Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La droite du 92 (3/8) : Les Ceccaldi Raynaud, la saga Dallas corse

Une autre ville défraie la chronique du 92 : Puteaux.

Puteaux est la ville la plus riche de France. A la différence de Neuilly, c’est la ville qui est riche grâce aux impôts perçus sur le territoire de la Défense.

A Neuilly, c’est les habitants qui sont riches.

La circonscription Neuilly-Puteaux est considérée comme la circonscription la plus riche de France, circonscription regroupant la ville la plus riche de France et la ville dont les habitants sont les plus riches de France.

 

A Puteaux, bien que ce point soit spécial, on se passe le pouvoir de père en fils.

L’ancien maire est Charles Ceccaldi Raynaud (maire de 1969 à 2004), actuelle est sa fille Joëlle depuis 2004.

La fille a poussé son fils, Vincent Franchi, aux cantonales 2011.

 

D’ailleurs, il y a des constantes.

Le clientélisme d’abord.

Il est assumé par le père :

De ce côté-là, ma politique a été exemplaire ! C’est mal connoté ? A tort. Il faut une politique pour chaque classe. Et je pense n’avoir oublié aucun niveau social. J’en ai vu des gens qui avaient des opinions et qui en changeaient en obtenant une place en HLM. Mais je ne demandais pas qu’on vote pour moi, je demandais qu’on reconnaisse mon travail. Vous savez, ceux qui n’étaient pas d’accord, on ne pouvait pas leur supprimer leur supprimer leur logement. Mais ils obtenaient moins facilement une place dans nos villages de vacances.

 

D’ailleurs, cet aspect continue.

La moitié des élus UMP vivent en HLM.

Des affaires aussi, comme les chauffages urbains.

 

Et puis, que serait Puteaux sans le traitement que réserve la ville à ses opposants, dont le plus connu est Christophe Grébert (aujourd’hui élu Modem de l’opposition).

Au début, Christophe Grébert était juste un insignifiant ayant ouvert un blog pour parler de sa commune.

Aujourd’hui, c’est l’homme à abattre.

Sans succès, le père et la fille vont essayer de le faire taire, principalement à coup de procès.

Au contraire, ça va faire sa notoriété.

Faut dire que ça continue.

Et puis, fait nouveau, on essaye de censurer la presse, soit en achetant tous les numéros du canard enchainé, soit en stoppant les abonnements de quotidiens à la médiathèque.

 

Mais Puteaux serait rien sans sa saga.

 

Elle commence tôt, en 1950, en Algérie.

Charles Ceccaldi Raynaud est commissaire de police à Alger, puis conseiller particulier de Robert Lacoste.

A cette époque, Charles Ceccaldi Raynaud est l’homme fort de la SFIO (ancêtre du PS).

Après le putsch du 13 mai 1958, il fuit l’Algérie.

Il trouve du travail grâce à la SFIO en devenant directeur de l’office HLM de Puteaux.

A cette époque, la ville de Puteaux est populaire et son maire est Georges Dardel.

Il finira même par être conseiller municipal puis remplaçant au maire.

Rétabli, Georges Dardel demandera à reprendre son siège. « Pas question ».

Faut dire que Charles Ceccaldi Raynaud va avoir une intuition géniale : la Défense.

Il va voir que la sociologie de la ville va changer. Que la ville va changer. Et si passer de la SFIO à l’UDR permet de booster la carrière, pourquoi pas.

Charles Ceccaldi Raynaud deviendra gaulliste.

Il se présentera contre Georges Dardel en 1971, et suite à une campagne électorale violente (il y aura même une fusillade), il sera élu maire.

La suite : il changera la ville et, grâce à la Défense, fera de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Par la suite, il voudra passer la main à sa fille (malgré qu’il la juge incompétence).

Mais en 2004, Charles doit être opéré. Il passe la main à sa fille.

Puis, allant mieux, il redemande la place à sa fille. « Pas question ».

Ça a un air de déjà vu, non ?

La famille va se déchirer, s’affronter aux municipales 2008, municipales qui verra la fille gagner.

27 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’opposition et les municipales de 2014 à Malakoff (4/4) : L’élu de l’opposition doit construire une doctrine et un projet de ville identifiables

Lors d’un article précédent, j’avais écrit que la faiblesse de l’opposition permettait de maintenir la municipalité communiste au pouvoir.

 

J’avais par la suite écrit que pour augmenter les chances de faire basculer la mairie, l’élu de l’opposition devait occuper le terrain.

C’était la seule façon d’augmenter ses chances de faire basculer la mairie et de devenir majoritaire.

 

Pourtant, cette première condition est nécessaire, mais pas suffisante.

Effectivement, si on prend Thierry Guilmart (UMP), celui-ci était présent entre 2001 et 2008, et pourtant, il n’a jamais fait basculer la mairie.

 

Je pense qu’occuper le terrain en ne faisant que de la critique n’est pas une bonne chose. Il faut une chose en plus : un projet de ville.

 

L’élu de l’opposition se doit de construire une doctrine et un projet de ville identifiable.

Si on vote pour un élu de l’opposition en vue de lui donner la majorité, on a le droit de savoir où on met les pieds.

On doit savoir quelle vision alternative il souhaite mettre en œuvre.

 

Prenons les deux exemples que j’ai mentionnés précédemment.

 

Le premier est Christophe Grébert, élu Modem de Puteaux.

Il est présent où il dénonce les abus de la municipalité, ses gaspillages et sa gouvernance.

Mais il est identifiable par certaines doctrines.

La première est une rationalisation des dépenses de fonctionnement de la ville.

Il estime qu’il est anormal que la ville la plus riche de France augmente ses impôts sur ses ménages.

Il estime qu’il n’est pas intelligent de faire des projets-châteaux qui feront dérailler les futures dépenses de fonctionnement et donc les impôts locaux.

Par ailleurs, il s’est aussi identifié sur un projet de territoire.

Il critique, à juste titre, le fait que le territoire de la défense soit coupé en deux intercommunalités, celle de Puteaux/Courbevoie et celle de Nanterre/Rueil Malmaison/Suresnes.

 

Le deuxième exemple est Jean Didier Berger, élu UMP de Clamart.

Il s’’identifie sur un projet de ville différent sur l’urbanisme, notamment avec une lutte contre la densification massive, une sanctuarisation des zones pavillonnaire, une lutte contre le logement social, une lutte pour l’ascension à la propriété et pour le logement intermédiaire.

J’en profite aussi pour écrire, car je n’en ai pas encore eu l’occasion, que je suis plutôt en désaccord avec ce type d’urbanisme, étant donné que je suis pour une densification maîtrisé et une mixité sociale, qui passe par un taux d’HLM compris entre 20 et 40% (point où Malakoff est un exemple).

Par ailleurs, avec le salaire médian (1500€/mois), on n’accède pas  au logement intermédiaire (j’en ai fait l’expérience avec la SNI).

Par contre, je suis contre un taux d’HLM exagéré comme à Bagneux avec ses 70%.

 

Autre point, Jean Didier Berger s’est aussi prononcé par l’utilisation de Sud de Seine pour faire des économies d’échelle dans les dépenses de fonctionnement. Plus précisément, les transferts de compétences à Sud de Seine doivent avoir pour objectif des économies d’échelle. Je suis en accord avec ce point. Il faut une rationalisation des dépenses de fonctionnement.

 

Pour en revenir à Malakoff, je pense  que l’opposition n’a jamais construit une doctrine alternative. Si on prend Thierry Guilmart (2001-2008), il a surtout fait de l’opposition bête et méchante.

L’un des pires exemples est ici.

Du coup, en 2008, il n’avait pas alerté la population sur la dérive financière de la ville (dette multiplié par 10 en 5 ans) et il n’avait pas une doctrine identifiable aux yeux des malakoffiots.

21 avril 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

L’opposition et les municipales de 2014 à Malakoff (3/4) : L’élu de l’opposition doit se construire sur la durée

Après avoir écrit précédemment que la faiblesse de l’opposition sur Malakoff permet de maintenir les communistes, et après avoir rappelé le rôle de l’élu de l’opposition, il est temps de se poser la question de savoir comment l’élu de l’opposition pourra être élu de la majorité un jour.

 

Pour moi, le premier point est d’avoir en tête le mot durée.

L’élu de l’opposition ne doit pas seulement avoir comme objectif le siège. Dans l’hypothèse où il en a un, il doit faire durer son équipe, et occuper le terrain. Faire son travail de contrôle et porter le débat sur la durée de la mandature, de préférence intelligemment (les crottes de chien, ce n’est pas sérieux).

 

Le problème est qu’en général, l’élu de l’opposition est élu, puis il dort 5 ans et après, il se réveille un an avant.

Le problème, c’est qu’un an avant, le résultat est déjà écrit. Faire basculer la mairie, ça ne se travaille pas durant les élections, mais en dehors des élections.

Après tout, on parle de quelqu’un qui a pour objectif d’appliquer une politique.

 

Je vais prendre deux exemples d’élus de l’opposition qui ont une chance de prendre la mairie de leur commune.

 

Le premier est Christophe Grébert, élu Modem de Puteaux.

Il est connu pour son blog.

Il a été élu en 2008. Depuis, il est présent, notamment sur Internet, Facebook et Twitter.

Mais il ne se contente pas que d’être présent. Il alerte également la population, notamment par son site internet, des dérives et des points noirs de la municipalité.

On peut trouver les finances, les gaspillages, les travaux digne du château de Versailles, le clientélisme… et j’en passe.

D’ailleurs, cet activisme lui vaut d’être poursuivit régulièrement en justice.

 

Le second exemple est Jean Didier Berger, élu UMP de Clamart.

Là aussi, il est présent par son blog, Twitter et Facebook.

Il informe régulièrement les clamartois de ce qui se passe localement sur Clamart.

Là aussi, il joue son rôle d’opposant sur divers dossiers comme les travaux, l’urbanisme, le budget et également les affaires du maire de Clamart.

 

On voit bien que l’aspect communication et travail de terrain joue. Ce que je dis est évidement indépendant du fond, auquel on peut adhérer ou pas.

 

Le problème, c’est qu’à Malakoff, on a les contre-exemples.

Les élus de l’opposition sont totalement absents.

Le blog de Thierry Guilmart (UMP) est très peu alimenté et parle peu de Malakoff.

Quant à Jean Emmanuel Paillon, qui a des tribunes dans le Malakoff info intéressante, il a fermé son blog (les démocrates de Malakoff) en 2009 ou 2010.

 

Du coup, aucun média (excepté le mien) ne donne une vision différente de la politique municipale de Malakoff.

 

Pour conclure, prendre la mairie pour l’opposition est une question de chance. Mais si l’opposition occupe son espace, elle augmente les chances de devenir demain la majorité.

 

Certes, même si l’opposition occupe le terrain, ce n’est pas pour autant qu’elle prendra la mairie. Mais si elle n’occupe  pas le terrain, la probabilité d’être majoritaire est bien plus faible.

 

Je vous avais dit qu’élu de l’opposition c’est ingrat.

Mais c’est le prix de la démocratie.

19 avril 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Exemple de mauvaise gestion: Puteaux

Il n’est pas toujours inutile d’aller voir ailleurs.

Et c’est pour ça que j’ai décidé d’aller voir à Puteaux.

Puteaux est une ville riche. Et quand je dis ça, je parle bien de la ville.

A la différence de Neuilly-sur-Seine où c’est les habitants qui sont riches, à Puteaux, c’est bien la ville qui est riche.

C’est dû au fait qu’une partie de la Défense est sur le territoire de Puteaux.

Du coup, la ville de Puteaux fait de l’autofinancement brut sans effort (là où à Malakoff, on a franchement du mal).

L’ancien Maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud, mettait la plus-value en bon du trésor.

Elle était de 240 millions d’euro en fin 2004, soit environ 4,2 fois le budget de Malakoff 2012.

Puteaux a une chance unique, c’est de pouvoir baisser les impôts sur les ménages.

C’est l’inverse qui a été fait.

Elle a augmenté les impôts sur les ménages, continué à exploser les dépenses de fonctionnement, et fait des palais digne du château de Versailles qui génèreront des dépenses de fonctionnement.

Mieux, selon le blog de Christophe Grébert, en 2013, la manne financière sera engloutie.

240 millions d’euro partie en fumée en 8 ans dans des fêtes de luxe (y compris Noël), des réceptions, du clientélisme

Bref, l’inverse d’une gestion optimale, responsable, dans l’intérêt général et dans une optique de développement durable.

Comme le dit Sylvie Cancelloni, «Si votre enfant vous demande 20 euros pour un livre qui n’en coûte que 10, en vous faisant remarquer en plus qu’il a été raisonnable, vous considérez à juste titre qu’il a commis une malhonnêteté»

12 décembre 2012 Posted by | Finances locales, Politique | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Géopolitique du 92 (1/3) : La droite du Nord

Lors des dernières législatives, la position du mouvement démocrate a souvent été incohérente (c’est un euphémisme), voir contre-productive.

En particulier, certaines positions des cadres n’avaient rien à voir avec la position des candidats.

Ça fait un petit moment que j’y réfléchis, et je suis arrivé à la conclusion que la géopolitique du département est en réalité très complexe.

Elle l’est d’autant pour nous, mouvement qui a vocation à avoir des alliances à géométrie variable.

En dehors des calculs des uns et des autres, il convient de comprendre que statistiquement, le département est divisé géopolitiquement parlant en trois entre le sud des Hauts de Seine, le centre et le Nord.

Souvent, les partis politiques (PS,Modem,UMP) sont eux-mêmes divisés entre le Nord et le Sud.

En particulier, la division du Modem vient de celle de l’UDF suite aux sénatoriales de 2004, voyant s’affronter Hervé Marseille, maire de Meudon, investit officiellement par l’UDF, et la candidature dissidente du sortant, Denis Badré.

Le Modem a hérité de cette ligne de fracture.

 

Aujourd’hui, on s’arrête dans le Nord des Hauts de Seine.

Cette partie du département est caractérisée par la droite UMP.

Dans cette partie, l’UMP est affairiste, avec une notion de clan, souvent cassant vis à vis de l’opposition, et quelque fois en proie à des affaires.

La proximité avec la défense y est pour quelque chose.

Notons que politiquement, les positions de l’UMP dans cette partie du département sont dures.

Les noms de l’UMP dans ce département son Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly et ancien président de la république, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, Manuel Aeschlimann, ancien maire d’Asnières sur Seine, et Joëlle Ceccaldi Raynaud, maire de Puteaux.

 

On peut aussi ajouter Jean Sarkozy, dit prince Jean.

 

On ne présente plus Nicolas Sarkozy et Patrick Balkany.

Manuel Aeschlimann mérite que l’on s’y attarde un peu.

Aujourd’hui battu aux législatives 2012 et aux municipales, il est la personne qui a inspiré Nicolas Sarkozy pour sa politique de sécurité.

Il a communautarisé sa ville.

Quand à Joëlle Ceccaldi Raynaud, c’est le clan corse. Et elle a une méthode bien à elle de faire taire l’opposition (Christophe Grébert peut en témoigner).

En général, la droite UMP du Nord n’est pas dans un intérêt collectif, mais de clan, préparant activement sa réélection.

L’exemple le plus connu est la gestion du parc HLM (comme à Puteaux ou Levallois-Perret).

Effectivement, les HLM ne sont généralement pas distribués aux personnes qui en ont besoin mais aux militants UMP en priorité.

 

Il est évident que cela évolue et doit évoluer.

Asnières sur Seine a été pris par la gauche (le nouveau maire est Sébastien Pietrasanta).

Mieux, les centristes ont une réelle carte à jouer.

Neuilly est tombé aux mains de l’UDI, avec comme nouveau maire Jean-Christophe Fromantin.

A Puteaux, l’opposition est personnifiée par le Modem avec Christophe Grébert.

A Levallois-Perret, Arnaud de Courson a battu Isabelle Balkany aux cantonales en 2011.

 

Enfin, pour conclure, il va de soi que certaines villes, comme Nanterre, ont des problématiques plus proches des villes du Sud.

 

Remarques:

7 novembre 2012 Posted by | Politique | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’alliance entre le centre et la droite n’est pas toujours pertinent

J’aurais encore pu parler de Nicolas Sarkozy, dire que les fondamentaux au centre sont différents des fondamentaux à droite, mais je préfère parler d’une situation locale.

Je vais donc me déplacer à Puteaux, ville des Hauts de Seine.

A Puteaux, c’est vraiment spécial et la majorité UMP ne peut pas être soutenue par un vrai centriste.

Pour bien comprendre, il faut savoir que l’ancien maire a été élu à la suite d’une fusillade.

Déjà, l’UMP locale noyaute tous les partis, y compris ceux de l’opposition.
Selon 92 le clan du président, lorsque Nadine Jeanne a pris en main la section PS de Puteaux, elle a trouvé une section aux mains de la municipalité.
La municipalité a fourni des membres à la section PS de Puteaux.

Elle a fait de même avec le Modem.

Et ça commence pour l’UDI. Jean Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly, est chargé du projet de l’UDI. Sylvie Cancelloni, qui travaille avec Christophe Grébert, est sa suppléante.

Et bien des conseillers municipaux de la majorité sont déjà dans l’UDI. Faut dire que durant les législatives, l’UMP de Puteaux avait été particulièrement peu fair-play avec Fromantin.

Et puis il y a la méthode de gouvernance  et le traitement de l’opposition, inacceptable d’ailleurs.

Les élus de l’opposition sont constamment hués, et Christophe Grébert a une dizaine de procès au cul.

Rappelons qu’à Puteaux, la police municipale sort un membre de l’opposition par la force.

Ensuite, il y a l’idée de clan à Puteaux. La moitié des élus vivent en HLM avec des fois 8000€ de salaire.

Et puis il y a la transparence. Les conseils municipaux ne sont plus retransmis sur internet, et il est interdit d’aller sur Twister ou de l’enregistrer.

Et enfin, il y a la politique économique de la ville.

Dans une vision centriste, on utilise au mieux l’argent des contribuables.

Puteaux, c’est riche car une partie de la Défense est sur le territoire de Puteaux.

Une possibilité de diminuer les impôts sur les ménages est tout à fait envisageable contrairement à Malakoff et ses 17 ans de taux d’endettement.

Au lieu de ça, la municipalité a augmenté les impôts sur les ménages, et les dépenses de fonctionnement et la machine à dépenses inutiles tourne à plein régime.

Il va de soi qu’un vrai parti centriste ne peut pas soutenir la politique UMP de Puteaux, aussi bien pour des raisons de valeurs, de politique économique que de comportements.

Je comprends sur ce point la colère de Christophe Grébert lorsqu’il voit les cadres du Modem 92 partir à l’UDI.

24 octobre 2012 Posted by | Politique | , , , , , | Laisser un commentaire

Madame X de Puteaux, pas si malheureuse que ça

Lors d’une note précédente, j’avais rendu compte d’une décision de justice concernant Christophe Grébert.

Nous avons plus de précision sur cette décision de justice. Je me dois donc de corriger certaines erreurs de l’article précédent.

Christophe Grébert doit certes payer 1500€, mais ce n’est pas en dommages et intérêts. Il doit payer 1500€ en frais de justice.

Les dommages et intérêts se limitent à 1€ symbolique.

 

Sur le fond, Christophe Grébert doit juste supprimer les adresses et les photos du logement de Madame X.
Il peut continuer à écrire qu’elle paye son loyer 1000€ pour 200 m2 (soit 5€ le m2).

 

Mieux, le tribunal indique:

« s’inscrit dans le débat d’intérêt général local que constitue la politique du logement sur la commune de Puteaux. (Christophe Grébert) était donc légitime à s’interroger sur les conditions d’occupation par les (époux XXXXX) de leur logement »

Il est signalé que Christophe Grébert fait son travail d’élu et de journaliste.

17 avril 2012 Posted by | actualité, Politique | , , | Laisser un commentaire

La malheureuse Madame X de Puteaux

Madame X est malheureuse (appelons-la comme ça, je ne voudrais pas également me prendre un procès).

 

Madame X est directrice de cabinet à la mairie de Puteaux. Elle gagne selon toute vraisemblance environ 3000€ par mois.

Elle vit avec son époux (que nous appellerons monsieur Y).

 

Heureusement, le maire de Puteaux permet à Madame X, qui travaille pour elle, de loger dans un appartement de 200m2 pour 1000€ soit 5€ le m2.

Ce logement, appartenant à la ville de Puteaux, et normalement à destination des étudiants, est loué à la pauvre Madame X qui sinon serait SDF.

 

Personnellement, Madame X est à plaindre. Je gagne 2100€ et je paye mon loyer 700€ (pour 16€ le m2), après avoir participé aux travaux.

 

Honte à Christophe Grébert qui a osé accabler la pauvre Madame X en écrivant qu’elle louait un appartement destiné aux étudiants pour 5€ le m2.

Heureusement, le tribunal de Nanterre vient de condamner l’odieux Christophe Grébert à payer 1500€ pour l’avoir martyrisé.

 

Justice est faite, il manque plus qu’à demander à la justice de condamner le canard enchainé qui a osé trainer dans la boue Hervé Gaymard pour  le logement occupé avec sa femme.

 

Salauds de Journalistes qui font de nos gentils hommes politiques, si faiblement payé par rapport aux Français, des SDF!

 

PS: Soyons sérieux, bien qu’il ne faille pas critiquer une décision de justice (la justice étant un pilier de la démocratie), cette décision est choquante. Christophe Grébert faisait doublement son travail d’élu et de journaliste en écrivant qu’une personne utilisait un logement de la ville de Puteaux qui ne lui était pas destiné. Et franchement, quand condamnera-t-on la municipalité UMP de Puteaux qui a sorti par la force son opposant principal.

J’espère que Christophe Grébert ira en appel. En attendant, il faut soutenir son combat en adhérant à son comité de soutien. Le soutien moral ne suffit plus. Seuls les dons ont maintenant un sens. Il faut faire comprendre à la mafia locale que ça suffit. Je ne soutiens pas le personnage Christophe Grébert, que je ne connais pas assez personnellement, mais je soutiens à fond ce qu’il représente.

14 avril 2012 Posted by | actualité, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le sale état d’esprit UMPS

 

La campagne électorale continue et les journalistes la centrent sur l’UMPS qui est dans le déni de la réalité critique du pays (le parisien libéral et Ginisty parlent aussi de cet excellent article de The economist, Bayrou le cite).

 

Pour rappel, la France est dans la mondialisation. Or, comme elle n’est pas compétitive, elle se fait bouffer.

Comme l’explique très bien Jean Peyrelevade dans ses écrits, la réalité du point de vue de l’UMPS, c’est pire.

Ils font une politique de relance par la consommation, les uns en diminuant les impôts (avec par exemple le bouclier fiscal), les autres en augmentant la dépense publique.

Or c’est un non-sens car comme notre appareil productif est très endommagé, les ménages achètent des produits à l’étranger.

Comme cette politique fabrique du déficit publique, cela veut dire que l’état dépense pour favoriser nos concurrents.

Cela veut dire que l’on est en train de devenir une Argentine ou une Grèce bis pour favoriser nos concurrents.

L’UMPS est totalement sur une autre planète et elle vit dans un autre pays.

 

Il faudrait avoir, comme le souligne Schumpeter dans son livre « Capitalisme, Socialisme et démocratie » une vision du capitalisme selon la maxime « destruction créatrice » et doper l’appareil productif et la capacité d’innovation pour avoir le « créatrice » et prendre de nouveaux marchés. L’instruire va d’ailleurs avec le produire. Seul François Bayrou a cette vision.

 

Mais à ce déni des réalités s’ajoute malheureusement un sale état d’esprit.

Faut dire qu’à l’UMPS, on est toujours dans la logique du ralliement et que le concept de l’idéal fort est non maitrisable par des dinosaures d’un autre temps.

L’article du canard enchainé de cette semaine m’a encore fait avoir une crise cardiaque.

Sarkozy est persuadé que François Bayrou le ralliera (il est tellement habitué au à ce que les gens lui cire les bottes et se courbent face au prince), du coup, pour lui, pas besoin d’avoir une réflexion de fond sur l’état catastrophique de la France.

Pire, il pousse Mélanchon afin de faire un épouvantail à centriste, ce qui est dangereux car Mélanchon nous propose de faire de la France une Corée du Nord bis, et que si Hollande gagne, il sera tenu par Mélanchon.

Il propose un nouveau piège à con de centriste en promettant Matignon à François Bayrou. Mais c’est un leurre car François Bayrou sera le seul ministre centriste. Le reste sera imposé par l’empereur Nicolas 1er. On connait le système UMP dans le 92.

 

Mais le PS, ce n’est pas mieux.

Jeudi, le PS m’a encore posé la question sur le ton « on est les plus fort, on est les plus beau et le seul second tour sera UMPS » de savoir mon choix pour le second tour.

J’ai répondu (je dirai ma vision par la suite) en insistant sur le fait que François Hollande est un malade mental. Soi il ment sciemment, dans ce cas-là, il est fou de mentir autant dans une situation aussi critique. Soit il croit ce qu’il dit, mais il est également fou car s’il continue, on deviendra une Grèce bis.

 

Mais la palme est au PS de Puteaux, qui accuse Grébert de se servir des procès qu’il a au cul pour sa promotion personnelle. Je pense qu’ils ne diront pas la même chose quand la mafia locale demandera 76 000€ de dommages et intérêt à un de leur élu. Puis si la mafia locale laisse le PS, c’est peut-être qu’il y a une raison.

 

Face à l’UMPS, son déni de réalité, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour François Bayrou, pour qu’il fasse le plus gros score possible, qu’il soit au second tour, et que l’on puisse enfin vivre dans un vrai pays où il fait bon vivre pour tout le monde.

 

Si François Bayrou n’est pas au second tour, ce qui sera un drame pour la France, mais c’est aussi ça la démocratie, je pense qu’il faudra tout faire pour maintenir l’unité du Modem.

Je pense qu’il faut absolument un Modem qui face aux extraterrestres UMPS propose une vision différente et réaliste de la situation française.

Je pense qu’il faudra absolument ne pas cautionner la farce UMPS et pousser la logique à bout: il faudra voter blanc.

 

Malheureusement, François Bayrou a dit une chose qu’il n’aurait pas dû dire: il prendra position cette fois-ci.

Or, le Modem a des militants plutôt à gauche et des cadres plutôt à droite.
Je pense que je me baserai plutôt sur les militants en vue des combats futurs (législatives et municipales 2014).

Je pense qu’en cas de choix, on sera de toute façon perdant, et le risque d’implosion du modem est un vrai risque à mes yeux. Je refuse cette implosion.

Mais je crains que cette implosion soit plus forte si l’on se met avec l’UMP (l’exemple du Libdem est dans ma tête).

Si il choisit Hollande, je pense que je voterai blanc.

Par contre, s’il choisit Sarkozy, l’ensemble de mes militants étant anti-sarkoziste (A Malakoff, je risque de fermer boutique), l’implosion me semblant plus probable, je voterai Hollande.
Attention, ce n’est pas un choix d’adhésion, c’est un choix purement tactique, car je sais que Hollande nous mènera dans le mur.

Mais je pense que dans ce cas-là, être dans l’opposition me paraît la seule solution pour limiter l’implosion du Modem auquel je tiens.

Par ailleurs, si l’UMP perd, on peut également compter sur une implosion de l’UMP et voir aussi enfin les centristes de l’UMP nous rejoindre.

Si Bayrou choisit Hollande, un vote Sarkozy, sur le même principe, peut être aussi une option. Le PS, qui en sera à sa 4ème défaite, implosera peut-être, et les centristes de gauches se poseront peut-être les bonnes questions et en auront peut-être enfin marre d’être tenus par la gauche du PS et Mélanchon.

 

En tout cas, seul François Bayrou fait une campagne sérieuse, qui n’est pas dans le déni de réalité, et c’est pour ça qu’il faut lui apporter notre voix.

 

1 avril 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le comité de soitien de Christophe Grébert vient de se créer

Plus d’informations sur son blog.

20 mars 2012 Posted by | actualité | , , , | Laisser un commentaire