Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Wonder Woman au cinéma

Puisque j’ai été le voir Samedi, et que j’avais parlé du personnage, je me permets donc de parler du film.

 

Wonder Woman est donc sorti au cinéma, avec Gal Gadot dans le rôle principal et réalisé par une femme, en l’occurrence Patty Jenkins qui devait réaliser Thor 2 avant de lâcher l’affaire pour différences artistiques.

 

Déjà, il faut savoir que quand on va voir ce film, on va voir un truc « de Fille » et que même si une femme nous explique les subtilités de ce film, ben on ne captera toujours rien.

 

Mais bon, comme disent certains : « C’est un atout majeur et plutôt malin, d’avoir une héroïne si magnétique qu’on lui excusera tout. Même quand elle raconte ses conneries sur l’amour et le respect »

Pour rappel, Wonder Woman a été créé en 1941 par William Moulton Marston.

Célèbre psychologue qui a inventé le détecteur de mensonge, il était persuadé que les femmes étaient meilleures que les hommes.

Il a créé son héroïne pour qu’elle serve de modèle aux filles, et qu’elles soient fières d’être des filles.

Visiblement, c’est réussi, et Marston n’aurait pas renié cette adaptation.

 

Le film parle de la princesse des Amazone, Diana, qui vit sur une ile isolée du reste du monde.

Elle rêve d’être une guerrière, aider son prochain, et botter le cul d’Arès, responsable de toutes les guerres.

 

Un jour débarque Steve Trevor, soldat et espion américain, qui explique qu’en ce moment, c’est la première guerre mondiale.

Diana décide donc de partir botter le cul d’Arès car s’il y a une guerre, c’est à cause d’Arès.

 

Au fait, Diana, je la trouve un peu conne sur les bords.

  • Mon dieu, il y a la guerre, c’est la faute d’Arès (Captain obvious).
  • Tiens, le général allemand prépare un gaz pour exterminer la population, c’est sans doute Arès (Captain obvious 2).
  • J’ai tué le général Allemand et c’est toujours la guerre ! (Dommage, ce n’était effectivement pas Arès).

En fait, c’est la qualité de film, Diana, qui découvre la vie, le monde des hommes, les bons côtés, les mauvais, et qui progresse au fur et à mesure.

Elle apprend. C’est un récit initiatique où Diana apprend à être une vraie super héroïne.

 

L’héroïne fait preuve de compassion et de féminité, en plus d’être déterminée et volontaire.

 

Pour les qualités du film, le travail graphique est très bon.

L’interprétation est excellente, aussi bien de Gal Gadot qui est Wonder Woman que Chris Pine et le reste du casting.

Par ailleurs, Wonder Woman est iconifié et franchement, c’est vraiment très bien fait.

On a l’impression d’avoir une légende et une déesse.

 

Il y a peu de scène d’action, mais elles sont très bien, et en échange, on a vraiment bien développé le personnage. On s’attache au personnage.

 

Dans les points négatifs, la musique (excepté celle qui est dans Batman V Superman) est oubliable.

 

Par ailleurs, les méchants sont peu développés.

Je l’accepte car c’est un film sur Diana, et d’ailleurs, pour comparer, dans le premier Batman de Nolan, les méchants aussi sont finalement peu développés.

 

Le seul dommage étant que le méchant final du film, Arès (car oui, au final, elle lui botte quand même son cul) est juste là pour se faire botter le cul, alors que c’est quand même l’un des plus grand méchant de l’univers de Wonder Woman.

 

Dans les qualités du film, aussi, le fait que Diana passe d’une vision manichéenne à une vision plus grise est aussi un des points forts du film.

 

Enfin, certaines scènes sont géniales, comme la scène du no-mans land qui a failli ne pas être dans le film.

 

Au final, Wonder Woman, n’est pas le meilleur film de Super Héros, ni un chef d’œuvre cinématographique, mais c’est un très bon film, et un film de Super Héros qui est dans la moyenne haute.

Il est largement au-dessus d’un Marvel.

Il est également historique dans le sens où les filles ont enfin leur film de Super Héros (ou plus exactement de Super Héroïne) et que le film a été réalisé par une femme, étant donné qu’il est très rare qu’un blockbuster soit réalisé par une femme à Hollywood.

16 juin 2017 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Le vénérable W, au cinéma

Ça fait longtemps que je veux reparler cinéma, histoire de diversifier mon blog, et ça fait longtemps que je n’en prends pas le temps.

 

Pourtant, j’ai une carte UGC illimité…

 

Mais cette fois-ci, c’est décidé, je reparle cinéma.

 

Et Samedi, j’ai été voir Le vénérable W.

 

Le film est très intéressant.

Il brosse le portrait de Ashin Wirathu, moine et chef des intégristes boulistes en Birmanie.

 

Le film est très intéressant.

En plus de dresser le portrait d’un homme, ce film a le mérite de rappeler que les intégristes ne sont pas que chez les musulmans.

 

D’ailleurs, ici, les musulmans sont les victimes.

Mieux, ce film démontre clairement que ce type, qui d’ailleurs n’a jamais eu ce que l’on pourrait appeler « un vrai travail », est un criminel et sa place est en prison.

En fait, il devrait passer à la cour de Justice de la Haye.

 

Le film explique bien qu’il est l’instigateur de massacres, de villages brûlés et de déplacement de population.

Comme le disait David Aaronovitch, « L’Hitler de Birmanie est bouddhiste et ses juifs sont les musulmans rohingyas ».

Ce type est d’ailleurs vraiment une plaie, attisant la haine dans son pays.

 

Un film à voir, et une situation à découvrir…

14 juin 2017 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire

Les 5 meilleurs westerns selon Phil (2/5) : Le train sifflera 3 fois (High Noon)

Premier meilleur Western selon moi-même : Le Bon, la Brute et le Truand.

Second meilleur Western (toujours selon moi-même) : Le train Sifflera trois fois, de Fred Zinnemann,  avec Gary Cooper, Grace Kelly, d’après un scénario de Carl Foreman, qui a été victime du Maccarthysme.

 

Il peut sembler étrange qu’un Western, avec peu d’action (seulement à la fin), et en noir et blanc, soit mon second western préféré.

 

Pourtant, ce film mérite d’être dans le top du western, et donc dans mon top 5.

 

La musique est magnifique, la scène d’action est plus que correcte, mais le point fort du film n’est pas là.

C’est d’abord le message et l’ambiance qui font le point fort du film.

C’est le premier grand western de l’histoire du cinéma, et un grand film politique et un grand film sur la nature humaine.

C’est aussi ce film qui a donné au western ses lettres de noblesse.

 

C’est d’abord un film sur le Maccarthysme mais c’est plus que ça.

 

Ce film se centre sur le shérif Will Kane (magnifiquement interprété par Gary Cooper), qui le dimanche de son mariage, doit abandonner le poste.

Durant le film, on apprend que la ville était en proie à l’insécurité.

Mais que le shérif a fait le job, en arrêtant le caïd local et en l’envoyant à la potence.

Seulement, dans le nord du pays, sa peine a été transformée en peine de prison. Il est libéré, et il va arriver par le train de 12H pour se venger et descendre Will Kane.

 

Mieux, trois de ses complices l’attendent.

 

Le successeur n’arrivant que Lundi, Will Kane (après moult hésitations) décide de rester.

Il essaye de recruter des adjoints pour l’aider.

 

Mais tous vont le lâcher, soit par peur, soit par amitié avec le bandit.

 

C’est donc seul, que le shérif Will Kane affrontera les bandits dans un combat déloyal.

 

Ce film traitre du Maccarthysme, et est sensé être une parabole des artistes dénonçant leurs semblables.

 

Mais il va plus loin. C’est un film sur la lâcheté et la nature humaine.

 

L’interprétation de Gary Cooper, abandonné par tous, mais qui reste, car c’est son devoir, est parfaite.

D’ailleurs, Gary Cooper a eu un oscar pour ce rôle.

On voit la solitude et il avoue avoir peur, prépare même sa mort tant le combat est injuste et déséquilibré.

Certaines scènes sont magnifiques, et accentue la solitude de ce héros, qui continue par devoir, mais qui est abandonné de tous.

 

Ce film est à vraiment redécouvrir, d’autant qu’il est malheureusement toujours d’actualité.

 

Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai toujours été halluciné par les gens qui savent que Sarkozy est un danger, mais qui le soutiennent quand même.

Mais tout a été dit dans ce film, en 1952.

 

Autour du film :

26 septembre 2016 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Les 5 meilleurs westerns selon Phil (1/5) : Le Bon, la brute et le truand

Un ami s’est amusé à noter sa collection de films en DVD, et il a descendu un de mes westerns préférés en le sous notant.

Allez, je vais être royal, c’est parce qu’il ne connait pas bien ce genre populaire, qui regroupe un nombre important de chef d’œuvre. Il est du coup difficile d’en faire rentrer que cinq.

Je me suis donc décidé à donner mes 5 meilleurs westerns.

 

Et mon préféré est « Le Bon, la Brute et le Truand » du grand Sergio Leone.

 

De quoi parle le film ?

De trois voyous.

Le Bon (Clint Eastwood), la brute (Lee Van Cleef), appelé Sentenza (la sentence) et le truand (Eli Wallach),Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez.

Trois voyous qui durant la guerre de sécession sont à la recherche d’un convoi d’or sudiste qui a disparu.

 

L’or est caché dans un cimetière.

Le truand a le nom du cimetière.

Le bon a le nom de la tombe.

La brute n’a rien, mais après avoir torturé le truand, il obtient le nom du cimetière.

Il ne torture pas le bon, car il sait que le bon est trop intelligent : il dirait n’importe quoi.

 

Que dire de ce film…

La musique déjà, elle est magnifique. Normal, elle est signée d’Ennio Morricone.

Les plans sont sublimes.

 

Le film est aussi bien populaire qu’intellectuel.

Populaire par ses répliques cultes.

  • Et toi, tu sais que ta la tête de quelqu’un qui vaut 2000$.
  • Oui, mais toi t’a pas la tête de celui qui les empocheras.


Mais ce film est aussi une dénonciation de l’absurdité de la guerre, surtout si elle est civile.

 

Certes, les héros sont des crapules, mais leurs crimes sont insignifiants face à la tuerie d’une guerre.

La scène du pont, où les nordistes et les sudistes se livrent une bataille emblématique est symboliques.

Ça massacre pour « une chiure sur la carte de l’Etat-major ».

Et comme le dit le bon : Je n’ai jamais vu autant de monde mourir ».

 

Par ailleurs, Sergio Leone, qui a vécu sous le fascisme, démystifie la guerre. Il montre les camps de prisonniers nordistes où les dit-prisonniers sont torturés et volés.

 

Et puis, on ne compte pas le nombre de scènes cultes.

On a le pont, grand moment d’émotions où le Bon et le truand le font sauter, sauvant des milliers de vies (même si c’est pour un intérêt immédiat) et évidement la célèbre scène de fin du duel à trois, la mythique scène avec la magnifique musique d’Ennio Morricone.

 

Difficile de décrire ce monument.

Si vous ne l’avez toujours pas vu (ce qui n’est pas concevable), foncez, allez le voir.

 

Un regret quand même. Certaines scènes n’étaient pas dans la version française ou dans la version anglaise. Elles ont été redoublées pour être réintégrées. Franchement, ça se voit et ça nuit à la qualité du film.

Ce dernier point est un crime…

9 octobre 2015 Posted by | Cinéma | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les profs voyous, au cinéma et en manga

Que faire face aux lycées poubelles ?

Et si le mieux était d’en rire…

C’est ce que certains font, en prenant l’histoire d’un voyou devenant professeur.

 

Le premier cas est au cinéma, Un prof pas comme les autres (film allemand de Bora Dagtekin sorti le 12 novembre 2014).

L’histoire suit l’histoire de Zeki Müller, petit escroc qui est en prison à la suite d’un braquage.

Son rêve est de récupéré le magot qui a été planqué par sa copine.

Une fois sorti de prison, il découvre malheureusement que sa copine a planqué le magot dans un chantier, chantier du gymnase d’un collège poubelle. Et depuis, le gymnase a été fini.

 

Solution : travailler au collège pour creuser la nuit.

Ça tombe bien, il y a une annonce pour un poste de concierge.

Sauf qu’en fait, il s’agit d’une astuce du principal pour pouvoir embaucher un professeur remplaçant. Et le héro va se retrouver à faire cours dans la classe poubelle d’élève qui ne pensent qu’à chahuter, sécher…

 

Après c’être fait respecté, il finit par s’attacher à eux, à les faire évoluer, et même à leur faire avoir le diplôme.

Il faut dire qu’il tombe amoureux de sa collègue, et il finira aussi par changer afin de conquérir son cœur.

La comédie est bien ficelée, on rigole bien et le rythme (qui est le point le plus dur dans une comédie) est plus que correct.

 

Le second est en manga.

Il s’agit de Gokusen (Pour Gokudo no Sensei soit professeur gangster).

L’histoire raconte les débuts de la jeune Kumito Yamagushi, jeune professeur de.

Elle est affectée professeur principale de la pire classe d’un lycée poubelle, où les élèves sont considérés comme une menace et non des gens à éduquer.

Rien ne l’aide. Aire stricte et binoclard, enseignant une matière difficile à comprendre…

 

Seulement voilà, en réalité, l’héroïne est l’héritière d’un clan de Yakuza, point qu’elle essaie de cacher.

Le dessin du manga n’est pas exceptionnel (c’est le point faible, pour un manga, on peut vraiment trouver mieux).

Par contre, on se prend vite à l’histoire, et franchement, on rigole du début jusqu’à la fin.

Le manga part d’un point de départ pour enchaîner les situations comiques, les quiproquos…

 

Les situations sont surtout dans les décalages.

Décalage entre la Kumito professeur, toute gentille, et la Kumoto Yakuza qui se fait respecté de la famille par coup de savate dans la gueule.

La Kumito calme et stoïque en classe, capricieuse et tyrannique à la maison.

 

Évidemment, la jeune professeur Yakuza a des habitudes bien à elle, écart de langage (Tiens, t’a un élève au violon), des réflexe conditionnés (quand elle voit les poulets) et n’hésite pas à taper les voyous qui vendent de la drogue à ses élèves.

 

Allez, je montre le moment géniale où elle corrige ses copies (tout professeur a déjà vécu ça).

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Le moment où elle rend ses copies.

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Et celui où elle fait la morale à ses élèves. Même pour être Yakuza, il faut des bonnes notes à l’école :-).

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21 décembre 2014 Posted by | Cinéma, Manga | , , , | Laisser un commentaire

Le Conte de la princesse Kaguya

Samedi, j’ai été voir le Conte de la princesse Kaguya.

Il s’agit du dernier du studio Ghibli.

Pour être honnête, je connaissais l’histoire originale, pour l’avoir lue en BD, et puis j’ai révisé sur Wikipédia (j’adore lire Wikipédia).

 

Que dire ?

Le film est très beau, dessiné d’une façon très originale.

Par ailleurs, c’est très poétique, et on assiste à la vie de la princesse née dans des bambous.

On retrouve aussi certain passage important du conte, notamment lorsqu’elle demande à cinq nobles des quêtes impossibles.

 

Néanmoins, la fin est subtilement différente du conte original.

Certes, comme dans le conte original, elle retourne parmi les siens, sur la lune, oubliant sa vie sur terre.

 

Mais dans le conte original, elle tombe amoureuse de l’empereur.

C’est pour ça qu’elle lui offre un élixir d’immortalité.

Mais l’empereur n’est pas intéressé.

Il ne veut pas devenir immortel s’il ne peut pas revoir la femme qu’il aime.

Il fait donc bruler l’élixir au Mont Fuji (ancien volcan).

Je trouve que la fin originale est beaucoup plus forte…

30 juin 2014 Posted by | Cinéma | , , | Laisser un commentaire

Le procès de Viviane Amsalem

On parle de la dure condition féminine dans les pays musulman, celle des femmes d’Israël est moins connue.

L’excellent film « Le procès de Viviane Amsalem », à travers une fiction, permet de découvrir une situation archaïque.

Il est réalisé par Ronit Elkabetz (qui joue aussi Viviane) et son frère Shlomi Elkabetz.

 

Le film compte l’histoire de Viviane, qui a quitté son mari depuis 3 ans, et qui veut divorcer.

Seulement voilà, en Israël, le mariage civil n’existe pas.

C’est avant tout une affaire de religion.

Seul le mari peut donner le divorce à sa femme. Ou alors, on passe par un tribunal religieux.

 

Or, les rabbins qui président le tribunal font tout pour préserver un foyer juif.

La parole de la femme n’est donc pas écoutée.

Viviane n’aime plus son mari, ne le supporte plus, mais est-ce important ?

 

Du coup, Viviane va devoir se battre, battre contre un mari qui au début ne se présente pas (au bout de 3 fois, le divorce est automatique en Amérique), contre les préjugé…

 

On a ici un très bon film de procès, un huis-clos, kafkaïen.

C’est très bien filmé et très bien interprété. Qui plus est, on découvre un aspect de la société israélienne.

 

Ce film est à voir absolument, grand moment de cinéma, et très pédagogue.

En plus : la chronique sur les Echos.

29 juin 2014 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Schwarzy et Sly en prison

Schwarzy et Sly en prison

 

Hier, j’ai été voir évasion avec Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone.

 

L e héro de l’histoire est Ray Breslin (Sylvester Stallone). Avant, il était procureur.

Mais il a envoyé un criminel en prison qui s’est évadé et qui a tué toute sa famille.

Depuis, il s’est dit qu’envoyer des criminel en prison, ça ne suffisait pas.

Il fallait s’assurer qu’ils ne sortent pas.

 

Alors, il est devenu testeur de prison.

Il se fait enfermé en prison pour s’y évader et écrire des rapports.

Il a même écrit un livre sur le sujet.

Après ça, il maîtrise les fondamentaux.

Pour qu’une évasion réussisse, il faut connaître la configuration, connaître les habitudes et une aide extérieure ou intérieure.

 

Du coup, on va proposer à Breslin de tester une prison moderne, nouveau concept.

Seulement, les choses ne seront pas si simples. Il sera envoyé là-bas pour y rester.

Des gens payants pour ça.

Petit à petit, on découvrira une prison bien particulière, où il est très dur de s’y évader.

De plus, la prison est illégale, financé sur des fonds privés.

 

Breslin va devoir faire confiance à un autre détenu avec lui aussi un secret : Emil Rottmayer (Arnold Schwarzenegger).

 

Ceux qui attendent de l’action pure et dure (comme dans Expendables)  seront déçu.

Il n’y a de l’action que vers la fin du film.

 

L’intérêt du film réside dans la découverte de la prison et dans le plan d’évasion.

 

Le film n’est pas forcément un chef d’œuvre, mais on passe un très bon moment.

17 novembre 2013 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire

Au bonheur des ogres ou le mythe du bouc-émissaire

Samedi dernier, j’ai été voir Au bonheur des Ogres et j’ai beaucoup aimé.

 

Le film compte l’histoire d’un pauvre gars, Benjamin Malaussène qui a une mère qui collectionne les amants.

Sa mère a une tendance à tomber enceinte, après avoir changé d’amant.

 

Du coup, notre pauvre héro, magnifiquement interprété par Raphaël Personnaz (vu dans le remake de la trilogie Marseillaise) doit s’occuper de toute la famille.

Il faut dire que c’est l’ainé.

Il doit donc s’occuper de sa sœur enceinte, qui ne lui dit rien, de son autre sœur qui a pour passion de regarder les cartes, de son frère qui fabrique des bombes en cours de chimie et de son autre petit frère qui dessine des ogres.

Pour avoir un chèque  en fin de mois, il fait un travail indigne de lui : il est bouc-émissaire.

Le magasin qui l’emploie vend beaucoup de merde (comme un frigo qui carbonise le repas de noël).

 

Quand un client est mécontent, le chef du bureau des réclamations l’appelle pour l’égueuler devant le client.

Le client ayant pitié, celui-ci finit par renoncer à porter plainte contre le magasin.

 

Seulement, le magasin n’est pas sain. Il y a par exemple des caméras de surveillance dans les cabines d’essayages des femmes, sans doute par hasard.

Puis il y a une dizaine d’année, des enfants ont disparu.

 

Mais ça se corse quand il y a une première explosion, accidentelle semble-t-il.

Puis il y a une seconde explosion.

 

La police enquête et notre héro risque de devenir le bouc-émissaire.

 

Je n’ai pas lu le livre. Mais on passe un très bon moment. L’interprétation est bien, on est vraiment avec le héros qui subit toutes les emmerdes du mondes. Et puis, c’est traiter avec humour. A voir absolument.

22 octobre 2013 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Le Majordome

Hier, j’ai été au cinéma et j’ai eu l’occasion de voir le Majordome.

 

Ce film compte l’histoire de Cecil Gaines (très librement inspiré de la vie d’Eugène Allen) qui sera majordome à la maison blanche.

 

A début du film, il verra sa mère abusé sexuellement par son patron blanc (elle en deviendra folle) et son père tué (toujours par le patron de la plantation).

 

Heureusement, une des vielle dame de la plantation le prendra sous son aile, et lui apprendra à être « un bon nègre de service ».

 

En 1926, il quitte le sud des Etats-Unis pour le nord. Il gravira les échelons jusqu’à devenir majordome à la maison blanche, où il servira 7 présidents.

 

Le film parle aussi de son mariage. De ses fils, le premier, qui participera à la lutte pour que les afro-américains aient les mêmes droits que le reste des américains. Il se détachera de celui-ci, et ils se brouilleront.

Le second se fera tuer au Vietnam.

 

Quant à sa femme, elle sera un temps alcoolique.

 

Ce film est un drame. Son interprétation est parfaite.

Mais il a une autre force, que n’a pas le Django de Tarrentino, c’est de montrer l’histoire récente des Etat-Unis, de montrer la ségrégation, le Ku-Klux clan, les bus de la liberté…

 

L’histoire est vue à travers les yeux de Cecil, Cecil qui joue « le nègre de service » qui sape les préjugés « blancs » en étant toujours aimable.

 

Il ne comprendra pas son fils qui lui lutte franchement, en se faisant arrêté, en luttant aux côtés de Martin Luther King, ou en rejoignant après l’assassinat de ce dernier les Blacks Panthers.

 

Le racisme ambiant dans les Etats-Unis du début du 20ème siècle est bien montré. La différence de génération aussi.

 

Un excellent film, un grand moment de cinéma à ne pas rater.

6 octobre 2013 Posted by | Cinéma | , | Laisser un commentaire