Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Suite du feuilleton « 6 Rue Jean Jaurès »

Si lors du conseil municipal du 13/12/2017, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais voté contre la délibération sur le 6 et 6 bis Rue Jean Jaurès.

 

Au final, on devrait néanmoins s’en sortir, y compris financièrement parlant.

 

Mais par principe, pour raisons punitives, j’aurais voté contre.

 

Pour mémoire, c’est au 6 rue Jean Jaurès que se situe CASACO.

 

Le feuilleton remonte à très loin.

 

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, le conseil municipal donne droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (l’ancêtre de l’EPFIDF, Etablissement foncier d’Ile de France).

 

Le foncier étant cher, l’EPF92, fusionné au sein de l’EPFIF, sert de bras armé à la municipalité, car l’EPFIDF apporte le financement, les moyens.

L’EPFIDF permet d’avoir des moyens financiers pour faire les politiques d’urbanismes.

 

Néanmoins, une première interrogation, soulevé à l’époque par l’élu centriste Jean Emmanuel Paillon, est levé.

C’est celle de la transparence et des informations.

 

Bien vu, et Grand Moment de Jean Emmanuel Paillon, c’est totalement par un commentaire, donc par hasard, que j’apprends que l’EPF92 préempte 6 rue Jean Jaurès, chose qui me sera confirmé plus tard.

 

C’est intéressant car la personne qui m’a appris ça avait l’intention de faire un centre de formation professionnelle, ce qui finalement aurait été mieux.

 

A partir de là, c’est CASACO, espace de coworking, qui s’installe là.

 

Mais au conseil municipal du 13/12/2017, c’est le coup de théâtre.

Le potentiel projet dans le coin Jean Jaurès est réduit. La mairie ne voulant pas exproprier.

Il y aurait, selon la municipalité, des gens qui finalement, voudraient rester.

 

Du coup, une partie de la zone sort de l’EPFIDF.

 

Seulement, voilà, l’EPFIDF n’est pas un organisme caritatif.

 

La municipalité se retrouve donc obligé de racheter le 6 (et 6bis) rue Jean Jaurès.

 

Et pour CASACO.

Le contrat est prolongé 3 ans mais pas au-delà.

Soient ils rachètent à la mairie le 6 Rue Jean Jaurès, soient ils déménagent.

 

Et si CASACO déménage, la municipalité revendra le bien.

Espérons que dans ce cas, il n’y ait pas de perte comptable.

 

Que dire ?

 

Deux choses.

La première est que CASACO est (ou semble trop) favorisé. D’autant qu’ils sont sur un projet dans l’ancienne trésorerie.

Je rejoins la remarque de Frédérique Perrotte.

D’autant que je pense que l’on avait mieux à faire avec l’ancienne trésorerie.

 

Par ailleurs, j’ai l’impression que l’on est face à un projet mal préparé et mal anticipé.

 

On devrait s’en sortir, enfin j’espère. Mais par principe, pour raison punitif, un vote contre n’aurait pas fait de mal.

 

Selon le compte rendu sommaire, le point a été adopté à l’unanimité.

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21 décembre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal

C’est donc officiel, Monsieur Ben Malek est démissionné de la majorité du conseil municipal.

 

La raison principale étant qu’il était sur la liste en Marche aux sénatoriales.

Il avait également soutenu Laurianne Rossi, notre député LREM, lors des législatives.

 

Après les votes le concernant, il avait dû partir et il avait d’ailleurs donné mandat à Emmanuelle Jannès, qui elle a rejoint LREM (sans doute par hasard, évidement).

 

Pour ma part, je comprends la municipalité. Elle a été élue clairement et elle se situe dans l’opposition à Emmanuel Macron.

 

Au fond, elle vit ce que j’ai vécu avec Emmanuelle Jannès en 2014…

 

Il est clair que Monsieur Ben Malek doit faire une réflexion sur ses convictions politiques.

 

Je le dis, d’autant que j’ai des désaccords de fond sérieux avec la municipalité de Malakoff, notamment sur l’économie.

 

Néanmoins, beaucoup de questions se posent.

 

Effectivement, Monsieur Ben Malek était dans la commission d’appel d’offre, une commission stratégique.

 

Déjà, juridique. Il semblerait que la municipalité ne peut pas démissionner un membre de la commission d’appel d’offre.

 

Mais aussi politique. J’espère qu’il y a au moins un membre de l’opposition.

Là, je ne sais pas où aller chercher l’information.

14 décembre 2017 Posted by | actualité, Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Faut-il arrêter Malakoff et Moi ?

La question est posée de façon provocatrice, mais je pense qu’elle est pertinente.

 

Je voulais expliquer en quoi le processus Malakoff et Moi a des défauts (que j’ai dernièrement évoqué), mais je n’ai pas pu m’exprimer (trop de Monde).

 

Mais pour le débat, je me permets de le faire.

 

Certains arguments vont d’ailleurs dans le sens de Malakoff Plurielle.

 

Certes, ça ne veut pas dire que je les rejoins, c’est même plutôt l’inverse.

Mais l’honnêteté intellectuelle m’oblige à dire que sur certains points, il y a convergence sur le sujet.

 

Je pense que le dispositif Malakoff et moi doit être complémentaire à l’existant de ce qui existe dans la démocratie participative.

 

Le problème, c’est que Malakoff et moi ne se fait pas en complément, mais à la place.

 

Je ne suis pas contre Malakoff et Moi.

Je trouve que c’est bien que la municipalité consulte, et essaye d’écouter.

 

Seulement, la seconde phase me laisse dubitative.

Seconde phase qui consiste à regarder ce que la municipalité veut faire, seconde phase qui veut que le citoyen regarde si la municipalité tient ses promesses faites durant la phase précédente.

 

Sur le principe, je n’ai rien contre.

Mais l’application pratique pose plein de problèmes.

J’arrive même à me demander si Malakoff et Moi n’est pas juste une opération de communication.

 

Voici les arguments que j’aurais mis en avant.

 

Le premier argument est que les gens, ils travaillent.

Argument récurent, d’ailleurs.

 

Comme les gens travaillent, surtout s’ils travaillent loin (ce qui est d’ailleurs mon cas), il faut leur laisser le temps d’arriver.

19H30, c’est trop tôt.

En fait, 19H30, c’est l’heure à laquelle j’arrive à la station de bus sur Malakoff, si tout va bien.

Je n’ai pas pu aller à la première réunion car j’ai eu un problème (un bug en ce qui me concerne) à résoudre.

J’ai dû rester.

De fait, je n’ai pas pu m’intéresser au sujet.

Or, je rappelle que les gens qui travaillent touchent un salaire, dont une partie, via la taxe d’Habitation ou la Taxe Foncière, est reversée à la ville.

Les gens qui travaillent participent donc financièrement à la vie de la commune.

Ça serait bien qu’ils puissent aussi physiquement participer à la vie de la cité.

 

Second argument, il s’agit d’évaluer ce que la ville a appliqué des propositions émises lors de la phase précédente.

Franchement, si la municipalité ne fait pas tout, je ne lui en voudrais pas.

D’abord parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste donc 2 ans pour mettre en application le reste des propositions.

 

Ensuite, le contexte évolue.

Certaines propositions qui étaient pertinentes ne le sont plus après.

Mieux, sur certains sujets, il peut être intéressant de faire d’autres propositions.

C’est l’intelligence qui doit primer, pas une sainte écriture gravée dans le marbre.

 

Par ailleurs, je rappelle que sur certains point, Malakoff et Moi, c’est faible (genre en économie…).

 

Ce qui compte pour moi, c’est que le Maire y mette de la bonne volonté, et sur ce point-là, je n’ai pas à me plaindre.

 

Si elle n’arrive pas à mettre en place une proposition, ce n’est pas grave si elle a de bonnes raisons.

L’envie de bien faire et de faire dans l’intérêt général est plus important que les saintes écritures gravées dans le marbre.

 

Ce qui amène la dernière raison.

Les conseils de quartier.

Ils sont aphones et tournent en sous-régime.

Ce qui, au moins dans les faits, au moins dans la pratique, laisse penser que Malakoff et Moi se fait au détriment des conseils de quartier.

 

Or, c’est vraiment une grande perte.

On n’a plus de lieux pour exposer un problème, pour débattre de la vie du quartier, des problèmes du quartier…

On n’a plus de lieux pour se rencontrer.

 

Pire, certains projets ne sont pas passés dans le conseil de quartier concerné.

 

Je pense à la Ferme Urbaine où le conseil de quartier Centre n’a pas pris part au débat sur le sujet.

 

Je pourrais aussi ajouter la CDD (commission de développement durable) qui ne tourne plus.

D’après ce que j’ai entendu, la cause est liée au fait que les élus ont essayé d’y prendre le pouvoir au détriment des habitants.

 

Dans de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville explique que le citoyen est noyé dans la masse.

 

Pour combattre cet effet, Tocqueville insiste sur le fait que le citoyen doit être encouragé à monter des associations.

 

Les conseils de quartier sont un lieu de débat, rencontres et échanges.

C’est un lieu où l’on lutte contre l’isolement du citoyen dans la masse.

 

L’abandon des conseils de quartier est une grande perte.

9 décembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

J’ai décidé de sécher la réunion du 21/11/2017 de Malakoff et moi

Ce soir, il y a une réunion Malakoff et moi, enfin de l’atelier auquel je participe, et j’ai décidé de la sécher.

 

Comme ça fait un petit moment que je veux parler de la démocratie locale sur Malakoff (point que j’ai abordé sur une proposition de Malakoff et moi d’ailleurs), je me dis que c’est le moment de se lancer et de donner les arguments qui font que je ne suis pas à la réunion Malakoff et moi ce soir.

 

Je serai néanmoins présent le 2 Décembre.

 

La première raison est que la réunion est à 19H30, or il est temps de comprendre que les gens travaillent. Et par extension, il serait également souhaitable de comprendre que les gens qui travaillent payent les impôts qui permettent à la collectivité de tourner.

 

De plus, je travaille à Elancourt.

Même si j’ai la chance d’avoir le bus direct (le 475), il faut me laisser le temps d’arriver.

Comme je pars vers 18H, et qu’il me faut 1H30 pour arriver, ça me fait arriver vers 19H30.

Aujourd’hui, à 19H30, j’étais à la station de bus…

Et encore, c’est si tout va bien. La fréquence du 475 est faible, et il peut y avoir sur l’A86 et la N118 des embouteillages.

 

Laisser un peut de temps, le temps d’arriver, ce n’est pas un mal.

On pourrait commencer la réunion à 20H.

 

Deuxième raison, je ne sais même pas ce qu’il s’y passe.

 

La première réunion était 19/09/2017.

Il y a eu une réunion le 17 Octobre, réunion à laquelle je n’ai pas pu participer, à cause de mon travail.

Sur le reste, je ne sais pas ce qui s’est passé, et je n’ai pas eu l’occasion de suivre les dossiers.

Je ne vois pas ce que je peux apporter.

 

Troisième raison, il s’agit de faire un bilan sur ce que la municipalité a tenu des promesses faites lors de la séquence de Malakoff et moi.

Très franchement, je trouve l’intérêt limité. Déjà parce que les prochaines municipales sont en 2020. Il reste encore 3 ans à la municipalité pour tenir les engagements.

De plus, une proposition qui était pertinente à un temps t ne l’est plus à un temps t+1.

Ou bien, des problèmes peuvent apparaître et il serait bien de pouvoir s’approprier le problème pour y apporter une solution, de débattre du problème pour y apporter une solution.

Comme le dit si bien notre maire, l’intelligence collective, à laquelle elle croit, c’est quelque chose de bien.

Par ailleurs, Malakoff et moi est faible sur certains points, comme l’économie par exemple.

 

Ce qui amène la dernière raison, qui à mon avis est la plus importante.

Malakoff et moi se fait au détriment des conseils de quartiers.

Que Malakoff et moi soit complémentaire aux conseils de quartier, pourquoi pas.

Mais que Malakoff et moi se fasse au détriment des conseils de quartiers, non.

 

Les conseils de quartier, pour moi, c’est l’une des plus grandes réussites du mandat précédent.

Ils sont nécessaires.

C’est un lieu de vie, où l’on peut échanger, débattre, exposer un problème…

 

Le conseil de quartier, c’est le premier outil de démocratie local.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », expliquait que dans la société démocratique, l’individu est isolé dans la masse.

Pour lutter contre cet effet pervers, Alexis de Tocqueville expliquait qu’il fallait encourager les citoyens à monter des associations locales.

 

Le conseil de quartier sert à lutter contre l’isolement du citoyen.

 

Or, à Malakoff, les conseils de quartier sont de moins en moins actifs.

J’avais d’ailleurs évoqué le sujet.

Pire, sur des grands sujets, les conseils de quartiers ne se réunissent plus, ne s’emparent plus de sujets importants.

 

Il en est de même de la CDD qui ne s’est pas réunit depuis le 23 Juin 2016.

 

Or, du coup, il n’y a plus de lieu pour se rencontrer, pour discuter des problèmes, de la ville, du quartier ou des projets municipaux.

 

Il n’y a plus de lieux pour faire fonctionner l’intelligence collective.

 

Il n’y a plus de lieux pour débattre de la vie du quartier.

 

Je ne sais pas depuis quand les conseils de quartier tournent à sous régime, voir ne tournent plus.

 

Mais la priorité de la municipalité ne devrait pas être Malakoff et Moi, mais de relancer les conseils de quartier.

21 novembre 2017 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (6/16) : Les dépenses de fonctionnement

Pour le cru 2016, on a :

Valeur (€) %
Charges à caractères générales 9 244 912,61 16,11
Charges de personnel 29 182 182,71 50,84
Atténuation produit 489 427,00 0,85
Autres charges de gestion courante 9 905 787,31 17,26
Charges financières 1 005 244,67 1,75
Charges exceptionnelles 45 559,39 0,08
Dotation provisions semi-budgétaires 93 000,00 0,16
Opération ordre transfert entre sections 7 436 769,72 12,96
Total 57 402 883,41 100,00

 

 

Comme d’habitude, le principal poste de dépense reste les charges de personnel.

 

J’y reviendrai.

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (5/16) : Les recettes de fonctionnement

Rentrons donc dans le vif du sujet.

Et commençons par les recettes.

 

Pour le CA 2016, on a :

Valeur (€) %
Atténuations de charges 2 722 405,92 4,52
Produits, services et vente diverses 6 583 491,44 10,92
Impôts et taxes 38 203 235,35 63,38
Dotations et participation 8 712 877,82 14,45
Autres produits gestion courante 1 707 645,79 2,83
Produits exceptionnels 421 132,70 0,70
Reprises provision semi-budgétaire 60 896,15 0,10
Opération Transfert Ordre entre section 1 052 229,72 1,75
Excédent de fonctionnement reporté 815 441,11 1,35
Total 60 279 356,00 100,00

 

Rien de transcendant.

Comme la dernière fois, les principales recettes sont les impôts et taxe (63,38%), les dotations (14,45%) et les produits, services et vente diverses (10.92).

 

Notons que les recettes liées à l’impôts ont fortement augmentés (+30% environ).

Les dotations ont diminué (environ -8%).

10 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (4/16) : Le bilan financier

 

 

Le CA permet aussi de faire un bilan financier de la ville.

 

Soit Rf, Re et Rc respectivement les recettes de fonctionnement, les recettes exceptionnelles et les recettes de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Rc = RfRe.

 

Soit Df, De et Dc respectivement les dépenses de fonctionnement, les dépenses exceptionnelles et les dépenses de fonctionnement corrigées.

 

On a la relation Dc = DfDe.

 

Soit CAF la capacité d’autofinancement brut.

 

CAF = RcDc et en général, CAF > 0.

 

La capacité d’autofinancement brut est le premier indicateur pour mesurer la bonne gestion d’une ville. C’est le bénéfice net.

 

On retire soigneusement ce qui est exceptionnel, car l’objectif est de faire de la prospection.

 

Le problème est de définir « ce qui est exceptionnel ».

Avec les conventions admises, on a un exemple de calcul ici.

 

Je vais prendre les chiffres ici et sur la présentation du CA 2016.

 

Soit ED l’encours de la dette.

 

On définit la capacité de désendettement CD par CD = ED / CAF.

La capacité de désendettement représente le nombre d’année qu’il faudrait pour rembourser la dette si on y mettait toute la capacité d’autofinancement brut.

 

Elle est exprimée en année.

 

On considère qu’il y a bonne gestion si CD < 10 ans.

 

En période d’investissement, on admet une CD ~ 12-15 ans.

 

Cette année, j’ai décidé d’innover, et de remonter dans le temps.

 

On arrive à :

Année CAF (en millier d’€) €/hab (Malakoff) €/hab (Moyenne Strate)
2000 4 634 156 164
2001 5 124 173 161
2002 3 854 130 166
2003 3 736 126 189
2004 2 376 80 193
2005 2 321 78 152
2006 2 983 101 148
2007 403 15 141
2008 -717 -24 133
2009 3 027 99 142
2010 4 944 159 171
2011 6 428 206 186
2012 6 868 219 180
2013 6 807 217 172
2014 6 875 221 152
2015 8 840 287 176
2016 8 228

 

Année CAF (en millier d’€) Dette (en millier d’€) Capacité de désendettement (ans)
2000 4 634 5 726 1
2001 5 124 4 913 1
2002 3 854 4 813 1
2003 3 736 3 949 1
2004 2 376 12 159 5
2005 2 321 21 583 9
2006 2 983 33 374 11
2007 403 41 184 102
2008 -717 47 278 -66
2009 3 027 46 703 15
2010 4 944 43 841 9
2011 6 428 40 737 6
2012 6 868 37 929 6
2013 6 807 37 369 5
2014 6 875 36 262 5
2015 8 840 33 323 4
2016 8 228 34 850 4

 

Les années 2001-2009 représentent des années d’investissement intensives.

On y voit une forte augmentation de la dette et une chute de l’autofinancement brut.

La capacité de désendettement augmente fortement.

Avec la chute brutale de l’autofinancement brut en 2007, on a une capacité de désendettement de 102 ans.

 

A noter que 2008 représente une mauvaise gestion. La capacité d’autofinancement brut est négative. Ce qui veut dire que les dépenses de fonctionnement ont été supérieures aux recettes de fonctionnement. J’ai calculé CD, mais pour 2008, très franchement, CD n’a pas de sens.

 

Depuis 2009, on remarque une politique pour consolider la CAF. Entre 2008 et 2015, on a également une politique de désendettement.

Ce qui permet de réduire la capacité de désendettement.

 

De 2015 à 2016, on a une période d’investissement (Garage municipal …).

La dette a donc légèrement augmenté.

 

A noter que la municipalité a changé de stratégie.

 

Lors de la phase d’investissement 2001-2008, la municipalité a principalement financé ses investissements par de la dette. Elle a fortement augmenté ses impôts en 2008 (la taxe d’habitation si mes souvenirs sont bon).

 

Pour la période d’investissement actuelle, elle a augmenté ses impôts fortement avant en 2015 (la taxe foncière sur le bâtit).

 

A noter que j’ai aussi trouvé un ratio CAF/Habitants.

 

De 2000 à 2010, on a toujours une CAF (par Habitant) inférieur à la moyenne.

Depuis 2010, elle est toujours supérieure à la moyenne.

7 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (2/16) : La réalisation

Il y a ce qui est budgétisé, et il y a ce qui est réellement réalisé.

 

Pour le CA 2016, on a :

Section Dépenses Recettes
Budgétisé Réalisé % Budgétisé Réalisé %
Fonctionnement 59 638 252,17€ 57 402 883,41€ 96,25% 59 638 252,17€ 60 279 356€ 101,07%
Investissement 20 444 721,05€ 19 338 847,91€ 94,59% 20 444 721,05€ 18 509 519,25€ 90,53%
Total 80 082 973,22€ 76 741 731,32€ 95,83% 80 082 973,22€ 78 788 875,25€ 98,38%

 

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2016 de Malakoff (1/16) : Les chiffres

Bon, il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017.

Ayant beaucoup de travail en ce moment, j’ai donc tardé à en parler.

 

De plus, ce type de sujet, j’aime bien l’approfondir, et c’est donc long, et ça demande du temps et du travail.

 

Mais comme je suis en vacances, je peux donc commencer.

 

Pour rappel, le budget de Malakoff se déroule sur 3 phases, 3 moments forts.

 

Le premier, c’est le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

C’est sans vote.

On y débat de la politique financière de la ville.

 

La seconde étape est le vote du budget.

L’équipe municipal budgétise ce qu’elle a l’intention de dépenser l’année en cours. C’est prévisionnel. Et c’est sujet à un vote.

 

La dernière étape est le CA (compte administratif).

C’est le bilan financier. C’est ce qui a été réellement dépensé.

Et c’est également avec vote.

 

Le CA est l’étape la plus importante.

Elle permet de cartographier l’état des finances de la ville à une date donnée.

 

Je vais donc commencer par les chiffres.

 

Pour rappel, le CA (comme le budget, d’ailleurs), est divisé en deux sections, la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

Chaque section a les recettes et les dépenses.

 

La section de fonctionnement représente le courant.

Dans les dépenses, on a les charges de personnels, de fournitures, de fonctionnement (du service public local, par exemple) et les intérêts de la dette.

 

Dans les recettes, on a les impôts, les taxes et les dotations de l’Etat (un sujet qui fâche, sur lequel je reviendrai)

 

La section d’investissement représente le long terme.

Dans les dépenses, on a les travaux, la construction d’une infrastructure et l’acquisition d’un bien. On a aussi le remboursement de la dette.

 

Dans les recettes, on a les emprunts et diverses subventions.

 

Pour le cru 2016, on a :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 57 402 883,41€ 60 279 356€
Section d’investissement 19 338 847,91€ 18 509 519,25€

 

 

A titre de comparaison, en 2015, on avait :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement 50 066 405,30€ 53 307 402,01€
Section d’investissement 14 881 902,05€ 14 020 763,38€

 

Soit une évolution de (Troncature) :

Dépenses Recettes
Section de fonctionnement +14,65% +13,07%
Section d’investissement +29,94% +32,01%

4 octobre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff et Moi, proposition 23, Droit de saisine

Droit de saisine ! La ville propose une modification du règlement intérieur du conseil municipal pour permettre aux habitants d’inscrire un point à l’ordre du jour.

 

Je voulais commenter le sujet à l’époque, mais je ne l’ai pas fait. Mais puisque Malakoff et Moi, me permet d’y revenir, je vais donc me permettre de commenter le sujet.

 

Déjà, commençons par la base : l’engagement a été tenu. Il a été voté lors du conseil municipal du 28/06/2017, si mes souvenirs sont bon.

 

Pour ma part, je suis perplexe sur la proposition, je la trouve même démagogique.

 

Déjà, commençons par la base.

La municipalité a été élue lors des élections 2014.

Elle est donc légitime.

 

Elle a été élue sur un programme, elle applique donc son programme.

C’est là aussi, tout à fait normal.

 

Certes, selon les circonstances elle peut être amenée à revoir certains points de son programme, mais je ne lui en tiens pas rigueur.

 

Au contraire.

 

De plus, il y a un moment où il faut comprendre qu’un programme municipal, ce n’est pas des propositions, c’est une philosophie.

 

Les propositions peuvent être amenées à changer selon les contraintes extérieures.

Et c’est normal, car au-delà de l’aspect idéologique, je demande d’abord au maire de gérer la commune, et donc de faire preuve de pragmatisme.

Ce que mon maire fait plus ou moins.

 

En fait, je demande à mon maire d’avoir une attitude contradictoire.

Je lui demande de rester elle-même, de garder son identité profonde, tout en faisant néanmoins preuve de pragmatisme, pragmatisme indispensable pour la gestion d’une ville.

Ce qui est à peu près fait.

 

Par ailleurs, le débat sur la gestion de la ville se fait lors des municipales se fait durant l’élection.

Il se trouve que l’élection municipale 2014 a été faussée, mais le responsable n’est pas la tête de liste municipale de l’époque, à savoir Catherine Margaté, mais plutôt celle de Malakoff Plurielle, groupe qui par la suite a implosé (Voir ici et ici).

 

Par ailleurs, si on prend un problème concret, comme les nuisances sur la Place du 11 Novembre (Problème pris par hasard), la pétition n’a fait que 191 signatures, très loin des 500 requis pour que la saisine soit acceptée.

Heureusement que Madame le Maire n’a pas attendu pour faire une réunion publique et prendre en considération le problème (d’autant qu’elle habite place du 11 Novembre également).

 

De plus, généralement, la mairie organise des réunions pour les problèmes récurrents et/ou les nouveaux projets.

 

Pour ma part, au lieu de faire un droit de saisine, je pense qu’il faut relancer les conseils de quartier qui sont vraiment au point mort.

 

Faisons un Etat des lieux.

Conseil de quartier Derniers RDV Prochain RDV
Quartier Nord 5/11/2014, 9/10/2015 ?
Quartier Centre 29/06/2015, 23/01/2016 Rien à ma connaissance, je fais pourtant parti du collectif
Maison de l’enfant 9/02/2016, 23/03/2017 ?
Quartier des Collèges 7/04/2015, 11/11/2015 ?
Barbusse-le clos 15/04/2013, 25/09/2014 ?

A la grande époque, les conseils de quartier se réunissaient 2-3 fois par ans.

Aujourd’hui, ils se réunissent seulement 1 fois par ans.

Certains ne se sont pas réunis depuis 2015 (Nord, Collège), voir 2014 (Quartier Sud).

 

De fait, il n’existe plus de lieu pour pouvoir faire remonter les problèmes régulièrement.

Il n’existe plus de lieu pour faire remonter aux élus les divers problèmes du quotidien.

 

Par ailleurs, si on prend Tocqueville dans De la Démocratie en Amérique, le citoyen a une tendance à être isolé dans la masse dans une démocratie.

 

Pour lutter contre ça, Alexis de Tocqueville recommande de créer des associations locales.

Le conseil de quartier est l’une des solutions pour lutter contre l’isolement du citoyen dans la masse dans une démocratie.

 

Par ailleurs, un conseil de quartier crée du lien social, contrairement à une pétition.

 

Donc, pour ma part, je recommande plutôt de relancer la dynamique du conseil de quartier plutôt que le droit de saisine.

24 septembre 2017 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire