Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Je ne veux pas du retour de Nicolas Sarkozy

Puisque la question semble se poser, je me permets de répéter ma position.

Je ne veux pas du retour de Nicolas Sarkozy.

 

Certes, c’est toujours plus facile d’être dans l’opposition que dans la majorité.

C’est pour ça que dans l’opposition, personne ne voyait que François Hollande était nul.

Mais c’est aussi pour ça qu’on a oublié que Nicolas Sarkozy nous a mené dans le mur alors qu’il était président de la république.

 

D’ailleurs, la victoire de François Hollande est plus due à un rejet de Nicolas Sarkozy qu’à une adhésion.

 

Je ne veux pas du retour de Nicolas Sarkozy pour plusieurs raisons.

Les premières sont économiques.

Déjà, il y le problème de la dette.

Selon Thierry Breton, ancien ministre de droite de Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy a fait autant de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans.

Sarkozy a fait 600 Milliards d’euro de dette, dont seulement 200 Milliards sont imputables à la crise.

Seulement 1/3 de la dette produite par Nicolas Sarkozy est imputable à la crise !

Il y a d’ailleurs un désaccord profond avec la position défendue par François Bayrou lors de la campagne 2007 qui a fait de la réduction de la dette un de ses thèmes fort de campagne.

 

Il y aussi des désaccords avec la stratégie économique de Nicolas Sarkozy.

C’est d’ailleurs très bien expliqué dans le livre de Jean Peyrelevade, qui avait soutenu François Bayrou en 2007 et 2012.

 

Aujourd’hui, la mondialisation est un fait.

Or, nos entreprises ne font pas assez de marges, notamment pour réinvestir.

Par rapport à nos concurrentes, elles sont plus taxées.

Il faut donc transférer une partie des charges des entreprises sur les ménages.

C’est l’idée de la TVA sociale.

Or, au début de son quinquennat, Nicolas Sarkozy a fait l’inverse.

Il a donné de l’argent aux ménages fortunés pour qu’ils consomment.

Il ‘a fait par déduction d’impôts sur les plus riches.

Or, cette politique a un coût, notamment sur nos finances publiques.

Elle est injuste, car seuls les ménages les plus aisées en profitent.

D’ailleurs, selon le blog des décodeurs, si l’état n’avait pas laissé chuter ses recettes (notamment sous Chirac et Sarkozy), le problème de la dette aurait été moins catastrophique.

 

Mais le pire, c’est que cette politique est suicidaire.

Effectivement, comme l’appareil productif français est dégradé, les ménages achètent chez nos concurrents.

En résumé, on finance, avec du déficit, qui à terme tuera nos services publics, nos concurrents dans la mondialisation.

 

Puis il y a des problèmes de valeurs.

Je n’apprécie pas le discours de Grenoble, et je n’apprécie pas que l’on fasse du chômeur ou de l’immigré un bouc émissaire, surtout quand on s’est planté en économie.

D’ailleurs, Jean François Copé a continué avec le pain au chocolat.

Et pour ma part, je n’apprécie pas que l’on mette le FN et le PS au même niveau.

 

Puis il y a aussi la morale.

Sarkozy, sur les deniers publics, en a profité pour enrichir une oligarchie.

On a eu l’affaire Tapie, le Pentagone à la Française (ici et ici),…

Pour ma part, l’affaire Bygmalion est un exemple d’un état d’esprit que je ne veux plus voir.

 

Bayrou a eu raison de voter contre Sarkozy en 2012. Bon, il a aussi eu tort de voter Hollande en 2012.

Pour ma part, j’avais voté blanc.

 

Ce n’est pas que je sois contre la droite. Je ne vois pas François Fillon ou Alain Juppé d’un mauvais œil.

 

Mais je suis opposé à la droite décomplexée, qui pour moi est représenté par Nicolas Sarkozy ou Jean François Copé.

7 juin 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Copé veut faire la peau à Bayrou, et continue à mener l’UMP dans le mur

Comme le dit si bien l’Hérétique, Pau est casse-gueule pour François Bayrou. Copé veut éliminer François Bayrou, et il est prêt à laisser la ville au PS pour ça.

 

Ça fait un peu penser à l’UMP dur Philippe Pemezec, qui n’a pas hésité à permettre à Philippe Kaltenbach (PS) de prendre la ville de Clamart pour éliminer un bastion centriste.

 

La gauche ne veut pas de nous, la droite non plus.

 

En ce qui me concerne, je me suis déjà exprimé sur la position de François Bayrou.

Je pense qu’il aurait dû appeler à voter blanc et renvoyer les irresponsables Nicolas Sarkozy et François Hollande dos à dos.

 

Peut-être qu’il aurait gardé son siège de député si il avait fait ça.

 

Je tiens à rappeler qu’il y a des différences majeures entre les positions tenues par le Modem et la politique menée par Nicolas Sarkozy.

 

Par exemple, François Bayrou avait fait de la lutte contre la dette un thème fort de sa campagne de 2007, là où Nicolas Sarkozy, dans le domaine, a fait pire en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans.

Je tiens d’ailleurs à rappeler que c’est Thierry Breton, ministre de droite du gouvernement Villepin, qui le dit.

 

Notons aussi que Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à enrichir ses potes au détriment d’une gestion rationnalisé des dépenses publics et du contribuable.

On a l’affaire Tapie ou le Pentagone à la Française (ici et ici).

 

Par ailleurs, cette politique de stigmatisation, que d’une certaine façon continue Manuels Valls, est contraire aux valeurs du centre.

 

Enfin, je tiens à rappeler que Nicolas Sarkozy a tout fait pour torpiller la candidature d’Hervé Morin, très démocratique.

 

Le problème de fond de l’UMP est qu’il faut faire le bilan du sarkozysme.

 

Au lieu de vouloir faire la peau de Bayrou, Jean François Copé devrait faire le bilan du sarkozysme, bilan nécessaire qui permettra de construire par la suite un diagnostic et un contrat de gouvernement sérieux avec les français.

La convention organisée sur le sujet est franchement de la bouffonnerie et une farce.

Ça aurait été drôle si la situation de la France n’était pas si inquiétante.

 

Remontons plus loin.

En 2002, le PS est éliminé de façon spectaculaire par la droite : Jean Marie Le Pen élimine la gauche du second tour.

 

Or, au lieu de faire un bilan de la gauche au pouvoir, au lieu de réfléchir à un diagnostic de la France, au lieu de construire un projet crédible, le premier secrétaire de l’époque, un certain François Hollande, a construit le PS sur l’incompétence de la droite.

Comme le dit François Fillon, les régionales 2004 qui ont vu le PS rafler 20 régions sur 22 étaient un 21 Avril à l’envers.

 

Aujourd’hui, le PS est arrivé sur un ras-le-bol de Sarkozy.

On en voit le résultat aujourd’hui.

Je tiens à rappeler que durant son mandat, Sarkozy était détesté et que si Hollande a gagné, c’est parce que les français ont éjecté Nicolas Sarkozy.

Celui-ci arrivant sans vision à l’Elysée, sur de l’anti-sarkozysme, on en voit le résultat aujourd’hui.

 

Or, je ne regrette pas Nicolas Sarkozy, et je ne regretterai pas François Hollande quand celui-ci prendra définitivement sa baffe en 2017.

 

Pour conclure, je pense que la leçon est qu’en politique, la place n’est pas importante.

Ce qui est important, c’est ce qu’il est en train de se jouer, et ce que l’on apporte au débat démocratique.

 

Ce qui se joue, c’est la faillite de la France.

J’en ai assez d’avoir des présidents qui n’ont pas la vision suffisante mais qui veulent la place pour la gloire éphémère qu’elle apporte.

On a eu Sarkozy, on a eu Hollande, je ne veux pas voir Jean François Copé.

 

J’aimerais bien avoir un président compétent à la suite de François Hollande.

L’importance n’est pas que le prochain président soit de gauche, de droite ou du centre.

L’importance est qu’il soit compétent.

 

C’est la faillite de la France qui est en jeu, et un président compétent, compétence qui commence par la vision d’ensemble que celui-ci a de la situation, ça devient urgent.

22 octobre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | 5 commentaires

La droitisation de la droite et ses conséquences sur la droite (2/3) : La droitisation de la droite s’accompagne d’un mauvais état d’esprit démocratique

La droitisation de la droite est un mouvement qui consiste, pour le grand parti de la droite française, en l’occurrence l’UMP, à rendre ses frontières poreuses avec l’extrême droite.

 

La fois précédente, j’avais expliqué que la droitisation de la droite se faisait au détriment du centre et de la droite modérée.

 

Elle se fait, généralement, avec un mauvais état d’esprit démocratique.

 

D’une certaine façon, c’est un peu lié. Nicolas Sarkozy a tout fait pour torpiller une candidature du centre droit.

 

Dans les exemples, on a Nicolas Sarkozy expliquant que les primaires, c’est pour les loosers, et il espère bien devenir le recours de la droite sans passer par la case primaire en 2017.

Les primaires sont pourtant le mode de sélection le plus sein dans le cas d’une sélection au sein d’un parti politique. Au moins, tout le monde a plus ou moins sa chance.

D’ailleurs, s’il est aussi adulé, que risque-t-il à passer par la case primaire ?

 

Dans le même ordre d’idée, Jean François Copé a, semble-t-il, organisé une fraude pour arriver à la tête de l’UMP.

Notons que la même chose se produit à Gauche.

Martine Aubry, qui a décidé de gauchiser le PS, est arrivé, elle aussi,  à la suite de fraudes.

 

Notons enfin, et ça c’est plus problématique, que c’est contagieux.

François Barroin a expliqué que le PS a pris le pouvoir par effraction en 1997.

29 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

C’est officiel, Jean François Copé est président de l’UMP

Les deux rivaux, François Fillon et Jean François Copé, ont décidé d’enterrer le scrutin de septembre prochain.

La raison ?

Selon les guignols de l’info d’hier :

Copé : – Si on revote, je vais tricher et on va encore me traiter de voleur.

Fillon : – Et je vais encore perdre et passer pour un con.

Plus sérieusement, en réalité, les deux concurrents y voient chacun un avantage à ne pas revoter prochainement, comme expliqué ici.

Déjà, un duel fratricide dégraderait encore l’image de chacun.

Jean François Copé a besoin de garder la main sur l’appareil UMP. Son image s’étant dégradé, il a l’intention de la reconstruire en restant, jusqu’en 2015, président de l’UMP.

Fillon, ayant obtenu une primaire ouverte, pense que garder la main sur l’UMP n’est plus aussi stratégique. Il pense qu’il vaut mieux se concentrer sur la présidentielle.

On est dans de la pure politique politicienne, 51% des sympathisants sont pour un vote en septembre.

Dans l’absolu, je suis pour ma part inquiet de voir Jean François Copé garder l’appareil UMP.

Je pense que Jean François Copé, à la différence de François Fillon, n’a pas le recul et la lucidité nécessaire pour le poste.

Il faut que l’UMP fasse un bilan du sarkozisme, sarkozisme qui a amené en France le hollandisme.

Je pense qu’au lieu de ça, l’UMP de Copé (que certains appellent avec humour Copé collé) va se refaire une santé sur le vote sanction. L’UMP de Copé va sans doute gagner toutes les élections jusqu’en 2017, et avec grande probabilité la présidentielle de 2017 (ainsi que les législatives).

Or, tout comme le PS en 2012, l’UMP risque de ne pas être prête pour diriger la France en 2017.

L’UMP décevra probablement en 2017. Il est là le risque.

Le PS sera-t-il enfin bon en 2022 ? Si la France n’est pas déjà devenue une Grèce d’ici là…

23 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

L’UMP de Jean François Copé applique la stratégie de François Hollande, et Nicolas Sarkozy prépare son retour

Etudier l’histoire, c’est apprendre les erreurs de nos ancêtres pour éviter de les répéter.

Par exemple, Napoléon Bonaparte a fait une erreur fondamentale, il a envahi la Russie en pleine hiver.

Ça s’est finit par une déroute française : la bataille de la bérézina.

Plus tard, Hitler fit la même erreur, attaquer la Russie en pleine hiver.

 

Pour comprendre la déroute du PS actuel et, je le crains, comprendre la futur déroute de l’UMP dès 2017, il faut, à mon avis, remonter en 2002, soit 10 ans en arrière.

 

En 2002, le PS, représenté aux présidentielles par Lionel Jospin, se prend une défaite sévère : il est éliminé dès le premier tour par Jean Marie Le Pen. Nous avons un second tour Jacques Chirac (RPR, il créera l’UMP)/Jean Marie Le Pen(FN).

 

Dès lors, au lieu de se remettre en cause et de faire une autocritique en vue de préparer la future alternance, le PS, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, va organiser le retour du PS sur l’incompétence de l’UMP au pouvoir.

Et comme l’UMP a un bilan contestable sous Chirac puis sous Sarkozy, ça marche.

A l’exception des présidentielles/législatives 2007 et des européennes 2009, le PS gagne toutes les élections.

D’ailleurs, pour les régionales 2004, qui verra le PS prendre la tête  de 20 régions sur 22 en métropole,  François Fillon parlera de 21 Avril à l’envers.

Ça lui coutera sa place de ministre de Jacques Chirac.

 

Le PS de 2002 à 2012 s’est bâti non pas sur un projet, une vision d’ensemble et un programme concret à appliquer en cas d’alternance, mais sur la prise de villes, régions et départements grâce au vote sanction.

Aujourd’hui, on en voit le résultat. François Hollande est impopulaire, se fait discret sur son premier anniversaire à la tête de l’Elysée.

Déficit non maîtrisé, chômage en hausse, déclin de la France qui continue …

Le problème, c’est que l’UMP semble vouloir se refaire une santé sur les votes sanctions et l’incompétence du PS.

Le premier exemple est dans le canard enchaîné de cette semaine.

canard_ump 001

Effectivement, l’UMP donne des cours de soutien scolaire.

Information confirmé ici.

Selon l’UMP, « Nous proposons un contre-modèle social face à l’état providence en échec ».

Il faut déjà rappeler que cette idée n’est pas nouvelle. La ville de Malakoff, communiste, je le rappelle, propose, par l’intermédiaire de son service jeunesse, de l’aide au devoir. Il s’agit de bénévoles qui vont dans les structures pour la jeunesse et qui aident les jeunes à faire efficacement leurs devoirs. Je le faisais il y a 10 ans à la MJQ.

 

Mais je pense qu’il faut rappeler à Jean François Copé à quoi sert un parti politique.

L’objectif d’un parti politique, selon la vision de Schumpeter, est de conquérir le pouvoir.

Pour y parvenir, un parti politique sélectionne des candidats en vue de gagner les élections.

Vu la nullité du pouvoir socialiste en place, même Jean François Copé devrait y arriver.

Mais il y a un objectif de durée également, si le pouvoir est gagné par l’UMP.

Or, une bonne politique n’est pas idéologique.

Elle part sur un diagnostic correct, qui induit des mesures  sérieuses et de bon sens.

L’échec du PS, de mon point de vue, vient du fait que celui-ci n’est pas parti d’un diagnostic correct de l’état de la France.

Or, c’est le rôle d’un parti politique d’élaborer ce diagnostic qui permettra, par la suite, d’élaborer le programme de gouvernance.

En résumé, on ne fait pas directement le programme de gouvernance.

On applique le doute cartésien, on fait un diagnostic et on construit, à partir du diagnostic, le programme de gouvernance.

Que l’entreprise UMP diversifie ses métiers, pourquoi pas. Mais attention à rester bon sur son cœur de métier.

 

Pour appuyer mon propos, je vais prendre IKEA.

IKEA a pour cœur de métier la vente et livraison de meubles.

Ils ont diversifié leur activité dans la vente d’alimentaire.

Mais au final, leur chocolat est fabriqué avec de la merde, et le service de livraison IKEA est à chier (j’en sais quelque-chose).

Conclusion : IKEA est nul dans son nouveau métier et nul dans son cœur de métier.

 

Enfin, toujours selon le canard enchaîné, Sarkozy prépare son retour.

canard_ump 002

Certes, ces nouvelles semblent éloignées. Il n’en est pourtant rien. Elles montrent que l’UMP a du mal à faire un bilan du sarkozisme, étape nécessaire en vue de la préparation d’un diagnostic et de l’élaboration d’un contrat entre l’UMP et les français en vue d’une future alternance en 2017.

Sarkozy n’a pas compris que son bilan est médiocre (société divisé, dette ayant augmenté de 50%, affaires…).

Sarkozy n’a pas compris qu’il a monté contre lui les français, et qu’il a finalement permis à un nul, François Hollande, de devenir président.

François Hollande a été élu à l’époque car il y avait un vrai ras-le-bol de Nicolas Sarkozy.

 

Déjà, je crains que l’ancien président ne fasse pas d’autocritique sérieuse.

Au contraire, je le trouve gonflé d’orgueil et vaniteux. Je le trouve enfant gâté.

Une phrase est pour moi révélatrice de l’état d’esprit de Nicolas Sarkozy :

« Il n’y a que moi pour sauver l’UMP. Les autres sont vraiment nases. Que ce soit Fillon, Copé, Wauquiez ou Bertrand. »

Ça va, les chevilles n’enflent pas trop ?

Pire, la stratégie de droitisation ne risque pas d’être remise en cause. Je rappelle que c’est parce que l’UMP a décidé d’avoir une frontière poreuse avec le FN que François Bayrou a voté, par défaut, François Hollande.

Pour ma part, j’avais voté blanc.

Je connais également des gens de gauche qui durant un duel Chirac-le Pen ont voté Chirac, mais qui durant un duel Sarkozy-Le Pen s’abstiendraient.

 

Enfin, en ce qui me concerne, dans un futur duel Sarkozy-Hollande ou un futur duel Copé-Hollande, je voterai très probablement (probabilité à 90% ou plus) blanc.

 

Je ne m’en réjouis pas. C’est même l’inverse. Certes, je suis adhérent au Modem.

Mais je suis d’abord français.

Je peux concevoir que le centre, qu’il soit UDI ou Modem, ne soit pas en capacité de diriger la France.

Mais je reste un citoyen français. Et j’aspire à avoir une vie qui s’améliore, ou du moins qui ne s’empire pas.

Que le pouvoir soit partagé entre l’UMP et le PS, bon, qu’y puis-je.

Mais voir le PS et l’UMP incapable d’autocritique, d’exercer le pouvoir efficacement, ça me fait mal au cœur.

Quand l’UMP ou le PS prennent le pouvoir et mènent une politique inefficace, égoïste, corporatiste, idéologique et démagogique, il y a égoïstement moi et plus généralement les français.

 

En plus:

Les anges de la politique, caricature de l’UMP par les guignols :

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=863723

8 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’opposition constructive, c’est pas à l’UMP

C’est officiel, Jean François Copé est président de l’UMP.

Le théorème Bayrou, à savoir «c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement», s’applique.

Les militants, bien que ce soit partagé, on reconduit Jean François Copé sur une ligne dure.

Les militants UMP ont décidé d’être dans la continuité de Nicolas Sarkozy, qui a clivé et montré du doigt certaines catégories, surtout les plus fragiles.

Or, on a vu où ça a mené.

 

Comme je l’avais écrit durant la présidentielle, l’élection de Nicolas Sarkozy est d’abord l’explosion sociale et le communautarisme.

Ce danger devient par la suite économique. Pourquoi participer à l’économie d’un pays auquel on est exclu d’office pour raisons idéologique.

 

Quant à l’inventaire du règne de Nicolas Sarkozy, on risque d’attendre longtemps.

Pire, là où François Fillon a parlé un peu d’économie, Jean François Copé a tout misé sur les plus bas instincts.

Je pense, en ce qui me concerne, que le principal problème de la France est d’abord économique.

 

Enfin, c’est un mauvais signe dans le 92, ce qui se fait de pire dans l’UMP (Balkany, Jean Sarkozy) défendaient Jean François Copé.

 

Et pour finir, Jean François Copé a l’équation suivante: FN = PS.

 

En ce qui me concerne, je pense que l’on ne peut pas accepter la dérive d’une UMP qui va de plus en plus à droite.

J’aime bien les gens de droite, mais pas quand ils sont trop à droite.

Je pense qu’il faudra dire stop, encore une fois. Et les centristes de l’UDI n’en auront pas le courage, j’en suis certain.

 

En tout cas, je suis contre une alliance centre-UMP Copé, même si je dois être le dernier des centristes…

20 novembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Y-a-t-il un président pour diriger l’UMP?

Mieux vaut prendre cela avec humour.

Pour mémoire, il y a une élection interne pour savoir qui doit être le président de l’UMP, grand parti de la droite française.

 

Comme candidat, nous avons François Fillon, ancien premier ministre, qui est sur les créneaux d’une droite sociale, rassembleuse des français.

 

Puis nous avons Jean François Copé, arriviste notoire, qui est dans la continuité de Nicolas Sarkozy et qui clive honteusement la France.

Nous avons entre autre la célèbre histoire du pain au chocolat.

 

Alors que les sympathisants de l’UMP votaient par sondage François Fillon, les militants sont plus divisés.

François Fillon et Jean François Copé sont au coude à coude.

Pire, il y a accusation de fraude de la part des deux camps, et chacun se déclare vainqueur.

Donc, soit Jean François Copé est un menteur, soit François Fillon est un menteur, ou soit les deux….

En ce qui me concerne, je ne peux pas supporter Jean François Copé. C’est une droite dure, caricaturale, diviseur et qui appelle au plus bas instinct de la nature humaine.

En 2004, lors des régionales, je me détachais déjà (en tant que sympathisant) du PS. Aux régionales, j’avais voté Andrée Santini (UDF) au premier tour.

Mais ne supportant pas Jean François Copé (déjà) et voulant sanctionner le gouvernement Raffarin pour déficit excessif, j’avais voté Jean Paul Huchon au second tour pour faire barrage à Copé.

 

En ce qui me concerne, je suis contre une alliance centre-UMP sauce Copé  (alors que je n’ai rien contre une alliance centre-UMP sauce Fillon).

Et je préfère n’avoir aucuns élus plutôt que de m’allier avec l’UMP de Copé.

C’est d’ailleurs l’une des raisons qui font que je n’ai pas envie de  rejoindre l’UDI.

Enfin, je plains le militant UMP. La cuisine électorale n’est pas bonne au Modem, elle est tout aussi indigeste à l’UMP.

19 novembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Jean François Copé menace (déjà) l’UDI

Si l’UDI pense que l’UMP va être compatissant, elle se trompe.

C’est triste à dire, c’est même peut démocratique, mais l’UMP ne comprend qu’un seul langage: le pied dans la gueule.

Ce constat triste et lucide vaut aussi pour le Modem vis à vis du PS.

 

Comme je l’ai déjà écrit, ni la gauche, ni la droite n’aime le centre.

 

Comme on est toujours troisième (au mieux), l’objectif est, pour l’instant, de créer un rapport de force où l’on ne peut-être pas gagner, mais on peut faire perdre les autres.

A 15-20%, il est évident que l’on sera enfin aimé de l’UMP ou du PS…

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne compte pas adhérer à l’UDI.
Le combat pour une société plus pragmatique, plus consensuelle et où tout le monde est gagnant est un beau combat. Il mérite d’être porté.

Par ailleurs, je ne veux pas être obligé de soutenir une droite avec frontière poreuse avec le FN au nom d’obscures alliances. Je préfère ne pas être élu…

Je pense que la faiblesse de l’UDI est dans son soutien inconditionnel à l’UMP quoique qu’il arrive.

 

C’est en ce sens que la réaction de Jean François Copé, qui a l’intention de continuer la droitisation de l’UMP, est intéressante.

On a entre autre «Le secrétaire général et candidat à la présidence de l’UMP Jean-François Copé a rappelé dimanche que « l’UMP (n’était) pas le RPR » et mis en garde l’UDI contre la tentation de vouloir « se faire plus grosse que le boeuf », comme la grenouille de la fable de La Fontaine» avec la conclusion suivante «Je ferai tout ce que je peux, et je crois ne pas être le seul, pour qu’on épargne aux millions de Français de droite et de centre-droit l’horreur qu’a constitué le RPR et l’UDF, ces luttes fratricides où nos aînés se battaient tellement entre eux que c’était pour le plus grand bonheur de Mitterrand et de la gauche », a promis le député».

 

Avis à l’UDI, savez-vous que le centre gauche existe?

22 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

La droitisation de l’UMP finira-t-elle enfin?

Sous l’ère Sarkozy, l’UMP a été sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy sur sa droite, rendant la barrière entre le FN et la droite de gouvernement poreuse, voir allant vers l’équation PS = FN.

En réalité, l’UMP est un parti pluriel et il n’y a pas qu’une droite, mais il y a des droites.

Il est à noter qu’à l’UMP, il y a un socle commun.

En particulier, il y a un rejet viscéral de la gauche.

Il est à noter côté centriste que ça se détache (François Bayrou a initié le mouvement), à la différence de la droite, les centristes ne rejettent que la gauche marxiste.

Les fondamentaux centre/UMP ne sont pas les mêmes.

Mais pour en revenir à la droite, l’UMP s’est droitisé selon le principe que c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement.

En particulier, l’un des exemples de Nicolas Sarkozy, en matière de sécurité, est l’ancien maire d’Asnière, Manuel Aeschlimann.

Son passage dans 92, le clan du président, est révélateur de ce qu’allait être la politique de Sarkozy.

Celui-ci a communautarisé sa ville.

 

Aujourd’hui, Sarkozy parti, la question est de savoir si l’UMP va continuer une droitisation.

C’est ce qui se joue dans le duel Fillon/Copé.

De ce point de vue, il est intéressant de regarder qui soutient les sarkozystes pur et dur.

Majoritairement, ils soutiennent Copé.

On a Nadine Morano, Rachida Dati, et les Balkany, si connu chez nous.

Par ailleurs, la droite populaire soutient aussi Copé.

 

A lire également sur le site du monde: Le duel Copé-Fillon Favorise la droitisation de l’UMP.

4 septembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

La bataille pour la tête de l’UMP commence

Jean François Copé est enfin officiellement candidat.

Je précise que cette affaire ne regarde en premier abord que l’UMP.

Néanmoins, rien ne m’empêche de commenter cette élection.

 

L’UMP est un grand parti de la droite se voulant le rassemblement de la droite.

Or, c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement. Sur ce point, François Bayrou a toujours eu raison.

Au PS, le noyau dur a gauchisé le parti sous la houlette de Martine Aubry.

C’est pareil à l’UMP.

Le noyau dur, mené par Nicolas Sarkozy, a droitisé l’UMP.

Il y a plusieurs façons d’être de droite.

Et le noyau dur a décidé de se rapprocher de la droite la plus dur, approuve une futur alliance avec le front national, ou en tout cas refuse de différencier dans un premier temps le FN du PS.

On a eu par exemple le discours de Grenoble, ou comme révélateur de l’état d’esprit les propos de Baroin.

 

Aujourd’hui, le poste de secrétaire général de l’UMP est vacant et une lutte se joue entre le sortant, Jean François Copé, et l’ancien premier ministre, François Fillon.

En réalité, derrière cette lutte se joue une autre lutte: les orientations de la droite dans les cinq prochaines années.

Si François Fillon gagne, on aura une droite plus sociale et plus humaine.

Si Jean François Copé gagne, l’UMP continuera sur la ligne Buisson et on aura une droite dure, ne différenciant pas PS et FN, et poussant peut-être à terme vers une alliance FN-UMP, et justifiant en tout cas un racisme « bien-pensant ».

 

Il est évident qu’une discussion UMP/Centre ne sera pas possible si Jean François Copé garde la présidence de l’UMP.

Mais aux militants UMP de trancher…

26 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire