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Présidentielles 2017 : La défaite de la Droite est méritée

Je voulais écrire ce message, puis j’ai changé d’avis, puis j’ai rechangé d’avis.

Je vais donc l’écrire maintenant.

Quand je vois les militants UMP (et certains élus) mettre à égalité Macron et Le Pen, donc me mettre à égalité avec le Pen, ça m’a encouragé à l’écrire.

 

La défaite de la droite lors de la présidentielle 2017 est méritée.

 

Par ailleurs, même si je trouve le bilan de François Hollande médiocre, la défaite de Nicolas Sarkozy était, elle-aussi méritée.

 

Ce n’est pas la première fois que j’écris ce que je vais écrire.

J’avais entre autre écrit que l’UMP et le PS déplaçaient leurs centres de gravité vers le noyau dur, que Copé menait l’UMP dans le mur, et que l’UMP se construisait sur un vote sanction (comme le PS d’ailleurs).

 

Il y a des différences entre Nicolas Sarkozy et François Fillon.

 

Nicolas Sarkozy défendait un bilan médiocre (comme c’est très bien expliqué ici).

En particulier, Nicolas Sarkozy a fait plus de dette en 5 ans que François Mitterrand en 14 ans, là où François Bayrou a fait une campagne contre la dette en 2007.

Et il s’agit d’une dette de fonctionnement.

 

Pour François Fillon, c’est vrai que c’est le Pénélope Gate qui a plombé.

Mais là, il faut replacer dans le contexte.

 

François Fillon nous dit que la France est en Faillite. Sur ce point, je suis entièrement d’accord.

Il nous dit qu’il va falloir faire des efforts.

Pourquoi pas.

 

Seulement, lui, il s’est enrichi sur le dos du contribuable d’un pays en faillite.

Pour demander des efforts, il faut être irréprochable.

Une phrase de Margaret Thatcher résume parfaitement François Fillon (précision, je n’aime pas vraiment Margaret Thatcher) : « Il n’y a pas d’argent public, il n’y a que l’argent du contribuable ».

 

Ça ne me gêne pas de payer des impôts.

Mais si je paye des impôts, c’est pour un service public de qualité. C’est pour aider les gens à s’en sortir. Je sais ce que c’est que d’avoir un service public pourri. J’ai été longtemps au chômage et à l’époque, je vous garantis que j’aurais voulu avoir un vrai service public de l’emploi.

 

Par ailleurs, je paye aussi des impôts pour avoir des infrastructures de qualités.

Faire des voies ferrées, des métros…, ce n’est pas gratuit.

Il est normal que l’Etat s’en occupe, les infrastructures profitent à tout le monde.

 

Par contre, je ne paye pas des impôts pour permettre à François Fillon de vivre à mes crochets, ou pour enrichir une oligarchie, point qui était particulièrement vrai sous Nicolas Sarkozy.

 

Par ailleurs, j’attends également que la collectivité (en l’occurrence ici l’Etat) gère l’argent que je lui donne avec sagesse, et efficacement.

 

Par contre, 2012 et 2017 ont un point commun : Une droitisation de la droite excessive.

Là, il y a un vrai travail de fond à faire pour les républicains.

Alain Juppé a entièrement raison : il faut changer de ligne politique !

 

Soyons clair, il est normal que la Droite soit… la Droite.

Il est normal que la Droite lutte pour son idéal.

 

Mais il y a plusieurs façons d’être de Droite.

 

La première est de partir sur un diagnostic, et de faire une politique à partir de ce diagnostic, allant subtilement vers la droite et faisant accepter subtilement une politique de Droite.

C’était la philosophie prise par Alain Juppé.

 

Et puis, il y a ceux qui pensent qu’ils sont de Droite, donc, ils sont obligatoirement Beau, Magnifique et Intelligent, et ce qu’ils font, c’est toujours bien, même si ce n’est que des conneries (surtout si c’est des conneries), car comme ils sont de Droite, ils ont la vérité absolue.

Le problème, c’est qu’ils imposent des politiques contre les gens.

Ils imposent des politiques clientélistes, qui se fait au détriment des gens, de l’intérêt général et contre le bon sens.

 

Le choix à la primaire de la Droite était entre ces deux droites. Et c’est la droite dure qui a gagné.

De fait, les militants des républicains ont choisi une droite dure, et ils ont donc choisi la défaite.

A minima, si François Fillon avait été élu, il n’aurait pas réformé la France dans l’intérêt de tous.

 

Une phrase de François Fillon est symbolique (et pour une fois honnête) :

« On peut augmenter la TVA car les pauvres peuvent moduler leur consommation »

Soyons clair, s’il faut augmenter la TVA, je peux l’entendre.

Mais pas avec cet argument.

Pour remettre en route la France, tout le monde doit faire un effort.

L’effort doit être demandé à tous les français.

Ça sous-entend le pauvre, mais aussi le riche.

Et ça doit être à hauteur de ces moyens.

Les efforts seront acceptés s’ils sont justes.

 

Par ailleurs, François Fillon a laissé la Manifs pour Tous imposer une vision rétrograde de la société.

 

Donc si la droite a perdu (encore une fois), c’est parce qu’elle a estimé qu’être de Droite est plus important que de faire une politique pragmatique et dans l’intérêt général, dans l’intérêt de la majorité des français.

Il faut bien comprendre qu’il faut que tout le monde soit perdant un petit peu pour que l’on soit gagnant collectivement.

Il faut arrêter les politiques clientélistes où seul 10% des gens sont gagnant au détriment des 90% restants.

 

Notons également que la défaite du PS de Benoît Hamon est également méritée. Les travers du PS, qui ne cesse de se gauchiser, est symétrique aux problèmes des républicains.

1 mai 2017 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Pénélope Gate sur quelques aspects (3/4) : En France, on a un problème avec la Droite républicaine

Finalement, François Fillon, ce n’est rien.

 

Le vrai problème, c’est que l’on a un problème avec la droite républicaine.

Sur ce point, cracher sur Bayrou, qui le dit à chaque présidentielle ne sert à rien.

Sur ce point, François Bayrou a raison.

 

Mon seul reproche est qu’il ne le dit pas sur la durée. Il ne faut pas se contenter de le dire en 2012 (en votant après Hollande contre Sarkozy) et en 2017 avec un François Fillon qui pose problème.

 

Il faut aussi le dire sur la durée, notamment en évitant de soutenir des Peltier, des Wauquiez et en lâchant Blanche Mühlmann, candidate Modem qui se battait contre un maire dur de l’UMP.

 

Le problème avec la droite républicaine, les républicains, tiens en deux points.

 

Le premier est sa capacité à confondre argent public avec argent privé, et donc à s’enrichir sur le dos du contribuable.

Pire, en plus de confondre argent public (d’un pays en faillite, je tiens à le rappeler) avec argent privé, et donc de s’enrichir sur le dos du contribuable, il est mal vu de voir la justice enquêter et demander des comptes.

 

Dans tous les membres qui s’enrichissent ou ont été condamné ou ont des noms associés à des affaires politico-judiciaire, on a Alain Juppé (certes, il a payé pour d’autres, mais il a été condamné), Patrick Balkany, Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud, Manuel Aeschlimann, Charles Pasqua, Philippe Pemezec, et si je cherchais vraiment, je pourrais allonger la liste.

 

Je pense que le problème s’est accentué avec Jacques Chirac, qui a utilisé la présidence de la république pour ne pas rendre des comptes sur les affaires d’emplois fictifs à la mairie de Paris.

 

Certes, ça existait avant, sous Georges Pompidou, on a eu l’affaire des plombiers.

 

Mais avec Jacques Chirac, un pas a été franchi. Il a utilisé le poste de président comme immunité à vie, lui évitant de rendre des comptes et justifiant que finalement, il est normal de piocher dans la caisse mais il est anormal de rendre des comptes, aux électeurs et surtout aux juges.

Le fait que la droite fasse Dimanche une manifestation contre la Justice, bafouant la séparation des pouvoir, n’est pas si anodins.

 

Mais le deuxième problème, que l’on doit à Nicolas Sarkozy est pire.

La droite de gouvernement c’est droitisé, et a rendu la frontière poreuse entre la droite républicaine et le centre.

Elle a mis sur un pied d’égalité le PS et le FN, si ce n’est que pire, elle considère le FN plus fréquentable que le PS.

 

Le fait que ce soit la Manif pour Tous qui organise la manifestation de soutien à François Fillon n’est pas si étranger.

 

Pire, la droite réactionnaire, qui donc inspire les Républicains, veut diriger seule au détriment de l’ensemble des français.

Pire, elle est sur un modèle sociétal dépassé.

Savez-vous que beaucoup de familles sont recomposées ?

 

Évidemment, le fait que le centre soit faible et lâche, et que le scrutin électoral français soit stupide et débile n’aide pas.

 

Que la Droite soit de Droite, c’est normal, c’est la Droite.

Mais lors de la primaire ouverte, elle avait le choix entre être moins de Droite, mais de fédérer les français sur un projet de réformes audacieux où tout le monde s’y retrouve, et d’être dans une démarche de coalition, ou d’avoir une stratégie agressive et d’imposer à une majorité une vision très conservatrice et réactionnaire où seuls quelques individus sont gagnant.

 

Elle a choisi la seconde option, et très clairement.

 

C’est même une question tactique, elle avait le choix de construire un projet de droite de façon plus souple et consensuel, elle a choisi d’imposer par la force.

 

Finalement, François Fillon est dans la continuité de Nicolas Sarkozy.

4 mars 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

François Bayrou écrit tout haut ce que tout le monde pense (presque) tout bas

Grand Merci à François Bayrou d’expliquer, pourquoi Nicolas Sarkozy est un danger.

Rien à rajouter.

Personnellement, ça m’exaspère de voir Nicolas Sarkozy se présenter, fausser le débat et empêcher les vrais problèmes d’être évoqué.

 

Et François Bayrou n’est pas seul, moi aussi je méprise Nicolas Sarkozy, et je joue avec les mêmes armes que lui. L’intérêt général est en jeu.

 

Je ne veux pas d’un président narcissique, qui a montré son incompétence, qui veut être président pour plaire à son égo surdimensionné, et a pour but juste d’enrichir les copains et une oligarchie.

 

Franchement, Nicolas Sarkozy est détestable. Il me fait penser à un méchant de One Piece.

Les méchants de One Piece sont tellement détestables et haïssable que l’on jubile quand Monkey D Luffy (c’est le héros) leur botte le cul.

 

Nicolas Sarkozy est tellement détestable et méprisable que je vais vraiment jubiler quand il va se faire botter le cul à la primaire.

Je nourris d’ailleurs même un espoir secret : celui de le voir éliminer dès le premier tour. Franchement, ça serait une belle fessé et ça lui ferait très mal.

 

En ce qui me concerne, je recopie juste l’excellent texte de François Bayrou :

 

 

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

 

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.

Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

 

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

 

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

 

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy. Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.

Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.

 

Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux. Ces raisons étaient impérieuses. Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés. Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie. Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

 

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir. Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

 

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple. En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

 

J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

 

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

 

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille. Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.

Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.

La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays. Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.

Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».

C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

 

Et cela a une traduction simplement politique. Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.

C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec. Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps. Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée. Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

 

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui. Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.

 

J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes. C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

 

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple. Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

 

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.

En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

 

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti. Et je crois qu’il se trompe sur le fond. Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel. Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu. Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

 

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois.

 

A lire également sur Centriloque : Mais pour qui se prennent les sarkozystes?

30 octobre 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy, l’homme qui a amené le terrorisme ?

Evidemment, je considère que le vrai problème de la France, c’est la compétitivité économique.

C’est d’ailleurs pour ça que je ne prends au sérieux que deux candidats à  la primaire de la droite :

  • Alain Juppé.
  • François Fillon.

Effectivement, il est important d’intégrer les habitants de notre pays, et qu’ils puissent progresser l’échelle sociale, si ils le méritent.

 

S’il n’y a pas d’intégration, les gens se tournent vers leur communauté.

C’est le manque de développement économique qui fait le communautarisme.

 

En ce sens, sur ce point, les mandats de François Hollande et de Nicolas Sarkozy sont un véritable désastre !

 

Le communautarisme peut être religieux, et de fait amener à de l’intégrisme, qui mène à du terrorisme.

Je pense que c’est le manque de perspective d’intégration, lié à l’économie, qui fait le terrorisme, et en particulier, qui fait que nos jeunes peuvent partir faire le djihad.

 

Je ne dis pas qu’il faut excuser.

Il faut être bien évidement ferme, il en va de notre crédibilité.

D’autant qu’en face, on a des gens dangereux qui ne nous ferons aucun cadeaux.

Mais être ferme est une solution sur le court terme.

 

Quand il y a un problème, il faut le prendre à la racine pour le résoudre définitivement.

Et le problème est comment, des fous, des intégristes, arrivent à recruter aussi facilement des gens.

Ils arrivent en plus à recruter chez nous, nos propres jeunes, pour qu’ils se retournent contre nous !

 

Certes, ils recrutent sans doute chez les faibles d’esprits et les non cultivés, mais il est quand même étonnant que la France ne propose pas d’alternative d’intégration.

 

Baffer un jeune qui quitte la France et revient faire des attentats, ça me va.

Mais j’aimerais que l’on réduise ce nombre, nombre qui ne peut être réduit que si on arrive à avoir un vrai modèle d’intégration, possible qu’avec une économie compétitive qui tourne.

 

D’une certaine façon, le parallèle avec la mafia musulman de Marseille, décrit dans le film Chouf, est intéressant.

Dans ce film, se déroulant dans le Nord de Marseille, le trafic de drogue et le banditisme est la seule façon d’avoir une vie normale.

Faire les cowboys, ça me va. Mais il y a un moment où il faut traiter le problème de manière globale.

Il faut donner une perspective d’intégration.

 

Flinguer la racaille en chef, ça ne suffit pas car une autre racaille en chef prendra la place.

 

En fait, le raté de la France, c’est son modèle d’intégration. Et il est raté à cause de la faiblesse de son économie.

Les voyous et les intégristes intègrent mieux que la république.

 

On peut faire un parallèle avec le Hamas (autre organisation terroriste).

Le Hamas, ils font tourner les écoles, les hôpitaux…

Ils sont de fait, soutenus par la population.

 

En fait, tout a été écrit par Tocqueville dans la démocratie en Amérique.

La société démocratique, c’est l’égalité et la liberté. Si il n’y a pas d’égalité (et possibilité de monter l’échelle sociale), les gens zappe la liberté.

C’est comme ça que l’on a le Pen, et c’est comme ça que des gens se tournent vers le fanatisme religieux.

 

Les fans de Sarkozy expliquent que c’est le plus apte à lutter contre le terrorisme.

 

Avec ce que je viens d’écrire, je laisse supposer que Nicolas Sarkozy n’a pas un bon bilan de lutte contre le terrorisme, globalement, mais qu’un nouveau mandat, étant donné qu’il propose la même politique économique, ne permettrait pas de lutter durablement contre ce fléau.

 

De plus, je me pose une question.

Évidemment, ça reste dans le cadre des hypothèses.

Et si c’était Nicolas Sarkozy, par sa politique étrangère, qui nous avait en partie amené le terrorisme islamique.

D’autant qu’il l’aurait amené non pas par ignorance, mais plus par malhonnêteté et intérêt personnel.

 

Voici mes arguments.

Pour commencer, je vais remonter un peu le temps.

Je n’ai pas une bonne opinion du second mandat de Jacques Chirac.

Mais je reconnais un mérite à Jacques Chirac, c’est d’avoir refusé d’aller en Irak.

Effectivement, c’est la chute de Saddam Hussein  qui a permis aux américain d’avoir un vrai bourbier, et à Daesh de se construire.

Certes, Sarkozy n’était pas au pouvoir à ce moment-là. Mais s’il y avait été, je suis persuadé qu’on aurait été en Irak.

 

Passons à son mandat…

Il a été en Lybie et il a zigouillé Kadhafi.

Soyons clair, je n’ai aucune sympathie pour Kadhafi, que Sarkozy a d’ailleurs reçu en début de mandat.

Sauf qu’aujourd’hui, la Lybie est une terre de djihad, notamment pour les jeunes français.

Ils en sont même à regretter Kadhafi !

 

Pire, les groupes djihadistes passent facilement dans le désert du Sahara, notamment au Mali

 

Sur ce coup, François Hollande a essuyé les plâtres et pour éviter que la situation empire, a dû engager la France dans un bourbier.

Je ne reproche rien à François Hollande, sur ce coup. Il essuie les plâtres et il fait, seul, le sale boulot.

Je pense que si il n’avait pas engagé la France au Mali (dans un bourbier, rappelons-le), peut-être que la situation aurait été pire. Le Mali aurait pu tomber aux mains des intégristes !

 

Mais je me pose aussi des questions sur les motivations réelles de Sarkozy pour intervenir en Lybie.

Kadhafi aurait financé sa campagne. Il y a des soupçons (pas encore de preuves, mais des soupçons).

Il le reçoit en début de mandat, puis l’attaque et le tue en 2011.

Pourquoi ?

Et si Sarkozy voulait se débarrasser d’un témoin gênant….

Évidemment, je n’aurais aucunes réponses à ces questions. Mais si mon hypothèse est bonne, cela voudrait dire que Nicolas Sarkozy a mis le chaos dans une région sensible, favorisant les djihadistes, juste pour faire taire Kadhafi.

 

Quoi qu’il en soi, pour sa vision économique, pour la politique étrangère qu’il a mené en Libye, et pour les interrogations légitimes qu’induit le financement de sa campagne 2007 par Kadhafi (même si l’enquête est en cours), Nicolas Sarkozy n’est pas le mieux placé pour lutter contre le terrorisme islamique, contrairement à ce que ces fans disent sur Twitter.

23 octobre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, International, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Sarkozy somme Bayrou et Lagarde de respecter les règles : C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Sarkozy, que je méprise, somme Bayrou et Lagarde de respecter le résultat de la primaire.

 

Je pense qu’ils peuvent se défendre, mais je vais répondre pour moi.

 

En temps normal, je n’aurais pas été à la primaire, j’aurais tranquillement voté pour le candidat centriste.

Mais là, les dés sont pipés, Hollande est un président catastrophique, Sarkozy a été un président catastrophique, et Le Pen sera au second tour.

 

Dans ce contexte, je vais donc à la primaire, et je respecterai le résultat que si il me convient.

De fait, oui, c’est de la triche, mais si j’en suis là, c’est un peu à cause de Sarkozy.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas l’avenir des républicains, ce n’est pas l’avenir du PS, ce n’est même pas l’avenir du centre, c’est l’intérêt général.

 

Si je vote Juppé, ce n’est pas par adhésion, c’est par ce que l’intérêt général :

  1. C’est d’éviter Le Pen, qui sera au second tour.
  2. C’est d’éviter Mélenchon.
  3. C’est d’éviter un second mandat à Hollande.
  4. C’est d’éviter un second mandat à Sarkozy.

Et si pour l’intérêt général il faut tricher à la primaire, pas de problème, j’assume !

L’intérêt général prime.

Et je ne le fais pas en tant que centriste. Je le fais en tant que citoyen responsable, électeur responsable qui essaye d’éviter le pire à mon pays.

Et puis, franchement, Sarkozy faire des leçons de morales, c’est l’Hôpital qui se fout de la charité.

 

Pour mémoire, afin de maintenir les centristes dans la médiocrité et de les laisser à un faible score (avec la complicité des centristes, je tiens à le rappeler), celui-ci a tout fait pour les intégrer lors des régionales.

Aujourd’hui, les centristes sont inaudibles. Sauf que pour  négocier, il a négocié avec Hervé Morin, le grand rival de Christophe Lagarde. Rappel, celui qui a été élu démocratiquement à la tête de l’UDI, c’est Jean Christophe Lagarde.

 

On continue ?

 

Histoire de peser, et de diriger seul, il a déjà investi les candidats aux législatives, indépendamment du résultat de la primaire et ne laissant aucuns sièges aux centristes (sauf ceux qui  en ont déjà).

 

On continue ?

 

Pour masquer le dérapage de ses comptes de campagnes, il a inventé un système fou, appelé Bygmalion. Un résumé ici.

 

On continue ?

 

Il a fait le Pentagone à la Française, qui au final coute plus cher au contribuable (qui lui, s’appauvri), avec un appel d’offre pipeau. Le gouvernement socialiste a essayé de casser ça, le problème, c’est que le contrat est tellement bétonné que ça couterait encore plus cher pour le contribuable (Résumé ici et ici).

 

On continue ?

 

Il a arbitré en faveur de Tapie au détriment du contribuable (encore lui !).

Christine Lagarde est d’ailleurs renvoyée devant la cour de la république.

 

On continue ?

Même si il n’y a pas de preuve, il est cité dans le dossier Bettencourt et il est soupçonné d’avoir fait payer sa campagne 2007 par Kadhafi, qu’il a fait assassiner par la suite après avoir déclaré la guerre à la Syrie.

 

Evidemment, j’en oublie certainement.

 

Et puis il y a son bilan…

En 5 ans, Sarkozy a fait plus de dette que Mitterrand en 14 ans.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Thierry Breton, ministre de droite de Dominique de Villepin.

 

Sarkozy, c’est le sale gosse qui est pris la main dans le pot de confiture et qui ose t’expliquer, toujours la main dans le pot de confiture, que ce n’est pas lui.

 

Son bilan est tel que s’il était dans le privé, il serait renvoyé un coup de pied dans le cul.

 

Si je faisais 1% de ce que Nicolas Sarkozy fait, mes parent me botteraient le cul tellement fort que j’aurais les fesses rouges qui piquent et me priverait d’argent de poche et de sortie, ou bien iraient jusqu’à me renier.

 

Ce qui est honteux, c’est qu’il ose se représenter.

 

La seule chose que mérite ce sale gosse de Sarkozy, c’est qu’on lui botte le cul et qu’on lui donne une vraie fessé, une vraie déculotté, jusqu’à ce qu’il ait les fesses rouges qui piquent.

Ça tombe bien, je vais à la primaire pour ça.

 

En temps normal, je n’aurais pas été à la primaire mais là, l’intérêt général l’oblige.

Il faut éviter Le Pen, Mélenchon, Hollande et Sarkozy.

Et si pour éviter ce quatuor infernal il faut tricher à la primaire, ça me va, je l’assume.

L’intérêt général prime d’abord.

 

Donc oui, je vais à la primaire, et oui je triche car je n’appliquerai le résultat que s’il me convient.

En somme, j’applique la méthode Sarkozy !

21 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (4/4) : De fait, j’irai voter à la primaire de la droite et je voterai Alain Juppé

Ce n’est pas mon choix initial. Je l’avais même écrit.

En temps normal, j’aurais préféré une concurrence au premier tour avec un candidat centriste.

Seulement, les partis centristes se sont foutus du monde et ont travaillé en branquignol.

 

Par ailleurs, la situation n’est pas normale.

La situation de la France est sérieuse, et des réformes devront être faites.

Après le mandat de Nicolas Sarkozy, après le mandat de François Hollande, on ne peut pas se permettre d’avoir un président médiocre qui dirige aux sondages, de façon clientéliste et avec un narcissisme élevé.

 

Le déclin français est une réalité (depuis 1974 soit 43 ans en 2017), les problèmes économiques sont sérieux, les problèmes sociaux sont sérieux, et même les problèmes moraux sont sérieux.

 

Les dés étant, grâce à Nicolas Sarkozy, pipés, et le Pen étant au second tour, et les centristes inexistant car tués par Nicolas Sarkozy, avec le consentement des centristes, j’irai voter à la primaire de la droite.

 

Car il faut rappeler que cette primaire est d’abord celle de la droite et non de la droite et du centre.

 

J’estime que c’est un devoir de voter à cette primaire. Les dés étant pipés, c’est là que tout se passe.

Ce n’est plus l’avenir du centre ou de la gauche qui est en jeu, c’est l’avenir de la France.

 

Et j’y vais d’abord pour éliminer Nicolas Sarkozy. Plus tôt il sera éliminé, mieux ça sera.

J’invite d’ailleurs tous les français à faire de même et à lui rendre la pareille.

Ça sera un juste retour des choses.

Un second mandat Sarkozy serait une catastrophe.

 

Peut-être que si Nicolas Sarkozy perd la primaire, il trouvera une excuse pipeau pour y aller. Mais au moins, il passera pour ce qu’il est : un tricheur…

 

Donc je voterai à la primaire pour éliminer Sarkozy.

 

Reste à savoir pour qui voter.

 

Je voterai Alain Juppé car il me paraît le plus adapté à mener les réformes nécessaire au pays, et à les faire accepter à l’ensemble des français.

 

Déjà, il convient de rappeler que les problèmes de la France, contrairement à ce qu’essaye de faire croire Nicolas Sarkozy, sont d’abord de l’ordre de l’économie.

 

C’est parce que la France a une économie peu compétitive que l’on n’arrive pas à intégrer l’ensemble de nos concitoyens.

Sur ce critère, seuls deux candidats sortent du lot : François Fillon et Alain Juppé.

 

Or même si François Fillon est solide au niveau de l’économie, je le trouve un peu trop rétrograde au niveau sociétal. En particulier, il a le soutien de la manif pour tous.

Par ailleurs il est vrai qu’il faut libéraliser l’économie, mais il faut néanmoins des règles pour garantir l’équité.

 

Reste donc Juppé.

Juppé est le seul qui a l’expérience nécessaire pour mener les réformes nécessaires. Il a fait ses preuves, aussi bien en tant que premier ministre que maire de Bordeaux.

Il est le seul à penser en termes de coalition (même si ça n’a pas toujours été le cas) et à essayer d’être rassembleur pour faire  accepter les réformes.

Il est le seul à parler à tous les français, et pas seulement à une base réduite.

 

Je voterai donc Alain Juppé pour stopper Sarkozy, mais aussi car j’estime que c’est le plus qualifié pour le poste de président.

 

Evidemment, je ne m’estime pas lié aux résultats de la primaire et je prendrai ma décision définitive sur le premier tour de la présidentielle vers Janvier.

14 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les investitures chez les républicains

Ça y est, les investitures sont tombées pour les républicains.

 

Et c’est mauvais signe, car c’est du Sarkozy tout craché.

 

Bon, il y a évidemment l’investiture de Balkany, ajouté de celle de Manuel Aeschlimann, qui représente le clan Sarkozy avec tous les travers inimaginable.

 

Mais il convient d’ajouter plusieurs points.

Le premier est que l’on trouve beaucoup de droite dure.

En particulier, on a Philippe Pemezec et Camille Bedin.

 

On a aussi des carriéristes, comme Clément Forestier, dans notre circonscription.

 

Mais c’est avant tout un moyen de faire taire les modérés.

C’est Sarkozy qui choisit les députés, indépendamment   du résultat de la primaire.

 

Si Fillon ou Juppé gagnent, ils vont avoir du mal à imposer une politique dans l’intérêt général.

 

Mais ça montre une constante Sarkozienne, l’envie de diriger sur un socle minimal, alors qu’il faudrait bâtir des coalitions, comme en Allemagne, afin de s’en sortir enfin, et faire des réformes où tout le monde s’y retrouve.

 

Et surtout, c’est un camouflet pour le centre.

Certes, les sortants UDI n’ont pas de concurrents, mais ils n’ont aucune circonscription nouvelle.

Et lorsqu’il s’agira de construire une coalition, face à des candidats républicains déjà en campagne, ça sera difficile de faire valoir ses droits.

 

Bref, Sarkozy, qui pense qu’il va gagner la primaire, espère diriger seul la France sur une base réduite pour une minorité.

Du Sarkozy quoi.

Et comme d’habitude, il piétine le centre, centre qu’il méprise tant.

 

Le problème, c’est que le centre l’a mérité.

Je l’avais d’ailleurs déjà écrit lors des régionales.

 

En ne faisant pas une liste au premier tour, et en y allant avec la droite dure comme Wauquiez et Peletier, on a invité la droite dure à prendre le centre pour des paillassons.

 

Pourquoi s’en priveraient-ils, puisqu’on les y a invités…

 

Résultat : On a besoins des idées centristes, mais on est affaibli et on ne pèsera pas dans la prochaine législature.

 

En fait, on ne sera même pas présent.

 

Tout ça à cause d’un travail peu sérieux… Comme je l’avais écrit

 

Évidemment, je suis furax, et aussi inquiet pour la suite.

23 juin 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Législatives 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Pour Sarkozy, le Centre est devenu «sa chose» (blog du centrisme)

Encore un excellent article du blog du centrisme que je me permets de recopier honteusement, au moins pour que l’analyse se diffuse.

Il m’est insupportable de voir Sarkozy casser aussi facilement le centre.

Le problème, c’est que c’est avec la complicité de ce même centre que celui-ci y arrive.

Il est assez désespérant de voir le centre se faire rouler dans la farine et frire, tout ça pour des histoires de places…

 

Etre sa chose, comme l’explique le dictionnaire Larousse, c’est être incapable d’autonomie et entièrement dépendant d’un autre.

Voilà qui ressemble fortement à ce que Nicolas Sarkozy s’imagine que le Centre est vis-à-vis de sa personne (et, plus largement, de LR).

L’histoire d’une primaire éventuelle de la Droite et du Centre pour choisir le candidat à la présidence du Grand Paris (l’aménagement de l’agglomération parisienne en métropole mondiale) en est une preuve parmi d’autres mais très révélatrice de son état d’esprit.

Décidée par lui-même et ses conseillers, sans en avertir ce «Centre» qui se trouve impliqué à son corps défendant dans l’intitulé même de l’événement annoncé, cela est bien évidemment choquant mais reflète ce que pense réellement l’ancien président de la république des centristes et ce qu’il considère qu’ils sont devenus depuis l’accord des régionales, c’est-à-dire sa chose.

Inventée à la fois pour caser Nathalie Kosciusko-Morizet, son envahissante et peu fidèle vice-présidente déléguée dont il souhaite se débarrasser ainsi que pour tuer dans l’œuf une éventuelle candidature centriste de compromis et de consensus à ce poste (en l’occurrence celle d’André Santini), cette primaire est arrivée comme un cheveu dans la soupe de l’UDI et du Mouvement démocrate sans que Nicolas Sarkozy ne s’ embarrasse un instant de savoir s’ils feraient la grimace.

Car il semble bien qu’aucun sous-accord émanant de celui signé pour les régionales, ne mentionne une quelconque primaire pour ce poste à moins que les cris de vierges effarouchées des leaders centristes soient du pipeau.

Mais admettons que la réponse de Jean-Christophe Lagarde, rapide et claire, soit la vérité

«Il n’est pas question que nous y participions» a-t-il indiqué au quotidien l’Opinion qui a sorti l’info.

Et d’ajouter: «nous ne considérons pas l’intercommunalité qu’est la métropole comme un lieu d’affrontement entre la Droite et la Gauche. Or, organiser une primaire signifie par définition qu’il existe un affrontement entre la Droite et la Gauche».

Néanmoins, Lagarde et ses amis doivent aller plus loin.

Car cette déclaration «intempestive» de Nicolas Sarkozy est bien le signe que celui-ci considère l’UDI comme entité négligeable et désormais aux ordres de LR.

Ce qui signifie, dans son esprit et malgré les assurances du président de l’UDI, que les «cadeaux» offerts aux centristes pour les régionales auront évidemment des contreparties dont cette primaire est peut-être la première d’une longue liste.

Même si l’on ne pensait pas exactement à celle-ci quand on soupçonnait les centristes d’avoir vendu leur âme à Sarkozy-Faust, la demande du président de LR montre bien qu’il pense avoir phagocytés les centristes dont on ne répètera jamais assez le mépris qu’il éprouve à leur encontre.

J’espère que l’avenir va démontrer que ce que je viens d’écrire ne sont que des balivernes d’un centriste paranoïaque et non celui d’un observateur lucide d’un jeu bassement politicien.

 

Centristement votre.

 

Le Centriste

23 novembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire