Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

CA 2015 de Malakoff (16/16) : L’aspect politique, mon avis sur le CA

J’ai mis énormément de temps à parler du CA 2015 de la ville de Malakoff.

 

Effectivement, ce CA a des aspects positifs.

Et je ne veux pas être dans une opposition bête, méchante et stérile comme Malakoff Plurielle.

 

Mais en même temps, je ne veux pas servir de caution à la municipalité communiste de Malakoff.

 

Au final, si j’avais été élu, j’aurais voté blanc à ce CA.

Pour mémoire, Malakoff Plurielle (Rappel : ils n’ont plus qu’un seul élu) a voté contre, le reste de l’opposition a voté blanc.

 

Les points positifs d’abord.

Je me réjouis qu’il y ait une diminution des dépenses courantes.

Je ne compte plus le nombre d’année où je réclame une diminution des dépenses de fonctionnement.

Je me félicite donc qu’il y ait une diminution des dépenses courantes et j’encourage la municipalité à continuer dans cette voie.

 

Côté charge de personnel, la municipalité reste globalement neutre. On a une augmentation très légère.

 

Je me réjouis aussi de l’augmentation de l’autofinancement brut.

Néanmoins, et là, c’est une critique que je partage avec Malakoff plurielle, je conteste la méthode par laquelle on a réussi à augmenter les marges financières.

 

Effectivement, on a augmenté les marges financières et les recettes de la ville par une forte augmentation des impôts locaux, par une forte augmentation de la taxe foncière.

 

Je ne suis pas forcement contre une augmentation des impôts, mais je tiens à rappeler que la taxe foncière est un impôt physiocrate.

Il est physiocrate, il est donc par définition injuste.

 

Certes, le maire de Malakoff n’est pas responsable si les impôts locaux sont physiocrates, mais en augmentant la taxe foncière, donc un impôt physiocrate, il est complice d’une injustice.

 

 

Par ailleurs, il faut aussi revenir sur cette forte augmentation de la taxe foncière.

La raison invoquée est que cette augmentation est pour compenser la baisse des dotations de l’Etat.

Je tiens à rappeler que je suis foncièrement en désaccord sur le sujet avec la municipalité communiste de Malakoff, et pour deux raisons.

 

La première est que je prends très au sérieux le problème de lutte contre la dette de l’Etat et contre le déficit public de l’Etat.

L’Etat doit réduire ses déficits et réduire l’ensemble de ses dépenses, dont les dotations, est une chose normale.

 

Enfin, la baisse des dotations ne doit pas être compensée par une hausse des recettes, mais par des économies d’échelles et une remise à plat de l’organisation des services publics municipaux.

La baisse des dotations doit être compensée par une rationalisation des coûts municipaux.

 

Une hausse des impôts ne se justifie que pour mener des investissements productifs.

 

Et c’est là qu’il y a une dernière critique à faire.

La municipalité déclare qu’elle a augmenté les impôts pour compenser une baisse des dotations.

Je pense que ce n’est pas tout à fait vrai.

Je soupçonne la municipalité d’augmenter aussi les impôts pour mener une série d’investissement.

Ayant connu la période 2001-2008, je pense que l’on a un progrès.

 

Effectivement, durant cette période, la municipalité a réalisé une série d’investissement.

Pour le faire, elle a eu recours à l’emprunt et a multiplié la dette de la commune par 10.

C’est seulement après, en 2009, qu’elle a augmenté les impôts.

 

Pour une fois, on augmente les impôts  avant, ce qui théoriquement permet de limiter le recours à l’emprunt.

 

Donc de fait, on a un progrès.

 

Néanmoins, une critique demeure, on n’a pas d’investissements productifs.

 

Or, c’est là que se joue l’avenir de Malakoff, il faut trouver de nouveaux financements.

Il faut avoir une réflexion globale pour augmenter les recettes de la ville.

Là, il y a toujours un désaccord entre la municipalité et moi !

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22 octobre 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le conseil municipal du 29/06/2016 en 4 points (Hors CA) (2/4) : Taxe sur les friches commerciales

Lors du conseil municipal du 29/06/2016, la ville de Malakoff a voté une taxe sur les friches commerciales.

Son taux est de 20% première année, 30% seconde année et 40% troisième année.

 

Etant donné le caractère physiocrate de cet impôt (on paye pour la possession d’un bien), on pourrait penser que je suis contre.

Ce n’est pas le cas. Il s’agit ici d’un bien sur un local commercial inutilisé.

Tout comme la taxe sur les logements vacants, l’objectif est d’inciter le propriétaire d’un local commercial non utilisé à le louer.

 

Le but ici n’est pas d’enrichir la commune, mais d’inciter un propriétaire à louer son local.

 

Néanmoins, même si c’est un bon outil, cela ne doit pas dispenser la ville de Malakoff à avoir une réflexion poussée sur la question du commerce de proximité.

 

Déjà, il convient que vu le prix de location d’un local commercial en première couronne, les marges d’un commerce de proximité sont plus faible.

C’est pour cela que Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge, avait créé une société d’économie mixte pour acheter les locaux commerciaux afin de modérer les loyers.

Politique à laquelle est opposée la municipalité d’ailleurs.

 

Il serait dommage que cette taxe favorise d’avantage les banques et assurances qui elles ont les moyens de se payer les locaux commerciaux.

 

Cela amène donc à avoir une réflexion sur le commerce de proximité et de se poser la question  des besoins des Malakoffiots en termes de commerce de proximité.

Je pense qu’il faut construire un plan commerce local, comme je l’avais écrit.

 

Enfin, je rappelle que la ville a un manager du commerce local, personne chargée de remplir les locaux vides.

Il ne serait pas inutile de se poser la question de son efficacité, ainsi que celle de ses objectifs.

8 juillet 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le conseil municipal du 29/06/2016 en 4 points (Hors CA) (1/4) : Attribution des subventions aux organismes et associations

Le principal point du conseil municipal du 29/06/2016 était le vote du CA (compte administratif) 2015 (point sur lequel je reviendrais longuement).

 

Mais il y a aussi quelques points intéressants qu’il faut mettre en valeur.

 

Le premier est l’attribution des subventions aux associations.

On parle ici d’une aide financière de la mairie.

 

Comme il s’agit d’argent, public d’ailleurs, et que la ville de Malakoff va traverser une période de vache maigre, c’est normal d’avoir un avis sur la question.

 

Le premier serait d’aller vers plus de transparence.

Les informations suivantes devraient être facilement disponibles sans passer par un courrier type écrit à Madame le Maire.

Dans les informations, on doit avoir les associations qui ont demandé des subventions, celles qui ont eu des subventions, et sur quels critères les subventions ont étés attribués ou refusés.

 

Par ailleurs, les subventions doivent être établies suivant un contrat, contrat dont la mise en œuvre doit être évaluée afin de savoir si la poursuite des subventions  est souhaitable ou pas.

 

Dans le contrat, on peut aussi bien raisonner sur le projet de l’association que sur ce qu’elle apporte socialement parlant.

 

Enfin, il serait souhaitable que la commission d’attribution des subventions (dont je ne sais pas comment elle se nomme dans la réalité) soit ouverte aux élus de l’opposition.

4 juillet 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le conseil municipal du 7 Octobre 2015

Je m’occupe tellement moins de la politique locale et je suis tellement moins présent que je n’ai pas pris le temps de faire un résumé du dernier conseil municipal du 7/10/2015.

 

Ça ne fait vraiment pas sérieux de ma part, surtout qu’il y a un conseil municipal ce soir (avec un ordre du jour plutôt banal).

 

Pourtant, deux points importants ont été abordés.

Premier point : Le Grand Paris

On a abordé et débattu du devenir du territoire de Malakoff au sein du territoire du Grand Paris.

Le sujet est très compliqué.

Par ailleurs, j’ai été dernièrement à une réunion Modem (où j’ai également rappelé mon intention de voter blanc au premier tour des élections régionales en IDF) où la question a été abordée.

 

Après une présentation où finalement personne n’a compris quelque chose, il est apparu que :

  • On est en train de construire une Usine à Gaz.
  • La métropole du Grand Paris est particulièrement anti démocratique.
  • C’est vraiment construit par des technocrates.

Je n’ai pas encore trouvé le temps de décortiquer ça…

Mais il est à noter que le discours de Denis Badré, maire de ville d’Avray et ancien sénateur Modem, était intéressant.

 

Effectivement, ville d’Avray fait partie de GPSO (Grand Paris Sud-Ouest).

C’est d’autant intéressant car contrairement à Sud de Seine, GPSO s’est construit dans un souci d’être utile aux citoyens et dans un souci de faire des économies d’échelles.

GPSO est, contrairement à Sud de Seine, ce que l’on appelle un bon élève.

En particulier, à GPSO, ils ont réussi à avoir un directeur de service pour deux villes. Impensable à Sud de Seine.

Il faut dire que GPSO est un territoire très centriste…

Et que ça s’est construit par le consensus.

Au lieu de prendre exemple sur ce bon élève, l’Etat a expliqué qu’ils étaient beaux, magnifiques et intelligents, et ils ont expliqué à GPSO comment faire.

 

Exemple symbolique, les maires de GPSO se sont mis d’accord sur le nombre d’élus par villes.

Maintenant, c’est l’Etat qui fixe le nombre d’élus par ville.

Ville d’Avray perd deux élus, et donc du poids politique dans GPSO…

 

Denis Badré disait que savoir si il faut faire sciemment capoter le projet gouvernemental est une vrai question.

Je crains que la réponse soit oui, afin de repartir sur des bases sérieuses…

 

En ce qui concerne Malakoff, ce qu’il faut retenir, c’est que Sud de Seine rejoint le Haut de Bièvre. Avec Châtillon et Montrouge.

 

Second point : EPF 92

On a eu aussi le droit à un nouvel épisode de l’EPF 92 (voir le début du feuilleton ici).

Pour mémoire, sur certaines zones, la ville délègue le droit d’expropriation et de préemption à l’EPF 92.

Elle fait ça car aujourd’hui, le foncier, sur une ville comme Malakoff, c’est cher.

L’EPF 92 permet donc de garder la maîtrise du foncier.

En fait, l’EPF 92 est la main financière de la ville.

 

Mais ça pose des problèmes de transparence et de démocratie.

Il arrive que l’on apprenne par hasard que certain bien immobiliers ont été acheté par l’EPF 92 (comme par exemple ici).

 

Dans ce nouvel épisode, on a deux points :

  • La zone Danton sort des prérogatives de l’EPF 92.
  • Mais la zone Avolée rentre dans les périmètres de l’EPF 92. Il faut dire que cette zone correspond à une OAP du futur PLU.

25 novembre 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2014 de Malakoff (3/10): Les ratios

Les ratios permettent de nous comparer par rapport aux autres dans la même strate.

Pour le CA (compte administratif) 2014, on a :

Ratio Valeur Moyenne de la Strate (2012)
Dépenses réelles de fonctionnement / Population 1 257 1 240
Produits des impositions directes / population 489 585
Recettes réelles de fonctionnement / populations 1 476 1478
Dépenses d’équipement brut / population 346 334
DGF par population 198 286
Dépenses de personnel / dépenses réelles de fonctionnement 67,70% 57,50%

 

En 2013, on avait :

Ratio Valeur dans le CA 2013 Valeur de la moyenne de la strate en 2011
Dépenses réelles de fonctionnement/population 1 257 1 285
Produits des impositions directs/population 469 588
Recettes réelles de fonctionnement/population 1 503 1 399
Dépenses d’équipement brut/population 342 506
DGF/population 210 285
Dépenses de personnel/Dépenses réelles de fonctionnement 67.03% 57.01%

 

Les dépenses réelles de fonctionnement sont restées stable. Mieux, comme la moyenne a augmenté, on se retrouve légèrement dessous de la moyenne de la strate.

Un bon point.

 

En 2014, les habitants ont plus déboursé d’impôts qu’en 2013. On reste néanmoins encore en dessous de la moyenne.

 

Sur l’ensemble des recettes par habitant, on est cette fois-ci légèrement en dessous de la moyenne.

C’est lié à une augmentation de la moyenne.

Il est à noter que ce ratio a diminué pour la ville de Malakoff.

 

Pour les dépenses de population par équipement, on est passé en dessous de la moyenne, mais la valeur a légèrement augmenté.

 

Par habitant, on perçoit moins de DGF (dotation globale de fonctionnement), la moyenne a elle-même diminué.

 

Enfin, on reste encore un mauvais élève sur les dépenses de personnels, elles ont même augmentés, celle de la moyenne aussi…

4 août 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Demande du CA 2014

Lors du conseil municipal du 29/06/2015, on a voté le compte administratif 2014.

Le moment de le demander, comme c’est la coutume chaque année.

 

« Madame le maire,

 

Lors du conseil municipal du 29/06/2015 a été voté le compte administratif 2014.

Je souhaiterais que vous me communiquiez l’ensemble des documents, budget principal et budget des parkings.

 

Je rappelle que l’article L2121-26 du code général des collectivités m’autorise à en faire la demande.

Selon cet article, je cite, on a :

Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes.

 

Par ailleurs, je souhaiterais également connaître le résultat de la capacité d’autofinancement brut calculée.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées. »

2 juillet 2015 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les vœux politiciens du conseil municipal

Hier, on a débattu au conseil municipal. Mais on a surtout débattu sur des vœux.

 

Exit le débat de fond sur l’EPF 92 (j’y reviendrai), on a débattu surtout sur des vœux.

 

Le problème, c’est que les vœux étaient politiciens.

Trois étaient présentés.

Je vais parler de deux vœux.

 

Le premier est contre les expulsions locatives.

Je comprends l’intérêt de ce vœu. Mon propriétaire a côtoyé des gens qui étaient dans des associations s’occupant de gens en très grande précarité, et il m’expliquait que c’était un autre univers.

Le salaire, il est aussitôt touché, aussitôt dépensé.

Mais il expliquait que ces gens développaient aussi des compétences et des talents autres.

D’ailleurs, c’est pour ça que contrairement à beaucoup de personnes, mon propriétaire (comme c’était d’ailleurs aussi le cas de mon parrain) ne juge pas sur des aprioris.

Un jour, j’expliquais à mon (futur) propriétaire que ce que j’aimais chez lui, c’est qu’il ne jugeait pas sur des préjugés.

Il m’avait aussitôt raconté cette histoire.

 

Je suis d’accord sur le principe, une fois que l’on n’arrive plus à payer le loyer (d’ailleurs, selon mon propriétaire, les gens en grande pauvreté ne payait pas le loyer), c’est la spirale infernale.

C’est par la suite la perte de l’emploi, donc de fait l’exclusion de la société.

Oui, c’est des drames sociaux énormes.

 

Mais le problème, c’est que sur le ton, le vœu n’était pas fait pour être consensuel.

C’était surtout une attaque en règle contre la droite et la politique du gouvernement.

Je suis d’accord que c’est la faiblesse de l’économie qui fait que l’on n’arrive pas à intégrer tout le monde, par un emploi, dans la société.

Mais même si je pense que le capitalisme ne peut pas fonctionner, le socialisme ne fonctionne pas aussi.

La base d’une économie qui fonctionne est pour moi basé sur le capitalisme avec un état qui fixe les règles du jeu, qui permet que tout le monde soit traité à égalité et ait la même chance (par l’éducation, par la police, la justice…)

 

Il est d’ailleurs intéressant à noter que Schumpeter, dans « Capitalisme, socialisme et démocratie » démontre que pour perdurer, une économie socialiste utilise les mécanismes du capitalisme (salaire, fiche de paye…).

Au final, c’est comme ça qu’il arrive à la conclusion que le système socialiste est bloqué, socialement parlant.

 

Au final, il faut en finir avec l’état d’esprit patrons = voyous comme il faut aussi en finir avec l’état d’esprit chômeurs =feignants.

Il y a certes des escrocs parmi les patrons, mais il y aussi des patrons qui ont tout crée sur leur fortune, et qui essayent juste de gérer leur boite au mieux.

 

Et même si il y a des feignants chez les chômeurs, il y a aussi beaucoup de gens qui cherchent activement mais qui ne trouvent pas car leurs diplômes et leurs compétences sont inadaptées au marché du travail.

 

Au final, la situation économique est plus complexe et ne peut pas se limiter à dire que la droite, c’est les méchants et les patrons les voyous.

Les communistes peuvent-ils savoir ce que représentent, par exemple, les charges patronales pour une TPE/PME ?

Savent-t-ils qu’à cause des chargent patronales, un employé coute le double du salaire net à son employeur ?

Pour une TPE/PME, terreau de futures créations d’emplois, surtout pour les personnes qui sont éloignés du dit emploi, c’est un véritable problème.

 

On sanctionne de fait une entreprise qui embauche, et qui de fait joue un rôle sociétal d’intégration.

 

Au final, ce vœu, parce qu’il n’est pas consensuel, me met mal à l’aise.

D’un côté je conçois le désastre social des expulsions locatives, je suis même d’accord avec le constat.

Mais d’un autre côté, faire de ce sujet un sujet polémique pour taper sur la droite et la politique gouvernemental alors que l’aspect économique de la question est plus compliqué, je ne suis pas d’accord.

 

Au final, j’aurais sans doute voté blanc à cette délibération si j’avais été au conseil municipal.

 

Troisième vœu : sur la pollution atmosphérique.

Il s’agit d’un vœu présenté par Malakoff plurielle.

Malakoff Plurielle (dont je dis souvent du mal à juste titre) a essayé d’être constructif.

Sur ce vœu, ils n’ont pas démérité et je pense qu’il faut (pour une fois) les en féliciter.

Le but était que les villes voisines s’inspirent de mesures prises par la ville de Paris pour lutter contre la pollution.

L’esprit du vœu était que Malakoff devienne une ville moteur sur ce sujet, par ce vœu.

 

Le problème, c’est que la municipalité avait ajouté, en fin de texte, un paragraphe pour critiquer la loi Macron.

Du coup, au lieu d’adopter un vœu consensuel, on a débattu de la loi Macron.

Et les socialistes en ont profité pour rajouter une couche.

 

Et ça a débattu, et ça a débattu….

Au final, on a enlevé les paragraphes en question et on a adopté le vœu, faisant du coup trainer en longueur le conseil municipal.

 

Ça me rappelle la fois où Thierry Guilmart débattait sur un vœu sur la question du Tibet, et conditionnait le vote de ce vœu par l’adjectif communiste qu’il fallait ajouter sur le gouvernement chinois (voir ici et ici pour quelques détails).

Posture politicienne, quand tu nous tiens.

9 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

L’EPF 92 revient au conseil municipal de ce soir

Ce soir, c’est le conseil municipal.

Et le sujet le plus important sera, selon moi, la délibération sur l’EPF 92 (point 21).

On peut lire :

« Modification des périmètres de constitution de réserves foncières en vue de la construction de logements et approbation de l’avenant n°1 à la convention de portage foncier entre la ville de Malakoff et l’Etablissement Public Foncier des Hauts de-Seine (EPF92) dans ces périmètres »

Le feuilleton, souvent abordé ici, est long et complexe.

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, la municipalité a délégué son droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92, l’établissement public foncier des Hauts de Seine.

 

La raison est principalement financière.

La ville ayant des finances locales compliquées (ce que je signale ici souvent), ne pouvant plus investir, et étant très endetté, la ville a beaucoup de mal à maîtriser son foncier.

D’autant que le foncier a une fâcheuse tendance à monter.

 

C’est donc à la charge de l’EPF 92 de mettre les fonds sur la table pour faire les opérations immobilières.

 

Le problème avec l’EPF 92, c’est la transparence avec laquelle les opérations immobilières se font.

On découvre toujours par hasard une préemption.

 

Lors de la préparation du conseil municipal du 17/04/2013, chez Jean Emmanuel Paillon, Emmanuelle Jannès découvre que le 13 rue Nicomédès Pascual était dans la convention.

Problème : l’association « Les amis de Nicomédès » avait un projet d’habitat collaboratif là-bas.

 

Depuis, Emmanuelle Jannès a monté une liste qui a d’ailleurs débauché dans les centristes.

Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Dans la même veine, c’est par hasard que j’ai appris que le 6 rue Jean Jaurès a été préempté par l’EPF 92.

 

Enfin, les habitants de l’ilot Danton ont aussi appris par hasard qu’ils étaient concernés.

Depuis, ils ont monté une association.

8 avril 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Demande du budget 2015

Comme c’est la coutume chaque année, je vais donc demander à notre maire le budget 2015.

Le contexte politique du budget 2015 étant tendu, je vais également, pour une fois, mettre en copie les élus de l’opposition.

On ne sait jamais…

 

« Bonjour Madame le Maire

 

Je me permets de vous écrire car lors du conseil municipal du 11/02/2015 sera voté le budget de la commune.

Je souhaiterais qu’il me soit communiqué à partir du 12/02/2015.

Par ailleurs, je souhaiterais connaître la dette de Malakoff au 01/01/2015 et la dette prévue au 31/12/2015.

 

Je rappelle également l’article L2121-26 du Code général des collectivités territoriales :

« Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes. »

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Cordialement. »

9 février 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

L’adoption du budget 2015 sera le moment de mettre en évidence un choix politique

Le Mercredi 11 Novembre sera voté le budget 2015 de la commune.

Le moment de rappeler qu’au moins deux visions politiques s’affrontent, la mienne et celle de la municipalité.

 

La municipalité actuelle peut continuer d’agiter les bras avec sa pétition malhonnête, démagogique et irresponsable, elle est face au principe de réalité, et face à un choix stratégique sur la gestion de ses finances locales.

 

Reprenons donc tout ça.

 

La ville a un bilan social. Ça, c’est certain, c’est même un point positif.

En fait, Malakoff fait beaucoup socialement.

Le problème, c’est que le social, ça a un coût.

Je ne dis pas ça contre le social, je dis ça parce que j’estime que c’est important de garder ça en mémoire, c’est de la lucidité.

 

Or, on peut déjà proclamer un premier point de désaccord entre la municipalité et moi :

La municipalité fait financer le service public par de la dette, moi, je suis pour financer le service public sur de la productivité.

 

En continuant le raisonnement d’un point de vue local, on peut aussi marquer une différence majeure :

La municipalité estime que l’Etat doit financer le service public, j’estime, selon le principe que le service public doit être financé par de la productivité, qu’une stratégie économique, qu’un développement économique doit accompagner le développement du service public.

Comme je l’avais expliqué précédemment, il faut avoir une stratégie pour faire venir les contribuables.

 

Au fond, les communistes sont cohérents avec eux-mêmes (même si je ne partage pas leur vision), ils sont pour un Etat centralisé, décrit par Schumpeter dans Capitalisme, socialisme et démocratie, Etat avec le ministère national de la production.

 

Si on regarde les choses plus finement, selon le compte administratif 2013, 51,24% des recettes de fonctionnement sont liées à l’impôt, 23,69% sont liées aux dotations.

Une étude approfondie des dotations montre que les dotations d’Etat représentent 15.12% du total des recettes de fonctionnement.

 

Boutade résumé :

Malakoff fait une bonne politique, mais elle fait une bonne politique sur l’argent des autres…

 

Car le problème de fond est là, les autres, en l’occurrence l’Etat, n’a plus d’argent. Celui-ci est donc obligé de se mettre au régime.

On peut agiter les mains (comme la municipalité), c’est inévitable, sauf si on veut finir comme la Grèce (chose que je ne souhaite pas).

 

Du coup, on a 15% des recettes de fonctionnement qui sont voué potentiellement à être amputé.

Du coup, que faire ?

 

Parlons d’abord de la municipalité, et de son intention affichée dans le DOB 2015 (débat d’orientation budgétaire).

La municipalité reste à dépense constante en ce qui concerne le service public.

Elle sacralise le service public (terme utilisé par Serge Cormiers).

Il faut donc de nouvelles recettes pour compenser la perte de la diminution des dotations.

Pour cela, on augmente les impôts.

En l’occurrence, on augmente le taux sur la taxe foncière sur le bâti.

 

Puis il y a ma vision.

On essaie de rationaliser les dépenses. On essaie de faire mieux (ou aussi bien) avec moins d’argent.

3 février 2015 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire