Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Vers appauvrissement de l’offre politique ?

Voter blanc, c’est une habitude pour moi.

Effectivement, face à la pauvreté de l’offre politique, il m’arrive souvent de voter blanc.

Aux présidentielles 2012, pensant que Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient des dangers pour la France, j’avais voté blanc.

 

Mais je trouve que je viens de passer une limite.

En général, j’attendais le second tour pour voter blanc, ma voix au premier tour étant réservée à une liste centriste.

Mais là, ça fait deux élections que je vote blanc dès le premier tour.

 

Rappelons que le premier tour est fait pour que les gens s’expriment.

C’est au second tour que l’on décide, sur la base du premier, quel sera l’exécutif.

 

Par ailleurs, la concurrence est une chose saine. Elle force les compétiteurs à être bon, à affiner leur analyse et leur proposition.

On est dans la définition de la démocratie selon Schumpeter.

 

Les gens qui ne veulent le pouvoir que pour la gloire éphémère et qui n’ont pas d’idées, comme un certain Nicolas Sarkozy, ont toutes les raisons de tuer la concurrence.

 

Mais là, on arrive à un vrai retour en arrière.

Avant la création du Modem, il y avait la droite et la gauche.

On avait le RPR/UDF d’un côté contre le PS/PC/Vert.

 

Puis, l’UDF a fait preuve d’autonomie.

Au moins, au premier tour, il était possible de voter autre chose que l’UMP/RPR ou le PS.

Mais là, on est en train de zapper le premier tour pour imposer une bipolarisation qui dans la pratique ne permet pas de dégager une majorité qui réforme la France.

 

On arrive donc à un point où l’on force la bipolarisation, sur une cassure dépassé (la gauche et la droite) et on impose deux partis (le PS et l’UMP) qui n’ont aucune vision de ce qui se passe, et qui mettent la France dans le mur.

 

Problème annexe, et non des moindres, pour voter autre chose que le PS et l’UMP, les électeurs votent aux extrêmes, notamment le FN.

 

Evidemment, si les centristes ne sont plus capable de se présenté au premier tour sans se prendre une branlée, c’est aussi parce que ils préparent les élections en touristes.

Pour certains, c’est parce qu’ils privilégient la place, même si c’est en décrédibilisant leurs messages…

 

Faites que mon bulletin centriste arrête de disparaître au premier tour, et que les partis centristes se ressaisissent…

20 avril 2015 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Budget 2014 de Malakoff (2/8) : Les dépenses de fonctionnement

Selon le document budgétaire, on a :

Chapitre Budget 2013 Budget 2014 % en 2013 % en 2014 Evolution
Charges à caractère général 10 339 505 10 229 339 22,237193 21,398198 -1,06549
Charges de personnel 26 319 179 26 916 066 56,604709 56,304254 2,267878
Atténuation de produits 132 000 312 000 0,2838927 0,6526558 136,3636
Autres charges de gestion courante 1 666 533 1 710 014 3,5842157 3,5770852 2,609069
Charges financières 1 604 328 1 553 662 3,4504313 3,250021 -3,15808
Charges exceptionnelles 57 093 71 188 0,12279 0,1489143 24,68779
Dotations aux amortissements et provisions 0 63 000 0 0,1317863
Virement à la section d’investissement 400 000 100 000 0,8602808 0,2091846 -75
Opération d’ordre transfert entre sections 5 977 810 6 849 407 12,856487 14,327902 14,58054
Total 46 496 448 47 804 676 100 100 2,813608

Les choses ne changes pas fondamentalement entre 2013 et 2014. Encore une fois, la part la plus importante est les dépenses liées au personnel.

Elles sont aux alentours de 56%.

La valeur absolue des dépenses de personnels a même augmenté de 2.28% (arrondie supérieur).

Le deuxième poste de budget est les charges à caractère général qui représentent 21 à 23%. De 2013 à 2014, elles ont diminuées de 1%.

Le troisième poste est l’opération d’ordre transfert entre section qui représente 12 à 15%. De 2013 à 2014, ça a augmenté de 14,58%.

budget_2014_depenses1

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4 février 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | 2 commentaires

Jean Pierre Raffarin n’exclut pas de voter la confiance à François Hollande

Je n’ai pas un bon souvenir de l’action gouvernementale menée par Jean Pierre Raffarin. Néanmoins, je tiens à saluer sa responsabilité.

Effectivement, dans le cadre du contrat de responsabilité, proposé par François Hollande, Jean Pierre Raffarin affiche et affirme qu’il pourrait voter la confiance au gouvernement en Juin prochain.

 

C’est une avancée positive, car c’est aller vers une opposition enfin responsable, chose rare et vraiment désastreux quand l’opposition devient majorité.

 

Je pense qu’il faut remonter plus loin.

Lors des présidentielle 2012, le sujet de fond, la mondialisation (ou la globalisation de notre économie), n’a pas été abordé (excepté par François Bayrou).

 

Effectivement, la mondialisation est un fait.

Elle a des avancées positives, comme un accès plus facile à la culture, à l’information, des biens et des services qui circulent plus facilement…

Or elle a un coût non négligeable : la concurrence entre pays est beaucoup plus sévère.

 

Il ne faut pas se tromper, la mondialisation se fera, et si on trouvait sur Mars des martiens, on ferait sans doute de la « spacelisation ».

 

Or, dans la concurrence qu’impose la mondialisation, la France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu.

On me dira que contrairement aux théories de Ricardo, la mondialisation se fait sur une économie faussée.

Or, le problème n’est pas là. Je suis persuadé que si la concurrence était non-faussée, la France serait perdante dans la mondialisation.

De plus, malgré que la concurrence soit faussée, la Corée du Sud, ou l’Allemagne (qui fait partie de la zone euro), tirent leurs épingles du jeu.

 

De plus, la politique française empire la situation.

Comme l’explique Peyrelevade dans son livre, la France fait une politique favorisant la demande.

En résumé, elle favorise le pouvoir d’achat des ménages, soit par déduction d’impôts, en général sur les riches (sauce UMP), soit par augmentation des dépenses de l’état, principalement à destination des plus pauvres (sauce PS).

En général, cette politique est injuste car elle se fait au détriment des classes moyennes.

Mais elle est surtout économiquement stupide.

Effectivement, les ménages n’achète pas français, car l’appareil productif français est dégradé. Ils achètent donc à l’étranger, car nous ne produisons rien en France, où nous produisons plus cher et/ou de moins bonne qualité.

 

Il y a deux politiques alternatives :

  • Soit on ferme les frontières. C’est la politique prônée par le FN ou le Front de Gauche. Ça marche, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que les habitants soient heureux. Sur ce point, Jean Louis Borloo a raison d’insister sur le fait que les européennes vont être une campagne contre la peur et le rejet de l’autre.
  • Où on essaye de tirer notre épingle du jeu dans la mondialisation.

Pour réussir à tirer notre épingle du jeu, il faut une politique de l’offre. Il faut permettre aux entreprises de faire plus de profil afin de pouvoir réinvestir.

On se base sur la vision de Schumpeter, et de la destruction créatrice.

Dans une économie capitaliste, un bien ou un service est voué à disparaître, car il sera fabriqué différemment ou remplacé par autre chose.

C’est la destruction, qui s’accompagne d’une perte d’emploi.

Mais le bien ou service qui va être fabriqué différemment, ou qui va remplacer un autre bien ou service, qui est la création, va générer de nouveaux emplois.

 

Pour qu’une entreprise soit dans la création, une condition est nécessaire, c’est qu’elle puisse investir.

Et pour investir, elle doit faire du profil.

 

Le pacte de responsabilité de Hollande va dans le bon sens, car c’est un changement de politique vers une politique de l’offre.

Alors certes, il faut être méfiant à bien des égards.

Pourquoi ne pas l’avoir annoncé pendant la campagne présidentielle, pourquoi, tant à renier ses promesse ne pas l’avoir fait au début du quinquennat ?

De plus, il serait souhaitable que les annonces soient mises en application.

 

Mais changer de logiciel, c’est déjà un bon début.

Comme le dit le blog du centrisme, avec un titre résumant bien la situation (Dur, dur, d’être un centriste!), on ne peut pas condamner le fond.

D’ailleurs, comme l’écrit le centrisme, « Jean-Louis Borloo l’a dit, l’UDI ne votera pas la confiance au gouvernement sur le Pacte de responsabilité présenté par François Hollande que pourtant il a salué comme un tournant libéral du président de la république.

De son côté, François Bayrou a expliqué que ce pacte allait dans la bonne direction (la sienne) mais qu’il était «trop tard» pour le soutenir alors que son alliance, le 5 novembre dernier (une éternité…) venait justement de ce François Hollande ne voulait pas faire ce qu’il vient de proposer de faire.

Ceux qui aiment la clarté en politique en seront donc pour leurs frais…

Bien sûr, pour l’instant, les propositions du président de la république ne sont que des mots et n’engagent, comme on le dit cyniquement, que ceux qui y croient.

Mais si, demain, les actes suivent?

Jean-Louis Borloo, donc, ne les soutiendrait pas au nom d’une «opposition constructive».

Quant à François Bayrou, son «il est trop tard» signifierait-il que même si l’on prend les bonnes mesures, tout est déjà foutu? »

Et d’ajouter « Soit on est d’accord avec une politique spécifique ou des mesures particulières, on les supporte.

Soit on n’est pas d’accord et on ne les supporte pas.

Mais il est difficile de comprendre que, quand on est d’accord, on s’oppose!

Ce n’est pas ce que l’on appelle une démarche responsable, consensuelle et équilibrée, des mots qu’utilisent souvent les leaders des partis centristes.

D’autant que supporter des mesures ou une politique spécifique ne signifie pas ralliement ou allégeance à un projet politique global. »

Et de conclure : « D’un côté, il y a un Jean-Louis Borloo qui prétend que l’alliance naturelle du Centre ne peut se faire qu’avec la Droite (à l’exclusion de l’extrême-droite), c’est-à-dire quel que soit les propositions de cette dernière et de celles de la Gauche.

De l’autre côté, il y a un François Bayrou qui disait, il y a encore peu, que le Centre ne devait pas faire alliance avec quiconque, indépendance rimant, selon lui, avec solitude (aujourd’hui, il défend la position de Jean-Louis Borloo au sein de l’Alternative).

Du coup, ils se sont lié les mains car la seule bonne position en la matière est de revendiquer une totale indépendance politique tout en nouant, au moment des élections, des alliances avec le ou les partis qui sont le plus proche de vos thèses.

Et, entre les élections, de supporter toute bonne initiative, notamment celles que l’on propose soi-même ou qui y ressemble étrangement…

Si les centristes agissaient ainsi, alors ils pourraient non seulement saluer mais aussi soutenir les bonnes mesures qui viennent de droite et de gauche, c’est-à-dire celles qu’ils défendent et que la droite et la gauche leur piquent!

Au lieu de cela, à force de ne pas savoir réellement où ils sont ou de courir après des accords électoraux pour ne pas couler, ils sont obligés à des circonvolutions parfois pathétiques où plus personne ne s’y retrouve et qui, malheureusement, décrédibilise le Centre et le Centrisme.

Un dernier sondage pour les municipales montrent que seuls 10% des Français souhaitent la victoire d’une liste UDI ou MoDem.

Ceci explique peut-être cela. »

Au vu de la situation désastreuse de la France, on ne peut qu’applaudir un discours qui va dans le bon sens, l’étape suivante étant de tout faire pour passer de la bonne intention aux actes.

 

Voir Jean Pierre Raffarin essayer d’être responsable, ça me réjouît, car ce qui compte, c’est l’intérêt de la France et des français.

24 janvier 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La droitisation de la droite et ses conséquences sur la droite (2/3) : La droitisation de la droite s’accompagne d’un mauvais état d’esprit démocratique

La droitisation de la droite est un mouvement qui consiste, pour le grand parti de la droite française, en l’occurrence l’UMP, à rendre ses frontières poreuses avec l’extrême droite.

 

La fois précédente, j’avais expliqué que la droitisation de la droite se faisait au détriment du centre et de la droite modérée.

 

Elle se fait, généralement, avec un mauvais état d’esprit démocratique.

 

D’une certaine façon, c’est un peu lié. Nicolas Sarkozy a tout fait pour torpiller une candidature du centre droit.

 

Dans les exemples, on a Nicolas Sarkozy expliquant que les primaires, c’est pour les loosers, et il espère bien devenir le recours de la droite sans passer par la case primaire en 2017.

Les primaires sont pourtant le mode de sélection le plus sein dans le cas d’une sélection au sein d’un parti politique. Au moins, tout le monde a plus ou moins sa chance.

D’ailleurs, s’il est aussi adulé, que risque-t-il à passer par la case primaire ?

 

Dans le même ordre d’idée, Jean François Copé a, semble-t-il, organisé une fraude pour arriver à la tête de l’UMP.

Notons que la même chose se produit à Gauche.

Martine Aubry, qui a décidé de gauchiser le PS, est arrivé, elle aussi,  à la suite de fraudes.

 

Notons enfin, et ça c’est plus problématique, que c’est contagieux.

François Barroin a expliqué que le PS a pris le pouvoir par effraction en 1997.

29 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il faut un choc de lucidité (Peyrelevade)

S’il y a un économiste que j’aime beaucoup écouter ou lire, c’est Jean Peyrelevade.

Pendant le règne de Sarkozy, beaucoup de livre anti-sarkozisme paraissaient en librairie.

 

Aucun n’a été du niveau de celui de Jean Peyrelevade, Sarkozy ou l’erreur historique (dont la critique est ici). Effectivement, là où l’ensemble des livres anti-sarkozisme attaquait l’ancien chef de l’état sur son mode de gouvernance (y-compris François Bayrou), Peyrelevade le critiquait sur sa politique économique.

 

Résumer ce livre (Sarkozy ou l’erreur historique)  n’est pas une chose aisée. Je ne peux que recommander la lecture de ce livre. Je tiens à signaler que Peyrelevade a d’ailleurs écrit un autre livre avant la présidentielle 2012 (France, l’état critique) et qu’il avait co-signé avec Stéphane Cossé « François Hollande n’est pas crédible ».

 

Disons que Peyrelevade pense que l’appareil productif français, les entreprises, est fortement dégradé. Il estime que notre capacité à nous enrichir, qui est due aux entreprises, est de pire en pire.

Du coup, toutes politiques de la demande, centré sur l’aide des ménages, soit par déduction d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense publique (sauce UMP) est vouée à l’échec.

Dans la pratique, nous finançons, par notre déficit public, nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, Jean Peyrelevade pense qu’il faut aider nos entreprises à faire des marges afin qu’elles puissent s’enrichir pour pouvoir réinvestir derrière.

C’est l’investissement d’aujourd’hui, si on se réfère au principe de Schumpeter et de la destruction créatrice, qui feront les emplois de demain.

Les entreprises françaises, comparées aux entreprises étrangères, étant plus taxées, il faut donc transférer une partie des charges des entreprises sur les ménages.

C’est le principe de la TVA sociale ou de la CSG sociale.

Aujourd’hui, Jean Peyrelevade écrit une nouvelle tribune qui vaut vraiment le détour dans les échos.

Le titre : Le choc de lucidité

 

Et de commencer :

« Les « chocs » sont à la mode dans le discours public. Le seul dont on ait vraiment besoin serait un choc de lucidité, gouvernementale et collective. Quand nos dirigeants, quand le peuple avec eux, prendront-ils vraiment conscience de l’extrême gravité de notre situation ? »

Le diagnostic est donc :

« Depuis quinze ans, depuis la création de l’euro, nous vivons au-dessus de nos moyens. Pas seulement l’Etat dont tous les budgets sont en déficit depuis beaucoup plus longtemps. Pas seulement au regard de nos échanges avec l’étranger dont le déséquilibre permanent est financé par une dette extérieure croissante. Le cœur de nos difficultés tient au fait que, depuis le début des années 2000, au nom de satisfactions immédiates, nous détruisons systématiquement notre appareil productif. Là est la cause, sans cesse aggravée, de nos insuffisances. Si nous n’y portons pas remède, de manière vigoureuse et rapide, nous sommes condamnés à une croissance nulle, donc à un recul du pouvoir d’achat et à une augmentation du chômage de 200.000 personnes par an jusqu’à la fin du quinquennat.

Pour quelle raison ? Disons-le en termes simples, compréhensibles pour tous. Depuis quinze ans, les prix de revient de notre industrie, secteur le plus exposé à la concurrence internationale, croissent plus vite que ses prix de vente. L’alourdissement des charges sociales et fiscales, certes trop élevées, n’est pas l’explication principale de cette évolution qui voit les marges des entreprises se réduire, leurs défaillances se multiplier et le tissu industriel se nécroser. La vérité est plus rude, qu’un « choc de compétitivité » ponctuel et limité ne masquera pas très longtemps. Depuis quinze ans, dans toute l’économie, dans le secteur public, dans les services, dans la production elle-même, le coût du travail est trop élevé et augmente plus vite que la productivité par tête, dont le taux de croissance annuel est nettement inférieur à 1 %. Droite et gauche confondues, Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, chefs d’entreprise et salariés, nous sommes tous responsables. Si nous continuons ainsi, nous allons avec certitude vers de sombres échéances. »

Pour les remèdes :

« Une seule réponse serait efficace : revenir à une certaine modération salariale, en commençant par le haut de la pyramide, et augmenter la productivité par tête. En travaillant plus, non pas moins, et surtout en investissant davantage. Le capital n’est pas un problème, ou plus exactement son accumulation, c’est une partie de la solution. Je sais qu’il est à gauche une thèse convenue : les patrons, mauvais citoyens, intéressés plus par l’argent que par l’avenir de leurs entreprises, préféreraient distribuer des dividendes plutôt qu’investir. Cette affirmation est globalement inexacte. »

 

Pour finir, Peyrelevade met en garde :

« Les conséquences sont inéluctables. Investissant peu dans l’absolu mais trop par rapport à leurs capacités financières, les entreprises françaises voient leur endettement augmenter et leurs difficultés de trésorerie se multiplier. La spirale de leur destruction n’est donc pas arrêtée. Même si cela est pénible à court terme, il n’est pas d’autre moyen de mettre un terme à la dégradation structurelle de notre économie que de réduire la dépense publique et les charges qui pèsent sur le travail, de modérer l’évolution salariale et d’augmenter la productivité. Austère perspective ? Sans doute. Mais mieux vaut être lucide dans la douleur, puis guérir, qu’inconscient dans l’illusion et sombrer. »

20 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

L’UMP de Jean François Copé applique la stratégie de François Hollande, et Nicolas Sarkozy prépare son retour

Etudier l’histoire, c’est apprendre les erreurs de nos ancêtres pour éviter de les répéter.

Par exemple, Napoléon Bonaparte a fait une erreur fondamentale, il a envahi la Russie en pleine hiver.

Ça s’est finit par une déroute française : la bataille de la bérézina.

Plus tard, Hitler fit la même erreur, attaquer la Russie en pleine hiver.

 

Pour comprendre la déroute du PS actuel et, je le crains, comprendre la futur déroute de l’UMP dès 2017, il faut, à mon avis, remonter en 2002, soit 10 ans en arrière.

 

En 2002, le PS, représenté aux présidentielles par Lionel Jospin, se prend une défaite sévère : il est éliminé dès le premier tour par Jean Marie Le Pen. Nous avons un second tour Jacques Chirac (RPR, il créera l’UMP)/Jean Marie Le Pen(FN).

 

Dès lors, au lieu de se remettre en cause et de faire une autocritique en vue de préparer la future alternance, le PS, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, va organiser le retour du PS sur l’incompétence de l’UMP au pouvoir.

Et comme l’UMP a un bilan contestable sous Chirac puis sous Sarkozy, ça marche.

A l’exception des présidentielles/législatives 2007 et des européennes 2009, le PS gagne toutes les élections.

D’ailleurs, pour les régionales 2004, qui verra le PS prendre la tête  de 20 régions sur 22 en métropole,  François Fillon parlera de 21 Avril à l’envers.

Ça lui coutera sa place de ministre de Jacques Chirac.

 

Le PS de 2002 à 2012 s’est bâti non pas sur un projet, une vision d’ensemble et un programme concret à appliquer en cas d’alternance, mais sur la prise de villes, régions et départements grâce au vote sanction.

Aujourd’hui, on en voit le résultat. François Hollande est impopulaire, se fait discret sur son premier anniversaire à la tête de l’Elysée.

Déficit non maîtrisé, chômage en hausse, déclin de la France qui continue …

Le problème, c’est que l’UMP semble vouloir se refaire une santé sur les votes sanctions et l’incompétence du PS.

Le premier exemple est dans le canard enchaîné de cette semaine.

canard_ump 001

Effectivement, l’UMP donne des cours de soutien scolaire.

Information confirmé ici.

Selon l’UMP, « Nous proposons un contre-modèle social face à l’état providence en échec ».

Il faut déjà rappeler que cette idée n’est pas nouvelle. La ville de Malakoff, communiste, je le rappelle, propose, par l’intermédiaire de son service jeunesse, de l’aide au devoir. Il s’agit de bénévoles qui vont dans les structures pour la jeunesse et qui aident les jeunes à faire efficacement leurs devoirs. Je le faisais il y a 10 ans à la MJQ.

 

Mais je pense qu’il faut rappeler à Jean François Copé à quoi sert un parti politique.

L’objectif d’un parti politique, selon la vision de Schumpeter, est de conquérir le pouvoir.

Pour y parvenir, un parti politique sélectionne des candidats en vue de gagner les élections.

Vu la nullité du pouvoir socialiste en place, même Jean François Copé devrait y arriver.

Mais il y a un objectif de durée également, si le pouvoir est gagné par l’UMP.

Or, une bonne politique n’est pas idéologique.

Elle part sur un diagnostic correct, qui induit des mesures  sérieuses et de bon sens.

L’échec du PS, de mon point de vue, vient du fait que celui-ci n’est pas parti d’un diagnostic correct de l’état de la France.

Or, c’est le rôle d’un parti politique d’élaborer ce diagnostic qui permettra, par la suite, d’élaborer le programme de gouvernance.

En résumé, on ne fait pas directement le programme de gouvernance.

On applique le doute cartésien, on fait un diagnostic et on construit, à partir du diagnostic, le programme de gouvernance.

Que l’entreprise UMP diversifie ses métiers, pourquoi pas. Mais attention à rester bon sur son cœur de métier.

 

Pour appuyer mon propos, je vais prendre IKEA.

IKEA a pour cœur de métier la vente et livraison de meubles.

Ils ont diversifié leur activité dans la vente d’alimentaire.

Mais au final, leur chocolat est fabriqué avec de la merde, et le service de livraison IKEA est à chier (j’en sais quelque-chose).

Conclusion : IKEA est nul dans son nouveau métier et nul dans son cœur de métier.

 

Enfin, toujours selon le canard enchaîné, Sarkozy prépare son retour.

canard_ump 002

Certes, ces nouvelles semblent éloignées. Il n’en est pourtant rien. Elles montrent que l’UMP a du mal à faire un bilan du sarkozisme, étape nécessaire en vue de la préparation d’un diagnostic et de l’élaboration d’un contrat entre l’UMP et les français en vue d’une future alternance en 2017.

Sarkozy n’a pas compris que son bilan est médiocre (société divisé, dette ayant augmenté de 50%, affaires…).

Sarkozy n’a pas compris qu’il a monté contre lui les français, et qu’il a finalement permis à un nul, François Hollande, de devenir président.

François Hollande a été élu à l’époque car il y avait un vrai ras-le-bol de Nicolas Sarkozy.

 

Déjà, je crains que l’ancien président ne fasse pas d’autocritique sérieuse.

Au contraire, je le trouve gonflé d’orgueil et vaniteux. Je le trouve enfant gâté.

Une phrase est pour moi révélatrice de l’état d’esprit de Nicolas Sarkozy :

« Il n’y a que moi pour sauver l’UMP. Les autres sont vraiment nases. Que ce soit Fillon, Copé, Wauquiez ou Bertrand. »

Ça va, les chevilles n’enflent pas trop ?

Pire, la stratégie de droitisation ne risque pas d’être remise en cause. Je rappelle que c’est parce que l’UMP a décidé d’avoir une frontière poreuse avec le FN que François Bayrou a voté, par défaut, François Hollande.

Pour ma part, j’avais voté blanc.

Je connais également des gens de gauche qui durant un duel Chirac-le Pen ont voté Chirac, mais qui durant un duel Sarkozy-Le Pen s’abstiendraient.

 

Enfin, en ce qui me concerne, dans un futur duel Sarkozy-Hollande ou un futur duel Copé-Hollande, je voterai très probablement (probabilité à 90% ou plus) blanc.

 

Je ne m’en réjouis pas. C’est même l’inverse. Certes, je suis adhérent au Modem.

Mais je suis d’abord français.

Je peux concevoir que le centre, qu’il soit UDI ou Modem, ne soit pas en capacité de diriger la France.

Mais je reste un citoyen français. Et j’aspire à avoir une vie qui s’améliore, ou du moins qui ne s’empire pas.

Que le pouvoir soit partagé entre l’UMP et le PS, bon, qu’y puis-je.

Mais voir le PS et l’UMP incapable d’autocritique, d’exercer le pouvoir efficacement, ça me fait mal au cœur.

Quand l’UMP ou le PS prennent le pouvoir et mènent une politique inefficace, égoïste, corporatiste, idéologique et démagogique, il y a égoïstement moi et plus généralement les français.

 

En plus:

Les anges de la politique, caricature de l’UMP par les guignols :

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=863723

8 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les emplois d’avenir sur Malakoff

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, il y a eu des désaccords entre le PS local el les communistes sur les emplois d’avenir.

Catherine Picard, maire adjointe de Malakoff chargée de l’économie locale et du commerce de proximité, conseillère communautaire chargée de l’emploi et de la formation, a reprochée à notre maire, Catherine Margaté, de ne pas en faire assez.

 

Malakoff n’a créé que 5 emplois d’avenir.

 

Pour ma part, je dois reconnaître que sur l’ensemble je partage plutôt le point de vue de notre maire sur la question, une fois n’est pas coutume.

 

Première remarque, comme l’a très bien signalé Catherine Margaté, les emplois d’avenir ne sont pas la solution au chômage.

Je pense la même chose, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

Effectivement, on ne le répètera jamais assez, le chômage est avant tout un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande.

Les entreprises ne créent des emplois que si ça correspond à des besoins.

Les entreprises ne créent des emplois que s’il y a des carnets de commandes.

Si ce n’est pas le cas, il y a chômage.

Pour résoudre cette épineuse question, qui je le rappelle fait des dommages sociaux épouvantables, il faut avoir une vision du capitalisme en termes de destruction créatrice, décrite par Schumpeter.

Il faut permettre, par l’innovation, de créer de nouveaux biens et  services que les entreprises pourront vendre.

Pour cela, il faut qu’elles puissent faire des marges afin d’avoir les moyens d’investir.

Les emplois d’avenir, comme ce fut le cas du CPE ou des emplois jeunes, sont juste des rustines permettant à un jeune de mettre le pied à l’étrier.

Ce qui permettra de créer des emplois à long terme, c’est une politique centré sur l’offre et non pas la demande.

 

Deuxième point : il faut que le jeune puisse se projeter dans l’avenir. Il faut que l’emploi d’avenir puisse se concrétiser par un emploi CDI et une véritable évolution pour le jeune.

Là aussi, Catherine Margaté a raison de le souligné.

 

Enfin, dernier point, bizarrement moins souligné par Catherine Margaté, ça a un coût pour la collectivité.

Ce n’est pas forcement rebutant, mais je me permets de rappeler que Malakoff doit augmenter sont autofinancement brut et donc réduire ses dépenses de fonctionnement.

La municipalité n’a pas pour vocation de faire du social. Elle a d’abord vocation à gérer au mieux l’argent des contribuables.

Il est dans ce cas nécessaire que les emplois d’avenir sur Malakoff correspondent à de véritables besoins pour la collectivité.

19 avril 2013 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème de François Hollande, ce n’est pas Jérôme Cahuzac, c’est l’économie

Le problème de François Hollande n’est pas Jérôme Cahuzac. Jérôme Cahuzac, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mais si on regarde la question à tête plus reposé, François Hollande a géré plutôt correctement selon le canard enchaîné.

Selon le numéro du 27/03/2013, François Hollande savait qu’il allait virer Jérôme Cahuzac.

Il l’a fait au premier prétexte trouvé.

 

Non, le problème de François Hollande est qu’il ne comprend rien à l’économie.

Que peut-on attendre d’un président de la république qui se dit grand fiscaliste et qui finalement promet (et tente de mettre en application) une tranche à 75% ?

 

Je suis d’autant plus inquiet car selon mon énarque élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, celui-ci était, avec Pierre Moscovici, professeur d’économie  à sciences-Pô.

 

Je suis personnellement inquiet, car il s’agissait du cours d’économie à ne pas rater, selon les étudiants.

 

Je vais donc rappeler le contexte économique, que François Hollande n’a pas compris, ou alors qu’il  a compris mais refuse d’expliquer aux français et refuse de traiter, ménageant la chèvre et le choux.

 

Aujourd’hui, la France est dans la mondialisation. Internet a accéléré la mondialisation.

Si on trouvait des planètes habitées, il est important de comprendre que l’on ferait dans ce cas de la « space-lisation ».

 

La mondialisation a un avantage, on a une liberté de choix plus importante, puisque je peux aller acheter un bien ou service jusqu’en Chine.

Notons  que la culture est accessible plus facilement, grâce à Internet.

L’information aussi.

Néanmoins, la concurrence est plus sévère.

Or, le problème de fond est que la France n’est pas capable, contrairement à l’Allemagne, de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

Notons que contrairement à la théorie de Ricardo, la concurrence n’est pas parfaite. Elle est faussée.

Les Chinois, par exemple, dévaluent intentionnellement leur monnaie.

Mais ça ne change rien. D’autant que les allemands, malgré tout, profitent de cette mondialisation.

 

Je suis persuadé que si la concurrence était parfaite, la France se ferait quand même bouffer.

 

En résumé, la France n’est pas compétitive, aussi bien en compétitivité coût (c’est dû à notre système de protection sociale) qu’en compétitivité qualité (je rappelle un exemple : l’informatique).

 

Il va de soi que je suis pour jouer la compétitivité qualité. Si on ne joue que la compétitivité coût, on pourra dire adieu à notre service public.

Seulement, jouer la compétitivité qualité, c’est long. En particulier, ça passera par une refonte totale de l’éducation nationale.

 

Le problème, c’est que depuis 30 ans (environ),  on fait une politique consistant à soutenir la demande. La puissance publique, par diminution des impôts (sauce UMP) ou augmentation des dépenses publiques (sauce PS) donne des sous aux ménages pour qu’ils consomment.

C’est totalement idiot, car comme la qualité ou le coût le plus bas est étranger, les français achètent à l’étranger. Cette politique faisant du déficit public, on condamne de fait notre service public, et en plus, on finance sur nos impôts nos contribuables.

 

Quels sont les alternatives ?

La première est de se dire qu’il faudrait être dans une économie fermée. En gros, il faut que la France devienne une Corée du Nord.

C’est l’option de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon.

Pourquoi-pas. Mais je ne suis pas sûr q ‘ils soient heureux en Corée du Nord. De plus, le régime est vraiment inégalitaire.

 

Ou alors, on peut jouer le jeu de la mondialisation.

Dans cette politique, on soutient, à terme, au détriment des ménages, l’appareil productif.

C’est une politique de l’offre.

On permet à nos entreprises  de faire des marges afin d’investir. On se place dans une vision de Schumpeter et on raisonne selon le fait que le capitalisme est la destruction/créatrice.

 

C’est d’ailleurs ce qu’écrit Peyrelevade dans l’excellent livre « Sarkozy, l’erreur historique ».

8 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Maurice Taylor VS Montebourg

Il y a une guerre entre Maurice Taylor, PDG de Titan et notre ministre du redressement productif.

Faut dire que le ton méprisant utilisé par Taylor, personnage pas forcement recommandable, en énerve certains.

Sur certains points, il n’a pas forcement tort, malheureusement.

Dernier épisode en date: le PDG de Coca Colas envoie une lettre de soutien à notre ministre du redressement productif.

Je pourrais démêler le vrai du faux, mais c’est très bien fait ici et ici que je n’apporterai rien de transcendant.

C’est pour ça que je préfère donner un avis plus global.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dans la mondialisation. Je ne donne pas un jugement de valeur, j’énonce juste ce qui me semble un constat lucide.

Par ailleurs, si on inventait les voyages spatiaux et que l’on trouvait des martiens, vénusiens ou que sais-je, je suis persuadé que l’on ferait du business avec eux.

On passerait de la mondialisation à la « spacenalisation ».

Il est à noter également qu’internet a accéléré le mouvement. Des entreprises comme Google, qui en particulier se sont beaucoup investis dans le logiciel libre, ont participé à l’accélération de ce phénomène.

On peut aussi citer les réseaux sociaux qui ont changé la façon de communiquer.

La mondialisation a un avantage: la liberté de choix. Le s biens et les personnes circulent plus facilement. Je peux acheter des biens et des services sur l’ensemble de la planète.

Notons aussi que la culture est plus facilement accessible. L’information contradictoire aussi.

Avant, lorsque Nicolas Sarkozy ou François Hollande parlaient à la télévision sur toutes les chaines, on était obligé de goûter à la bonne parole du président.

Aujourd’hui, grâce à Internet, il est possible de trouver plus facilement une information avec une vision différente.

Mais ceci à un coût: la concurrence entre nous est plus sévère.

D’autant que dans les théories économiques, on parle de concurrence libre et non faussée. Dans la pratique, ce n’est évidemment pas vrai.

Par exemple, la Chine dévalue intentionnellement sa monnaie afin de faciliter ses importations.

Pour compléter ce point de vue, je pense que certains aspects du libéralisme sont appliqués. Là aussi, ce n’est pas une critique. C’est avant tout un constat.

On a simplement un nombre de choix plus important.

Mais le libéralisme, c’est aussi la précarité des contrats.

Et lorsque l’on choisit librement, on fabrique de la précarité. Par exemple, si aujourd’hui je vais manger à la pizzéria, simplement par hasard,  demain ,selon mes envies et humeurs,   je pourrais très bien manger à la crêperie.

Et après-demain, je pourrais très bien choisir de manger au japonais, et le jour suivant au chinois…

Mine de rien, je viens de faire quatre contrats précaires.

Du coup, comment lutte-t-on dans cette concurrence?

En ayant une vision plus globale.

Pourquoi je vais préférer un bien ou service plutôt qu’un autre?

La réponse tient en deux points: la qualité et le coût.

Le coût n’est pas un critère seul. La qualité aussi. C’est la combinaison des deux qui est un critère.

Heureusement, la qualité et le coût sont opposés. Statistiquement parlant, plus c’est de qualité, plus c’est cher et inversement, moins c’est de qualité et moins c’est cher.

En particulier, l’Allemagne tire son épingle du jeu et les salariés ont un niveau de vie équivalent au notre. La Corée du Sud aussi, pourtant elle a une main d’œuvre plus chère que la nôtre.

Notons que l’Allemagne commerce avec la Chine.

Or, le problème de la France est qu’elle n’est compétitive ni sur la compétitivité coût, ni sur la compétitivité qualité.

Sur la compétitivité coût d’abord:

La France est un pays cher. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Or, si on est cher, c’est parce que on a la chance d’avoir un système de protection social.

En résumé, si on a un accident (chose qui arrive de plus en plus souvent et évènement de plus en plus probable), au moins, on aide la personne à se relever.

Dans ce cas-là, sur le long terme, il faudrait jouer sur la compétitivité qualité.

Or, l’éducation nationale a décidé de faire une sous-culture, sous-culture ma foi bien peu propice à l’émergence d’une compétitivité qualité.

La façon d’enseigner le théorème de Pythagore (et les mathématiques et la physique) n’est pas étranger à cette perte de compétitivité qualité.

Philippe Meirieu a pour moi une responsabilité particulière.

Enfin, pour aller plus loin dans la compétitivité qualité, elle est aussi indirectement liée à l’investissement et l’innovation.

La France est dans un modèle économique capitalistique. On suit la règle de Schumpeter qui est la « destruction créatrice« .

Or, comme on n’a pas un niveau scientifique suffisant, on a inventé la destruction/pas création.

Et le chômage de masse qui va avec.

Pour conclure, j’aimerai revenir sur le rôle de Montebourg, ministre du redressement productif.

Le rôle de Montebourg dans la pratique, est de faire le mariole et de gesticuler afin de tenter, grâce à l’opinion publique, de sauver une usine.

Le ministère de Montebourg est important. Mais Montebourg, même s’il mouille sa chemise, est inefficace. Faut dire, de la part de quelqu’un qui a inventé un concept aussi imbécile que la démondialisation…

Le rôle de Montebourg devrait être, pour moi, d’accompagner le cycle de destruction créatrice. La destruction fait partie du capitalisme. Mais elle est sensée être compensée par le cycle de création, cycle qui n’a pas lieu en France (exemple: l’informatique).

Au final, Maurice Taylor est peut-être un grossier con, mais il n’a pas tort sur tout.

E bonus: une excellente caricature d’Arnaud Montebourg:

Les Guignols du 21/01/13 – Kick-ass

3 mars 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Comment mesurer la mixité économique sur Sud de Seine ?

La mixité économique consiste à savoir si l’ensemble d’un territoire possède équitablement des entreprises.

 

Par exemple, le département des Hauts de Seine n’est pas un territoire mixte économiquement parlant.

Le territoire des Hauts de Seines concentre un territoire avec une forte  densité de bureaux et de sièges sociaux : la Défense.

On peut aussi ajouter d’autres lieux possédant une forte densité de bureau. Je pense en particulier à Issy-les-Moulineaux, ville qui possède plus d’emplois que d’habitants.

 

J’avais déjà indiqué que Malakoff a un point noir : sa mixité économique.

Je pense qu’il serait aussi intéressant de pousser l’analyse plus loin.

Quand j’écris que Malakoff a un problème de mixité économique, je parle de son territoire seul.

 

Mais Malakoff appartient à l’agglomération Sud de Seine.

Cette agglomération est constituée des villes de Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Il serait donc intéressant de savoir s’il y a une mixité économique entre ces quatre villes.

En allant plus loin, il faudrait comparer avec Châtillon et Montrouge.

 

Oui mais concrètement, comment mesurer cette mixité.

Je pense qu’une bonne approche serait de s’intéresser aux ressources générées par les entreprises.

En l’occurrence, la taxe professionnelle.

 

Il faudrait s’intéresser aux recettes générées par la taxe professionnelle (qui est touchée par l’agglomération), puis regarder sa répartition par ville.

Or, cette approche est incomplète. On peut s’attendre, par exemple, à ce que Clamart apporte, en valeur absolue, une contribution plus importante que Malakoff.

Malakoff a une superficie de 2,07 km2 là où Clamart a une superficie de 8,77 km2.

Il faudrait donc moyenner sur la superficie de la ville.

Il faudrait donc s’intéresser, pour chaque ville, au rapport entre la part apportée en taxe professionnelle par la ville et sa superficie.

Je pense que la comparaison de ces 4 rapports permettrait d’évaluer la mixité économique sur Sud de Seine.

Par ailleurs, l’évolution de ces rapports au cours du temps permettrait de savoir quelles villes travaillent pour son développement économique, et quelles villes ne font rien.

 

 

Évidemment, en réalité, la taxe professionnelle a été supprimée. Mais elle a été remplacée par la CET.

Le raisonnement reste donc identique, au lieu de s’intéresser la taxe professionnelle, on s’intéresse à la CET.

 

Je n’ai malheureusement pas de tels chiffres. Si quelqu’un a une idée…

27 janvier 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire