Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Retour sur la réunion Malakoff et Moi du 19/05/2016 (3/3) : Il faut un projet structurant dans le Sud de la ville

Un autre point important a été évoqué dans la réunion du 19/05/2016, c’est la cassure Nord/Sud.

Ce point a été d’ailleurs été évoqué dans d’autres réunions de Malakoff et moi.

 

Je m’en réjouis, étant donné que je suis sans doute l’une des premières personnes, voir la première, à avoir évoqué le sujet.

D’ailleurs, fut une époque, la municipalité, par la voix de Jean Seignolles (qui n’est plus conseiller aujourd’hui), disait le contraire.

 

Lors d’une réunion sur le PLU, je m’étais attiré les foudres en expliquant à notre ancien maire, que j’étais content que l’on s’occupe enfin du tiers-monde de Malakoff.

 

Il n’est donc pas inutile de revenir sur le sujet, même si j’en parle moins.

Effectivement, il y a des choses positives sur ce dossier de la part de la municipalité.

 

De quoi s’agit-il ?

 

D’une cassure de ville.

 

La ville est coupée entre le Nord et le Sud.

Cette coupure est symbolisée par la ligne 13, qui sur la ville de Malakoff n’est pas souterraine.

 

Le problème, c’est que le Nord de la ville est développé alors que le Sud est laissé à l’abandon.

Dans le Nord, on a eu la place du 11 Novembre, la ZAC Danton, Dolet/Brossolette/Du centre-ville.

 

Le dernier projet dans le Sud de la ville est la cité Georges Brassens, qui date des années 1990…

 

Pire, le vidage du Fort de Vanves aggrave le problème.

De plus, l’urbanisme (fonctionnellement parlant) est vraiment inadapté.

 

Par ailleurs, le commerce de proximité décline vraiment là-bas.

 

Mais il faut aussi admettre que la municipalité a évolué sur le sujet.

Elle a même évolué dans le bon sens.

 

Cette problématique a été prise en compte dans le PLU.

On a deux ZAC, le rond-point Henri Barbusse et le boulevard du Colonel Fabien, proche de la future gare de Clamart du métro Grand Paris Express.

 

Pour ma part, je pense que pour relancer la dynamique dans le Sud, il faut un projet structurant.

Il faut construire un cœur pour le Sud de la ville.

Il faut une ZAC ou un projet économique.

 

La municipalité a annoncé un futur projet dans le Sud de la ville.

Affaire à suivre et à surveiller.

1 juin 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PLU, la densification de Malakoff, la rénovation du Sud et ce scandaleux Fort de Vanves (suite)

Puisque l’on parle du PLU et de la remise à plat des quartiers Sud de la ville, je pense qu’il y a un point sur lequel insister : c’est ce scandaleux fort de Vanves.

 

Il est à rappeler que le fort de Vanves occupe environ 1/8 de la ville.

Il y a environ 100 familles et 100 personnes qui y travaillent.

Si on suppose qu’une famille, c’est 5 personnes, on peut considérer qu’il y a maximum 600 personnes.

 

La population de Malakoff est d’environ 31 000.

600/31 000 = 0,01935…

Je rappelle (au moins en physique) qu’en dessous de 0,1, on est sujet à un développement limité.

 

Plus sérieusement, le nombre de personnes occupant le Fort de Vanves est négligeable par rapport au nombre total d’habitant sur Malakoff.

 

En résumé, en première approximation, on peut considérer que personne n’occupe le Fort de Vanves.

En poussant le calcul, on peut considérer que la population de la ville se concentre sur les 7 autres huitièmes du territoire de Malakoff.

 

31 000/7 ~ 4430.

Donc, sur chaque huitième de Malakoff, on peut imaginer qu’il y a environ 4430 habitants (excepté au Fort de Vanves).

Donc si on rase le fort de Vanves, que l’on construit des logements, on arriverait aux alentours de 35000 habitants.

 

Je rappelle que la question est fondamentale. Le PLU (et le préfet) nous fixe un objectif de 36 000 en 2030.

Par ailleurs, dans une ville comme Malakoff, ville de première couronne, ville manquant foncièrement de réserves foncières, on ne peut pas se permettre d’avoir un terrain non optimisé, aussi bien socialement qu’économiquement.

 

Ce qui fait qu’au final :

  1. Je suis pour une densification, évidement maîtrisé et intelligente de la ville. D’autant qu’il y a des besoins en logements.
  2. Pour moi, contrairement à certains anciens membres de l’opposition que je ne citerai pas, le débat n’est pas de savoir si on densifie ou pas, mais comment on densifie.
  3. On peut le faire, comme le fait Serge Cormier, adjoint à l’urbanisme, au cas par cas, selon les opportunités (comme l’ancien cinéma Marcel Pagnol), mais on ne peut pas définir une stratégie de densification comme ça, surtout sur le long terme.
  4. On peut aussi exproprier les gens, comme un certain Balkany. Mais là, ça peut devenir moralement contestable. Qui veut quitter la maison que l’on a mis une vie à acheter. Notons qu’à ce rythme, on va finir par prêter à Serge Cormier ce type d’intentions…
  5. Ou alors, et c’est ma position, il faut aller chercher la réserve foncière où elle est.

Et la réserve foncière, elle est au Fort de Vanves. Il faut une bonne fois pour toute raser le Fort de Vanves.

  1. La réserve foncière est là-bas.
  2. On peut y faire venir de nombreux nouveaux habitants.
  3. On pourrait enfin avoir une zone économique qui ferait un vrai cœur de ville dans le Sud de la ville.

Lors d’un débat sur le PLU, débat où la densification est évoqué, débat où l’on doit accepter une forme de densification de la ville, débat où la réhabilitation du Sud de la ville doit être évoqué, on ne peut pas ne pas évoquer ce sujet qui fâche : le Fort de Vanves.

5 octobre 2014 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

PLU et boulevard du Colonel Fabien

plu_colonel_fabien_1

Hier, j’étais à une réunion sur le PLU (plan local d’urbanisme).

Le PLU définit plusieurs zones qui seront prioritaire. Il ‘agit d’aménager ou refaire à neuf ces zones.

L’atelier d’hier, qui a pour objectif de fixer le règlement du PLU (hauteur de bâtiment, COS …), se centrait sur deux zones : le boulevard du Colonel Fabien et l’avenue Pierre Larousse.

 

Même si j’habite maintenant dans le Nord de la ville, j’ai participé au débat sur le boulevard du Colonel Fabien.

Avant, j’habitais l’angle avenue du Colonel Fabien/Boulevard des Frères Vigouroux.

 

Un point intéressant, à la réunion, il y avait principalement de nouveaux participants.

Point noir, aucun participants (notamment à ma table), était directement concerné (moi, c’est plutôt mes parents et mon propriétaire qui sont concernés).

En dehors de moi, les gens étaient sur le quartier Sabatier (qui est assez proche néanmoins).

 

Plusieurs points, sur lequel j’ai insisté (sans doute de manière lourde), m’ont laissé dubitatifs.

Soit la réflexion ne prend pas en compte la globalité du problème, soit certains aspects ne sont pas clairement mis en évidence.

C’est pour ça que j’ai décidé d’écrire cet article.

 

D’abord, avant toutes choses, je me félicite que la municipalité décide de réhabilité le boulevard du Colonel Fabien.

Comme j’ai coutume de le dire sur ce blog, Malakoff a un vrai problème de mixité du territoire.

Le Nord est largement développé (Place du 11 Novembre, ZAC Danton, ZAC Dolet Brossolette) là où le Sud est laissé à l’abandon.

 

En fait, le Sud de Malakoff, c’est le Tiers-monde de Malakoff….

Le PLU prévoit d’ailleurs deux zones de réhabilitation pour le Sud: Le rond-point Henri Barbusse et le boulevard du Colonel Fabien.

C’est de ce dernier que l’on va parler.

 

Ce Boulevard est le symbole caricatural du côté Tiers-monde du Sud de Malakoff.

En particuliers, les commerces y ferment…

Une réhabilitation s’imposait.

 

Quelques éléments de réflexions d’abord…

Ce Boulevard va principalement du Clos Montholon à l’Ecole Henri Barbusse. Il continue jusqu’à Châtillon.

Il s’agit d’une voie départementale.

La circulation peut y être importante.

Le Clos Montholon est à la croisée de 3 villes : Malakoff, Vanves et Clamart.

Pas loin, il y a sur Clamart un éco-quartier de prévu…

L’ancien maire de Clamart, Philippe Kaltenbach (PS) n’a pas pu poser la première pierre pour des raisons financières.

Le nouveau maire de Clamart, Jean Didier Berger (UMP) devrait reprendre le projet à zéro.

Un peu plus loin, il y a la gare de Clamart.

La gare de Clamart accueillera une station Grand Paris Express.

Sont concernés Clamart et Issy-Les Moulineaux, notamment avec un éco-quartier proche…

Bon, je passe rapidement sur le fait qu’initialement, André Santini (accessoirement maire UDI d’Issy Les Moulineaux et président du Grand Paris) était initialement contre une station Gare de Clamart, puis qu’il a essayé de tirer tous les bénéfices que pour lui-même.

Comme Philippe Kaltenbach et Andrée Santini se détestaient, il y avait même deux ateliers pour réfléchir à la gare.

Au moins, Jean Loup Metton (maire UDI de Montrouge) était sur ce point plus constructif.

Pour la gare Châtillon-Montrouge, il n’y avait qu’un seul atelier…

 

Pour en revenir sur le clos Montholon, j’en profite aussi pour exprimer le fait que la station gare de Clamart est vital pour redynamiser le quartier.

 

D’autres éléments factuels de réflexions…

Déjà en allant vers la cité Georges Brassens, j’ai rappelé que l’on avait un urbanisme « à chier ».

Il ne s’agit pas d’une question artistique (je n’ai pas la fibre artistique) mais d’une question de mise en valeur, surtout de mise en valeur de certains éléments, notamment du commerce de proximité.

C’est bien connu, vivons heureux, vivons caché.

Pour la cité Georges Brassens, il est sensé y avoir des commerces.

Or, les commerces sont construits derrière des bureaux.

Ces bureaux sont faces au boulevard Stalingrad, axe majeur de circulation.

Conclusion : les commerces sont cachés par les bureaux, ils ne sont pas mis en valeur : les locaux sont occupés par tous, sauf du commerce de proximité.

Cette critique existe pour le rond-point Henri Barbusse et la cité des poètes où à cause d’un urbanisme « à chier », les commerces ne sont pas mis en valeur, caché et donc ferment…

 

On a parlé de la circulation…

Je me suis encore permis de rappeler que cette question n’est pas pour le PLU mais pour le PLD (Plan local de déplacement).

Là aussi, il s’agit d’une très longue histoire….

Le PLD est un document stratégique qui donne une vision du déplacement sur le territoire.

Or, le PLD est une compétence de Sud de Seine. Mais Sud de Seine ne fait pas de PLD car il y a dans le territoire un trou qui s’appelle Châtillon-Montrouge…

 

On a aussi parlé du commerce de proximité…

Là, deux points sont importants.

La première est que cet aspect doit être lié à l’activité économique.

En général, on fait un commerce de proximité pour faire un lien avec la population, on fait un commerce de proximité pour la population.

Mais c’est les gens qui travaillent qui en réalité font vivre le commerce de proximité.

Il n’y a pas de commerce de proximité sans une activité économique à côté.

 

De plus, il faut avoir une réflexion sur les besoins en commerce de proximité.

De fait, pour moi, il faut un document qui définisse les besoins en commerces de proximité.

Mauvais exemple dans le centre-ville : le nombre de coiffeurs est important. J’arrive même plus à les compter tellement qu’ils sont nombreux.

Exemple caricatural : A côté de la pharmacie près de l’Intermarché, il y a un coiffeur.

Mais en face de ce coiffeur, il y a … un coiffeur.

 

plu_colonel_fabien_2

 

Bon, parlons enfin des intentions de la mairie…

La mairie veut tout refaire. Elle veut élargir le boulevard du Colonel Fabien, avec des bâtiments plus haut (il faut bien densifier). On est sur du R + 3 (en ce moment, on est sur du R + 1).

On a parlé vaguement d’une piste cyclable, d’arbre, et même de voie de bus.

Il est question aussi de faire au clos Montholon une zone économique (le train, ça fait trop de bruit et ça empêche les gens de dormir…) et de favoriser une activité commerciale (commerce de proximité.

 

Je veux bien mais…

Déjà, il y a des gens qui habitent là. Certes, on est sur 15 ans, mais sur cette longue durée, il faudra bien les faire dégager.

On m’a expliqué qu’on peut bien d’abord rêver, rêver à ce que l’on voudrait…

Pourquoi pas, mais à un moment, il faut bien, derrière un projet, réfléchir à sa mise en application et aux moyens pour mettre en application ce projet.

A partir du moment où je prends acte que j’élargis le Boulevard du Colonel Fabien, en détruisant des maisons, maisons dans lesquels il y a des gens qui habitent, il faudra bien penser à les exproprier.

Pourquoi pas, mais je pense que ça doit être clairement explicité !

De plus, la question des moyens doit être clairement posée.

La ville de Malakoff n’a plus les moyens. Il faut donc trouver qui va financer.

A priori, c’est reparti pour l’EPF 92 (encore une longue histoire sur Malakoff).

On peut déjà prédire qu’une association va se créer et venir revendiquer dans le bureau de Serge Cormier (adjoint à l’urbanisme).

D’ailleurs, je me suis permis de démontrer par a + b que si on voulait une voie de bus « juste » (c’est-à-dire dans les deux sens), il faudrait raser encore plus de maison…

Et pour aller plus loin…

En réalité, ce quartier doit être réfléchi de manière plus globale.

Ce quartier est à la limite de Clamart et de Vanves.

Il est assez proche de la gare de Clamart, qui verra une station Grand Paris Express qui concerne aussi Issy-les-Moulineaux.

De plus, il y a aussi un projet d’éco-quartier dans le coin.

De fait, il faut une réflexion avec Vanves, Clamart et Issy-Les-Moulineaux, une réflexion qui englobe Le boulevard du Colonel Fabien, le Clos Montholon, l’éco-quartier de Clamart, et la station Gare de Clamart du Grand Paris Express.

Issy-les-Moulineaux est concerné car il y a un éco-quartier vers le Fort d’Issy.

 

Le mieux serait un contrat de développement territorial entre Issy-les-Moulineaux, Vanves, Clamart et Malakoff.

On revient encore à la stupidité qu’est Sud de Seine et sa non-cohérence territoriale.

Et on arrive encore au fait que du point de vue de Malakoff, le devenir de Sud de Seine est vers GPSO et non la vallée scientifique de la Bièvre.

5 octobre 2014 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , | 2 commentaires

La sélection en France (4/6) : La mixité sociale et l’égalité territoriale est une condition nécessaire à l’équité dans la sélection

Il y a peu, j’écrivais que la sélection devait se faire sur une base saine, sur les compétences, et que pour moi, le concours et l’examen étaient les meilleurs modes de sélection.

Sur ce dernier point, je suis en total désaccord avec Descoings.

Mais il ne faut pas se leurrer, les gens issues de milieux privilégiés réussissent mieux les concours que ceux issues de l’immigration ou du 93.

Pour ma part, ce n’est pas le mode de sélection (le concours) qui est en cause, mais le contexte social.

Il est évident qu’une famille favorisé permettra de mieux faire réussir ses enfants qu’une famille arrivée en France par l’immigration.

Le seul moyen de changer la tendance est de permettre à tout le monde de se voir, chose qui était faite lors du service militaire.

Il faut permettre à tout le monde d’être conscient de la richesse de la société française.

Bref, il faut mixer et lutter pour une mixité sociale et une égalité territoriale.

Chaque territoire doit être équivalent.

Qu’un 14 à Henri IV vaille un 15 ou 16 dans le 93, c’est injuste mais la différence n’est pas déterminante.

Mais qu’un 18 dans le 93 vaille un 2 à Henri IV, c’est injuste, mais surtout, c’est déterminant.

En fait, on a ghettoïsé nos territoires, et en particulier certaines villes du 93.

Les villes comme Bagneux qui ghettoïse avec 70% d’HLM sont sur ce point des villes criminelles.

Dans le même ordre d’idée, des villes comme Saint-Maur qui refusent les HLM et préfèrent payer les amendes sont des villes criminelles dans l’autre sens.

Chaque territoire doit être équivalent ou à peu près équivalent. Ça passe par une politique assumée de mixité sociale et par une politique d’égalité territoriale.

Faire une préparation à la classe préparatoire pour les élèves du bac venant du 93 n’est pas acceptable. Le bac, surtout si il est obtenu avec mention, doit permettre de fait, de suivre une classe préparatoire dans de bonnes conditions.

Le problème n’est pas le concours en lui-même, le problème est que sur les ghettos sociaux, comme le dit si bien Brighelli, on a construit des ghettos scolaires.

Sur le même ordre d’idée, je suis contre les ZEP.

Les ZEP sont synonymes d’inégalité territoriale et de stigmatisation d’élèves.

Au final, l’équité à un concours ou à un examen a une condition nécessaire : la mixité sociale et l’égalité territoriale.

9 juillet 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2013 de Sud de Seine (8/8): La valorisation du territoire

Sud de Seine pourrait avoir des avantages décisifs.

Le premier est de mieux rationaliser les dépenses liées au service public, c’est-à-dire offrir aux concitoyens un service public plus efficace à moindre coût.

L’idée est d’organiser, par les transferts de compétences, le service public au niveau intercommunal.

Au final, on fait des économies d’échelles.

Ce n’est pas le cas (cf. Paradoxe Paillon).

 

L’autre possibilité est d’investir plus efficacement, notamment dans les équipements publics.

On investit dans de plus grosses structures tout en réduisant le coût de fonctionnement pour chaque ville.

Ce n’est pas le cas non plus.

 

La dernière possibilité est de valoriser son territoire. C’est le point que je vais développer, et qui était le cœur de l’intervention de l’élue centriste/Modem Marie Darves-Bornoz.

Celle-ci pense que sur ce point, on n’en fait pas assez. Elle parle d’un budget atone.

 

Valoriser le territoire, c’est le mettre en valeur. C’est donner envie aux entreprises de s’installer à Sud de Seine plutôt qu’ailleurs. C’est aussi donner envie aux habitants de venir s’installer à Sud de Seine plutôt qu’ailleurs.

 

Pourquoi vouloir venir à Sud de Seine plutôt qu’ailleurs ?

Peut-être parce qu’il y a des infrastructures, peut-être parce que l’on se déplace facilement, peut-être parce que si on est chômeur on est mieux aidé qu’ailleurs, parce que l’on y a plus de logements, moins chers, plus compétitifs et un meilleur cadre de vie.

 

En fait, la vraie raison est une combinaison de l’ensemble de ces raisons et bien d’autres.

On peut imaginer qu’un territoire est plus cher, mais comme il est bien desservi et que l’intercommunalité aide au mieux les entreprises, ce qui est déboursé en plus n’est peut-être finalement pas si inutile que ça.

Or, ce type de réflexion et d’action se fait au niveau de Sud de Seine.

Dans les compétences transféré pour valoriser le territoire, on a l’économie, le logement, l’emploi ainsi que le déplacement.

On en a d’autre, comme l’assainissement.

 

Or, sur ce point-là, Sud de Seine pourrait vraiment mieux faire, ou dès fois différemment.

Marie Darves-Bornoz avait déjà écrit dans le Sud de Seine info le manque d’ambition de l’intercommunalité sur le transport.

Durant son intervention (de mémoire), elle a aussi dénoncé le PLH de Sud de Seine qui, pour elle, n’est que la superposition de PLH locaux.

A noter qu’à l’exception de Bagneux, les objectifs du PLH de Sud de Seine, selon des calculs approximatifs, ne seront  pas tenus.

A noter que les choses peuvent éventuellement changer avec la ZAC Dolet Brossolette sur Malakoff.

 

On peut donc se poser la question de savoir ce qu’il en est budgétairement.

J’ai relevé dans le budget (dépenses de fonctionnement) ce qui me semble correspondre à des actions de valorisation du territoire.

C’est sans doute subjectif, j’en ai peut-être oublié, ou trop mis.

Mais bon, aucun label ne s’appelle « développement économique » ou quelque-chose y ressemblant.

2010 2011 Evolution(%)
Etude et recherches 351 131 309 300 -11,91321757
Versement organisme de formation 70 000 70 000 0
Annonce et insertion 26 000 67 000 157,6923077
Transport collectif 14 942 11 550 -22,70111096
Total 462 073 457 850 -0,913924856
Budget de fonctionnement 79 757 905 82 059 223
% par rapport budget fonctionnement 0,579344455 0,557950689

 

Alors que le budget de fonctionnement augmente, la part de ce qui a été mise en avant diminue.

Déjà qu’elle était faible.

A l’exception de « Annonce et insertion », la valeur absolue de ces dépenses stagne ou pire, diminue.

3 mai 2013 Posted by | Conseil communautaire, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 24/04/2013 sur le PLU de Malakoff

Ce soir aura lieu à 19H une réunion sur le PLU où l’on parlera du premier bilan sur les ateliers.

 

Dans un premier temps, je souhaiterais rappeler que les gens sont intégrés dans la société par leur travail, denrée de plus en plus rare d’ailleurs.

Le bon travail étant le travail que l’on trouve, en moyenne, les gens sont à environ une heure de trajet entre Malakoff et leur lieu de travail.

Les gens qui travaillent, qui font vivre la collectivité par leurs impôts ont le droit d’avoir un avis sur le PLU de leur ville.

Sachant qu’en général, on finit son travail vers 18H, faire une réunion à 19H, ça fait trop juste pour les gens qui travaillent pour arriver à temps.

Personnellement, je mets environ 1H15 pour arriver.

Je me permets de le rappeler, car ce n’est pas la première fois que je fais la remarque.

 

Sur le fond :

Les points positifs d’abord.

La nécessité d’une densification maîtrisée a été mise en avant. On a aussi insisté sur la nécessité d’une mixité.

Mixité sociale d’abord, où Malakoff, sur ce point, avec 40% d’HLM, est un exemple.

D’autres options ont été proposées comme le logement collaboratif.

La rue Nicomédès Pascuale monte d’ailleurs un projet de ce type.

 

Mixité fonctionnelle aussi, avec la construction de locaux commerciaux pour chaque immeubles.

 

Enfin, nécessité de la mixité territoriale et économique.

Je me réjouis que la cassure Nord-Sud ait été mise en avant avec des solutions potentielles.

 

La première est de faire du Fort de Vanves un cœur économique. J’encourage vivement la municipalité, aux prises avec le ministère de la défense, à continuer et à tenir bon.

 

Autre possibilité, une pépinière d’entreprise boulevard Stalingrad. D’autant que d’ici 20 ans, on devrait avoir une station gare de Clamart.

 

Points négatifs : j’aborderai l’atelier « travailler » qui a été très mal organisé.

Je reviendrai sur les aventures du maire de Montrouge, Jean-Loup Metton, qui a une société d’économie mixte qui achète les locaux commerciaux pour modérer les loyers.

La municipalité est contre cette option.

En ce qui concerne les arguments de la municipalité, à savoir que c’est contre la libre concurrence, je rappellerai que je n’ai pas aimé la façon dont ils ont été énoncés.

Je tiens à rappeler que Jean-Loup Metton a été élu démocratiquement, à tort ou à raison, ça, c’est une autre histoire.

Enfin, sur le fond, je rappellerai que la municipalité de Malakoff fait la même chose sur un autre sujet : les HLM. Effectivement, les HLM sont contre la libre concurrence.

Il est évidement à rappeler que si on laisse faire le marché, le commerce de proximité ne peut pas s’installer en première couronne (excepté les banques) et les habitants ne peuvent plus se loger en première couronne.

 

Enfin, je me permettrais  de revenir sur le commerce de proximité.

Sur la solution de Jean Loup Metton, je ne sais pas si je suis pour ou contre. Mais le contre argument serait, pour moi, le coût pour la collectivité.

Mais je souhaiterais mettre en avant un point : le manque de vision de la municipalité sur ce sujet. Par exemple, en centre-ville, on a environ 5 coiffeurs, un nombre de sandwicherie grec dont j’ai perdu le fil, un seul boucher et aucune poissonnerie.

Je mettrai en avant l’idée d’un plan commerce local.

 

Pour conclure, je ferais part de mes inquiétudes.

La première est que la ville a délégué son droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92.

Même si je comprends les raisons financières, j’ai une interrogation sur l’aspect démocratique. Le conseil municipal sera-t-il saisi, délibérera-t-il.

D’autant qu’à Fontenay-aux-Roses, les délégations à l’EPF 92 se font avec un cahier des charges précis.

 

Enfin, je rappellerai l’état dégradée de nos finances locales.

Entre 2002 et 2007, notre dette a été multipliée par 5.

Si on se base sur le budget 2013, on pourrait montrer que la dette serait remboursée vers 2027, soit un peu plus de 2 mandats à partir de 2014.

Enfin, le compte administratif 2012 montre une dégradation des finances de la ville. J’y reviendrai.

24 avril 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier se divertir du PLU(1/6): Le problème de mixité du territoire est revenu

Contrairement au précédent atelier sur l’économie, l’atelier « se divertir », qui avait lieu hier, en vue de la préparation du PLU, a été très intéressant.

On a pris en compte l’expérience catastrophique de l’atelier précédent.

Mieux, j’ai été désigné rapporteur de ma table, qui elle-même a très bien travaillé.

Et j’ai présenté oralement notre travail collectif à Serge Cormier, adjoint à l’urbanisme.

Il y avait deux tables en tout.

Je m’excuse par avance de me centrer principalement sur ma table, mais c’est elle qui m’a fourni le plus de notes.

Les thèmes ont été pris par ma table avec méthode et par ordre.

Je vais donc procéder de même sur cette série d’article. Sauf pour le premier article, car un thème est revenu: la mixité du territoire.

D’autant qu’il a été abordé sur le tout premier atelier.

Et ce n’est pas la première fois que j’évoque le sujet sur mon blog.

Pour mémoire, il y a une vraie coupure sur Malakoff.

Cette coupure est définie physiquement par la ligne 13 (qui sur Malakoff, n’est pas souterraine).

Notre table a mis en avant cet aspect, notamment en faisant un compte des équipements.

On a entre autre fait un compte de ce qui est dans le Nord de la ville, et ce qui est dans le Sud de la ville.

Très franchement, sans grand effort, d’ailleurs, on a vite remarqué que c’est la misère dans le Sud.

D’autant, si j’ai bien suivi, autour de la table, on avait majoritairement des habitants du Nord.

 

Côté Nord, on a comptabilisé principalement la MJQ (maison des jeunes et des quartiers), et une salle des fêtes (ainsi que le lieu de réunion du conseil de quartier du collège).

Côté Sud, on a le cinéma, le théâtre, un surplus de salle des fêtes…

 

Côté équipement sportif, on est arrivé au même résultat. Néanmoins, la cassure est moins évidente.

Il faut dire que le stade Marcel Cerdan (plus son gymnase) et la piscine rattrape le tout.

 

Mais dans l’absolu, la cassure Nord/Sud devra être prise en compte dans le futur PLU.

6 février 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, la proche banlieue et les réserves foncières (1/5) : Il est impératif d’optimiser le territoire et les réserves foncières

Dans une ville de première couronne, et en particulier à Malakoff, il y a des problèmes de réserves foncières.

En résumé, il manque du terrain pour construire.

Effectivement, à Malakoff, au Nord, on a le 14ème arrondissement, à l’ouest, Vanves, au Sud, Clamart, Au Sud-Est, Châtillon et à l’Est, Montrouge.

Et évidemment, on a construit pratiquement partout.

 

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est évident qu’il est interdit de la gâcher.

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est du devoir de la ville de l’utiliser au mieux.

 

Mais comment utiliser au mieux la réserve foncière?

La première possibilité est de faire venir de l’économie. Du point de vue de la ville, on fait venir des entreprises qui augmenteront les ressources de la ville (en payant la CET touchée par l’agglomération).

Notons que les entreprises représentent un plus pour les habitants. Les entreprises seront un cœur faisant vivre le commerce de proximité.

Dans l’optique d’augmenter les ressources, on peut aussi faire venir des ménages en capacité de payer les impôts. Pour cela, on construit des logements (ou plus exactement, un promoteur s’en chargera).

Les ménages fortunés payeront des impôts à la commune.

Attention néanmoins à ne pas communautariser sa ville dans le même sens que Neuilly ou Saint-Maur.

 

Autre possibilité: on peut construire des logements sociaux, comme des HLM.

Dans ce cas, on construit à terme du coût en dépense de fonctionnement, et des dépenses pour la commune.

Ce n’est pas forcément un mal, car grâce à une utilisation sociale du terrain, on permet à une catégorie de la population de se loger. Sinon, s’il n’y avait que du logement privé, elle ne se logerait pas, même si elle travaille.

 

Enfin, il est imaginable aussi de faire des espaces verts qui augmenteront la qualité de vie dans la commune.

 

Notons que pour réussir une optimisation du territoire, densifier devient également un impératif.

29 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Atelier Habiter du PLU (4/6): La mixité économique, l’un des points noirs de Malakoff

PLU 002

Le document ci-contre, présenté lors de l’atelier Travailler, aurait gagné à être plus commenté.

Malheureusement, l’atelier Travailler n’a débouché sur rien de concret.

Heureusement, l’aspect mixité économique a été évoqué lors de l’atelier Habiter, et notre table a eu le plaisir de mettre en avant cette question.

J’entends par mixité économique d’une ville ou d’un territoire le fait que l’activité économique soit répartie équitablement sur l’ensemble du territoire.

Les Hauts de Seines, qui concentre une activité importante sur la défense, n’est pas un territoire qui a une mixité économique.

Il s’agit d’un contre-exemple.

La mixité économique va avec la mixité, l’équilibre et l’égalité d’un territoire.

En résumé, on ne développe pas que les habitations. On développe en même temps le commerce et l’activité économique.

L’atelier a mis en avant la non-mixité territoriale de Malakoff.

Notre table a été plus loin dans la réflexion.

Il faut aussi une mixité économique, et un développement du Sud de Malakoff.

Il faut des entreprises dans le Sud de Malakoff. Un effort doit vraiment être fait dans ce sens dans le PLU.

La carte montre tous ce qu’il y a en activité économique (ce qui n’est pas du commerce est désigné par autre).

On voit, d’un simple coup d’œil, qu’au Sud, c’est franchement la misère.

D’autant que l’activité économique est importante. C’est un cœur. Un cœur qui fait vivre en particulier le commerce de proximité.

Là aussi, un effort doit être fait.

Nous avons également proposé, comme ça l’a été dans le programme des Démocrates de Malakoff et rappelé par Jean Emmanuel Paillon, la création d’une pépinière d’entreprise Boulevard Stalingrad.

Il y a urgence à le faire, et à le faire avant l’arrivée du métro Arc Express Gare de Clamart.

26 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier Habiter du PLU (1/6): Le message sur la coupure Nord/Sud de Malakoff a des chances de passer

Hier matin, j’étais à l’atelier « Habiter ».

Cet atelier se place dans la démarche de concertation en vue d’élaborer le futur PLU (Plan local d’urbanisme) de Malakoff.

On a été disposé par table (6 au total) et chaque table réfléchissait sur un thème particulier (équilibre, mixité, développement durable).

On avait un rapporteur qui exprimait ce que le groupe pensait.

Il était d’ailleurs enregistré pour qu’il y ait trace pour le débat.

 

Quel que soit le thème, la coupure Nord Sud est revenue très régulièrement.

Effectivement, il y a une non-mixité territoriale sur Malakoff.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je le dis et que je l’écris.

Le Sud est délaissé au profil du Nord, avec comme ligne de coupure la voie de métro.

Alors que le commerce de proximité, malgré quelques imperfections, existe dans le Nord et dans le centre-ville, le commerce dans le Sud de la ville à une tendance a disparaître.

Je pense au croisement de la rue Avolée et la rue Hoche (disparition de la pharmacie, du libraire et du boucher) et du boulevard Colonel Fabien (disparition du boucher et de l’épicerie).

 

Mieux, dans notre groupe de travail, ayant pour thème la mixité, on a aussi poussé vers la mixité économique et territoriale, insistant sur la nécessité de développer le sud aussi bien en densité (le Sud est la partie la moins densifiée de la ville), mais également économiquement.

 

Notre groupe a aussi avancé l’idée d’une pépinière d’entreprise au sud du Boulevard de Stalingrad (devinez d’ailleurs qui a poussé l’idée).

 

En tout cas, l’ensemble des groupes de travail a insisté sur le non-équilibre Nord/Sud et sur la nécessité de développer le sud, et en particulier de le densifier.

Notre groupe s’est aussi prononcé pour une densification raisonnable ou intelligente (propos de Serge Cormiers) ou maitrisé (propos de Jean Emmanuel Paillon).

 

Le message devrait probablement être entendu.

PLU 001

A titre de comparaison, je donne la densification sur différent quartiers de Malakoff. On voit que le Sud y est moins dense que le Nord.

Il s’agit de document distribué par la municipalité aux participants de l’atelier.

20 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire