Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Pourquoi le PS sur Malakoff est-il aussi haut ?

Je ne m’y attendais pas, le PS est au second tour des élections départementales sur la circonscription Malakoff/Montrouge.

Pour mémoire, on a :

Ville PS PC UMP/UDI/Modem (SIC…)
Malakoff 26,45 40,67 17,65
Montrouge 30,03 13,2 43,12
Circonscription 28,67 23,62 33,46

 

Certes, le PS est, sur la circonscription, et à Malakoff en particulier, assez fort.

Aux législatives, on avait :

Ville PS PC UMP/UDI
Malakoff 27,28 40,26 14,27
Montrouge 34,44 13,5 36,01
Bagneux 25,53 42,64 15,6
Circonscription 29,93 29,2 24,15

 

Néanmoins, le PS est, à cause de François Hollande, mal vu…

 

En réalité, je pense que le PS bénéficie d’une dynamique Manuels Valls.

A la différence de François Hollande qui est d’accord avec tout le monde, Manuels Valls a su montrer qui est le patron.

Lorsque Arnaud Montebourg a exprimé le fait qu’il n’était pas d’accord avec la politique du gouvernement, Manuels Valls a expliqué clairement à François Hollande que c’était lui ou eux.

Depuis, on ne sait plus ce que les gauchistes du PS sont devenus.

Il paraît qu’Arnaud Montebourg a repris ses études…

 

Je partage aussi l’avis de Luc Ferry, il me semble, sur la loi Macron et le 49-3.

Contrairement à ce qui a été dit, Manuels Valls s’est crédibilisé.

Avec le 49-3, il a fait preuve d’autorité et de volonté pour réformer la France.

Avec Manuels Valls, on ne rigole pas.

C’est lui le patron.

 

Mieux, il a mis tout le monde devant ses responsabilités.

Et il a montré que l’UMP de Sarkozy est dans une logique politicienne et d’affrontement stérile contraire à l’intérêt général…

Et l’UDI, à l’exception de 7 députés, on est tombé dans le panneau.

 

Le PS, on savait qu’il allait perdre. Mais contrairement aux européennes, l’effet Manuels Valls a joué, et le PS ressort la tête haute.

 

Mais ce n’est pas tout.

Je pense que les sympathisants centristes, à l’exception de ceux qui sont à l’UDI, ont voté pour Catherine Picard.

Effectivement, tout comme moi, ils n’ont pas du apprécié le discours fluctuant du candidat UMP et ils n’ont sans doute pas apprécié que le Modem se couche.

Evidemment, je n’ai pas de preuve de ce que j’avance, ce n’est, pour l’instant, qu’une hypothèse.

 

Disons que je pense que les (ex ?) sympathisants Modem et que le centre gauche a voté Catherine Picard.

Le fait que le Front Démocrate (Jean-Luc Bennahmias) commence à être actif sur Malakoff est un argument allant dans ce sens.

 

Mieux, en 2014, Malakoff Plurielle a débauché, à mon grand regret, dans le centre, et se disait « Gauche, Ecologie, centre ».

Et en 2015, Clément Forestier affichait clairement un soutien centriste après avoir mis en place un rapport type UMP-Nouveau centre.

 

Du coup se pose une question qui fâche où j’ai évidemment des éléments de réponses.

 

Sachant que Montrouge est une ville géré par un maire UDI.

Sachant que les centristes ont, à mon avis, fait l’élection de Catherine Picard.

Sachant que Malakoff est une ville propice à l’électorat centriste.

Sachant qu’aux européennes, le centre (9,32%) faisait presque jeu égal avec l’UMP (9,79%).

Sachant que Malakoff plurielle affichait fièrement « Centre » après avoir débauché dedans.

Sachant que la dernière fois, on avait un élu centriste.

Le centre n’avait-il pas intérêt à se présenter aux municipales 2014 ? Aux départementales 2015 ? Mieux, à piloter une candidature d’alliance de la droite et du centre qui à mon avis, aurait fait mieux qu’une candidature Forestier ?

 

Je pense qu’avec une candidature beaucoup plus centriste aux départementales, l’opposition aurait fait les 20% à Malakoff, et que les 50% aurait été atteint à Montrouge.

Catherine Picard n’aurait peut-être pas été au second tour.

 

Bref, pourquoi le centre ne montre pas qui il est et préfère se faire rouler dans la farine et frire à chaque fois ?

A croire que les centristes n’ont pas d’amour propre…

 

En ce qui me concerne, j’en ai marre que Malakoff Plurielle et l’UMP décide ce qui est bon pour le centre.

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27 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Mathématiques et dette de Malakoff : Combien la mairie doit-elle rembourser par an pour réduire la dette en 2020 (fin de la prochaine mandature) de 50%

Certes, ce que je vais faire n’est pas très charitable (j’ai vu Catherine  Picard ce matin qui m’a promis des précisions) mais j’ai eu envie de prendre le problème sous un autre angle pour parler de l’article de Catherine Picard dans le Malakoff Info.

Combien  la municipalité doit-elle dégager chaque année pour réduire de moitié la dette ?

Pour mémoire, la dette au 01/01/2014 est de 39 131 530,24€.

Comme la municipalité ne prévoit de ne rembourser que 1 036 842€, la dette au 31/12/2014 (ou au 01/01/2015) sera de 38 094 688,24€.

Soit D(t) la dette le premier janvier de l’année t.

On suppose d’emblée que D > 0 et dérivable.

Mieux, comme la municipalité va toujours rembourser la même somme de dette chaque année, la fonction D sera une fonction affine car sa dérivée sera constante (on rembourse toujours la même somme chaque année).

Pour être honnête, il se passe, mathématiquement, des choses pas très nettes en 2015.

Effectivement, on a l’espoir de rembourser plus de dette dès 2015. Mais cela est dû au fait qu’on est dans un modèle mathématique simplificateur.
Mais bon, pour faire des calculs…

Donc D(t) c.t + p.

La courbe représentative de cette fonction est une droite.

La variable c est le coefficient directeur. Il est négatif car on rembourse de la dette.

La variable p est l’ordonnée à l’origine.

Deux inconnus (c, p), il nous faut donc deux équations.

La première est la dette en 2015.

On a 38 094 688,24 = 2015.c + p.

La seconde est la dette en 2020 (fin de la prochaine mandature).

On veut qu’elle soit divisée par 2.

Comme 39 131 530.24/2 =19 565 765,12,

On a :

19 565 765,12 = 2020.c + p

 

Au final, on arrive au système de deux équations et deux inconnus :

38 094 688,24 = 2015.c + p

19 565 765,12 = 2020.c + p

Pour ceux que ça intéresse, le déterminant de ce système est de -5.

Comme le déterminant est non nul, on a une solution et elle est unique.

Nous pouvons donc être rassurés.

En faisant la soustraction entre la première ligne et la seconde, on arrive à :

18 528 923,12 = -5.c

Soit c = – 3 705 784,624€/an.

Même si c’est inutile, on peut en déduire p.

p = 38 094 688,24 + (2015 * 3 705 784,624) = 38 094 688,24 +   7 467 155 244 =7 505 250 705,6€.

Ce qui nous intéresse, c’est la pente de la droite ou le coefficient directeur.

Pour réduire de 50% la dette en 2020, il faudrait rembourser 3 705 784,24€ soit environ 3,7 millions d’euros.

Dans le meilleur des cas, on a remboursé seulement environ 3 millions d’euros.

Sachant qu’en plus, la dette est restée aux alentours de 39 millions d’euros depuis 2012,

Il y a du travail !!!

16 mars 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Catherine Picard et le budget 2014 dans le Malakoff Info

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Catherine Picard vante dans le Malakoff Info de Mars le budget 2014.

On peut contester la forme, étant donné que l’on vote le 23/02/2014, mais je vais souligner certains aspects sur le fond.

Catherine Picard explique : « cette année, sur 100 euros, la ville dépensera 87 euros en fonctionnement (dont 56 euros en personnel et 3 en charge de la dette et épargnera 13 qui pourront être réinvestis. »

Si on se réfère aux chiffres, le budget de fonctionnements est de 47 804 676€ et celui d’investissement est de 15 867 959€.

On arrive donc à un total de 63 672 635€.

Le rapport de la section de fonctionnement sur le budget totale est donc de :

47 804 676 / 63 672 635 = 0,750788….

Soit un pourcentage de 75%.

Donc Catherine Picard se trompe, en réalité, sur 100€, la ville ne dépense que 75€ en fonctionnement (et non 87).

Sur les autres chiffres, il suffit de regarder les dépenses de fonctionnements.

Les chiffres de 56 et 3 ne sont pas ramené à l’ensemble du budget mais à l’ensemble des dépenses de fonctionnement.

Sur les dépenses de fonctionnement (qui représentent 47 804 676€), la part des dépenses de personnels est de 56% (56,3% pour être exact), 3% pour les charges de la dette (3,25%pour être exact) et 13% pour les opérations d’ordre de transfert entre section (en réalité 14,32%).

Voilà pour la première série de chiffre.

Ensuite, Catherine Picard écrit : « notre dette actuelle (38 millions d’euro) sera divisé par deux lors de la prochaine mandature. »

Pour l’instant, c’est clairement faux.

Il va de soi que la rapidité de remboursement de la dette dépend de si on rembourse beaucoup par an ou peu. D’où l’idée de regarder la dérivée de l’encours de la dette.

Comme estimer cette dérivée est impossible dans le futur, pour faire des calculs, on est obligé d’avoir recours à une hypothèse  brutale et très simplificatrice.

On considère que la municipalité remboursera chaque année la même somme.

Le calcul est ici, je vais juste en rappeler les éléments principaux :

D’abord, la dette au 01/01/2014 est de 39 131 530,24€.

La municipalité remboursera 3 036 842€ mais elle empruntera 2 000 000€.

En réalité, la municipalité remboursera 1 036 842€ en 2014.

Au 31/12/2014 (soit au 01/01/2015), l’encours de la dette sera de 38 094 688,24€.

La mandature va commencer en 2014 pour finir en 2020.

Si on suppose que la mairie rembourse chaque année 3 036 842€ (cas le plus favorable), en 2020, l’encours de la dette sera de 22 910 478,24€.

On a donc un rapport de 22 910 478,24 /39 131 530,24 = 0,5854…

A la fin de la prochaine mandature, la dette n’aura diminué que d’environ 42%, loin des 50% annoncé par Catherine Picard.

12 mars 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique | , , , , , | Laisser un commentaire

Les emplois d’avenir sur Malakoff

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, il y a eu des désaccords entre le PS local el les communistes sur les emplois d’avenir.

Catherine Picard, maire adjointe de Malakoff chargée de l’économie locale et du commerce de proximité, conseillère communautaire chargée de l’emploi et de la formation, a reprochée à notre maire, Catherine Margaté, de ne pas en faire assez.

 

Malakoff n’a créé que 5 emplois d’avenir.

 

Pour ma part, je dois reconnaître que sur l’ensemble je partage plutôt le point de vue de notre maire sur la question, une fois n’est pas coutume.

 

Première remarque, comme l’a très bien signalé Catherine Margaté, les emplois d’avenir ne sont pas la solution au chômage.

Je pense la même chose, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

Effectivement, on ne le répètera jamais assez, le chômage est avant tout un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande.

Les entreprises ne créent des emplois que si ça correspond à des besoins.

Les entreprises ne créent des emplois que s’il y a des carnets de commandes.

Si ce n’est pas le cas, il y a chômage.

Pour résoudre cette épineuse question, qui je le rappelle fait des dommages sociaux épouvantables, il faut avoir une vision du capitalisme en termes de destruction créatrice, décrite par Schumpeter.

Il faut permettre, par l’innovation, de créer de nouveaux biens et  services que les entreprises pourront vendre.

Pour cela, il faut qu’elles puissent faire des marges afin d’avoir les moyens d’investir.

Les emplois d’avenir, comme ce fut le cas du CPE ou des emplois jeunes, sont juste des rustines permettant à un jeune de mettre le pied à l’étrier.

Ce qui permettra de créer des emplois à long terme, c’est une politique centré sur l’offre et non pas la demande.

 

Deuxième point : il faut que le jeune puisse se projeter dans l’avenir. Il faut que l’emploi d’avenir puisse se concrétiser par un emploi CDI et une véritable évolution pour le jeune.

Là aussi, Catherine Margaté a raison de le souligné.

 

Enfin, dernier point, bizarrement moins souligné par Catherine Margaté, ça a un coût pour la collectivité.

Ce n’est pas forcement rebutant, mais je me permets de rappeler que Malakoff doit augmenter sont autofinancement brut et donc réduire ses dépenses de fonctionnement.

La municipalité n’a pas pour vocation de faire du social. Elle a d’abord vocation à gérer au mieux l’argent des contribuables.

Il est dans ce cas nécessaire que les emplois d’avenir sur Malakoff correspondent à de véritables besoins pour la collectivité.

19 avril 2013 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire