Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Présidentielles 2017 : La défaite de la Droite est méritée

Je voulais écrire ce message, puis j’ai changé d’avis, puis j’ai rechangé d’avis.

Je vais donc l’écrire maintenant.

Quand je vois les militants UMP (et certains élus) mettre à égalité Macron et Le Pen, donc me mettre à égalité avec le Pen, ça m’a encouragé à l’écrire.

 

La défaite de la droite lors de la présidentielle 2017 est méritée.

 

Par ailleurs, même si je trouve le bilan de François Hollande médiocre, la défaite de Nicolas Sarkozy était, elle-aussi méritée.

 

Ce n’est pas la première fois que j’écris ce que je vais écrire.

J’avais entre autre écrit que l’UMP et le PS déplaçaient leurs centres de gravité vers le noyau dur, que Copé menait l’UMP dans le mur, et que l’UMP se construisait sur un vote sanction (comme le PS d’ailleurs).

 

Il y a des différences entre Nicolas Sarkozy et François Fillon.

 

Nicolas Sarkozy défendait un bilan médiocre (comme c’est très bien expliqué ici).

En particulier, Nicolas Sarkozy a fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans, là où François Bayrou a fait une campagne contre la dette en 2007.

Et il s’agit d’une dette de fonctionnement.

 

Pour François Fillon, c’est vrai que c’est le Pénélope Gate qui a plombé.

Mais là, il faut replacer dans le contexte.

 

François Fillon nous dit que la France est en Faillite. Sur ce point, je suis entièrement d’accord.

Il nous dit qu’il va falloir faire des efforts.

Pourquoi pas.

 

Seulement, lui, il s’est enrichi sur le dos du contribuable d’un pays en faillite.

Pour demander des efforts, il faut être irréprochable.

Une phrase de Margaret Thatcher résume parfaitement François Fillon (précision, je n’aime pas vraiment Margaret Thatcher) : « Il n’y a pas d’argent public, il n’y a que l’argent du contribuable ».

 

Ça ne me gêne pas de payer des impôts.

Mais si je paye des impôts, c’est pour un service public de qualité. C’est pour aider les gens à s’en sortir. Je sais ce que c’est que d’avoir un service public pourri. J’ai été longtemps au chômage et à l’époque, je vous garantis que j’aurais voulu avoir un vrai service public de l’emploi.

 

Par ailleurs, je paye aussi des impôts pour avoir des infrastructures de qualités.

Faire des voies ferrées, des métros…, ce n’est pas gratuit.

Il est normal que l’Etat s’en occupe, les infrastructures profitent à tout le monde.

 

Par contre, je ne paye pas des impôts pour permettre à François Fillon de vivre à mes crochets, ou pour enrichir une oligarchie, point qui était particulièrement vrai sous Nicolas Sarkozy.

 

Par ailleurs, j’attends également que la collectivité (en l’occurrence ici l’Etat) gère l’argent que je lui donne avec sagesse, et efficacement.

 

Par contre, 2012 et 2017 ont un point commun : Une droitisation de la droite excessive.

Là, il y a un vrai travail de fond à faire pour les républicains.

Alain Juppé a entièrement raison : il faut changer de ligne politique !

 

Soyons clair, il est normal que la Droite soit… la Droite.

Il est normal que la Droite lutte pour son idéal.

 

Mais il y a plusieurs façons d’être de Droite.

 

La première est de partir sur un diagnostic, et de faire une politique à partir de ce diagnostic, allant subtilement vers la droite et faisant accepter subtilement une politique de Droite.

C’était la philosophie prise par Alain Juppé.

 

Et puis, il y a ceux qui pensent qu’ils sont de Droite, donc, ils sont obligatoirement Beau, Magnifique et Intelligent, et ce qu’ils font, c’est toujours bien, même si ce n’est que des conneries (surtout si c’est des conneries), car comme ils sont de Droite, ils ont la vérité absolue.

Le problème, c’est qu’ils imposent des politiques contre les gens.

Ils imposent des politiques clientélistes, qui se fait au détriment des gens, de l’intérêt général et contre le bon sens.

 

Le choix à la primaire de la Droite était entre ces deux droites. Et c’est la droite dure qui a gagné.

De fait, les militants des républicains ont choisi une droite dure, et ils ont donc choisi la défaite.

A minima, si François Fillon avait été élu, il n’aurait pas réformé la France dans l’intérêt de tous.

 

Une phrase de François Fillon est symbolique (et pour une fois honnête) :

« On peut augmenter la TVA car les pauvres peuvent moduler leur consommation »

Soyons clair, s’il faut augmenter la TVA, je peux l’entendre.

Mais pas avec cet argument.

Pour remettre en route la France, tout le monde doit faire un effort.

L’effort doit être demandé à tous les français.

Ça sous-entend le pauvre, mais aussi le riche.

Et ça doit être à hauteur de ces moyens.

Les efforts seront acceptés s’ils sont justes.

 

Par ailleurs, François Fillon a laissé la Manifs pour Tous imposer une vision rétrograde de la société.

 

Donc si la droite a perdu (encore une fois), c’est parce qu’elle a estimé qu’être de Droite est plus important que de faire une politique pragmatique et dans l’intérêt général, dans l’intérêt de la majorité des français.

Il faut bien comprendre qu’il faut que tout le monde soit perdant un petit peu pour que l’on soit gagnant collectivement.

Il faut arrêter les politiques clientélistes où seul 10% des gens sont gagnant au détriment des 90% restants.

 

Notons également que la défaite du PS de Benoît Hamon est également méritée. Les travers du PS, qui ne cesse de se gauchiser, est symétrique aux problèmes des républicains.

1 mai 2017 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (6/8) : 7 raisons pour lesquelles je ne voterai pas François Fillon

Après avoir parlé du PS, c’est au tour des républicains.

Pour ma part, il y a, aujourd’hui, 7 raisons qui font que je ne voterai pas pour François Fillon au premier tour de la présidentielle 2017.

 

Au soir de la primaire de la droite, il y en avait trois.

Durant la campagne, diverses raisons se sont ajoutés.

 

Aujourd’hui, les différences entre François Fillon et moi-même sont trop nombreuses. Elles doivent s’exprimer.

Ça tombe bien, le premier tour de l’élection présidentielle, ça sert à ça !

 

Je me permets de rappeler les raisons précédentes.

La première, fondamentale, c’est que je ne suis pas d’accord avec la philosophie du programme de François Fillon, inspiré de Margaret Thatcher.

Je reconnais qu’il faut flexibiliser le système, le libéralisé un peu.

Je l’avais écrit précédemment.

Néanmoins, François Fillon est dans une logique de « La loi du plus fort ».

En ce qui me concerne, je pense qu’il faut accompagner les gens derrières.

En fait, je pense qu’une libéralisation du système doit se faire avec une réflexion globale sur l’accompagnement des gens.

Comment donne-t-on aux gens les moyens de s’en sortir ?

C’est une vraie question et elle doit être posée.

 

La seconde raison est que je trouve que François Fillon est sur les questions de société franchement rétrograde et réactionnaire.

C’est d’ailleurs la grande contradiction de François Fillon.

Sur les question sociétales, François Fillon, c’est l’inverse du libéralisme.

Comment peut-on être aussi libéral et sans règles au niveau économique et si conservateur au niveau sociétal ?

Les gens font ce qu’ils veulent, du moment que ça ne gêne personne, que ce n’est pas contre l’intérêt général et que ça ne met pas en danger le vivre ensemble.

Par ailleurs, l’épisode du mariage pour tous devrait servir de leçon de ce qu’il ne faut pas faire pour François Fillon.

Ce n’est pas que je sois contre le mariage pour tous. C’est juste que le tempo n’était pas le bon.

Les problèmes économiques sont sérieux. C’est là-dessus qu’il faut se concentrer. En non pas mettre le feu aux poudres. Je l’avais d’ailleurs écrit.

Je ne veux pas voir François Fillon remettre le feu aux poudres en revenant sur le mariage pour tous.

 

Enfin, la dernière raison, c’est que je pense que pour réussir les réformes, comme c’est le cas en Allemagne, il faut de larges coalitions pour construire les réformes dans l’intérêt de tous et arrêter toutes ces politiques clientélistes.

Il faut dire que sur ce point, la stupidité des centristes n’aide pas.

Néanmoins, l’Etat UMP a échoué sous Jacques Chirac (2002-2007) et Nicolas Sarkozy (2007-2012).

L’Etat PS a échoué de 2012 à 2017.

Pourquoi l’Etat Républicain, noyauté par François Fillon, réussirait ?

En fait, les coalitions, comme celle du RPR/UDF sous Alain Juppé entre 1995 et 1998, et la coalition PS/PCF sous Lionel Jospin de 1998 à 2002, ont mieux réussi et même si ce n’était pas parfait et qu’il y avait des choses à dire, ont moins fait de conneries.

Le problème, c’est que François Fillon veut repartir dans un Etat Républicain et diriger seul.

Pour moi, ce n’est pas comme ça que l’on va réformer la France.

 

Reste que depuis, il y a les quatre raisons suivantes :

 

La première est que François Fillon est revenu, sous la pression, sur son programme (voir sur le site du Canard Enchainé ce qui a disparu).

Or, ça pose de nombreuses questions.

Pensait-il ce qu’il écrivait et l’a-t-il supprimé pour le cacher aux français ?

Ou a-t-il menti pour gagner la primaire face à une droite dure ?

Mais ça pose une autre question fondamentale.

Que fera-t-il lorsque Philippe Martinez descendra dans la rue ?

Car il ne faut pas se mentir, quand François Fillon réformera, indépendamment de la qualité de la réforme, qu’elle soit bonne ou mauvaise, Philippe Martinez descendra dans la rue.

Et il ira jusqu’au bout !

 

Deuxième raison, je n’aime pas voir François Fillon regorger d’astuce pour faire perdre l’axe central et l’empêcher de s’exprimer lors du premier tour de l’élection présidentielle (comme ici).

 

Troisième raison, depuis aujourd’hui, François Fillon veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires.

Or, il est mal placé pour faire la leçon, car selon le Canard Enchaîné d’aujourd’hui, sa femme aurait gagné 600 000 euros sur le dos du contribuable !

Je n’aime d’ailleurs pas la réponse de François Fillon.

Pour moi, ça fait partie du débat, surtout lorsque l’on claironne que l’on va supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et que finalement, on vit sur l’argent des contribuables.

Par ailleurs, dans ce genre de cas, l’élu doit être exemplaire.

Et puis, ça pose encore de nombreuses questions.

 

Plus sincèrement, il est vrai qu’il faut réduire le nombre de fonctionnaire.

Mais il faut penser global.

Une infirmière est-elle inutile ? Un professeur est-il inutile ? Un policier est-il inutile ?

La coupe à la hache, comme elle a été faite par Nicolas Sarkozy, ne marche pas.

En fait, la réduction du nombre de fonctionnaire doit se faire avec une réflexion globale sur le rôle du service public, son fonctionnement et ses méthodes de management.

Sur ce point, je partage l’avis de Pierre Gattaz.

Dans certains domaines (sécurité, éducation…), il faut plus de fonctionnaires.

En fait, il faut sans doute plus de fonctionnaires sur le terrain.

Par contre, je pense que l’on peut vraiment réduire les fonctionnaires dans l’administratif.

En fait, l’informatisation des systèmes peut permettre de réduire drastiquement les fonctionnaires dans l’administratif.

Je l’avais écrit pour Malakoff.

 

Enfin, je trouve François Fillon trop russophone et trop pro-Poutine.

On ne choisit pas ses voisins, mais on choisit les relations que l’on a avec ses voisins.

 

Il est vrai que Bachar El Assad, c’est moins pire que l’Etat Islamique.

Mais ça reste un dictateur sanguinaire quand même.

 

Je comprends qu’il faille être intelligent et dialoguer.

Mais dialoguer ne veut pas dire être ami !

Le cas de Vladimir Poutine est flagrant.

Je suis pour être en bonne intelligence avec Vladimir Poutine, je suis pour un dialogue avec Vladimir Poutine, mais je ne veux pas être son ami !

Pour moi, ça reste un dictateur et un tyran !

Pire, je n’apprécie pas qu’il finance les partis de droite en Europe (notamment les partis d’extrême droite) et je n’apprécie pas qu’il pirate les USA pour faire gagner Donald Trump.

Je trouve François Fillon trop ambigu vis-à-vis de Poutine, voir trop proche.

 

Pour toutes ces raisons, je ne voterai pas François Fillon au premier tour de la présidentielle 2017.

 

25 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

François Fillon candidat de la droite

François Fillon a gagné la primaire de la droite, et de façon claire.

La primaire s’est très bien déroulé, et a permis de légitimer clairement le candidat de la droite.

 

Le « peuple de droite » a très bien joué son coup, et a même joué très intelligemment.

Déjà en éliminant le Berlusconi de service, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, mais aussi en pourtant un vrai candidat de droite.

 

Je prends donc acte du résultat, qui comme je l’avais déclaré précédemment, ne m’engage pas personnellement pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Je rappelle que si j’avais été à la primaire de la droite (car c’est la primaire « de la droite » et non pas comme on le dit faussement « de la droite et du centre »), c’est parce que Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, je tiens à le rappeler (exemple ici), avait empêché le centre de se développer, et donc d’avoir la possibilité de faire un score et de peser.

Il avait donc faussé le jeu et le débat.

 

Je respecte François Fillon, mais je tiens à rappeler que j’ai des divergences profondes avec lui sur les sujets économiques, les sujets sociétaux et la stratégie à mettre en œuvre pour réformer la France.

 

Je ne sais pas pour qui je vais voter aujourd’hui, et je prendrai ma décision vers fin Janvier.

Je me laisse encore un nouveau mois pour réfléchir et laisser décanter.

 

Ce soir, la droite a gagné et je suis très content pour elle.

 

Par contre, je pense que l’axe central, et le centre en particulier, sont les grands perdants.

Après, je tiens à rassurer la droite, je n’en veux pas à la Droite.

 

 

J’en veux en fait aux représentants de l’axe central, et surtout les centristes, qui par lâcheté, incompétence, ambitions personnelles et bêtise, ont encore fait perdre le camp des réformateurs.

J’en veux aux centristes qui n’ont pas fait, comme je l’écris depuis les départementales, le job.

Je suis content que l’axe réformateur soit présent aux primaires de la droite, mais il est plus important pour moi qu’il soit présent au premier tour de l’élection présidentiel et qu’il soit en mesure au premier tour de l’élection présidentielle de faire un score.

 

C’est d’abord les centristes qui ont fait perdre l’axe central et en particulier Alain Juppé.

J’y reviendrai !

27 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , | Un commentaire

Le cul de Sarkozy botté dès le premier tour de la primaire

Enfin, son cul a été botté. Enfin, il a les fesses rouges et il n’arrivera pas à s’assoir les prochaines semaines.

 

Le plus urgent est fait, on a enfin éliminé Sarkozy qui après une telle fessé aura du mal à se présenter.

 

Là, s’il y va, il ne passera pas pour un tricheur, il passera pour un super tricheur !

 

Par ailleurs, le duel Juppé-Fillon est une excellente nouvelle et au moins pour deux raisons :

  1. On va parler du vrai problème de la France, c’est-à-dire de l’économie et du manque de compétitivité de la France dans la mondialisation.
  2. Avec l’élimination de Sarkozy, le PS va, avec un peu de chance, pousser François Hollande vers la sortie.

Au final, on a le meilleur scénario possible.

 

Donc le cul de Sarkozy est botté dès le premier tour, et c’est mérité.

 

Son mandat parle de lui-même, il a clivé les français, fait une campagne démagogique parlant aux pires instinct, donné en pâture les catégories les plus fragilisé, confondu l’argent public avec l’argent de poche, et j’en oublie certainement.

 

La politique du bouc émissaire (dont l’un est appelé François Bayrou), du bling-bling, de l’oligarchie… a enfin été clairement sanctionné par un bon bottage de cul mérité, et très largement mérité.

 

On va peut-être enfin débattre sérieusement.

 

De fait, je prendrais rapidement position pour le second tour…

20 novembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

François Bayrou écrit tout haut ce que tout le monde pense (presque) tout bas

Grand Merci à François Bayrou d’expliquer, pourquoi Nicolas Sarkozy est un danger.

Rien à rajouter.

Personnellement, ça m’exaspère de voir Nicolas Sarkozy se présenter, fausser le débat et empêcher les vrais problèmes d’être évoqué.

 

Et François Bayrou n’est pas seul, moi aussi je méprise Nicolas Sarkozy, et je joue avec les mêmes armes que lui. L’intérêt général est en jeu.

 

Je ne veux pas d’un président narcissique, qui a montré son incompétence, qui veut être président pour plaire à son égo surdimensionné, et a pour but juste d’enrichir les copains et une oligarchie.

 

Franchement, Nicolas Sarkozy est détestable. Il me fait penser à un méchant de One Piece.

Les méchants de One Piece sont tellement détestables et haïssable que l’on jubile quand Monkey D Luffy (c’est le héros) leur botte le cul.

 

Nicolas Sarkozy est tellement détestable et méprisable que je vais vraiment jubiler quand il va se faire botter le cul à la primaire.

Je nourris d’ailleurs même un espoir secret : celui de le voir éliminer dès le premier tour. Franchement, ça serait une belle fessé et ça lui ferait très mal.

 

En ce qui me concerne, je recopie juste l’excellent texte de François Bayrou :

 

 

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

 

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.

Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

 

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

 

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

 

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.

Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.

 

Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux. Ces raisons étaient impérieuses. Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés. Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie. Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

 

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir. Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

 

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple. En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

 

J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

 

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

 

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille. Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.

Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.

La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays. Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.

Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».

C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

 

Et cela a une traduction simplement politique. Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.

C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec. Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps. Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée. Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

 

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui. Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.

 

J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes. C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

 

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple. Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

 

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.

En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

 

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti. Et je crois qu’il se trompe sur le fond. Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel. Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu. Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

 

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois.

 

A lire également sur Centriloque : Mais pour qui se prennent les sarkozystes?

30 octobre 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (4/4) : De fait, j’irai voter à la primaire de la droite et je voterai Alain Juppé

Ce n’est pas mon choix initial. Je l’avais même écrit.

En temps normal, j’aurais préféré une concurrence au premier tour avec un candidat centriste.

Seulement, les partis centristes se sont foutus du monde et ont travaillé en branquignol.

 

Par ailleurs, la situation n’est pas normale.

La situation de la France est sérieuse, et des réformes devront être faites.

Après le mandat de Nicolas Sarkozy, après le mandat de François Hollande, on ne peut pas se permettre d’avoir un président médiocre qui dirige aux sondages, de façon clientéliste et avec un narcissisme élevé.

 

Le déclin français est une réalité (depuis 1974 soit 43 ans en 2017), les problèmes économiques sont sérieux, les problèmes sociaux sont sérieux, et même les problèmes moraux sont sérieux.

 

Les dés étant, grâce à Nicolas Sarkozy, pipés, et le Pen étant au second tour, et les centristes inexistant car tués par Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, j’irai voter à la primaire de la droite.

 

Car il faut rappeler que cette primaire est d’abord celle de la droite et non de la droite et du centre.

 

J’estime que c’est un devoir de voter à cette primaire. Les dés étant pipés, c’est là que tout se passe.

Ce n’est plus l’avenir du centre ou de la gauche qui est en jeu, c’est l’avenir de la France.

 

Et j’y vais d’abord pour éliminer Nicolas Sarkozy. Plus tôt il sera éliminé, mieux ça sera.

J’invite d’ailleurs tous les français à faire de même et à lui rendre la pareille.

Ça sera un juste retour des choses.

Un second mandat Sarkozy serait une catastrophe.

 

Peut-être que si Nicolas Sarkozy perd la primaire, il trouvera une excuse pipeau pour y aller. Mais au moins, il passera pour ce qu’il est : un tricheur…

 

Donc je voterai à la primaire pour éliminer Sarkozy.

 

Reste à savoir pour qui voter.

 

Je voterai Alain Juppé car il me paraît le plus adapté à mener les réformes nécessaire au pays, et à les faire accepter à l’ensemble des français.

 

Déjà, il convient de rappeler que les problèmes de la France, contrairement à ce qu’essaye de faire croire Nicolas Sarkozy, sont d’abord de l’ordre de l’économie.

 

C’est parce que la France a une économie peu compétitive que l’on n’arrive pas à intégrer l’ensemble de nos concitoyens.

Sur ce critère, seuls deux candidats sortent du lot : François Fillon et Alain Juppé.

 

Or même si François Fillon est solide au niveau de l’économie, je le trouve un peu trop rétrograde au niveau sociétal. En particulier, il a le soutien de la manif pour tous.

Par ailleurs il est vrai qu’il faut libéraliser l’économie, mais il faut néanmoins des règles pour garantir l’équité.

 

Reste donc Juppé.

Juppé est le seul qui a l’expérience nécessaire pour mener les réformes nécessaires. Il a fait ses preuves, aussi bien en tant que premier ministre que maire de Bordeaux.

Il est le seul à penser en termes de coalition (même si ça n’a pas toujours été le cas) et à essayer d’être rassembleur pour faire  accepter les réformes.

Il est le seul à parler à tous les français, et pas seulement à une base réduite.

 

Je voterai donc Alain Juppé pour stopper Sarkozy, mais aussi car j’estime que c’est le plus qualifié pour le poste de président.

 

Evidemment, je ne m’estime pas lié aux résultats de la primaire et je prendrai ma décision définitive sur le premier tour de la présidentielle vers Janvier.

14 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Coup de gueule : La droite assume publiquement un ralentissement dans la lutte contre les déficits !

J’en ai des crises cardiaques quand le PCF l’aborde chez moi (voir ici et ici), je ne pouvais pas ne pas réagir quand la droite s’y met aussi (voir ici. ici et ici).

 

C’est d’autant plus énervant que je considère les dés pipés pour les prochaines présidentielles, que le centre, suite à du je-m’en-foutisme, est  inaudible, et dépend de la charité des autres, et qu’en plus, les probabilités de voir Marine le Pen au second tour, probablement face au candidat de la droite, sont très grandes !

 

Visiblement, la droite n’a toujours rien compris.

A chaque fois, nos politiques expliquent, par lâcheté et/ou démagogie qu’il faut faire une pause dans la lutte contre les déficits pour relancer la croissance.

Le problème, c’est que l’on n’a jamais la croissance, par contre, le problème de déficit, lui, il s’empire.

 

Au fond, l’échec de la droite, sous Chirac et Sarkozy, c’est de n’a pas avoir pris au sérieux la lutte contre les déficits.

Chirac, par une diminution des impôts a aggravé le problème.

Et Sarkozy, lui, a fait plus de déficit en 5 ans que Mitterrand en 14 ans !

C’est Thierry Breton, ancien ministre de Dominique de Villepin qui le dit !

 

Que Sarkozy, que je méprise, et dont je ne veux pas le retour, l’assume, ça ne me surprend pas.

Mais que des candidats sérieux, comme François Fillon l’assume, je trouve ça très dommageable.

Celui-ci explique que la France est en faillite.

Rappelons que le français moyen voit l’huissier à sa porte si celui-ci gère sa fortune comme la France !

Les français doivent entendre que la lutte contre les déficits est un impératif !

Leur dire l’inverse, ce n’est pas rendre service aux français.

 

Par ailleurs, la droite, et notamment François Fillon, pense que la compétitivité justifie la pause dans la lutte contre les déficits.

 

Pour ma part, je pense que c’est l’inverse.

C’est la lutte contre les déficits qui justifie la compétitivité, y compris dans le service public !

 

En fait, la lutte contre les déficits est un objectif en soi.

 

Pourquoi ?

Déjà, il convient de signaler que les victimes du déficit public sont les pauvres et la classe moyenne.

Le riche, lui, il fuie vers des pays avec une fiscalité avantageuse, ou il se paye une armée de fiscalistes pour profiter des niches fiscales.

 

Le pauvre est victime du déficit public car le déficit public remet en cause le service public (auquel je suis attaché).

C’est le lien sociale qui est donc remis en cause, car c’est moins d’école (donc moins d’égalisé des chances), moins d’aides dans divers domaines (chômage, santé, sécurité …).

 

Quant aux classes moyennes, comme les impôts sont concentrés sur elles, ça paye donc des impôts à perte !

 

Par ailleurs, contrairement aux pauvres et aux classes moyennes, les riches peuvent mettre leurs enfants dans le privé…

 

De plus, comme le disait si bien François Bayrou, et comme je viens de le répéter indirectement, le déficit public, c’est une perte de pouvoir d’achat. Car qui dit déficit public dit dépense à perte pour le contribuable.

Et comme le disait fut une époque Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge, les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain !

 

Il est illusoire de croire que creuser le déficit est une solution, car s’il creuse trop, l’augmentation des impôts risque d’être douloureuse (CF début de mandat de François Hollande)!

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que le déficit est du suicide économique, comme l’explique Jean Peyrelevade dans son livre.

Le déficit sert en général à permettre aux ménages de consommer.

C’est en général par déduction d’impôts sur les plus riches (c’est pour la droite) ou en dépensant pour les plus pauvre (c’est la gauche) que l’on fabrique du déficit.

Notons que cette politique est particulièrement injuste, car elle ne profite pas à l’ensemble des ménages. Et en général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

Mais nous sommes dans la mondialisation. En concurrence avec les autres pays.

Et notre appareil productif est dégradé.

Conclusion : les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on finance du déficit public pour perdre.

 

Conclusion : il faut assumer devant les français la lutte contre les déficits publics !

 

C’est une question morale car le déficit public est payé par les générations futures, qui n’en profiteront pas.

Comme on dit, on n’hérite pas de la terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants.

 

C’est une question économique. Notre déficit public nous empêche d’avoir une économie qui fonctionne.

 

C’est une question sociale. Le déficit public remet en cause notre service public, donc notre pacte social. En ce qui me concerne, je suis vraiment attaché au service public.

 

Et enfin, c’est aussi une question de démocratie. Tant que le déficit public empoisonnera nos finances, le gouvernement, démocratiquement élu, n’aura pas les moyens de sa politique.

 

Je n’apprécie vraiment pas que la droite assume une pause dans la lutte contre les déficits.

 

Je ne peux peut-être rien faire.

Les dés sont pipés, le Pen sera au second tour, et le Centre, par sa bêtise, sa lâcheté et ses querelles est hors-jeu.

 

Mais je serai m’en rappeler quand j’irai voter  à la primaire de la droite, et surtout je m’en rappellerai au premier tour de l’élection présidentielle, voir aux législatives…

16 septembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Décodons la notion Sarkozyste « Bayrou le traitre »

C’est connu, pour Sarkozy, Bayrou est un traitre.

Je pense que c’est un peu facile, surtout facile pour ne pas remettre en cause le précédent mandat.

Effectivement, pour moi, c’est Nicolas Sarkozy qui a fait élire François Hollande.

Puis il y avait des désaccords sérieux, comme sur la dette, la pratique des institutions et la morale.

 

D’ailleurs, je me permets de mettre en avance certains tweets de Luc Ferry (ancien ministre UMP de Jacques Chirac) sur la gestion de la droite du 49-3 sur la loi Macron :

« Droite débile : en 5 ans de Sarko elle n’a pas fait la moitié de la loi Macron et elle vote contre. Navrant… »

« La droite qui vote avec les frondeurs, le FN, les Verts, le Front de gauche et le PC : quel désastre intellectuel et moral ! »

 

Mais bon, puisqu’un très bon article de Nicolas Domenach fait le point sur le sujet, je me permets d’en parler.

 

Dans cet article, Nicolas Domenach rappelle que Nicolas Sarkozy a trahit Jacques Chirac en 1995.Il avait choisi Edouard Balladur.

On peut même dire qu’il avait choisi le mauvais cheval…

D’ailleurs, l’article oublie qu’il avait déjà trahi Charles Pasqua en 1983.

 

Mais on peut dire qu’il a eu des exemples.

Jacques Chirac a trahit Jacques Chaban-Delmas en 1974. Seulement, là, Chirac a choisi le vainqueur.

 

Mais l’article rappelle surtout le mépris affiché de la droite, et de la droite gaulliste en particulier, face au centre.

Les bons mots sont souvent synonymes de cet état d’esprit.

Pour Georges Pompidou, « les centristes, il fallait les rouler dans la farine et les faire frire », pour Pierre Mazeaud, « Ce n’étaient que des supplétifs sans colonne vertébrales, des individualistes mollassons, toujours achetables, y compris à petit prix. Des démocrates chrétiens « qui faisaient sauter les petits enfants sur leurs genoux » »

 

Mais l’article a le mérite de parler de la gauche, qui considère les centristes de la même façon que la droite.

François Mitterrand qualifiait le centre de « faux nez de la droite » (je ne la connaissais pas celle-là).

Je précise même qu’il disait que « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ».

19 février 2015 Posted by | Politique | , , , , , | 2 commentaires