Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Trois raisons pourquoi je suis pour un Brexit dur

L’heure de vérité est enfin arrivée pour le Brexit. Je me dis que le moment de donner mon avis est venu.

 

En ce qui me concerne, je suis clairement pour un Brexit dur, et je félicite Emmanuel Macron de défendre un idéal européen. Idéal européen nécessaire.

 

Pour commencer, je tiens à rappeler que je suis profondément européen. Je suis pour une Europe fédérale, Europe fédérale qui prendra le pas sur les Etats.

 

Pour commencer, l’Europe est avant tout un bien précieux. C’est un facteur de paix (et par extension de prospérité).

 

Pour mémoire, entre 1870 et 1945, il y a eu 3 guerres Franco-Allemandes, celle entre 1870 et 1871, celle entre 1914 et 1918, et celle entre 1939 et 1945, qui fut d’ailleurs la pire.

Celle de 1939-1945 a d’ailleurs permis de déboucher sur le régime Nazi, et a permis certaines horreurs, comme le génocide des juifs.

 

Aujourd’hui, pour ma génération, faire la guerre aux allemands me paraît insensé.

Mais pour la génération de mes grands-parents, ce n’est pas vraiment le cas. Ils ont subi entre 1914 et 1945 deux guerres, deux guerres avec les allemands. Pas sur que la génération de mes grands-parents appréciait les allemands.

On a eu trois guerres en 75 ans, et deux guerres en 31 ans.

 

Je prétends que l’Europe a, quelque part, mit fin à 75 ans de conflits Franco-Allemand.

Déjà en favorisant le commerce entre nos deux nations, mais aussi en favorisant la coopération et à long terme, l’amitié.

 

Rien que pour ça, l’Europe est déjà un bien précieux et une réussite.

 

En parlant de paix, d’ailleurs, le Brexit met à mal le conflit en Irlande du Nord.

 

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les extrémistes, poujadistes et populistes, qui prônent des politiques de fermetures, haïssent l’Europe et veulent la démolir.

 

Mais l’Europe est aussi une nécessité, aussi bien économique que politique.

Les menaces qui planent sur la France sont des menaces mondiales.

On a le Terrorisme Islamique, la concurrence économique déloyale de la Chine, le protectionnisme et les inepties géopolitiques de Donald Trump…

La France est incapable de répondre seule à ces menaces, menaces qui touchent les autres pays européens.

 

C’est pour ça que les pays qui ont une envie de faire bouger les choses doivent s’unir.

 

Cela implique que l’Europe doit être plus qu’un marché, ça doit être un projet politique, projet politique pour défendre les valeurs, l’économie et le territoire européen.

 

Néanmoins, je ne suis pas un européen béat.

Je sais qu’il y a un long chemin pour faire émerger une vraie Europe fédérale, notamment en termes de communication, l’Europe communique mal sur ses actions, mais aussi en termes de démocratie.

 

Si l’Europe doit prendre plus de pouvoir, ce qui pour ma part est souhaitable, ça se fait au détriment des Etats membres.

 

Il faut donc que le patron de l’Union Européenne soit clairement identifié.

Ce n’est pas encore le cas. C’est d’ailleurs pour ses raisons que j’avais voté contre le traité constitutionnel.

 

Au fond, l’Europe, c’est comme le Grand Paris, ça doit se faire, et ça va se faire. Il y a tellement de problèmes qui se posent pour ces territoires, et que l’on peut résoudre que en créant une structure politique clairement établie.

 

Néanmoins, pour que cette structure fonctionne, il faut que le patron soit clairement identifié et légitime à diriger la structure.

Commencer par l’institutionnel, comme l’a fait Philippe Dallier, était une bonne chose.

Il est à noter qu’à cause de François Hollande, le Grand Paris a perdu beaucoup de temps et est parti sur des mauvaises bases, tellement qu’il a construit une structure technocratique et antidémocratique.

 

Pour en revenir au Brexit, il y a trois raisons qui fait que je veux un Brexit dur.

 

La première est que les pro-Brexit n’ont pas arrêté de déverser des mensonges sur l’Europe. Le plus connu étant celui sur la santé. Mieux, ils ont expliqué que l’Europe, c’était le mal, et en ont profité pour chier sur l’Europe, lui cracher dessus et lui vomir dessus.

 

Question : Vu comment l’Europe a été malmenée par le camp du Brexit, pourquoi devrait-elle faire des efforts ?

L’Europe a des devoir, des devoirs envers ses citoyens. Elle n’a aucun devoir envers les citoyens non européens (Maintenant, le Royaume-Uni ne fait plus parti de l’Union Européenne). Et l’Europe n’a plus à favoriser le Royaume Uni, surtout si c’est contre sa survie et/ou contre les citoyens européens, citoyens européens dont je fais partie.

 

Car soyons clair, c’est le Royaume-Uni qui a choisi de sortir de l’Europe, peut-être pas en connaissance de cause, mais ils l’ont choisi démocratiquement.

 

Ce qui amène à la seconde raison : les anglais ont tout fait pour détruire l’Europe de l’intérieur.

Ils ont favorisé le marché unique, mais ont tout fait pour bloquer une Europe politique.

Pire, ils ont été dans l’Europe avec un mauvais état d’esprit pour la saborder de l’intérieur.

En résumé, ils ont voulu le beurre, l’argent du beurre, et le cul de la crémière.

Ils ont voulu avoir les avantages de l’Europe sans en faire les sacrifices nécessaires pour faire fonctionner ce projet.

En résumé, ils étaient sur leurs droits, mais surtout pas sur leurs devoirs.

La phrase de Margaret Thatcher, « I want my money back », illustre cet Etat d’esprit.

Autant que la Grande Bretagne avais une ristourne, donc elle a profité de l’Europe.

Question : Pourquoi l’Europe devrait faire des efforts pour un ancien pays qui a profité de l’Europe (Et pas qu’économiquement car il y a le problème de l’Irlande du Nord), et l’a détruit de l’intérieur ?

D’autant que les anglais ont eu une ristourne en 1983 car Thatcher menaçait de quitter l’Europe.

Ce que les anglais feront finalement 36 ans plus tard.

 

Ce qui amène à la dernière raison, qui je l’admet est égoïste, mauvaise foi, voir dégueulasse.

Cette raison est franco-française.

En France, j’ai un véritable problème.

J’ai un problème car mes hommes politiques sont, souvent, incompétents.

Ils prennent des décisions stupides, qui sont des non-sens économiques qui nous mettent dans une merde, mais une vraie merde.

 

J’accepte l’erreur, mais pas à la suite d’une décision qui est tellement stupide que ça se voit des kilomètres à la ronde, ce qui est malheureusement trop souvent le cas.

 

Mais en plus d’être incompétents (et donc stupides), mes hommes politiques sont démagogiques et surtout lâches.

 

Et au lieu d’être honnête et de reconnaître leurs erreurs, et donc de progresser, ils ont trouvé un bouc-émissaire : L’Europe, l’union européenne.

 

Comme je l’ai dit, je ne suis pas un européen béat, je sais que l’Europe (ou plus exactement l’union européenne) a des défauts.

 

Mais j’en ai vraiment marre que l’union européenne serve de bouc émissaire à tous les problèmes franco-français, alors que les difficultés de la France, notamment économiques, sont liées aux politiques lâches et démagogiques faites en France depuis 1974, soit 44 ans.

 

L’Europe a des défauts, mais c’est les gouvernements français qui ont signé les chèques de déficit de fonctionnement, qui ont créé les conditions d’une économie peu compétitive, donc d’une économie qui n’intègre pas sa population et d’un chômage de masse.

Pire, nos gouvernements, jusqu’à l’élection d’Emmanuel Macron, ont continué dans l’erreur…

 

Et à chaque fois, ils avaient l’excuse trouvée :

« C’est la faute à l’Europe ».

 

Un exemple parmi tant d’autre…

Jacques Chirac a promis la baisse de la TVA dans la restauration (mesure clientéliste qui sera mise en œuvre par Nicolas Sarkozy).

Jacques Chirac n’a pas fait cette mesure.

Devinez son excuse…

« C’est la faute à l’Europe ».

Franchement, c’est prendre les gens pour des cons, mais pire, c’est discréditer l’Europe, alors que Jacques Chirac le savait depuis… le début.

Mais le pire, c’est sur le déficit.

Pour faire du déficit de fonctionnement, qui est aujourd’hui une vraie plaie sur l’économie française, les différents présidents ont été voir l’Europe pour expliquer qu’ils ne feront aucun effort pour réduire la dette et le déficit.

 

Je reproche à l’Europe de ne pas avoir tapé sur les doigts de la France.

Mais cette politique, qui a été une catastrophe pour la France, n’est pas la cause de l’Europe, mais de la France. C’est la France qui a choisi de faire des déficits excessifs.

 

« Ouin, si on ne peut pas faire de déficits excessifs, c’est de la faute à l’Europe ».

J’ai envie de dire : mais heureusement, vu le résultat.

 

Je ne vous dis pas comment ça m’a énervé de voir Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande aller voir l’Europe pour expliquer comment ils allaient augmenter le déficit, déficit qui en plus est de fonctionnement.

 

Ça m’a vraiment rendu malade, d’autant que je suis dans les classes moyennes et que l’on parle de mon pognon, là.

Je ne roule pas sur l’or.

 

Mais grâce au Brexit, ça va changer.

Je nourris l’espoir secret de voir l’économie anglaise s’effondrer.

Ça a d’ailleurs déjà commencé.

 

Voir l’économie anglaise s’effondrer me ferait réellement plaisir.

Je sais, c’est égoïste.

Ça ne règlerait pas mes problèmes de politiques lâches et incompétents.

Mais au moins, ils arrêteraient avec « C’est la faute à l’Europe » et ils seraient obligés de trouver une autre excuse, chose trop dure pour eux.

 

Par ailleurs, on verrait enfin la nécessité de l’Europe et son importance pour le développement économique, malgré ses défauts.

 

D’ailleurs, ça tombe bien, Marine le Pen est moins anti-européen dernièrement.

 

A lire sur le blog du centrisme :

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23 septembre 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons mode de scrutin (2/2) : 5 raisons pour lesquelles il faut en finir avec le mode de scrutin actuel des législatives

Ça fait un petit moment que je veux répondre à Gérard Larcher sur ce point.

 

En fait, j’en ai marre de LR (les républicains) qui bloque toutes évolutions constitutionnelles.

Il y a des tas et des tas d’articles à écrire sur ce que LR veut bloquer comme réforme institutionnelle.

 

En vrac, on a le non cumul des mandats, en nombre (Nicolas Sarkozy a essayé de revenir dessus, pas de bol, il a perdu la primaire), dans le temps…

 

Il y a aussi la réduction du nombre de parlementaire, auquel Gérard Larcher s’oppose, alors que le candidat qu’il soutenait, dès la primaire, un certain François Fillon, s’était prononcé pour une réduction du nombre de parlementaires.

 

La mauvaise foi de LR est d’ailleurs très bien résumé ici.

 

Mais je pense qu’il y a une réforme qu’il faut aborder, la seule réforme qu’il faut faire, qui est plus importante que les autres : l’introduction de la proportionnelle dans le scrutin législatif.

 

Sur ce point, je suis en accord avec François Bayrou. Mieux, je vais plus loin que François Bayrou.

 

Je suis pour la suppression de l’élection du président de la république, pour moi celui-ci devant être élu par l’assemblée nationale.

 

La suppression de l’élection du président au scrutin direct devant se faire avec une élection de l’assemblée nationale au scrutin proportionnel intégral.

 

Scrutin calqué sur les municipales ou sur les régionales.

 

Au premier tour, si une liste obtient 50% des voix, celle-ci est élue. Elle a la moitié des sièges, l’autre moitié étant distribué à la proportionnelle.

 

Si aucune liste ne fait plus de 50% des voix, alors on fait un second tour.

Les liste ayant fait plus de 10% pouvant se maintenir, et les listes peuvent fusionner si on fait plus de 5% des voix.

Au second tour, la liste en tête gagne la moitié des sièges, le reste est distribué à la proportionnelle.

 

Pour aller plus loin, je pense que le principal problème de la France n’est pas économique.

Il est institutionnel.

 

En général, l’ensemble des pays européens ont fait les réformes pour s’adapter au monde, à la mondialisation et au contexte économique.

Pas la France.

 

Je pense que mes concitoyens sont prêts à accepter les réformes qui vont dans le bon sens.

Seulement, depuis presque 10-15ans, ces réformes se font attendre.

 

En fait, le problème de la France, ce n’est pas les réformes économiques qui n’ont jamais été faite avant l’élection d’Emmanuel Macron.

 

Le problème, c’est que le système électoral ne permet pas d’envoyer, contrairement à l’Allemagne, des coalitions qui vont permettre les réformes dont le pays a besoin.

 

C’est pour ça qu’il faut changer le mode de scrutin, et voici le moment de donner les raisons qui font que notre mode de scrutin pour les législatives, c’est vraiment une plaie.

 

Raison 1 : Le mode de scrutin est injuste et non représentatif de la diversité d’opinion des français.

Si on fait 18% des voix, il est normal que l’on n’ait pas 18% des sièges. L’expérience montre qu’il faut pouvoir dégager une majorité pour faire passer les lois.

 

Néanmoins, si on fait 18% des voix, il est totalement anormal d’avoir moins de députés que quelqu’un qui ne fait que 6% des voix, voire 1%.

 

Le nombre de siège doit être une fonction croissante du nombre de voix.

 

Or, ce n’est pas le cas. C’est même dans la pratique, l’inverse qui se passe.

Et dans le principe plus j’ai des voix, moins j’ai de sièges, on est en plein festival.

 

Je tiens à préciser que je combats les idées du FN (Front National) et de la France Insoumise.

Néanmoins, si ces deux formations font un score, il est normal qu’ils aient des sièges.

C’est souvent le contraire qui se passe.

 

Morceaux choisis :

  • En 2002, Jean Marie Le Pen a été au second tour avec 16,86% des voix. Il a eu 0 sièges.
  • Toujours en 2002, Le PCF a fait 3,37%. Ils ont eu 21 sièges, soit un groupe. Ils ont bénéficié de bastions, notamment de la 11ème circonscription des Hauts de Seine regroupant Malakoff et Bagneux.
  • En 2007, François Bayrou fait 18,57%. Il se retrouvera avec 3 députés.
  • En 2007, Jean Marie Le Pen fait 10,44% des voix, toujours 0 députés.
  • En 2007, le PCF fait 1,93% des voix, et ils ont toujours 15 sièges (soit toujours un groupe).
  • En 2012, le FN fait 17,9% des voix. Le FN a enfin 2 députés…
  • En 2012, avec Mélenchon, le PCF fait 11,1% des voix, mais perdent encore des députés.

Par ailleurs, sur un calcul basé sur un scrutin proportionnel (voir ici et ici), j’avais montré que en 2007, le Modem aurait pu avoir 37 députés sur une base de 400, à comparer aux 23 députés (sur une base de 577) que le Nouveau Centre a eu grâce au bon vouloir de Nicolas Sarkozy.

 

De plus, j’avais également montré que Ségolène Royale aurait gagné si François Bayrou et Jean Maire Le Pen s’étaient maintenu.

 

Raison 2 : Le mode de scrutin est territorial

On a donc deux assemblées, le Sénat et l’Assemblée nationale.

On applique le Bicamérisme.

A partir de là, il est intéressant de parler de Tocqueville et de son livre, De la démocratie en Amérique.

Car Tocqueville décrit très bien le Bicamérisme dans la démocratie américaine.

 

Aux Etats Unis, il y a donc deux chambres : la chambre des représentants et le Sénat.

 

La chambre des représentants représente le peuple. Chaque Etat envoi un nombre de représentants proportionnel à sa population. Les Etats avantagés sont donc les Etats les plus peuplés.

 

La seconde chambre est le Sénat. Chaque Etat y est à égalité. Et chaque Etat envoie 2 sénateurs.

Le Sénat Américain représente les territoires.

 

Si on transpose ça à la France, l’Assemblée nationale représente la population et le Sénat représente les territoires.

 

Or, ce n’est pas le cas, l’Assemblée nationale ne représente pas la population.

Déjà, à cause de la raison 1.

Mais aussi parce que le système par circonscription lie trop le député au territoire.

 

Ce qui fait qu’aux législatives, on ne débat plus vraiment de la politique nationale. On fait plutôt un tour de chauffe pour les municipales.

 

Pire, on a le député maire. Heureusement, il est en train de disparaître, mais ses votes posent question.

Lorsqu’il vote contre la baisse des dotations de l’Etat (sujet très connu à Malakoff d’ailleurs), le fait-il comme député de la nation ou comme maire qui se bat pour sa propre chapelle et pour avoir plus d’argent dans les caisses de sa commune.

 

Toujours dans le député maire (qui n’existe plus car François Hollande a institué le non-cumul des mandats), on a souvent dédoublement de la personnalité.

On a le maire qui maintient les taux dans sa commune, claironnant qu’il n’augmente pas les impôts.

Mais on a le député qui augmente les bases, ce qui fait du coup mécaniquement augmenter les impôts locaux.

 

Avec cette tactique, on a des impôts locaux qui ont augmenté plus vite que l’inflation.

 

Le problème, c’est que le député vote sur la politique de la nation. Il défend l’intérêt de la nation (dans cet intérêt, en particulier, on a la lutte contre le déficit public).

 

Il vote certes le cadre dans lequel doit se faire une politique municipale, mais il agit d’abord dans l’intérêt de la France une et indivisible, pas d’une ville ou un territoire donné.

Celui qui conduit la politique d’une ville, c’est le maire.

 

Raison 3 : Le mode de scrutin force au Bipartisme et empêche toute concurrence entre le PS et LR

Là, on touche un problème particulièrement grave. Notre système électoral ne permet pas la diversité et la concurrence.

 

Il a, au moins dans la pratique, poussé à un bipartisme. Il a partagé la vie politique entre la Gauche représenté dans ce modèle par le PS, et le RPR/UMP/LR.

 

Mais le pire n’est pas là. C’est qu’il est extrêmement compliqué de monter une alternative entre le PS et LR.

Ça devient vite problématique si LR et le PS deviennent incapable de diriger (ce qui est le cas), et du coup, il est très difficile de monter une alternative au PS et à LR.

 

En dehors des erreurs qu’a pu faire François Bayrou, surtout entre 2012 et 2017, la principale raison si le Modem n’a pas percé est que le mode de scrutin actuel ne permet pas de construire sur la durée une alternative au PS et à l’UMP.

 

Pour garder leurs sièges, les députés UDF qui avaient suivi François Bayrou de 2002 à 2007 ont eu peur face au chantage de Nicolas Sarkozy. Ils ont donc lâché Bayrou.

 

Avec un mode de scrutin plus juste, François Bayrou aurait gardé un groupe de député en 2007.

 

Il aussi assez intéressant à signaler que la victoire d’Emmanuel Macron et l’émergence de l’axe central a été théorisé par François Bayrou en 2007.

Il a donc fallu 10 ans pour concrétiser ça.

Pire, ce n’est pas François Bayrou qui a touché le Jackpot. Le fait qu’il ait fait des erreurs (notamment entre 2012 et 2017) n’aidant pas.

 

Néanmoins, Macron a gagné sur une sorte de miracle et l’affaire Fillon, ainsi qu’un ras le bol de l’incompétence du PS et de LR.

 

Mais si on avait un système qui permet la concurrence, l’axe central aurait gagné sur un travail sur la durée, pas sur un miracle.

 

Je pense même que le Modem aurait plus pesé dans cette victoire, et il aurait plus pesé avant.

 

De plus, ce manque de concurrence induit un effet de bord.

 

Comme le système tue toute concurrence entre le PS et LR, et que les deux sont incompétents, on arrive à un point où les gens ne votent plus (le vote blanc n’étant pas comptabilisé, ça n’arrange pas les chose), ou pire, vote pour les extrêmes comme le FN ou Mélenchon.

 

Raison 4 : Le système actuel maintien le PS et LR dans la médiocrité

En plus d’organiser la vie politique entre le PS et LR, le système actuel les maintiens et les laisse se complaire dans la médiocrité.

 

Surtout quand ils subissent une défaite.

 

Ils estiment que comme le monde est bipolaire, et que l’on doit choisir entre la Gauche et la Droite, il suffit d’attendre que la majorité actuelle perde suite à ses conneries.

 

En résumé, on se construit sur la nullité du concurrent.

 

C’est par exemple le cas de François Hollande et du PS.

Celui-ci a subi une défaite sévère en 2002. Il a été éliminé par Jean Marie Le Pen.

Au lieu de faire un bilan des années Jospin et un diagnostic de la France pour être en capacité de gouverner, François Hollande a construit le PS sur la nullité de la Droite entre 2002 et 2012.

 

Il a gagné les élections intermédiaires, car l’UMP était assez nulle, mais arrivé au pouvoir en 2012, ça a donné le mandat catastrophique de François Hollande.

 

Le problème, c’est que LR fait pareil depuis 2012.

Ils ont d’ailleurs élu Laurent Wauquiez à leur tête.

 

Par ailleurs, le système électoral pousse le PS et LR vers leurs extrêmes.

 

Montebourg parlait de démondialisation, LR est noyauté par la manif pour tous…

 

Le problème, c’est que diriger demande une forme de pragmatisme, et de prendre en compte les contraintes.

 

Au lieu de se remettre en cause, LR et le PS préfère penser qu’il faut être le plus à gauche possible (ça, c’est pour le PS) ou le plus à droite possible (ça, c’est pour LR).

 

Le problème, c’est qu’il faut faire preuve de pragmatisme.

 

Si on prend le privé, on évite d’être idéologue. On fait un diagnostic, et à partir de ce diagnostic, on construit une stratégie d’entreprise.

 

Les entreprises avec à la tête un PDG idéologue, ça ne marche pas, comme c’est le cas de Canal Plus.

 

Raison 5 : Le système électoral ne permet pas les réformes dont la France a besoin

Un jour, François Bayrou a expliqué que le SPD (parti socialiste allemand) savait qu’ils allaient perdre.

Effectivement, le chancelier allemand, Gerhard Schröder avait commencé les réformes dont l’Allemagne avait besoin.

 

Mais le SPD avait néanmoins suivi Gerhard Schröder car malgré tout, ils savaient que les têtes de liste seraient élues malgré la future défaite annoncé.

 

Par ailleurs, le SPD a presque toujours pu faire partie des coalitions avec Angela Merkel.

 

En France, c’est l’inverse.

Comme on est élu par le fait du prince, on ne prend pas de risque.

 

Comme l’élection est par circonscription, et que l’on pourrait tomber sur des électeurs, on ne prend pas de risque.

 

Or, réformer demande certes de la pédagogie, mais aussi du courage.

 

Or le système électoral fait que le député évitera d’être courageux, et qu’il deviendra un godillot.

 

Au fond, c’est peut-être pour ça que Macron a choisi de réformer par ordonnance.

 

Conclusion

Par miracle et à cause de l’impasse dans lequel le système politique était, Emmanuel Macron a pu être élu et faire enfin les réformes dont la France a besoin.

 

Néanmoins, on ne peut pas permettre que les réformes se fasse par miracle.

 

Il faut donc s’attaquer à ce qui a fait que les réformes n’ont jamais été faites en France alors qu’on les a faites dans les autres pays européens.

 

C’est pour ça que pour pérenniser la bonne gouvernance, permettre la concurrence qui forcera les partis politique à s’améliorer, et permettre de construire des coalitions qui permettront de mettre en œuvre les réformes, de les faire accepter et de les réussir, il faut absolument changer le mode de scrutin pour les législatives.

 

Il faut un mode de scrutin proportionnel à deux tour, calqué sur celui des municipales ou des régionales.

7 mars 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | 2 commentaires

Parlons mode de scrutin (1/2) : Je me réjouis qu’Emmanuel Macron soit revenu à la circonscription unique pour les européennes

S’il y a une mesure, dont j’avais parlé, qu’il était temps de faire, c’est de revenir au scrutin à circonscription unique pour les européennes.

 

Emmanuel Macron l’a fait, et je m’en félicite.

 

Pour mémoire, on vote aux européennes pour les députés européens.

C’est-à-dire pour les gens qui vont siéger au parlement européen.

 

De plus, les élections européennes sont les élections où l’on débat de la politique européenne.

 

Avant, on avait un scrutin de liste pour les députés européens.

Sauf que Jacques Chirac en 2003 a fait un scrutin par région (8 grandes régions).

 

Officiellement pour rapprocher le citoyen de son député européen.

 

Sauf que dans la pratique, ça a été une catastrophe.

 

Déjà, lors des européennes, on ne débat plus de l’Europe.

Comme il n’y a pas de tête de liste identifiée, c’est le chef de parti qui prend les commandes, ou le chef de gouvernement.

De fait, il en profite pour défendre son bilan national, ou pour démolir la politique nationale.

Du coup, on ne débat plus de l’Europe, mais de la politique nationale.

 

C’est lié au fait que le parti politique ne personnifie plus une tête de liste, il y en a 8.

De fait, c’est le chef de parti qui fait le job.

 

Par ailleurs, je ne sais pas qui sont mes députés européens.

On a donc loupé le rapprochement du député européen avec le citoyen.

 

Mais le pire n’est pas là.

 

En réalité, Chirac a construit ce mode de scrutin pour bipolariser la vie politique et tuer la concurrence.

Ce mode de scrutin a été fait pour tuer les petits partis et réduire la concurrence.

C’est la véritable raison, hypocritement cachée, par Jacque Chirac.

 

Lors des européennes 2014, le FN a eu 24 sièges, l’UMP (LR) 20, le PS 13, les centristes 7, les verts 6, le Front de Gauche 4.

 

Mais avec une circonscription unique, on aurait eu 22 sièges pour le FN, 18 pour l’UMP, 12 pour le PS, 9 pour les centristes, 8 pour les verts, 5 pour le Front de Gauche.

 

De fait, il était temps que cette mauvaise farce se termine, elle a assez fait de dégâts comme ça.

25 février 2018 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

Le problème Wauquiez (2/3) : Macron L’addition, entre mauvaise foi et fake news

Face à Emmanuel Macron, LR a lancé l’opération « Macron l’addition » afin de prouver qu’il y a une baisse du pouvoir d’achat.

 

Seulement, les arguments sont au mieux de la mauvaise foi, au pire des « fake news ».

 

Bon, d’un autre côté, ça a été éclipsé par la brillante intervention de Laurent Wauquiez en tant que prof…

 

Mais je me permets de répondre, car je pense que sur ce point, Macron fait beaucoup.

Mieux, il n’est pas, comme Nicolas Sarkozy, dans l’optique de baisser le pouvoir d’achat, seulement en favorisant les riches. Donc de favoriser le pouvoir d’achat exclusivement des hauts revenus.

 

Pour commencer, je tiens à préciser, car j’ai depuis regardé ma feuille de paye, que j’ai bien gagné environ 50€, ce qui était d’ailleurs annoncé par divers simulateurs.

 

Et ça, grâce à Macron.

Je vais y revenir.

 

Plus sérieusement, Macron part de très loin (je rappelle que depuis 2002, on a eu successivement Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande), mais je sais qu’il fait de son mieux.

 

Selon une étude plus sérieuse sur le site des décodeurs, sur 24 mesures, 12 sont bénéfiques pour le pouvoir d’achat, 9 sont négatives pour le pouvoir d’achat et 3 sont neutres.

 

On arrive donc à :

  • 50% de mesures positives pour le pouvoir d’achat.
  • 37,5% sont négatives pour le pouvoir d’achat.
  • 12,5% sont neutres.

Le bilan est loin d’être la catastrophe annoncée par LR. Au contraire, on a un bilan plus nuancé, voir plutôt bon.

 

Par ailleurs, je me permets de revenir sur la hausse de la CSG, car là, il y a vraiment mauvaise foi.

Comme je l’avais écrit récemment ici et ici, il faut diminuer les charges.

Je ne vais pas réexpliquer pourquoi en détail, mais la baisse des charges, élevées, est une nécessité.

 

Il est nécessaire de réduire les charges patronales car elles empêchent le développement des entreprises, surtout les TPE/PME, sont un frein à notre économie, et fabriquent du chômage, aussi bien à court terme que à long terme.

 

Quant aux charges salariales, elles sont trop élevées et plombent le pouvoir d’achat des gens qui travaillent. En fait, faire supporter la solidarité que sur les gens qui travaillent est un peu injuste.

Ce n’est pas très malin et ça ne récompense pas les gens qui jouent le jeu et apportent à la société par leur travail.

 

L’idée est donc de financer la baisse des charges (patronales et salariales) en augmentant un impôt qui a une assiette plus large. L’idée est de financer la baisse des charges en augmentant un impôt payé par plus de monde.

 

Dans le cadre du programme Macron, c’est la CSG.

 

Mais je tiens à rappeler que François Fillon, candidat de la Droite, donc de LR, faisait le même constat. Par contre, il proposait d’augmenter la TVA.

 

Donc, si François Fillon avait été élu président, il aurait également diminué les charges, en augmentant la TVA.

 

Pour ma part, l’importance, pour moi, n’est pas de savoir si on augmente la TVA ou la CSG, mais d’enfin diminuer les charges, aussi bien patronales que salariales.

 

Et Emmanuel Macron le fait enfin.

 

Il est d’ailleurs à noter que lors de la primaire 2012, Manuel Valls s’était prononcé pour une augmentation de la TVA et une diminution des charges.

 

Par contre, la Droite, principalement la Droite dure, incarnée respectivement par Nicolas Sarkozy et aujourd’hui par Laurent Wauquiez, n’a rien à dire. Qu’ils longent les murs et qu’ils se fassent discrets. Sur le sujet, ils n’ont rien fait, contrairement à Macron.

 

L’un des premiers à avoir parlé de TVA sociale (hausse de la TVA pour diminuer les charges, en général patronales), c’est Jean Louis Borloo. C’était en 2007.

Seulement, cette intervention pertinente de Jean Louis Borloo a fait perdre des sièges à la Droite.

Conclusion, Nicolas Sarkozy a transféré Jean Louis Borloo au ministère de l’écologie, et il s’est empressé d’enterrer la TVA sociale.

 

Idée qu’il a néanmoins reprise en 2012 histoire de faire un piège à cons de centristes.

 

Enfin, je me permets de signaler que les chiffres annoncés sont délirants.

Selon un autre article du site des décodeurs, les différentes hausses ne sont pas aussi élevées qu’essaye de faire croire la Droite.

 

Pire, beaucoup de ces hausses ne sont pas imputable au gouvernement.

En fait, on est dans de vrais chiffres fantaisistes, de vrais fakes news.

 

Mais quand on n’a pas de projet et de vision, comme Laurent Wauquiez, il ne reste… que les Fakes News…

22 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème Wauquiez (1/3) : Wauquiez, l’homme qui empêche LR d’évoluer

Puisque que l’on est en plein Wauquiez Gate, je me permets de donner mon avis sur certains points.

 

A commencer par un sur lequel j’ai insisté, c’est que Wauquiez, il est l’inverse de ce dont la Droite a besoin.

 

Il faut déjà commencer par un point important : c’est que les défaites de 2012 et 2017 étaient méritées.

 

Il est plus que temps à LR de l’accepter pour pouvoir vraiment passer à autre chose.

 

La défaite de Nicolas Sarkozy était méritée.

Attention, je ne dis pas que François Hollande était un bon président. C’était même un président médiocre.

Et personnellement, au second tour de la présidentielle 2012, j’avais voté blanc.

 

Mais il convient de rappeler que François Hollande est arrivé sur le vote sanction, vote sanction envers Nicolas Sarkozy, et à juste titre.

 

Sans entrer dans les détails, Nicolas Sarkozy a augmenter la dette de la France (2/3 est à son dû, 1/3 à cause de la crise selon la cour des comptes), il a d’ailleurs fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans, et encore, François Mitterrand a eu deux cohabitations, dont une catastrophique avec Edouard Balladur qui avait comme ministre du budget un certain Nicolas Sarkozy.

 

Toujours dans les griefs, sa politique économique a été une catastrophe. Il a fait une politique centrée sur la demande, augmentant la dette d’ailleurs, en aidant financièrement les riches.

Politique désastreuse car elle n’a pas permis d’augmenter la productivité et l’appareil productif.

 

Il a rendu le service public inefficace par des réformes débiles qui sont contre le bon sens. Je pense au pôle emploi, que j’ai subis, mais on peut penser à la police, aux services secrets (qui du coup sont moins bons pour déjouer les attentats…) …

 

Il a enrichi une oligarchie sur les deniers publics (je pense à Tapie ou au pentagone à la français), sans parler de son style de gouvernance.

 

Quant à 2017, la défaite était aussi méritée.

Au lieu de réfléchir aux causes de la défaite de 2012, LR a préféré se construire sur la nullité de la Gauche et de François Hollande.

 

En fait, j’ai un exemple d’un gars qui a fait ça : François Hollande lui-même.

 

En 2002, le PS a subi un échec terrible : Lionel Jospin est éliminé au premier tour face à Jean Marie Le Pen.

 

Au lieu de se remettre en cause, le PS a préféré, sous l’impulsion de François Hollande, alors premier secrétaire, construire le PS sur l’échec de la Droite, mené d’abord par Chirac puis Sarkozy.

 

Ça a marché, car la Droite était particulièrement mauvaise, et ça a permis au PS de gagner toutes les élections intermédiaires (régionales, municipales…).

 

Seulement, ça a permis au PS d’arriver au pouvoir en 2017. Sauf que là, ils étaient vraiment mal préparés, ce qui a donné le mandat catastrophique de François Hollande.

 

Mais le vrai problème de LR n’est pas là.

Le vrai problème de LR est sa droitisation excessive.

 

Ça a commencé avec Sarkozy, qui a mis le FN et le PS au même niveau, et Laurent Wauquiez est dans la continuité.

 

Je ne reproche pas à LR d’être de droite, je reproche à LR sa stratégie pour faire accepter une politique de droite.

 

Ils pensent qu’être de droite est plus important que de faire une politique labélisée de Droite plutôt que de faire une politique de Droite pragmatique, donc moins de Droite, mais qui marche.

 

Du coup, une fois élu, LR fait des politiques contre les gens, clientélistes, contre le bon sens, qui empire la situation des gens et du pays.

C’est Sarkozy qui est responsable de la droitisation excessive de LR, et Wauquiez est dans la continuité.

 

Cette situation m’attriste pour deux raisons.

La première est qu’elle appauvri le débat démocratique.

 

La seconde raison est que s’il faut une alternative à Macron, elle ne s’appelle pas LR. Et comme elle ne s’appelle pas PS…

20 février 2018 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Lancement du projet « La porte de Malakoff »

Hier avait lieu le lancement du projet « La porte de Malakoff ».

Il n’y a pas vraiment de projet, juste la municipalité qui va consulter la population.

Il est à noter qu’il y avait le maire du 14ème et le maire de Vanves.

 

Effectivement, l’INSEE, qui occupait l’entrée de ville, la tour INSEE, s’en va.

La tour risque d’être raser.

 

Question : Que fait-on à la place ?

 

Certes, le terrain appartient à l’Etat, mais l’idée est d’être acteur et de peser sur l’Etat.

 

Pour commencer, je vais me permettre de remettre en place un argument qui a été donné plusieurs fois durant la réunion.

 

Faire venir des entreprises n’enrichit plus une ville.

Ça été vrai une époque. C’est de cette façon que des villes comme Puteaux (avec le territoire de la défense), Issy les Moulineaux et Montrouge se sont enrichis. Sauf que c’était à l’époque de la taxe professionnelle.

 

Aujourd’hui, ce n’est plus vrai, et cela pour deux raisons.

 

La première est que l’impôt économique, la CET (Contribution économique territoriale), n’est pas touché par la commune, mais par le territoire, en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris.

 

La seconde est que la suppression de la taxe professionnelle s’est faite avec une perte d’autonomie fiscale.

La CET est composé de la CVAE (Contribution sur la Valeur ajouté des entreprise) et la CFE (Contribution Foncière des entreprise). La collectivité a une autonomie fiscale sur la CFE (elle fixe les taux), qui d’ailleurs est un impôt physiocrate, mais pas sur la CVAE. Or, dans la CET, la CVAE représente l’essentiel des revenus.

 

Ceci-dit, je peux donner mon opinion sur le terrain de l’INSEE.

 

D’abord, je me réjouis du départ de l’INSEE.

Effectivement, ils étaient dispensés de payer des impôts locaux. Ils ont juste financé le gymnase Duclos (qui lui, a généré des dépenses de fonctionnement).

 

Les infrastructures, comme les trottoirs, ou les services municipaux, comme le ramassage des ordures, ça coûte de l’argent.

L’INSEE en a profité, c’est anormal qu’ils n’y aient pas contribués.

 

D’autant qu’ils sont à Malakoff depuis 1974 (soit 44 ans) et qu’ils avaient 2 bâtiments (il leur en reste donc 1).

 

Pour remplacer la tour INSEE, j’opte pour deux possibilités.

 

La première est une zone économique, avec entre autres une pépinière d’entreprise et/ou un hôtel d’activité.

Certes, comme je l’ai rappelé au préalable, faire de l’économique n’enrichit plus la ville comme à la grande époque de la taxe professionnelle (supprimée par un certain Nicolas Sarkozy, je tiens à le rappeler).

 

Mais pourtant, c’est important de faire de l’économique. En fait, c’est l’économique qui fait le cœur d’une ville. C’est l’économique qui apporte la vie sur un quartier.

Dans un registre particulier, on peut prendre le commerce de proximité.

 

Pour faire du lien social, on développe un commerce de proximité. On développe un commerce de proximité pour les habitants de la ville.

Mais ce n’est pas les habitants de la ville qui font vivre le commerce de proximité, mais les gens qui travaillent sur la ville. C’est pour ça qu’il est important de faire venir des gens pour qu’ils travaillent sur Malakoff car c’est eux qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

De plus, dans cette logique, la tour INSEE est une zone économique. C’est donc normal de remplacer une zone économique par une zone économique.

 

La deuxième piste serait un investissement productif.

Effectivement, les ressources de la ville, pour diverses raisons, dont certaines tout à fait normal, sont vouées à se raréfier.

Or, la demande de service, elle, est toujours présente.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a une tendance à vivre sur l’argent des autres (en particulier l’Etat), c’est problématique, car les autres (surtout l’Etat), ils n’ont plus d’argent.

 

Et un jour, il faudra bien que Malakoff réfléchisse à ses recettes et à la façon de les augmenter.

De les augmenter non pas en augmentant les taux (une des grandes mauvaises habitudes de la municipalité) mais en augmentant le nombre de contribuable…

14 février 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Suite du feuilleton « 6 Rue Jean Jaurès »

Si lors du conseil municipal du 13/12/2017, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais voté contre la délibération sur le 6 et 6 bis Rue Jean Jaurès.

 

Au final, on devrait néanmoins s’en sortir, y compris financièrement parlant.

 

Mais par principe, pour raisons punitives, j’aurais voté contre.

 

Pour mémoire, c’est au 6 rue Jean Jaurès que se situe CASACO.

 

Le feuilleton remonte à très loin.

 

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, le conseil municipal donne droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (l’ancêtre de l’EPFIDF, Etablissement foncier d’Ile de France).

 

Le foncier étant cher, l’EPF92, fusionné au sein de l’EPFIF, sert de bras armé à la municipalité, car l’EPFIDF apporte le financement, les moyens.

L’EPFIDF permet d’avoir des moyens financiers pour faire les politiques d’urbanismes.

 

Néanmoins, une première interrogation, soulevé à l’époque par l’élu centriste Jean Emmanuel Paillon, est levé.

C’est celle de la transparence et des informations.

 

Bien vu, et Grand Moment de Jean Emmanuel Paillon, c’est totalement par un commentaire, donc par hasard, que j’apprends que l’EPF92 préempte 6 rue Jean Jaurès, chose qui me sera confirmé plus tard.

 

C’est intéressant car la personne qui m’a appris ça avait l’intention de faire un centre de formation professionnelle, ce qui finalement aurait été mieux.

 

A partir de là, c’est CASACO, espace de coworking, qui s’installe là.

 

Mais au conseil municipal du 13/12/2017, c’est le coup de théâtre.

Le potentiel projet dans le coin Jean Jaurès est réduit. La mairie ne voulant pas exproprier.

Il y aurait, selon la municipalité, des gens qui finalement, voudraient rester.

 

Du coup, une partie de la zone sort de l’EPFIDF.

 

Seulement, voilà, l’EPFIDF n’est pas un organisme caritatif.

 

La municipalité se retrouve donc obligé de racheter le 6 (et 6bis) rue Jean Jaurès.

 

Et pour CASACO.

Le contrat est prolongé 3 ans mais pas au-delà.

Soient ils rachètent à la mairie le 6 Rue Jean Jaurès, soient ils déménagent.

 

Et si CASACO déménage, la municipalité revendra le bien.

Espérons que dans ce cas, il n’y ait pas de perte comptable.

 

Que dire ?

 

Deux choses.

La première est que CASACO est (ou semble trop) favorisé. D’autant qu’ils sont sur un projet dans l’ancienne trésorerie.

Je rejoins la remarque de Frédérique Perrotte.

D’autant que je pense que l’on avait mieux à faire avec l’ancienne trésorerie.

 

Par ailleurs, j’ai l’impression que l’on est face à un projet mal préparé et mal anticipé.

 

On devrait s’en sortir, enfin j’espère. Mais par principe, pour raison punitif, un vote contre n’aurait pas fait de mal.

 

Selon le compte rendu sommaire, le point a été adopté à l’unanimité.

21 décembre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal

C’est donc officiel, Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal.

 

La raison principale étant qu’il était sur la liste en Marche aux sénatoriales.

Il avait également soutenu Laurianne Rossi, notre député LREM, lors des législatives.

 

Après les votes le concernant, il avait dû partir et il avait d’ailleurs donné mandat à Emmanuelle Jannès, qui elle a rejoint LREM (sans doute par hasard, évidement).

 

Pour ma part, je comprends la municipalité. Elle a été élue clairement et elle se situe dans l’opposition à Emmanuel Macron.

 

Au fond, elle vit ce que j’ai vécu avec Emmanuelle Jannès en 2014…

 

Il est clair que Monsieur Ben Malek doit faire une réflexion sur ses convictions politiques.

 

Je le dis, d’autant que j’ai des désaccords de fond sérieux avec la municipalité de Malakoff, notamment sur l’économie.

 

Néanmoins, beaucoup de questions se posent.

 

Effectivement, Monsieur Ben Malek était dans la commission d’appel d’offre, une commission stratégique.

 

Déjà, juridique. Il semblerait que la municipalité ne peut pas démissionner un membre de la commission d’appel d’offre.

 

Mais aussi politique. J’espère qu’il y a au moins un membre de l’opposition.

Là, je ne sais pas où aller chercher l’information.

14 décembre 2017 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

9 décembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

J’ai décidé de sécher la réunion du 21/11/2017 de Malakoff et moi

Ce soir, il y a une réunion Malakoff et moi, enfin de l’atelier auquel je participe, et j’ai décidé de la sécher.

 

Comme ça fait un petit moment que je veux parler de la démocratie locale sur Malakoff (point que j’ai abordé sur une proposition de Malakoff et moi d’ailleurs), je me dis que c’est le moment de se lancer et de donner les arguments qui font que je ne suis pas à la réunion Malakoff et moi ce soir.

 

Je serai néanmoins présent le 2 Décembre.

 

La première raison est que la réunion est à 19H30, or il est temps de comprendre que les gens travaillent. Et par extension, il serait également souhaitable de comprendre que les gens qui travaillent payent les impôts qui permettent à la collectivité de tourner.

 

De plus, je travaille à Elancourt.

Même si j’ai la chance d’avoir le bus direct (le 475), il faut me laisser le temps d’arriver.

Comme je pars vers 18H, et qu’il me faut 1H30 pour arriver, ça me fait arriver vers 19H30.

Aujourd’hui, à 19H30, j’étais à la station de bus…

Et encore, c’est si tout va bien. La fréquence du 475 est faible, et il peut y avoir sur l’A86 et la N118 des embouteillages.

 

Laisser un peut de temps, le temps d’arriver, ce n’est pas un mal.

On pourrait commencer la réunion à 20H.

 

Deuxième raison, je ne sais même pas ce qu’il s’y passe.

 

La première réunion était 19/09/2017.

Il y a eu une réunion le 17 Octobre, réunion à laquelle je n’ai pas pu participer, à cause de mon travail.

Sur le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé, et je n’ai pas eu l’occasion de suivre les dossiers.

Je ne vois pas ce que je peux apporter.

 

Troisième raison, il s’agit de faire un bilan sur ce que la municipalité a tenu des promesses faites lors de la séquence de Malakoff et moi.

Très franchement, je trouve l’intérêt limité. Déjà parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste encore 3 ans à la municipalité pour tenir les engagements.

De plus, une proposition qui était pertinente à un temps t ne l’est plus à un temps t+1.

Ou bien, des problèmes peuvent apparaître et il serait bien de pouvoir s’approprier le problème pour y apporter une solution, de débattre du problème pour y apporter une solution.

Comme le dit si bien notre maire, l’intelligence collective, à laquelle elle croit, c’est quelque chose de bien.

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains points, comme l’économie par exemple.

 

Ce qui amène la dernière raison, qui à mon avis est la plus importante.

Malakoff et moi se fait au détriment des conseils de quartiers.

Que Malakoff et moi soit complémentaire aux conseils de quartier, pourquoi pas.

Mais que Malakoff et moi se fasse au détriment des conseils de quartiers, non.

 

Les conseils de quartier, pour moi, c’est l’une des plus grandes réussites du mandat précédent.

Ils sont nécessaires.

C’est un lieu de vie, où l’on peut échanger, débattre, exposer un problème…

 

Le conseil de quartier, c’est le premier outil de démocratie local.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », expliquait que dans la société démocratique, l’individu est isolé dans la masse.

Pour lutter contre cet effet pervers, Alexis de Tocqueville expliquait qu’il fallait encourager les citoyens à monter des associations locales.

 

Le conseil de quartier sert à lutter contre l’isolement du citoyen.

 

Or, à Malakoff, les conseils de quartier sont de moins en moins actifs.

J’avais d’ailleurs évoqué le sujet.

Pire, sur des grands sujets, les conseils de quartiers ne se réunissent plus, ne s’emparent plus de sujets importants.

 

Il en est de même de la CDD qui ne s’est pas réunit depuis le 23 Juin 2016.

 

Or, du coup, il n’y a plus de lieu pour se rencontrer, pour discuter des problèmes, de la ville, du quartier ou des projets municipaux.

 

Il n’y a plus de lieux pour faire fonctionner l’intelligence collective.

 

Il n’y a plus de lieux pour débattre de la vie du quartier.

 

Je ne sais pas depuis quand les conseils de quartier tournent à sous régime, voir ne tournent plus.

 

Mais la priorité de la municipalité ne devrait pas être Malakoff et Moi, mais de relancer les conseils de quartier.

21 novembre 2017 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire