Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Parlons de Bayrou (1/2) : Bayrou dans sa globalité

Ancien du Modem, je ne pouvais pas ne pas réagir à ce qui se passe en ce moment au Modem.

Je pensais faire trois notes sur le sujet, mais comme François Bayrou a démissionné, deux notes suffirons.

 

Ce n’est pas la première fois que j’aborde le sujet.

 

Mais puisque c’est l’actualité.

Je ne commenterai pas les affaires des assistants parlementaires.

Là, c’est à la justice de trancher.

 

Mais il est intéressant de revenir sur le Modem globalement. Et donc de dresser un portrait de François Bayrou, car aujourd’hui, Modem = François Bayrou.

 

Il est évident que François Bayrou a des points fort.

Et son point fort est sa vision globale.

 

Sa vision globale est très bonne, et il a eu raisons sur de nombreux points.

Dans les points où il a eu raison avant tout le monde, on peut citer la dette, la moralisation politique (qui là prend un sérieux coup au Modem), la réforme des institutions et la nécessaire recomposition politique.

 

En fait, aujourd’hui, on voit une recomposition politique qui a été théorisée par François Bayrou en 2007, soit il y a exactement 10 ans.

 

D’une certaine façon, c’est François Bayrou qui a théorisé la victoire d’Emmanuel Macron. D’une certaine façon, la victoire d’Emmanuel Macron, c’est un peu la victoire de François Bayrou.

Emmanuel Macron a mis en application la vision de François Bayrou.

 

Ce qui amène à la vraie question, pourquoi un homme, et son parti, qui a eu raison sur tout, ne se retrouve pas à toucher le jackpot lorsque ses idées sont enfin mises en application ?

 

Poser la question, c’est un peu y répondre.

 

Pour ma part, je pense qu’il y avait moyen de mieux faire. Certes, j’avais écrit que les partis centristes ne faisaient pas le Job,

Dans le désastre que traverse le Centre, l’UDI a une lourde responsabilité, c’est vrai.

Mais ça ne doit pas faire oublier que le Modem aussi a une lourde responsabilité.

 

En fait, le problème vient de Bayrou.

En regardant bien, François Bayrou, par sa vision a su, un moment donné, agréger un grand nombre de personnalité autour de lui.

Mais il finit toujours par se faire lâcher, voir haïr.

Certes, dans les personnes qui l’on lâché, il y a des gens méprisables. Je pense par exemple à Hervé Morin.

 

Mais il y a aussi des gens de valeurs.

On peut penser à Simone Veil, personnalité appréciée, qui déteste François Bayrou.

 

Déjà, commençons par le fait qu’il n’écoute pas les bonnes personnes.

Marielle de Sarnez, pour la nommer, n’est pas compétente. Les municipales à Paris en 2008 en est un exemple.

Marielle de Sarnez n’a pas la vision nécessaire, et en tactique politique, c’est une nulle.

 

Mais surtout, il a découragé les personnes de bonne volonté qui avait une vraie vision, et qui elles, apportaient vraiment une survaleur.

Il y a même une tendance malsaine à pourrir la vie des candidats et personnalités qui elles, ne doivent rien à personne.

Et il y a une tendance malsaine à aller contre les valeurs des militants.

 

Exemple non exhaustif :

  • Il a investi un candidat dans la 11ème circonscription des Hauts de Seine contre l’élue Modem de Bagneux, qui elle, faisait un excellent travail. Je l’ai déjà abordé. Aujourd’hui, l’opposition à Bagneux est pire qu’à Malakoff, ce qui est en soit un … record.
  • Il a attaqué ses propres militants en justice à Nanterre car ils se présentaient contre le candidat soutenu par le Modem officiellement, Camille Bedin. Camille Bedin qui fait partie de la droite Forte, qui n’aime pas vraiment Bayrou, mais veut bien son soutien…
  • On a lâché Blanche Mühlmann à Asnières, face à un homme de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann, qui d’ailleurs a été condamné.
  • On a soutenu Guillaume Peltier aux régionales, qui est un bébé Sarkozy.
  • On a laissé les républicains choisir dans le 77 la conseillère régionale représentant le Modem, au détriment d’un élu Modem dans l’opposition (Voir ici).
  • Et on a soutenu Laurent Wauquiez aux régionales.

 

Du coup, des gens de valeurs qui se battent dans des combats sains, et qui apportent vraiment un plus, finissent par partir.

Je pense en particulier à Grébert.

 

Au final, à force de sacrifier des élus pour faire les ambitions de gens qui n’ont pas de visions, on recommence à zéro tous les 5 ans avec François Bayrou.

 

Or, le combat politique est long, il doit se faire sur la durée.

On ne peut pas se permettre de recommencer à zéro tous les 5 ans.

Conclusion : Aujourd’hui, on a recommencé à zéro, mais sans Bayrou en misant sur Macron.

 

De fait, aujourd’hui, vu que les gens de valeurs sont (statistiquement) partis, il ne reste au Modem :

  • Ceux qu’en ont rien à foutre.
  • Les carriéristes.
  • Et les fans-boys.

La dernière catégorie étant la pire !

24 juin 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2012 : Sur le fond, François Bayrou a raison

François Bayrou va donc soutenir Emmanuel Macron.

Etant un ancien du Modem, je me permets de m’exprimer sur le sujet.

 

D’autant que la droite va railler Bayrou et expliquer qu’il est de Gauche, éludant la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la défaite de la Droite en 2012, et éludant sa responsabilité dans le fait qu’elle n’a pas fait un bilan sérieux du mandat de Nicolas Sarkozy.

 

Pour ma part, je considère que François Bayrou a raison sur le fond.

Certes, la décision a peut-être été prise avec un principe de réalité.

Certes, les désaccords que j’ai avec François Bayrou sur la façon dont le Modem a été géré depuis 2012 restent.

 

Mais l’important, c’est que François Bayrou ait pris la bonne décision.

 

De plus, les demandes de François Bayrou sont loin d’être déconnant et sont réalistes.

Je me permets néanmoins une critique : je regrette que François Bayrou n’ait pas demandé une réforme du mode de scrutin aux législatives.

 

C’est un bon choix, et je vais me permettre d’expliquer pourquoi.

 

Aujourd’hui, selon toutes probabilité, Marine Le Pen sera au second tour.

La question est donc de savoir qui sera contre le Pen.

 

Il faut aujourd’hui réformer la France.

Or, pour y arriver, il faut avoir une vision pragmatique et arrêter avec les visions idéologiques.

 

Le problème, c’est que les deux grands partis de gouvernement, les Républicains et le PS, vont vers leurs noyaux durs.

 

De fait, on a François Fillon qui est un danger sociétal et social, et Benoît Hamon qui est un danger économique.

 

C’est pour ça qu’aujourd’hui, l’axe central doit faire un score, à minima pour des questions symbolique, ou mieux, pour être face à le Pen pour pouvoir être élu et mettre enfin en place une politique de bon sens.

 

Aujourd’hui, Seul Emmanuel Macron, dans l’axe central, est en mesure de faire un score.

 

Dans le contexte politique actuel, qui est difficile, François Bayrou a fait le choix de la responsabilité.

 

Pour ça, il doit être félicité.

22 février 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Aris de Hesselin. Fillon et Le Pen principaux bénéficiaires d’une candidature Bayrou! (Blog du centrisme)

Très bonne analyse de Aris de Hesselin sur le blog du centrisme.

Je me permets donc de la recopier honteusement.

 

François Bayrou va donc indiquer mercredi s’il est oui ou non candidat.

Ce suspens insupportable uniquement pour lui-même trouvera, si l’on en croit ses fidèles supporters, sa résolution dans une quatrième candidature sous la bannière de la «patrie est en danger», une variante de l’union nationale de sa précédente campagne et qui lui permettra de se présenter en endossant le costume du de Gaulle du XXI° siècle qu’il coud patiemment depuis plusieurs années.

Au-delà de ce qu’il va dire et faire au cours de cette campagne, il faut dire que sa candidature est du pain béni pour François Fillon, Marine Le Pen et aussi Jean-Luc Mélenchon, tous ceux contre qui il prétend lutter (même si on a un petit doute sur Mélenchon depuis qu’il en dit du bien…).

Car sa présence à la présidentielle n’enlèvera pratiquement aucune voix à Fillon, aucune à Mélenchon et, si on pouvait aller jusque là, encore moins qu’aucune à Le Pen…

Au contraire, cela va renforcer le camp de Fillon avec des sympathisants de droite qui détestent – et le mot est sans doute faible – Bayrou et qui vont encore plus se rassembler derrière le candidat LR.

De même, le camp Le Pen se félicitera d’une candidature qui empêchera peut-être Emmanuel Macron d’être au second tour alors que le leader d’En marche! est actuellement celui qui représente le meilleur rempart à l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite.

Car là où Bayrou peut puiser ses voix c’est évidemment d’abord chez Macron ainsi que chez ceux qui ne se sont pas encore déterminés et peut-être un peu chez Hamon.

Dès lors, sa candidature aboutira exactement à l’inverse de ce qu’il prétend en renforçant les chances de ses ennemis, de ceux qu’il affirme être des dangers pour la France.

Et tout cela par simple ambition personnelle.

Bien sûr, mercredi, il pourrait dire qu’il ne se présentera pas et qu’il va discuter avec Macron pour savoir si une alliance entre les deux hommes est possible.

Je n’y crois pas un instant comme j’ai toujours cru qu’il se présenterait.

Peut-être même que mes sombres prédictions ne se vérifieront pas et qu’il suscitera un enthousiasme tel qu’il sera le prochain hôte de l’Elysée.

En tant que réaliste, ce n’est pas vraiment ce que je pense qui va se passer mais rien n’est écrit d’avance comme le dirait Donald Trump.

Reste qu’aucun sondage ne montre une envie de Bayrou de la part des Français même s’il demeure haut dans les baromètres d’opinion.

Dès lors, Bayrou pourrait bien être celui qui fera battre son camp, celui du Centre et de l’axe central, celui d’une démocratie équilibrée, refusant le clientélisme, le populisme et la démagogie.

A moins, bien entendu, que son camp ne se résume qu’à sa propre personne…

21 février 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (7/8) : La candidature de François Bayrou, ni souhaité, ni souhaitable

Je sais que ça va faire règlement de compte. C’est sans doute vrai, et je l’assume.

Mais je pense qu’il est hors de question, pour moi de voter François Bayrou, si celui-ci se présente.

 

De mon point de vue, je pense qu’il ne se présentera pas. Les risques de faire moins de 5% (et donc de ne pas être remboursé) sont réels.

Par ailleurs, si en se présentant, il fait perdre l’axe central, je lui en voudrais vraiment.

 

En ce qui me concerne, la candidature de François Bayrou n’est ni souhaitable, ni souhaité.

Il convient de rappeler que sa candidature a du plomb dans l’aile.

De plus, il est co-responsable, avec Jean Christophe Lagarde et Hervé Morin, de la situation catastrophique que traverse le Centre en France.

Il est co-responsable du fait que le centre, malgré la droitisation de la Droite continué par François Fillon, et la gauchisation de la Gauche symbolisé par la probable élection de Benoit Hamon, et les résultats médiocres du quinquennat de François Hollande, ne soit pas une alternative forte.

Au fond, le centre était plus occupé à se coucher pour avoir des places éphémères plutôt qu’à se construire et à combattre pour un idéal et une alternative à la Droite dure, à la Gauche dure, à François Hollande et au FN.

 

Parlons cinéma.

Il y a un film que j’aime beaucoup, dont j’ai déjà parlé d’ailleurs, Le train sifflera trois fois.

Dans ce film, on suit les aventures du sheriff Kane, magnifiquement joué par Gary Cooper (il a eu un oscar pour le rôle) qui reste pour combattre un bandit qu’il avait arrêté dans le cadre de son travail.

Il reste parce qu’il estime que c’est son devoir.

Il essaye de recruter des adjoints pour l’aider.

Le cœur du film est que tout le monde l’abandonne. Il se retrouve seul pour combattre le bandit et trois de ses hommes de main.

 

Ce film, l’un des meilleurs westerns, est le plus grand film politique jamais réalisé.

C’est d’abord un film qui était là pour dénoncer le Maccarthisme.

Mais c’est aussi un film sur la nature humaine et l’histoire d’un homme abandonné qui est face à son devoir, et qui reste car l’essentiel est en jeu.

 

Aujourd’hui, c’est très simple, quand l’essentiel est en jeu, on a besoin d’un Gary Cooper.

Et de fait, on n’a absolument pas besoin des gens qui lâchent Gary Cooper.

 

Pour en revenir à François Bayrou, de 2002 à 2012, c’était Gary Cooper.

Sauf que depuis 2012, c’est la personne qui lâche Gary Cooper.

 

Parlons pratique.

 

Si François Bayrou y va, ça sera sa quatrième candidature, dans un pays où l’on a du mal à renouveler la classe politique.

 

En France, on est très (voir trop) ouvert. On admet tacitement trois candidatures à la présidentielle (comme ce fut le cas de François Mitterrand et de Jacques Chirac), mais quatre, on admet tacitement que c’est beaucoup trop.

 

Mais on peut passer outre.

Sauf que là, j’ai plutôt des raisons de ne pas passer outre !

 

Morceaux choisis (je sais que j’en oublie beaucoup) :

Et si je cherchais vraiment, je pense que je pourrais allonger la liste.

Pour ma part, je pense qu’il y a un moment, surtout lorsque l’essentiel est en jeu, il doit y avoir un accord entre les actes et la parole.

 

Là, c’est exactement l’inverse qui se passe. Le Modem a défoncé ses militants, surtout pour faire de la place à des gens qui ne le méritaient pas.

 

Pour ma part, je pense que tout ça traduit un Etat d’esprit qui doit être sévèrement sanctionné. Et pour ma part, je pense que François Bayrou ne peut s’en prendre qu’à lui-même !

27 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | 4 commentaires

Macron occupe la place laissée vide par les centristes (Blog du Centrisme)

Emmanuel Macron est-il légitime à occuper l’espace centriste ?

Personnellement, je ne sais pas.

Par contre, les principaux leaders centristes eux, sont illégitimes.

Ils nous ont vendu pour un plan de carrière.

Et aujourd’hui, les partis centristes sont dans le mur, incapable de présenter un candidat capable de faire bonne figure à l’élection présidentielle.

 

C’est pour ça que j’ai trouvé intéressant l’article sur le Blog du Centrisme.

Et je me permets de le recopier honteusement.

 

Le succès du meeting d’Emmanuel Macron ce samedi à la Porte de Versailles à Paris a définitivement lancé sa campagne et, sans doute, installé dans le long terme sa présence dans la politique française.

A l’inverse d’Alain Juppé, autre représentant de l’axe central, qui a eu le tort de se présenter à la primaire de la Droite, y perdant à la fois la présidentielle et son statut politique, le fondateur d’En marche avait bien compris qu’il n’avait rien à attendre d’une primaire de la Gauche et qu’il devait y aller seul, comme Bayrou l’avait suggéré à Juppé…

Car ces scrutins sont évidemment, de manière fondamentale et structurelle, défavorables aux candidats centro-compatibles qui font face à des militants et des sympathisants qui votent généralement pour les personnalités bien plus dans la ligne officielle que celles qui en ont une vision transgressive.

Juppé – qui pouvait jouer de sa stature de leader de la Droite – l’a appris à ses dépends alors que Macron – qui n’a pas cette assise – n’a pas voulu tomber dans le piège.

D’autant qu’il a trouvé son espace politique qui va du centre-droit au centre-gauche.

Car cet espace était vide, laissé vacant par le renoncement des partis centristes d’avoir un candidat et l’impossibilité pour Juppé mais aussi pour Valls de le représenter sans se mettre à dos leur base idéologiquement marquée à droite et à gauche.

Mais il ne faudrait pas en conclure comme le font les leaders centristes qu’Emmanuel Macron occupe cet espace de manière illégitime et, surtout, espérer qu’il n’est qu’un épiphénomène surfant sur une vague anti-establishment.

D’abord parce que l’homme ne vient pas de nulle part et que depuis deux ans son discours social-libéral, progressiste, humaniste et centro-compatible est non seulement structuré mais cohérent.

Ensuite parce qu’il séduit, non pas avec des propos alarmistes (comme un Jean-Marie Le Pen) ou une faconde superficielle (comme un Bernard Tapie) mais grâce à une démarche dynamique et positive qui fait qu’il ne peut être assimilé aux populistes démagogues qui profitent du désarroi actuel des peuples occidentaux comme Trump, Orban, Farage, Iglesias, Tsipras, Grillo et, bien évidemment, Mélenchon et Le Pen.

Ses accents populistes sont certes regrettables, cependant ils n’ont pas pour but une attaque de la démocratie républicaine mais plutôt sa défense, ce qui est le contraire de tous les démagogues que l’on vient de citer.

De même, quel que soit son résultat à la présidentielle, il continuera son combat politique ce qui demandera inévitablement une clarification de la part des centristes à son égard et vis-à-vis de leur opposition systématique d’aujourd’hui.

Ce n’est pas pour rien que des militants centristes l’ont d’ores et déjà rejoint et que nombre d’électeurs centristes ont indiqué dans les sondages qu’ils voteraiet pour lui ou qu’ils pourraient le faire.

Ainsi, la recomposition de l’espace centriste, tombé en déshérence depuis le début de ce siècle — le résultat de François Bayrou à la présidentielle de 2007 n’ayant été qu’un épisode sans lendemain d’une fausse renaissance – pourrait bien être initiée par une personnalité extérieure à celui-ci comme ce fut le cas avec Valéry Giscard d’Estaing dans les années 1970.

13 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nouveau centre : changement de nom, chantage à l’UDI et cirage des bottes de Fillon (Blog du Centrisme)

Bon, je sais que tout le monde s’en fout, mais le Nouveau Centre change de nom.

Je me permets de relayer honteusement un article du blog du centrisme.

 

Effectivement, pendant que les petits chefs centristes s’entredéchirent, le Centre perd…

Nos petits chefs centristes, appliquant Le Chat, La Belette, et le Petit Lapin désespèrent les sympathisants centristes et leurs font honte.

 

Le problème, c’est que là, on parle de Hervé Morin, mais on peut trouver des exemples chez d’autres petits chefs centristes…

Heureusement que le Centre ne se présente pas, car ça ne risque pas d’être beau à voir…

 

 

La motion adoptée par le congrès extraordinaire du Nouveau centre qui s’est tenu aujourd’hui à Paris est un chef d’œuvre d’opportunisme, de règlement de compte et de volonté d’exister par tous les moyens.

Petit tour d’horizon d’un texte pitoyable qui devrait être étudié dans toutes les écoles de sciences politiques pour montrer comment la politique peut n’être que politicienne.

– Changement de nom: Le Nouveau centre s’appelle désormais… Les Centristes!

Au cas où cela ne vous rappellerait rien, l’UMP est devenue récemment Les Républicains.

Tout comme le parti de droite tente de faire une OPA sur un terme qui appartient à la démocratie républicaine française, la formation dirigée par Hervé Morin tente de faire croire qu’elle est la seule et légitime à parler au nom des centristes.

Bien entendu, cela ne trompera que ceux qui le veulent, ce qui ne devrait pas faire grand monde.

Mais la deuxième raison de ce changement de nom est de s’accoler au plus près possible à LR sans pour autant les rejoindre.

Une manière d’être les nouveaux centristes idiots utiles de la Droite sans pour autant rejoindre une formation unique «de la Droite et du Centre», question, sans doute, de peser un peu plus que tous les centristes qui ont adhéré à l’UMP en 2002 et qui n’ont jamais réussi à exister politiquement.

– Soutien sans faille et sans discussion possible de François Fillon: le parti d’Hervé Morin et de ses acolytes a décidé de soutenir le candidat LR à la présidentielle à 100%.

Quand on lit la motion, on se demande si elle n’a pas été écrite par le service de communication de Fillon, tellement l’allégeance est indécente, surtout va à l’encontre d’une soi-disant indépendance revendiquée.

Au-delà des inexactitudes et des mensonges qui tentent de faire accroire que le Nouveau centre a toujours défendu Fillon (Morin était un soutien de Bruno Le Maire lors du premier tour de la primaire LR, tandis que d’autres s’étaient portés sur Sarkozy ou Juppé et qu’au second tour tous n’étaient pas derrière le député de Paris) et que le programme de ce dernier est en réalité un programme centriste, Les Centristes s’autoproclament la garde rapprochée de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et défie tous ceux qui ne seraient pas dans la bonne ligne.

Pour le prouver, Hervé Morin, dans une interview au Parisien, fait cette fausse confidence à propos de François Fillon, «je l’ai rencontré seul à seul», comme si cela lui donnait le rôle et le titre de meilleur centriste filloniste…

François Fillon et ses amis apprécieront, eux qui ont dénoncé sans relâche avec les sarkozyste, la proximité d’Alain Juppé avec les centristes, ce qui a été un des éléments de la défaite du maire de Bordeaux à la primaire.

– Menaces tous azimuts contre l’UDI: Hervé Morin avait prévu de quitter l’UDI, une confédération centriste dans laquelle il n’avait pas voulu entrer.

Mais son charisme doit être assez limité au Nouveau centre puisqu’il a du faire piteusement machine arrière sous la pression de ses amis.

Cela ne l’empêche pas, dans l’interview au Parisien précitée de réitérer ses menaces.

Dans le style comico-pathético-consternant, il affirme que celles-ci étaient «un coup de semonce», «un dernier avertissement» et que «si rien ne change nous partirons».

On n’avait donc mal compris ses propos antérieurs!

Donc pas de sortie de l’UDI mais une charge contre Jean-Christophe Lagarde accusé de… diriger le parti (!) mais aussi de l’emmener nulle part et de trahir sa vocation et les raisons de sa création.

Et si les gardiens du temple, également autoproclamés, de la pureté de l’UDI, estiment qu’il y a non-respect de leur ultimatum contenu dans cette motion, ils s’en iront…

Pour donner plus de poids à leur petite rébellion que certains qualifieront de minable, ils invoquent Valéry Giscard d’Estaing qui a soutenu François Fillon.

Outre que l’ancien président de la république n’a jamais été un centriste (mais le plus centriste de tous les présidents de la V° république, ce qui n’est pas la même chose), celui-ci a rompu depuis très longtemps ses liens avec le Centre mais aussi avec l’UDF avant qu’elle ne disparaisse, préférant prendre sa carte à l’UMP.

Ce congrès montre en tout cas à quel point les partis centristes sont tombés dans les profondeurs politiciennes et qu’ils s’y enfoncent de jour en jour un peu plus devant l’indifférence des Français et la honte des sympathisants du Centre dont certains choisissent désormais Emmanuel Macron.

Le prochain épisode devrait ne pas décevoir ceux qui n’attendent plus rien de bon de leur part.

11 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

C’est mon tour de quitter le Modem

Après Grébert, c’est donc mon tour de quitter le Modem.

C’est vrai que c’est plutôt contraint, mais c’est sans doute mieux comme ça.

 

Mais bon, soyons honnête, les différences étaient nombreuses depuis 2012.

 

C’est dur de partir sur un échec, mais qu’y puis-je ?

Et c’est dur de voir le centre se faire marginaliser.

Et c’est dur de mettre 10 ans derrière soi.

 

Néanmoins, il ne faut pas se leurrer. Le Modem n’est plus le Modem depuis 2014.

La cause à un changement stratégique.

 

La rupture est principalement stratégique et un petit peu idéologique.

 

Je considère que François Bayrou a eu raison, en 2007 de casser le lien entre le centre et la droite, et d’essayer de s’ouvrir à l’électorat centre-gauche.

 

Néanmoins, sa stratégie a été totalement inadapté au contexte particulier de la cinquième république.

Effectivement, il aurait dû suivre l’exemple du Libdem qui a constitué une base solide avant 2010 en investissant sur les élections locales.

 

Or, on a fait exactement l’inverse.

Et depuis 2012, on a fait la même chose, mais en pire.

 

En particulier, j’ai en mémoire le jour où l’on a lâché Blanche Muhlmann à Asnières, donnant des arguments à son rival Manuel Aeschlimann, un homme de Sarkozy, qui a conçu la France d’après.

 

Au contraire, je pense que la valeur, sur le long terme, c’est de se faire un réseau d’élus locaux qui pourront consolider la position du Modem.

Au lieu de ça, on les a sacrifiés.

 

Par ailleurs, c’est en nous identifiant, par les valeurs, l’analyse de la situation et nos propositions que l’on crée une survaleur.

Pas en allant à la soupe.

 

Et la rupture est également idéologique.

On nous fait soutenir Laurent Wauquiez et Guillaume Pelletier aux régionales, des sarkozistes pur et dur.

 

Par ailleurs, on refuse toutes discussions avec l’UDI, un parti centriste rival, certes, mais centriste quand même, et on refuse toutes discussions avec Emmanuel Macron alors qu’il est plus proche du Centre que François Fillon.

 

Tout ça au nom d’une stratégie imbécile qui a fait perdre Alain Juppé et qui aujourd’hui fait que l’axe central a déjà perdu alors que les élections n’ont pas commencé.

 

Finalement, la défaite d’Alain Juppé, suivi du départ de Christophe Grébert (qui faisait que j’étais fier d’être au Modem) a eu raison de ma patience.

 

Je ne regrette pas mon engagement, surtout entre 2007 et 2012.

Mais le Modem a changé, il a mal évolué, il est temps de passer à autre chose, à regret, certes, mais là, je ne peux vraiment plus rien faire.

7 décembre 2016 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (2/3) : Le Centre, c’est le Chat, la Belette et le petit Lapin

J’adore les fables de la Fontaine.

On n’a pas inventé mieux pour éduquer et instruire les gosses.

Certaines fables, en fait beaucoup de fables, sont tout simplement géniales.

 

Et une décrit vraiment la situation du Centre : Le Chat, la Belette et le petit Lapin.

 

Du palais d’un jeune Lapin

Dame Belette un beau matin

S’empara ; c’est une rusée.

Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.

Elle porta chez lui ses pénates un jour

Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,

Parmi le thym et la rosée.

Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,

Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.

La Belette avait mis le nez à la fenêtre.

O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?

Dit l’animal chassé du paternel logis :

O là, Madame la Belette,

Que l’on déloge sans trompette,

Ou je vais avertir tous les rats du pays.

La Dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

C’était un beau sujet de guerre

Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.

Et quand ce serait un Royaume

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l’octroi

A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.

Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.

Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis

Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,

L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.

Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?

– Or bien sans crier davantage,

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C’était un chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jean Lapin pour juge l’agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,

Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.

L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,

Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Franchement, cette fable décrit parfaitement l’état du Centre.

J’en ai vraiment marre de voir Bayrou, Lagarde, Morin se tirer dans les pattes.

Pire, le Centre est tellement en état de faiblesse qu’il n’est vraiment pas intelligent de se tirer dans les pattes.

 

En réalité, il faudrait que les leaders centristes se réconcilient.

Il faudrait que François Bayrou et Jean Christophe Lagarde se réconcilient.

 

En politique, ça a un nom.

Ça s’appelle l’opportunisme !

6 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017. Mais qu’est-ce qu’attend Bayrou pour se présenter ? (Blog du centrisme)

Très bon article sur le blog du centrisme, que je recopie encore honteusement.

 

Au fond, le problème s’est joué sur la durée.

C’est sur la durée que se joue une campagne, et non sur les trois derniers mois comme le proclament certains.

Les centristes n’ont pas fait le job, et ils sont dans le mur aujourd’hui.

Le problème, c’est que les militants, sympathisants et électeurs centristes aussi !

 

François Bayrou ne fera connaître sa décision d’être candidat à la présidentielle qu’en janvier ou février prochain.

Pour l’instant, il regarde, réfléchit et se tâte, affirme-t-il alors qu’il cherche une solution pour se présenter et ne pas faire un flop.

Mais pourquoi a-t-il décidé d’attendre encore sachant que plus il se présentera tard, moins il aura de chance de bien figurer.

Le président du Mouvement démocrate, ce n’est un secret pour personne, veut absolument d’une quatrième candidature à la reine des élections françaises.

Avant, contraint et forcé par ses propres déclarations, il devait renvoyer l’ascenseur à Alain Juppé qui lui avait permis de devenir maire de Pau et avait ainsi sauvé sa carrière politique.

Néanmoins, Bayrou estimait qu’il prenait un risque calculé, déclarant à qui voulait l’entendre, que le maire de Bordeaux allait se faire battre lors de la primaire LR.

Il avait raison même si le temps viendra d’une analyse plus à froid pour savoir si ses interventions intempestives et agressives vis-à-vis de Nicolas Sarkozy n’ont pas été un des éléments clés de la défaite de Juppé et si cette stratégie n’était pas pensée comme un moyen de faire perdre ce dernier pour pouvoir se présenter.

Toujours est-il que le seul élément qui pouvait empêcher François Bayrou d’y aller, a disparu au soir du 27 novembre lorsque François Fillon fut désigné candidat LR à la présidentielle.

Tout le monde s’attendait, dans la foulée, à une déclaration de candidature du chef du MoDem.

Mais elle n’est pas venue.

La raison est que la situation présente ne lui est guère favorable par quelque bout qu’on la prenne.

A l’absence de Nicolas Sarkozy et à la présence d’Emmanuel Macron qui rend sa candidature beaucoup moins évidente, il y a en plus désormais l’absence de François Hollande.

Or, si le cheval de bataille principal de Bayrou était d’être l’anti-Sarkozy le plus virulent, le second était qu’il ne devait surtout pas y avoir un remake de 2012, c’est-à-dire un affrontement Sarkozy-Hollande.

Tout cela pour le bien de la démocratie, de la république et de la France.

L’élimination du premier et le renoncement du second ont été de très mauvaises nouvelles pour lui.

Et s’est surajoutée la candidature d’Emmanuel Macron qui ne s’est pas écrasée, comme il croyait.

Plus gênant, celui-ci occupe la position où lui-même s’était installé en 2007, centrale et ni-ni.

Aujourd’hui, François Bayrou est prix en sandwich entre François Fillon et Emmanuel Macron, en attendant une candidature de Manuel Valls qui réduirait encore son espace électoral.

D’autant que pour contrer le libéral Macron, il est maintenant positionné quasiment sur la ligne politique du premier ministre….

Et il a beau dire que le programme de Fillon est «violent et destructeur» et que Macron c’est «le renouveau sans aucune idée», la dynamique est chez eux pas chez lui.

Il essaie même de faire croire que les programmes des deux hommes sont identiques et ont une même «vision thatchérienne» mélangeant de manière malhonnête ultralibéralisme et libéralisme en matière économique, sans oublier que Fillon se revendique du conservatisme en matière de mœurs, là où Macron clame son progressisme.

Mais tout est bon pour les disqualifier et dégager ainsi son pré-carré politique pour la présidentielle.

Reste que, quelle soit la décision de François Bayrou, elle comporte pour lui un maximum de risques.

S’il décide de ne pas y aller, il devra rejoindre soit François Fillon, soit Emmanuel Macron pour se préserver un futur.

Si l’on peut penser qu’il n’ira pas dans le camp d’En marche, il fera donc un pas dans la direction du candidat LR.

Pour autant, il n’y aura guère de place pour lui et de capacités de négociation car Fillon a décollé et a gagné les primaires de son parti parce qu’il n’était pas Nicolas Sarkozy mais aussi parce qu’il n’était pas cet Alain Juppé, otage de François Bayrou et qu’une partie de sa victoire a été bâtie sur le rejet que ce dernier inspirait aux sympathisants LR.

Comment dès lors expliquer à ces deniers que l’on va s’allier avec l’homme détesté?!

Si c’est le cas, il sera amusant de voir comment les contorsions politiciennes se feront d’un côte comme de l’autre…

Sans oublier que François Bayrou ne représenter que lui, n’ayant aucun député et une poignée de sénateurs à mettre dans la balance.

Mais, en plus, ce ralliement aura comme conséquence d’offrir sur un plateau son électorat à Emmanuel Macron.

C’est-à-dire que Bayrou ira négocier une base électorale qui ne sera plus la sienne…

Tout cela pourrait le pousser vers la sortie de la scène politique.

En choisissant cette première option, Bayrou oblitère son avenir politique qui devient tout sauf radieux.

S’il décide d’y aller, il risque de réaliser un score ridicule, coincé entre Fillon et Macron qui obtienne déjà de très bons scores dans les sondages.

Cet échec l’empêchera, après l’élection, d’être le premier opposant à un président Fillon, si ce dernier gagne comme cela est aujourd’hui le plus probable, laissant ce rôle à Emmanuel Macron.

En choisissant cette deuxième option, Bayrou risque la même chose qu’avec la première.

En conclusion, le président du Mouvement démocrate n’a pas, ici et maintenant, de bonne solution.

Peut-être la trouvera-t-il dans les deux mois qu’il s’est laissé pour prendre sa décision finale.

Avec cette angoisse de rejoindre dans la charrette Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

 

Alexandre Vatimbella

5 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire