Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Sarkozy fait pression sur Borloo pour empêcher la réunion du centre

sarko_centre 001

 

Selon le canard Enchaîné de cette semaine, l’une des raisons du retard de la signature du contrat UDI-Modem est que Sarkozy fait pression sur Borloo.

Il n’arrêterait pas de lui téléphoner.

Effectivement, Sarkozy, qui n’a toujours pas compris 2012, rêve de revenir en sauveur en 2017.

Il pense que François Hollande ne sera pas au second tour en 2017 (qui est un point sur lequel il n’a pas forcement tort).

Or, il pense que c’est plus facile d’être élu s’il est face à Marine le Pen que s’il est face à un centriste.

Ce n’est pas la première fois que Sarkozy fait ce type de manœuvre.

En 2012, il avait torpillé une candidature de centre-droit, d’abord celle de Jean-Louis Borloo puis celle d’Hervé Morin.

Alors reprenons :

D’abord, la démocratie c’est accepter la concurrence au premier tour, accepter qu’il y ait un débat au premier tour.

Ce n’est pas à Sarkozy de s’occuper des autres partis en dehors de l’UMP, s’il le souhaite.

Il ne va quand même pas voter aux primaires socialistes !

Ensuite, il est temps de rappeler que les voix centristes n’ont pas à être distribuer automatiquement à la droite, surtout si celle-ci va vers l’extrême droite en suivant la ligne Buisson/Peltier.

En ce qui me concerne, j’avais voté blanc au second tour de la présidentielle 2012 et je ne regrette rien. Si je refaisais l’élection, je voterais exactement la même chose.

Sarkozy se sentant beau, intelligent et magnifique, je me permets de rappeler que son mandat fut une catastrophe, aussi bien sociale qu’économique.

Je ne renie en rien mon engagement dans l’opposition avec le Modem sous l’ère Sarkozy.

Point particulier, alors que François Bayrou avait une campagne contre la dette en 2007, dans le domaine, Nicolas Sarkozy a fait pire en 5 ans que Mitterrand en 14 ans.

Je tiens à rappeler que c’est Thierry Breton qui le dit.

Enfin, tout comme François Hollande compte sur des triangulaire avec le FN pour sauver des maires PS, je trouve irresponsable de faire monter le FN pour avoir un second tour FN-UMP.

Un haut score du FN, ou de tous partis extrémistes, ce n’est pas sain pour la démocratie.

De plus, à force de suivre la ligne Buisson, il n’est pas sûr que les électeurs de gauche votent l’UMP en cas de duel UMP/FN. Je pense qu’ils s’abstiendront.

Au final, la droite a un problème avec Sarkozy. Celui-ci est le Berlusconi de la France.

Ça serait vraiment bien que Borloo tienne bon !

En bonus : un aperçu des comptes de campagnes de Nicolas Sarkozy par le canard enchainé.

sarko_centre 002

31 octobre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | 3 commentaires

Union Modem-UDI : Borloo veut un contrat clair, Morin a une vision plus pragmatique

J’ai lu avec attention l’article du Figaro et je pense que la vision de Borloo est contre-productive.

 

Elle donne même l’impression d’une volonté de « bouffer » le Modem, ce qui est une alliance non-équitable.

 

D’un autre côté, je lis aussi que le Modem, et en particulier François Bayrou, on aussi une vision déséquilibré. Ce n’est pas mieux…

 

Je tiens, en ce qui me concerne, rappeler ma position.

Je suis pour un travail en commun avec l’UDI, surtout si c’est souhaitable (comme aux européennes), mais je suis opposé, du moins pour le moment, à ce que le Modem rejoigne l’UDI.

 

La raison est qu’il y a une différence tactique majeure, c’est que l’UDI est pour une alliance privilégiée avec la droite là où le Modem est pour une alliance à géométrie variable.

Pour ma part, je pense que cette différence est insurmontable.

 

Et je tiens à ce que le Modem garde sa spécificité, et je pense qu’il est souhaitable, pour apporter un plus, de garder cette spécificité.

 

Par ailleurs, au nom du sacro-saint principe que je trouve archaïque centre = droite, je refuse de voter un Copé, un Buisson, un Peltier, un Pemezec, un Balkany ou voir même un Sarkozy.

 

Par contre, je voterais sans doute avec plaisir un Juppé ou un NKM.

 

Au préalable, je tiens à rappeler que la gauche ne veut pas de nous.

Le symbolisme suffira ! Je me permettrais juste de rappeler que c’est le PS qui a personnellement fait la peau à notre leader adoré François Bayrou.

 

Mais, même si c’est moins visible, l’UMP dure, qui est aux commandes, ne veut pas de nous non plus.

Dans la même veine d’idée, je rappellerais que Philippe Pemezec n’a pas hésité à démolir un bastion centriste, en l’occurrence Clamart, en y installant Philippe Kaltenbach.

D’ailleurs, Bernard Marionnaud, qui a conduit la liste dissidente en 2001 qui a permis l’élection de Philippe Kaltenbach, va conduire une liste bleue marine.

 

Pour en revenir au Modem, il est à rappeler que celui-ci est un véritable parti centriste allant du centre gauche (Delors) au centre droit (Raymond Barre).

C’est ce qui fait sa cassure et c’est ce qu’il fait aussi sa spécificité, et son positionnement indépendant à géométrie variable.

 

C’est pourquoi on a ce que l’on appelle une aile gauche.

 

Dans cette aile gauche, il y a deux cas.

Il y a ceux, qui comme moi  ou Yann Wehrling, analysent la situation avec lucidité.

En regardant les choses comme elles sont et non comme on voudrait qu’elles soient, on arrive à la conclusion qu’un travail avec l’UDI est logique. Après tout, c’est le parti le plus proche idéologiquement de nous.

 

Puis il y a ceux qui, dans l’aile gauche, regarde les choses avec le cœur et non la raison.

 

A ceux-là, le Modem devra faire preuve d’une grande pédagogie.

 

Or, si l’UDI impose comme allié naturel l’UMP, y compris Peltier, Copé ou Pemezec, on risque d’avoir du mal à faire ce travail.

 

On risque d’avoir du mal à expliquer à Grébert, l’homme qui a des procès au cul et dont ses poubelles sont fouillées par la municipalité de Puteaux, de voter Joëlle Ceccaldi-Raynaud car l’UDI l’impose.

Le problème, c’est que sur le fond, Grébert a raison.

 

Si l’aile gauche quitte le Modem, je pense que la spécificité, la marque Modem sera moins intéressante, y compris pour l’UDI.

 

L’objectif à terme est de faire des voix.

 

Et Bayrou a fait près de 18% des voix car il a mordu sur l’électorat centre-gauche.

 

En ce sens, je suis totalement en accord avec Hervé Morin quand il plaide pour «une structure légère», «délibérante», constituée à partir d’une «déclaration commune qui soit engageante».

J’ajoute que je suis d’accord quand il explique :

« Il serait irresponsable de se lancer à six mois des municipales dans la construction d’un parti unique, avec des querelles de pouvoir de la base au sommet de l’appareil. En revanche, il estime indispensable que les responsables de la future alliance se réunissent très régulièrement pour délivrer un message commun »

Et je suis content quand il rajoute en plus Quant au «pacte» entre l’UDI et le MoDem, Hervé Morin tient à y voir deux clauses inscrites: le refus de tout accord électoral avec un candidat UMP allié à un FN et la promesse d’organiser des primaires pour désigner un représentant centriste à la présidentielle.

 

En plus, il est intéressant qu’il plaide pour une primaire pour désigner le candidat centriste en 2017. Après tout, c’est le meilleur mode de sélection.

 

Pour conclure, on ne mets pas fin à une dizaine d’année de déchirement en quelques mois. Pour ma part, je pense qu’il faut être prudent et pragmatique. Le rapprochement se doit de durer.

C’est pour ça qu’il vaut mieux, de mon point de vue, dans un premier temps, un travail, une réflexion et un dialogue.

2 octobre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pour Borloo, le centre doit pencher à droite

Comme je l’expliquais précédemment, je suis pour un travail en commun avec l’UDI mais je suis défavorable à ce que le Modem rejoigne l’UDI.

L’intervention que Borloo a faite au parisien, expliquant que le centre doit pencher à droite en est la raison principale.

Comme l’explique si bien le blog du centrisme, « Plus sérieusement, que le Centre choisisse une alliance à Droite ou à Gauche, celle-ci ne peut être, fort heureusement, que conjoncturelle. ».

Pour mémoire, le courant centriste va de Jacques Delors (centre gauche) à Raymond Barre (centre droit).

Comme l’explique si bien Wikipédia, « Le terme centrisme est utilisé pour désigner les courants politiques du centre. Le centrisme peut se percevoir soit comme l’affirmation d’une force politique distincte de la droite et de la gauche, soit comme un compromis entre les deux. Le terme peut également être associé à l’idée de modération entre des antagonismes politiques : conservatisme et progressisme sur le plan des réformes, socialisme, libéralisme et conservatisme sur le plan des idées, interventionnisme et laissez-faire sur le plan économique. »

Sur ceux, il est évident que les centristes sont dans l’opposition aujourd’hui.

La politique économique de François Hollande est une catastrophe et nous mène dans le mur. En tant que centriste, j’attends un minimum de bon sens.

Mais j’estime que les centristes devaient être dans l’opposition sous Nicolas Sarkozy. Déjà économiquement comme c’est si bien expliqué dans le livre de Peyrelevade.

Notons qu’au niveau dette, selon Thierry Breton, ancien ministre du budget sous le gouvernement Villepin, Sarkozy a fait pire que deux septennats de Mitterrand.

Je rappelle que François Bayrou, en 2007, avait fait une campagne contre la dette. Il y a déjà un désaccord flagrant.

Mais il y a un problème de valeur. Le centre est humaniste, et sélectionne selon le mérite, sans regarder l’origine ou la couleur de peau.

Au contraire, Nicolas Sarkozy, par pitié, a fait la discrimination positive, et il a pointé du doigt les catégories fragilisé.

Le discours de Grenoble en est l’un des exemples.

Ça aussi, le centre ne peut pas l’accepter.

Sur ceux, il y a deux raison qui font que j’ai du mal avec centre = droite.

La première est que si l’on claque par principe la porte au PS, celui-ci sera obligé d’aller vers le front de gauche.

Certes, aujourd’hui, le PS ne veut pas de nous.

Mais les choses peuvent évoluer.

Et pour l’intérêt général, je trouve ça malsain de pousser le PS, censé être un parti de gouvernement, vers l’extrême gauche.

Mais il y a une deuxième raison.

Si centre = droite, au second tour, la droite pensant nos voix acquises ne fera aucun effort, préférant même parfois aller vers l’extrême droite.

En ce qui me concerne, je refuse de soutenir un Copé et ses pains au chocolat.

Sachant que la droite aussi ne veut pas de nous, rappelant que Philippe Pemezec, le maire très à droite frontière poreuse avec le FN a fait tomber le bastion centriste de Clamart, que l’UMP a préféré une opposition stérile à un vrai travail d’opposition centriste sur Bagneux permettant au maire communiste d’être réélue prochainement, j’attends des partis centristes qu’ils soient-eux même.

Un travail intelligent entre l’UDI et le Modem est nécessaire, ça va de soi.

Mais il faut un parti qui, si nécessaire, combatte la gauchisation du PS et combatte la droitisation de l’UMP.

10 septembre 2013 Posted by | Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Union du centre : cas concret à Malakoff

J’ai lu avec grande attention le billet sur le blog du centrisme sur la perspective d’une union du centre.

 

Je vais donc rappeler quelques grandes lignes.

Les centristes, divisés, sont dans deux formations politiques : le Modem et l’UDI.

 

Comme je l’écrivais, il y a une différence entre le Modem et l’UDI.

Disons que le Modem est un parti centriste, un vrai de vrai, un dur de dur.

C’est d’ailleurs ce qui fait sa cassure, cassure entre le centre gauche et le centre droit.

 

L’UDI est un parti de droite modérée (si on retire le CNI).

Le centre droit faisant parti du centre et de la droite modérée, on trouve beaucoup de membre du centre droit à l’UDI.

 

Cela induit une différence tactique entre l’UDI et le Modem fondamentale : le Modem est pour une alliance à géométrie variable avec tous les modérés là où l’UDI est pour une alliance privilégiée avec la droite, y compris celle de Copé.

 

De fait, on arrive à une contradiction (mais pour moi, la politique, c’est de gérer des contradictions).

 

L’UDI est au final le parti le plus proche du Modem, mais pourtant, l’UDI doit peut-être être le parti le plus détesté par le Modem. Ce fut, je pense, aussi le cas du nouveau centre, qui était sans doute le parti le plus proche du Modem mais pourtant, le parti le plus détesté par le Modem.

 

Notons que cette détestation existe entre les deux leaders, Jean Louis Borloo et François Bayrou.

Comme l’écrit si bien le blog du centrisme, les deux hommes ne s’apprécient guère depuis la présidentielle de 2002 où Bayrou estime avoir été trahi par Borloo.

 

Le terme exact, pour moi, pour définir cette détestation, est « frères ennemis ».

 

A partir de là, comment faire une union du centre.

 

Selon le blog du centrisme, elle se fera dans un premier temps pour des raisons de survie.

Les sondages (certes, ce n’est que des sondages) sont mauvais pour l’UDI et le Modem, y compris aux européennes, élection pourtant adaptée aux centristes.

 

Afin de survivre, l’UDI et le Modem pourraient faire listes communes aux européennes. Le scénario est crédible, il est même souhaitable.

 

De là, il permettra, éventuellement, un premier dialogue afin qu’ensuite, les leaders centristes s’asseyent autour d’une table.

 

Mais, dans la pratique, ça me semble loin.

Cas concret : Malakoff.

 

Le maire sortant, Catherine Margaté, devrait être réélu sans problème.

Néanmoins, il y a un espace pour le centre.

Et une liste centriste (au sens large) pourrait vraiment tirer son épingle du jeu, ce qui permettrait une reconstruction du centre sur le long terme sur la ville de Malakoff.

 

Seulement, les états-majors se font attendre, en particulier celui de l’UDI.

 

Pire, l’espace centriste risque d’être occupé par des non centristes (je l’avais déjà écrit dans ma fiction politique).

 

Pour des raisons de survie, le centre pourrait s’unir et être gagnant, à long terme, sur Malakoff.

Ce ne sera pas le cas.

Quand on est con, on est con chantait Brassens.

30 août 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Jean François Copé menace (déjà) l’UDI

Si l’UDI pense que l’UMP va être compatissant, elle se trompe.

C’est triste à dire, c’est même peut démocratique, mais l’UMP ne comprend qu’un seul langage: le pied dans la gueule.

Ce constat triste et lucide vaut aussi pour le Modem vis à vis du PS.

 

Comme je l’ai déjà écrit, ni la gauche, ni la droite n’aime le centre.

 

Comme on est toujours troisième (au mieux), l’objectif est, pour l’instant, de créer un rapport de force où l’on ne peut-être pas gagner, mais on peut faire perdre les autres.

A 15-20%, il est évident que l’on sera enfin aimé de l’UMP ou du PS…

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne compte pas adhérer à l’UDI.
Le combat pour une société plus pragmatique, plus consensuelle et où tout le monde est gagnant est un beau combat. Il mérite d’être porté.

Par ailleurs, je ne veux pas être obligé de soutenir une droite avec frontière poreuse avec le FN au nom d’obscures alliances. Je préfère ne pas être élu…

Je pense que la faiblesse de l’UDI est dans son soutien inconditionnel à l’UMP quoique qu’il arrive.

 

C’est en ce sens que la réaction de Jean François Copé, qui a l’intention de continuer la droitisation de l’UMP, est intéressante.

On a entre autre «Le secrétaire général et candidat à la présidence de l’UMP Jean-François Copé a rappelé dimanche que « l’UMP (n’était) pas le RPR » et mis en garde l’UDI contre la tentation de vouloir « se faire plus grosse que le boeuf », comme la grenouille de la fable de La Fontaine» avec la conclusion suivante «Je ferai tout ce que je peux, et je crois ne pas être le seul, pour qu’on épargne aux millions de Français de droite et de centre-droit l’horreur qu’a constitué le RPR et l’UDF, ces luttes fratricides où nos aînés se battaient tellement entre eux que c’était pour le plus grand bonheur de Mitterrand et de la gauche », a promis le député».

 

Avis à l’UDI, savez-vous que le centre gauche existe?

22 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le centrisme dubitatif sur l’UDI

Si il y a un blog que je suis régulièrement, c’est le blog du centrisme.

Il est intéressant dans la mesure où ce n’est pas des politiques qui l’alimentent mais des intellectuelles (ce n’est pas dit en mal, bien évidement).

Du coup, on peut avoir des visions originales et différentes sur le centre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le blog du centrisme me semble dubitatif sur la tentative de recomposition du centre par l’UDI.
Dans un premier article publié, le blog du centrisme a vu rouge.

Effectivement, Borloo a déclaré:’On n’a parlé de centre que lorsque l’ex-UDF est devenue cette espèce de machin qui ne savait plus où il habitait. Le centre, cela ne veut rien dire. Jean Lecanuet, Simone Veil ou Valéry Giscard d’Estaing ne se sont jamais définis comme appartenant au centre.‘.

Et de rajouter ‘L’UDI est composée de libéraux sociaux-démocrates, européens, modernes et progressistes. Elle incarne une opposition constructive, pas sectaire, mais tonique.’.

C’est écrit dans le figaro.

Ceux qui se sentent au centre, et en particulier au centre gauche, apprécieront.

Enfin, le blog du centrisme revient sur le congrès de l’UDI (auquel j’ai moi-même assisté).

Effectivement, le blog du centrisme trouve le congrès surréaliste.

Il est entre autre écrit:’Simone Veil en invitée d’honneur (muette) et sorte de parraine de la formation (n’oublions pas qu’elle déteste François Bayrou), une salle de la Mutualité bondée, des médias présents en nombre, un message vidéo de bonne chance de Valéry Giscard d’Estaing (qui déteste aussi François Bayrou) et tous les leaders centristes présents (sauf, évidemment François Bayrou!), le congrès fondateur de l’UDI est, de ce point de vue, une totale réussite.

Et de s’en reprendre à Jean Louis Borloo,’

Mais si l’on doutait que ce rassemblement est encore fait de bric et de broc et qu’il doit beaucoup travailler avant de devenir une entité unie, il suffisait d’écouter les orateurs qui se sont succédé à la tribune et d’observer leurs comportements.
Ainsi, pas une fois, lors de son discours, Jean-Louis Borloo n’a utilisé les mots «Centre», «Centrisme» et «centriste» (tout juste a-t-il mentionné une fois la «vieille famille centriste» parmi d’autres à la fin de son intervention et expliqué que le centre-gauche était plus proche de l’UDI que de l’extrême-gauche) alors qu’Hervé Morin, son adversaire dans la nouvelle formation, avait truffé le sien de ceux-ci.
Il faut dire que le président de l’UDI avait répété, quelques minutes auparavant, devant les caméras de la chaîne parlementaire son propos du Figaro magazine selon lequel «on n’a parlé du Centre que lorsque l’ex-UDF est devenue cette espèce de machin qui ne savait plus où il habitait. Le Centre, cela ne veut rien dire».
De même, Borloo n’a pas dit un mot sur la structure confédérale de l’UDI alors que Morin a bien appuyé sur cet aspect là.

‘.

Sur les rivalités, là encore, le centrisme note ‘Quant au discours d’Hervé Morin, il fut un tout petit peu plus long que ce qui était prévu ce qui permit à Jean-Christophe Lagarde (son ex-second et actuel ennemi mortel) qui lui a succédé de demander immédiatement aux participants de sa table-ronde d’être concis à cause du retard pris, bonjour l’ambiance!’.

Enfin, le blog du centrisme note beaucoup d’auto-congratulation, notamment lorsque l’UDI se vante d’avoir 60 parlementaires sur 925.

22 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

De retour du congrès de l’UDI

Je reviens de la mutualité.

Sur le fond, rien de nouveau par rapport à ce que j’ai écrit.

La dynamique est, pour l’instant, du côté de l’UDI.

D’ailleurs, la moitié du conseil départemental Modem 92 était présent.

Sur les critiques, je maintiens aussi ce que j’ai écrit.

L’alliance privilégié à droite, même si pour l’instant (et depuis fort longtemps) la gauche ne veut pas de nous, est une erreur.

Par exemple, si c’est Jean François Copé qui prend la tête de l’UMP et qu’il devient le prochain président de la république (en tout cas, il y pense grandement en se rasant chaque matin), applaudirons-nous des discours faisant du chômeur, du roumain ou l’immigré un bouc-émissaire ou mettrons nous nos convictions en avant en allant jusqu’à perdre des sièges?

Je rappelles que Nicolas Sarkozy a explosé le déficit public et a monté les français les uns contre les autres. Ceci est à mon sens l’inverse d’une politique centriste.
Je le répète car je crois que pour l’UDI, c’est une question de fond.

Jean Louis Borloo peut prétendre, à juste titre, que le centre gauche (Jacques Delors, Michel Rocard) est plus proche du centre droit que de la gauche radical sauce Mélenchon, le centre gauche reste très éloigné de Nicolas Sarkozy.

En ce qui me concerne, je pense que exclure le centre gauche d’une réunion du centre est une erreur.

Enfin, je tiens à préciser que comme le seul échappatoire est une stratégie locale, je souhaite pouvoir travailler sur le terrain avec l’UDI.

Comme l’opposition est dans les choux à Malakoff, c’est pour trouver une ouverture que j’ai été au congrès de l’UDI.

Un partenariat UDI-Modem à Malakoff serait, à mon avis, un plus où tout le monde aurait à y gagner.

L’Hérétique pense pareil pour Paris.

Sur ce point, je n’ai pas été déçu.

21 octobre 2012 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Centre Borloo VS Centre Bayrou

(Selon le canard enchaîné de cette semaine)

4 octobre 2012 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

Non, monsieur Borloo, le Centre n’est pas «historiquement» toujours l’allié de la Droite (Le centrisme)

Borloo a répondu à François Bayrou: Centre = droite.

 

J’ai déjà dit ce que j’en pensais, et je vais donc le répéter.

Je ne suis pas en accord avec cette vision. Et ceci pour deux raisons, d’autant que le centre va de Raymond Barre à Jacques Delors pour moi.

La première est que je refuse de potentiellement soutenir une politique de droite comme celle de Nicolas Sarkozy qui est inégalitaire, communautariste, montre du doigt certaines catégories et par-dessus tout fait du déficit.

Je tiens d’ailleurs à rappeler que Philippe Pemezec, maire UMP droite dure avec frontière poreuse avec le FN, a fait tomber le bastion centriste Clamart.

 

De plus, si on claque la porte au PS éternellement (il faut rappeler néanmoins que pour l’instant c’est eux qui ne veulent pas de nous), on pousse le PS vers le front de gauche. Pour l’intérêt général, c’est très contestable.

 

Sur le fond, on ne rappellera jamais assez que ni la droite, ni la gauche n’aiment le centre.

 

Au final, le mieux pour nous est de rester nous-même.

 

Le blog du centrisme va plus loin.

Il rappelle, sans remonter jusqu’à la troisième république, que les centristes n’ont pas toujours été historiquement avec la droite.

Il le rappelle aussi pour le parti radical dont le président est un certain Jean Louis Borloo.

 

Par ailleurs, il est à rappeler que les centristes se sont affaiblis en ralliant un parti de droite en 2002, l’UMP, avec encore un certain Jean Louis Borloo.

Ils ne manquaient pas d’indépendance à cette époque….

 

La suite ici….

 

 

28 septembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Que penser de l’UDI?

Ça y est, l’UDI, nouvelle confédération de centre droit est enfin crée sous l’impulsion de Jean Louis Borloo.

 

Des points positifs d’abord.

Il y a une dynamique, c’est évident.

Une envie d’indépendance aussi. On est loin du temps où les centristes de droites n’avaient que l’intention d’aller à la soupe et la manger.

Peut-être iront-ils à la soupe sans la manger.

 

On change enfin d’état d’esprit. Le temps où certains centristes de droite ralliaient en 2002 l’UMP (dont Jean Louis Borloo), le temps où les centristes de droites applaudissaient sans conditions la politique de Nicolas Sarkozy (avec explosion du déficit public et inégalité assumé, il approuvait même la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD), soutenait Nicolas Sarkozy dès le premier tour, ce temps-là est enfin terminé. On devrait enfin avoir une indépendance d’état d’esprit.

 

Nous avons également des personnes intéressante du Modem qui sont dans cette dynamique comme Jean-Marie Vanlerenberghe et même des gens venant de la gauche comme Alain Dolium ou ayant soutenu le PS au second tour de la présidentielle et des législatives comme Olivier Heno.

 

Nous avons aussi des personnes moins pertinentes comme Eric Azière, responsable des investitures au Modem qui est à l’origine d’une catastrophe lors des législatives dans la 11ème circonscription des Hauts de Seines.

 

Néanmoins, il y a à mon sens un point négatif.

L’alliance ne se fait que sur la droite.

Cela veut-il dire que si l’UMP se droitise alors que le PS se social-démocratise, l’UDI s’alliera à la droite par principe?

Comme je l’ai déjà écrit, le centre ne peut être ni avec la gauche, ni avec la droite aujourd’hui.

Néanmoins, il est vrai que la donne pourra éventuellement changer avec le potentiel changement à la tête de l’UMP.

En fait, la situation peut toujours changer en mieux ou en pire.

Pour ma part, privilégier l’alliance qu’avec la droite est dangereux. Cela pousse le PS vers le front de gauche, et vers une gauche décomplexé.

De même, peut-on cautionner une UMP, ayant comme mentalité envers les centristes « Donnez-nous vos voix et fermez vos gueules », et rendant la frontière avec le FN poreuse?

 

Donc pour l’instant, wait and see.

 

20 septembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire