Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Présidentielle 2017 et Éducation nationale (3/4) : L’École doit être plus sélective !

Je sais que ce que je vais écrire est contraire à une élévation des connaissances du plus grand nombre.

 

Mais la pratique me laisse penser qu’il faut une Ecole qui soit plus sélective, notamment en multipliant les examens d’entrées (6ème, 4ème, 2nd, première et faculté).

 

Ça va à l’encontre du Collège unique mais je pense que ceux qui sous couvert d’expliquer que le collège unique allait apporter une meilleure culture au plus grand nombre, avec le temps, je pense qu’il n’était pas si honnête que ça. Pire, la pratique a, pour moi, montré que le niveau culturel de la société a plutôt tendance à diminuer.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut être plus sélectif pour plusieurs raisons.

 

La première, c’est que c’est resacraliser l’Ecole.

La seconde, c’est que c’est un moyen de dire aux élèves que l’on n’est pas là pour rigoler.

C’est recrédibiliser l’école aux yeux des élèves.

Et en ce moment, les professeurs, qui passent plus de temps à être des gendarmes (et des éducateurs ou des assistantes sociales) en ont bien besoin.

 

Par ailleurs, ça ne sert à rien de suivre un cours si on n’a pas les bases.

En ce qui concerne la physique (domaine que je connais bien), on ne peut pas suivre un cours de mécanique sérieux si on n’a pas de bonnes connaissances en calcul infinitésimal.

 

Enfin, la sélection est aussi un rite de passage à l’âge adulte.  Dans une société où l’on explique que tout est acquis (ce qui est un danger), avoir un lieu où l’on explique le contraire est une nécessité.

 

De plus, la concurrence, lié à une économie ouverte, est un fait, auquel il faut être confronté.

La frustration fait partie de la vie et il faut que les jeunes en fassent l’apprentissage. Une école sélective le permet.

 

Enfin, ça crédibiliserait le diplôme. Il est honteux que la personne qui a joué le jeu et qui a cherché à progresser par les études ait un diplôme qui ne vaille rien, ou qui soit au même niveau que celui qui n’a rien glandé…

8 avril 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (4/4): PISA 2012 pointe l’inégalité du système français, faut-il en finir avec les ZEP ?

PISA 2012 ne fait pas que de pointer l’inefficacité (par rapport aux autres pays) du système scolaire français.

Il pointe aussi le fait que celui-ci est inégalitaire.

En résumé, le fils de riche n’est pas plus intelligent que le fils de pauvre. Il est juste mieux informé.

 

 

Je me permets d’ailleurs de faire un aparté.

Pour les gens qui aiment les sciences et qui sont plutôt expérimentateurs, il existe une filière pour eux : STL (Science et technique de laboratoire).

La filière STL a un avantage énorme : elle a échappé aux pédagogols et leurs philosophies malsaines aux alentours de 2000 (les programmes de cette filière n’ont pas changé) et je crois même qu’il en a été de même en 1995.

Il faut dire qu’à cette époque, les entreprises étaient parties prenantes dans cette filière.

Le niveau dans cette filière, ça ne rigolait pas.

En STL physique, il y avait de la mécanique des fluides, des systèmes optiques avec lentilles épaisses ou de l’asservissement.

En STL Chimie, c’était le programme de DEUG mais on s’arrêtait quand il y avait trop d’équation.

On trouvait donc des mécanismes de réaction (chimie organique), des stratégies de synthèse (chimie organique), de la loi de Nernst…

En résumé, en STL, on était un peu moins fort qu’un S en mathématique (ce qui reste à prouver) mais on était plus fort qu’un S en physique/chimie.

 

Pour préparer STL, il existait une option en seconde : science et technique de laboratoire.

Or, un jour, mon formateur IUFM expliquait que l’on pouvait aiguillonner un élève vers un bon lycée. Pour cela, il suffisait de vouloir prendre l’option science et technique de laboratoire. Ensuite, on continuait vers S.

Ce discours, en ce qui me concerne, me choque.

Si quelqu’un prend cette option en seconde pour faire S par la suite, il prend la place de quelqu’un qui pourrait réussir en STL et s’épanouir en STL. Tout ça pour avoir le privilège d’être dans un meilleur Lycée.

 

Pointer une inégalité du système français fait vraiment tache.

L’égalité, l’égalisation des conditions, comme elle est théorisée par Tocqueville dans de la démocratie en Amérique se fait par l’école.

C’est l’école qui permet de donner sa chance à tout le monde.

C’est l’école qui donne les bases pour que l’on puisse progresser dans la société.

 

Ce n’est pas le cas.

L’efficacité de l’école dépend du lieu d’habitation et l’inefficacité de l’école n’est, cette fois-ci, que comblé par le milieu social dans lequel on évolue.

 

Pire, on a inventé les ZEP.

Sur un ghetto social, on a en plus construit un ghetto scolaire.

De plus, on est ZEP au petit bonheur la chance.

Soit on est un collège où tout va bien, et où l’on demande à être une ZEP pour avoir des moyens (des fois ça marche).

 

Ou alors, on est un vrai collège difficile mais on fait tout pour ne pas être une ZEP, question d’image.

 

Pire, pour les gens du 93, on a inventé une classe préparatoire pour préparer aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Pour ma part, je pense que c’est un scandale !

Le bac, qui est censé être équivalent sur l’ensemble du territoire  doit être un examen suffisant afin de sanctionner si on est capable de suivre en faculté ou en classe préparatoire.

 

Au fond qu’il y ait une inégalité entre collèges ou lycée, pourquoi pas.

Qu’un 15 dans le 93 vaille un 14 au Lycée Henri IV, ce n’est pas dramatique car pas déterminant.

 

Mais qu’un 18 dans le 93 vaille en réalité un 2 à Henri IV, là, c’est scandaleux.

Le bac doit être équivalent sur l’ensemble du territoire, ou au pire, les différences ne doivent pas être significatives.

 

Que faire ?

De mon point de vue, je pense qu’il faut en finir avec les ZEP.

Sur des ghettos sociaux, on a construit des ghettos scolaires.

 

Ce n’est pas d’une politique de ZEP dont on a besoin, mais d’une politique d’égalité du territoire.

En résumé, l’ensemble du territoire français doit être le même.

La mixité sociale doit être un objectif.

Toutes les couches de la société doivent se croiser.

Et une ville doit tout faire pour qu’il y ait égalité sur son territoire.

Le taux d’HLM, qui doit être en 20 et 40%, est un outil d’égalisation du territoire.

 

C’est aussi pour ça qu’il faut, de mon point de vue, sanctionner les villes qui choisissent délibérément de ne pas avoir d’HLM. Je pense à Saint-Maur-des fossés.

 

Mais je pense qu’il faut aussi fortement sanctionner les villes qui font exprès de faire trop d’HLM. Je pense en particulier à Bagneux.

26 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (3/4): PISA 2012 sanctionne la haine du savoir par le système éducation nationale

Si pour moi il y a une chose que PISA 2012 sanctionne, c’est que le système éducation nationale déteste le savoir, déteste les matières et de fait, méprise par extension les élèves.

 

Il est d’ailleurs temps de se demander pourquoi en cinquième on enseignait les atomes et molécules (ainsi que les formules chimiques) à mon époque et que les élèves ne savent plus le faire aujourd’hui en cinquième.

Les élèves d’aujourd’hui sont-ils plus idiots que ceux de ma génération ?

 

Dans le même ordre d’idée, la seule équation bilan (pardon, équation chimique) à connaître en quatrième était :

CH4 + 2 O2 -> CO2 + 2 H2O

Impensable de demander en exercice l’équation bilan de l’éthane (2 C2H6 + 7 O2 -> 4 CO2 + 6 H2O).

 

Or, apprendre une équation bilan n’a évidemment pas de sens. Ce qui compte, c’est d’en comprendre les mécanismes pour pouvoir comprendre comment en équilibrer une le cas échéant.

 

Dans le cas du méthane, il est important de comprendre que pour une molécule de méthane, il faut 2 molécules de dioxygène. Les produits formés sont- une molécule de dioxygène et 2 molécules d’eau.

 

Si mon système est composé au départ de 2 molécules de méthane et de 2 molécules de dioxygène, une seule molécule de méthane sera consommée.

C’est le principe du réactif limitant.

 

Application concrète : pour stopper une combustion, il suffit de couper l’arrivée de dioxygène.

 

Je vais appuyer mon propos en racontant une histoire.

Mon professeur de physique (qui était extraordinaire) avait, à mon époque, participé à une convention sur les programmes de 1ère S.

Et les pontes étaient partis sur le thème de l’énergie.

On allait en bouffer de l’énergie.

Or, conceptuellement, l’énergie est un thème compliqué.

Mon professeur de physique n’a pas hésité à dire que le thème étant compliqué, que l’élève de 1ère S n’étant pas forcement mature pour le comprendre dans sa globalité, elle proposa de le repousser à la TS.

On lui a répondu : surtout pas, ça peut tomber le jour du bac.

 

Dans le même ordre d’idée, en seconde, on fait de la spectroscopie, thème compliqué, non pas pour ce que ça apporte, mais parce que c’est jolie et qu’il y a des couleurs.

 

Savoir mépriser, élève méprisé, il est temps que ça change.

 

Et je me réjouis de voir PISA mettre les points sur les i.

 

D’autant que j’avais abordé la question avec Pythagore.

18 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Un commentaire

PISA 2012 (2/4): La France est officiellement un pays pauvre

La première richesse d’un pays, c’est le savoir. La première richesse d’un pays, c’est l’éducation.

 

Ce n’est pas pour rien que durant la campagne de François Bayrou, l’école (le instruire) était l’un des marqueurs forts du projet centriste.

 

L’école est la première richesse d’un pays pour deux raisons.

La première est économique.

Le capitalisme, selon Schumpeter, est la destruction créatrice.

Des pans entiers de notre économie sont voués à disparaître, disparaître car on produira nos biens différemment, ou que l’on produira de nouveau bien qui remplaceront les anciens.

 

La phase de destruction est synonyme de perte d’emplois. Mais la phase de création (création de nouveaux biens) est synonyme de nouveaux emplois, de nouveaux marchés.

 

Or, être en capacité de créer dépend de notre capacité d’investissement.

Et notre capacité d’investissement dépend de notre capacité à concevoir le monde, bref, de notre instruction.

Et c’est l’école qui instruit.

 

Je vais résumer le passage d’un livre que j’ai lu.

L’Arabie Saoudite est un pays pauvre. Ça peut sembler idiot de dire ça, il y a du pétrole là-bas, mais c’est pourtant la réalité.

Un jour, on arrêtera d’utiliser du pétrole.

A partir de là, l’économie de l’Arabie Saoudite s’effondrera.

Effectivement, l’Arabie Saoudite n’a pas formé de cadres dirigeants et le pays a laissé les Ayatollah former les jeunes.

 

A la différence, on peut penser que le Japon est un pays pauvre.

Effectivement, il n’y a pas de ressources là-bas.

Pourtant, le Japon, qui a perdu la guerre de 39-45, a été l’une des trois premières puissances économiques mondiales.

La raison en est simple. Le japon a su former, par son système éducatif, des cadres d’un bon niveau.

 

Mais l’école est aussi une nécessité sociale et démocratique.

Effectivement, c’est par l’école que l’on peut révéler le potentiel des gens d’un milieu défavorisé, et c’est l’école qui permet de faire monter l’échelle sociale.

 

Or, les résultats de PISA sont sans appel.

Nous avons un système éducatif dont le niveau est de plus en plus bas, faisant de nous officiellement un pays de plus en plus pauvre, et en plus notre système éducatif est inégalitaire.

 

Comme le disait Brighelli, le riche n’est pas plus intelligent que le pauvre, il est juste mieux informé.

11 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (1/4): Les résultats

L’enquête PISA (Program for International Student Assessment) est parue.

Avant d’en donner mon avis, je vais rappeler l’ensemble des résultats.

Le programme PISA est une évaluation qui évalue les connaissances de bases des élèves (aux alentours de 15 ans) dans trois domaines : maîtrise de la langue maternelle, maîtrise des mathématiques (exemple ici) et la culture scientifique.

L’enquête PISA est intéressante pour plusieurs raisons.

La première est que l’on peut se comparer au reste du monde.

De plus, c’est les savoirs fondamentaux, utiles pour la vraie vie, qui sont évalués.

Par ailleurs, le travail statistique est réel.

Pour PISA 2012, en Mathématique, on a :

  1. Shanghai avec 613pts
  2. Singapour avec 573pts
  3. Hong Kong avec 561pts
  4. Taïwan avec 560pts
  5. Corée du Sud avec 554 pts.

La France est 25ème avec 495pts.

En 2009, on avait :

  1. Shanghai avec 600pts
  2. Singapour avec 562pts
  3. Hong Kong avec 555pts
  4. La Corée du Sud avec 546pts
  5. Taïwan avec 543pts.

La France était 22ème avec 497pts.

Côté compréhension de l’écrit, on a :

  1. Shanghai avec 570pts
  2. Hong Kong avec 545pts
  3. Singapour avec 542pts
  4. Japon avec 538pts
  5. Corée du Sud avec 536pts

La France est 21ème avec 505pts.

En 2009, on avait :

  1. Shanghai avec 556pts
  2. La Corée du Sud avec 539pts
  3. La Finlande avec 536pts
  4. Hong Kong avec 533pts
  5. Singapour avec 529pts

La France était 22ème avec 496pts.

Enfin, en culture scientifique, on a :

  1. Shanghai avec 580pts
  2. Hong Kong avec 555pts
  3. Singapour avec 551pts
  4. Japon avec 547pts
  5. Finlande avec 545pts

La France est 26ème avec 499pts.

La dernière fois, on avait :

  1. Shanghai avec 575pts
  2. Finlande avec 554pts
  3. Hong Kong avec 549pts
  4. Singapour avec 542pts
  5. Japon avec 539pts

La France était 27ème avec 498pts.

Par ailleurs, l’étude PISA va plus loin.

Elle démontre que notre école est inégalitaire, que nos élèves sont plus stressés et que nos filles sont moins performantes que nos garçons.

Sur un point, notre ministre a raison : on continue à décrocher et ça ne peut plus continuer comme ça.

D’autant que pour moi, ces résultats ne sont pas une surprise, je m’y attendais.

7 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

La sélection en France (5/6) : Au minimum, il faut un examen d’entrée en 6ème

Lorsque j’étais professeur en collège (dans une autre vie, ça va de soi), j’étais frappé du cynisme qui régnait.

On envoyait des élèves n’ayant pas les bases en 6ème. Puis ils passaient, sans problème en 5ème, toujours sans les bases, puis en 4ème et enfin en 3ème où ils étaient réorienté sans comprendre vraiment trop pourquoi.

 

Du coup, sensé suivre un cours où ils n’avaient pas les notions pour le suivre, ils perdaient leur temps et s’occupaient en faisant le bazar.

 

On pourrait, comme je l’ai entendu (lors d’une visite d’une école primaire) obliger le collège à se mettre au niveau des élèves, mais ce n’est pas une bonne chose.

La vie ne s’adaptera pas aux élèves. C’est aux élèves de s’adapter.

Comme je l’avais dit, la connaissance ne se met pas au niveau des élèves.

 

C’est aussi une question de vision de l’éducation.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut vérifier que les élèves puissent être en mesure de suivre s’ils sont envoyés en 6ème.

Le mode de sélection le plus sain étant l’examen et le concours, je pense qu’il faut un examen d’entrée en 6ème.

 

En affinant, je pense qu’il y a deux raisons pour lesquelles il faut un examen d’entrée en 6ème.

La première est donc que je trouve criminel d’envoyer en 6ème des enfants qui n’ont pas les bases.

 

La seconde raison est que c’est un rite initiatique, comme l’est le brevet, le bac ou l’était le service militaire.

Aujourd’hui, on est dans une société de l’immédiateté qui induit un phénomène dangereux : l’enfant tyran.

Normalement, l’éducation devrait se faire dans les familles. Ce n’est plus le cas. De toute façon, l’école n’a pas à être dans l’immédiateté et la culture du zapping.

 

Ajouter un examen d’entrée en 6ème, c’est donner une expérience de frustration et lutter contre l’immédiateté de la société.

Aujourd’hui, c’est devenu important, et pas que chez les enfants.

 

Pour ma part, je suis pour multiplier ce type d’examen, à chaque fois que la façon d’aborder la connaissance évolue (ou est sensé évoluer).

Je suis donc pour un examen d’entrée en 6ème, en 4ème, en seconde (c’est sensé s’appeler le brevet), en 1ère et en faculté (c’est sensé s’appeler le bac).

 

Cela veut dire en finir avec le collège unique et proposer un ensemble de filières adaptés et alternatives.

 

Il est aussi à rappeler que il faut de tout pour faire un monde, et que le bac ou n’importe quel examen juge des connaissances, pas une personnalité qui peut toujours apporter un plus dans la société.

 

Le collège unique a été pensé pour permettre d’augmenter le niveau de connaissance de notre société.

Ce n’est pas le cas.

Il ne faut pas renoncer à l’objectif. Il faut juste changer de stratégie.

 

Je pense qu’il faut mieux une sélection plus sévère mais permettre de revenir plus facilement.

 

Si à 18ans la probabilité de réussir le bac est négligeable, ça ne sert à rien de le tenter.

Par contre, si à 35 ou 40 ans la probabilité de réussir le bac est grande (parce que l’on gagne en maturité, par exemple), alors on devrait facilité la possibilité d’obtention du diplôme.

Pourquoi, par exemple, ne pas mettre en place des cours du soir.

 

Enfin, si on reste dans cette démarche et cette vision, il est évident que le diplôme doit vraiment sanctionner quelque chose. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

12 juillet 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Classement des lycées 2013 dans le 92

La dernière fois, c’est par le blog de Christophe Grébert que je suis tombé sur le classement.

Cette fois-ci, c’est par le blog de Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves.

 

Que dire, que dire?

Rien de nouveau par rapport à la dernière fois.

On a toujours les points suivants:

  • Pour les villes non-mixées socialement, qui sont des ghettos de milieux favorisés, on est en tête du classement.
  • Le public se fait encore laminer (encore une fois, merci à Philippe Meirieu)
  • Les lycées/classe préparatoires s’en sortent mieux.

Effectivement, les 5 premiers lycées sont Madeleine-Damelou (Rueil-Malmaison),  Sainte-Marie (Neuilly-sur-Seine), Saint-Thomas de Villeneuve (Chaville), Notre-Dame (Meudon) et Notre-Dame (Boulogne-Billancourt).

Les cinq premiers lycées sont privés, 3 dans des villes clairement favorisées.

 

Pour le public, on a dans l’ordre Louis Pasteur (Neuilly-sur-Seine) en 13ème, Lakanal (Sceaux) en 14ème, Marie-Curie (Sceaux) 15ème, Richelieu (Rueil-Malmaison) en 20ème et enfin Michelet (Vanves) en  21ème.

Sur les cinq meilleurs lycées publics, les quatre-premiers sont dans des villes favorisés.

Notons qu’à ma connaissance, deux font classe préparatoire (Lakanal et Michelet).

 

J’en profite aussi pour rappeler qu’à Malakoff (car Malakoff dépend du lycée Michelet à Vanves), certains élèves demandant Michelet ne sont pas acceptés (pour diverses raisons plus ou moins variées).

En réalité, le Lycée Michelet effectue discrètement une petite sélection.

 

Enfin, les 20 derniers lycées sont publics (tout comme les 12 premiers sont privés).

Dans les derniers, on a Puteaux en 51ème, ayant des élèves de Nanterre, Nanterre en 51ème, Villeneuve-la-Garenne en 49, Châtenay-Malabry en 48, et Montrouge en 47.

Notons que Bagneux dépend de Montrouge.

30 mars 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale, Statistiques | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le théorème de Thalès (2/2): Le théorème de Thalès par les longueurs

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Dans un article précédent, j’avais expliqué que le théorème de Thalès était avant tout un théorème vectoriel.

Il va de soi que en collège, cet aspect est masqué.

Comment donc démontrer le théorème de Thalès sans parler de vecteurs.

Démontrer les deux premiers rapports ne posent pas forcement de problèmes. C’est le troisième rapport qui est plus compliqué.

Voici donc une démonstration en trois étapes qui vaut ce qu’elle vaut.

Une démonstration par les aires est envisageable (sur Wikipédia et ici), mais je trouve qu’elle n’est pas forcement plus simple.

En tout cas, ça reste fastidieux.

Première étape: dans un triangle rectangle (figure 1)

Soit ABC un triangle rectangle en C, les points I appartenant à [AB] et J appartenant à [AC] tel que (IJ) // (AC).

On trace la parallèle à (AC) passant par I coupant (BC) en K.

Il est à rappeler:

  • (IJ) est perpendiculaire à (AC) car (AC) est perpendiculaire à (BC).
  • (IK) est perpendiculaire à (BC).
  • IJCK est un rectangle.
  • Les angles BIK et BAC sont égaux (noté a).

Dans les triangles rectangles AJI, ACB et IKB (et avec IK = JC), on arrive à:

cos(a) = AJ/AI = AC/AB= IK/IB = JC/IB.

On en déduit donc deux relations utiles:

AI/AB = AJ/AC  et IB/AB = JC/AC.

Etape 2: les premiers rapports sur un triangle quelconque (Figure 2)

Soit ABC un triangle quelconque. I appartient à [AB] et J appartient à [AC]. La hauteur issue de A coupe [IJ] en K et [BC] en H.

On a évidement (AH) perpendiculaire à (IJ) et (BC).

En appliquant l’étape 1 aux triangles AHB et AHC, on arrive à:

AI/AB = AK/AH = AJ/AC et IB/AB = KH/AH = JC/AC.

Conclusion:

AI/AB = AJ/AC et IB/AB = JC/AC.

Relations valables dans un triangle quelconque.

Dernière étape: Le dernier rapport (figure 3)

Soit ABC un triangle quelconque. I un point de [AB] et J un point de [AC] tel que (IJ) // (BC).

Soit K un point de [BC] tel que (AC) // (JK).

Évidemment, IJKC, quadrilatère ayant les côtés parallèles 2 à 2, est un parallélogramme. On a donc IJ = BK.

AJ/AC = BK/BC. On a appliqué la seconde relation de l’étape précédent au triangle CAB avec la parallèle à (CA) (KJ).

Donc au final on a AJ/AC = BK/BC = IJ/BC.

 

Conclusion:

On arrive à AI/AB = AJ/AC = IJ/BC.

10 mars 2013 Posted by | Mes réflexions, Uncategorized | , , , , , | Laisser un commentaire

Maurice Taylor VS Montebourg

Il y a une guerre entre Maurice Taylor, PDG de Titan et notre ministre du redressement productif.

Faut dire que le ton méprisant utilisé par Taylor, personnage pas forcement recommandable, en énerve certains.

Sur certains points, il n’a pas forcement tort, malheureusement.

Dernier épisode en date: le PDG de Coca Colas envoie une lettre de soutien à notre ministre du redressement productif.

Je pourrais démêler le vrai du faux, mais c’est très bien fait ici et ici que je n’apporterai rien de transcendant.

C’est pour ça que je préfère donner un avis plus global.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dans la mondialisation. Je ne donne pas un jugement de valeur, j’énonce juste ce qui me semble un constat lucide.

Par ailleurs, si on inventait les voyages spatiaux et que l’on trouvait des martiens, vénusiens ou que sais-je, je suis persuadé que l’on ferait du business avec eux.

On passerait de la mondialisation à la « spacenalisation ».

Il est à noter également qu’internet a accéléré le mouvement. Des entreprises comme Google, qui en particulier se sont beaucoup investis dans le logiciel libre, ont participé à l’accélération de ce phénomène.

On peut aussi citer les réseaux sociaux qui ont changé la façon de communiquer.

La mondialisation a un avantage: la liberté de choix. Le s biens et les personnes circulent plus facilement. Je peux acheter des biens et des services sur l’ensemble de la planète.

Notons aussi que la culture est plus facilement accessible. L’information contradictoire aussi.

Avant, lorsque Nicolas Sarkozy ou François Hollande parlaient à la télévision sur toutes les chaines, on était obligé de goûter à la bonne parole du président.

Aujourd’hui, grâce à Internet, il est possible de trouver plus facilement une information avec une vision différente.

Mais ceci à un coût: la concurrence entre nous est plus sévère.

D’autant que dans les théories économiques, on parle de concurrence libre et non faussée. Dans la pratique, ce n’est évidemment pas vrai.

Par exemple, la Chine dévalue intentionnellement sa monnaie afin de faciliter ses importations.

Pour compléter ce point de vue, je pense que certains aspects du libéralisme sont appliqués. Là aussi, ce n’est pas une critique. C’est avant tout un constat.

On a simplement un nombre de choix plus important.

Mais le libéralisme, c’est aussi la précarité des contrats.

Et lorsque l’on choisit librement, on fabrique de la précarité. Par exemple, si aujourd’hui je vais manger à la pizzéria, simplement par hasard,  demain ,selon mes envies et humeurs,   je pourrais très bien manger à la crêperie.

Et après-demain, je pourrais très bien choisir de manger au japonais, et le jour suivant au chinois…

Mine de rien, je viens de faire quatre contrats précaires.

Du coup, comment lutte-t-on dans cette concurrence?

En ayant une vision plus globale.

Pourquoi je vais préférer un bien ou service plutôt qu’un autre?

La réponse tient en deux points: la qualité et le coût.

Le coût n’est pas un critère seul. La qualité aussi. C’est la combinaison des deux qui est un critère.

Heureusement, la qualité et le coût sont opposés. Statistiquement parlant, plus c’est de qualité, plus c’est cher et inversement, moins c’est de qualité et moins c’est cher.

En particulier, l’Allemagne tire son épingle du jeu et les salariés ont un niveau de vie équivalent au notre. La Corée du Sud aussi, pourtant elle a une main d’œuvre plus chère que la nôtre.

Notons que l’Allemagne commerce avec la Chine.

Or, le problème de la France est qu’elle n’est compétitive ni sur la compétitivité coût, ni sur la compétitivité qualité.

Sur la compétitivité coût d’abord:

La France est un pays cher. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Or, si on est cher, c’est parce que on a la chance d’avoir un système de protection social.

En résumé, si on a un accident (chose qui arrive de plus en plus souvent et évènement de plus en plus probable), au moins, on aide la personne à se relever.

Dans ce cas-là, sur le long terme, il faudrait jouer sur la compétitivité qualité.

Or, l’éducation nationale a décidé de faire une sous-culture, sous-culture ma foi bien peu propice à l’émergence d’une compétitivité qualité.

La façon d’enseigner le théorème de Pythagore (et les mathématiques et la physique) n’est pas étranger à cette perte de compétitivité qualité.

Philippe Meirieu a pour moi une responsabilité particulière.

Enfin, pour aller plus loin dans la compétitivité qualité, elle est aussi indirectement liée à l’investissement et l’innovation.

La France est dans un modèle économique capitalistique. On suit la règle de Schumpeter qui est la « destruction créatrice« .

Or, comme on n’a pas un niveau scientifique suffisant, on a inventé la destruction/pas création.

Et le chômage de masse qui va avec.

Pour conclure, j’aimerai revenir sur le rôle de Montebourg, ministre du redressement productif.

Le rôle de Montebourg dans la pratique, est de faire le mariole et de gesticuler afin de tenter, grâce à l’opinion publique, de sauver une usine.

Le ministère de Montebourg est important. Mais Montebourg, même s’il mouille sa chemise, est inefficace. Faut dire, de la part de quelqu’un qui a inventé un concept aussi imbécile que la démondialisation…

Le rôle de Montebourg devrait être, pour moi, d’accompagner le cycle de destruction créatrice. La destruction fait partie du capitalisme. Mais elle est sensée être compensée par le cycle de création, cycle qui n’a pas lieu en France (exemple: l’informatique).

Au final, Maurice Taylor est peut-être un grossier con, mais il n’a pas tort sur tout.

E bonus: une excellente caricature d’Arnaud Montebourg:

Les Guignols du 21/01/13 – Kick-ass

3 mars 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Je suis contre la semaine de 4 jours

On parle de la réforme des rythmes scolaires.

Le débat est lancé.

Déjà nationalement, notamment sur le blog de l’Hérétique.

Mais aussi localement.

Lors de mon conseil de quartier, on a souhaité une consultation sur la réforme des rythmes scolaires.

Enfin, Jean Didier Berger, élu d’opposition UMP à Clamart, demande aussi une concertation à Clamart.

C’est pour ça que je me permets de donner mon modeste avis.

Je suis opposé à la semaine des 4 jours. Je suis pour un retour à la semaine des 4,5 jours.

J’ai vécu la semaine des 4,5 jours, et je ne m’en suis pas si mal sorti.

Je vais même aller plus loin:

La réforme de la semaine des 4 jours a été faite pour faire des économies. En réalité, je pense qu’elle engendre un coût pour la collectivité.

Pourquoi?

La principale raison est le problème de société que je qualifie sur mon blog d’enfants tyrans.

Ce problème est très général, et se retrouve aussi dans la question de la façon d’aborder la connaissance.

Pour rappel, selon l’excellent livre du docteur Didier Pleux, l’enfant tyran est un enfant intolérant à la frustration.

En résumé, c’est tout tout de suite.

Or, dans le monde réel, rien n’est immédiat. Il faut donc une expérience de la frustration.

Lutter contre le phénomène de l’enfant tyran, c’est d’abord apprendre l’expérience de la frustration.

Problème, dans la société actuel, on est dans une société qui insiste sur l’immédiateté.

Il va de soi qu’il faut tout faire, notamment à l’éducation nationale, pour lutter contre ce phénomène et se placer directement dans une société du réel où tout n’est pas immédiat.

La semaine de 4 jours, pour moi, va donc dans le mauvais sens. On enlève une demi-journée d’école, d’un endroit où à priori, on a une frustration car apprendre à lire, écrire, compter, ce n’est pas immédiat.

Pour conclure, lorsque l’enfant tyran arrive à l’âge de 18 ans, le coût financier pour la société est réel, notamment en police, justice, pôle emploi et RSA.

6 février 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | 8 commentaires