Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le conseil municipal du 29/06/2016 en 4 points (Hors CA) (2/4) : Taxe sur les friches commerciales

Lors du conseil municipal du 29/06/2016, la ville de Malakoff a voté une taxe sur les friches commerciales.

Son taux est de 20% première année, 30% seconde année et 40% troisième année.

 

Etant donné le caractère physiocrate de cet impôt (on paye pour la possession d’un bien), on pourrait penser que je suis contre.

Ce n’est pas le cas. Il s’agit ici d’un bien sur un local commercial inutilisé.

Tout comme la taxe sur les logements vacants, l’objectif est d’inciter le propriétaire d’un local commercial non utilisé à le louer.

 

Le but ici n’est pas d’enrichir la commune, mais d’inciter un propriétaire à louer son local.

 

Néanmoins, même si c’est un bon outil, cela ne doit pas dispenser la ville de Malakoff à avoir une réflexion poussée sur la question du commerce de proximité.

 

Déjà, il convient que vu le prix de location d’un local commercial en première couronne, les marges d’un commerce de proximité sont plus faible.

C’est pour cela que Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge, avait créé une société d’économie mixte pour acheter les locaux commerciaux afin de modérer les loyers.

Politique à laquelle est opposée la municipalité d’ailleurs.

 

Il serait dommage que cette taxe favorise d’avantage les banques et assurances qui elles ont les moyens de se payer les locaux commerciaux.

 

Cela amène donc à avoir une réflexion sur le commerce de proximité et de se poser la question  des besoins des Malakoffiots en termes de commerce de proximité.

Je pense qu’il faut construire un plan commerce local, comme je l’avais écrit.

 

Enfin, je rappelle que la ville a un manager du commerce local, personne chargée de remplir les locaux vides.

Il ne serait pas inutile de se poser la question de son efficacité, ainsi que celle de ses objectifs.

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8 juillet 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Jean Loup Metton à Pau

François Bayrou, maire de Pau, et accessoirement notre leader maximo, cherche à relancer une dynamique de commerce pour sa ville de Pau.

 

Afin d’avoir de bonne pratiques, il a invité Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge.

 

Pour ceux qui ne le savent pas, Montrouge est une commune limitrophe de Malakoff.

 

Ce n’est pas la première fois que j’évoque la politique du maire de Montrouge sur le commerce de proximité (voir ici et ici).

 

Effectivement, le maire de Montrouge fait le constat que les loyers des locaux commerciaux sont trop élevés en première couronne.

C’est pour ça qu’il a créé une société d’économie mixte qui achète les locaux commerciaux.

 

La ville de Montrouge fait ça pour deux raisons :

  1. Ça permet de modérer le bail commercial.
  2. La ville peut installer le type de commerce qu’il souhaite.

« Nous étions en concurrence avec les grandes surfaces et Paris » explique Jean Loup Metton.

Et de continuer :

« Et nous nous sommes retrouvés avec des cellules commerciales vides ».

 

La première étape a été de faire une étude « pour voir où étaient les trous  dans l’offre commerciale »

C’est d’ailleurs un aspect que j’ai déjà abordé.

La seconde étape est une société d’économie mixte qui achète les locaux commerciaux et un manager du commerce qui démarche les commerçants.

D’ailleurs, il serait sain de faire un bilan sur l’action du notre.

Et l’article de conclure :

« L’amortissement des emprunts étant financé par des loyers calculés en fonction des possibilités des types de commerces souhaités. Le tout complété par un dispositif de parkings tous les 500 m et un service de livraison à domicile pour les produits du commerce du centre-ville. En 15 ans, 40 commerces supplémentaires ont ainsi ouvert. »

 

Je rappelle que la municipalité de Malakoff est opposée à la politique du maire de Montrouge.

Selon elle, c’est contre la libre concurrence.

Ce n’est pas faux, mais dans ce cas, il faut aussi rappeler que les HLM, c’est aussi contre la libre concurrence.

 

Le seul point noir, c’est que cette politique demande des moyens…

15 octobre 2014 Posted by | actualité, Politique | , , , , | Laisser un commentaire

PADD de Malakoff (7/10) : La surface commerciale rue Paul Bert/Rue Paul Vaillant Couturier

Une enseigne est prévue à l’angle de la rue Paul Bert et Paul Vaillant Couturier.

Dans la pratique, elle tarde à venir.

 

Lors de la réunion du 5/12/2014 sur le PLU, une dame est revenue sur le sujet.

Elle se plaignait, disant qu’elle n’était pas contre le commerce, mais que celui de proximité, que c’était contre le mode de transport doux, et qu’en plus, les enfants allait acheter de l’alcool (la surface est en face du collège Paul Bert).

 

Je dois avouer que cette intervention m’a choquée, d’autant qu’elle m’a semblée égoïste.

C’est pour ça que je souhaiterai y revenir.

 

Pour commencer, comme l’a rappelé l’élu (PCF) référent du conseil de quartier Thierry Notredame, c’est d’abord une demande des habitants exprimée en conseil de quartier.

 

Par ailleurs, je tiens à rappeler que contrairement à ce que l’on croit, la grande surface ne tue pas le commerce de proximité. Au contraire, la grande Surface crée du mouvement, mouvement qui amène un flux de client se déplaçant, et le flux autour d’un commerce de proximité, c’est du client potentiel.

 

La différence entre le commerce de proximité et la grande surface se fait sur ce qui est vendu. La grande surface vend du gros, le commerce de proximité de la qualité.

 

Je tiens à rappeler qu’au centre-ville, rue Béranger, l’Intermarché est entouré par du commerce de proximité.

D’ailleurs, l’Intermarché était  une demande des commerçants.

 

On aurait ajouté un boucher en face de l’Intermarché, ça aurait été parfait…

La grande surface n’est pas forcement contre le déplacement doux.

L’Intermarché est sur une « officieuse » zone de rencontre.

D’ailleurs, la CDD de Malakoff préconise des zones de rencontres. Elle a même une sous-commission qui étudie le sujet.

 

Sur le dernier argument (vente d’alcool), là, ça ne dépend que du sérieux du gérant.

 

En ce qui me concerne, je pense que cette grande surface est une chance pour la ville de Malakoff.

D’autant que cette grande surface est dans le Sud de la ville, et que le Sud de la ville a été fortement délaissé ces dernières années.

Cette grande surface est une chance pour dynamiser le quartier et le commerce de proximité aux alentours.

Elle doit se placer dans une réflexion plus globale (urbanisme, déplacement, commerce de proximité, économie…).

 

C’est d’ailleurs fort regrettable qu’elle tarde à venir.

7 décembre 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, la proche banlieue et les réserves foncières (1/5) : Il est impératif d’optimiser le territoire et les réserves foncières

Dans une ville de première couronne, et en particulier à Malakoff, il y a des problèmes de réserves foncières.

En résumé, il manque du terrain pour construire.

Effectivement, à Malakoff, au Nord, on a le 14ème arrondissement, à l’ouest, Vanves, au Sud, Clamart, Au Sud-Est, Châtillon et à l’Est, Montrouge.

Et évidemment, on a construit pratiquement partout.

 

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est évident qu’il est interdit de la gâcher.

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est du devoir de la ville de l’utiliser au mieux.

 

Mais comment utiliser au mieux la réserve foncière?

La première possibilité est de faire venir de l’économie. Du point de vue de la ville, on fait venir des entreprises qui augmenteront les ressources de la ville (en payant la CET touchée par l’agglomération).

Notons que les entreprises représentent un plus pour les habitants. Les entreprises seront un cœur faisant vivre le commerce de proximité.

Dans l’optique d’augmenter les ressources, on peut aussi faire venir des ménages en capacité de payer les impôts. Pour cela, on construit des logements (ou plus exactement, un promoteur s’en chargera).

Les ménages fortunés payeront des impôts à la commune.

Attention néanmoins à ne pas communautariser sa ville dans le même sens que Neuilly ou Saint-Maur.

 

Autre possibilité: on peut construire des logements sociaux, comme des HLM.

Dans ce cas, on construit à terme du coût en dépense de fonctionnement, et des dépenses pour la commune.

Ce n’est pas forcément un mal, car grâce à une utilisation sociale du terrain, on permet à une catégorie de la population de se loger. Sinon, s’il n’y avait que du logement privé, elle ne se logerait pas, même si elle travaille.

 

Enfin, il est imaginable aussi de faire des espaces verts qui augmenteront la qualité de vie dans la commune.

 

Notons que pour réussir une optimisation du territoire, densifier devient également un impératif.

29 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Atelier Habiter du PLU (4/6): La mixité économique, l’un des points noirs de Malakoff

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Le document ci-contre, présenté lors de l’atelier Travailler, aurait gagné à être plus commenté.

Malheureusement, l’atelier Travailler n’a débouché sur rien de concret.

Heureusement, l’aspect mixité économique a été évoqué lors de l’atelier Habiter, et notre table a eu le plaisir de mettre en avant cette question.

J’entends par mixité économique d’une ville ou d’un territoire le fait que l’activité économique soit répartie équitablement sur l’ensemble du territoire.

Les Hauts de Seines, qui concentre une activité importante sur la défense, n’est pas un territoire qui a une mixité économique.

Il s’agit d’un contre-exemple.

La mixité économique va avec la mixité, l’équilibre et l’égalité d’un territoire.

En résumé, on ne développe pas que les habitations. On développe en même temps le commerce et l’activité économique.

L’atelier a mis en avant la non-mixité territoriale de Malakoff.

Notre table a été plus loin dans la réflexion.

Il faut aussi une mixité économique, et un développement du Sud de Malakoff.

Il faut des entreprises dans le Sud de Malakoff. Un effort doit vraiment être fait dans ce sens dans le PLU.

La carte montre tous ce qu’il y a en activité économique (ce qui n’est pas du commerce est désigné par autre).

On voit, d’un simple coup d’œil, qu’au Sud, c’est franchement la misère.

D’autant que l’activité économique est importante. C’est un cœur. Un cœur qui fait vivre en particulier le commerce de proximité.

Là aussi, un effort doit être fait.

Nous avons également proposé, comme ça l’a été dans le programme des Démocrates de Malakoff et rappelé par Jean Emmanuel Paillon, la création d’une pépinière d’entreprise Boulevard Stalingrad.

Il y a urgence à le faire, et à le faire avant l’arrivée du métro Arc Express Gare de Clamart.

26 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les aventures de Jean Loup Metton et de sa société d’économie mixte

Lors de l’atelier travailler de notre PLU, atelier où je me suis ennuyé, on a débattu du commerce de proximité.

On a encore évoqué Montrouge qui a une avenue commerçante très riche.

J’avais déjà évoqué la politique du maire de Montrouge sur ce sujet, mais je pense qu’y revenir n’est pas inintéressant.

D’autant que notre manager du commerce est opposé, tout comme la municipalité, à la politique menée par le maire de Montrouge, Jean Loup Metton.

Je suis pour ma part en désaccord avec les arguments et choqué par la façon dont ils ont été énoncés.

Pour rappel, Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge, a créé une société d’économie mixte qui a pour mission d’acheter les locaux commerciaux.

Le maire de Montrouge fait ça pour deux raisons:

  • Les loyers sont trop chers pour les commerçants en première couronne. Jean Loup Metton peut donc modéré les loyers des commerçants. En résumé, il fabrique un parc « HLM pour commerces de proximité ».
  • Il peut sélectionner lui-même les commerces à installer. En particulier, Montrouge a dans sa rue commerçante un poissonnier là où à Malakoff, on n’en a aucun.

L’argument de notre manager du commerce, mais aussi de la municipalité est: c’est contre la libre concurrence.

D’autant que c’est un choix politique, financé par les contribuables de Montrouge.

La façon dont ça été dit m’a choqué. Les contribuables de Montrouge, qui sont les électeurs de Montrouge, ont réélu leur maire. Cela veut dire que les montrougiens sont d’accord avec cette politique, sinon, ils n’auraient pas réélu le maire.

D’autant que le maire de Montrouge a vraiment à cœur cette problématique.

Ensuite, l’argument n’aurait pas été renié par les libéraux pur et dur, comme le Parisien Libéral.

Je pense que le maire estime que si la loi du marché est appliquée, aucun commerce (à l’exception des banques) ne pourra s’installer sur Montrouge.

Comme le maire de Montrouge pense que le commerce de proximité favorise le lien social, et qu’il faut le favoriser, il estime que la puissance publique doit corriger les excès du marché.

Il corrige, en tant que maire, un aspect du marché.

Enfin, je tiens à rappeler que la mairie de Malakoff fait la même chose sur un autre sujet: le logement.

La mairie de Malakoff, à juste titre, estime que la loi du marché induit des effets pervers sur le logement. Concrètement, des gens qui travaillent avec un salaire de 1500€ ne peuvent pas se loger, simplement en louant, sur Malakoff.

La municipalité corrige cet effet en construisant des HLM.

Là aussi, c’est contre la libre concurrence, et il y a eu un débat (très vif) entre le parisien libéral et moi-même car celui-ci estimait qu’il fallait privatiser les HLM.

Là aussi, c’est financé sur les sous des contribuables.

Ils n’en veulent pas à notre maire, Catherine Margaté, car les malakoffiots l’ont réélue dès le premier tour.

En ce qui me concerne, je n’ai pas d’avis sur la question.

Je ne sais pas si je suis pour ou contre la politique menée par le Maire de Montrouge sur le commerce de proximité.

Mais je ne crois pas que le « ça fausse la libre concurrence » soit un bon argument.

Le contre argument serait, pour ma part, que ça a un coût financier pour la ville. Argument plus acceptable.

23 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le commerce de proximité à Malakoff (7/7): Le manager du commerce

Malakoff a un Manager du commerce depuis 2008. Il est donc normal d’en parler dans une série d’articles consacré au commerce de proximité.

Dans un premier temps, il est intéressant de noter que le contrat proposé au manager du commerce est révélateur de l’importance que la ville accorde au commerce.

Le manager du commerce en est à son troisième CDD, le dernier contrat ayant été voté lors du conseil municipal du 21/03/2012 pour une durée de 2 ans.

Je rappelle qu’un CDD est renouvelable qu’une fois, ce qui fait au maximum que l’on a 2 CDD.

Ça fait très progressif pour une mairie de gauche, qui explique la chose par un changement de statut.

 

Mais je pense qu’il faut se centrer sur trois questions clés: Son rôle, ses compétences souhaitées, et son évaluation.

Pour son rôle, je pense que le manager du commerce est la personne qui va mettre en application le plan commerce de la ville. Or, ce plan n’existe pas à Malakoff. Il va donc se contenter de remplir les locaux commerciaux, selon les occasions qui se présentent en ce qui concerne la ville de Malakoff.

 

Pour ses compétences souhaitées,  il faut une forte aptitude à démarcher. Je peux garantir que démarcher n’est pas un talent donné à tout le monde.

Par ailleurs, son réseau est primordial. Il doit pouvoir être capable de trouver le bon commerçant au bon endroit.

 

Enfin pour son évaluation. Il faut noter que ce point est important d’autant que son salaire a fortement augmenté depuis 2008.

La question est légitime, car si on prend le sud de la ville, beaucoup de locaux sont vides.
On peut citer boulevard du colonel Fabien (L’épicerie et la boucherie) ou le croisement de la rue Avaulée et la rue Hoche (marchand de journaux, pharmacie).

Je pense pour ma part qu’il faut définir un solde s.
Si on appelle a le nombre de commerces qui s’installe et d le nombre de commerces qui partent sur la ville, on arrive à s = a – d.

Ce solde donne une indication sur la qualité du manager du commerce.
Si s < 0, on peut parler d’un manager du commerce incompétent.

Si s est proche de 0, le manager du commerce fait un travail très moyen.

Si s est fortement positif, on a un excellent manager du commerce.

 

Il serait souhaitable de donner cette information aux élus, notamment de l’opposition, pour qu’ils puissent voter en connaissance de cause.

 

7 juin 2012 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le commerce de proximité à Malakoff (6/7): L’importance d’un plan pour le commerce de proximité

Tout comme le PLD dont j’ai eu l’occasion de parler, la municipalité n’a pas de vision sur le commerce de proximité.

En prenant l’exemple du centre-ville, nous avons 5 à 6 coiffeurs, 1 seule boucherie, zéro poissonnerie.

Certes, il est vrai que certains commerçants (boucherie, poissonnerie) sont plus durs à trouver.

Mais a-t-on besoin de 5-6 coiffeurs sur une superficie de 40 000m2? Soit sur un carré d’environ 200m?

De plus, rue Béranger, on aurait pu essayer de placer un boucher au lieu d’une sandwicherie.

 

Je pense qu’il faut un « plan commerce de proximité » qui définisse la vision de la ville sur le sujet.

Dans un premier temps, ce plan établit les besoins des Malakoffiots et les clients potentiels pour les commerces de proximité.

Dans un second temps, ce plan établit une comptabilité des locaux commerciaux de la ville.

Ensuite, ce plan définit quel commerce doit occuper quel local.

Cela ne veut pas dire que si sur un local on veut une boucherie qu’il y aura une boucherie.

Cela veut plutôt dire que si un coiffeur se trouve sur le local où l’on veut une boucherie, le document indique que la ville souhaiterait à la place une boucherie.

Pour l’instant, on est dans le vœu pieu.

Par la suite, dès que le local est libéré et que la mairie a l’idée du commerçant qu’elle souhaite installer, il lui suffit de préempter.

 

Notons que la ville a défini pour le commerce en centre-ville une zone pour préempter.
Il serait souhaitable d’utiliser ce droit.

5 juin 2012 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , | Un commentaire

Le commerce de proximité à Malakoff (5/7): Jean Loup Metton l’interventionniste VS Catherine Margaté la libérale

Deux villes, Malakoff et Montrouge;

Deux maires, Jean Loup Metton et Catherine Margaté;

Deux approches différentes de la politique en faveur du commerce de proximité.

C’est d’ailleurs assez intéressant de voir que les maires sont, dans ce domaine, loin de ce qu’ils représentent politiquement.

 

Jean Loup Metton est maire nouveau centre de Montrouge. C’est un élu local, centriste sauce Sarkozy, qui par nature est libéral.

Il est (ou était, je ne sais plus) vice-président de société en mouvement, association crée par Gilles de Robien à l’époque de l’UDF.

Sur le commerce, Jean Loup Metton pense qu’il faut faire quelque chose, car le commerce de proximité est un vecteur de socialisation, de vivre ensemble…

Or, il considère que les loyers pour un commerce de proximité sont trop élevés dans sa ville.

Seules les banques peuvent payer le loyer demandé.

C’est pour cela que Montrouge a créé une société d’économie mixte (entre autre) qui a pour mission d’acheter les locaux commerciaux dans la ville.

Ainsi, la ville peut modérer les loyers proposés aux commerces de proximité et aussi installer le commerçant qu’il souhaite voir à tel endroit (poissonnerie, boucherie …).

Cette idée a été reprise par notre concurrent Thierry Guilmart lors des dernières municipales.

Notons que cette approche est proche de ce qui est fait pour les habitants qui ne peuvent pas se loger: le HLM, dont les libéraux purs et durs ne veulent pas entendre parler.

 

Puis il y a Catherine Margaté.
Elle est le maire PC (Malakoff est communiste depuis 86 ans) et antilibérale.

Malakoff a d’ailleurs 40% de HLM (ce qui n’est pas un mal pour moi, je précise).

Lors d’un conseil de quartier, j’ai posé la question pour avoir le point de vue de la municipalité sur le sujet.

En dehors de la question de coût (Et donc du choix de la ville de préférer un service public de qualité), j’ai eu une réponse qui m’a surpris:

C’est une approche injuste. Effectivement, il y a une injustice entre le commerçant qui a la chance d’avoir un local à prix modéré et celui qui n’a pas cette chance.

La libre concurrence est faussée.

Ça m’a surpris, car au fond, cet argument est libéral.

 

Pour ma part, je n’ai pas d’opinion tranché sur la question.

Il y a des arguments pour et des arguments contre.

Mais la question mérite d’être débattue.

 

1 juin 2012 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Le commerce de proximité à Malakoff(4/7):L’importance du développement économique

Fut une époque, je travaillais à l’hôtel d’activité de Suresnes (fermé depuis fin décembre 2011).

L’hôtel d’activité était dans le centre-ville de Suresnes.

Or, le centre-ville de Suresnes, qui est une zone piétonne, bénéficie d’un développement économique important.

Certes, je pense que la fermeture de l’hôtel d’activité et de la pépinière d’entreprise dans la ville de Suresnes est une mauvaise chose, mais malgré ça, le centre-ville bénéficie d’un nombre de bureaux conséquent.

Notons que le prix de ces bureaux est bon marché, Suresnes étant proche par le T3 de la défense.

 

La venue de ces bureaux a permis de maintenir dans le centre-ville, qui est une zone piétonne, un commerce de proximité qui perdure.

La venue de bureaux fait venir des salariés qui font tourner le commerce de proximité, en particulier le commerce de bouche.

En résumé, si une municipalité investit dans le commerce de proximité pour ses habitants et le lien social, c’est les personnes travaillant sur la ville (et généralement n’y habitant pas) qui le font vivre.

 

Dans le cas de Malakoff, les bureaux sont majoritairement dans le nord de la ville, au centre-ville.

Les commerces de proximités sont majoritairement dans le centre-ville aussi.

Gageons que la future zone piétonne autour de la mairie permettra de donner un second souffle économique.

 

Par ailleurs, on voit bien que la mixité économique et territoriale est importante. Le Sud de la ville étant laissé pour compte, le commerce de proximité a plus de mal à se maintenir dans cette partie de la ville.

 

 

30 mai 2012 Posted by | Malakoff, Politique | , , , , , | Laisser un commentaire