Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Pendant que l’opposition présente au conseil municipal dort, la municipalité de Malakoff fait signer une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable pour demander l’annulation de la baisse des dotations d’état.

Tout est dans le titre.

Panem et circenses.

Afin de faire oublier la future augmentation de la taxe foncière sur le bâti, la municipalité lance une campagne de pétition pour demander l’annulation de la baisse des dotations d’Etat.

On est en plein dans une manœuvre de diversion.

 

Et pendant que les forces d’opposition dorment, au moins sur leur site Internet, la machine de guerre, rodée, de la municipalité communiste, communique.

 

Ils étaient ce matin au marché. Avec que du beau monde. Madame le maire, Catherine Margaté, et Serge Cormier, son premier adjoint.

 

En ce qui me concerne, je tiens à réaffirmer ma position : cette pétition est malhonnête, démagogique, et irresponsable.

 

Malhonnête d’abord, car elle cache les travers de la gestion municipale.

On peut citer, par exemple, la multiplication de la dette par environ 10 entre 2001 et 2008. Dette qui a certes servie à de l’investissement, qui d’ailleurs n’est pas productif, mais qui aujourd’hui laisse planer des difficultés sur la gestion future.

 

Pour mémoire, il est intéressant d’ailleurs de regarder la fonction dérivé de la dette en fonction du temps.

Entre 2002 et 2006, la vitesse d’endettement (c’est-à-dire la fonction dérivé de la dette en fonction du temps) a une valeur de plus en plus élevée. Cela correspond à une frénésie d’emprunt.

Aujourd’hui, la dette de la commune a du mal à se rembourser.

Selon mes derniers calculs sur le CA (compte administratif) 2013, on a une dette qui sera remboursée en 2066.

Selon le CA 2012, on avait une dette remboursée en 2026.

Du coup, comme le signale Madame le maire elle-même, la ville ne peut plus investir aujourd’hui.

Pour ma part, j’aurais préféré des investissements basés sur l’épargne et l’autofinancement brut.

Ce point a d’ailleurs été souligné par le maire de Vanves.

 

Dans les autres points à souligner, on a la non rationalisation des dépenses. Sud de Seine est l’exemple, le symbole, de cette incapacité à rationaliser nos dépenses de fonctionnement.

Alors que beaucoup de compétences ont été transférés à Sud de Seine, on a des dépenses de personnels qui augmentent.

C’est le cœur du paradoxe Paillon.

 

Démagogique ensuite.

L’endettement de l’Etat est tel qu’il est une nécessité, aujourd’hui, de s’attaquer à ce problème.

La réduction du train de vie de l’Etat est aujourd’hui une nécessité.

Cette nécessité est d’abord démocratique.

Un Etat endetté, c’est un Etat qui n’a plus les moyens de sa politique.

C’est un Etat qui a des dirigeants élus démocratiquement, qui sont malheureusement obligé de se plier aux exigences du créancier.

J’en profite aussi pour répondre à l’argument de la municipalité.

Selon la municipalité, l’austérité ne marche pas, voyez la Grèce.

Je vais dire une chose ignoble, mais réaliste : c’est parce que la Grèce a laissé filer ses déficit qu’elle est aujourd’hui sous perfusion des créanciers. Je recommande d’ailleurs cet excellent article.

Le prochain gouvernement grec, y compris Syriza, comme le souhaite sans doute la municipalité, n’aura pas de marge de manœuvre. Ou alors, ça risque d’être les emprunts russes.

Je tiens d’ailleurs à rappeler que certain épargnants ont été ruiné par les emprunts russes.

Ensuite, le désendettement de l’Etat est une nécessité sociale.

Si l’Etat est endetté, c’est, à terme, sabrer le service public, le supprimer.

Or, le service public est cohésion de la société. Plus de service public, plus de cohésion.

Enfin, la réduction du déficit public est une nécessité économique.

Sans rentrer dans les détails, avoir une énorme dette, c’est empêcher la modernisation de notre économie.

La municipalité peut continuer à gesticuler, la réduction du déficit public doit se faire. La diminution des dotations en fait partie.

 

Enfin, c’est irresponsable.

Encourager le déficit public, c’est faire de la France une nouvelle Grèce. Quand on voit ce qui se passe là-bas, ça fait froid dans le dos.

 

Alors, rappelons des principes, des principes de bon sens :

Une dette, ça se rembourse.

Ce qui implique le principe suivant :

Si on n’est plus en mesure de rembourser sa dette, c’est le créancier qui fait la loi.

Car le fond du problème est là : la dette de l’Etat n’est plus tenable. Pire, c’est un déficit de fonctionnement. On emprunte pour payer le chauffage.

La responsabilité, comme l’a clamé notre leader, François Bayrou, c’est d’y mettre fin.

Comme le disait François Bayrou, il est temps que la France mette de l’ordre dans ses classes et dans ses finances publics.

 

Oui, oui, et oui, il faut de la rigueur, rigueur nécessaire pour avoir enfin des finances saines, seul moyen de conserver une économie compétitive, une démocratie où les dirigeants ont les moyens de leurs politiques, et un service public qui pourra être financé.

 

Avoir des finances publiques saines, c’est permettre l’Egalité, Egalité des chances par l’école de la république.

Avoir des finances publiques saines, c’est permettre de financer un service public qui aide l’individu à se relever, qui accompagne l’individu vers l’indépendance.

Tu travailles et tu ne peux pas te loger, il y a le service public qui s’appelle les HLM.

Tu es au chômage et tu galère pour trouver un emploi, il est sensé y avoir un service public qui va t’accompagner, te permettre de te (re)construire.

La société est dure, tu ne la ne comprends pas ?

Il y a le service public d’éducation qui te permet d’acquérir les connaissances qui te permettront d’appréhender le monde moderne.

 

Mais si on a un déficit, nous ne sommes plus en mesure de rembourser notre dette.

Le service public devient condamné, et le pacte social qui va avec.

 

Alors aujourd’hui, tout le monde doit prendre ses responsabilités dans le nécessaire combat qu’est le redressement de nos finances publiques.

L’Etat, certes, mais pas que.

 

Les communes doivent le faire aussi.

Je rappelle d’ailleurs qu’elles sont pointés du doigt (Par le député René Dosière et la cour des comptes).

 

Aujourd’hui, la responsabilité, c’est de prendre part à l’effort de désendettement de la France.

Accepter la baisse des dotations, ça en fait partie. Réduire et rationaliser les dépenses aussi.

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25 janvier 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , | 2 commentaires

Alain Juppé candidat à la primaire UMP (2/2) : La question de fond et les enjeux en 2017

Comme tout le monde le sait, Alain Juppé est candidat en 2017.

L’homme, très respectable, met en avant une union de la droite et du centre dès le premier tour, chose que je conteste d’ailleurs, ainsi que le blog du centrisme.

 

Mais une élection se préparant sur plusieurs étapes, il n’est pas inutile de se poser la question (plus lointaine) du second tour.

Il est alors fort probable que les analyses que je vais formuler vont, sur certains points, conforter celles d’Alain Juppé.

 

De mon point de vue, la France souffre principalement de son économie.

De mon point de vue, on peut mettre le doigt sur deux problèmes majeur.

 

Le premier est la dette.

J’en profite d’ailleurs pour rappeler (encore) que seul François Bayrou a été responsable sur ce sujet dès 2007. J’en profite aussi pour rappeler que Nicolas Sarkozy et l’UMP dure n’ont pas de leçon à donner sur le sujet.

 

La dette est un problème important.

Je rappelle qu’une dette doit être remboursée.

A partir du moment où l’on est en incapacité de rembourser sa dette, les ennuis commencent, car c’est le banquier qui fait les choix à notre place.

Par ailleurs, histoire d’enfoncer le clou, je rappelle qu’il existe deux types de dettes.

Le premier type st la dette d’investissement. On s’endette pour construire une route, une école, une université ou n’importe quel type d’infrastructure.

Dans ce cas, on gagne à la fin un bien.

S’endetter dans ce cas (même si je préfère une stratégie par l’épargne et l’autofinancement) n’est pas un mal.

Rembourser 10 ans une piscine qui dure 30-50 ans, ce n’est pas une mauvaise affaire.

 

Et puis il y la dette de fonctionnement. On emprunte pour financer les dépenses courantes.

Là, c’est dangereux car on ne produit rien.

 

Dans le cas de la France, on est dans une dette de fonctionnement. Ça ne peut pas durer, et c’est inacceptable. On fait de la France une future Grèce.

 

Enfin, il faut se positionner sur la mondialisation.

Aujourd’hui, on vit en économie ouverte.

La mondialisation s’est accélérée avec l’arrivée d’Internet.

Je ne défends pas ce concept, je suis juste en train d’énoncer un fait.

 

La mondialisation permet l’échange de bien et de personne plus facilement. On a, à mon avis, dépassé les espérances de Ricardo.

Mais la mondialisation impose une concurrence plus sévère entre les différents pays.

Je pense que la France n’est pas capable de survivre dans la mondialisation.

Certes, la concurrence est faussée, mais même si elle ne l’était pas, la France ne survivrait pas dans la mondialisation.

 

Facteur aggravant : on fait une politique centré sur les ménages.

On augmente le pouvoir d’achat des ménages, par baisse d’impôts sur les plus riches (sauce UMP) ou augmentation de la dépense publique (sauce PS).

Or, il convient d’abord de rappeler que cette politique est injuste. L’état ayant des moyens limités, ce n’est pas tout le monde qui en profite. En général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

De plus, cette politique crée du déficit, du déficit de fonctionnement.

Mais cette politique est surtout stupide.

Comme notre appareil productif est dégradé, les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on encourage nos concurrents en finançant notre perte.

 

Quelles sont les alternatives ?

La première, qui est proposée par Marine Le Pen ou Jean Luc Mélenchon, c’est de faire de la France une économie fermée.

Au fond, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais on n’est pas heureux là-bas.

 

L’autre alternative est une politique centrée sur l’Entreprise.

On permet à nos entreprises de faire face dans la concurrence mondiale.

 

Voilà au moins deux problématiques qui seront posées en 2017, et il faudra bien les poser un jour ou l’autre au lieu de dire que les méchants, c’est la finance ou l’immigré ou le chômeur ou que sais-je.

 

Sinon, le mandat 2017 sera aussi catastrophique que celui de Sarkozy ou de Hollande.

31 août 2014 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, coût des travaux et subventions (2/2) : Malakoff et sa bonne politique, sur l’argent des autres…

Je m’interrogeais précédemment sur le dépassement en temps et en argent dans les travaux réalisés par la ville.

 

Les subventions, touchées par la ville, posent également une autre question, question naguère soulevé de temps en temps par l’opposition de façon sporadique : Malakoff a une tendance de vivre des subventions.

 

En fait, cette question est beaucoup plus large, doit inclure la question des dotations (notamment de l’état).

 

Il faut rappeler que la municipalité fait beaucoup de chose dans le social, beaucoup de choses qui font la renommée de la ville.

Or, l’état d’esprit est de le faire avec l’argent des autres.

 

Pour mémoire, lors du budget 2014, les dotations représentaient 23,47% des recettes de fonctionnement, 13,67% des recettes de fonctionnement sont liées aux dotations de l’état.

 

Ceci pose beaucoup de problèmes.

Certains projets, comme le FISAC (qui sert à redynamiser le commerce de proximité) sont conditionnés à des subventions. En cas de non-subvention, il est probable qu’il n’y aurait pas eu de FISAC, notamment de phase 3 du FISAC.

 

Dans le discours de la municipalité, l’état doit tout.

Des fois, c’est compréhensible. La municipalité n’a pas fait de police municipale (privilégiant la garde urbaine) car elle estime que la sécurité est une mission de l’état, et que la sécurité dépend du commissariat de Vanves.

 

Mais des fois, je pense que ça engendre un discours malsain et dangereux.

En particulier, la municipalité râle contre la diminution des dotations d’état.

Or l’état est surendetté, en voie de clochardisation.

L’état a un problème sérieux de déficit de fonctionnement, et il devra tôt ou tard (le plus tôt sera le mieux) faire une cure d’amaigrissement.

Comme l’a suggéré un rapport de la cour des comptes, les collectivités locales devront participer à l’effort.

 

D’autant que Sud de Seine n’a généré aucunes économies d’échelle…

 

Je ne mets pas en cause la politique sociale de Malakoff, plutôt son financement.

 

Je suis pour le social, mais le social doit être payé par de la productivité, pas à crédit.

 

En ce qui concerne Malakoff, il est urgent d’avoir une politique économique qui accompagnera ce social.

Il est urgent d’augmenter les recettes propres de la ville, de créer une dynamique économique qui permettra de faire durer le social, voir même de l’améliorer.

 

On ne peut plus baser sa stratégie sur les ressources de l’état.

 

Cette question est par-ailleurs une question de démocratie et d’indépendance de la ville dans ses choix.

 

Comme on peut le dire grossièrement, qui paye a raison…

 

C’est une véritable différence politique entre la municipalité et moi !

8 mai 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’Allemagne pointe les difficultés françaises

Après le rapport Gallois, après le FMI, après la cour des comptes, les allemands.

 

Selon un article du Monde, les Allemands s’alarment des difficultés de la France à se réformer.

 

On peut lire : « la puissante fondation Bertelsmann publie, lundi 7 avril, une étude sans complaisance sur l’état de la France. Un pays qui « n’est pas compétitif », selon ses experts.

 

Comparant 41 pays faisant partie de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou de l’Union européenne, cette étude tente de déterminer la performance de leurs politiques publiques, la qualité de leur démocratie et la capacité de leur gouvernement à mener des réformes.

 

La France se classe ainsi au 14e rang dans le domaine des performances des politiques publiques (l’Allemagne est 6e), 28e sur la qualité de la démocratie (Allemagne est là aussi 6e) et 27e pour ce qui est de la capacité de l’exécutif à mener des réformes (l’Allemagne est 8e). »

 

Selon eux, les problèmes s’aggravent.

« Sur sa capacité à mener des réformes, la France doit son mauvais classement au sous-thème « responsabilité de l’exécutif », un secteur où elle n’est que 32e sur 41 en raison, selon l’étude, de la faiblesse du Parlement, de la société civile et de « la réticence des pouvoirs publics à décrire les problèmes franchement ».

 

« La France n’est pas capable d’affronter les défis de la construction européenne et de la mondialisation », considèrent les trois experts chargés d’ausculter la France.

 

« Alors qu’elle se bat pour adapter son modèle économique et social à un monde changeant, les problèmes s’aggravent bien plus qu’ils ne diminuent », relèvent Reimut Zohlnhöfer (professeur à l’université de Heidelberg), Henrik Uterwedde (directeur adjoint de l’institut franco-allemand de Ludwigsburg) et l’universitaire français Yves Mény. »

Et de continuer :

« Les trois experts sont critiques tant vis-à-vis de la méthode « précipitée, top-down et en zigzag de Nicolas Sarkozy », que de celle de François Hollande, dont les « illusions initiales quant à l’état du pays ont été suivies par des mesures rigides qui ont déçu une large partie de l’électorat ».

 

Sans surprise, ils préconisent de « poursuivre les réformes qui accroissent la compétitivité ». Mais ils ne font pas mystère de leur inquiétude, notant que « les difficultés récurrentes de la France sont essentiellement dues à sa culture économique et politique ». Pour eux, il y a « culturellement, une méfiance fondamentale envers les marchés et une croyance largement répandue que l’action publique est un moyen efficace de guider l’économie et de résoudre les problèmes »

 

Et de conclure :

« Leur conclusion est sans appel : « Le refus des élites politiques d’admettre la nécessité d’adapter le modèle français a contribué à renforcer l’illusion qu’une politique économique différente pouvait échapper aux contraintes des marchés et de la compétitivité ». »

8 avril 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Jean Pierre Raffarin n’exclut pas de voter la confiance à François Hollande

Je n’ai pas un bon souvenir de l’action gouvernementale menée par Jean Pierre Raffarin. Néanmoins, je tiens à saluer sa responsabilité.

Effectivement, dans le cadre du contrat de responsabilité, proposé par François Hollande, Jean Pierre Raffarin affiche et affirme qu’il pourrait voter la confiance au gouvernement en Juin prochain.

 

C’est une avancée positive, car c’est aller vers une opposition enfin responsable, chose rare et vraiment désastreux quand l’opposition devient majorité.

 

Je pense qu’il faut remonter plus loin.

Lors des présidentielle 2012, le sujet de fond, la mondialisation (ou la globalisation de notre économie), n’a pas été abordé (excepté par François Bayrou).

 

Effectivement, la mondialisation est un fait.

Elle a des avancées positives, comme un accès plus facile à la culture, à l’information, des biens et des services qui circulent plus facilement…

Or elle a un coût non négligeable : la concurrence entre pays est beaucoup plus sévère.

 

Il ne faut pas se tromper, la mondialisation se fera, et si on trouvait sur Mars des martiens, on ferait sans doute de la « spacelisation ».

 

Or, dans la concurrence qu’impose la mondialisation, la France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu.

On me dira que contrairement aux théories de Ricardo, la mondialisation se fait sur une économie faussée.

Or, le problème n’est pas là. Je suis persuadé que si la concurrence était non-faussée, la France serait perdante dans la mondialisation.

De plus, malgré que la concurrence soit faussée, la Corée du Sud, ou l’Allemagne (qui fait partie de la zone euro), tirent leurs épingles du jeu.

 

De plus, la politique française empire la situation.

Comme l’explique Peyrelevade dans son livre, la France fait une politique favorisant la demande.

En résumé, elle favorise le pouvoir d’achat des ménages, soit par déduction d’impôts, en général sur les riches (sauce UMP), soit par augmentation des dépenses de l’état, principalement à destination des plus pauvres (sauce PS).

En général, cette politique est injuste car elle se fait au détriment des classes moyennes.

Mais elle est surtout économiquement stupide.

Effectivement, les ménages n’achète pas français, car l’appareil productif français est dégradé. Ils achètent donc à l’étranger, car nous ne produisons rien en France, où nous produisons plus cher et/ou de moins bonne qualité.

 

Il y a deux politiques alternatives :

  • Soit on ferme les frontières. C’est la politique prônée par le FN ou le Front de Gauche. Ça marche, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que les habitants soient heureux. Sur ce point, Jean Louis Borloo a raison d’insister sur le fait que les européennes vont être une campagne contre la peur et le rejet de l’autre.
  • Où on essaye de tirer notre épingle du jeu dans la mondialisation.

Pour réussir à tirer notre épingle du jeu, il faut une politique de l’offre. Il faut permettre aux entreprises de faire plus de profil afin de pouvoir réinvestir.

On se base sur la vision de Schumpeter, et de la destruction créatrice.

Dans une économie capitaliste, un bien ou un service est voué à disparaître, car il sera fabriqué différemment ou remplacé par autre chose.

C’est la destruction, qui s’accompagne d’une perte d’emploi.

Mais le bien ou service qui va être fabriqué différemment, ou qui va remplacer un autre bien ou service, qui est la création, va générer de nouveaux emplois.

 

Pour qu’une entreprise soit dans la création, une condition est nécessaire, c’est qu’elle puisse investir.

Et pour investir, elle doit faire du profil.

 

Le pacte de responsabilité de Hollande va dans le bon sens, car c’est un changement de politique vers une politique de l’offre.

Alors certes, il faut être méfiant à bien des égards.

Pourquoi ne pas l’avoir annoncé pendant la campagne présidentielle, pourquoi, tant à renier ses promesse ne pas l’avoir fait au début du quinquennat ?

De plus, il serait souhaitable que les annonces soient mises en application.

 

Mais changer de logiciel, c’est déjà un bon début.

Comme le dit le blog du centrisme, avec un titre résumant bien la situation (Dur, dur, d’être un centriste!), on ne peut pas condamner le fond.

D’ailleurs, comme l’écrit le centrisme, « Jean-Louis Borloo l’a dit, l’UDI ne votera pas la confiance au gouvernement sur le Pacte de responsabilité présenté par François Hollande que pourtant il a salué comme un tournant libéral du président de la république.

De son côté, François Bayrou a expliqué que ce pacte allait dans la bonne direction (la sienne) mais qu’il était «trop tard» pour le soutenir alors que son alliance, le 5 novembre dernier (une éternité…) venait justement de ce François Hollande ne voulait pas faire ce qu’il vient de proposer de faire.

Ceux qui aiment la clarté en politique en seront donc pour leurs frais…

Bien sûr, pour l’instant, les propositions du président de la république ne sont que des mots et n’engagent, comme on le dit cyniquement, que ceux qui y croient.

Mais si, demain, les actes suivent?

Jean-Louis Borloo, donc, ne les soutiendrait pas au nom d’une «opposition constructive».

Quant à François Bayrou, son «il est trop tard» signifierait-il que même si l’on prend les bonnes mesures, tout est déjà foutu? »

Et d’ajouter « Soit on est d’accord avec une politique spécifique ou des mesures particulières, on les supporte.

Soit on n’est pas d’accord et on ne les supporte pas.

Mais il est difficile de comprendre que, quand on est d’accord, on s’oppose!

Ce n’est pas ce que l’on appelle une démarche responsable, consensuelle et équilibrée, des mots qu’utilisent souvent les leaders des partis centristes.

D’autant que supporter des mesures ou une politique spécifique ne signifie pas ralliement ou allégeance à un projet politique global. »

Et de conclure : « D’un côté, il y a un Jean-Louis Borloo qui prétend que l’alliance naturelle du Centre ne peut se faire qu’avec la Droite (à l’exclusion de l’extrême-droite), c’est-à-dire quel que soit les propositions de cette dernière et de celles de la Gauche.

De l’autre côté, il y a un François Bayrou qui disait, il y a encore peu, que le Centre ne devait pas faire alliance avec quiconque, indépendance rimant, selon lui, avec solitude (aujourd’hui, il défend la position de Jean-Louis Borloo au sein de l’Alternative).

Du coup, ils se sont lié les mains car la seule bonne position en la matière est de revendiquer une totale indépendance politique tout en nouant, au moment des élections, des alliances avec le ou les partis qui sont le plus proche de vos thèses.

Et, entre les élections, de supporter toute bonne initiative, notamment celles que l’on propose soi-même ou qui y ressemble étrangement…

Si les centristes agissaient ainsi, alors ils pourraient non seulement saluer mais aussi soutenir les bonnes mesures qui viennent de droite et de gauche, c’est-à-dire celles qu’ils défendent et que la droite et la gauche leur piquent!

Au lieu de cela, à force de ne pas savoir réellement où ils sont ou de courir après des accords électoraux pour ne pas couler, ils sont obligés à des circonvolutions parfois pathétiques où plus personne ne s’y retrouve et qui, malheureusement, décrédibilise le Centre et le Centrisme.

Un dernier sondage pour les municipales montrent que seuls 10% des Français souhaitent la victoire d’une liste UDI ou MoDem.

Ceci explique peut-être cela. »

Au vu de la situation désastreuse de la France, on ne peut qu’applaudir un discours qui va dans le bon sens, l’étape suivante étant de tout faire pour passer de la bonne intention aux actes.

 

Voir Jean Pierre Raffarin essayer d’être responsable, ça me réjouît, car ce qui compte, c’est l’intérêt de la France et des français.

24 janvier 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il faut un choc de lucidité (Peyrelevade)

S’il y a un économiste que j’aime beaucoup écouter ou lire, c’est Jean Peyrelevade.

Pendant le règne de Sarkozy, beaucoup de livre anti-sarkozisme paraissaient en librairie.

 

Aucun n’a été du niveau de celui de Jean Peyrelevade, Sarkozy ou l’erreur historique (dont la critique est ici). Effectivement, là où l’ensemble des livres anti-sarkozisme attaquait l’ancien chef de l’état sur son mode de gouvernance (y-compris François Bayrou), Peyrelevade le critiquait sur sa politique économique.

 

Résumer ce livre (Sarkozy ou l’erreur historique)  n’est pas une chose aisée. Je ne peux que recommander la lecture de ce livre. Je tiens à signaler que Peyrelevade a d’ailleurs écrit un autre livre avant la présidentielle 2012 (France, l’état critique) et qu’il avait co-signé avec Stéphane Cossé « François Hollande n’est pas crédible ».

 

Disons que Peyrelevade pense que l’appareil productif français, les entreprises, est fortement dégradé. Il estime que notre capacité à nous enrichir, qui est due aux entreprises, est de pire en pire.

Du coup, toutes politiques de la demande, centré sur l’aide des ménages, soit par déduction d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense publique (sauce UMP) est vouée à l’échec.

Dans la pratique, nous finançons, par notre déficit public, nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, Jean Peyrelevade pense qu’il faut aider nos entreprises à faire des marges afin qu’elles puissent s’enrichir pour pouvoir réinvestir derrière.

C’est l’investissement d’aujourd’hui, si on se réfère au principe de Schumpeter et de la destruction créatrice, qui feront les emplois de demain.

Les entreprises françaises, comparées aux entreprises étrangères, étant plus taxées, il faut donc transférer une partie des charges des entreprises sur les ménages.

C’est le principe de la TVA sociale ou de la CSG sociale.

Aujourd’hui, Jean Peyrelevade écrit une nouvelle tribune qui vaut vraiment le détour dans les échos.

Le titre : Le choc de lucidité

 

Et de commencer :

« Les « chocs » sont à la mode dans le discours public. Le seul dont on ait vraiment besoin serait un choc de lucidité, gouvernementale et collective. Quand nos dirigeants, quand le peuple avec eux, prendront-ils vraiment conscience de l’extrême gravité de notre situation ? »

Le diagnostic est donc :

« Depuis quinze ans, depuis la création de l’euro, nous vivons au-dessus de nos moyens. Pas seulement l’Etat dont tous les budgets sont en déficit depuis beaucoup plus longtemps. Pas seulement au regard de nos échanges avec l’étranger dont le déséquilibre permanent est financé par une dette extérieure croissante. Le cœur de nos difficultés tient au fait que, depuis le début des années 2000, au nom de satisfactions immédiates, nous détruisons systématiquement notre appareil productif. Là est la cause, sans cesse aggravée, de nos insuffisances. Si nous n’y portons pas remède, de manière vigoureuse et rapide, nous sommes condamnés à une croissance nulle, donc à un recul du pouvoir d’achat et à une augmentation du chômage de 200.000 personnes par an jusqu’à la fin du quinquennat.

Pour quelle raison ? Disons-le en termes simples, compréhensibles pour tous. Depuis quinze ans, les prix de revient de notre industrie, secteur le plus exposé à la concurrence internationale, croissent plus vite que ses prix de vente. L’alourdissement des charges sociales et fiscales, certes trop élevées, n’est pas l’explication principale de cette évolution qui voit les marges des entreprises se réduire, leurs défaillances se multiplier et le tissu industriel se nécroser. La vérité est plus rude, qu’un « choc de compétitivité » ponctuel et limité ne masquera pas très longtemps. Depuis quinze ans, dans toute l’économie, dans le secteur public, dans les services, dans la production elle-même, le coût du travail est trop élevé et augmente plus vite que la productivité par tête, dont le taux de croissance annuel est nettement inférieur à 1 %. Droite et gauche confondues, Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, chefs d’entreprise et salariés, nous sommes tous responsables. Si nous continuons ainsi, nous allons avec certitude vers de sombres échéances. »

Pour les remèdes :

« Une seule réponse serait efficace : revenir à une certaine modération salariale, en commençant par le haut de la pyramide, et augmenter la productivité par tête. En travaillant plus, non pas moins, et surtout en investissant davantage. Le capital n’est pas un problème, ou plus exactement son accumulation, c’est une partie de la solution. Je sais qu’il est à gauche une thèse convenue : les patrons, mauvais citoyens, intéressés plus par l’argent que par l’avenir de leurs entreprises, préféreraient distribuer des dividendes plutôt qu’investir. Cette affirmation est globalement inexacte. »

 

Pour finir, Peyrelevade met en garde :

« Les conséquences sont inéluctables. Investissant peu dans l’absolu mais trop par rapport à leurs capacités financières, les entreprises françaises voient leur endettement augmenter et leurs difficultés de trésorerie se multiplier. La spirale de leur destruction n’est donc pas arrêtée. Même si cela est pénible à court terme, il n’est pas d’autre moyen de mettre un terme à la dégradation structurelle de notre économie que de réduire la dépense publique et les charges qui pèsent sur le travail, de modérer l’évolution salariale et d’augmenter la productivité. Austère perspective ? Sans doute. Mais mieux vaut être lucide dans la douleur, puis guérir, qu’inconscient dans l’illusion et sombrer. »

20 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Rappelons-nous que Nicolas Sarkozy n’était pas brillant

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Aujourd’hui, François Hollande, piètre président de la république, est sous le feu de critiques virulentes de la part des français.

 

Pire, les français commence à regretter, ou même regrettent Nicolas Sarkozy.

Le problème, c’est qu’ils ne disaient pas ça en Juin dernier, et il ne disait pas ça à juste titre.

Ils ont élus François Hollande pour battre définitivement Nicolas Sarkozy.

 

Bref, le moment de rappeler que Nicolas Sarkozy était lui aussi un piètre président de la république.

Sur ce point, l’analyse et l’envers du décor des propos de François Fillon, ancien premier ministre de Sarkozy, qui seront dans un documentaire de Franz-Olivier et qui sera diffusé le 8 mai sur France 3, est intéressant.

 

Pour mémoire, François Fillon lance sa célèbre phrase: « Je suis à la tête d’un état en faillite ».

Il va de soi que je suis en total accord avec ces propos.

 

On peut décortiquer le lapsus (« je suis à la tête ») mais je préfère décortiquer le fond (« d’un état en faillite »).

Effectivement, il y a une véritable différence de fond entre François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, « Il pense alors que la situation économique est très maîtrisable et que, après les difficultés, tout ça va se redresser ».

Au contraire, François Fillon, « fasciné par son côté lapin Duracell, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », pense « que l’on est dans une crise structurelle très grave. Jusqu’à la crise de 2008, cette perception restera la mienne et ne sera pas celle du président ».

 

En fait, comme je l’ai encore rappelé hier, la différence est entre une politique de l’offre et de la demande.

 

Sarkozy veut soutenir la consommation des ménages. Pour cela, il augmente par diminution d’impôt (sur les plus fortunés) le pouvoir d’achat.

Or, notre appareil productif est dégradé. En résumé, on ne produit plus rien en France. On achète donc à l’étranger.

En plus d’être injuste (seul les ménages fortunés en profitent), on finance par nos impôts un déficit public et nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, on peut estimer que François Fillon est pour une politique de l’offre. C’est à dire rendre nos entreprises performantes pour qu’elles puissent nous enrichir, choix fait en Allemagne.

D’ailleurs, ce point est très bien expliqué dans le livre de Peyrelevade.

 

Et côté cohérence, c’est pour ça que Sarkozy était contre la TVA sociale avant puis pour après.

 

Enfin, il y a aussi une autre différence entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, différence qui a fait que François Bayrou a préféré François Hollande à Nicolas Sarkozy au second tour (pour ma part, je pense qu’il aurait dû appeler à voter blanc).

 

Il s’agit du FN.

« Nicolas Sarkozy pense que est à combattre parce qu’il affaiblit la droite ».

Et pour François Fillon: « Moi, je pense que le Front National est à combattre parce qu’il est hors des limites du pacte républicain. Ça, c’est une vraie divergence ».

2 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le cancre Hollande s’attaque à la première de la classe Merkel

En plus d’être nul, François Hollande est lâche.

Dernièrement, le PS, avec l’aval de François Hollande, a adopté un texte malsain en parlant de l’intransigeance égoïste de la chancelière allemande.

Ce n’est pas la première fois.
Montebourg avait parlé de politique à la Bismarck d’Angela Merkel.

 

Franchement, cette réaction m’énerve.

On est en pleine fable de la cigale et la fourmi.

D’ailleurs, le feuilleton n’est pas nouveau (épisode 1, 2 et 3).

 

Plusieurs points me font sauter au plafond.

Le premier est la forme. J’ai l’impression de voir la racaille Hollande menacer l’honnête travailleuse Merkel pour avoir des sous qu’il ne veut pas gagner à la sueur de son front.

 

Mais le fond est pire.

Déjà sur l’endettement français. Les français, et bien avant Hollande, par lâcheté, démagogie, électoralisme n’ont jamais voulu fâcher les français.

Ils ont donc laissé filer les dépenses de fonctionnement, faisant de la France une potentielle Grèce, une potentielle Argentine, un potentiel SDF et un potentiel clochard.

Réduire la dette est une nécessité économique,  une nécessité démocratique et une nécessité sociale.

Je rappelle que réduire la dette passe par une augmentation des recettes (la seule chose que François Hollande sache faire), une diminution des dépenses mais également une rationalisation des dépenses publiques.

Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir?

 

Car François Hollande, comme c’est le cas de ses prédécesseurs, ne fait rien pour réduire les dépenses (il ne faut surtout fâcher personne) et ne fait rien pour dépenser au mieux les deniers publics (on a encore le pôle emploi).

 

Mais le pire n’est même pas là. C’est d’abord la politique économique.

Comme je l’ai si souvent rappelé, la France est dans la mondialisation.

Cette mondialisation s’est accélérée avec Internet.

Elle a un avantage: une plus grande liberté de choix.

Notons également que la culture et l’information contradictoire est plus facilement disponible.

Mais le revers de la médaille, c’est que la concurrence est plus sévère entre les différents pays de la planète.

 

Quelle politique met en œuvre la France? Une politique de la demande.

Cela consiste à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat des ménages, soit par diminution d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense public (sauce PS).

Pour commencer, cette politique est foncièrement injuste. Comme les moyens sont limités, elle ne profite qu’à une catégorie limitée de la population. En général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

Pour continuer, cette politique fait exploser la dette de la France.

Mais elle est économiquement stupide et suicidaire.

Comme notre appareil productif est peu performant, nous produisons peu en France. Cela veut dire que les ménages achètent à l’étranger. Cela veut dire que la France fait du déficit public pour financer ses concurrents.

On finance nous-même notre future pauvreté et notre futur déclassement.

 

Quelle politique alternative?

La première est d’être dans une économie fermée. C’est le choix de Mélanchon et Le Pen.

Au fond, ça marche, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que l’on soit heureux en Corée du Nord.

 

Le second choix est d’essayer de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

L’objectif est d’augmenter la qualité de notre appareil productif afin qu’il puisse nous enrichir.

On fait dans ce cas une politique de l’offre. On aide les entreprises, dans un premier temps, à être compétitives.

On essaye de créer de la richesse.

Comme le dit très bien Peyrelevade, cela implique d’appauvrir momentanément les ménages, de transférer une partie de l’imposition des entreprises sur les ménages, afin qu’elles puissent augmenter les marges, investir (selon le principe de Schumpeter et de la destruction créatrice) et créer les emplois de demain.

 

C’est ce qu’a fait, à la différence de la France, l’Allemagne. Et aujourd’hui, l’Allemagne résiste mieux à la crise, et s’appauvrit moins vite que nous.

Car il ne faut pas se leurrer, le pouvoir d’achat des ménages français va s’appauvrir. On va vers un appauvrissement des français.

Il ne sera pas limité celui-ci, il sera spectaculaire!

 

Enfin, je vais finir par une anecdote. L’éducation nationale remarqua que la Bretagne avait les résultats les plus hauts de France au bac. Curieux, l’éducation nationale dépêcha un inspecteur afin de regarder pourquoi la Bretagne avait le meilleur taux de réussite. Il s’aperçut qu’en réalité, la Bretagne n’appliquait aucune circulaire de l’éducation nationale.

Furax, l’éducation nationale demanda à la Bretagne d’appliquer enfin les circulaires de l’éducation nationale.

 

Quand François Hollande s’attaque à Angela Merkel, il est dans cet état d’esprit.

1 mai 2013 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème de François Hollande, ce n’est pas Jérôme Cahuzac, c’est l’économie

Le problème de François Hollande n’est pas Jérôme Cahuzac. Jérôme Cahuzac, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mais si on regarde la question à tête plus reposé, François Hollande a géré plutôt correctement selon le canard enchaîné.

Selon le numéro du 27/03/2013, François Hollande savait qu’il allait virer Jérôme Cahuzac.

Il l’a fait au premier prétexte trouvé.

 

Non, le problème de François Hollande est qu’il ne comprend rien à l’économie.

Que peut-on attendre d’un président de la république qui se dit grand fiscaliste et qui finalement promet (et tente de mettre en application) une tranche à 75% ?

 

Je suis d’autant plus inquiet car selon mon énarque élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, celui-ci était, avec Pierre Moscovici, professeur d’économie  à sciences-Pô.

 

Je suis personnellement inquiet, car il s’agissait du cours d’économie à ne pas rater, selon les étudiants.

 

Je vais donc rappeler le contexte économique, que François Hollande n’a pas compris, ou alors qu’il  a compris mais refuse d’expliquer aux français et refuse de traiter, ménageant la chèvre et le choux.

 

Aujourd’hui, la France est dans la mondialisation. Internet a accéléré la mondialisation.

Si on trouvait des planètes habitées, il est important de comprendre que l’on ferait dans ce cas de la « space-lisation ».

 

La mondialisation a un avantage, on a une liberté de choix plus importante, puisque je peux aller acheter un bien ou service jusqu’en Chine.

Notons  que la culture est accessible plus facilement, grâce à Internet.

L’information aussi.

Néanmoins, la concurrence est plus sévère.

Or, le problème de fond est que la France n’est pas capable, contrairement à l’Allemagne, de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

Notons que contrairement à la théorie de Ricardo, la concurrence n’est pas parfaite. Elle est faussée.

Les Chinois, par exemple, dévaluent intentionnellement leur monnaie.

Mais ça ne change rien. D’autant que les allemands, malgré tout, profitent de cette mondialisation.

 

Je suis persuadé que si la concurrence était parfaite, la France se ferait quand même bouffer.

 

En résumé, la France n’est pas compétitive, aussi bien en compétitivité coût (c’est dû à notre système de protection sociale) qu’en compétitivité qualité (je rappelle un exemple : l’informatique).

 

Il va de soi que je suis pour jouer la compétitivité qualité. Si on ne joue que la compétitivité coût, on pourra dire adieu à notre service public.

Seulement, jouer la compétitivité qualité, c’est long. En particulier, ça passera par une refonte totale de l’éducation nationale.

 

Le problème, c’est que depuis 30 ans (environ),  on fait une politique consistant à soutenir la demande. La puissance publique, par diminution des impôts (sauce UMP) ou augmentation des dépenses publiques (sauce PS) donne des sous aux ménages pour qu’ils consomment.

C’est totalement idiot, car comme la qualité ou le coût le plus bas est étranger, les français achètent à l’étranger. Cette politique faisant du déficit public, on condamne de fait notre service public, et en plus, on finance sur nos impôts nos contribuables.

 

Quels sont les alternatives ?

La première est de se dire qu’il faudrait être dans une économie fermée. En gros, il faut que la France devienne une Corée du Nord.

C’est l’option de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon.

Pourquoi-pas. Mais je ne suis pas sûr q ‘ils soient heureux en Corée du Nord. De plus, le régime est vraiment inégalitaire.

 

Ou alors, on peut jouer le jeu de la mondialisation.

Dans cette politique, on soutient, à terme, au détriment des ménages, l’appareil productif.

C’est une politique de l’offre.

On permet à nos entreprises  de faire des marges afin d’investir. On se place dans une vision de Schumpeter et on raisonne selon le fait que le capitalisme est la destruction/créatrice.

 

C’est d’ailleurs ce qu’écrit Peyrelevade dans l’excellent livre « Sarkozy, l’erreur historique ».

8 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Scandale au pôle emploi: La culture du résultat se transforme en culture de la triche

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J’ai souvent eu l’occasion de parler du pôle emploi, structure que j’ai souvent eu l’occasion de fréquenter.

Le pôle emploi est l’exemple même d’une réforme idéologique. Du type de réforme qui nous coûte cher.

Pour ma part, l’économie d’un service public passe d’abord par son organisation.

 

La réforme du pôle emploi, c’est l’exemple même d’une réforme qu’il ne faut pas faire.

On a réussi à faire une structure en sous-effectif et en sureffectif.

D’ailleurs, à cause de ça, le pôle emploi avait dû être condamné par la justice car un chômeur n’avait toujours pas décroché un RDV.

 

Cette semaine, le canard enchaîné met en lumière une nouvelle tare du pôle emploi: la culture du résultat.

Cette culture du résultat a favorisé une culture de la triche.

 

Mais avant toute chose, même si je pense qu’une culture du résultat est inadapté à un service public, on ne doit pas s’empêcher d’organiser au mieux le service public pour qu’il rende le service le plus efficace possible, et éventuellement à moindre coût.

Le pôle emploi, organisé par la réforme de manière totalement crétine, ne permet pas au chômeur de trouver un emploi.

 

Mais la culture de résultats n’est pas saine.

Par exemple, si un président demande à ce que l’on reconduise 500 000 étrangers en situation irrégulière, et qu’en fait, il y en a que 200 000, invente-t-on 300 000 étrangers en situation irrégulière?

 

Pire, dans l’éducation nationale, on veut 80% d’une classe d’âge au bac. Si seulement 20% mérite le bac, on le donne à 60% de gens qui ne le mérite pas?

Et si 90% méritent le bac, doit-on en éliminer 10%, et selon quels critères?

 

C’est peut-être d’ailleurs pour ça qu’un proviseur/principal ne fait pas de vague et laisse les professeurs seul face au bordel ambiant dans une classe.

 

Le pôle emploi a donc lui aussi une culture de résultat.

Mais pour arriver à faire du résultat, le pôle emploi triche.

Comme l’agence est sous la seule responsabilité de son directeur…

Le but est de faire croire que le pôle emploi met en relation un demandeur d’emploi et un employeur.

Astuce la plus classique: une entreprise recrute (sans forcément passer par le pôle emploi). Le pôle emploi crée une annonce pour cette entreprise, et insiste que grâce à elle, le poste a été pourvu. Et hop, grâce au pôle emploi, un chromeur de moins.

 

Heureusement, certains organismes se lèvent.

Par exemple, le conseil d’orientation pour l’emploi, qui dépend du premier ministre, s’étonne des évolutions particulièrement erratiques et inexpliquées de certains chiffres concernant les sorties du pôle emploi, et cela depuis plusieurs mois.

Mieux, une étude conclue à un manque de fiabilité de certains indicateurs.

Selon Hervé Abhervé, professeur d’économie, Satisfaire l’indicateur est devenu un but en soi.

Celui-ci s’élève contre ces dit-indicateurs totalement irréalistes qui pourrissent le travail.

En tout cas, ricane un chercheur, le pôle emploi n’est pas le leader mondial de la transparence.

 

Pour ma part, je tiens à rappeler que le pôle emploi fait deux victimes: les gens qui y travaillent et ceux qui en sont les usagers.

Je tiens aussi à rappeler que le pôle emploi est souvent la seule chance pour certains chômeurs, notamment ceux qui sont très éloignés de l’emploi.

7 mars 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire