Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Mon avis sur les premiers mois Macron

Vu les critiques que subit notre président, à savoir Emmanuel Macron, j’ai décidé de donner mon avis sur les premiers mois de la présidence Macron.

 

D’autant que les critiques viennent de partis qui ne se sont jamais remis en cause (genre PS ou républicains) ou qui n’ont comme moteur que les ambitions personnels (genre l’UDI de Lagarde).

 

Je me permets aussi de rappeler que même si j’ai été au Modem de 2007 à 2016, je ne suis encarté à aucun parti politique, et en particulier, je ne suis pas encarté en Marche.

 

En ce qui me concerne, je trouve le président Macron moyen, mais je m’en contente volontiers.

 

Pourquoi je le trouve moyen.

Parce déjà, il fait dit des choses, qui je pense traduisent des intentions, qui font plaisir à entendre.

En particulier, j’ai apprécié que le président Macron explique qu’il doit faire une double désintoxication, dans les dépenses publiques, trop élevées, et dans le niveau de prélèvement, trop élevé aussi.

D’autant qu’il l’expliquait aux maires, qui sont loin d’être de bons élèves dans le domaine (voir ici et ici), ce qui en particulier le cas à Malakoff.

J’apprécie aussi, contrairement à ce que déclarent certains dinosaures, la réforme du marché du travail.

Enfin, la loi moralisation est un bon début, même si beaucoup reste à faire.

 

Par contre, il est vrai qu’il a fait des âneries, comme la suppression de la Taxe d’Habitation.

Mais là aussi, il convient de nuancer.

Déjà parce que, sur le fond, Emmanuel Macron a raison (la Taxe d’Habitation est un impôt injuste et débile). Mais aussi parce que, selon le canard enchaîné, il semblerait qu’il y ait une réflexion sérieuse derrière.

Et de toute façon, cette connerie est moins grave que le coup de la tranche à 75%, qui là, est vraiment démagogique, et montre du doigt une catégorie de la population, et en plus est confiscatoire.

 

Donc Emmanuel Macron est un président moyen.

Certes, je préfèrerais un bon, voir un excellent président, mais je me contenterai d’un président moyen, et finalement, je suis content d’avoir un président moyen, et ceci pour deux raisons.

 

La première, c’est que si Emmanuel Macron n’avait pas été élu, on aurait eu comme président « acceptable » Benoit Hamon ou François Fillon.

Le premier fait partie d’une gauche réactionnaire qui n’a pas compris que le mur de Berlin s’est effondré et que le monde a changé.

 

Le second ne pense qu’à sa pomme et n’a pas hésité à couler la droite pour rester candidat. Bref, il n’a absolument pas joué collectif.

Et comment quelqu’un qui ne joue pas collectif peut penser à l’intérêt général ?

 

Enfin, je rappelle que depuis 2002, les présidents sont vraiment médiocres.

 

Jacques Chirac d’abord.

Celui-ci a certes un point positif, c’est qu’il n’a pas été en Irak.

Avec Nicolas Sarkozy, on y aurait été.

Mais ça s’arrête là.

Il n’a pas fait les réformes économiques nécessaire.

Pire, il a diminué les impôts sur les plus riche.

Ce qui est clientéliste, injuste, et surtout a empiré un problème récurrent aujourd’hui : le déficit.

 

Nicolas Sarkozy ensuite.

Il a continué à aggraver le déficit, fait des cadeaux aux riches (bouclier fiscal), enrichi une oligarchie (comme le Pentagone à la Française), et réformé le service public de façon à ce qu’il soit inefficace (j’ai en tête le Pôle emploi).

 

Quant à François Hollande, il a lui aussi aggravé le problème de déficit, et il nous a laissé une réforme territoriale technocratique, antidémocratique et qui ne réduit pas les dépenses de fonctionnement.

En particulier, le Grand Paris, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Et pourtant, je suis pour le Grand Paris.

 

Donc, vu ce que l’on a depuis 2002, vu le choix qu’il y avait en 2017, je me contente avec joie d’un président moyen comme Emmanuel Macron.

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17 août 2017 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Ma position sur la suppression de la Taxe d’Habitation : Je suis contre la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron

Le sujet a été abordé lors du vote du CA hier, au conseil municipal.

La Taxe d’Habitation est un sujet compliqué, et j’avais donné mon opinion sur plusieurs points (1, 2, 3, 4 et 5).

 

Avant toute choses, je rappelle que je suis adhérent à aucun parti politique. J’ai été adhérent au Modem (de 2007 à 2016), mais j’ai l’intention de laisser du temps avant d’adhérer à un nouveau parti politique.

 

Par ailleurs, j’ai voté Emmanuel Macron, et je n’ai aucun regret. J’ai voté sur une vision globale et il peut arriver que je ne sois pas d’accord sur certains points particuliers.

 

Là, le sujet est un peu compliqué, car je suis d’accord sur le fond avec Emmanuel Macron, mais je suis en désaccord sur la manière de remettre en cause la Taxe d’Habitation.

 

C’est pour ça que j’ai décidé de regrouper ma position sur un post, en donnant les raisons qui font que je suis contre la Taxe d’Habitation, en donnant les raisons qui font que je suis contre le projet d’Emmanuel Macron, en expliquant ce qu’il aurait dû faire, et en ajoutant pourquoi, à mon avis, il n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’habitation.

 

  • Pourquoi la Taxe d’Habitation est un mauvais impôt.

Pour plusieurs raisons. La première est qu’il s’agit d’un impôt Physiocrate (Voir cet excellent livre).

Selon les Physiocrates (1789, je tiens à le rappeler), il est inconcevable de payer des impôts sur ses revenus.

On paye des impôts sur son outil de production.

Par exemple, si on a un champ, on paye des impôts sur la possession de son champ car on va le labourer et donc en tirer un bénéfice.

Le problème, c’est que cet impôt est indépendant des revenus générés.

Si on a de la grêle, ou une invasion de sauterelle, on a moins de récoltes, donc moins de bénéfices.

Mais on a toujours les impôts.

 

Sur ce principe, on a inventé en 1789 4 impôts, la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le non-Bâti et la Patente (devenue Taxe professionnelle puis CET).

Depuis ces impôts sont passés aux collectivités locales.

 

Par ailleurs, cet impôt crée une inégalité territoriale.

Pour mémoire, V = T * B où V est la valeur de l’impôt payé, T les taux (votés en conseil municipal) et B la base.

Le concept de Base est inégalitaire, car la Base dépend du territoire.

Par exemple, le maire de Neuilly sera toujours plus compétent que celui de Malakoff car les Bases sont plus élevées à Neuilly qu’à Malakoff.

 

Autre argument, on paye une Taxe d’Habitation, car on habite (soit en tant que locataire, soit en tant que propriétaire, dans ce cas, on paye en plus la Taxe Foncière).

Ça va contre le principe de Droit au logement.

 

Enfin, il convient de rappeler que les communes ne touchent des impôts que sur les ménages.

Les impôts sur les entreprises sont touchés par l’intercommunalité (en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris), qui en plus est devenue encore plus anti-démocratique.

 

Faire du développement économique n’est pas intéressant car il n’y aura aucun retour sur investissement (qui ira dans les caisses de Vallée Sud Grand Paris).

 

Pour enrichir la commune, il faut donc attirer les ménages riches, et éviter les ménages pauvres, ce qui se fait au détriment de la mixité sociale.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a pour point positif d’avoir une véritable mixité sociale, c’est un vrai problème.

 

Je rappelle également qu’enrichir la ville n’est pas péjoratif. Enrichir la ville permet d’offrir un service public de qualité.

  • Pourquoi Macron n’avait pas besoin de supprimer la Taxe d’Habitation

La raison invoquée par Macron est l’augmentation du pouvoir d’achat.

Or, il y avait une autre mesure dans le programme de Macron en faveur du pouvoir d’achat : la baisse des charges salariales.

 

Comparons…

Je paye environ 500 à 600€ de TH (Taxe d’Habitation).

Je fais donc une économie de 600/12 = 50€ par mois.

 

Pour un ami habitant le même type de logement que moi sur Antony, et qui paye 1000€, c’est 1000/12=83€ par mois.

 

Les charges salariales sont en moyenne de 23%.

On a Sn = (1 – Cs) * Sb ou Sb = Sn / (1 – Cs) avec Sn salaire net, Cs Charges salariales et Sb salaire brut.

Si on applique des diminutions sur le taux de 23%, on obtient :

Diminution (%) 5 10 15 20
Nouveau Taux 21,85 20,7 19,55 18,4

 

Ce qui donne pour divers salaires :

Salaire Net 1 000,00 1 500,00 2 000,00
Salaire Brut 1 298,70 1 948,05 2 597,40
Salaire Net (-5%) 1 014,94 1 522,40 2 029,87
Salaire Net (-10%) 1 029,87 1 544,81 2 059,74
Salaire Net (-15%) 1 044,81 1 567,21 2 089,61
Salaire Net (-20%) 1 059,74 1 589,61 2 119,48
Gain (-5%) 14,94 22,40 29,87
Gain (-10%) 29,87 44,81 59,74
Gain (-15%) 44,81 67,21 89,61
Gain (-20%) 59,74 89,61 119,48

 

Une diminution « raisonnable » de 20% des charges salariales permet de récupérer par mois environ 60€ pour un SMICARD, à comparer avec les 60€ que je récupère via la Taxe d’Habitation.

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que le pouvoir d’achat est la différence entre le salaire net et le coût de la vie, ou plus exactement les dépenses courantes.

 

Ce qui bouffe le budget en IDF, c’est les loyers.

  • Pourquoi la suppression de la Taxe d’Habitation sauce Macron est une mauvaise idée

Pour deux raisons.

Là aussi, le livre de Michel Bouvier est une référence.

Il convient de rappeler qu’une commune doit avoir l’indépendance financière, mais aussi l’indépendance fiscale.

 

L’indépendance financière consiste à savoir si une commune a les moyens de mener à bien ses missions.

C’est d’ailleurs la première inquiétude, légitime, exprimée par notre maire hier.

 

La seconde est l’indépendance fiscale. Elle est aussi importante, voire plus, que l’indépendance financière.

La commune doit pouvoir lever ses impôts comme elle l’entend. C’est fondamental pour avoir la maîtrise de sa stratégie économique.

Par exemple, si on veut faire venir des entreprises, on doit pouvoir baisser les impôts sur les entreprises. C’était d’ailleurs une stratégie lors de l’époque de la Taxe Professionnelle, faire venir des entreprises pour enrichir sa ville. Cette stratégie était intéressante, car elle permettait de garder une mixité sur sa ville.

En particulier, cette stratégie a été mise en œuvre à Montrouge, Issy les Moulineaux et Puteaux.

 

Seulement, depuis Sarkozy, l’autonomie fiscale est remise en cause.

Ça a commencé avec la CET (qui remplace la Taxe Professionnelle), où la collectivité a la main que sur le taux de la CFE.

Hollande n’a rien fait pour améliorer l’autonomie fiscale.

La suppression de la Taxe d’Habitation va encore réduire l’autonomie fiscale, donc le pouvoir des maires.

Au contraire, il faut revaloriser le rôle du maire, c’est le seul élu de proximité.

Pour cela, il faut lui donner plus de pouvoir, et en particulier plus d’autonomie fiscale.

  • Ce qu’il faut faire

Ce qui est bien avec Macron, c’est qu’il tourne au moins autour du pot.

Sur le sujet, bien qu’il soit largement plus pertinent que ses concurrents, Macron reste insuffisant.

 

C’est une réforme globale de la fiscalité qu’il faut faire.

En France, le système d’impôt est économiquement suicidaire et socialement injuste.

 

C’est lié au fait que c’est les physiocrates, en 1789, qui l’ont défini.

Je ne compte plus le nombre d’impôts physiocrates, parmi lesquels on a la Taxe d’Habitation, la Taxe Foncière sur le Bâti, la Taxe Foncière sur le Non-Bâti, l’ISF, la redevance télé…

 

Certains impôts physiocrates, comme la redevance télé, font sourire.

 

D’autre induisent des désastres, comme l’ISF que l’on paye si on est au SMIC et que l’on habite l’Ile de Ré.

 

D’ailleurs, les impôts physiocrates participent à l’inégalité territoriales.

 

Enfin, le pire impôt physiocrate, les charges patronales, fait un dégât économique considérable, que ce soit dans la lutte contre le chômage (cet impôt fabrique du chômage) ou dans la compétitivité de nos entreprises.

Pire, les dégâts des charges patronales sont dans les TPE/PME, qui feront l’économie de demain, et qui sont le terreau d’emplois pour les gens qui sont éloignés de l’emploi.

29 juin 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2012 : Sur le fond, François Bayrou a raison

François Bayrou va donc soutenir Emmanuel Macron.

Etant un ancien du Modem, je me permets de m’exprimer sur le sujet.

 

D’autant que la droite va railler Bayrou et expliquer qu’il est de Gauche, éludant la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la défaite de la Droite en 2012, et éludant sa responsabilité dans le fait qu’elle n’a pas fait un bilan sérieux du mandat de Nicolas Sarkozy.

 

Pour ma part, je considère que François Bayrou a raison sur le fond.

Certes, la décision a peut-être été prise avec un principe de réalité.

Certes, les désaccords que j’ai avec François Bayrou sur la façon dont le Modem a été géré depuis 2012 restent.

 

Mais l’important, c’est que François Bayrou ait pris la bonne décision.

 

De plus, les demandes de François Bayrou sont loin d’être déconnant et sont réalistes.

Je me permets néanmoins une critique : je regrette que François Bayrou n’ait pas demandé une réforme du mode de scrutin aux législatives.

 

C’est un bon choix, et je vais me permettre d’expliquer pourquoi.

 

Aujourd’hui, selon toutes probabilité, Marine Le Pen sera au second tour.

La question est donc de savoir qui sera contre le Pen.

 

Il faut aujourd’hui réformer la France.

Or, pour y arriver, il faut avoir une vision pragmatique et arrêter avec les visions idéologiques.

 

Le problème, c’est que les deux grands partis de gouvernement, les Républicains et le PS, vont vers leurs noyaux durs.

 

De fait, on a François Fillon qui est un danger sociétal et social, et Benoît Hamon qui est un danger économique.

 

C’est pour ça qu’aujourd’hui, l’axe central doit faire un score, à minima pour des questions symbolique, ou mieux, pour être face à le Pen pour pouvoir être élu et mettre enfin en place une politique de bon sens.

 

Aujourd’hui, Seul Emmanuel Macron, dans l’axe central, est en mesure de faire un score.

 

Dans le contexte politique actuel, qui est difficile, François Bayrou a fait le choix de la responsabilité.

 

Pour ça, il doit être félicité.

22 février 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (8/8) : Je voterai Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle 2017

Donc, mon choix se portera sur Emmanuel Macron.

Je ne suis pas ignorant des défauts liés à l’homme, ni ignorant du fait que la loi Macron, même si elle a permis de faire prendre conscience aux français de la nécessité de libéraliser le système, n’est au fond qu’un gadget.

 

Néanmoins, il a fait, du moins pour l’instant, moins de chose rédhibitoire que les autres.

Disons que je fais un pari sur l’avenir et que je vote par rapport à ce qu’il est sensé représenter.

 

Je vais voter Emmanuel Macron pour quatre raisons.

La première est que c’est l’un des seul (voir le seul) qui porte l’idéal que je souhaite exprimer au premier tour de l’élection présidentiel.

Effectivement, je pense, comme François Fillon sur ce point-là, qu’il faut rentrer de plein fouet dans l’économie capitaliste et dans la mondialisation.

La mondialisation peut nous enrichir collectivement, comme c’est le cas en Allemagne ou en Corée du Sud.

Néanmoins, contrairement à François Fillon, je pense que plus de libéralisme, c’est plus de précarité.

C’est le revers de la médaille et je pense qu’il faut corriger ça.

Je pense qu’il faut accompagner les gens et leurs permettre d’obtenir les outils pour vivre dans une économie capitaliste et mondiale.

Ça passe, entre-autre, par l’éducation et la formation.

C’est d’ailleurs l’un des points de désaccord majeur que j’ai avec François Fillon.

 

Le deuxième point, c’est qu’il y a des points de programme que j’apprécie, comme la baisse des charges et la suppression de certains départements (même si sur ce point, il ne va pas assez loin).

C’est aussi le candidat le plus européen.

 

Troisième raison, je pense que l’axe central (Droite modérée, Centre, Gauche modérée) doit faire un score. C’est nécessaire pour plusieurs raisons. D’abord symbolique, face à une montée du Front National, face à François Fillon qui durcit son discours, et face au PS qui durcit aussi son discours avec la probable élection de Benoit Hamon.

Par ailleurs, j’ai le rêve fou de remplacer le second tour Fillon/Le Pen par un second tour Macron/Fillon ou Le Pen/Macron.

Enfin, si l’axe central fait un score, j’ai l’espoir fou, également, de voir le PS imploser. Ça ferait du bien pour notre démocratie qui en a vraiment besoin. De plus, voir l’axe central faire un score, c’est aussi espérer une recomposition politique dont la France a besoin.

Dans l’axe central, seul Emmanuel Macron est en mesure de faire un score aujourd’hui.

 

Enfin, les partis centristes n’ont pas fait le job, et ont déshonoré leurs militants en sacrifiant l’essentiel au détriment d’une éphémère carrière politique.

Aujourd’hui, à cause de leurs dirigeants, le Centre est inexistant, et incapable de peser, notamment sur François Fillon.

Pour ce foutage de gueule, les dirigeants centristes doivent être lourdement sanctionné.

Il faut leur montrer que Macron est plus proche du Centre que Fillon en votant pour Macron, leur montrer qu’il y a un fossé entre les dirigeants centristes qui n’aspirent qu’à un plan de carrière et les sympathisant comme moi qui défendent une vision opposée au PS, certes, mais aussi à François Fillon.

Il faut ringardiser les dirigeants centristes qui nous vendent pour une carrière à François Fillon.

 

Pour toutes ces raisons, je voterai, malgré ses défauts, Emmanuel Macron.

 

Par contre, je n’ai absolument pas l’intention de rejoindre en Marche (histoire de mettre les points sur les i).

J’ai été 10 ans au Modem et j’ai déjà donné.

J’ai envie de laisser du temps, et je ne veux pas entendre parler de la moindre adhésion les au moins 5 prochaines années.

28 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

Bayrou va-t-il faire perdre le Centre et l’axe central ?

bayrou_fillon

En lisant le canard enchaîné de cette semaine, j’ai appris qu’il pourrait (conditionnel) y avoir un accord entre François Fillon et François Bayrou.

  • Soit François Bayrou rallie les députés contre un groupe à l’assemblé nationale.
  • Soit François Bayrou va vers une quatrième candidature, rallie François Fillon au soir du premier tour, et reçoit un groupe à l’assemblée nationale.

Bon, François Bayrou a démenti, mais plusieurs remarques doivent être faites.

 

Déjà, il faut parler du contexte politique de cette élection.

On devrait avoir un remake du 21 Avril 2002.

Selon les derniers sondages,  on a :

  • François Fillon 26-29%
  • Marine Le Pen 24-25%
  • Emmanuel Macron 13-18%
  • Jean Luc Mélenchon 13-14%
  • Le PS à 6-7 ou 11-12% selon que ce soit Arnaud Montebourg ou Manuel Valls.
  • François Bayrou à 6-7%

On devrait avoir un second tour François Fillon-Marine Le Pen.

Or, je ne garde vraiment pas un bon souvenir du 21 Avril 2002.

 

Le 21 Avril 2002 était une surprise, même si très vite après, les raisons sont très vite apparues.

Mais le problème, au fond, n’a pas été le 21 Avril 2002, mais l’après 21 Avril 2002.

 

Jacques Chirac avait fait une politique catastrophique et clientéliste qui avait coulé la France.

Il avait tué les centristes en les étouffants dans l’UMP.

Seul Bayrou a pu résister un peu. Une bonne chose d’ailleurs.

On était en plein Etat UMP…

En particulier, Jacques Chirac avait diminué les impôts, surtout sur les plus riches, ce qui avait aggravé le problème de déficit.

 

Il avait été sanctionné en 2004 lors des régionales où 20 régions sur 22 étaient passés au PS.

D’ailleurs, François Fillon avait parlé d’un 21 Avril à l’envers…

 

On ne me fera pas croire qu’à cette époque le PS a gagné sur son mérite et son programme les régionales. C’est d’abord Jacques Chirac, et son premier ministre Jean Pierre Raffarin, qui ont été sanctionnés.

 

Mais il avait gardé Raffarin envoyant un message subliminal malsain : pour changer les choses, il ne faut pas aller voter. Il faut tout aller casser dans la rue.

Indirectement, il a cautionné les actions d’un Philippe Martinez. Personnellement, je lui en veux vraiment.

Je crois en l’importance de la démocratie, et je pense que l’on ne le répètera jamais assez : Le premier tour d’une élection sert à ce que les gens s’expriment.

 

J’ai en tête cette excellente caricature des guignols à l’époque.

Chirac était en Louis XIV et Jean Louis Debré en monsieur Loyal.

  • (Debré) Le roi va vous dire merde.
  • (Chirac) <Rot>

 

Mais on ne peut pas parler du 21 Avril sans parler du PS.

Celui-ci n’a jamais réfléchi sur les raisons de son échec, et n’a jamais eu une réflexion pour avoir un diagnostic pour construire un projet et avoir un retour au pouvoir gagnant du PS.

Au contraire, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, il a construit le PS sur la nullité de la droite.

Ça tombe bien, François Hollande, que je considère plus responsable du 21 Avril 2002 que Lionel Jospin, est devenu président de la république et va nous refaire revenir le Pen…

 

Par ailleurs, il convient de rappeler que là, on s’y attend et que les européennes 2014 et les régionales 2015 plaident en faveur d’un nouvel 21 Avril.

 

Le deuxième point est que dans la nouvelle assemblée les centristes ne pèseront rien.

Bon, vu le système électoral, il est difficile de faire des plans sur la comète.

Mais pour mémoire, on a 577 députés. La majorité absolue est de 289 députés.

Les républicains laissent 40 députés à l’UDI et un groupe au Modem (soit 15 députés).

Rappelons qu’il faudra d’abord gagner les élections, qui je le rappelle sont par circonscription.

L’élection étant très locale, ça va être compliqué pour les centristes qui n’ont pas bossés sur la durée…

Par ailleurs, les républicains laissent 55 circonscriptions. Il en reste donc 522. Pour gagner, il faudra donc, pour avoir la majorité absolue, gagner 289 circonscriptions sur 522, soit 55,3% des circonscriptions où le candidat sera républicain.

Je pense que c’est du domaine du faisable.

Ainsi, les républicains dirigeront encore seuls…

Mais bon, rappelons que le vrai problème, c’est que le centre n’a rien fait entre 2012 et 2017, et qu’ils sont en plein le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Et surtout, les places des centristes dépendront… des républicains et de François Fillon.

 

Enfin, j’ai un espoir secret et fou.

J’ai l’espoir de voir finalement le 21 Avril ne pas se produire, et avoir un second tour entre l’axe central et François Fillon.

Je pense qu’il y a un espoir, maigre, certes, mais un espoir quand même.

Certes, ce n’est peut-être que 10%, mais on peut tenter le coup.

Et le mieux placé, c’est, pour l’instant Emmanuel Macron.

Le problème, c’est que François Fillon l’a compris.

Et il préfère être face à Marine Le Pen qu’Emmanuel Macron.

Ce qui de mon point de vue est irresponsable.

Pire, il aimerait que François Bayrou se présente pour handicaper Emmanuel Macron.
D’où la question : François Bayrou acceptera-t-il de faire perdre l’axe central ?

 

A lire : La même chose sur le Blog du Centrisme.

29 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Macron occupe la place laissée vide par les centristes (Blog du Centrisme)

Emmanuel Macron est-il légitime à occuper l’espace centriste ?

Personnellement, je ne sais pas.

Par contre, les principaux leaders centristes eux, sont illégitimes.

Ils nous ont vendu pour un plan de carrière.

Et aujourd’hui, les partis centristes sont dans le mur, incapable de présenter un candidat capable de faire bonne figure à l’élection présidentielle.

 

C’est pour ça que j’ai trouvé intéressant l’article sur le Blog du Centrisme.

Et je me permets de le recopier honteusement.

 

Le succès du meeting d’Emmanuel Macron ce samedi à la Porte de Versailles à Paris a définitivement lancé sa campagne et, sans doute, installé dans le long terme sa présence dans la politique française.

A l’inverse d’Alain Juppé, autre représentant de l’axe central, qui a eu le tort de se présenter à la primaire de la Droite, y perdant à la fois la présidentielle et son statut politique, le fondateur d’En marche avait bien compris qu’il n’avait rien à attendre d’une primaire de la Gauche et qu’il devait y aller seul, comme Bayrou l’avait suggéré à Juppé…

Car ces scrutins sont évidemment, de manière fondamentale et structurelle, défavorables aux candidats centro-compatibles qui font face à des militants et des sympathisants qui votent généralement pour les personnalités bien plus dans la ligne officielle que celles qui en ont une vision transgressive.

Juppé – qui pouvait jouer de sa stature de leader de la Droite – l’a appris à ses dépends alors que Macron – qui n’a pas cette assise – n’a pas voulu tomber dans le piège.

D’autant qu’il a trouvé son espace politique qui va du centre-droit au centre-gauche.

Car cet espace était vide, laissé vacant par le renoncement des partis centristes d’avoir un candidat et l’impossibilité pour Juppé mais aussi pour Valls de le représenter sans se mettre à dos leur base idéologiquement marquée à droite et à gauche.

Mais il ne faudrait pas en conclure comme le font les leaders centristes qu’Emmanuel Macron occupe cet espace de manière illégitime et, surtout, espérer qu’il n’est qu’un épiphénomène surfant sur une vague anti-establishment.

D’abord parce que l’homme ne vient pas de nulle part et que depuis deux ans son discours social-libéral, progressiste, humaniste et centro-compatible est non seulement structuré mais cohérent.

Ensuite parce qu’il séduit, non pas avec des propos alarmistes (comme un Jean-Marie Le Pen) ou une faconde superficielle (comme un Bernard Tapie) mais grâce à une démarche dynamique et positive qui fait qu’il ne peut être assimilé aux populistes démagogues qui profitent du désarroi actuel des peuples occidentaux comme Trump, Orban, Farage, Iglesias, Tsipras, Grillo et, bien évidemment, Mélenchon et Le Pen.

Ses accents populistes sont certes regrettables, cependant ils n’ont pas pour but une attaque de la démocratie républicaine mais plutôt sa défense, ce qui est le contraire de tous les démagogues que l’on vient de citer.

De même, quel que soit son résultat à la présidentielle, il continuera son combat politique ce qui demandera inévitablement une clarification de la part des centristes à son égard et vis-à-vis de leur opposition systématique d’aujourd’hui.

Ce n’est pas pour rien que des militants centristes l’ont d’ores et déjà rejoint et que nombre d’électeurs centristes ont indiqué dans les sondages qu’ils voteraiet pour lui ou qu’ils pourraient le faire.

Ainsi, la recomposition de l’espace centriste, tombé en déshérence depuis le début de ce siècle — le résultat de François Bayrou à la présidentielle de 2007 n’ayant été qu’un épisode sans lendemain d’une fausse renaissance – pourrait bien être initiée par une personnalité extérieure à celui-ci comme ce fut le cas avec Valéry Giscard d’Estaing dans les années 1970.

13 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Enfin un ministre de l’économie qui connaît quelque chose à l’économie

Il convient de d’abord rappeler que l’économie est une discipline qui suit des lois et que ‘en particulier, l’économie, sur certains aspects, peut être mathématisé.

Ne pas prendre en compte les lois économiques, c’est aller droit à la catastrophe.

 

C’est avec un certain plaisir que j’ai accueilli l’interview de notre nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron (résumé ici).

Ça change d’Arnaud Montebourg et de son concept inepte de dé-mondialisation.

 

Déjà, il sait où l’on met les pieds.

Le nouveau ministre dit :

« [La France souffre] de deux problèmes spécifiques et endémiques : notre compétitivité, particulièrement dégradée, et notre déficit budgétaire »

 

Rien à ajouter, tout est dit. La France est dans une économie ouverte, et son manque de compétitivité fait que les autres pays nous bouffent dans la mondialisation.

Du coup, c’est un drame au niveau emploi, économie…

 

Je suis content aussi que le problème de déficit soit remis sur la table (je rappelle d’ailleurs que seul François Bayrou avait fait une campagne de vérité sur le sujet en 2007 et 2012 !).

Le déficit est un problème de démocratie. Avec la dette que l’on traine, dette que l’on est plus capable de rembourser (car les dépenses de fonctionnement sont supérieur aux recettes de fonctionnement), ce n’est plus le gouvernement qui fait la loi, mais le banquier.

On est dans une situation où les marges de manœuvres sont devenues inexistantes.

 

C’est un problème moral, car on laisse aux générations futures la facture, dont ils n’ont pas profité.

C’est aussi un problème de pacte social. L’augmentation de la dette, c’est la fin du service public !

 

Par ailleurs, j’ai surtout aimé son interrogation sur les 35H et surtout l’argument suivant :

« sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas »

Là aussi, je n’ai rien à ajouter.

Pour commencer, je veux que la France soit une démocratie au sens de Tocqueville, c’est-à-dire une démocratie sociétale.

 

Dans une société démocratique, décrite par Alexis de Tocqueville, il y a la liberté, mais aussi l’égalité.

Tout le monde, selon son mérite, peut progresser l’échelle sociale.

 

Cette progression se fait par son travail.

 

Or il y a une contradiction.

D’un point de vue sociétal, le travail est un droit. Toutes personnes souhaitant s’intégrer dans la société doit pouvoir le faire. Avoir un emploi est le premier pas.

 

Mais du point de vue de l’entreprise, un travail ne dépend que du carnet de commande.

 

Cette contradiction n’existe pas quand on est dans une économie qui fonctionne.

Une économie qui fonctionne permet de créer assez d’emploi pour que les gens s’intègrent.

 

Tout ça pour dire qu’à mes yeux, les 35H, ce n’est pas un acquis.

Ce qui est un acquis, c’est que chaque personne de bonne volonté puisse trouver un travail.

Si les 35H sont un frein à la création d’emploi, ça me permet normal de poser le problème sur la table.

 

Le problème c’est que si Emmanuel Macron semble connaître l’économie, la majorité du PS semble rester totalement archaïque et idéologue.

Encore une fois, pour le PS, c’est plus important d’être de gauche que de faire une politique efficace.

 

Pour Jean-Christophe Cambadélis, le mot social-Libéral n’existe pas et divers députés (dont le nôtre) ont déjà signé un texte pour ne pas être godillot.

 

J’ai peur que le nouveau gouvernement du PS soit lucide, mais que le PS, archaïque, empêche toute évolution, la révolution au PS ne s’étant jamais faite…

28 août 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire