques Chirac avait diminué les impôts, surtout sur les plus riches, ce qui avait aggravé le problème de déficit.

 

Il avait été sanctionné en 2004 lors des régionales où 20 régions sur 22 étaient passés au PS.

D’ailleurs, François Fillon avait parlé d’un 21 Avril à l’envers…

 

On ne me fera pas croire qu’à cette époque le PS a gagné sur son mérite et son programme les régionales. C’est d’abord Jacques Chirac, et son premier ministre Jean Pierre Raffarin, qui ont été sanctionnés.

 

Mais il avait gardé Raffarin envoyant un message subliminal malsain : pour changer les choses, il ne faut pas aller voter. Il faut tout aller casser dans la rue.

Indirectement, il a cautionné les actions d’un Philippe Martinez. Personnellement, je lui en veux vraiment.

Je crois en l’importance de la démocratie, et je pense que l’on ne le répètera jamais assez : Le premier tour d’une élection sert à ce que les gens s’expriment.

 

J’ai en tête cette excellente caricature des guignols à l’époque.

Chirac était en Louis XIV et Jean Louis Debré en monsieur Loyal.

  • (Debré) Le roi va vous dire merde.
  • (Chirac) <Rot>

 

Mais on ne peut pas parler du 21 Avril sans parler du PS.

Celui-ci n’a jamais réfléchi sur les raisons de son échec, et n’a jamais eu une réflexion pour avoir un diagnostic pour construire un projet et avoir un retour au pouvoir gagnant du PS.

Au contraire, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, il a construit le PS sur la nullité de la droite.

Ça tombe bien, François Hollande, que je considère plus responsable du 21 Avril 2002 que Lionel Jospin, est devenu président de la république et va nous refaire revenir le Pen…

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que là, on s’y attend et que les européennes 2014 et les régionales 2015 plaident en faveur d’un nouvel 21 Avril.

 

Le deuxième point est que dans la nouvelle assemblée les centristes ne pèseront rien.

Bon, vu le système électoral, il est difficile de faire des plans sur la comète.

Mais pour mémoire, on a 577 députés. La majorité absolue est de 289 députés.

Les républicains laissent 40 députés à l’UDI et un groupe au Modem (soit 15 députés).

Rappelons qu’il faudra d’abord gagner les élections, qui je le rappelle sont par circonscription.

L’élection étant très locale, ça va être compliqué pour les centristes qui n’ont pas bossés sur la durée…

Par ailleurs, les républicains laissent 55 circonscriptions. Il en reste donc 522. Pour gagner, il faudra donc, pour avoir la majorité absolue, gagner 289 circonscriptions sur 522, soit 55,3% des circonscriptions où le candidat sera républicain.

Je pense que c’est du domaine du faisable.

Ainsi, les républicains dirigeront encore seuls…

Mais bon, rappelons que le vrai problème, c’est que le centre n’a rien fait entre 2012 et 2017, et qu’ils sont en plein le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Et surtout, les places des centristes dépendront… des républicains et de François Fillon.

 

Enfin, j’ai un espoir secret et fou.

J’ai l’espoir de voir finalement le 21 Avril ne pas se produire, et avoir un second tour entre l’axe central et François Fillon.

Je pense qu’il y a un espoir, maigre, certes, mais un espoir quand même.

Certes, ce n’est peut-être que 10%, mais on peut tenter le coup.

Et le mieux placé, c’est, pour l’instant Emmanuel Macron.

Le problème, c’est que François Fillon l’a compris.

Et il préfère être face à Marine Le Pen qu’Emmanuel Macron.

Ce qui de mon point de vue est irresponsable.

Pire, il aimerait que François Bayrou se présente pour handicaper Emmanuel Macron.
D’où la question : François Bayrou acceptera-t-il de faire perdre l’axe central ?

 

A lire : La même chose sur le Blog du Centrisme.

29 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

De la nécessaire et pourtant impossible scission de l’UMP et du PS

La question est posée dans un excellent article sur le blog du centrisme : Les partis centristes doivent porter la clarification du paysage politique.

 

Effectivement, qu’est-ce qui rapproche un Alain Juppé et un Nicolas Sarkozy ?

Ils sont de droite. Ils ont une vision centrée sur l’individu.

Mais sur le reste, ils sont d’accord sur rien.

Nicolas Sarkozy veut imposer sa politique, soutenu par une faible base, au plus grand nombre.

Il estime qu’être de droite est plus important que le diagnostic et il met à égalité le PS et le FN.

En résumé, pour Nicolas Sarkozy, être de droite est plus important que de trouver des solutions aux problèmes des français.

 

Au contraire, Alain Juppé essaye de partir d’un diagnostic, et à partir de ce diagnostic, il essaye de construire une stratégie qui lui permettra de faire triompher ses idées.

Il différencie dont le PS du FN, le FN étant pire que le PS au niveau des valeurs et de la politique économique à suivre.

 

C’est pour ça qu’il pense qu’un accord global avec des gens pragmatiques, sur des bases plus ou moins saines, est nécessaire.

En gros, il faut gouverner avec le centre, dans une coalition avec le centre, et non pas contre le centre, en l’humiliant, comme aime si bien le faire Nicolas Sarkozy.

 

Donc, on note que l’UMP est très divisé, entre le noyau dur (Sarkozy, Copé, Morano…) et le noyau plus pragmatique (Juppé, NKM…)

 

La remarque est aussi valable pour le PS.

Manuels Valls et Benoît Hamon n’ont rien en commun.

Le PS est divisé entre une ligne sociale libérale (Manuel Valls, Michel Rocard, Emmanuel Macron, …) et une ligne gauche dure (Martine Aubry, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg,…).

Là aussi, là où Manuel Valls a regretté que le PS n’ait pas tendu la main à François Bayrou (voir ici et ici), Martine Aubry n’a pas hésité à aller l’humilier.

Comme on dit, tout un symbole.

 

Cette coupure ne date pas d’hier, comme le fait remarquer le blog du centrisme :

« Ces constats ne datent pas d’hier, tout comme l’illogisme de cohabitations forcées dans un même parti de courants politiques qui n’ont plus grand-chose de commun ensemble et qui demeurent souvent associés par les nécessités électorales dues au mode de scrutin adopté par la V° République.

Mais, aujourd’hui beaucoup plus qu’hier, où s’affrontaient déjà un Rocard et un Chevènement au PS, un Chaban-Delmas et un Peyrefitte à l’UDR, ces incongruités pourrissent le débat politique et font souvent faire du surplace à la France. »

 

D’ailleurs, ça a été fortement visible lors du référendum sur le traité constitutionnel, en ce qui concerne le PS.

 

Le phénomène est aussi mondial, comme le signale le blog du centrisme :

« Cette situation n’est, en outre, pas diamétralement différente dans nombre de pays étrangers.

Ainsi, aux Etats-Unis il existe également, de fait, un axe central divisé entre les modérés du Parti républicain et les centristes du Parti démocrate, flanqués à ses bords de la droite radicale du Tea Party avec les évangélistes réactionnaires et de la gauche radicale, les «liberals» avec les soutiens gauchistes au mouvement Occupy Wall Street.

En Grèce, les modérés (Nouvelle démocratie à droite, Potami au centre, Pasok à gauche) sont désormais coincés entre Syriza (extrême-gauche) et Aube dorée (extrême-droite).

En Allemagne, la grande coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens est concurrencée par Die Linke à gauche et par le nouveau parti très conservateur, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) à droite. »

 

D’où la question : et si l’UMP et le PS se scindaient ?

Si l’UMP se scindait en deux, avec un parti de droite dure, mené par Nicolas Sarkozy, et un parti de droite modérée, mené par Alain Juppé.

 

Si le PS se scindait enfin en deux, avec d’un côté une gauche dure, mené par Martine Aubry, et de l’autre une gauche modéré, mené par Manuel Valls.

 

Cette clarification serait saine, elle est même souhaitable.

Enfin, il serait possible d’avoir une coalition de gens pragmatique, ouvert, allant d’Alain Juppé jusqu’à Manuel Valls, en passant par François Bayrou et Jean Christophe Lagarde.

Enfin, on aurait une coalition allant de la droite modérée jusqu’à la gauche modérée, en passant par les centristes.

 

Cette coalition, hétérogène sur les valeurs, mais en accord sur le diagnostic et les réformes à mettre en œuvre, serait apte à conduire les réformes nécessaires pour remettre de l’ordre en France.

Surtout, c’est la méthode qui changerait.

 

Aujourd’hui, on propose une mesure et on t’explique pourquoi elle est bonne.

Ce type de coalition partirait d’un diagnostic et élaborerait, à partir du diagnostic, la solution.

Un changement majeur.

 

Le problème, c’est que le mode de scrutin actuel ne permet pas de dégager ce type de coalition.

C’est ce denier point qu’il faut d’abord changer.

7 février 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les centristes, impossible regroupement, impossible possibilité de faire un score ? (3/6) : Les centristes face à la une gauche et une droite décomplexées

Il arrive aux centristes de faire de bons scores.

En 1965, Jean Lecanuet fait 15,57%, ce qui lui permet de mettre le Général de Gaulle en ballotage.

En 1969, Alain Poher est au second tour de la présidentielle avec 23,31%, éliminant la gauche.

En 1988, Raymond Barre fait 16,54%.

En 2007, François Bayrou fait 18,57% des voix.

 

Mais ces scores n’ont pas permis d’être dans les 2 premiers (excepté en 1969).

Donc du coup, pour faire valoir leurs idées, les centristes doivent faire partie d’une coalition.

 

A priori, les centristes sont compatibles avec la droite (comme Alain Juppé, François Fillon) ou avec la gauche (comme Manuels Valls, Ségolène Royale).

 

Or, dans la pratique, ce n’est pas possible.

Déjà parce que le système électoral, principalement celui des législatives, ne permet pas d’avoir un nombre de sièges raisonnable pour réellement peser dans une coalition.

 

Mais aussi parce que le PS et l’UMP vont vers leurs noyaux durs.

Le PS et l’UMP veulent bien de nos voix, mais pas question d’appliquer la moindre idée centriste.

 

J’ai dit que le centre était compatible avec le PS ou l’UMP.

Il faut néanmoins nuancer.

Le principe est le suivant. Au centre, on aime bien les gens de gauche, mais pas quand ils sont trop à gauche.

On aime bien les gens de droite, mais pas quand ils sont trop à droite.

Or, le PS est de plus en plus à gauche. En fait, c’est plus important pour le PS d’être de gauche que d’appliquer une politique efficace qui améliorera le sort du plus grand monde.

 

L’UMP est également de plus en plus à droite, et c’est plus important pour l’UMP d’être de droite que d’appliquer une politique efficace pour le plus grand monde.

 

Ce qui fait qu’aujourd’hui, une coalition entre le centre et le PS, ainsi qu’une coalition entre le centre et l’UMP, n’est pas possible.

 

Ces deux coalitions sont contre-nature, et non durable dans le temps.

 

Au PS, ça dure depuis 1972, depuis le programme commun de la gauche.

Depuis 1972, le PS a préféré le PCF au centre.

En 1997, on avait la gauche plurielle.

D’ailleurs, Jean-Christophe Cambadélis, ancien mécanicien de la gauche plurielle, actuel premier secrétaire du PS, veut relancer la machine.

En 2008, Martine Aubry est élue à la tête du PS (accusée de fraude d’ailleurs).

A partir de là, elle va décomplexer la gauche.

Elle va refuser toutes alliances avec le centre, faisant tout pour que le centre ne soit pas nationalement avec Bayrou (alors qu’elle est localement avec le Modem).

L’acte le plus spectaculaire étant le dégommage de Bayrou aux législatives 2012, avec un sale état d’esprit d’ailleurs.

 

Mais côté UMP, ce n’est pas mieux.

Nicolas Sarkozy va décomplexer la droite.

Il va rendre les frontières entre la droite et l’extrême droite poreuses.

Jean François Copé, qui sera élu à la tête de l’UMP (avec soupçon de triche, également), continuera.

Le FN et le PS seront mis au même niveau. L’UMP s’illustrera sur le mariage Gay là où il fallait s’illustrer sur l’économie.

 

La droite est de plus en plus à droite. La gauche est de plus en plus à gauche.

 

La question des valeurs fait qu’en l’état actuel des choses, une coalition centre-PS ou centre-UMP, au niveau national, est un non-sens.

A terme, elle n’est pas durable.

Voyez-vous des centristes cautionner l’augmentation de la dette de fonctionnement ?

 

Alors que faire ?

Le mieux est d’arriver dans les deux premiers au premier tour de l’élection présidentielle 2017 et d’avoir un président centriste.

Par la suite, l’élection législative étant influencé par l’élection présidentielle 2017, l’assemblée nationale serait majoritairement centriste.
C’est la stratégie de François Bayrou.

Mais ça n’a pas fonctionné.

 

Dans l’absolu, on est malheureusement dans un cercle vicieux.

Le centre fait un faible score, donc ni le PS, ni l’UMP (qui sont en plus idéologiques), n’envisagerons dans l’intérêt de tous (des français, du centre et de l’UMP ou du PS) une coalition sur des bases loyales et saines.

Au contraire, c’est « j’ai le plus gros score » et « tu fais ce que je dis sinon tu vas voir ta gueule à la sortie ».

On a un PS et une UMP qui ne comprennent que le score, qui ont une mentalité western.

Le scrutin législatif, injuste et inadapté, ne permet pas de négocier sur des bonnes bases, même avec un bon score.

Au final, on ne peut qu’attendre que l’UMP, ou le PS, se réforment enfin sérieusement.

Seulement là, ça ne dépend pas de nous…

9 juin 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les centristes, impossible regroupement, impossible possibilité de faire un score ? (1/6) : Les centristes victimes de modes de scrutin injustes

Une semaine est passé depuis le nouveau 21 Avril des dernières européennes.

Le moment de revenir sur le score des centristes.

 

Pour mémoire, le Modem, parti 100% centriste, et l’UDI, parti de droite modérée contenant une part importante de centriste (avec le nouveau centre, Force Européenne démocrate, Alliance centriste) se sont regroupés espérant faire un score, avec objectif de faire au minimum 10%.

Il faut dire qu’à l’époque, séparément, l’UDI et le Modem était chacun à 6-7%.

Il y avait donc espoir de faire 12-14% (voir plus en bonus avec une bonne campagne).

 

Or, définitivement, le pari est perdu, on fait 9,94%.

Au final, on obtient 7 eurodéputés, 4 Modem (Robert Rochefort, Nathalie Griesbeck, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez) et 3 UDI (Dominique Riquet, Jean Arthuis, Jean Marie Cavada), le tout siégeant à l’ADLE.

 

Lors du scrutin précédent, on avait 5 députés européens Modem (dans l’ADLE) et 5 UDI (dans le PPE).

 

Pour l’ADLE, il y a donc perte de 3 eurodéputés français.

D’ailleurs, comme le souligne le blog du centrisme, les centristes ont pris cher lors des européennes.

 

Alors, que dire ?

La suite va dépendre de l’UDI, et de l’élection du président qui risque d’être violente.

Christophe Lagarde veut continuer dans la voie.

Mais d’autres, comme Fromantin, comme Rama Yade voir Sauvadet (qui a lui voté l’UMP Nadine Morano contre le Modem) y sont hostiles.

 

Je pense que, du moins pour l’instant, la suite va se passer à l’UDI.

Je pense que l’UDI va choisir son président, et on verra si l’UDI voudra continuer à travailler avec le Modem.

 

D’ailleurs, j’avais estimé, dans le passé, que ce rapprochement était trop rapide.

 

Pour ma part, j’ai décidé de donner les raisons qui font qu’à mon avis, les centristes n’arrivent pas à s’unir et à faire un score.

Je pense que ces raisons sont récurrentes, récurrentes dans les états-majors centristes, et récurrentes à chaque élections.

 

Il faut dire que nous sommes dans un cercle vicieux.

Les centristes ne font pas de score, donc ils se divisent et comme ils sont divisés, ils ne font pas de score.

 

Le problème, c’est que j’aimerais vraiment qu’il y ait des centristes qui fassent un score.

Barre a fait 16,54% en 1988, Bayrou a fait 18,57%, Lecanuet a fait 15,57%, mieux, Alain Poher était au second tour.

Il y a vraiment un potentiel, mais pourtant, on n’arrive jamais à l’exploiter.

La première raison est pour moi le mode de scrutin.

Les centristes sont face à des modes de scrutins injustes.

 

Le pire, c’est le scrutin législatif.

Si on se réfère aux présidentielles 2012, l’UMP et le PS représentent 55,81% (34,79% aux européennes), ils représentent 84,57% des sièges.

 

En réalité, ça s’est empiré avec le fait que la présidentielle soit avant les législatives.

Aux législatives, on vote pour donner une majorité à la présidentielle. Si on n’est pas dans les deux premiers, on est sûr d’être éliminé, et de ne pas avoir de poids, même si on fait un très bon score (comme Bayrou en 2007).

 

Il est clair que le vote Bayrou a favorisé, au second tour, le vote Sarkozy. Mais Sarkozy a piétiné les propositions centristes.

 

On a un scrutin qui empêche toute forme de coalition.

A chaque fois, l’UMP et le PS peuvent diriger seuls.

Et si on n’est pas dans les deux premiers, on ne peut plus peser, y compris si on a fait un très bon score.

 

Si on avait un scrutin législatif calqué sur les municipales, on aurait pu montrer que les centristes auraient pu plus peser, et qu’ils auraient eu plus de députés (y compris si on réduit la base à 400).

 

En 2007, si Bayrou et Le Pen s’étaient maintenus, c’est Ségolène Royal qui aurait été présidente de la république. Ce maintien aurait été dans la logique des choses.

Au pire, pour une coalition UDF (ancêtre du Modem)/UMP, Sarkozy aurait dû faire preuve de plus de bonne volonté. Les centristes auraient plus été écoutés.

 

En 2012, les centristes ne pouvaient pas se maintenir. Mais ils pouvaient fusionner. Et Sarkozy ne pouvaient pas gagner sans eux. Ils auraient pu être en position d’arbitre.

 

Quoi qu’il en soit, avec un scrutin qui laisse avoir un groupe après un bon score, en 2007, le centre n’aurait jamais explosé.

 

Mais le PS et l’UMP ont l’intérêt de garder ce système, un système qui leur permet d’avoir la quasi-totalité des sièges alors qu’ils ne sont pas majoritaires dans l’opinion…

31 mai 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le centre doit rester le centre, et ne pas être le marchepied de la droite (ou de la gauche)

J’ai toujours une colère quand l’UMP se définit comme étant le parti de la droite et du centre.

A croire qu’être de droite est honteux.

 

En réalité, l’UMP espère débaucher l’électorat centriste sans en appliquer la moindre proposition.

A la suite du résultat aux dernières européennes, l’UMP nous a fait le coup.

Il veulent un rapprochement UDI-UMP en vue de candidatures uniques lors des prochaines échéances électorales, candidatures uniques sans doute au bénéfice de l’UMP.

 

Il va de soi que je suis entièrement en désaccord avec cette option. D’ailleurs, en cas de non candidature du centre, j’aurais probablement voté blanc.

 

De plus, avec l’affaire Bygmalion, le FN ferais sans doute un score bien plus élevé.

 

Je suis contre cette option pour au moins trois raison.

La première est qu’une élection est en général à deux tours. Le premier tour sert à s’exprimer.

Lors d’une élection, il est normal que chaque courant s’exprime.

Considérant le centre comme un grand courant, je trouve normal que celui-ci s’exprime.

Le premier tour (qui d’ailleurs est le seul aux européennes) sert au débat (qui d’ailleurs n’a pas eu lieu lors des européennes, une honte) et à mesurer le rapport de force.

Disons qu’un centre à 10%, ce n’est pas la même chose qu’un centre à 18%.

Et dans ce cas-là, l’accord de second tour ne sera pas le même.

De plus, les européennes est une élection à la proportionnelle, élection normalement favorable aux centristes.

 

La seconde raison est que les centristes et l’UMP n’ont rien en commun sur l’Europe.

Les centristes sont clairement pro-européens là où la position de l’UMP n’est pas claire pour l’Europe.

L’UMP est, comme le PS, divisé sur la question européenne là où les centristes, divisés sur la question électorale, sont plus unis sur la question européenne.

 

Enfin, l’UMP doit clairement se reconstruire. Elle doit en particulier faire le bilan du sarkozysme.

C’est une nécessité pour construire une opposition crédible et un contrat de gouvernement avec les français.

Or, avec Jean François Copé, ce n’est pas fait.

Pire, Jean François Copé construit l’UMP sur la nullité du PS.

Ce n’est pas en absorbant le centre que l’UMP se construira sur des bases saines.

 

Je ne suis pas défavorable à une coalition UMP-centre (comme je ne suis pas défavorable à une coalition PS-centre), mais ça doit se faire sur des bases saines.

 

Et j’en ai marre de la maxime suivante : « Les centristes, ça se roule dans la farine et ça se fait frire ».

28 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Guy Verhofstadt, candidat à la commission européenne pour l’ADLE

Au parlement européen, chaque parti siègera dans un groupe au parlement européen.

 

Le PS siègera au groupe PSE (Parti socialiste européen).

Son candidat sera Martin Schulz.

 

L’UMP siègera au PPE (Parti populaire européen).

Le candidat sera Jean-Claude Juncker.

 

Europe-Ecologie les verts siègera dans le Groupe des Verts/Alliance libre européenne.

Le candidat sera José Bové en duo avec Franziska Keller.

 

Le Front de Gauche sera dans le groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, dont le candidat sera Alexis Tsipras.

 

Le FN est dans les non-inscrits.

 

Le Modem et l’UDI siègeront dans l’ADLE. Il s’agit du groupe centriste au parlement européen.

Le candidat à la commission européenne pour l’ADLE sera l’ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt.

Je vous propose de le découvrir dans cette vidéo.

 

En bonus : Présentation dans les échos.

19 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

5 idées reçues sur l’Europe, 5 raisons de voter centristes aux européennes

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Pour ceux qui l’ignorent, il y a une campagne européenne en ce moment.

Certes, elle n’est pas très visible, notamment grâce à France télévision, pourtant chaîne publique, mais on vote pourtant dimanche prochain.

 

C’est pour ça que je me permets de scanner les tracts récupéré lors de la réunion publique d’hier.

 

Je le trouve particulièrement bien construit.

 

Dans les 5 bonnes raisons de voter centriste, nous rappelons plusieurs points comme :

  1. Que nous sommes les seuls à être sans ambigüité sur la question européenne. Que nous somme pour l’Europe là où les autres grands partis de gouvernements sont divisés sur la question.
  2. Que nous sommes les seuls à vouloir utiliser l’Europe pour harmoniser les normes sociales et économiques dans l’espace européen.
  3. Que nous sommes les seuls à présenter des candidats compétents. Nous présentons de bons eurodéputés comme Sylvie Goulard, Robert Rochefort, Marielle de Sarnez ou Jean Marie Cavada. L’UMP a présenté des recalés du scrutin universel comme Michèle Aliot-Marie ou Nadine Morano.
  4. On est les seuls à incarner un renouveau politique face à l’UMP et le PS. Les extrêmes, ce n’est pas une solution.
  5. Nous sommes les seuls à vouloir rendre l’Europe plus démocratique. Nous voulons renforcer le parlement européen (seul organe élu directement par le peuple européen) et, dans un long terme, un président de la commission désigné au suffrage universel direct.

Par ailleurs, certaines idées reçues sont bien mise en avant par les listes centristes.

A savoir :

  1. L’Europe est présente au travers des directives.
  2. Que c’est les députés et les ministres de chaque pays, réunis au sein du conseil européen, qui décide d’adopter des lois européennes.
  3. La mondialisation se fera, et face aux gros blocs (Inde, Chine, USA), le niveau pertinent pour travailler ce phénomène est l’Europe, et non la France, qui plus est en déficit.
  4. Que l’Union européenne emploie autant de fonctionnaire que la mairie de Paris.
  5. La zone euro a réalisé un excédent commercial, le mauvais élève, c’est la France. Mais ce n’est pas nouveau.

En plus : l’interview de Robert Rochefort, député européen ADLE-Modem.

19 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Aux européennes 2014, je vote centriste, je vote les européens

Bon, je pense que c’est évident, mais je vais quand même le confirmer.

Lors des européennes, je voterai pour les listes UDI-Modem et en particulier, dans la circonscription en Île de France, pour la liste conduite par Marielle de Sarnez et Jean-Marie Cavada.

 

Je voterai pour les européens.

 

La première raison est que j’espère, sur un (très) long terme favoriser le rassemblement du centre.

 

Ensuite, je suis très européen, je pense que l’avenir de la France passe par l’Europe.

 

Sur ce point, seul les centristes prennent l’Europe au sérieux.

Là où l’UMP a tenté de recaser les recalés du scrutin européen (comme avec Nadine Morano), les listes UDI-Modem ont privilégié la compétence avec des eurodéputés reconnus comme Sylvie Goulard, Robert Rochefort, Marielle de Sarnez, Jean Marie Cavada …

Il est à rappeler que pour les députés français, le groupe qui travaille le plus est l’ADLE, groupe fourni principalement par le Modem et les centristes.

 

Les listes centristes sont les seules à prendre l’Europe au sérieux.

Mieux, le programme des listes centristes est le seul à avoir pour ambition d’utiliser l’Europe pour faire avancer les dossiers, les seules listes à vouloir utiliser l’Europe pour faire avancer les choses.

 

Il y a des ambitions sociale et fiscales (proposition d’un nouveau traité de convergence sociale et fiscale, création d’un droit du travail européen), économique (Mise en œuvre de grands programmes sectoriels européens pour soutenir l’innovation, la recherche et l’investissement dans les réseaux intelligents, Small Buisines act européen), sur la zone euro (création d’un gouvernement de la zone euro, dotation d’un budget autonome alimenté par des ressources propres)…

 

De plus, les centristes font aussi des propositions dans le renforcement de la démocratie européenne (élection du président de l’union européenne au suffrage universel, renforcement du pouvoir du parlement européen), point indispensable pour la consolidation de l’Europe.

 

L’Europe est notre bien. Elle a permis la paix entre l’Allemagne et la France après trois guerres (dont deux mondiales).

 

L’Europe est aussi notre avenir, car de nombreux problèmes ne se posent pas au niveau français, mais au niveau européen.

14 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les têtes de listes centristes aux européennes 2014

Les têtes de listes centristes sont enfin connues.

 

Pour une fois, on a arrêté d’être le centre le plus bête du monde.

Il faut dire qu’aux européennes, il  a  qu’un seul tour, les différences entre l’UDI et le Modem sont donc inexistants durant cette élection.

 

De plus, l’UDI, sous l’impulsion de Jean Arthuis, avait l’intention de rejoindre l’ADLE (les centristes européens).

Le Modem fait également partie de l’ADLE.

 

Selon le JDD, on a :

Nord-Ouest

Dominique Riquet (UDI) est tête de liste.

C’est un député européen sortant et il est ancien maire de Valenciennes.

Il est suivi de Carole Ulmer et de Jean Christophe Loric (Modem).

Ouest

C’est Jean Arthuis (UDI) qui conduira la liste.

Il est suivi de Laurence Maillart-Méhaignerie et de Stephen Boucher.

Est

Nathalie Griesbeck (Modem), député européenne sortante mène la bataille.

Elle est suivie par Quentin Dickinson et Michèle Striffler, député européenne UDI sortante.

Sud-Ouest

Robert Rochefort, député européen sortant (Modem) mène la bataille.

Il est suivi par Muriel Boulmier et Jean Iglesis(UDI).

Sud-Est

Sylvie Goulard, député européenne sortante (Modem) mène la bataille.

Elle est suivie par Thierry Cornillet (Modem) et Élodie Humeau.

Massif-central/centre

Sophie Auconie (UDI) mène la bataille.

Hervé Prononce la suit ainsi que Nadine Rivet(Modem)

Ile de France

On a Marielle de Sarnez (député européenne sortante Modem), Jean-Marie Cavada (député européen UDI) et Chantal Jouanno (UDI).

 

Contrairement à l’UMP qui a investi Nadine Morano, l’UDI et le Modem ont préféré investir des gens qui connaissent le boulot de député européen.

Le Modem a réussi à sauver ses bons députés européens, comme Robert Rochefort, Marielle de Sarnez et surtout, et je m’en félicite, Sylvie Goulard.

6 mars 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Je soutiens la candidature de Kamel Mohammedi aux municipales 2014 sur Malakoff

Il est temps d’annoncer ce que je vais faire lors de la campagne municipale.

J’apporte mon soutien à Kamel Mohammedi (UDI), candidat investit par l’UDI et l’UMP sur la ville de Malakoff.

Je compte d’ailleurs m’investir pleinement dans la campagne électorale à venir.

J’apporte mon soutien entier à cette candidature pour diverses raisons.

La première est que l’on aura l’occasion de prolonger le rapprochement UDI-Modem du niveau national au niveau local.

J’espère d’ailleurs montrer que l’on sera, localement, plus intelligent que nos chefs nationaux, et qu’on arrêtera d’être le centre le plus bête du monde.

Mais la raison principale n’est pas là.

La raison principale est locale.

Il faut d’abord concevoir une action dans la durée.

Il faut se projeter au-delà du 23/30 Mars, sur la durée du prochain mandat.

De plus, il faut une candidature qui fasse la synthèse entre le social et l’économique.

Il faut une candidature qui ait à cœur le social pour aimer Malakoff, mais qui manie l’aspect économique pour comprendre les menaces qui planent sur Malakoff.

 

Nous allons aussi éclairer les habitants sur les dangers qui menacent Malakoff.

 

Kamel Mohammedi porte tout ça, c’est pour ça qu’il a mon soutien plein et entier.

6 janvier 2014 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire