Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Jean Pierre Raffarin n’exclut pas de voter la confiance à François Hollande

Je n’ai pas un bon souvenir de l’action gouvernementale menée par Jean Pierre Raffarin. Néanmoins, je tiens à saluer sa responsabilité.

Effectivement, dans le cadre du contrat de responsabilité, proposé par François Hollande, Jean Pierre Raffarin affiche et affirme qu’il pourrait voter la confiance au gouvernement en Juin prochain.

 

C’est une avancée positive, car c’est aller vers une opposition enfin responsable, chose rare et vraiment désastreux quand l’opposition devient majorité.

 

Je pense qu’il faut remonter plus loin.

Lors des présidentielle 2012, le sujet de fond, la mondialisation (ou la globalisation de notre économie), n’a pas été abordé (excepté par François Bayrou).

 

Effectivement, la mondialisation est un fait.

Elle a des avancées positives, comme un accès plus facile à la culture, à l’information, des biens et des services qui circulent plus facilement…

Or elle a un coût non négligeable : la concurrence entre pays est beaucoup plus sévère.

 

Il ne faut pas se tromper, la mondialisation se fera, et si on trouvait sur Mars des martiens, on ferait sans doute de la « spacelisation ».

 

Or, dans la concurrence qu’impose la mondialisation, la France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu.

On me dira que contrairement aux théories de Ricardo, la mondialisation se fait sur une économie faussée.

Or, le problème n’est pas là. Je suis persuadé que si la concurrence était non-faussée, la France serait perdante dans la mondialisation.

De plus, malgré que la concurrence soit faussée, la Corée du Sud, ou l’Allemagne (qui fait partie de la zone euro), tirent leurs épingles du jeu.

 

De plus, la politique française empire la situation.

Comme l’explique Peyrelevade dans son livre, la France fait une politique favorisant la demande.

En résumé, elle favorise le pouvoir d’achat des ménages, soit par déduction d’impôts, en général sur les riches (sauce UMP), soit par augmentation des dépenses de l’état, principalement à destination des plus pauvres (sauce PS).

En général, cette politique est injuste car elle se fait au détriment des classes moyennes.

Mais elle est surtout économiquement stupide.

Effectivement, les ménages n’achète pas français, car l’appareil productif français est dégradé. Ils achètent donc à l’étranger, car nous ne produisons rien en France, où nous produisons plus cher et/ou de moins bonne qualité.

 

Il y a deux politiques alternatives :

  • Soit on ferme les frontières. C’est la politique prônée par le FN ou le Front de Gauche. Ça marche, ça existe, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que les habitants soient heureux. Sur ce point, Jean Louis Borloo a raison d’insister sur le fait que les européennes vont être une campagne contre la peur et le rejet de l’autre.
  • Où on essaye de tirer notre épingle du jeu dans la mondialisation.

Pour réussir à tirer notre épingle du jeu, il faut une politique de l’offre. Il faut permettre aux entreprises de faire plus de profil afin de pouvoir réinvestir.

On se base sur la vision de Schumpeter, et de la destruction créatrice.

Dans une économie capitaliste, un bien ou un service est voué à disparaître, car il sera fabriqué différemment ou remplacé par autre chose.

C’est la destruction, qui s’accompagne d’une perte d’emploi.

Mais le bien ou service qui va être fabriqué différemment, ou qui va remplacer un autre bien ou service, qui est la création, va générer de nouveaux emplois.

 

Pour qu’une entreprise soit dans la création, une condition est nécessaire, c’est qu’elle puisse investir.

Et pour investir, elle doit faire du profil.

 

Le pacte de responsabilité de Hollande va dans le bon sens, car c’est un changement de politique vers une politique de l’offre.

Alors certes, il faut être méfiant à bien des égards.

Pourquoi ne pas l’avoir annoncé pendant la campagne présidentielle, pourquoi, tant à renier ses promesse ne pas l’avoir fait au début du quinquennat ?

De plus, il serait souhaitable que les annonces soient mises en application.

 

Mais changer de logiciel, c’est déjà un bon début.

Comme le dit le blog du centrisme, avec un titre résumant bien la situation (Dur, dur, d’être un centriste!), on ne peut pas condamner le fond.

D’ailleurs, comme l’écrit le centrisme, « Jean-Louis Borloo l’a dit, l’UDI ne votera pas la confiance au gouvernement sur le Pacte de responsabilité présenté par François Hollande que pourtant il a salué comme un tournant libéral du président de la république.

De son côté, François Bayrou a expliqué que ce pacte allait dans la bonne direction (la sienne) mais qu’il était «trop tard» pour le soutenir alors que son alliance, le 5 novembre dernier (une éternité…) venait justement de ce François Hollande ne voulait pas faire ce qu’il vient de proposer de faire.

Ceux qui aiment la clarté en politique en seront donc pour leurs frais…

Bien sûr, pour l’instant, les propositions du président de la république ne sont que des mots et n’engagent, comme on le dit cyniquement, que ceux qui y croient.

Mais si, demain, les actes suivent?

Jean-Louis Borloo, donc, ne les soutiendrait pas au nom d’une «opposition constructive».

Quant à François Bayrou, son «il est trop tard» signifierait-il que même si l’on prend les bonnes mesures, tout est déjà foutu? »

Et d’ajouter « Soit on est d’accord avec une politique spécifique ou des mesures particulières, on les supporte.

Soit on n’est pas d’accord et on ne les supporte pas.

Mais il est difficile de comprendre que, quand on est d’accord, on s’oppose!

Ce n’est pas ce que l’on appelle une démarche responsable, consensuelle et équilibrée, des mots qu’utilisent souvent les leaders des partis centristes.

D’autant que supporter des mesures ou une politique spécifique ne signifie pas ralliement ou allégeance à un projet politique global. »

Et de conclure : « D’un côté, il y a un Jean-Louis Borloo qui prétend que l’alliance naturelle du Centre ne peut se faire qu’avec la Droite (à l’exclusion de l’extrême-droite), c’est-à-dire quel que soit les propositions de cette dernière et de celles de la Gauche.

De l’autre côté, il y a un François Bayrou qui disait, il y a encore peu, que le Centre ne devait pas faire alliance avec quiconque, indépendance rimant, selon lui, avec solitude (aujourd’hui, il défend la position de Jean-Louis Borloo au sein de l’Alternative).

Du coup, ils se sont lié les mains car la seule bonne position en la matière est de revendiquer une totale indépendance politique tout en nouant, au moment des élections, des alliances avec le ou les partis qui sont le plus proche de vos thèses.

Et, entre les élections, de supporter toute bonne initiative, notamment celles que l’on propose soi-même ou qui y ressemble étrangement…

Si les centristes agissaient ainsi, alors ils pourraient non seulement saluer mais aussi soutenir les bonnes mesures qui viennent de droite et de gauche, c’est-à-dire celles qu’ils défendent et que la droite et la gauche leur piquent!

Au lieu de cela, à force de ne pas savoir réellement où ils sont ou de courir après des accords électoraux pour ne pas couler, ils sont obligés à des circonvolutions parfois pathétiques où plus personne ne s’y retrouve et qui, malheureusement, décrédibilise le Centre et le Centrisme.

Un dernier sondage pour les municipales montrent que seuls 10% des Français souhaitent la victoire d’une liste UDI ou MoDem.

Ceci explique peut-être cela. »

Au vu de la situation désastreuse de la France, on ne peut qu’applaudir un discours qui va dans le bon sens, l’étape suivante étant de tout faire pour passer de la bonne intention aux actes.

 

Voir Jean Pierre Raffarin essayer d’être responsable, ça me réjouît, car ce qui compte, c’est l’intérêt de la France et des français.

Publicités

24 janvier 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Tournons la page du mariage gay et parlons enfin des vrais problèmes de la France !

J’aimerai apporter mon grain de sel au billet de l’Hérétique dont je partage les grandes lignes.

 

Il est vraiment temps de parler des vrais problèmes de la France, comme je l’avais déjà écrit précédemment.

 

Il s’agit déjà de crédibilité de la classe politique.

Imaginez un politique parlant avec un chômeur et ayant le discours suivant (je caricature, je sais) :

« Bonjour, tu es au chômage. Tu n’es personne car tu es au chômage. Ce n’est pas de ta faute (un licenciement arrive si vite) mais tu es personne quand même. Certes, tu joues le jeu car tu passes 3 entretiens par jour, mais pas de chance tu n’as pas encore d’emploi (voir l’excellente scène de début avec Gérard Jugnot dans une époque formidable), tu ne peux plus payer ton loyer ou que sais-je, mais je tiens à le signaler : ton problème, qui est le problème majeur de la France, c’est le mariage gay »

Franchement, notre politique passe pour quoi ?

Plus sérieusement, le problème de la France est d’abord l’économie qui se dégrade de plus en plus.

Plus exactement, le problème de la France, c’est sa place dans la mondialisation.

La France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu dans la concurrence mondiale qu’impose la mondialisation.

 

Et j’aimerai bien que le débat tourne autour de cette question vitale, car dans cette concurrence, les autres pays raflent les marchés que nous ne raflons pas, ainsi que l’enrichissement (qui permet d’enrichir l’état et/ou les habitants) et de créer les emplois qui permettent de répondre aux carnets de commande.

 

Allons plus loin.

Quelle politique face à la mondialisation.

Première, servie par l’UMP et le PS, une politique de la demande. On augmente artificiellement le pouvoir d’achat des ménages pour qu’ils consomment.

On le fait par déduction d’impôt (sauce UMP, c’est les plus aisés qui en profitent),  ou par augmentation de la dépense public (sauce PS, c’est les classes populaires qui en profitent).

Cette politique est foncièrement injuste.  Comme les moyens de l’état sont limités, c’est une catégorie particulière qui en profite.  En général, cette politique se fait toujours au détriment des classes moyennes.

Mais le pire n’est pas là.

Comme la France n’est pas compétitive dans la mondialisation, les ménages achètent à l’étranger.

En gros, on fait du déficit pour favoriser nos concurrents.

Bien, c’est franchement très intelligent.

 

Seconde possibilité : comme on a un problème avec l’économie ouverte, on décide de vivre dans une économie fermée.

C’est en particulier le choix du FN et du front de gauche.

Au fond, ça peut marcher, ça existe, c’est la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sure que les habitants de Corée du Nord soient heureux.

 

Troisième possibilité : une politique centrée sur l’offre. On aide nos entreprises à être compétitive et à être en mesure de prendre des marchés. Ça suppose de limiter l’évolution salariale (lire le livre de Peyrelevade pour plus de détails), en commençant par le haut de la pyramide.

La TVA sociale ou la CSG sociale vont dans ce sens.

 

D’où la question : pourquoi le problème n’est pas débattu ? Pourquoi n’en a-t-on pas débattu avant, notamment durant la présidentielle ?

 

Je pense que la raison est simple : nos politiques n’ont aucune lucidité sur la situation économique du pays.

 

Le mariage gay sert à masquer le manque de vision, le manque de lucidité de nos politiques, de nos leaders de partis de gouvernement.

 

Hollande a besoin de cliver la société. Il doit cliver la société pour rassembler la gauche et faire oublier sa médiocrité économique. Il doit cliver la France pour mieux masquer la réalité qui rattrape l’incompétence économique de François Hollande.

Par ailleurs, il doit montrer que la droite de gouvernement, l’UMP (et l’UDI selon l’Hérétique) sont seulement de gros réactionnaires.

En gros, bien que Hollande soit nul en économie, il apparaît comme moderne car sur un sujet sociétal, il montre que la droite est réactionnaire.

Sur ce point, je partage certains aspects du billet du Parisien Libéral.

 

Le problème, c’est que ça marche. Il faut dire que l’UMP est dirigé par Jean François Copé qui profite du mariage gay pour aller vers les extrêmes et manifester sans complexes.

Jean François Copé et l’économie, ça fait deux, également.

 

Je crains que l’économie de la France ne soit pas abordée de sitôt.

27 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il faut un choc de lucidité (Peyrelevade)

S’il y a un économiste que j’aime beaucoup écouter ou lire, c’est Jean Peyrelevade.

Pendant le règne de Sarkozy, beaucoup de livre anti-sarkozisme paraissaient en librairie.

 

Aucun n’a été du niveau de celui de Jean Peyrelevade, Sarkozy ou l’erreur historique (dont la critique est ici). Effectivement, là où l’ensemble des livres anti-sarkozisme attaquait l’ancien chef de l’état sur son mode de gouvernance (y-compris François Bayrou), Peyrelevade le critiquait sur sa politique économique.

 

Résumer ce livre (Sarkozy ou l’erreur historique)  n’est pas une chose aisée. Je ne peux que recommander la lecture de ce livre. Je tiens à signaler que Peyrelevade a d’ailleurs écrit un autre livre avant la présidentielle 2012 (France, l’état critique) et qu’il avait co-signé avec Stéphane Cossé « François Hollande n’est pas crédible ».

 

Disons que Peyrelevade pense que l’appareil productif français, les entreprises, est fortement dégradé. Il estime que notre capacité à nous enrichir, qui est due aux entreprises, est de pire en pire.

Du coup, toutes politiques de la demande, centré sur l’aide des ménages, soit par déduction d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense publique (sauce UMP) est vouée à l’échec.

Dans la pratique, nous finançons, par notre déficit public, nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, Jean Peyrelevade pense qu’il faut aider nos entreprises à faire des marges afin qu’elles puissent s’enrichir pour pouvoir réinvestir derrière.

C’est l’investissement d’aujourd’hui, si on se réfère au principe de Schumpeter et de la destruction créatrice, qui feront les emplois de demain.

Les entreprises françaises, comparées aux entreprises étrangères, étant plus taxées, il faut donc transférer une partie des charges des entreprises sur les ménages.

C’est le principe de la TVA sociale ou de la CSG sociale.

Aujourd’hui, Jean Peyrelevade écrit une nouvelle tribune qui vaut vraiment le détour dans les échos.

Le titre : Le choc de lucidité

 

Et de commencer :

« Les « chocs » sont à la mode dans le discours public. Le seul dont on ait vraiment besoin serait un choc de lucidité, gouvernementale et collective. Quand nos dirigeants, quand le peuple avec eux, prendront-ils vraiment conscience de l’extrême gravité de notre situation ? »

Le diagnostic est donc :

« Depuis quinze ans, depuis la création de l’euro, nous vivons au-dessus de nos moyens. Pas seulement l’Etat dont tous les budgets sont en déficit depuis beaucoup plus longtemps. Pas seulement au regard de nos échanges avec l’étranger dont le déséquilibre permanent est financé par une dette extérieure croissante. Le cœur de nos difficultés tient au fait que, depuis le début des années 2000, au nom de satisfactions immédiates, nous détruisons systématiquement notre appareil productif. Là est la cause, sans cesse aggravée, de nos insuffisances. Si nous n’y portons pas remède, de manière vigoureuse et rapide, nous sommes condamnés à une croissance nulle, donc à un recul du pouvoir d’achat et à une augmentation du chômage de 200.000 personnes par an jusqu’à la fin du quinquennat.

Pour quelle raison ? Disons-le en termes simples, compréhensibles pour tous. Depuis quinze ans, les prix de revient de notre industrie, secteur le plus exposé à la concurrence internationale, croissent plus vite que ses prix de vente. L’alourdissement des charges sociales et fiscales, certes trop élevées, n’est pas l’explication principale de cette évolution qui voit les marges des entreprises se réduire, leurs défaillances se multiplier et le tissu industriel se nécroser. La vérité est plus rude, qu’un « choc de compétitivité » ponctuel et limité ne masquera pas très longtemps. Depuis quinze ans, dans toute l’économie, dans le secteur public, dans les services, dans la production elle-même, le coût du travail est trop élevé et augmente plus vite que la productivité par tête, dont le taux de croissance annuel est nettement inférieur à 1 %. Droite et gauche confondues, Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, chefs d’entreprise et salariés, nous sommes tous responsables. Si nous continuons ainsi, nous allons avec certitude vers de sombres échéances. »

Pour les remèdes :

« Une seule réponse serait efficace : revenir à une certaine modération salariale, en commençant par le haut de la pyramide, et augmenter la productivité par tête. En travaillant plus, non pas moins, et surtout en investissant davantage. Le capital n’est pas un problème, ou plus exactement son accumulation, c’est une partie de la solution. Je sais qu’il est à gauche une thèse convenue : les patrons, mauvais citoyens, intéressés plus par l’argent que par l’avenir de leurs entreprises, préféreraient distribuer des dividendes plutôt qu’investir. Cette affirmation est globalement inexacte. »

 

Pour finir, Peyrelevade met en garde :

« Les conséquences sont inéluctables. Investissant peu dans l’absolu mais trop par rapport à leurs capacités financières, les entreprises françaises voient leur endettement augmenter et leurs difficultés de trésorerie se multiplier. La spirale de leur destruction n’est donc pas arrêtée. Même si cela est pénible à court terme, il n’est pas d’autre moyen de mettre un terme à la dégradation structurelle de notre économie que de réduire la dépense publique et les charges qui pèsent sur le travail, de modérer l’évolution salariale et d’augmenter la productivité. Austère perspective ? Sans doute. Mais mieux vaut être lucide dans la douleur, puis guérir, qu’inconscient dans l’illusion et sombrer. »

20 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Rappelons-nous que Nicolas Sarkozy n’était pas brillant

sarkozy 001_1

Aujourd’hui, François Hollande, piètre président de la république, est sous le feu de critiques virulentes de la part des français.

 

Pire, les français commence à regretter, ou même regrettent Nicolas Sarkozy.

Le problème, c’est qu’ils ne disaient pas ça en Juin dernier, et il ne disait pas ça à juste titre.

Ils ont élus François Hollande pour battre définitivement Nicolas Sarkozy.

 

Bref, le moment de rappeler que Nicolas Sarkozy était lui aussi un piètre président de la république.

Sur ce point, l’analyse et l’envers du décor des propos de François Fillon, ancien premier ministre de Sarkozy, qui seront dans un documentaire de Franz-Olivier et qui sera diffusé le 8 mai sur France 3, est intéressant.

 

Pour mémoire, François Fillon lance sa célèbre phrase: « Je suis à la tête d’un état en faillite ».

Il va de soi que je suis en total accord avec ces propos.

 

On peut décortiquer le lapsus (« je suis à la tête ») mais je préfère décortiquer le fond (« d’un état en faillite »).

Effectivement, il y a une véritable différence de fond entre François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, « Il pense alors que la situation économique est très maîtrisable et que, après les difficultés, tout ça va se redresser ».

Au contraire, François Fillon, « fasciné par son côté lapin Duracell, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », pense « que l’on est dans une crise structurelle très grave. Jusqu’à la crise de 2008, cette perception restera la mienne et ne sera pas celle du président ».

 

En fait, comme je l’ai encore rappelé hier, la différence est entre une politique de l’offre et de la demande.

 

Sarkozy veut soutenir la consommation des ménages. Pour cela, il augmente par diminution d’impôt (sur les plus fortunés) le pouvoir d’achat.

Or, notre appareil productif est dégradé. En résumé, on ne produit plus rien en France. On achète donc à l’étranger.

En plus d’être injuste (seul les ménages fortunés en profitent), on finance par nos impôts un déficit public et nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, on peut estimer que François Fillon est pour une politique de l’offre. C’est à dire rendre nos entreprises performantes pour qu’elles puissent nous enrichir, choix fait en Allemagne.

D’ailleurs, ce point est très bien expliqué dans le livre de Peyrelevade.

 

Et côté cohérence, c’est pour ça que Sarkozy était contre la TVA sociale avant puis pour après.

 

Enfin, il y a aussi une autre différence entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, différence qui a fait que François Bayrou a préféré François Hollande à Nicolas Sarkozy au second tour (pour ma part, je pense qu’il aurait dû appeler à voter blanc).

 

Il s’agit du FN.

« Nicolas Sarkozy pense que est à combattre parce qu’il affaiblit la droite ».

Et pour François Fillon: « Moi, je pense que le Front National est à combattre parce qu’il est hors des limites du pacte républicain. Ça, c’est une vraie divergence ».

2 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le cancre Hollande s’attaque à la première de la classe Merkel

En plus d’être nul, François Hollande est lâche.

Dernièrement, le PS, avec l’aval de François Hollande, a adopté un texte malsain en parlant de l’intransigeance égoïste de la chancelière allemande.

Ce n’est pas la première fois.
Montebourg avait parlé de politique à la Bismarck d’Angela Merkel.

 

Franchement, cette réaction m’énerve.

On est en pleine fable de la cigale et la fourmi.

D’ailleurs, le feuilleton n’est pas nouveau (épisode 1, 2 et 3).

 

Plusieurs points me font sauter au plafond.

Le premier est la forme. J’ai l’impression de voir la racaille Hollande menacer l’honnête travailleuse Merkel pour avoir des sous qu’il ne veut pas gagner à la sueur de son front.

 

Mais le fond est pire.

Déjà sur l’endettement français. Les français, et bien avant Hollande, par lâcheté, démagogie, électoralisme n’ont jamais voulu fâcher les français.

Ils ont donc laissé filer les dépenses de fonctionnement, faisant de la France une potentielle Grèce, une potentielle Argentine, un potentiel SDF et un potentiel clochard.

Réduire la dette est une nécessité économique,  une nécessité démocratique et une nécessité sociale.

Je rappelle que réduire la dette passe par une augmentation des recettes (la seule chose que François Hollande sache faire), une diminution des dépenses mais également une rationalisation des dépenses publiques.

Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir?

 

Car François Hollande, comme c’est le cas de ses prédécesseurs, ne fait rien pour réduire les dépenses (il ne faut surtout fâcher personne) et ne fait rien pour dépenser au mieux les deniers publics (on a encore le pôle emploi).

 

Mais le pire n’est même pas là. C’est d’abord la politique économique.

Comme je l’ai si souvent rappelé, la France est dans la mondialisation.

Cette mondialisation s’est accélérée avec Internet.

Elle a un avantage: une plus grande liberté de choix.

Notons également que la culture et l’information contradictoire est plus facilement disponible.

Mais le revers de la médaille, c’est que la concurrence est plus sévère entre les différents pays de la planète.

 

Quelle politique met en œuvre la France? Une politique de la demande.

Cela consiste à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat des ménages, soit par diminution d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense public (sauce PS).

Pour commencer, cette politique est foncièrement injuste. Comme les moyens sont limités, elle ne profite qu’à une catégorie limitée de la population. En général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

Pour continuer, cette politique fait exploser la dette de la France.

Mais elle est économiquement stupide et suicidaire.

Comme notre appareil productif est peu performant, nous produisons peu en France. Cela veut dire que les ménages achètent à l’étranger. Cela veut dire que la France fait du déficit public pour financer ses concurrents.

On finance nous-même notre future pauvreté et notre futur déclassement.

 

Quelle politique alternative?

La première est d’être dans une économie fermée. C’est le choix de Mélanchon et Le Pen.

Au fond, ça marche, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que l’on soit heureux en Corée du Nord.

 

Le second choix est d’essayer de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

L’objectif est d’augmenter la qualité de notre appareil productif afin qu’il puisse nous enrichir.

On fait dans ce cas une politique de l’offre. On aide les entreprises, dans un premier temps, à être compétitives.

On essaye de créer de la richesse.

Comme le dit très bien Peyrelevade, cela implique d’appauvrir momentanément les ménages, de transférer une partie de l’imposition des entreprises sur les ménages, afin qu’elles puissent augmenter les marges, investir (selon le principe de Schumpeter et de la destruction créatrice) et créer les emplois de demain.

 

C’est ce qu’a fait, à la différence de la France, l’Allemagne. Et aujourd’hui, l’Allemagne résiste mieux à la crise, et s’appauvrit moins vite que nous.

Car il ne faut pas se leurrer, le pouvoir d’achat des ménages français va s’appauvrir. On va vers un appauvrissement des français.

Il ne sera pas limité celui-ci, il sera spectaculaire!

 

Enfin, je vais finir par une anecdote. L’éducation nationale remarqua que la Bretagne avait les résultats les plus hauts de France au bac. Curieux, l’éducation nationale dépêcha un inspecteur afin de regarder pourquoi la Bretagne avait le meilleur taux de réussite. Il s’aperçut qu’en réalité, la Bretagne n’appliquait aucune circulaire de l’éducation nationale.

Furax, l’éducation nationale demanda à la Bretagne d’appliquer enfin les circulaires de l’éducation nationale.

 

Quand François Hollande s’attaque à Angela Merkel, il est dans cet état d’esprit.

1 mai 2013 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème de François Hollande, ce n’est pas Jérôme Cahuzac, c’est l’économie

Le problème de François Hollande n’est pas Jérôme Cahuzac. Jérôme Cahuzac, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mais si on regarde la question à tête plus reposé, François Hollande a géré plutôt correctement selon le canard enchaîné.

Selon le numéro du 27/03/2013, François Hollande savait qu’il allait virer Jérôme Cahuzac.

Il l’a fait au premier prétexte trouvé.

 

Non, le problème de François Hollande est qu’il ne comprend rien à l’économie.

Que peut-on attendre d’un président de la république qui se dit grand fiscaliste et qui finalement promet (et tente de mettre en application) une tranche à 75% ?

 

Je suis d’autant plus inquiet car selon mon énarque élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, celui-ci était, avec Pierre Moscovici, professeur d’économie  à sciences-Pô.

 

Je suis personnellement inquiet, car il s’agissait du cours d’économie à ne pas rater, selon les étudiants.

 

Je vais donc rappeler le contexte économique, que François Hollande n’a pas compris, ou alors qu’il  a compris mais refuse d’expliquer aux français et refuse de traiter, ménageant la chèvre et le choux.

 

Aujourd’hui, la France est dans la mondialisation. Internet a accéléré la mondialisation.

Si on trouvait des planètes habitées, il est important de comprendre que l’on ferait dans ce cas de la « space-lisation ».

 

La mondialisation a un avantage, on a une liberté de choix plus importante, puisque je peux aller acheter un bien ou service jusqu’en Chine.

Notons  que la culture est accessible plus facilement, grâce à Internet.

L’information aussi.

Néanmoins, la concurrence est plus sévère.

Or, le problème de fond est que la France n’est pas capable, contrairement à l’Allemagne, de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

Notons que contrairement à la théorie de Ricardo, la concurrence n’est pas parfaite. Elle est faussée.

Les Chinois, par exemple, dévaluent intentionnellement leur monnaie.

Mais ça ne change rien. D’autant que les allemands, malgré tout, profitent de cette mondialisation.

 

Je suis persuadé que si la concurrence était parfaite, la France se ferait quand même bouffer.

 

En résumé, la France n’est pas compétitive, aussi bien en compétitivité coût (c’est dû à notre système de protection sociale) qu’en compétitivité qualité (je rappelle un exemple : l’informatique).

 

Il va de soi que je suis pour jouer la compétitivité qualité. Si on ne joue que la compétitivité coût, on pourra dire adieu à notre service public.

Seulement, jouer la compétitivité qualité, c’est long. En particulier, ça passera par une refonte totale de l’éducation nationale.

 

Le problème, c’est que depuis 30 ans (environ),  on fait une politique consistant à soutenir la demande. La puissance publique, par diminution des impôts (sauce UMP) ou augmentation des dépenses publiques (sauce PS) donne des sous aux ménages pour qu’ils consomment.

C’est totalement idiot, car comme la qualité ou le coût le plus bas est étranger, les français achètent à l’étranger. Cette politique faisant du déficit public, on condamne de fait notre service public, et en plus, on finance sur nos impôts nos contribuables.

 

Quels sont les alternatives ?

La première est de se dire qu’il faudrait être dans une économie fermée. En gros, il faut que la France devienne une Corée du Nord.

C’est l’option de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon.

Pourquoi-pas. Mais je ne suis pas sûr q ‘ils soient heureux en Corée du Nord. De plus, le régime est vraiment inégalitaire.

 

Ou alors, on peut jouer le jeu de la mondialisation.

Dans cette politique, on soutient, à terme, au détriment des ménages, l’appareil productif.

C’est une politique de l’offre.

On permet à nos entreprises  de faire des marges afin d’investir. On se place dans une vision de Schumpeter et on raisonne selon le fait que le capitalisme est la destruction/créatrice.

 

C’est d’ailleurs ce qu’écrit Peyrelevade dans l’excellent livre « Sarkozy, l’erreur historique ».

8 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les charges patronales ont de beaux jours

Les charges patronales, impôt physiocrate, sont trop élevées en France.

Effectivement, pour un salaire de x, une entreprise paye x charges patronales.

Si un employé est payé 2000€ net, il coûte au total 4000€ à son employeur.

Pour une grande entreprise, on s’en sort. Mais pour une PME/TPE, les charges patronales sont un boulet.

Dans un contexte où la mondialisation est de plus en plus sévère et où la France est de moins en moins compétitive, il faut retrouver de la compétitivité.

 

Retrouver de la compétitivité qualité est assez long et difficile. Sur le long terme, on ne fera pas l’impasse sur une vraie réforme de l’éducation nationale.

Il nous faut donc, dans l’immédiat, retrouver de la compétitivité coût.

Et à terme, retrouver de la compétitivité coût passe par une diminution des charges patronales.

 

Comme les charges patronales servent à payer du service public auquel les français sont attaché, et ce n’est pas un mal, il faut transférer une partie des charges patronales sur les ménages.

Par ailleurs, Jean Peyrelevade rappelle que nos entreprises sont parmi les plus taxées d’Europe.

L’importance n’est pas de savoir comment le faire mais de le faire.

Sur-ce, deux possibilités sont envisageables: hausse de la CSG ou hausse de la TVA.

Comme on a abolit la TVA sociale (que Sarkozy a mis en place comme piège à centriste), reste la CSG.
Mais là aussi, c’est mal parti.

D’après un sondage, 70% des français sont contre la hausse de la CSG.

Il y a, je trouve, une forme d’égoïsme. Je pense que les charges patronales jouent contre l’emploi, surtout des catégories qui en sont le plus éloignés.

Pire, Arnaud Montebourg, ministre inutile du redressement productif, est également contre cette idée.

 

On n’est pas sorti de l’auberge.

 

11 octobre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le vote utile et lucide:François Bayrou

Je n’aime pas le terme de vote utile.

Il est martelé par les gros candidats (l’UMPS) pour masquer leur manque de vision.

Dans le cas de Hollande, il martèle qu’il faut voter pour lui car seul lui peut bouter dehors Nicolas Sarkozy, danger pour la France.

Or, comme l’explique si bien Peyrelevade, il y a un danger François Hollande, c’est un danger économique, surtout que celui-ci est poussé par Mélanchon.

 

Mais puisque le vote utile fait partie du débat, abordons-le.

 

Déjà, en ce qui me concerne, le vote utile est de donner du poids à l’idéal auquel on croit le plus, et en ce qui me concerne, c’est François Bayrou.

Mais je peux aussi donner un second argument.

Aujourd’hui, comme je le répète souvent, la France est dans la mondialisation.

Il ne s’agit pas d’en faire un jugement de valeur, mais de l’accepter comme un constat lucide.
D’ailleurs, je rappelle que la mairie communiste de Malakoff achète les pierres de la place du 11 novembre en Chine.

 

Pour relancer l’économie, l’UMPS, qui croit que la croissance va venir d’un coup de baguette magique, fait une politique de relance par la consommation.

Cette politique injuste (car ce n’est pas tout le monde qui en profite) consiste à donner des sous aux ménages (les uns par déduction fiscale sur les plus riches, les autres par augmentation des dépenses de l’état) pour qu’ils consomment.

Or, comme je le répète souvent, cette politique est dangereuse.

Elle est dangereuse car comme notre appareil productif est fortement dégradé, les ménages achètent à l’étranger.

Elle est aussi dangereuse car cette politique crée du déficit de fonctionnement qui à terme casse le service public et le pacte social français.
Donc on crée de la dette, cassant la société française, afin de financer nos concurrents dans la mondialisation.

 

Notre salut, avant de voir les chars du FMI envahir Paris, tout comme ils ont envahi Athènes, est de réduire notre déficit public et de doper notre appareil productif.

 

Seul François Bayrou a une lucidité sur la situation actuelle. Il a mis le produire au cœur de son programme afin de relancer l’appareil productif français.

Il a mis en avant le thème de la dette dès 2007.

L’UMPS continue à vivre sur une autre planète et il est urgent de les faire redescendre sur Terre.

Le seul vote qui fera redescendre l’UMPS sur terre est le vote qui porte une lucidité sur la situation française et qui fera redescendre les français et l’UMPS sur Terre.
Ce vote existe, il s’appelle François Bayrou.

17 avril 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy champion de la lutte contre les déficits: Une blague

Nicolas Sarkozy, dans sa quête de monter des pièges à cons de centristes, a eu une nouvelle trouvaille.

Faut dire que ses pièges à cons de centristes sont gros comme une maison.

Aujourd’hui, il se proclame président de la réduction des déficits.

 

Il dit même que c’est sa priorité.

Alors franchement, remettons les pendules à l’heure.

Certes, le déficit est moins élevé que prévu.

Mais Sarkozy, dès le début de mandat, a tout fait pour ne pas réduire le déficit.

Il est parti, tout comme François Hollande, sur le pari de la croissance.

Pensant que la croissance est surtout liée à la consommation, il a fait une politique injuste de relance par la consommation.

Il a donné des sous aux ménages (via déduction d’impôts) dont seuls les riches ont profité (bouclier fiscal).

Pire, cette politique, qui a creusé nos déficits (et par la même occasion met KO notre pacte social) a surtout servi à financer dans la mondialisation nos concurrents (Allemagne, Chine…).

La France ayant un appareil productif fortement dégradé, elle ne produit plus assez pour son marché intérieur.

Les ménages achètent dont les produits à l’étranger.

 

Donc le bilan de Sarkozy en terme de déficit est nul, et en plus il a contribué, via le bouclier fiscal, à générer une injustice: on a volé aux pauvres pour donner aux riches.

Mais qu’en est-il aujourd’hui?

Pour ma part, je pense que réduire le déficit passe par 3 axes:

  • Augmentation des recettes
  • Diminutions des dépenses
  • Optimisations des ressources. Pour préciser l’idée, il faut comprendre qu’il faut d’abord se poser la question du rôle avant de se poser la question des moyens.

 

Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention d’augmenter les impôts. Il le dit lui-même. Ce ne l’a pas empêché de créer de nouvelles taxes.

La diminution des dépenses est faite (il y a au moins ça) à l’aveugle.

Quant à l’optimisation des moyens de l’état, en dehors d’aider Bernard Tapie, je n’y crois pas de la part de Nicolas Sarkozy.

Je ne reviendrai pas sur l’ignoble réforme du pôle emploi. Mais rappelons que le président candidat change d’avis comme il change de chemise (exemple de la TVA sociale).

Comment peut-il avoir une vision sur le long terme du service public?

 

Il est urgent sur le point de la dette de sanctionner Nicolas Sarkozy.

Mais malheureusement, François Hollande a le même travers et son élection à la présidence de la république serait une catastrophe pour les finances du pays, permettant aux chars du FMI d’envahir Paris.

 

Seul François Bayrou, qui a dès 2007 fait une campagne sur la dette, propose un programme avec réduction des dépenses, augmentation des recettes et optimisation des moyens de l’état.

Par ailleurs, seul François Bayrou est juste dans l’effort.

 

Sur le même sujet, je vous invite à lire l’article de Peyrelevade.

15 avril 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le programme Mélanchon irréaliste (Thierry Philippon)

Suite aux difficultés sérieuses de la France, il est plus facile de faire de la démagogie (Hollande, Sarkozy) ou du poujadisme (Mélenchon, Le Pen) que de parler à l’intelligence des Français pour leur expliquer l’enjeu, poser les cartes sur la table et les éclairer (François Bayrou).

 

Il y a quelques mois, Jean Peyrelevade expliquait que le programme de François Hollande n’était pas crédible.

 

En ce moment, c’est Thierry Philippon qui nous décortique le programme de Mélenchon, aussi bien en calculant l’addition, qu’en expliquant les conséquences.

 

Je vous invite à lire ces deux articles.

Jean Luc Mélenchon est un fou dangereux qui si il était élu, conduirait à une catastrophe encore pire que l’UMPS (ce qui est un record en soi) et ferait de la France une Corée du Nord bis.

 

Et dire que François Hollande accepte d’être pris en otage par ce type…

6 avril 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire