Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le problème Wauquiez (2/3) : Macron L’addition, entre mauvaise foi et fake news

Face à Emmanuel Macron, LR a lancé l’opération « Macron l’addition » afin de prouver qu’il y a une baisse du pouvoir d’achat.

 

Seulement, les arguments sont au mieux de la mauvaise foi, au pire des « fake news ».

 

Bon, d’un autre côté, ça a été éclipsé par la brillante intervention de Laurent Wauquiez en tant que prof…

 

Mais je me permets de répondre, car je pense que sur ce point, Macron fait beaucoup.

Mieux, il n’est pas, comme Nicolas Sarkozy, dans l’optique de baisser le pouvoir d’achat, seulement en favorisant les riches. Donc de favoriser le pouvoir d’achat exclusivement des hauts revenus.

 

Pour commencer, je tiens à préciser, car j’ai depuis regardé ma feuille de paye, que j’ai bien gagné environ 50€, ce qui était d’ailleurs annoncé par divers simulateurs.

 

Et ça, grâce à Macron.

Je vais y revenir.

 

Plus sérieusement, Macron part de très loin (je rappelle que depuis 2002, on a eu successivement Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), mais je sais qu’il fait de son mieux.

 

Selon une étude plus sérieuse sur le site des décodeurs, sur 24 mesures, 12 sont bénéfiques pour le pouvoir d’achat, 9 sont négatives pour le pouvoir d’achat et 3 sont neutres.

 

On arrive donc à :

  • 50% de mesures positives pour le pouvoir d’achat.
  • 37,5% sont négatives pour le pouvoir d’achat.
  • 12,5% sont neutres.

Le bilan est loin d’être la catastrophe annoncée par LR. Au contraire, on a un bilan plus nuancé, voir plutôt bon.

 

Par ailleurs, je me permets de revenir sur la hausse de la CSG, car là, il y a vraiment mauvaise foi.

Comme je l’avais écrit récemment ici et ici, il faut diminuer les charges.

Je ne vais pas réexpliquer pourquoi en détail, mais la baisse des charges, élevées, est une nécessité.

 

Il est nécessaire de réduire les charges patronales car elles empêchent le développement des entreprises, surtout les TPE/PME, sont un frein à notre économie, et fabriquent du chômage, aussi bien à court terme que à long terme.

 

Quant aux charges salariales, elles sont trop élevées et plombent le pouvoir d’achat des gens qui travaillent. En fait, faire supporter la solidarité que sur les gens qui travaillent est un peu injuste.

Ce n’est pas très malin et ça ne récompense pas les gens qui jouent le jeu et apportent à la société par leur travail.

 

L’idée est donc de financer la baisse des charges (patronales et salariales) en augmentant un impôt qui a une assiette plus large. L’idée est de financer la baisse des charges en augmentant un impôt payé par plus de monde.

 

Dans le cadre du programme Macron, c’est la CSG.

 

Mais je tiens à rappeler que François Fillon, candidat de la Droite, donc de LR, faisait le même constat. Par contre, il proposait d’augmenter la TVA.

 

Donc, si François Fillon avait été élu président, il aurait également diminué les charges, en augmentant la TVA.

 

Pour ma part, l’importance, pour moi, n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais d’enfin diminuer les charges, aussi bien patronales que salariales.

 

Et Emmanuel Macron le fait enfin.

 

Il est d’ailleurs à noter que lors de la primaire 2012, Manuel Valls s’était prononcé pour une augmentation de la TVA et une diminution des charges.

 

Par contre, la Droite, principalement la Droite dure, incarnée respectivement par Nicolas Sarkozy et aujourd’hui par Laurent Wauquiez, n’a rien à dire. Qu’ils longent les murs et qu’ils se fassent discrets. Sur le sujet, ils n’ont rien fait, contrairement à Macron.

 

L’un des premiers à avoir parlé de TVA sociale (hausse de la TVA pour diminuer les charges, en général patronales), c’est Jean Louis Borloo. C’était en 2007.

Seulement, cette intervention pertinente de Jean Louis Borloo a fait perdre des sièges à la Droite.

Conclusion, Nicolas Sarkozy a transféré Jean Louis Borloo au ministère de l’écologie, et il s’est empressé d’enterrer la TVA sociale.

 

Idée qu’il a néanmoins reprise en 2012 histoire de faire un piège à cons de centristes.

 

Enfin, je me permets de signaler que les chiffres annoncés sont délirants.

Selon un autre article du site des décodeurs, les différentes hausses ne sont pas aussi élevées qu’essaye de faire croire la Droite.

 

Pire, beaucoup de ces hausses ne sont pas imputable au gouvernement.

En fait, on est dans de vrais chiffres fantaisistes, de vrais fakes news.

 

Mais quand on n’a pas de projet et de vision, comme Laurent Wauquiez, il ne reste… que les Fakes News…

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22 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronales ou le pire impôt physiocrate (suite)

Suite aux commentaires ici, j’ai décidé de remettre une couche sur un impôt que je déteste tant : les charges patronales.

 

D’autant qu’on ne me la fait pas. J’ai passé la première partie de ma vie au chômage (ce qui a été très désagréable), j’ai commencé dans les TPE avant d’être dans un grand groupe.

 

Mieux, mon métier consiste à gérer les travers induits par la rigidité du code du travail et les charges patronales.

 

Donc je connais un peu le sujet.

 

Donc répétons-le, les charges patronales, c’est le pire impôt physiocrate.

C’est un impôt qui coule notre économie, et qui fabrique du chômage.

 

C’est un impôt débile, qui crée de la misère sociale et humaine.

 

C’est par son travail que l’on progresse dans la société.

Cet impôt imbécile va contre ça, et empêche les gens de progresser dans la société, et juste de s’intégrer.

 

Mais pourquoi cet impôt, physiocrate, est le pire ?

Après-tout, n’importe quel impôt physiocrate est débile, idiot, stupide et injuste.

 

Tout simplement à cause de ce que l’on paye en charge patronale en valeur.

 

En prenant ce qui est ici, on peut dérouler les formules.

Le site ici est aussi une autre source.

 

2 phrases sont importantes :

  • Les charges salariales sont calculées sur la base du salaire brut, le taux moyen étant de 22 %.
  • Quant aux charges sociales patronales, celles-ci correspondent en moyenne à 42 % du salaire brut

Soit CS les charges salariales et CP les charges patronales.

Soit SN le salaire net et SB le salaire brut.

 

Selon le point 1, on a :

SN = (1 – 22%).SB = (1 – 0,22).SB = 0,78.SB.

 

Soit C le coût d’un employé pour un employeur.

 

C = SB + CP = (1 + 0,43).SN = 1,43.SN = (1,43/0,78).SB = 1,83.SN

 

Mea-culpa.

Je n’avais pas actualisé mes chiffres.

J’avais déclaré C ~ 2 SN, en fait, ce n’est que 83%.

 

Effectivement, François Hollande les a diminués un peu entre temps.

Ce qui est délirant, d’ailleurs, c’est que même François Hollande a été meilleur sur le sujet que Nicolas Sarkozy…

 

Néanmoins, ça reste élevé, surtout pour les TPE et PME, endroit où se trouve l’emploi pour les salariés qui y sont éloignés (comme les jeunes et les seniors).

 

Par ailleurs, pour payer moins de charges, il existe des dispositifs, comme les tickets restaurant.

D’ailleurs, depuis que je suis passé du panier repas au ticket restaurant, je pense que je suis perdant.

 

D’autant que là où je travaille, ma cantine n’accepte pas les tickets restaurants (ou pour être exact ma carte Ticket Restaurant).

Il m’arrive de les utiliser le soir, mais certains restaurants ne prennent pas ma carte Ticket Restaurant.

De plus, elle est plafonnée, et non utilisable le Dimanche.

 

Mais bon, je m’égares.

Dans l’absolu, les charges patronales sont toujours trop élevées.

Le mieux serait de les supprimer, mais là, comme la Taxe d’Habitation (un autre impôt physiocrate), ça doit se faire sur une refonte totale du système fiscal français.

Et la fiscalité, c’est le point faible de Macron.

 

Donc, dans l’absolu, il faut continuer de diminuer les charges patronales, jusqu’à ce que ce soit supportable.

 

Quand Emmanuel Macron dit que les retraités peuvent payer 10€ pour le plus grand nombre, je suis d’accord avec lui.

 

Encore une fois, ce qui est vraiment dégueulasse, c’est que les gens restent au chômage.

C’est que les gens qui jouent le jeu ne puissent pas avoir la possibilité de progresser.

 

En plus : Pourquoi Macron a raison d’augmenter la CSG :

10 novembre 2017 Posted by | Uncategorized | , , , | Laisser un commentaire

Il est fondamental de réduire les charges (Patronales et Salariales)

Comme j’en ai assez (depuis un moment) des critiques de mauvaise foi, venant aussi bien de la Droite comme de la Gauche, sur la hausse de la CSG, je vais me permettre de défendre notre président de la république.

 

D’autant que je trouve que les députés de LREM, ils dorment un peu trop.

Sur ce sujet, majeur, il faut rentrer dans le lard.

 

La droite est hypocrite, elle n’a rien fait au pouvoir.

Seule la gauche semble plus cohérente, mais c’est en réalité de l’idéologie malsaine.

 

Pire, il est critiqué comme président des riches.

Rappelons que grâce à la baisse des charges salariales (je suis dans la classe moyenne, je rappelle), mon salaire net, donc mon pouvoir d’achat, va augmenter.

Chose que j’attends depuis un bon moment (genre 10 ans, voir plus).

 

Donc en résumé, Emmanuel Macron, qui fait une mesure profitant au plus grand nombre (que ce soit la baisse des charges patronales ou salariales) est le président des riches.

De plus, la baisse des charges patronales profite plus aux TPE/PME qu’aux grands groupes, qui eux ont les moyens de faire de l’optimisation fiscale.

 

Macron président des riches… Mais franchement, de qui se moque-t-on ?

 

Le moment de reprendre le sujet à la base.

 

Le principe est de diminuer les charges, aussi bien salariales que patronales.

Le problème est de maintenir les dépenses de solidarité (notamment de santé).

 

Pour le faire, on augmente un impôt, TVA dans le programme de Fillon, CSG dans celui de Macron.

Avec l’augmentation d’un impôt, on finance la baisse des charges patronales et salariales.

 

En ce qui me concerne, l’importance n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais une bonne fois pour toute de réduire les charges qui sont une plaie sur notre économie, surtout les charges patronales.

 

D’ailleurs, les charges patronales sont surtout une plaie sur les TPE et les PME.

 

Le débat ne date pas d’hier.

 

En 2007, François Bayrou avait une excellente mesure dans son programme, la création de 2 emplois sans charges.

L’intéressé expliquait, à juste titre que ça allait débloquer la situation. Et je pense qu’il avait (voir a encore) raison.

Dans un grand groupe, 2 emplois, ce n’est rien.

Mais dans une PME, et surtout dans une TPE, c’est énorme.

De plus, dans la logique de François Bayrou, on aurait montré que les charges sont un frein à la création d’emploi dans une TPE/PME.

Ayant commencé dans une TPE, je confirme que les charges sont un frein à l’embauche.

 

Même si lors de la primaire socialiste en 2012, Manuels Valls s’est prononcé pour une hausse de la TVA, en général, pour le PS, pour raison idéologique, le PS ne veut pas entendre parler de la baisse des charges.

 

Quant à la droite, c’est Tartuffe.

Jean Louis Borloo avait évoqué la hausse de la TVA (la TVA sociale) en 2007, ce qui avait fait perdre des sièges à la Droite.

 

Sarkozy s’était empressé de ne pas appliquer la mesure, jusqu’en 2012, histoire de faire un piège à con de centrisme.

 

 

Mais rentrons dans le vif du sujet.

 

Pourquoi faut-il diminuer les charges ?

 

Les charges patronales d’abord.

Comme pour la Taxe d’Habitation, ou l’ISF, je pourrais expliquer que les charges patronales est un impôt physiocrate, dont par définition, il est injuste et débile, et doit être supprimé à long terme.

 

Mais je vais me placer sur le court terme.

A savoir qu’il fait un vrai dégât sur l’économie française, et qu’il fait en plus un dégât social.

 

En fait, les charges patronales, c’est juste le pire impôt physiocrate.

Pour rappel, on paye cet impôt parce que l’on embauche un salarié.

C’est un peu punitif.

En fait, on punit un patron parce qu’il embauche.

Ça devrait être juste… l’inverse.

 

Mais le pire, c’est que c’est un impôt qui a une valeur élevée.

Pour mémoire, si on embauche un salarié avec un salaire de x, on paye en charge patronale x.

Ce qui fait qu’un salarié coûte 2 x à un employeur.

 

Par exemple, si vous embauchez un salarié à 2000€ net, vous payez 2000€ de charges patronales, il vous coûte au total 4000€.

 

Ça fait donc un coût élevé pour le travail. Et pas que dans le privé. C’est aussi vrai pour le public (cas de Malakoff).

C’est surtout les TPE et PME qui morflent, car les revenus générés sont moindres.

Ça dissuade d’embaucher.

Ce qui est criminel car les emplois pour les gens qui y sont éloignés (principalement les jeunes et les séniors), c’est dans la TPE/PME.

 

De fait, en maintenant les charges patronales à niveau élevé, on éloigne les catégories les plus fragiles de l’emploi.

C’est là qu’il y a quelque chose de vraiment criminel et dégueulasse.

 

En résumé, si un patron paye 2000€ un salarié, il paye également 2000€ pour qu’un autre salarié soit « Une merde au chômage ».

On est en plein dans un roman de Kafka.

 

Vu le coût économique, humain et social que représente le chômage, au lieu de payer 2000€ un salarié et 2000€ (via les charges) à être « Une merde au chômage », autant embaucher 2 salariés.

 

Ce n’est vraiment pas pour rien que je qualifie les charges patronales de « Pire impôt physiocrate ».

En plus d’être un impôt physiocrate (ce qui est déjà un crime en soi), c’est un impôt avec une haute valeur.

 

De plus, cet impôt est contre la logique Schumpeter.

 

Effectivement, selon Schumpeter, le capitalisme, c’est la destruction créatrice.

A un instant t, on fabrique un bien (ou un service). Mais celui-ci va disparaître car il va être remplacé par autre chose.

La disparition du produit est destruction d’emploi, mais la création d’un nouveau produit est créatrice d’emploi.

C’est pour ça que Schumpeter parle de destruction-créatrice.

 

Pour créer de nouveaux produits, qui dans la logique de Schumpeter représentent les emplois de demain, il faut investir, notamment dans la recherche.

 

Or, pour investir, il faut faire de la marge, du profit. Le profit est par la suite réinvesti.

Or, les charges patronales jouent contre le profit, contre la marge, et empêche donc de réinvestir pour innover, et créer des emplois à long terme.

 

Ce n’est pas pour rien qu’en France, on est dans la « Destruction Pas création ».

 

Passons aux charges salariales.

Là, l’impôt est juste, car c’est un pourcentage sur le salaire brut.

Sauf que le problème, c’est que les charges salariales sont élevées, presque 25% du salaire brut.

 

Or, aujourd’hui, on est dans une stagnation des salaires.

Pour diverses raisons, malheureusement compréhensibles, les entreprises rechignent à augmenter les salaires. Les charges patronales et le contexte économique n’aidant pas.

 

Or, le pouvoir d’achat des gens qui travaillent diminue, notamment à cause de l’inflation.

Ce qui laisse le sentiment, malsain, que si on joue le jeu (par son travail), et bien, on se fait vachement couillonner.

 

Il faut combattre ce sentiment. Il est dangereux que ceux qui jouent le jeu soient les couillons.

Il faut encourager les gens qui jouent le jeu, et de fait, aider les gens qui travaille.

Le travail doit être la norme.

Le travail doit être récompensé.

 

C’est pour ça qu’il faut revaloriser le pouvoir d’achat des gens qui travaillent.

 

Comme le contexte économique des entreprises est difficile, le seul moyen est de diminuer les charges salariales.

La diminution des charges salariales augmentera le pouvoir des salariés (les gens qui travaillent) sans que l’entreprise augmente les salaires.

 

Pour conclure, diminuer les charges patronales, c’est diminuer le coût du travail, et c’est permettre aux entreprises de faire plus de marges pour réinvestir derrière.

C’est une mesure en faveur des entreprises.

 

Diminuer les charges salariales, c’est augmenter le salaire net des salariés et donc leurs pouvoirs d’achat. C’est une mesure en faveur des salariés.

 

Je pense que les deux diminutions sont à faire.

 

C’est pour ça que sur ce point, je suis sur la même longueur d’onde qu’Emmanuel Macron.

7 novembre 2017 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | 5 commentaires

Les charges patronales, ça joue aussi contre les emplois dans la fonction publique territoriale (cas de Malakoff)

En essayant de chiffrer des économies sur le dos du personnel de Malakoff (voir ici et ici), j’ai eu une révélation : les charges patronales jouent aussi contre l’emploi dans la fonction publique territoriale.

 

Et après vérification, c’est bien le cas…

 

J’aime bien taper sur les charges patronales.

Je pense que c’est un impôt stupide, injuste qui joue contre notre économie, et qui joue contre l’emploi, surtout des personnes qui en sont éloignés.

 

Il faut petit à petit lever les barrières à l’emploi, et les charges patronales en font parties.

Pire, ce frein est même plus important que les problèmes de flexibilité, débattu de manière détourné par la loi travail.

C’est pour ça que la proposition de François Bayrou en 2007 de créer deux emplois sans charges me tenait particulièrement à cœur.

 

Je hais les charges patronales, et taper dessus cette aberration est toujours un plaisir.

Et vu que j’ai un nouvel angle d’attaque…

 

Car je ciblais les charges patronales sur les TPE/PME, mais en fait, je vais aussi montrer que ça impact les collectivités territoriales.

 

Mais d’abord, pourquoi je déteste autant les charges patronales ?

Parce que c’est un impôt physiocrate !

Donc, par définition, il est injuste et non corrélé à l’économie moderne.

 

Pour mémoire, en 1789 (soit plus de deux siècles), on estimait que l’on ne devait pas payer d’impôts sur nos revenus.

On payait donc des impôts sur nos outils de travail.

Si on avait un champ, on paye des impôts pour la possession d’un champ, car on allait s’enrichir avec.

Or, si on est dans une année de grêle, sauterelle ou inondation, on produit moins, donc de facto, on gagne moins d’argent.

Par contre, on paye toujours autant d’impôts.

 

L’impôt physiocrate est criminel car il est indépendant du revenu. On peut être smicard et payer l’ISF (un autre impôt physiocrate) car on habite l’ile de Ré.

 

Pire, les impôts physiocrates sont économiquement suicidaires.

La collectivité peut se retrouver à payer des fortunes, et avoir un faible retour en investissement, car le bénéficiaire paye peu d’impôt physiocrate, il a peu de bien…

 

Dans le cas des charges patronales, l’impôt physiocrate le plus méprisable, une entreprise paye car elle embauche.

Le problème, c’est le montant.

Pour un salaire de x, on paye x charges patronales.

Pour un salaire de 2000€/mois, l’entreprise paye 4000€/mois.

Evidemment, c’est indépendant du fait que l’entreprise concernée soit une TPE/PME ou la World Compagnie.

 

C’est même punitif.

Ça fait « Salaud de patron qui ose embaucher, je te punis à coup de charge patronales ».

Ça devrait être l’inverse. Une entreprise qui embauche, elle joue un rôle sociétal !

 

Pire, ça joue contre l’emploi…

Et surtout pour les catégories éloignées de l’emploi, car pour ces catégories, l’emploi est avant tout dans la TPE/PME, les entreprises les plus touchées par les charges patronales.

 

Aujourd’hui, une baisse massive des charges patronales est une obligation.

Ça réduirait les coûts d’embauches pour l’emploi,  et ça permettrait aux entreprises de faire de la marge pour réinvestir et consolider, préparant l’avenir.

 

De plus, une baisse des charges patronales est juste.

Contrairement à la baisse de la TVA sur la restauration qui est clientéliste, la baisse des charges profite à toutes les entreprises.

 

Mais comme je l’ai annoncé, c’est aussi bon pour la collectivité territoriale.

Arès une recherche, j’ai trouvé des charges patronales de 53,05% du salaire brut (pire cas).

Les charges salariales sont (toujours pire cas) de 22,43%.

 

Pour mémoire, salaire net = salaire brut * (1 – charge salariale)

= salaire brut * 0,7757.

 

Coût = salaire brut * (1 + charges patronales) = salaire brut * 1,5305

 

Coût = (1,5305/0,7757) * salaire net  = 1.97 * salaire net ~  2 * salaire net.

 

On retrouve donc un résultat connu : le coût d’un salarié pour la collectivité est le double du salaire net.

 

Prenons le cas de Malakoff et chiffrons les économies de deux façons dans le cas où les charges patronales sont réduites de 50%.

 

La première façon est de se rappeler que les charges de personnels sont de 30M d’€ (29,5 pour être exact).

En supposant que tout passe dans le salaire, on a donc 15M d’€  qui passent dans les poches des employés, et 15M d’€ qui passe en charges patronales.

Si on réduisait de 50% les charges patronales, on ferait 7,5 M d’€ d’économies.

 

Faisons un calcul plus fin.

 

On part des postes budgétisé (je rappelle que certains postes ne sont pas pourvus).

 

Pour Malakoff, on a :

EMPLOIS BUDGETAIRES
Libelle Catégorie A Catégorie B Catégorie C Total
Emplois fonctionnels 5 0 0 5
Filière administrative 23 23 89 135
Filière technique 7 14 271 292
Filière sociale 2 1 45 48
Filière Médico-sociale 17 2 20 39
Filière Médico-technique 4 2 0 6
Filière sportive 1 2 0 3
Filière culturelle 0 0 1 1
Filière animation 0 22 67 89
Filière police 0 0 1 1
total 59 66 494 619

 

Je ne prends pas en compte le fonctionnaire hors catégorie.

 

Je rappelle les chiffres INSEE (qui datent d’ailleurs) sur les salaires nets moyens par catégorie, soit :

 

Catégorie Salaire  net
mensuel
Salaire net
annuel
Coût collectivité
(Charges *2)
Coût collectivité
(Charges *1,5)
A 3 260 39 120 78 240 58 680
B 2 284 27 408 54 816 41 112
C 1 689 20 268 40 536 30 402

 

Soit des économies de :

Coût
(Avec charges actuelles)
Coût
(Charges réduites de 50%)
Economies (€)
Libelle
Emplois fonctionnels 391 200 293 400 97 800
Filière administrative 6 667 992 5 000 994 1 666 998
Filière technique 12 300 360 9 225 270 3 075 090
Filière sociale 2 035 416 1 526 562 508 854
Filière Médico-sociale 2 250 432 1 687 824 562 608
Filière Médicotechnique 422 592 316 944 105 648
Filière sportive 187 872 140 904 46 968
Filière culturelle 40 536 30 402 10 134
Filière animation 3 921 864 2 941 398 980 466
Filière police 40 536 30 402 10 134
total 28 258 800 21 194 100 7 064 700

 

Si on diminuait les charges patronales, la ville de Malakoff ferait 7M d’€ d’économies.

7 M d’€ sans toucher un seul poste, je tiens à le préciser.

Je rappelle (car je ne vais pas refaire le calcul) qu’avec 8 Md’€, on pourrait compenser largement la baisse des dotations, ou rembourser au plus vite la dette de la ville ce qui permettrait de partir sur des base saines.

 

7 Md’€ d’économies sans toucher le moindre poste, mais qui malheureusement ne dépendent pas du maire de Malakoff.

 

Au lieu de faire des pétitions contre la baisse des dotations, la municipalité ferait mieux de faire des pétitions pour la baisse des charges.

 

La baisse des charges, à court terme et à long terme, tout le monde en profiterait.

La ville de Malakoff, mais aussi le contribuable, les PME, les TPE, les salariés, les chômeurs…

11 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les catégories de patrons

80 Grand Patron demandent une baisse des charges.

En ce qui me concerne, je me suis souvent exprimé sur le sujet (ici et dernièrement ici).

La réponse de Mélenchon est sur ce point ahurissante.

Il traite ces patrons de bon à rien.

J’aurais pu insister sur le fait qu’il divise, comme Sarkozy, les français en les montants les uns contre les autres.

J’aurais pu écrire que l’on a une marque de sectarisme (comme ici).

Je préfère insister sur la non-connaissance du métier de patron par Jean Luc Mélenchon.

 

Les patrons sont en réalité divisés en deux catégories selon que l’on soit en TPE/PME ou en grand groupe.

 

En TPE/PME, c’est le patron qui crée son entreprise. Point important: il apporte lui-même le financement nécessaire à l’opération.

Il met en jeu sa propre fortune personnelle.

Si l’entreprise (on parle ici d’une TPE/PME) fait faillite, c’est pour la pomme du patron. Et c’est lui qui se retrouve à la rue.

 

Par contre, pour le grand patron, c’est plus un gestionnaire (même si il doit avoir une vision pour faire croître l’entreprise).

Il est choisi par le conseil d’administration et il est salarié de l’entreprise. Il a à charge de gérer l’entreprise et de la faire croitre.

A noter que si l’entreprise fait faillite, sa fortune personnelle est rarement en jeu.

 

Il y a aussi des points communs. Le petit et le grand patron font face à la concurrence, plutôt nationale pour la TPE/PME (même si ce n’est pas toujours vrai) et internationale pour le grand groupe.

 

Les charges patronales, contrairement à ce que raconte Jean Luc Mélenchon sont d’abord nocives pour la TPE/PME et le petit patron, qui je le rappelle met en jeu sa propre fortune.

Mais elles sont aussi un poids pour les grands groupes dans la compétition internationale face aux concurrents des autres pays.

 

Après, pour Mélenchon, on a patron = voyou.

 

Là encore, on a une simplification honteuse.

Chez l’ensemble des patrons, de TPE, PME et grands groupes, on a de tout. Des gens honnêtes comme des malhonnêtes.

Ça vaut aussi pour la droite. Tous les chômeurs ne sont pas forcément des branleurs…

 

 

 

 

31 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Louis Gallois proposerait une baisse des charges

Je l’ai souvent écrit sur ce blog mais je vais encore le répéter.

 

Aujourd’hui, nous sommes dans la mondialisation.

Ça a des avantages.

Liberté de choix, de moins en moins de frontières, accès plus facile à la culture et à l’information contradictoire.
Par exemple, alors que Nicolas Sarkozy passait sur cinq chaines de télévision, on pouvait avoir accès à une information contradictoire grâce à internet.

Il va de soi qu’internet a accéléré le mouvement.

 

Seulement voilà, cette mondialisation a fait naître une concurrence plus sévère entre l’ensemble des pays de la planète.

 

Le problème de la France c’est qu’elle n’est pas capable de tirer son épingle du jeu dans cette concurrence mondiale imposée par la mondialisation.

Je tiens à rappeler que la France ne pourra tirer son épingle du jeu qu’à travers l’Europe.

 

Pour lutter contre la-non compétitivité de notre économie, trois choix sont envisageables.

Le premier est de fermer les frontières et de faire de la France une nouvelle Corée du Nord.

C’est l’approche de Marine Le Pen et de Mélenchon.

Après tout, ça peut marcher, mais je ne crois pas que les coréens de la Corée du Nord soient vraiment heureux.

 

La seconde approche, surtout faite par démagogie, est une relance par la consommation.

On donne des sous aux ménages, par déduction d’impôts (sauce UMP) ou par augmentation de la dépense publique (sauce PS).

Cette politique, injuste, est inefficace car comme l’industrie française n’est pas compétitive, les ménages achètent à l’étranger.

Pire, cette politique fabrique du déficit public de fonctionnement nous faisant prendre le chemin de la Grèce.

Au fond, cette politique est criminelle car par du déficit public, on casse notre pacte social et notre démocratie pour développer nos concurrents.

 

Enfin, la dernière solution, c’est de muscler l’appareil productif.

C’est à dire d’avoir comme objectif d’avoir des entreprises qui ne soient pas ridicules dans la compétition mondiale.

Il faut rappeler que la compétitivité est une fonction à deux variables: Qualité et coût.

Retrouver de la compétitivité qualité est un véritable travail sur le long terme. Entre autre, on ne fera pas l’économie d’une réforme sérieuse de l’éducation nationale.

Mais pour retrouver une compétitivité qualité, il n’y a qu’une seule solution: la baisse des charges patronales.

Il est à rappeler que pour un salaire de x euros net, un patron paye x euros de charges patronales.

Pour un salaire de 2k€, on coûte au total 4k€ pour l’entreprise.

Pour un grand groupe, on tient le coup (ou l’on délocalise honteusement et facilement).

Mais pour une TPE/PME, les charges patronales sont un boulet.

 

Or, les charges patronales permettent de financer du service public.

Donc soit on diminue le service public, soit on transfert une partie des charges patronales sur les ménages.

C’est le principe de la TVA sociale (augmentation de la TVA pour baisser les charges) soit CSG sociale (augmentation de la CSG pour baisser les charges).

Problème, pour des raisons politiciennes, le gouvernement a supprimé la TVA sociale sauce Sarkozy, et tarde à mettre en place la CSG sociale.

Le gouvernement a confié à Louis Gallois un rapport sur la compétitivité.

Bonne nouvelle, Louis Gallois préconise une baisse des charges, patronales et salariales.

Il insiste sur la nécessité de réduire les dépenses de l’état (une organisation intelligente du service public devient urgente, en prenant le contre-exemple du pôle-emploi).

Enfin, il préconise une hausse (certes limité) de la CSG et de la TVA, allant également dans le même sens que la cour des comptes.

 

La conclusion est donc la suivante:

Soit on applique les préconisations de la cour des comptes et Louis Gallois, en réduisant les dépenses de fonctionnement (et en organisant enfin sérieusement le service public) et en diminuant enfin les charges patronales par TVA et/ou CSG sociale, ou bien on reste politicien, et non content des deux rapports, on en commande un troisième pour se cacher la vérité. Dans ce cas-là, autant le demander à Mélenchon…

22 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronales ont de beaux jours

Les charges patronales, impôt physiocrate, sont trop élevées en France.

Effectivement, pour un salaire de x, une entreprise paye x charges patronales.

Si un employé est payé 2000€ net, il coûte au total 4000€ à son employeur.

Pour une grande entreprise, on s’en sort. Mais pour une PME/TPE, les charges patronales sont un boulet.

Dans un contexte où la mondialisation est de plus en plus sévère et où la France est de moins en moins compétitive, il faut retrouver de la compétitivité.

 

Retrouver de la compétitivité qualité est assez long et difficile. Sur le long terme, on ne fera pas l’impasse sur une vraie réforme de l’éducation nationale.

Il nous faut donc, dans l’immédiat, retrouver de la compétitivité coût.

Et à terme, retrouver de la compétitivité coût passe par une diminution des charges patronales.

 

Comme les charges patronales servent à payer du service public auquel les français sont attaché, et ce n’est pas un mal, il faut transférer une partie des charges patronales sur les ménages.

Par ailleurs, Jean Peyrelevade rappelle que nos entreprises sont parmi les plus taxées d’Europe.

L’importance n’est pas de savoir comment le faire mais de le faire.

Sur-ce, deux possibilités sont envisageables: hausse de la CSG ou hausse de la TVA.

Comme on a abolit la TVA sociale (que Sarkozy a mis en place comme piège à centriste), reste la CSG.
Mais là aussi, c’est mal parti.

D’après un sondage, 70% des français sont contre la hausse de la CSG.

Il y a, je trouve, une forme d’égoïsme. Je pense que les charges patronales jouent contre l’emploi, surtout des catégories qui en sont le plus éloignés.

Pire, Arnaud Montebourg, ministre inutile du redressement productif, est également contre cette idée.

 

On n’est pas sorti de l’auberge.

 

11 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

La SSII, un travers pour répondre à un autre travers

Hier, en lisant les actualités sur Developpez.com, j’ai lu un article sur ce que devrait être les droits des développeurs.

 

Je ne sais pas si cet article est à prendre au sérieux ou pas, mais si c’est le cas, je crois qu’il fait fausse route.

 

Certes, avoir un PC performant, surtout lorsque je télécharge des plugins eclipse ou que je lance mon eclipse est indispensable, mais en tant que développeur, ce n’est pas ce que j’attends en premier.

 

Ce que j’attends en premier, c’est d’être traité avec transparence par mon employeur.

Je peux comprendre que je ne fasse pas l’affaire, que l’employeur se soit trompé en m’embauchant, mais je ne supporte pas d’être traité comme Joseph K dans le procès.

 

Et c’est là que j’ai pensé à la SSII.

Dans le monde de l’informatique, la grande majorité des emplois sont dans la SSII (société de service en ingénierie informatique).

Que fait une SSII: on peut résumer une SSII à une super boite d’Intérim.

Une SSII permet à une entreprise d’employer une personne en informatique pour une mission à durée déterminée.
La  SSII facture à l’entreprise 4 fois le salaire de l’informaticien employé (je reviendrais sur le pourquoi plus tard).

Si l’informaticien n’est pas chez un client, celui-ci est dit en « inter-contrat ».

Il faut savoir que pendant l’inter-contrat, l’informaticien, qui est en CDI chez la SSII, est payé par la SSII à ne rien faire.

Une SSII va donc tout faire pour réduire le nombre d’inter-contrats.
Or, la SSII est connu pour ses travers (certains disent pour ses dérives).

A la limite, je me moque des travers de la SSII du moment que je suis bien traité.

J’ai travaillé en tout dans trois SSII. Aujourd’hui, je suis dans le service informatique d’un grand groupe et j’y suis bien.

Sur les trois SSII, une seule m’a laissé un mauvais souvenir (la dernière).

Mais il est vrai qu’au début de ma carrière, j’ai connu un travers de SSII: une expérience fictive dans le CV fournie par la SSII.

Je sais que moralement, c’est condamnable (malhonnête diront certains), mais d’un autre côté, il fallait bien me vendre et j’étais inexpérimenté (je n’avais en tout qu’un stage).
C’est aussi arrivé à l’un de mes collègues actuel (qui travail en COBOL, le langage vieux, usé et fatigué).

Il m’a raconté que le commercial lui avait mis tellement d’expériences fictives qu’il avait fini par dire en plein entretien: »Stop, on va dans le mur ».

 

On peut condamner la SSII, mais je pense qu’il faut plutôt réfléchir au pourquoi de la SSII.
Aujourd’hui, embaucher quelqu’un coûte cher.

Je le rappelle, car les gens ne le savent pas, un employeur paye sur le salaire de son employé les charges patronales.

Or, si vous avez un salaire de x euros, les charges patronales sont de x euros.

Sur un salaire de 2000€, vous coutez 4000€ à votre employeur.

Pour un grand groupe, ce n’est pas un problème, mais pour une TPE/PME (vous savez, là où se trouve majoritairement l’emploi), c’est une catastrophe.

Comme en France nous ne sommes pas compétitifs, l’emploi est rare.

C’est d’ailleurs pour ça que je remercie François Bayrou de faire une compagne sur le produire.

Du coup, pour protéger le salarié, on a fait des lois qui font qu’il est difficile de licencier.

 

Par exemple, pour licencier une personne économiquement, une entreprise doit payer (ce qui est en soit stupide car si l’entreprise fait faillite, tout le monde est licencié).

Le problème, c’est qu’on arrive à un point où les employés incompétents sont gardés, car les licencier reviendrait trop cher.

Dans la première société où j’ai effectué mon stage (un éditeur de logiciel), il avait une personne qui ne faisait rien.

Mais il la gardait car licencier coûte cher. Quand elle est partie en congé maternité, ils étaient heureux.

Quand elle n’est pas venue, ils ont fait la fête car ils l’ont licencié pour faute grave (ou plutôt absence injustifiée).

Bon, ça c’est fini au prudhomme mais l’entreprise avait une chance de gagner.

 

Du coup, on a inventé un nouveau travers, la période d’essai a augmenté.

Elle est passée de 6 mois (une période d’essai est toujours renouvelée, c’est bien connu) à 8mois, de 3 mois renouvelables à 4 mois renouvelables.

Le pire dans tout ça, c’est qu’un employé préfèrera garder son travail tout à y être malheureux et maltraité, car sinon, il n’est pas sure d’en trouver un nouveau.

Et si une entreprise a un besoin, elle préfèrera ne pas embaucher plutôt que de se tromper.

 

Voilà, j’ai présenté le tableau, maintenant, en quoi la SSII offre une opportunité intéressante pour une entreprise?

Car une entreprise ne paye pas 2 fois le salaire du salarié mais 4 fois le salaire du salarié si elle passe par la SSII.

Une SSII donne un avantage sur la flexibilité.

Si la mission s’arrête vite, à la SSII de se débrouiller.
Une entreprise peut préférer payer plus cher un employé mais pouvoir s’en séparer plus rapidement.

Souvent, ça se comprend. Les besoins en informatique sont limités dans le temps.

D’autres fois c’est exagéré. Dans la banque (par exemple), l’informatique est omniprésente et le fonctionnel est très spécialisé. Par ailleurs, l’informatique dans la banque est un domaine critique.

Leur service pourrait engager des gens à temps plein. Et bien non, ils utilisent des gens venant de différentes SSII.

 

Pour lutter contre la SSII, on pourrait imaginer libéraliser, comme à l’anglo-saxon, le marché du travail et permettre à une entreprise de licencier plus facilement.

Je pense que si l’on faisait ça, la SSII n’aurait plus lieu d’être.

Mais la libéralisation ne pourrait pas fonctionner en France.

Si un employé est licencié (et de fait plus facilement), il ne trouvera pas plus facilement un emploi car la France n’est pas compétitif est que de fait, l’emploi est rare.

 

Le problème de fond est la non compétitivité de notre économie dans la mondialisation, le fait que du coup, l’emploi n’est pas existant de façon suffisante, et que du coup, on a fait des lois pour protéger les salariés.

Je ne fais pas un jugement de tout ça. Je dresse un constat.

Sur ce, la SSII a été créé pour répondre à tous les travers qui ont été généré par la non compétitivité de notre économie dans le domaine de l’informatique.

 

 

24 mars 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Informatique, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Un commentaire

Parlons un peu d’impôts (1/3): Quelle philosophie?

Les impôts, sujet délicat qui plus est.

Il est vrai que l’on n’aime pas forcement payer des impôts, surtout si c’est pour nous appauvrir, comme l’a fait Nicolas Sarkozy.

 

Néanmoins, l’impôt est un acte citoyen, on parle de contribution d’ailleurs. Payer des impôts, c’est un devoir. Payer des impôts, c’est participer à la solidarité nationale (et aujourd’hui, on est jamais à l’abri d’un accident comme le chômage), et à l’investissement en infrastructures (Train, routes…).

Il est donc normal et obligatoire de payer des impôts. C’est un devoir d’appartenance à une société, et l’impôt permet de créer le lien entre citoyens.

J’en profite aussi pour contester la position de certains (en l’occurrence Philippe Pemezec) sur le vote des étrangers aux élections locales.

Je trouve trop facile de demander aux gens de payer des impôts et de fermer leur gueule après. Il est normal, tout au moins aux élections locales, d’avoir un avis, par son vote, sur la façon dont les deniers publics sont utilisés à partir du moment où l’on contribue. J’en profite aussi pour dénoncer l’état proxénète qui taxe les prostituées et les maltraites après, suivant la même philosophie (voir ici et ici).

 

Le problème devient donc très complexe.

Pour ma part, la première remarque est: l’importance n’est pas de savoir si les impôts sont élevés, mais s’ils sont utilisés judicieusement.

En continuant dans cette logique, des impôts utilisés avec un souci de productivité et de qualité du service public est un gage de potentiel diminution de ceux-ci (sauf si on se fait de l’autofinancement afin d’investir dans les infrastructures, ce qui est également une bonne chose).

J’avais d’ailleurs développé l’idée ici.

Il est clair que faire payer des impôts pour fabriquer du déficit de fonctionnement, comme l’a si bien fait Sarkozy, est un crime en soi.

 

Se pose une seconde question: sur quelle base payer des impôts.

La théorie admise (sauf par la droite, je vais y revenir) est d’imposer progressivement. C’est à dire que si on gagne peu, on considère que l’on n’est pas capable de payer des impôts sans avoir un pouvoir d’achat très dégradé.

On paye donc progressivement l’impôt.

Autre solution, qui a ma préférence, décrite par Tocqueville dans la révolution et l’ancien régime, est un système où tout le monde paye.

Tocqueville, dans cet ouvrage, fustige le système d’impôt français avant la révolution, dont la corvée, et n’hésite pas à citer la Grande Bretagne en exemple où les très riche n’ont pas hésité à payer beaucoup d’impôts pour avoir la paix.

Cela veut dire que pour moi, la fonction impôt doit être proportionnelle aux revenus (que ce soit pour une personne morale comme une entreprise ou une personne physique).

Le corolaire de tout ça est qu’une augmentation du SMIC est logique, car le SMIC correspond à la somme de (Nécessaire pour vivre + Nécessaire pour se loger + Les impôts).

 

Par contre, la vision dangereuse de l’impôt est pour moi celle d’Adam Smith et plus précisément des physiocrates.

Le bouclier fiscal va dans le sens de cette pensée.

Effectivement, les physiocrates pensent que l’on doit favoriser les bénéfices. Il ne faut donc surtout pas taxer les bénéfices.

Comme l’explique Michel Bouvier dans son très bon livre sur les finances locales, on arrive à des impôts (en l’occurrence ici les impôts locaux) injuste et économiquement inefficace.

J’ai en mémoire la patente (qui a été remplacé par la suite par la taxe professionnelle) qui partait du principe t’a un outil (cheval, serviteur…) tu payes.

Les charges patronales vont aussi dans ce sens.

D’ailleurs, les impôts crées à la révolution (Patente, taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti et non bâti) se sont tellement révélés économiquement inefficaces qu’ils ont été remplacé et passé aux communes.

 

7 mars 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Finances locales, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronnales: un boulet sur l’économie française, enfin combattu par la TVA sociale?

Ça est, après être contre cette mesure, il est enfin pour: la TVA sociale.

Sarkozy va réduire les charges patronales et redonner la compétitivité à nos entreprises.

C’est tellement bien qu’on se demande pourquoi il ne l’a pas fait avant.

 

Seulement, il y a un problème: c’est que Sarkozy, ainsi que tous les défenseurs de la TVA sociale (ce qui inclut Jean Arthuis), n’expliquent pas ce qu’il faut expliquer.

 

Le problème est bien les charges patronales qui en France sont trop élevés.

Pour 1 € de salaire net, il y a 1 € de charges patronales, c’est d’abord ça qu’il faut expliquer.

Effectivement, pour un grand groupe, c’est supportable. Mais une TPE/PME, qui représente la structure à soutenir pour relancer l’économie française, il s’agit d’un vrai boulet.

C’est d’autant plus dommageable que l’emploi se trouve majoritairement dans la TPE/PME, surtout pour les personnes qui y sont le plus éloignés.

 

Je vais prendre le cas de la première société dans laquelle j’ai travaillé pour appuyer mon propos. De mémoire, elle avait un chiffre d’affaire de 200k€/an.

J’étais payé (chômage longue durée oblige) 1k€ /mois (net), soit un coût de 2 k€ / mois pour l’entreprise.

On arrive donc à 24 k€ /ans soit pour 5 salariés (taille de ma première boite) un total de 120k€/an pour le fonctionnement en personnel, plus de 50% du chiffre d’affaire.

 

Deuxième exemple:

Je loue un magnifique appartement à Malakoff. J’ai aidé mon propriétaire en finançant une partie des travaux (moyennant baisse du loyer, ça va de soit).

On a fait jouer la concurrence entre une société, dont le devis pour l’ensemble revenait à environ 10k€ et un autoentrepreneur dont le devis était de 5k€.

Devinez d’où vient la différence de coût?

 

De plus, il y a un aspect malsain dans les charges patronales. Normalement, un patron paye des charges patronales pour que si il a des problèmes financiers, il passe la main au pouvoir public. Or, un licenciement économique coûte à une entreprise, même si il a les banquiers au cul (pardonner moi l’expression, mais c’est vraiment ça). Bravo la logique (et là aussi, c’est encore du vécu).

 

Du coup, on pousse les patrons vers la malhonnêteté, et ça, c’est franchement malsain et dangereux.

 

Il ne s’agit pas de mettre en cause les charges patronales, mais plutôt de dénoncer le fait que le bouchon est poussé trop loin.

Il est urgent, pour des raisons de compétitivité, et à terme d’emploi, de baisser les charges patronales.

 

Or, la baisse des charges patronales implique deux scénarios:

  1. On diminue d’autant les services sociaux financés par les charges patronales.
  2. On trouve un autre mode de financement.

En ce qui me concerne, je suis pour la solution 2.

La solution 2 implique que c’est les ménages qui paieront ce transfert (comme le démontre très bien Peyrelevade).

Du coup, ce transfert ce fait suivant également deux possibilités:

  1. L’augmentation de la TVA.
  2. L’augmentation de la CSG.

En ce qui concerne François Bayrou, qui est bien conscient de la nécessité de baisser les charges patronales (il propose une réflexion sur le sujet sur 3 ans), celui-ci est contre la TVA sociale.

En se basant sur ses experts, il pense qu’il faudrait augmenter la TVA de 5 points pour que les entreprises s’y retrouvent. Or, ça plomberait vraiment le pouvoir d’achat des ménages qui est déjà dégradé.

Néanmoins, François Bayrou propose une augmentation de 2 points de la TVA, mais c’est pour financer la réduction du déficit public.

 

En ce qui me concerne, je ne suis pas vraiment favorable à la TVA sociale, je préfère une augmentation de la CSG. Mais vu le boulet que constitue le taux élevé de charges patronales sur notre compétitivité et l’emploi, je préfère une TVA sociale plutôt que de laisser une situation malsaine se prolonger.

 

Car l’enjeu n’est pas d’être pour ou contre la TVA sociale, mais de savoir comment diminuer les charges patronales, même si c’est par une mauvaise solution.

 

Pour aller plus loin:

31 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire