Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Piétonisation de la rive droite des berges de Seine et Malakoff (1/2) : Je suis opposé au vœu proposé par la municipalité.

Ce soir, au conseil municipal, la municipalité a voté à l’unanimité (Seul Stéphane Tauthui du Malakoff Citoyen s’est abstenu), un vœu soutenant la ville de Paris pour la piétonisation de la rive droite des berges de Seine.

Ce vœu a été présenté par Malakoff 21, groupe qui s’est créé à la suite de l’implosion de Malakoff Plurielle.

 

En ce qui me concerne, je suis opposé à ce vœu.

Mais je tiens à répondre aux propos exagéré de Frédérique Pérrotte, je ne suis pas pour autant un assassin (puisque le mot a été prononcé).

 

Au contraire, je suis pour limiter la place de la voiture. Et je suis même pour privilégier le transport en commun.

Je pense même que la mandature de Jean Paul Huchon a un bon bilan en ce qui concerne la politique des transports. Je l’avais écrit.

Mon opposition sur la politique de Jean Paul Huchon était sur l’économique (je l’avais aussi écrit).

 

Si je suis opposé à ce vœu, c’est que j’estime que ce sujet impacte les communes limitrophes.

 

Effectivement, je considère que Paris ne peut pas prendre ce type de décision seul.

 

Ce type de décision crée, dans les communes limitrophes, des embouteillages qui, disons-le clairement, n’est pas très bon pour la qualité de l’air et pour la santé des poumons.

Dans ce cas, doit-on dire que les membres de  la majorité municipale de Paris sont des assassins, si on reprend les mots de Frédérique Pérrotte ?

 

Au fond, peut-être que cette piétonisation est une bonne chose, je n’en sais rien.

Mais elle doit se faire en concertation.

 

Elle doit se faire dans le cadre d’un PLD (Plan Locale de déplacement) où toutes les communes sont gagnantes.

Ce projet doit se faire au sein du Grand Paris, et non pas avec Paris qui décide seul.

 

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que je suis pour un Grand Paris démocratique.

5 octobre 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

C’est Vallée Sud Grand Paris qu’il faut supprimer

Jean Didier Berger, Maire de Clamart, président de la Vallée Sud Grand Paris, plaide sur son blog pour la suppression du Grand Paris.

En ce qui me concerne, je pense que c’est la Vallée Sud Grand Paris qu’il faut supprimer.

Pour mémoire, La Vallée Sud Grand Paris a remplacé Sud de Seine et est composé d’Anthony, Bagneux, Bourg la Reine, Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay aux Roses, Le Plessis Robinson, Malakoff, Montrouge et Sceau.

Par ailleurs, je pense qu’il faut supprimer aussi les départements.

 

Il y a certes des arguments avec lesquels je me retrouve avec le maire de Clamart.

Le premier est que le millefeuille français, ça suffit. Il y a des couches inutiles ou en trop, car ça fait doublon, qu’il faut supprimer.

Pour ma part, je pense qu’il faut garder la commune, car le maire est aujourd’hui le seul élu de proximité, la région, l’Etat et l’Europe.

Pour des raisons que je vais développer, je pense aussi qu’il faut des métropoles, dont celle du Grand Paris.

Le reste, c’est en trop.

 

Par ailleurs, je considère que la métropole du Grand Paris est aujourd’hui insatisfaisante.

Ce gros machin est anti-démocratique et technocratique.

Je pense partager le grief de manque de démocratie sur le Grand Paris.

 

Mais je tiens à rappeler également que sur la représentation du conseil de la Vallée Sud Grand Paris, on a les même travers, c’est également anti-démocratique. Les différents conseils municipaux choisissent les membres. Du coup, les oppositions municipales ne sont pas représentées.

Malakoff Plurielle qui a pourtant fait un score n’est pas dans l’assemblée de la Vallée Sud Grand Paris.

Je l’avais écrit précédemment.

 

Mais les points d’accord s’arrêtent là.

Effectivement, je considère que pour une ville comme Paris, les problématiques se posent au niveau de Paris et de la petite couronne.

Les questions de logement, de transport, de développement territoriale et de développement économique se pose au niveau de Paris et de la petite couronne, en l’occurrence ce qui était le département de la Seine.

C’est très bien analysé dans l’excellent Rapport Dallier.

 

Beaucoup de problématiques ne se posent donc pas sur le simple territoire de la Vallée Sud Grand Paris, mais sur l’ensemble de Paris et de la petite couronne.

Soit le territoire du Grand Paris.

 

Mais pour que le territoire du Grand Paris puisse fonctionner, il faut que l’exécutif soit clairement identifié et clairement légitime à diriger cette entité.

De fait, il faut que le conseil du Grand Paris soit élu directement par les habitants concernés.

En résumé, comme je l’avais dit, je suis pour un Grand Paris Démocratique, à la place de toutes ces intercommunalités parasites (comme la Vallée Sud Grand Paris), et une remise à plat du millefeuille français.

 

A la limite, le seul intérêt de la Vallée Sud Grand Paris est une réduction insidieuse du nombre de commune en France (comme je l’avais également écrit).

Les maires, comme Jean Didier Berger à Clamart, ou Jacqueline Belhomme à Malakoff, en sont-ils conscients ?

Pas sur…

28 mars 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Le Grand Paris et la régression démocratique

Hier, au conseil municipal de Malakoff, on élisait les représentants de Malakoff dans la métropole du Grand Paris et ceux dans le territoire métropolitain.

 

Je crois qu’il faut clairement dire, comme l’a souligné hier Malakoff Plurielle, que l’on a une véritable régression démocratique.

 

Effectivement, un peu d’histoire s’impose.

 

Malakoff était jusqu’à présent dans l’intercommunalité Sud de Seine.

Cette intercommunalité regroupait Malakoff, Bagneux, Fontenay aux Roses et Clamart.

Cette intercommunalité avait été faite car Malakoff et Bagneux sont PCF, et à l’époque, Clamart et Fontenay-aux-Roses étaient PS.

Bien pour l’intérêt général.

Il manquait d’ailleurs Châtillon et Montrouge pour avoir un territoire cohérent.

 

Sud de Seine avait un conseil communautaire.

C’est le conseil municipal de chaque ville qui désignait les élus communautaires de chaque ville.

A Malakoff et Bagneux, il y avait une logique et l’opposition était représentée convenablement.

 

Pour Clamart et Fontenay-aux-Roses, c’était une autre histoire.

Revenons à l’élection de 2008.

A Clamart d’abord, en 2008, l’opposition avait 3 sièges.

L’UMP avait fait 34,6% et le Modem 13,94%.

On aurait pu imaginer que l’UMP ait 2 sièges et le Modem 1.

L’UMP a eu 3 sièges.

 

A Fontenay-aux-Roses, il y avait 1 siège pour l’opposition.

L’UMP avait fait 27,37% et le Modem 6, 5%.

C’est le Modem qui avait eu le siège.

 

Evidemment, on pouvait trouver pire, comme à Puteaux, où l’opposition n’avait aucun siège.

Mais il faut dire que Puteaux, c’est une autre planète.

 

En 2014, il y a eu une amélioration.

Effectivement, les conseillers communautaires étaient élus au scrutin de liste lors des municipales.

En fait, lors des municipales, on élisait également les conseillers communautaires. Le nombre de conseillers communautaires dépendait du score aux municipales.

On le doit à Nicolas Sarkozy. L’un des seuls trucs bien qu’il ait fait (chose très rare).

 

Aujourd’hui, avec le Grand Paris, les choses changent.

Déjà, Sud de Seine disparaît.

On a la création du Grand Paris. Chaque ville envoie un nombre de conseiller métropolitain proportionnel à sa population. Dans le cas de Malakoff, c’est 1.

On a envoyé notre maire, Jacqueline Belhomme.

 

Mais on a la création du territoire métropolitain.

En ce qui concerne Malakoff, le nôtre regroupe Sud de Seine (Malakoff, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Clamart), Haut de Bièvre (Antony, Châtenay-Malabry, Bourg-La-Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Verrière le Buisson, Wissous) ainsi que Châtillon et Montrouge.

 

Malakoff a en tout 6 conseillers de Territoire. On a automatiquement le conseiller métropolitain.

 

Mais les 5 autres ont été désignés dans la majorité municipale.

L’opposition de Malakoff n’aura donc aucun siège dans la nouvelle structure.

Pire, le maire de Malakoff a admis que les membres de la liste ont été désignés par des accords d’appareils. On fait vraiment de la politique autrement…

 

Un membre du conseil municipal m’a dit que je ne comprenais rien, la majorité des villes dans le territoire sont de droite, Malakoff et Bagneux représenterons l’opposition.

 

Pipeau, pipeau, pipeau…

Le fait est que tout comme Sud de Seine, les décisions importantes concernant Malakoff seront prises soit dans la métropole du Grand Paris, soit dans le territoire métropolitain.

 

De fait, l’opposition sur Malakoff ne pourra pas s’exprimer dans les instances où se prendront réellement les décisions.

 

Je sais très bien que Malakoff Plurielle n’aurait pas été très efficace, et n’aurait pas défendu correctement l’intérêt des Malakoffiots.

D’ailleurs, pour dénoncer cette situation, lors du dernier conseil municipal, les arguments n’étaient encore pas les bons.

Qu’est-ce que j’en ai à foutre du groupe des indépendants, qui soit dit au passage est constitué de sacrés phénomènes.

 

Néanmoins, il y a le principe, et sur le principe, on a vraiment une régression. C’est totalement scandaleux, indépendamment de la compétence des uns et des autres.

17 décembre 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Un commentaire

Le conseil municipal du 7 Octobre 2015

Je m’occupe tellement moins de la politique locale et je suis tellement moins présent que je n’ai pas pris le temps de faire un résumé du dernier conseil municipal du 7/10/2015.

 

Ça ne fait vraiment pas sérieux de ma part, surtout qu’il y a un conseil municipal ce soir (avec un ordre du jour plutôt banal).

 

Pourtant, deux points importants ont été abordés.

Premier point : Le Grand Paris

On a abordé et débattu du devenir du territoire de Malakoff au sein du territoire du Grand Paris.

Le sujet est très compliqué.

Par ailleurs, j’ai été dernièrement à une réunion Modem (où j’ai également rappelé mon intention de voter blanc au premier tour des élections régionales en IDF) où la question a été abordée.

 

Après une présentation où finalement personne n’a compris quelque chose, il est apparu que :

  • On est en train de construire une Usine à Gaz.
  • La métropole du Grand Paris est particulièrement anti démocratique.
  • C’est vraiment construit par des technocrates.

Je n’ai pas encore trouvé le temps de décortiquer ça…

Mais il est à noter que le discours de Denis Badré, maire de ville d’Avray et ancien sénateur Modem, était intéressant.

 

Effectivement, ville d’Avray fait partie de GPSO (Grand Paris Sud-Ouest).

C’est d’autant intéressant car contrairement à Sud de Seine, GPSO s’est construit dans un souci d’être utile aux citoyens et dans un souci de faire des économies d’échelles.

GPSO est, contrairement à Sud de Seine, ce que l’on appelle un bon élève.

En particulier, à GPSO, ils ont réussi à avoir un directeur de service pour deux villes. Impensable à Sud de Seine.

Il faut dire que GPSO est un territoire très centriste…

Et que ça s’est construit par le consensus.

Au lieu de prendre exemple sur ce bon élève, l’Etat a expliqué qu’ils étaient beaux, magnifiques et intelligents, et ils ont expliqué à GPSO comment faire.

 

Exemple symbolique, les maires de GPSO se sont mis d’accord sur le nombre d’élus par villes.

Maintenant, c’est l’Etat qui fixe le nombre d’élus par ville.

Ville d’Avray perd deux élus, et donc du poids politique dans GPSO…

 

Denis Badré disait que savoir si il faut faire sciemment capoter le projet gouvernemental est une vrai question.

Je crains que la réponse soit oui, afin de repartir sur des bases sérieuses…

 

En ce qui concerne Malakoff, ce qu’il faut retenir, c’est que Sud de Seine rejoint le Haut de Bièvre. Avec Châtillon et Montrouge.

 

Second point : EPF 92

On a eu aussi le droit à un nouvel épisode de l’EPF 92 (voir le début du feuilleton ici).

Pour mémoire, sur certaines zones, la ville délègue le droit d’expropriation et de préemption à l’EPF 92.

Elle fait ça car aujourd’hui, le foncier, sur une ville comme Malakoff, c’est cher.

L’EPF 92 permet donc de garder la maîtrise du foncier.

En fait, l’EPF 92 est la main financière de la ville.

 

Mais ça pose des problèmes de transparence et de démocratie.

Il arrive que l’on apprenne par hasard que certain bien immobiliers ont été acheté par l’EPF 92 (comme par exemple ici).

 

Dans ce nouvel épisode, on a deux points :

  • La zone Danton sort des prérogatives de l’EPF 92.
  • Mais la zone Avolée rentre dans les périmètres de l’EPF 92. Il faut dire que cette zone correspond à une OAP du futur PLU.

25 novembre 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Les agglomérations, ça continue à être n’importe quoi

Les agglomérations, une longue histoire dans le grand n’importe quoi.

Pour faire une agglomération, la logique de territoire devrait primer.

Or, c’est toujours la logique politicienne qui prime…

 

En ce qui concerne Malakoff, on est dans Sud de Seine, qui contient Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

On a fabriqué, à l’époque, Sud de Seine (intercommunalité à laquelle je suis opposé) car la municipalité de Malakoff était PCF, celle de Clamart PS, celle de Fontenay-aux-Roses PS, et celle de Bagneux PCF.

 

Du coup, il y a un grand trou territorial appelé Châtillon (UMP) et Montrouge (UDI).

Et on arrive donc à une intercommunalité qui n’a pas une vision cohérente de territoire, avec par exemple un manque de coordination pour lutter contre le chômage, ou le manque de PLD.

 

Autre exemple de la non logique territoriale, Sud de Seine a fait un contrat de développement territorial avec Val de Bièvre et Haut de Bièvre, contrat appelé vallée scientifique de la Bièvre.

Or, Malakoff s’est finalement peu investi dans ce contrat. En fait, c’est surtout Bagneux, avec des stations pour le Grand Paris Express (Bagneux M4, Arcueil-Cachan, Villejuif Gustave Roussy et Louis Aragon).

 

En réalité, le territoire à développer sur Malakoff est dans le Sud de la ville. Il s’agit du clos Montholon (dont on a parlé pour le PLU).

Il y a aussi une station pour le Grand Paris Express : Gare de Clamart.

Sont concernés Malakoff, Vanves, Clamart (avec à la clé un éco-quartier) et Issy-les-Moulineaux (avec le Fort numériques).

 

Par ailleurs, il faut rappeler que Vanves et Malakoff, dans un passé lointain, c’était la même commune.

 

Le devenir de Sud de Seine devient politicien.

En dehors du fait qu’aucune réflexion n’est envisagée vers GPSO, on a deux solutions envisagées :

  1. Sud de Seine, Châtillon-Montrouge, Haut de Bièvre, Val de Bièvre
  2. Sud de Seine, Châtillon-Montrouge, Haut de Bièvre

Dans Sud de Seine, les maires de gauche sont pour la solution 1, ceux de droite sont pour la solution 2.

Evidemment, si on regarde la géopolitique, Val de Bièvre est majoritairement à gauche.

 

Un autre exemple est à signaler : le territoire de la Défense.

Il est à rappeler que celui-ci est composé de trois communes : Nanterre, Puteaux et Courbevoie.

Du coup, il y a deux intercommunalités :

  • Nanterre, Suresnes et Rueil Malmaison
  • Puteaux Courbevoie

Or, en lisant le blog de Christophe Grébert, on apprend que pour la défense, c’est la logique politicienne qui domine.

Si on regarde la carte :

defense_1

Christophe Grébert propose :

defense_2

 

Et les maires de Courbevoie et Puteaux proposent

defense_3

Soit une carte qui ressemble à :

defense_4

On enlève les communes de gauche…

 

Images : Mon Puteaux .com

Lire aussi Argenteuillais Démocrate

14 octobre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

Le Grand Paris débattu au conseil municipal de Malakoff

Ce matin, j’ai rencontré les communistes, avec les grands pontes (Catherine Margaté, Serge Cormier et Joël Alain, que du beau monde !) distribuant des tracts ayant pour thème le grand Paris.

D’ailleurs, Serge Cormier m’a reproché de n’avoir retenu du conseil municipal que les bijoux de famille (aspect démocratique et aspect économique).

Je lui ai expliqué que je m’étais déjà exprimé à maintes reprises sur le sujet (ici, ici et ici).

Néanmoins, il est vrai que le sujet est important.

En particulier, j’étais à une réunion électorale à Fontenay-aux-Roses (plus pour râler sur les grands pontes qui sont à la ramasse que pour aider mon ami Michel Renaux (Modem) qui soutient Laurent Vastel).

Le Grand Paris a été abordé par Hervé Marseille et le candidat Vastel comme un enjeu majeur, dont les médias ne se saisissent pas.

C’est pour ça que je vais donc résumer, en plusieurs points, mon opinion sur la question.

En ce qui me concerne, mais c’est une opinion extérieure vue du public car je n’ai pas eu le vœu en détail, j’aurais voté blanc au vœu soumis.

D’ailleurs, il aurait été souhaitable que ce vœu soit sur le site de la ville.

Pour mémoire, le groupe PC a voté pour, les 3 élus UMP ont voté pour, le groupe PS et l’élu divers centre Jean Emmanuel Paillon ont voté contre.

Il s’agissait d’un vœu contre le projet gouvernemental.

Mais moi, original, ça va de soi, j’aurais voté blanc.

Il n’y a pas de raison. C’est plutôt un ensemble de raison.

A savoir :

1)      Je suis opposé aux intercommunalités, comme celle de Sud de Seine (exemple pris au hasard, ça va de soi). Elles sont anti-démocratique (exemple caricatural : Celle de Puteaux-Courbevoie où il n’y a aucun élu de l’opposition), synonyme de doublons (comme le dit si bien le député René Dosière), et non pertinent en territoire (Sud de Seine a un gros trou appelé Châtillon Montrouge, et, dans les autres exemples, le territoire de la Défense est coupé en deux Intercommunalités). Je pense que les intercommunalités comme Sud de Seine (exemple encore pris au hasard) sont trop présentes sur les compétences proches (conservatoire, piscine,…) et pas assez présentes sur les compétences de valorisation du territoire (développement économique, PLD/PLD,…).  Pour ma part, je pense que certains problèmes (logement, transport, égalité territoriale, développement économique …) se posent au niveau de l’agglomération parisienne et de sa proche banlieue. Quand Paris décide de changer le sens des voies sur berge, c’est les départements limitrophes qui sont touchés. Un PLD n’a pas de sens sur Sud de Seine, il a un  sens au niveau de Paris et de la proche banlieue. Pour moi, le système Sud de Seine a vécu. Il doit laisser la place à un échelon pertinent. Cet échelon est le Grand Paris.

2)      Je suis donc, de fait, pour un Grand Paris.

3)      Mais pour que ce Grand Paris soit accepté, il doit être démocratique. Les dirigeants du Grand Paris doivent être clairement désigné par la population concernée. Je suis donc pour un Grand Paris démocratique. Je suis pour un Grand Paris avec un conseil élu par un scrutin de liste à deux tours, par un scrutin de liste calqué sur les municipales ou sur les régionales.

4)      Je suis également pour renforcer le pouvoir des maires. Au fond, le maire est l’élu de proximité, c’est l’élu le plus proche, et je pense qu’il est important d’avoir un élu avec qui on peut dialoguer.

5)      Les points 2 et 4 paraissent contradictoires. En réalité, ce n’est pas le cas si on définit clairement qui fait quoi. Au Grand Paris les compétences de valorisation du territoire (Développement économique, déplacement, égalité du territoire,…), aux maires les compétences proches (celles qui touchent le cadre de vie). Notons que certaines compétences (comme le PLU) doivent suivre des documents supérieures (comme le SDRIF).

6)      Une armée d’élu pour le Grand Paris n’est pas nécessaire. Une centaine devrait suffire.

7)      Enfin, la création du Grand Paris doit se faire avec une remise à plat du millefeuille. La création du Grand Paris doit se faire avec suppression des intercommunalités, mais également suppression du département.

Au final, le projet du gouvernement va dans le bon sens, c’est-à-dire la création d’un Grand Paris.

On a un Grand Londres, un Grand Berlin…

En France, on a un Grand Lille, un Grand Dijon, Un Grand Lyon…

Je trouve aberrant qu’il n’y ait pas un grand Paris.

Mais dans le projet du gouvernement, il manque deux choses fondamentales :

1)      La démocratie, qui pourrait venir rapidement avec un scrutin de liste à deux tours.

2)      Un grand ménage dans le millefeuille français, avec la suppression du département.

Il faut dire que François Hollande est d’accord avec tout le monde, qu’il ne veut fâcher personne, et que finalement, il fâche tout le monde.

Mais pour conclure, voici les arguments qui font que j’aurais probablement voté blanc au vœu proposé en conseil municipal.

13 octobre 2013 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le Grand Paris démocratique doit se faire avec une remise à plat du millefeuille français

Je dois reconnaître que j’ai été un peu énervé de lire dans le canard enchaîné que Jean Marc Ayrault expliquait que la vrai réforme institutionnelle serait la suppression du département mais que ça ne sera pas fait, car le PS met en place les métropoles.

 

Cette position ne m’a pas surpris. Le jour où les politiques auront du courage (excepté Bayrou), les poules auront des dents (malheureusement).

 

Or, la création d’un Grand Paris (ou toute autre métropole) n’a de sens que si on définit clairement les échelons pertinents.

 

Le premier échelon est la commune.

Le maire est l’élu le plus proche du terrain, c’est l’élu qui est directement en contact avec les habitants.

 

L’échelon au-dessus est, éventuellement, la métropole. Certains problèmes, comme le déplacement, l’emploi ou le logement se posent au niveau des métropoles.

 

L’échelon supérieur est la région, suivit de l’état puis de l’Europe.

 

On voit bien que je suis pour la suppression du département, qui est souvent un doublon avec la région.

Par ailleurs, si on pouvait en même temps réduire le nombre d’élus, ça serait pas mal.

 

Cette simplification doit se faire pour deux raisons.

 

La première est qu’il faut réduire les dépenses de fonctionnement, surtout par les temps qui courent. Il faut clairement rationnaliser la dépense publique. De fait, il faut supprimer les doublons. Le département est donc de trop.

La suppression du département permettra aussi de réduire le nombre d’élus en France.

 

De fait, également, il faut clairement redéfinir le rôle de chacun.  Il faut clairement définir qui fait quoi.

 

Enfin, chaque échelon doit être démocratique. Toutes les sensibilités qui ont fait un score doivent être représentées, tout en dégageant une majorité.

 

Le scrutin de liste à deux tour, calqué sur les municipales, est le meilleure scrutin possible.

 

La métropole, qui doit avoir un nombre d’élu restreint (disons une centaine) qui doivent être élus directement  par les administrés via un scrutin de liste à deux tour, comme aux municipales.

 

Dans la même logique, pour l’échelon européen, il faut donner plus de pouvoir au parlement européen.

 

En plus : Marielle de Sarnez se prononce pour un Grand Paris

30 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale, Sud de Seine | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Finissons-en avec Sud de Seine et misons enfin sur un Grand Paris démocratique !!!

Grâce à mon positionnement (original) sur le Grand Paris, je viens d’avoir mon heure de gloire chez  l’Hérétique.

Du coup, je vais me permettre de préciser ma position.

Je suis pour un Grand Paris (ça, ça n’a pas changé) mais plus dans l’optique « à la place de » plutôt que dans l’optique « élargissement de Paris ».

En résumé, Le Grand Paris doit prendre la place d’intercommunalités comme Sud de Seine (celle que je subis) ou Puteaux/Courbevoie

En ce qui me concerne, je ne différencie plus l’arrondissement de Paris d’une ville comme Malakoff.

Le 16ème, le 17ème, le 14ème sont au même niveau que des villes comme Malakoff, Vanves, Montrouge…

Je tiens à rappeler que je suis profondément contre les intercommunalités (comme Sud de Seine, au hasard).

Je sais que je vais radoter mais je vais en rappeler les principales raisons.

La première est que les intercommunalités sont foncièrement antidémocratiques.

Si on prend Sud de Seine (regroupant Malakoff, Clamart, Fontenay-Aux-Roses, Bagneux), il y a des choses à dire.

Les maires communistes dans la distribution des sièges à l’opposition ont une logique défendable.

A Malakoff, il y avait un siège pour l’opposition, c’est l’UMP qui l’a eu et c’est normal, car l’UMP a fait un meilleur score que le Modem.

A Bagneux, deux sièges, un pour l’UMP, un pour le Modem, car le Modem avait fait plus que 10%.

Par contre, dans les villes PS, là, c’est carrément condamnable. A Clamart, il y avait trois sièges. Le Modem avait fait un bon score. Les trois sièges sont passés à l’UMP (d’un autre côté, le Modem à Clamart a une tendance à souvent déconner).

Mais à Fontenay-aux-Roses, ça a été le festival.

Il y avait un seul siège pour l’opposition, c’est le Modem (au début) qui l’a eu, alors que l’UMP est passé devant le Modem.

Notons qu’il y a pire. Par exemple, dans l’intercommunalité Puteaux/Courbevoie, l’opposition n’a aucun siège.

Notons, car il faut être honnête, que cet aspect va changer. Le conseil communautaire sera désigné à partir des listes municipales.

Deuxième raison : L’incohérence du territoire. En ce qui concerne Sud de Seine, il y a un grand trou, il s’appelle Châtillon (UMP) Montrouge (UDI).

L’incohérence du territoire ne permet pas d’avoir une politique de valorisation du territoire.

Exemple concret dont j’ai souvent parlé : le déplacement. Il se traduit concrètement par des embouteillages le matin rue Avolée (par exemple).

Le déplacement est décrit dans un document stratégique qui s’appelle le PLD (pour plan local de déplacement) ou PDL (pour Plan de déplacement local).

Il se trouve que l’on n’a pas de PLD pour Malakoff. Raison invoqué (quand je ramène le sujet avec mes gros sabots à la CDD) : c’est une compétence de l’agglomération (en l’occurrence Sud de Seine).

Et pourquoi nos élus ne font pas de PLD sur Sud de Seine ?

Réponse : ça ne sert à rien, il y a un trou appelé Châtillon-Montrouge.

Vous savez, il ne s’agit que du trou de droite que l’on ne voulait pas avant, mais que l’on veut bien maintenant, ou plutôt, on veut bien Montrouge, car Montrouge, c’est le coffre-fort.

Notons que Chatillon-Montrouge d’un côté, Sud de Seine de l’autre, ont chacun leur politique de l’emploi. C’est sympa vis-à-vis des gens qui subissent ce fléau appelé le chômage.

J’ai également un autre exemple : le territoire de la défense coupé en deux intercommunalités, Puteaux/Courbevoie et Rueil-Malmaison/Suresnes/ Nanterre.

Troisième raison : toutes les compétences « au plus proche » passent à Sud de Seine.

Les programmes du conservatoire ne sont pas votés en conseil municipal, ils sont votés à Sud de Seine. Les horaires du bus traversant Malakoff (l’Hirondelle) sont votés à Sud de Seine. Ça aurait un sens si l’Hirondelle traversait d’autres villes de Sud de Seine. Ce n’est pas le cas.

En résumé, l’élu UMP de Clamart pour qui je n’ai pas voté a plus de poids que mon élu divers centre sur des compétences qui touchent directement la vie des malakoffiots.

L’objectif (théorique) est de faire des économies d’échelle.

Ce n’est pas le cas, et comme le signale si souvent le canard enchaîné, on a au contraire des doublons.

Exemple concret pour Sud de Seine : Malakoff a une personne chargé du développement durable payé par la ville.

Or le développement durable est une compétence de Sud de Seine.

Disons le net, la personne qui s’occupe du développement durable pour Malakoff fait un très bon boulot. Elle est investie, va à la CDD une fois par mois tard le soir, regarde ce qui se fait dans les autres villes…

D’ailleurs, à la CDD, comme certains ne font pas confiance au service urbanisme pour prendre en compte le développement durable, on a demandé à ce que cette personne soit intégrée au processus de développement de la ZAC Dolet Brossolette.

Pour cette personne le débat est donc anecdotique. L’importance n’est pas de savoir qui la paye, mais qu’elle soit payée, bien payé (car elle fait un bon travail) et le cas échéant, éventuellement, qu’elle puisse avoir une augmentation de salaire.

Par contre, le débat n’est pas  anecdotique du point de vue du contribuable.

Le contribuable paye des impôts à la commune de Malakoff, paye des impôts à Sud de Seine, paye donc, en partie pour que Sud de Seine s’occupe du développement durable, mais paye en plus la mairie également pour faire la même chose.

Je suis désolé, pour moi, ça s’appelle un doublon !

Enfin, dernière raison, là ou Sud de Seine est attendu, on ne voit pas Beaucoup Sud de Seine.

En ce qui me concerne, Sud de Seine est attendu sur la valorisation du territoire.

Mais il n’y a pas de PDL, pas de valorisation économique du territoire

En ce qui me concerne, le système Sud de Seine a vécu, il faut passer à autre chose.

Cet autre chose, c’est le Grand Paris.

Les problèmes de valorisation du territoire, comme le développement économique, le logement, l’égalité territoriale, le déplacement se posent pas au niveau de Malakoff, pas au niveau de Sud de Seine mais au niveau de Paris et la proche couronne.

Pour cela, et en ce point, je suis d’accord avec l’hérétique, il faut limiter les compétences du Grand Paris qu’à la valorisation du territoire.

Le Grand Paris n’a pas à s’occuper des piscines et des conservatoires…

La ville le fait très bien, au plus proche des citoyens. Et rien n’empêche un malakoffiot de profiter d’un stade géré par Issy Les Moulineaux.

Il faut limiter le Grand Paris qu’à la valorisation de Paris et de la proche banlieue.

Un PLD a plus de sens sur le Grand Paris que sur Sud de Seine ou Malakoff.

La lutte contre le chômage concerne plus Paris et sa proche Banlieue que Malakoff.

Comme le signale Dallier, l’explosion du département de la Seine a contribué à une in-égalisation du territoire, qu’il faut aujourd’hui combattre.

Le passage au Grand Paris permettra aussi de clarifier les compétences des communes, échelon indispensable et de faire un ménage nécessaire dans les doublons.

Le Grand Paris, tout comme Sud de Seine, n’a pas à légiférer sur les programmes du conservatoire de Malakoff.

Il va de soi que les communes, de fait, vont passer du pouvoir décisionnel au Grand Paris.

Pour que ce soit accepté, il faut que le futur Grand Paris soit démocratique.

Il faut donc un scrutin de liste, à deux tours, pour choisir l’assemblée du Grand Paris.

Peut-être que les socialistes arriveront aux commandes du Grand Paris, mais au moins, ça sera clair, ils y arriveront à la suite d’une élection.

Il ne faut pas une armée d’élus du Grand Paris, une centaine devrait suffire.

Le grand Paris remplace de fait le conseil de Paris.

Enfin, je vais me permettre de faire un parallèle avec l’Europe.

L’Europe va prendre de plus en plus de pouvoir. Et c’est nécessaire, car certains problèmes se posent au niveau européen.

Du coup, des compétences nationales vont atterrir aux mains de l’Europe.

Mais pour que les français l’acceptent, il faut que l’Europe soit clairement plus démocratique, en donnant plus de pouvoir au parlement européen, par exemple.

28 juillet 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , | Laisser un commentaire

Je suis pour la création d’un Grand Paris

Le débat faisant rage, je me permets de donner mon opinion sur le sujet.

 

En ce qui me concerne, je suis pour la création d’un Grand Paris, Grand Paris qui se doit de supprimer les intercommunalités actuelles, dont Sud de Seine.

 

Même si je suis conscient que certaines intercommunalités, comme GPSO, font des efforts pour rationaliser les dépenses et pour être transparentes dans les conseils municipaux, les intercommunalités n’ont rien à envier au monstre bureaucratique et antidémocratique du futur Grand Paris dénoncé en particulier par Jean Christophe Lagarde.

 

Jean Christophe Lagarde dénonce en plus :

« Ce projet supprime toute autonomie des maires dans les communes. Ils n’auront plus de réel pouvoir ».

Je tiens à signaler que c’est déjà le cas pour Malakoff.

 

Les décisions importantes pour Malakoff ne se prennent pas au conseil municipal, elles se prennent au conseil communautaire de Sud de Seine, agglomération regroupant Malakoff, Clamart, Bagneux et Fontenay-aux-Roses.

 

Je rappelle que Sud de Seine est également anti-démocratique, le Modem n’a pas eu le siège d’opposition de Clamart, malgré son bon score, et il a eu l’unique siège d’opposition de Fontenay (au moins au début) malgré le fait que l’UMP ait fait un meilleur score.

Je signale également qu’il n’y a aucun siège pour l’opposition dans l’intercommunalité de Puteaux/Courbevoie.

 

Certes, cela va changer prochainement (aux municipales, on votera aussi le conseil communautaire), mais souvent, les économies d’échelles se font attendre.

C’est notamment le cas pour Sud de Seine.

 

Je pense qu’il faut garder l’échelon local, mais que l’intercommunalité est un échelon non-pertinent.

 

Je pense que l’échelon pertinent est le Grand Paris.

Certains problèmes, comme le logement, l’emploi, le déplacement (Les transports sont plutôt bien gérés au niveau de la région) ou le développement territorial, se posent au niveau de Paris et la petite couronne.

 

Néanmoins, pour être accepté, le Grand Paris doit être démocratique.

J’en profite pour rappeler que la société du Grand Paris n’est pas démocratique, André Santini en a été désigné président par Nicolas Sarkozy.

 

Le rapport Dallier est pour moi une très bonne base de travail.

A noter que le rapport Dallier explique bien en quoi l’explosion du département de la Seine a été une catastrophe.

 

J’ai néanmoins un désaccord avec le rapport Dallier.

Monsieur Dallier se prononce pour des circonscriptions du Grand Paris, en ce qui me concerne, je suis pour un scrutin de liste.

 

Pour conclure, on a un Grand Lyon, un Grand Marseille, un Grand Lille, …

 

Je trouve anormal qu’il n’y ait pas un Grand Paris et je trouve anormal, sur Malakoff, que l’on subisse le millefeuille antidémocratique Sud de Seine.

 

En plus :

23 juillet 2013 Posted by | Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

Avant-projet de loi Lebranchu(3/4): La cause du Grand Paris devrait avancer

Un point positif de l’avant-projet de loi Lebranchu est la création au 1er Janvier 2016 de la métropole du Grand Paris.

Elle devrait avoir comme compétence le logement.

Je pense que cette création est une bonne chose.

Certaines problématiques, comme le déplacement, le logement, l’emploi et la mixité économique, territoriale et sociale se joue au niveau de Paris et sa proche couronne.

En particulier, quand Paris décide de revoir les voies de berge, c’est les déplacements des communes limitrophes qui sont touchés.

Mais si le Grand Paris doit prendre plus de place, ce qui de mon point de vue est souhaitable, il faut qu’il soit plus identifiable et transparent.

En somme, le Grand Paris doit être démocratique.

Il doit y avoir une assemblée délibérante légitime et élu directement par les habitants de cette métropole.

Enfin, il ne faut pas que l’assemblée délibérante soit une course aux élus. Il faut la limiter à un nombre raisonnable d’élus.

Enfin, il faut que cette assemblée soit représentative de la diversité des habitants de cette future métropole.

Le rapport Dallier est une bonne base de réflexion.

21 avril 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire