Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Justice League au cinéma

Vendredi soir, j’ai été voir Justice League, et franchement, je n’ai pas aimé.

J’ai même signé la pétition pour avoir la vision de Zack Snyder.

 

J’aime bien les films de super-héros, et bizarrement, même si je n’ai pas lu beaucoup de comics (excepté Batman), je préfère DC à Marvel.

 

Entre autres, la série Batman de Tim Bruce et Paul Dini est l’une, si ce n’est ma, série animée préférée, et la meilleure série sur Batman.

Elle a permis à Mark Hamill de se recycler dans le doublage, et de devenir le meilleur Joker.

 

Pour replacer le contexte, les films de super-héros, c’est surtout Marvel.

Enfin, non, les X-Men sont chez la fox (j’en profite aussi pour signaler X-Men First Class qui est l’un de mes films de super-héros préféré).

Mais le reste de Marvel, c’est chez Disney.

 

Or, le problème, c’est que les films Marvel sont formatés.

On sait ce que l’on va voir, on passe un bon moment (sauf sur Avengers 2 que j’ai détesté), mais on ne va pas voir un chef-d’œuvre.

C’est oubliable.

 

Il existe de grands films de super-héros.

Je pense aux Batman de Nolan, de Burton, Watchmen de Zack Snyder, Spiderman de Sam Raimi (Spiderman est chez Sony) ….

 

Pour Warner DC, il y a une place, à mon avis, pour concurrencer Marvel.

C’est juste histoire de voir autre chose.

J’ai envie de voir autre chose.

 

Prenons les Batman de Nolan, dont Batman Begin est mon film de super-héros préféré.

Le ton est sombre, mais ça apporte un vrai plus. On rentre dans la tragédie de Bruce Wayne, qui n’arrive pas à passer à autre chose. On rentre dans le personnage. On est avec lui.

Par ailleurs, dans Batman Begin, ça n’empêche pas, malgré le drame Bruce Wayne montré en long, large et travers, d’avoir des moments épiques et super-héroïques, comme la poursuite avec la Batmobile. Avec en plus une magnifique musique de Hans Zimmer.

 

Le problème, et je suis désolé de dire ça, c’est que les producteurs manquent de couilles.

Zack Snyder, à mon avis, en plus touché une tragédie familiale, est parti et Joss Whedon l’a remplacé.

 

Pour moi, le problème n’est pas Zack Snyder.

Zack Snyder a des défauts, mais ses films sont travaillés, notamment au niveau du visuel.

De plus, il a fait d’excellents film dans le passé, comme les Watchmen, qui est l’un de mes fils de super-héros préférés, et j’aime bien Sucker Punch.

 

Le problème du DCCU n’est pas le ton. On peut faire de très bons films de super-héros sombres.

Les films de Nolan sur Batman le prouvent.

 

Et puis, franchement, même s’il y a des défauts dans Batman V Superman (le précédent), au moins, Zack Snyder, il a essayé de faire des choses différentes.

Et puis, j’ai acheté le Blue Ray là où je n’ai jamais acheté en DVD/Blu-Ray Marvel (à l’exception de Iron Man parce que l’on m’avait dit que c’était bien, mais je le trouve surestimé).

 

Le problème, c’est les producteurs qui manquent de couilles. Au lieu de penser long-terme et de donner ce que le public a besoin de voir (façon de parler), et donc quelque chose de différent, différent de Marvel, ils mettent court-circuite toutes les décisions artistiques.

 

Pourquoi Wonder Woman est le meilleur film du DCCU ?

Réponse, car les producteurs ont ignoré la réalisatrice, en l’occurrence Patty Jenkins, qui a fait tout ce qu’elle voulait et qui a pu faire un film de 2H30.

 

Par exemple, le président de Warner DC a imposé une durée de 2H maximale.

Cette décision est stupide.

Un film doit durer la durée nécessaire.

Ce type de décision a par exemple gâché Batman V Superman à sa sortie cinéma (2H30).

C’est fou comme la version longue (3H) améliore le film. Franchement, ce n’est plus le même film, et c’est beaucoup mieux.

Et dire qu’il existe une version de 4H de ce film…

 

 

Prenons un autre exemple : Il était une fois l’Amérique du Grand Sergio Leone.

Le film dure 251 minutes (version Extended Director’s Cut de 2012).

Le montage initial durait 4H25.

Or, il était sous contrat avec la Warner pour livrer un film de durée maximale de 2H45.

Il coupa des scènes pour arriver à 3H41.

Il ne pouvait pas descendre plus bas pour des raisons narratives.

Le super Twist ne marche que si on prend le film dans son ensemble.

Mais la Warner décida de sortir une version de 2H19.

Pire, le film fut monté en ordre chronologique, ce qui dénaturait l’ouvre du grand Sergio Leone.

Conclusion, le film fut aux USA un échec public et critique. Pire, le Grand Sergio Leone ne tourna plus de film jusqu’à la fin de sa vie. Il était dégouté.

 

Aujourd’hui, le film, dans sa version de plus de 3H, est reconnu comme un chef d’œuvre.

 

Et pour conclure sur la durée, j’aurais bien voulu qu’un film comme Dunkerque dure moins longtemps.

 

Au final, on arrive sur un film trop court et moche (alors que en général, le visuel chez Snyder, c’est son point fort).

Le méchant en plus est trop basique.

 

Enfin, je me permets d’aborder le pire point du film : la musique.

Junkie XL a été remplacé par Danny Elfman.

 

Danny Elfman a fait de bonne partition comme celles du Batman de Tim Burton ou les Spiderman de Sam Raimi.

 

Sauf que là, il s’est foutu de la gueule du monde.

En particulier, pour Batman, il a réutilisé la partition du Batman de Tim Burton.

 

La partition marchait très bien pour l’univers Gothique de Tim Burton, mais là, ça ne marche pas.

Et puis, Danny Elfman n’est pas le seul à avoir fait de bonnes partitions pour Batman.

Celles de Hans Zimmer sont toutes aussi bonnes, que ce soit pour Nolan, ou Zack Snyder.

Mieux, quand il est passé de Nolan à Zack Snyder, Hans Zimmer a changé de partition.

Et c’est un bon choix, car les deux réalisateurs proposent une vision différente de Batman.

 

Le Batman de Nolan, joué par Christian Bale est un Batman jeune. Il se cherche, cherche un sens à sa vie et se construit.

 

Le Batman de Snyder, joué par Ben Affleck, qui franchement est bon, et a un potentiel, est un Batman vieux, usé, fatigué.

Il est devenu amer, mauvais et a sombré dans le côté obscur.

Il est proche de la vision de Franck Miller dans Le Dark Knight return.

Il a raté sa vie, et est l’exemple du Mythe de Sisyphe.

La partition au piano, composée par Hans Zimmer, mélancolique, colle parfaitement à un Batman amer, qui cherche la rédemption et à faire une chose de bien dans sa vie (comme monter la Justice League).

Par contre, la partition de Danny Elfman, qui collait bien à la vision de Tim Burton, ne colle pas au Batman de Ben Affleck.

D’autant que pour moi, le Batman de Ben Affleck a du potentiel.

Et n’empêche pas des moments de bravoure.

Si la BD de Frank Miller est très pessimiste, il y a des moments de bravoure et des moments super-héroïque.

Et pourtant, dans la BD, Batman est objectivement, un sale type.

 

Sur la musique, des exemples comme ça, j’en ai plein.

Et si j’insiste dessus, c’est qu’elle ruine le film, elle est vraiment inadaptée au film, y compris dans les moments épiques.

Elle rend le film encore plus mauvais.

Pire, elle n’est même pas synchronisée à l’action.

C’est dommage, car Junkie XL a fait la musique d’un autre très bon film de super-héros, en l’occurrence Deadpool.

 

Donc au final, à cause de la production, on n’a même pas un film passable ou on passe un bon moment, comme un Marvel, mais un horrible film.

 

On pouvait faire beaucoup mieux, et il y a de la place pour faire autre chose que Marvel.

Pourvu qu’un jour, on puisse profiter de la vision de Zack Snyder.

Publicités

19 novembre 2017 Posted by | Cinéma | , , , , , , | Laisser un commentaire

Dunkerque au cinéma

J’ai été voir le film, et je ne l’ai vraiment pas aimé.

Je suis content, sur le Bazar du Grenier, il y a une critique qui pense exactement comme moi.

 

Pour commencer, j’aime beaucoup le cinéma de Christopher Nolan.

J’aime beaucoup sa trilogie sur Batman (Batman Begin étant mon film de super-héros préféré), Interstellar, et j’ai aussi entendu beaucoup de bien de Memento que je n’ai malheureusement pas vu.

 

Mais là, Dunkerque est pour moi surestimé, et c’est vraiment son plus mauvais film.

 

Parlons des qualités du films.

 

Le film est beau, et très bien filmé.

 

Mais ça s’arrête là.

 

Dans les points faibles, le rythme est horriblement long, le film est trop long.

Il ne se passe rien. Et pourtant, le film ne dure que 1H47.

Moi, j’étais fixé à mon portable en me disant « Mais quand est-ce que ça va finir ».

 

Ensuite, le scénario est vraiment trop mal construit.

Il empire les défauts du film.

Fait majeur, on a un film qui s’auto-spoil.

Effectivement, le scénario est construit de manière non chronologique (une habitude chez Nolan).

Un moment, un des personnages explique que les allemands ont des sous-marins.

Après, on voit un transport militaire. On sait qu’il va se faire torpiller, ce qui est le cas.

 

Dans Batman Begin, la construction non chronologique et par flash-back apportait vraiment quelque chose.

Lorsque Bruce Wayne se fait battre par Henry Duncard, on a un flash-back qui explique la mort de ses parents, et la culpabilité que celui-ci ressent.

 

Lorsque Henry Duncard demande à Bruce Wayne pourquoi il n’a pas vengé ses parents, on a un flash-back qui explique qu’il a essayé, qu’on lui a pris sa vengeance, et on le voit, désespéré, quitté Gotham City pour trouver un sens à sa vie.

 

Dans Dunkerque, on passe d’une histoire à l’autre, on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages.

 

D’ailleurs, il y a peu de dialogue, et les personnages ne sont pas vraiment développés.

 

En plus, j’avais l’impression d’avoir en face de moi une propagande pour les soldats anglais.

 

Si Dunkerque a pu être produit, c’est parce que le film est de Christopher Nolan.

 

Pour ma part, j’ai vraiment passé un mauvais moment au cinéma.

4 août 2017 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Valerian et Laureline au cinéma

Je l’ai vu hier et les critiques étant vraiment exagérés, j’ai vraiment eu envie de prendre la défense de ce film.

Surtout qu’un de mes amis a osé dire « pour aboutir à un film 2/3 nanar regardable et 1/3 navet pénible… »

 

Franchement, je trouve ça exagéré et injuste. Ayant une carte UGC, je vais souvent au cinéma et j’ai vraiment vu des films nuls cette année comme Ivan Tsarevitch et la princesse changeante, ou Hedi qui était tellement mal interprété que le regarder était une torture, et que le personnage m’était tellement antipathique que j’avais envie de le gifler.

 

Donc, j’ai décidé de défendre Valérian, car je trouve les critiques qu’il subit injuste et exagéré.

En plus, hier, j’ai été voir Dunkerque, et franchement, j’ai passé un meilleur moment devant Valérian.

 

Donc pourquoi aller voir Valerian ?

D’abord pour des raisons économiques. Même si je n’ai pas de sympathie particulière pour Luc Besson, je rejoins les arguments de Julien Leclerq.

 

Même si Luc Besson est un personnage détestable (ce que je peux concevoir), il a esssayé de pousser les superproductions françaises et de rivaliser avec les superproductions américaines.

Dans une économie ouverte et mondialisé, ça fait du bien de voir quelqu’un essayer de rivaliser avec la concurrence.

D’autant que derrière, et à ce titre, Julien Leclerq a raison d’insister, c’est des emplois.

Dans un pays miné par le chômage de masse et les déficits, ce n’est pas rien.

De plus, Luc Besson a essayé de tourner son film … en France. Rien ne l’y obligeait.

 

Par ailleurs, les films français, c’est un peu toujours la même chose, les guignols l’avaient bien parodié. Personnellement, pour certains films français, dès que je vois la bande annonce, je sais que c’est un film français et je sais que je n’irai pas le voir.

Au moins, même si sur ce point ce n’est pas le seul, Luc Besson a essayé de faire un film français différent.

 

Par ailleurs, Valerian est l’une des meilleures adaptations de BD française, avec Adèle Blanc Sec (de Besson aussi).

On est loin des Profs, d’Astérix, ou de Lucky Luke.

Quand je pense que le Monde met sur Allo-ciné 3 pour Astérix 4 et seulement 1 pour Valérian. Je ne dois pas avoir vu les mêmes films qu’eux.

 

Mais parlons du Film.

C’est l’adaptation d’une BD de Pierre Christin et de Jean-Claude Mézières.

 

Il convient de rappeler que la qualité de la BD est inégale.

Certains tomes (Métro Châtelet direction Cassiopée, Brooklyn Station – Terminus Cosmos, Les Spectres d’Inverloch, Les Foudres d’Hypsis, Sur les frontières ou La Cité des eaux mouvantes) sont très bon.

D’autres (Les Héros de l’équinoxe) sont vraiment moins bien.

 

Pour en venir au film, la qualité graphique est très bonne. Le film est vraiment très beau.

L’interprétation est correcte.

 

Côté point faible, le scénario est quelconque. Mais ça reste efficace, et contrairement à Dunkerque, le scénario ne détruit pas le film.

On n’a pas non plus une photocopie comme Star Wars 7.

 

Le scénario n’est pas le point fort du film, mais ça reste correct.

 

Le problème c’est que Valérian et Laureline sont agents spatiaux-temporels et qu’ils voyagent (de temps en temps) dans le temps. Et les meilleurs albums, c’est justement quand ils voyagent dans le temps.

Les albums où ils sont juste « spatiaux » sont moins intéressants.

 

Or là, dans le film, on a juste une aventure spatiale.

J’espère que s’il y a un 2, on aura une aventure spatiale et temporelle.

 

Le scénario ne présente pas la rencontre entre Valérian et Laureline (qui je le rappelle est une sauvageonne du Moyen Age), mais le premier album est oubliable.

 

Par contre, le film montre le quotidien des héros et leurs relations. Je rappelle également que dans la BD, ils sont amants.

 

Au final, le film est correct. Luc Besson s’est approprié la BD est a fait une bonne adaptation. D’autant qu’il y a mis du cœur et que ses intentions, finalement, étaient honnêtes.

Il a su s’approprié l’univers et la BD et en sortir un film correct.

Le scénario n’est pas exceptionnel (après tout, on parle de Besson), mais il reste efficace.

Les images sont très belles.

L’interprétation est correcte.

Bref, même si on ne va pas voir un chef d’œuvre ou le meilleur film de l’année, on passe un bon moment et c’est l’essentiel.

 

Je me permets aussi de souligner une dernière qualité : la 3d ne détruit pas le film. Au contraire, elle sert le film, ce qui est souvent rare.

 

Au final, selon la notation Allo-ciné, le film mérite une note de 3/5.

31 juillet 2017 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire

Wonder Woman au cinéma

Puisque j’ai été le voir Samedi, et que j’avais parlé du personnage, je me permets donc de parler du film.

 

Wonder Woman est donc sorti au cinéma, avec Gal Gadot dans le rôle principal et réalisé par une femme, en l’occurrence Patty Jenkins qui devait réaliser Thor 2 avant de lâcher l’affaire pour différences artistiques.

 

Déjà, il faut savoir que quand on va voir ce film, on va voir un truc « de Fille » et que même si une femme nous explique les subtilités de ce film, ben on ne captera toujours rien.

 

Mais bon, comme disent certains : « C’est un atout majeur et plutôt malin, d’avoir une héroïne si magnétique qu’on lui excusera tout. Même quand elle raconte ses conneries sur l’amour et le respect »

Pour rappel, Wonder Woman a été créé en 1941 par William Moulton Marston.

Célèbre psychologue qui a inventé le détecteur de mensonge, il était persuadé que les femmes étaient meilleures que les hommes.

Il a créé son héroïne pour qu’elle serve de modèle aux filles, et qu’elles soient fières d’être des filles.

Visiblement, c’est réussi, et Marston n’aurait pas renié cette adaptation.

 

Le film parle de la princesse des Amazone, Diana, qui vit sur une ile isolée du reste du monde.

Elle rêve d’être une guerrière, aider son prochain, et botter le cul d’Arès, responsable de toutes les guerres.

 

Un jour débarque Steve Trevor, soldat et espion américain, qui explique qu’en ce moment, c’est la première guerre mondiale.

Diana décide donc de partir botter le cul d’Arès car s’il y a une guerre, c’est à cause d’Arès.

 

Au fait, Diana, je la trouve un peu conne sur les bords.

  • Mon dieu, il y a la guerre, c’est la faute d’Arès (Captain obvious).
  • Tiens, le général allemand prépare un gaz pour exterminer la population, c’est sans doute Arès (Captain obvious 2).
  • J’ai tué le général Allemand et c’est toujours la guerre ! (Dommage, ce n’était effectivement pas Arès).

En fait, c’est la qualité de film, Diana, qui découvre la vie, le monde des hommes, les bons côtés, les mauvais, et qui progresse au fur et à mesure.

Elle apprend. C’est un récit initiatique où Diana apprend à être une vraie super héroïne.

 

L’héroïne fait preuve de compassion et de féminité, en plus d’être déterminée et volontaire.

 

Pour les qualités du film, le travail graphique est très bon.

L’interprétation est excellente, aussi bien de Gal Gadot qui est Wonder Woman que Chris Pine et le reste du casting.

Par ailleurs, Wonder Woman est iconifié et franchement, c’est vraiment très bien fait.

On a l’impression d’avoir une légende et une déesse.

 

Il y a peu de scène d’action, mais elles sont très bien, et en échange, on a vraiment bien développé le personnage. On s’attache au personnage.

 

Dans les points négatifs, la musique (excepté celle qui est dans Batman V Superman) est oubliable.

 

Par ailleurs, les méchants sont peu développés.

Je l’accepte car c’est un film sur Diana, et d’ailleurs, pour comparer, dans le premier Batman de Nolan, les méchants aussi sont finalement peu développés.

 

Le seul dommage étant que le méchant final du film, Arès (car oui, au final, elle lui botte quand même son cul) est juste là pour se faire botter le cul, alors que c’est quand même l’un des plus grand méchant de l’univers de Wonder Woman.

 

Dans les qualités du film, aussi, le fait que Diana passe d’une vision manichéenne à une vision plus grise est aussi un des points forts du film.

 

Enfin, certaines scènes sont géniales, comme la scène du no-mans land qui a failli ne pas être dans le film.

 

Au final, Wonder Woman, n’est pas le meilleur film de Super Héros, ni un chef d’œuvre cinématographique, mais c’est un très bon film, et un film de Super Héros qui est dans la moyenne haute.

Il est largement au-dessus d’un Marvel.

Il est également historique dans le sens où les filles ont enfin leur film de Super Héros (ou plus exactement de Super Héroïne) et que le film a été réalisé par une femme, étant donné qu’il est très rare qu’un blockbuster soit réalisé par une femme à Hollywood.

16 juin 2017 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Le vénérable W, au cinéma

Ça fait longtemps que je veux reparler cinéma, histoire de diversifier mon blog, et ça fait longtemps que je n’en prends pas le temps.

 

Pourtant, j’ai une carte UGC illimité…

 

Mais cette fois-ci, c’est décidé, je reparle cinéma.

 

Et Samedi, j’ai été voir Le vénérable W.

 

Le film est très intéressant.

Il brosse le portrait de Ashin Wirathu, moine et chef des intégristes boulistes en Birmanie.

 

Le film est très intéressant.

En plus de dresser le portrait d’un homme, ce film a le mérite de rappeler que les intégristes ne sont pas que chez les musulmans.

 

D’ailleurs, ici, les musulmans sont les victimes.

Mieux, ce film démontre clairement que ce type, qui d’ailleurs n’a jamais eu ce que l’on pourrait appeler « un vrai travail », est un criminel et sa place est en prison.

En fait, il devrait passer à la cour de Justice de la Haye.

 

Le film explique bien qu’il est l’instigateur de massacres, de villages brûlés et de déplacement de population.

Comme le disait David Aaronovitch, « L’Hitler de Birmanie est bouddhiste et ses juifs sont les musulmans rohingyas ».

Ce type est d’ailleurs vraiment une plaie, attisant la haine dans son pays.

 

Un film à voir, et une situation à découvrir…

14 juin 2017 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire

Les 5 meilleurs westerns selon Phil (2/5) : Le train sifflera 3 fois (High Noon)

Premier meilleur Western selon moi-même : Le Bon, la Brute et le Truand.

Second meilleur Western (toujours selon moi-même) : Le train Sifflera trois fois, de Fred Zinnemann,  avec Gary Cooper, Grace Kelly, d’après un scénario de Carl Foreman, qui a été victime du Maccarthysme.

 

Il peut sembler étrange qu’un Western, avec peu d’action (seulement à la fin), et en noir et blanc, soit mon second western préféré.

 

Pourtant, ce film mérite d’être dans le top du western, et donc dans mon top 5.

 

La musique est magnifique, la scène d’action est plus que correcte, mais le point fort du film n’est pas là.

C’est d’abord le message et l’ambiance qui font le point fort du film.

C’est le premier grand western de l’histoire du cinéma, et un grand film politique et un grand film sur la nature humaine.

C’est aussi ce film qui a donné au western ses lettres de noblesse.

 

C’est d’abord un film sur le Maccarthysme mais c’est plus que ça.

 

Ce film se centre sur le shérif Will Kane (magnifiquement interprété par Gary Cooper), qui le dimanche de son mariage, doit abandonner le poste.

Durant le film, on apprend que la ville était en proie à l’insécurité.

Mais que le shérif a fait le job, en arrêtant le caïd local et en l’envoyant à la potence.

Seulement, dans le nord du pays, sa peine a été transformée en peine de prison. Il est libéré, et il va arriver par le train de 12H pour se venger et descendre Will Kane.

 

Mieux, trois de ses complices l’attendent.

 

Le successeur n’arrivant que Lundi, Will Kane (après moult hésitations) décide de rester.

Il essaye de recruter des adjoints pour l’aider.

 

Mais tous vont le lâcher, soit par peur, soit par amitié avec le bandit.

 

C’est donc seul, que le shérif Will Kane affrontera les bandits dans un combat déloyal.

 

Ce film traitre du Maccarthysme, et est sensé être une parabole des artistes dénonçant leurs semblables.

 

Mais il va plus loin. C’est un film sur la lâcheté et la nature humaine.

 

L’interprétation de Gary Cooper, abandonné par tous, mais qui reste, car c’est son devoir, est parfaite.

D’ailleurs, Gary Cooper a eu un oscar pour ce rôle.

On voit la solitude et il avoue avoir peur, prépare même sa mort tant le combat est injuste et déséquilibré.

Certaines scènes sont magnifiques, et accentue la solitude de ce héros, qui continue par devoir, mais qui est abandonné de tous.

 

Ce film est à vraiment redécouvrir, d’autant qu’il est malheureusement toujours d’actualité.

 

Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai toujours été halluciné par les gens qui savent que Sarkozy est un danger, mais qui le soutiennent quand même.

Mais tout a été dit dans ce film, en 1952.

 

Autour du film :

26 septembre 2016 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Les 5 meilleurs westerns selon Phil (1/5) : Le Bon, la brute et le truand

Un ami s’est amusé à noter sa collection de films en DVD, et il a descendu un de mes westerns préférés en le sous notant.

Allez, je vais être royal, c’est parce qu’il ne connait pas bien ce genre populaire, qui regroupe un nombre important de chef d’œuvre. Il est du coup difficile d’en faire rentrer que cinq.

Je me suis donc décidé à donner mes 5 meilleurs westerns.

 

Et mon préféré est « Le Bon, la Brute et le Truand » du grand Sergio Leone.

 

De quoi parle le film ?

De trois voyous.

Le Bon (Clint Eastwood), la brute (Lee Van Cleef), appelé Sentenza (la sentence) et le truand (Eli Wallach),Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez.

Trois voyous qui durant la guerre de sécession sont à la recherche d’un convoi d’or sudiste qui a disparu.

 

L’or est caché dans un cimetière.

Le truand a le nom du cimetière.

Le bon a le nom de la tombe.

La brute n’a rien, mais après avoir torturé le truand, il obtient le nom du cimetière.

Il ne torture pas le bon, car il sait que le bon est trop intelligent : il dirait n’importe quoi.

 

Que dire de ce film…

La musique déjà, elle est magnifique. Normal, elle est signée d’Ennio Morricone.

Les plans sont sublimes.

 

Le film est aussi bien populaire qu’intellectuel.

Populaire par ses répliques cultes.

  • Et toi, tu sais que ta la tête de quelqu’un qui vaut 2000$.
  • Oui, mais toi t’a pas la tête de celui qui les empocheras.


Mais ce film est aussi une dénonciation de l’absurdité de la guerre, surtout si elle est civile.

 

Certes, les héros sont des crapules, mais leurs crimes sont insignifiants face à la tuerie d’une guerre.

La scène du pont, où les nordistes et les sudistes se livrent une bataille emblématique est symboliques.

Ça massacre pour « une chiure sur la carte de l’Etat-major ».

Et comme le dit le bon : Je n’ai jamais vu autant de monde mourir ».

 

Par ailleurs, Sergio Leone, qui a vécu sous le fascisme, démystifie la guerre. Il montre les camps de prisonniers nordistes où les dit-prisonniers sont torturés et volés.

 

Et puis, on ne compte pas le nombre de scènes cultes.

On a le pont, grand moment d’émotions où le Bon et le truand le font sauter, sauvant des milliers de vies (même si c’est pour un intérêt immédiat) et évidement la célèbre scène de fin du duel à trois, la mythique scène avec la magnifique musique d’Ennio Morricone.

 

Difficile de décrire ce monument.

Si vous ne l’avez toujours pas vu (ce qui n’est pas concevable), foncez, allez le voir.

 

Un regret quand même. Certaines scènes n’étaient pas dans la version française ou dans la version anglaise. Elles ont été redoublées pour être réintégrées. Franchement, ça se voit et ça nuit à la qualité du film.

Ce dernier point est un crime…

9 octobre 2015 Posted by | Cinéma | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les profs voyous, au cinéma et en manga

Que faire face aux lycées poubelles ?

Et si le mieux était d’en rire…

C’est ce que certains font, en prenant l’histoire d’un voyou devenant professeur.

 

Le premier cas est au cinéma, Un prof pas comme les autres (film allemand de Bora Dagtekin sorti le 12 novembre 2014).

L’histoire suit l’histoire de Zeki Müller, petit escroc qui est en prison à la suite d’un braquage.

Son rêve est de récupéré le magot qui a été planqué par sa copine.

Une fois sorti de prison, il découvre malheureusement que sa copine a planqué le magot dans un chantier, chantier du gymnase d’un collège poubelle. Et depuis, le gymnase a été fini.

 

Solution : travailler au collège pour creuser la nuit.

Ça tombe bien, il y a une annonce pour un poste de concierge.

Sauf qu’en fait, il s’agit d’une astuce du principal pour pouvoir embaucher un professeur remplaçant. Et le héro va se retrouver à faire cours dans la classe poubelle d’élève qui ne pensent qu’à chahuter, sécher…

 

Après c’être fait respecté, il finit par s’attacher à eux, à les faire évoluer, et même à leur faire avoir le diplôme.

Il faut dire qu’il tombe amoureux de sa collègue, et il finira aussi par changer afin de conquérir son cœur.

La comédie est bien ficelée, on rigole bien et le rythme (qui est le point le plus dur dans une comédie) est plus que correct.

 

Le second est en manga.

Il s’agit de Gokusen (Pour Gokudo no Sensei soit professeur gangster).

L’histoire raconte les débuts de la jeune Kumito Yamagushi, jeune professeur de.

Elle est affectée professeur principale de la pire classe d’un lycée poubelle, où les élèves sont considérés comme une menace et non des gens à éduquer.

Rien ne l’aide. Aire stricte et binoclard, enseignant une matière difficile à comprendre…

 

Seulement voilà, en réalité, l’héroïne est l’héritière d’un clan de Yakuza, point qu’elle essaie de cacher.

Le dessin du manga n’est pas exceptionnel (c’est le point faible, pour un manga, on peut vraiment trouver mieux).

Par contre, on se prend vite à l’histoire, et franchement, on rigole du début jusqu’à la fin.

Le manga part d’un point de départ pour enchaîner les situations comiques, les quiproquos…

 

Les situations sont surtout dans les décalages.

Décalage entre la Kumito professeur, toute gentille, et la Kumoto Yakuza qui se fait respecté de la famille par coup de savate dans la gueule.

La Kumito calme et stoïque en classe, capricieuse et tyrannique à la maison.

 

Évidemment, la jeune professeur Yakuza a des habitudes bien à elle, écart de langage (Tiens, t’a un élève au violon), des réflexe conditionnés (quand elle voit les poulets) et n’hésite pas à taper les voyous qui vendent de la drogue à ses élèves.

 

Allez, je montre le moment géniale où elle corrige ses copies (tout professeur a déjà vécu ça).

gosuken 001

 

gosuken 002

Le moment où elle rend ses copies.

gosuken 003

 

gosuken 004

gosuken 005

Et celui où elle fait la morale à ses élèves. Même pour être Yakuza, il faut des bonnes notes à l’école :-).

gosuken 006gosuken 007

21 décembre 2014 Posted by | Cinéma, Manga | , , , | Laisser un commentaire

Le Conte de la princesse Kaguya

Samedi, j’ai été voir le Conte de la princesse Kaguya.

Il s’agit du dernier du studio Ghibli.

Pour être honnête, je connaissais l’histoire originale, pour l’avoir lue en BD, et puis j’ai révisé sur Wikipédia (j’adore lire Wikipédia).

 

Que dire ?

Le film est très beau, dessiné d’une façon très originale.

Par ailleurs, c’est très poétique, et on assiste à la vie de la princesse née dans des bambous.

On retrouve aussi certain passage important du conte, notamment lorsqu’elle demande à cinq nobles des quêtes impossibles.

 

Néanmoins, la fin est subtilement différente du conte original.

Certes, comme dans le conte original, elle retourne parmi les siens, sur la lune, oubliant sa vie sur terre.

 

Mais dans le conte original, elle tombe amoureuse de l’empereur.

C’est pour ça qu’elle lui offre un élixir d’immortalité.

Mais l’empereur n’est pas intéressé.

Il ne veut pas devenir immortel s’il ne peut pas revoir la femme qu’il aime.

Il fait donc bruler l’élixir au Mont Fuji (ancien volcan).

Je trouve que la fin originale est beaucoup plus forte…

30 juin 2014 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Le procès de Viviane Amsalem

On parle de la dure condition féminine dans les pays musulman, celle des femmes d’Israël est moins connue.

L’excellent film « Le procès de Viviane Amsalem », à travers une fiction, permet de découvrir une situation archaïque.

Il est réalisé par Ronit Elkabetz (qui joue aussi Viviane) et son frère Shlomi Elkabetz.

 

Le film compte l’histoire de Viviane, qui a quitté son mari depuis 3 ans, et qui veut divorcer.

Seulement voilà, en Israël, le mariage civil n’existe pas.

C’est avant tout une affaire de religion.

Seul le mari peut donner le divorce à sa femme. Ou alors, on passe par un tribunal religieux.

 

Or, les rabbins qui président le tribunal font tout pour préserver un foyer juif.

La parole de la femme n’est donc pas écoutée.

Viviane n’aime plus son mari, ne le supporte plus, mais est-ce important ?

 

Du coup, Viviane va devoir se battre, battre contre un mari qui au début ne se présente pas (au bout de 3 fois, le divorce est automatique en Amérique), contre les préjugé…

 

On a ici un très bon film de procès, un huis-clos, kafkaïen.

C’est très bien filmé et très bien interprété. Qui plus est, on découvre un aspect de la société israélienne.

 

Ce film est à voir absolument, grand moment de cinéma, et très pédagogue.

En plus : la chronique sur les Echos.

29 juin 2014 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire