Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Conseil du 19/12/2018 : Pour moi, le bureau de poste Henri Barbusse est déjà fermé.

Le sujet est revenu sur la place public. Il y a même une pétition sur le sujet.

 

La fermeture a déjà été évité sous François Hollande, sans doute pour qu’il puisse être réélu.

Ça n’a visiblement pas marché.

 

J’ai déjà parlé de ce problème précédemment.

Pas directement, mais je l’ai évoqué dans le contexte global de la réhabilitation du Sud de la ville.

 

En ce qui me concerne, je considère le bureau de Poste du Rond-Point Henri Barbusse déjà fermé.

 

Je considère que ce n’est plus qu’une question de temps.

 

Je pense d’ailleurs la même chose du bureau de Poste Rue Jean Jaurès à Vanves.

 

Je tiens à préciser que certaines rumeurs sur la fénéantise, sur la gauchisation et sur la mauvaise volonté de ce bureau de poste est remonté à mes oreilles, notamment de la part de mes proches habitant dans le Sud de la ville, proches qui attendent avec impatience sa fermeture.

 

En plus d’être peu ouvert, et jamais en dehors des heures de travail ou seulement le Samedi Matin, certaines personnes (de mon entourage) se plaignent de l’inefficacité de ce bureau, et de la mauvaise volonté de son personnel.

 

Néanmoins, dans mon opinion, cet aspect ne rentre pas en ligne de compte.

De plus, je ne fréquente pas ce bureau.

 

C’est totalement pour d’autres raisons que je suis persuadé que ce bureau de poste va et doit fermer.

 

En ce qui me concerne, contrairement aux trente-glorieuses, on est aujourd’hui dans une réduction des ressources, et en particulier des ressources financières.

 

On doit faire de mieux en mieux, avec de moins en moins de ressources.

 

On doit optimiser les ressources financières.

 

Entretenir un bâtiment (et son personnel), c’est des dépenses de fonctionnement. Et la société actuelle va vers la nécessité de réduire les dépenses courantes, les dépenses de fonctionnement.

 

Les ressources sont limitées, il faut donc les utiliser à bon escient.

 

Intégrer cette idée, c’est ce que l’on appelle faire du développement durable.

 

Les ressources de la Poste étant limitées, ça ne me choque pas qu’ils cherchent à dépenser moins.

Car derrière se pose la question de qui paye.

 

D’après ce que j’ai compris, la poste est une Société anonyme dont l’actionnaire majoritaire est l’Etat.

La Poste doit donc réduire ses dépenses de fonctionnement (comme tout le monde d’ailleurs), déjà parce que l’Etat est surendetté, et ne peut pas financer exagérément des services publics.

En ce qui me concerne, ce n’est pas le service public qui est en cause. C’est le fait de le financer 100€ là où l’on peut le financer 50€ en rendant le même service.

Il faut rappeler que derrière, c’est le contribuable qui paye.

 

Mais aussi parce qu’en tant que société anonyme, la Poste doit être compétitive. Elle doit faire face à une concurrence acharnée, et elle doit rendre les meilleurs services possibles aux usagers, et à coût le plus bas possible.

 

Dans cette logique, je considère qu’une petite ville comme Malakoff n’a pas besoin de deux bureaux de Poste.

Pour rappel, la superficie de Malakoff est de 2,47 km2.

 

On a un changement des modes de consommation.

Internet a changé la vie des utilisateurs. Le réseau de transport à Malakoff est largement plus que correct. En plus, il est même compétitif.

Et faire 2 km (en 30 min selon Mappy) pour aller à la Poste n’est pas une fin en soi.

Je pense même que c’est quelque part égoïste de demander le maintien de la Poste Henri Barbusse.

 

Vu les problèmes de ressources financières que tout le monde rencontre (Poste compris), je préfère que l’on mette les moyens pour maintenir les bureaux de postes dans les très petits villages ruraux.

 

Après, l’un des arguments du maire pour maintenir le bureau de poste Barbusse est que sa fermeture va accélérer la désertification du quartier, désertification du quartier dont je parle sur ce blog depuis presque le début.

 

Très franchement, l’argument du maire est tout à fait pertinent, et d’une certaine façon, je le partage.

 

Ce qu’il fait que je dois revenir sur le projet de réhabilitation du Rond-Point Henri Barbusse.

 

Pour rappel, je suis en désaccord avec le projet présenté par la municipalité.

 

La principale raison étant le manque de réflexion économique.

 

A partir de là, il y a une véritable différence d’appréciation entre la municipalité et moi-même.

 

Je pense que le développement économique est une question primordiale.

Faire venir des entreprises, donc des gens qui travaillent, c’est fabriquer un cœur de ville.

Je pense que la Poste n’a pas à être un cœur de ville. C’est aux entreprises et en particulier aux gens qui travaillent de construire le cœur de ville.

 

En particulier, on investit dans le commerce de proximité pour créer du lien social, mais c’est les gens qui travaillent sur place qui font vivre le commerce de proximité.

 

C’est en particulier le cas dans le Centre-Ville.

 

Le Marché Boulevard Stalingrad, en particulier, a arrêté d’être un marché intéressant le jour où le Fort de Vanves (un autre sujet qui fâche) a arrêté d’être un cœur de ville.

 

Se battre pour la Poste Henri Barbusse ne sert à rien pour moi. Il faut se battre pour un cœur de ville.

Ce n’est pas au bureau de Poste Barbusse de devenir un cœur de ville. Mais aux entreprises qui vont travailler sur place.

 

C’est pour ça, et je me permets de le répéter, qu’il faut avoir une vraie réflexion pour faire venir des entreprises dans le Sud de la ville.

 

Peut-être, d’ailleurs, que si on faisait venir des entreprises dans le Sud de la ville, la Poste verrait un intérêt à rester dans le coin.

3 janvier 2019 Posted by | Malakoff, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Conseil municipal du 19/12/2018 : Je suis opposé au vœu relatif aux mouvements sociaux

Lors du conseil municipal du 19/12/2018, il y a eu un vœu relatif aux mouvements sociaux.

C’était un vœu de soutien aux gilets jaunes.

En ce qui me concerne, c’est d’abord une déclaration de guerre en bonne et due forme à Emmanuel Macron.

 

Et comme indiqué par Malakoff 21, les forces de l’ordre ont été stigmatisé.

 

Je regrette que l’opposition, dans son ensemble, se soit abstenu face à ce vœu.

Et je regrette que Malakoff Plurielle, soi-disant proche de « En Marche », se soit aussi abstenu.

 

En ce qui me concerne, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais, sans hésiter, voté contre ce vœu.

 

Et il y a quatre raisons, à mon sens, pour lequel il fallait voter contre ce vœu.

 

La première, c’est qu’Emmanuel Macron a été élu, et il a été élu démocratiquement.

J’en ai marre de voir sa légitimité remise en cause, surtout que les gilets jaunes sont noyautés par l’extrême gauche et l’extrême droite.

Emmanuel Macron a fait des gestes, et il y a eu un acte 5, voir 6.

 

On peut contester, comme moi d’ailleurs, le mode de scrutin.

Mais les règles du jeu sont néanmoins claires, et Emmanuel Macron les a respectés.

Il est donc légitime jusqu’en 2022, date de la prochaine élection présidentielle.

 

Que dirait la municipalité, élu avec 68,14% des voix dès le premier tour, si des Malakoffiots mécontents de la hausse de la taxe d’habitation, venaient casser les locaux de la mairie.

Là aussi, augmenter fortement la taxe foncière en 2015, ça joue contre le pouvoir d’achat. D’autant que la taxe foncière, c’est un impôt injuste, car physiocrate !

Et que derrière, la municipalité n’a aucune vision économique et n’a fait aucun investissement productif !

 

La seconde raison est que je trouve que c’est injuste de s’en prendre à Emmanuel Macron.

Certes, j’ai certains désaccords avec lui, notamment sur sa vision globale des impôts (bien que François Hollande, soi-disant grand fiscaliste soit pire), et sur sa réforme institutionnelle (j’y reviendrai un jour).

Certes, il a des problèmes de communication et comportementaux (trop direct, n’a pas forcement de tact, peut paraître méprisant…).

Mais il n’a pas démérité. Que ce soit sur sa politique économique (point 4) ou même sur le pouvoir d’achat.

C’est celui qui en a même fait le plus. Il a diminué les charges salariales, ce qui est une augmentation du pouvoir d’achat par le haut, où tous le monde en profite, et il a même supprimé la taxe d’habitation, impôt injuste et physiocrate, ce qui pose de réels problèmes d’autonomie fiscale.

 

Il a hérité d’une situation difficile, laissé par les mandats Chirac, Sarkozy et Hollande.

Il fait ce qu’il peut, et il n’est pas déméritant. Au contraire.

 

C’est celui qui a fait le plus pour la France.

 

En résumé, Macron, ce n’est pas le président que l’on mérite, mais c’est celui dont on a besoin.

 

Ce qui amène la troisième raison.

L’opposition a perdu en 2017.

L’opposition républicaine a perdu en 2017.

En particulier, LR a perdu une élection imperdable, alors que le président de l’époque, un certain François Hollande, était l’un des présidents les plus mauvais (égalité avec Nicolas Sarkozy) de la France.

 

En ce qui me concerne, je considère que la défaite du PS et de LR était méritée.

Ils devraient prendre leurs temps pour réfléchir. Se remettre en cause, analyser les raisons de leurs défaites, analyser la situation (économique, sociale …) de la France et construire un projet cohérent, pragmatique et sérieux qui marche en cas de retour au pouvoir.

 

Le problème, c’est que LR et le PS surfent sur le mouvement Gilets Jaunes et soufflent sur les braisent. C’est vraiment irresponsable, vu qu’ils sont responsables de la situation actuelle.

Et s’ils étaient au pouvoir, ils auraient eu aussi un mouvement Gilets Jaunes. Et ils n’auraient pas fait mieux !

 

Ce qui amène à la dernière raison.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, j’ai connu le chômage, et franchement, ce n’est pas rigolo.

C’est très humiliant, et pour survivre, on doit faire preuve de cynisme, de haine. On devient une bête sauvage.

Souvent, je sentais ma haine, je la touchais, je la palpais. Elle m’étouffait. Elle était physique.

 

Lorsque j’étais au chômage, on m’expliquait que j’étais une merde car j’étais au chômage.

Ça, je l’ai bien compris. Je l’ai même intégré.

 

Mais si je disais « OK, je prends n’importe quel boulot », on m’expliquait que « j’étais une merde car avec un DEA, j’osais postuler … pour la plonge ».

 

J’en étais même arrivé à payer … pour travailler.

 

De tout ça, j’en ai retenu une leçon fondamentale :

Le développement économique est une question clé.

 

Trouver un emploi, ce n’est qu’une question de chance. Tout ce que l’on peut faire, c’est optimiser la fonction probabilité qui dépend du domaine de recherche, de l’expérience, du réseau, de la formation …

 

Le chômage (et un moment, Emmanuel Macron l’a très bien dit), ce n’est qu’une question d’inadéquation entre l’offre et la demande.

 

Le problème, c’est que l’on est dans une économie ouverte et que la France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu.

 

Le problème, c’est que l’on se tire une balle dans le pied.

 

Le problème, c’est que l’on a plein de gens narcissiques, qui se croient beaux, magnifiques et intelligents, qui ne connaissent rien à l’économie, et qui ont mis des règles dogmatiques, bibliques, stupides et contre-productives que l’économie français doit suivre.

Il est vrai que le capitalisme est un mauvais système et qu’il produit de la misère.

Sauf que l’on n’a pas d’alternative au capitalisme, le socialisme ayant échoué.

 

Et en France, on a mis des règles qui ne luttent pas efficacement contre les travers du capitalisme, mais qui aggravent les défauts du capitaliste français.

 

Il est donc urgent de remettre à plats touts ces dogmes qui pourrissent l’économie française, et qui fait que du coup, l’économie française n’est plus capable d’intégrer les gens.

 

En ce sens, le mérite d’Emmanuel Macron, c’est d’avoir essayé de remettre à plats toutes ces règles débiles et contre-productive qui empêche l’économie française de marcher convenablement, et d’intégrer les gens.

 

Le problème, c’est que face aux gilets jaunes, peu aidé, y compris au sein de « En Marche », Emmanuel Macron a dû baisser son froc de 15%.

 

 Je crains que les Gilets Jaunes aient mis un coup d’arrêt sérieux au programme de réforme dont la France a besoin.

En ce sens, pour moi, les Gilets Jaunes sont égoïstes.

Pour moi, la fin des réformes dont la France a besoin, c’est le plus grand crime des Gilets Jaunes.

22 décembre 2018 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 15/11/2018 sur le projet de réaménagement du quartier Barbusse le Clos

Jeudi dernier, il y avait une réunion sur le quartier Barbusse Le Clos.

 

Le projet n’a pas foncièrement évolué et je me suis déjà exprimé dessus.

 

Je vais donc répéter ce que j’ai dit lors de la réunion et précédemment.

 

Je vais aussi faire des compléments. Lors de ma prise de parole, je n’ai pointé que les points négatifs. J’avais un temp limité pour m’exprimer.

 

Je n’ai pas abordé, également, les infrastructures municipales, et pourtant, il faudrait le faire pour avoir une vraie réflexion d’ensemble.

Je vais donc le faire.

 

En ce qui me concerne, je ne suis pas en accord avec le projet présenté par la municipalité. Je pense qu’il ne va pas dans le bon sens, et que le projet ne répond pas aux enjeux du quartier.

 

Je me permets donc de le répéter ici.

 

Il n’y a pas que des ratés dans ce projet.

 

La suppression du Rond-Point par un carrefour me semble une bonne chose, idem pour le parking en Silo.

 

Néanmoins, pris dans sa globalité, je pense que le projet ne va pas dans le bon sens. Je suis donc opposé au projet dans sa forme actuelle.

 

Je suis opposé au projet dans sa forme actuelle pour deux raisons.

 

La première est que l’on parle de faire un équipement culturel. Je ne suis pas d’accord. Un équipement culturel implique des dépenses de fonctionnement. Or, par les temps qui courent, je pense qu’il faut éviter de multiplier inutilement les dépenses de fonctionnement.

On a de moins en moins d’argent, et il faut donc dépenser à bon escient.

 

Néanmoins, j’ai une contre-proposition sur le sujet. Je propose de déplacer la MJQ.

On libèrerait le local actuel de la MJQ, que l’on pourrait revendre, et on ferait un « Pôle MJQ » plus efficace et plus visible. On augmenterait le rapport qualité/coût.

 

La seconde raison est le manque d’économique. Effectivement, beaucoup de commerces de proximités sont prévus. Or, même si on fait un commerce de proximité pour maintenir le lien social, c’est les gens qui travaillent sur place qui font vivre le commerce de proximité, en particulier les TPE/PME.

En fait, ce qui manque dans le projet, c’est un véritable cœur. Et ce cœur, ce qui va dynamiser le quartier, c’est les entreprises qui vont employer des salariés. C’est les salariés, travaillant sur place, qui vont faire vivre le quartier et en particulier, qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

Pour ces deux raisons, je suis opposé au projet qui est présenté actuellement par la majorité municipale.

 

Je me permets d’ajouter un autre point que je n’ai pas abordé.

 

Je pense que le bureau de poste va fermer. Je pense même qu’il est déjà fermé. Ce n’est plus qu’une question de temps.

 

Je pense également que l’annexe du centre de santé doit également fermer pour les mêmes raisons que le bureau de poste.

 

Effectivement, aujourd’hui, les ressources, notamment financières, sont de plus en plus rares. Il faut utiliser les ressources financières à bon escient, et limiter les dépenses de fonctionnement.

 

Or, s’il est connu que la masse salariale est une dépense de fonctionnement, il en est de même pour l’entretien des bâtiments (auquel il faut ajouter les factures de chauffages, électricité…).

 

La poste ne peut pas maintenir 2 bureaux alors qu’une agence bancaire en moyenne n’en maintien que 1 par ville. Vu que les transports en IDF sont corrects, surtout en première couronne, je préfère que la Poste fasse un effort pour maintenir ses bureaux de postes dans les petites communes, plutôt que de maintenir 2 bureaux de poste dans les communes comme Malakoff.

 

Pour rappel, ce bureau est ouvert du Lundi au Samedi de 9H30 à 12H.

Enfin, on a aussi l’annexe du centre de santé, qui est ouvert du Lundi au Vendredi de 8H30/12H et 14H/19H et le Samedi de 8H30/12H.

Il est payé sur l’argent du contribuable de Malakoff.

 

Je ne suis pas contre le centre de santé, au contraire. Mais on a refait, durant la mandature 2001-2008 le centre de Santé Maurice Ténine. La logique, histoire de faire des économies, serait de regrouper le centre de santé dans le Sud avec le centre de santé Ténine.

 

Le maire de Malakoff est opposé à la fermeture de ces deux services (c.à.d. le bureau de poste et l’annexe du centre de santé).

Son argument, tout à fait pertinent, est que si l’on ferme ces deux structures, ça participera à la désertification du quartier.

 

Néanmoins, la logique économique finira par l’emporter. Que ce soit à la Poste où dans les finances locales de Malakoff.

 

C’est pour ça que pour lutter contre la désertification, tout à fait réelle, il faut un cœur économique. C’est pour ça qu’il faut avoir une réflexion économique sur le quartier afin de faire venir des gens qui vont y travailler, faire vivre le quartier, et stopper la désertification du quartier.

18 novembre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons du collège Wallon (2/3) : La position et démarche de Malakoff Plurielle est démagogique

Précédemment, je m’étais posé quelques questions sur le fait qu’on soit arrivé à une nécessité absolue de construire le Collège Wallon.

 

Mais bon, quand il faut reconstruire, il faut reconstruire.

 

Et il sera reconstruit sur le terrain de football entre le stade Marcel Cerdan et le parc Stalagnac.

L’emplacement actuelle devrait être reconverti en espace sportif.

 

La force d’opposition Malakoff Plurielle, sur son site, est opposé.

Dans une tribune dans le Malakoff Info, elle explique qu’il faut faire le collège dans le Nord, défendant une association contre cette construction, et pourquoi pas sur le site de l’INSEE.

 

Je n’ai pas forcement une idée négative sur le fait de refaire le collège dans le Nord.

 

Néanmoins, globalement, je ne suis pas d’accord avec les arguments avancés par Malakoff plurielle et sur ce coup, je suis plutôt d’accord avec la municipalité.

 

Déjà sur la forme.

J’ai rencontré cette association lors d’une réunion En Marche (où il y avait Malakoff Plurielle).

L’idée que je m’en suis faite est celle d’une association qui défend des intérêts particuliers.

En résumé, elle ne voulait pas avoir vue sur le collège, les habitants habitant juste en face du futur chantier.

C’est d’ailleurs l’association qui a proposé sur le terrain de l’INSEE.

 

Pour moi, j’ai vraiment eu le sentiment d’une demande catégorielle.

 

Sur la proposition en elle-même, je suis contre, et ceci pour deux raisons.

 

La première, et je me suis exprimé dessus dans le passé, c’est que je souhaite une zone économique pour remplacer l’activité qui part ou mieux, un investissement productif histoire d’augmenter les recettes de la villes.

La deuxième, et c’est un argument très pertinent de la municipalité, c’est qu’il y a le périphérique à côté et pour les collégiens, ça pourrait poser des problèmes de santé publique.

Il y a une école dans le coin, et pour les écoliers, le périphérique est déjà un problème.

Il n’est effectivement pas nécessaire d’en rajouter.

 

Et puis, de toute façon, l’Etat a décidé de récupérer le terrain.

 

Mais on arrive au vrai problème de Malakoff Plurielle, raison qui fait que je suis hostile à Malakoff Plurielle.

 

Pour moi, seul l’intérêt général prévaut.

Et si une association ou un groupe de lobbysme s’agite pour un intérêt catégoriel, l’élu, de n’importe quel bord, doit résister.

 

Le problème de Malakoff plurielle, c’est que son élu, à savoir Emmanuelle Jannès, a des comptes à régler avec la municipalité.

Dès qu’il y a une raison d’être contre la municipalité, Malakoff Plurielle s’engouffrera dans la brèche.

 

Et comme on a apporté une raison d’être contre la municipalité, Emmanuelle Jannès n’a pas hésité.

 

 

 

Le problème, c’est que c’était la stratégie de Thierry Guilmart, avant Thierry Guilmart, c’était la stratégie de   Gérard Lesuisse, et qu’aujourd’hui, la municipalité n’a jamais été aussi solide.

 

 

 

Au contraire, il faut dessiner une vision globale, faire de la pédagogie de l’action municipale, expliquer les points forts, les points faibles, et surtout expliquer ce qui pourrait être fait différemment.

 

C’est normal que l’opposition mette en avant les défauts, c’est le jeu.

Mais elle doit garder en mémoire que la gestion de Malakoff est plus complexe, et qu’il y a aussi des points forts.

L’opposition dont a besoin Malakoff, c’est l’inverse de Malakoff Plurielle.

10 novembre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (2/3) : Les impôts locaux sont injustes et inadaptés aux mécanismes économiques actuels

En réalité ce sujet est plus vaste et ne touche pas que les impôts locaux.

Je pense même que c’est l’un des vrais reproches que je fais à Emmanuel Macron, même si je pense qu’il est meilleur, sur ce point, que ses concurrents.

 

Pire, il est meilleur que François Hollande, qui se dit grand fiscaliste.

 

Tout commence en 1789. A cette époque, il faut revoir le système d’impôts, celui-ci étant particulièrement injuste (Tocqueville donnant l’exemple de la corvée dans « L’ancien régime et la révolution »).

 

C’est les physiocrates qui conçoivent le nouveau système d’impôt.

Dans l’esprit des physiocrates, il était impensable de taxer les revenus.

On taxait les biens, car les biens permettaient de s’enrichir. A noter qu’employer quelqu’un, c’est comme avoir un bien.

 

Effectivement, si on possède un champ (car en 1789, la France est rurale), on va s’enrichir car on va le labourer ou le faire labourer. On taxe donc, dans la logique physiocrate, le fait de posséder un champ.

 

Sur ce principe, on a inventé 4 impôts, les 4 vielles :

  • La taxe d’habitation.
  • La taxe foncière sur le bâti.
  • La taxe foncière sur le non-bâti.
  • La patente, qui deviendra la taxe professionnelle puis la CET.

Notez qu’à l’époque, c’est l’Etat qui bénéficiait de ces 4 impôts.

 

Dans les années 1840, l’Etat se retrouvait à dépenser des fortunes dans le développement économique, mais à avoir, à cause de la logique physiocrate, un faible retour sur investissement.

 

Effectivement, selon la logique physiocrate, si on a peu de bien immobilier, on paye peu d’impôts.

 

L’Etat a passé les 4 vielles aux communes et a inventé de nouveaux impôts.

 

La logique physiocrate, que ce soit au niveau local ou au niveau national est une catastrophe.

 

Déjà, pour commencer, l’impôt est injuste.

Il est injuste car décorrélé des revenus.

Si on reprend l’exemple du champ, si on a la grêle, on fait moins, voir pas de récoltes.

On génère moins de revenus, mais on a autant d’impôt, car on possède, toujours de la même façon, le champ.

 

L’impôt physiocrate a une logique punitive.

Dans le cas la taxe d’habitation, on vous punit car vous habitez un logement. Ce qui est contraire au droit au logement.

 

Le pire étant les charges patronales. On punit le patron car il embauche et on punit le patron car il augmente les salaires. Le tout indépendamment du chiffre d’affaire généré par l’entreprise. Ça devrait juste être l’inverse.

 

C’est un impôt contre le développement économique, qui crée de la misère sociale.

Les charges patronales découragent d’embaucher, surtout les gens éloignés de l’emploi, en particulier les jeunes et les séniors.

 

C’est un impôt qui crée une inégalité territoriale.

Pour rappel, pour la taxe d’habitation, on a :

V = T * BV est la valeur de l’impôt perçu, T le taux (fixé en conseil municipal) et B les bases.

Les villes où les bases sont élevées auront toujours plus de facilités. De base, elles toucheront plus de revenu.

Par ailleurs, elles feront fuir les pauvres, car de fait, les impôts locaux seront plus élevés.

Par ailleurs, ça crée des villes avec plus de pauvre, qui cumuleront les problèmes, mais qui n’auront pas les moyens d’y faire face.

 

De fait, c’est aussi un impôt qui est contre la mixité sociale.

 

Enfin, c’est un impôt non transparent. Si les taux sont fixés par le conseil municipal démocratiquement élu, ce n’est pas le cas des bases fixées dans d’obscurs couloirs du trésor public, à l’abri des regards indiscrets.

 

Notons qu’à l’époque des députés-maires, le maire expliquait que c’était un bon maire car il n’augmentait pas les impôts locaux. Il n’augmentait pas les taux.

Mais à l’assemblée nationale, il augmentait les bases.

Ça a un nom, ça s’appelle l’hypocrisie.

De fait, les impôts locaux ont augmenté plus vite que l’inflation.

 

Sur le fond, quand Emmanuel Macron explique qu’il faut supprimer la Taxe d’Habitation, je suis d’accord avec lui. C’est un impôt physiocrate, et je suis contre les impôts physiocrates.

 

Néanmoins, je ne suis pas d’accord sur la façon dont cette suppression est mise en place.

  • Il faut maintenir l’autonomie fiscale.
  • Il faut donc un impôt (non physiocrate) pour remplacer la Taxe d’Habitation.
  • Il faut élargir la réflexion à l’ensemble du système fiscal français car les impôts physiocrates sont légions (Taxe d’habitation, Taxe foncière sur le bâti et le non-bâti, ISF, redevance télé, taxe professionnelle…).

3 novembre 2018 Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Revenons sur quelques aspects de la politique locale (1/3) : Pour moi, il y a des torts partagés dans la guerre État/Élus locaux

Ça fait un petit moment que l’on parle du ras-le-bol des maires et des élus locaux.

Dernièrement, un appel a été signé.

Il y aura une manifestation le 10/11/2018.

Le maire de Malakoff a signé, ainsi que celui de Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

C’est le nouvel épisode d’une guerre entre l’État et les collectivités locales.

Pour ma part, je pense que le problème est plus complexe est qu’il y a des fautifs dans les deux camps.

 

Commençons par les torts côté gouvernement.

 

Pour un maire, deux choses qui sont importantes.

La première est l’autonomie financière.

La question est de savoir si un maire a les moyens de sa politique et de ses missions/attributions.

La seconde est l’autonomie fiscale.

Le maire peut-il fixer les impôts comme il le souhaite.

 

Les gens n’en ont pas conscience, mais le second point est aussi, voir plus important que le premier point.

 

Effectivement, dans la capacité à fixer les impôts comme il le souhaite, le maire a la main sur sa stratégie économique.

En fixant les impôts comme il le souhaite, il peut définir sa politique économique et sa stratégie de développement urbain.

 

Par exemple, s’il veut faire venir des entreprises, il doit pouvoir diminuer les taux sur les impôts ciblant les entreprises.

 

D’ailleurs, faire venir des entreprises était financièrement rentable, grâce à la taxe professionnelle.

En faisant venir une entreprise, on augmentait les recettes de la commune, ce qui faisait que l’on pouvait rendre des services aux habitants sans demander plus d’efforts aux ménages.

 

C’est la stratégie qu’ont adopté Charles Ceccaldi-Raynaud (Maire de Puteaux de 1969 à 2004), André Santini (Maire d’Issy les Moulineaux depuis 1980) ou Jean Loup Metton (Maire de Montrouge de 1994 à 2016).

 

Sauf que depuis un petit moment, l’autonomie fiscale est remise en cause.

 

D’abord, mettons les points sur les i !

Cette remise en cause ne date pas d’Emmanuel Macron.

Elle a débuté avec Nicolas Sarkozy.

 

Elle a débuté avec la suppression de la Taxe professionnelle.

Elle a été remplacée par la CET (Contribution économique territoriale).

La CET se compose de deux impôts :

  • La CVAE (Contribution sur la valeur Ajouté des Entreprise).
  • La CFE (Contribution foncière des entreprises).

La CVAE est, pour résumé, sur les revenus de l’entreprise.

La CFE est sur les bien immobiliers que possède l’entreprise.

 

De mémoire, la CVAE représente 2/3 des recettes là où la CFE en représente 1/3.

 

Sauf que la collectivité ne peut fixer les taux que sur la CFE.

On a donc perte de l’autonomie fiscale.

 

Mais ça a continué sous François Hollande. Il a été le maître d’œuvre d’un politique territoriale stupide, qui s’est faite avec une perte de démocratie, et une accentuation de la technocratie.

 

En particulier, il a continué dans l’erreur que sont (au moins à Paris) les intercommunalités et il a fait du Grand Paris une usine à Gaz.

 

Côté Macron, il est vrai que la suppression de la Taxe d’Habitation (que j’ai commenté : 1, 2, 3, 4, 5 et synthèse) va dans le sens d’une perte d’autonomie fiscale.

 

Donc, d’après tout ce que je viens de dire, les maires sont les gentils de l’histoire et l’Etat, représenté hier par Nicolas Sarkozy, François Hollande puis aujourd’hui Emmanuel Macron les grands méchants ?

 

Pas tout à fait, car même s’il y une vraie remise en cause de l’autonomie fiscale, les maires sont loin d’être blanc comme neige. Ils ont aussi leurs parts de responsabilité.

 

Il convient de rappeler que l’on est dans une époque où l’on a de moins en moins de ressources.

Il faut donc les utiliser avec parcimonie, et même faire des économies, notamment des économies sur les dépenses de fonctionnement.

 

Or, au contraire, on a un festival. En réalité, les communes ont exactement fait l’inverse.

Ça a été notamment mis en avant par la cour des comptes et le député René Dosière.

 

C’est en particulier pour ça que je suis contre les intercommunalités. Car même si certains font des efforts (je pense à GPSO), en général, les intercommunalités, ça a été l’outil des doublons.

J’ai en mémoire Sud de Seine, souvent critiqué ici, qui regroupait Malakoff, Bagneux, Clamart et Fontenay aux Roses.

 

Par ailleurs, l’État étant surendetté, il doit réduire ses dépenses de fonctionnement. Or on a des communes qui ont décidé de vivre des dotations de l’Etat. Moralement et économiquement, c’est contestable. Ça revient à vivre de la charité publique en faisant payer … les pauvre et les clochards.

 

Dans cette catégorie, on a des communes comme Malakoff.

 

Évidement, on n’a pas que des communes de Gauche. On a aussi des communes de Droite, comme Puteaux.

 

Dans l’absolu :

  • Je trouve normal que l’État se désendette, et qu’en particulier, il réduise les dotations.
  • Je trouve anormal que les communes, statistiquement, n’aient fait aucun effort pour réduire et rationnaliser les dépenses de fonctionnement.
  • Je trouve qu’il est anormal que certaines communes décident de vivre de la charité publique, surtout s’il s’agit de l’Etat qui est surendetté.
  • Par contre, je trouve anormal que l’on ne donne pas les moyens aux maires de définir leurs politiques économiques afin d’enrichir leurs communes et se prendre en main. Je trouve anormal que l’on réduise l’autonomie fiscale.

28 octobre 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons du collège Wallon (1/3) : Quelques interrogations

Ça fait un petit moment que j’ai reçu la lettre du maire à propos du collège Henri Wallon.

 

Et ça fait un moment que je veux donner mon avis sur le sujet.

 

La flemme, le fait que je travaille loin, et que j’ai beaucoup à faire, fait que je n’ai pas encore aborder la question.

 

Néanmoins, j’ai un peu de temps, donc je vais le faire.

 

Pour commencer, j’ai fait ma scolarité au collège Henri Wallon.

J’ai fait ma scolarité au collège Wallon entre 1989 et 1993.

 

A cette époque, le collège Henri Wallon était le meilleur collège de Malakoff, notamment grâce à l’équipe éducative, mais aussi grâce à la direction qui gérait le collège vraiment sérieusement. La direction du collège prenait d’ailleurs son travail très à cœur. Ils n’étaient pas là pour rigoler et ça filait droit. Les éléments perturbateurs, ils ne passaient pas la 6ème.

 

Ça fait un petit moment que l’on parle de reconstruire le collège, sur une partie du Stade Marcel Cerdan, pour être exact.

 

Je n’ai pas mis les pieds au collège Henri Wallon depuis 1993.

 

Mais là, on parle d’une reconstruction complète.

Pire, on m’explique que le collège est dans un tel Etat que ça ne sert à rien de le rénover. Il faut le reconstruire depuis zéro.

Et que ça coûte moins cher de le rénover que de le reconstruire de zéro.

 

Ceci m’amène à plusieurs questions.

Si le collège est une épave, la sécurité des élèves est en jeu. Pourquoi ne le reconstruisons nous pas tout de suite ?

 

Mais surtout, en 1993, c’était le meilleur collège de Malakoff.

Certes, il s’est déroulé depuis 25 ans, mais comment est-on passé du statut « Meilleur collège de Malakoff » au statut « Grosse épave » ?

 

Et là, j’aimerais vraiment comprendre comment on en est arrivé là.

 

Le collège est sous la responsabilité du département des Hauts de Seine, dirigé par Nicolas Sarkozy (2004-2007) puis par Patrick Devedjian (depuis 2007).

 

C’est d’abord au département de financer les collèges, et en particulier de financer la rénovation des collèges.

D’autant que les Hauts de Seine, c’est le département le plus riche de France.

 

Mais si le département ne fait pas son travail, je rappelle qu’il y a l’opposition. D’autant que le conseil général est élu sur des circonscriptions, et qu’une circonscription correspond à une ville.

 

Pour Malakoff, on a toujours envoyé de l’opposition. En l’occurrence   Catherine Margaté (PCF, conseillère générale de 1994 à 2015, et maire de Malakoff de 1996 à 2015), puis Catherine Picard (PS, depuis 1995).

Le rôle de l’opposition est de relever les points noirs et d’alerter la population. Ce qui m’amène à la question : qu’est-ce qu’ils ont foutu au conseil départemental ?

 

Mais ce n’est pas fini.

Il y a aussi une opposition à Malakoff. Et le rôle de l’opposition, aussi bien à Malakoff qu’au conseil départemental est de contrôler et d’alerter.

 

Ce qui veut dire qu’entre 2002 et 2008, Thierry Guilmart, n’a rien fait, qu’entre 2008 et 2014, Thierry Guilmart et Jean Emmanuel Paillon (Divers Centre) n’a rien fait.

 

Bref, puisque que reconstruire le collège Wallon semble inévitable, faisons-le, mais je suis attristé qu’on en soit arrivé à une situation où il faille reconstruire le collège Wallon, et que rien n’ait été fait, aussi bien dans la majorité du conseil départemental, que dans l’opposition au conseil départemental et dans la municipalité de Malakoff, pour prévenir, anticiper et contrôler, et que l’on soit aujourd’hui dans une situation où il faut reconstruire.

27 octobre 2018 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Sur le budget 2018 de Malakoff (et ses critiques)

Je voulais le faire, puis j’en manque le temps et j’ai eu une sorte de flemarturgie aigue.

 

Mais l’article de Malakoff Plurielle (encore eux) m’a fait changer d’avis.

 

Je n’écrirai pas, comme c’est l’habitude, une analyse complète du budget de Malakoff.

Ça me prendrait du temps, temps que je n’ai pas, à cause de mon boulot et du CNAM.

 

En particulier, j’ai un rapport à écrire pour le CNAM pour Juin.

 

Mais j’étais présent au vote du budget, ce qui m’a permis d’avoir un regard extérieur sur le sujet, à défaut de m’être plongé sérieusement sur les chiffre.

 

Je pense que l’on a un budget de transition.

C’est-à-dire un budget lambda de milieu de mandat.

Un budget de gestion courante.

 

En ce sens, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais sans doute voté blanc.

Il n’y a pas, entre-autre, une hausse immodérée des impôts, comme la taxe foncière par exemple.

 

Dans les critiques à dire, il y manque, comme d’habitude, une vision économique.

 

Pour bien faire comprendre mon point de vue, je vais parler de deux villes proches et identiques : Issy Les Moulineaux et Montrouge.

Il faut dire que les maires, que ce soit André Santini pour Issy Les Moulineaux, ou Jean Loup Metton (et maintenant Étienne Lengereau) pour Montrouge sont UDI, donc centre droit.

 

Contrairement à Malakoff, je n’aimerais pas vivre dans ces villes.

Le cadre de vie est moins sympa, on a moins l’aspect village et il y a une forme de bétonisation.

Le surnom « Jean Loup Betton » n’est pas forcement volé.

 

Néanmoins, ces maires ont, contrairement à ceux de Malakoff, une qualité, la vision économique.

Lors de leur arrivé, ils ont réfléchi à leurs recettes, à leurs évolutions, aux dépenses, à leurs évolutions, et ils ont fait une politique économique pour faire rentrer l’argent dans les caisses.

 

En particulier, André Santini a pu diminuer les impôts à Issy Les Moulineaux.

Ça doit être souligné, car par les temps qui courent, c’est plutôt rare.

 

Quant à Montrouge, lorsque j’étais dans la politique active, on appelait cette ville « Le coffre-fort ».

 

Ce n’est pas pour rien que Sud de Seine voulait avec insistance que Montrouge rejoigne la communauté de commune.

Le « Coffre-fort » aurait apporté du pognon.

 

Pour en revenir à Malakoff, c’est juste l’inverse.

On a un super cadre de vie, mais la municipalité n’a aucune vision économique sur le long terme.

 

A sa décharge, depuis Sarkozy, il y a une remise en cause de l’indépendance fiscale.

Ça a commencé par la suppression de la Taxe professionnelle, et la suppression de la Taxe d’habitation (sur laquelle je me suis grandement exprimée, 1, 2, 3, 4, 5, et résumé) n’arrange pas les choses.

Mais même si l’autonomie fiscale est remise en cause, c’est la ville de Malakoff qui est coupable de ne pas avoir pris en main sa politique économique.

A titre de comparaison, André Santini a été élu en 1980, Jean Loup Metton a été maire de 1994 à 2016.

 

Par ailleurs, il est vrai que je ne suis pas favorable aux intercommunalités et/ou communauté de commune, mais je reconnais que GPSO, dont Issy Les Moulineaux fait partie, essaye d’être utile aux concitoyens. Il y a une véritable politique de rationalisation des dépenses à GPSO, contrairement à Sud de Seine.

 

Pour en revenir à Malakoff, il n’y a pas une vision économique.

C’est donc le principal reproche que je fais à la municipalité.

De mon point de vue, c’est une question idéologique.

La municipalité, communiste, n’a pas le bon logiciel.

 

De fait, elle n’a jamais eu une réflexion pour réduire les dépenses de fonctionnement (Sud de Seine aurait dû en être l’outil), ni une réflexion pour élargir les bases afin d’enrichir la ville sans augmenter les taux, comme ce fut le cas à Issy Les Moulineaux ou à Montrouge.

 

Enrichir une ville, ce n’est pas péjoratif, ça permet de rendre de meilleurs services publics, d’investir dans des infrastructures…

Au final, c’est mieux pour la population.

 

Or, dans le cas de Malakoff, comme il n’y a pas eu une réflexion pour enrichir la ville, quand la ville est face à des difficultés financières, elle augmente fortement les impôts.

Ce fut (de mémoire) la taxe d’habitation en 2008 et la taxe foncière en 2015.

 

Le problème, c’est que les difficultés économiques et financières vont être de plus en plus nombreuses…

 

De fait, on arrive à la maxime « Malakoff fait une très bonne politique, mais elle le fait sur l’argent des autres ».

Ce qui amène le problème « Les autres, ils n’ont plus d’argent ».

 

Il est urgent d’avoir une réflexion pour que « Malakoff fasse une très bonne politique, mais sur son argent propre ».

 

Et il y a urgence car sinon, on risque d’avoir une perte de service public, ou on risque de continuer à prendre les contribuables pour des vaches à lait.

 

Encore une fois, même si le cadre extérieur se dégrade et que l’autonomie fiscale est remise en cause, le manque de réflexion sur la vision économique de la ville est du ressort… de la ville.

 

En ce sens, je soutiens totalement l’intervention de Fabien Chébaut (Malakoff 21) qui allait dans ce sens.

Je l’ai félicité pour son intervention, je me permets de le refaire ici.

 

Par contre je critique l’intervention d’Emmanuelle Janès (Malakoff Plurielle).

Déjà, sur l’aspect budget participatif, sur lequel je me suis déjà exprimé (1, 2, 3).

Le problème, c’est qu’elle est dans la critique gratuite et du coup, elle loupe le principal.

Un peu comme Thierry Guilmart d’ailleurs.

 

De fait, elle est en dessous des enjeux.

6 mai 2018 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Lancement du projet « La porte de Malakoff »

Hier avait lieu le lancement du projet « La porte de Malakoff ».

Il n’y a pas vraiment de projet, juste la municipalité qui va consulter la population.

Il est à noter qu’il y avait le maire du 14ème et le maire de Vanves.

 

Effectivement, l’INSEE, qui occupait l’entrée de ville, la tour INSEE, s’en va.

La tour risque d’être raser.

 

Question : Que fait-on à la place ?

 

Certes, le terrain appartient à l’Etat, mais l’idée est d’être acteur et de peser sur l’Etat.

 

Pour commencer, je vais me permettre de remettre en place un argument qui a été donné plusieurs fois durant la réunion.

 

Faire venir des entreprises n’enrichit plus une ville.

Ça été vrai une époque. C’est de cette façon que des villes comme Puteaux (avec le territoire de la défense), Issy les Moulineaux et Montrouge se sont enrichis. Sauf que c’était à l’époque de la taxe professionnelle.

 

Aujourd’hui, ce n’est plus vrai, et cela pour deux raisons.

 

La première est que l’impôt économique, la CET (Contribution économique territoriale), n’est pas touché par la commune, mais par le territoire, en l’occurrence Vallée Sud Grand Paris.

 

La seconde est que la suppression de la taxe professionnelle s’est faite avec une perte d’autonomie fiscale.

La CET est composé de la CVAE (Contribution sur la Valeur ajouté des entreprise) et la CFE (Contribution Foncière des entreprise). La collectivité a une autonomie fiscale sur la CFE (elle fixe les taux), qui d’ailleurs est un impôt physiocrate, mais pas sur la CVAE. Or, dans la CET, la CVAE représente l’essentiel des revenus.

 

Ceci-dit, je peux donner mon opinion sur le terrain de l’INSEE.

 

D’abord, je me réjouis du départ de l’INSEE.

Effectivement, ils étaient dispensés de payer des impôts locaux. Ils ont juste financé le gymnase Duclos (qui lui, a généré des dépenses de fonctionnement).

 

Les infrastructures, comme les trottoirs, ou les services municipaux, comme le ramassage des ordures, ça coûte de l’argent.

L’INSEE en a profité, c’est anormal qu’ils n’y aient pas contribués.

 

D’autant qu’ils sont à Malakoff depuis 1974 (soit 44 ans) et qu’ils avaient 2 bâtiments (il leur en reste donc 1).

 

Pour remplacer la tour INSEE, j’opte pour deux possibilités.

 

La première est une zone économique, avec entre autres une pépinière d’entreprise et/ou un hôtel d’activité.

Certes, comme je l’ai rappelé au préalable, faire de l’économique n’enrichit plus la ville comme à la grande époque de la taxe professionnelle (supprimée par un certain Nicolas Sarkozy, je tiens à le rappeler).

 

Mais pourtant, c’est important de faire de l’économique. En fait, c’est l’économique qui fait le cœur d’une ville. C’est l’économique qui apporte la vie sur un quartier.

Dans un registre particulier, on peut prendre le commerce de proximité.

 

Pour faire du lien social, on développe un commerce de proximité. On développe un commerce de proximité pour les habitants de la ville.

Mais ce n’est pas les habitants de la ville qui font vivre le commerce de proximité, mais les gens qui travaillent sur la ville. C’est pour ça qu’il est important de faire venir des gens pour qu’ils travaillent sur Malakoff car c’est eux qui vont faire vivre le commerce de proximité.

 

De plus, dans cette logique, la tour INSEE est une zone économique. C’est donc normal de remplacer une zone économique par une zone économique.

 

La deuxième piste serait un investissement productif.

Effectivement, les ressources de la ville, pour diverses raisons, dont certaines tout à fait normal, sont vouées à se raréfier.

Or, la demande de service, elle, est toujours présente.

 

Dans le cas de Malakoff, qui a une tendance à vivre sur l’argent des autres (en particulier l’Etat), c’est problématique, car les autres (surtout l’Etat), ils n’ont plus d’argent.

 

Et un jour, il faudra bien que Malakoff réfléchisse à ses recettes et à la façon de les augmenter.

De les augmenter non pas en augmentant les taux (une des grandes mauvaises habitudes de la municipalité) mais en augmentant le nombre de contribuable…

14 février 2018 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Suite du feuilleton « 6 Rue Jean Jaurès »

Si lors du conseil municipal du 13/12/2017, si j’avais été conseiller municipal, j’aurais voté contre la délibération sur le 6 et 6 bis Rue Jean Jaurès.

 

Au final, on devrait néanmoins s’en sortir, y compris financièrement parlant.

 

Mais par principe, pour raisons punitives, j’aurais voté contre.

 

Pour mémoire, c’est au 6 rue Jean Jaurès que se situe CASACO.

 

Le feuilleton remonte à très loin.

 

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, le conseil municipal donne droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92 (l’ancêtre de l’EPFIDF, Etablissement foncier d’Ile de France).

 

Le foncier étant cher, l’EPF92, fusionné au sein de l’EPFIF, sert de bras armé à la municipalité, car l’EPFIDF apporte le financement, les moyens.

L’EPFIDF permet d’avoir des moyens financiers pour faire les politiques d’urbanismes.

 

Néanmoins, une première interrogation, soulevé à l’époque par l’élu centriste Jean Emmanuel Paillon, est levé.

C’est celle de la transparence et des informations.

 

Bien vu, et Grand Moment de Jean Emmanuel Paillon, c’est totalement par un commentaire, donc par hasard, que j’apprends que l’EPF92 préempte 6 rue Jean Jaurès, chose qui me sera confirmé plus tard.

 

C’est intéressant car la personne qui m’a appris ça avait l’intention de faire un centre de formation professionnelle, ce qui finalement aurait été mieux.

 

A partir de là, c’est CASACO, espace de coworking, qui s’installe là.

 

Mais au conseil municipal du 13/12/2017, c’est le coup de théâtre.

Le potentiel projet dans le coin Jean Jaurès est réduit. La mairie ne voulant pas exproprier.

Il y aurait, selon la municipalité, des gens qui finalement, voudraient rester.

 

Du coup, une partie de la zone sort de l’EPFIDF.

 

Seulement, voilà, l’EPFIDF n’est pas un organisme caritatif.

 

La municipalité se retrouve donc obligé de racheter le 6 (et 6bis) rue Jean Jaurès.

 

Et pour CASACO.

Le contrat est prolongé 3 ans mais pas au-delà.

Soient ils rachètent à la mairie le 6 Rue Jean Jaurès, soient ils déménagent.

 

Et si CASACO déménage, la municipalité revendra le bien.

Espérons que dans ce cas, il n’y ait pas de perte comptable.

 

Que dire ?

 

Deux choses.

La première est que CASACO est (ou semble trop) favorisé. D’autant qu’ils sont sur un projet dans l’ancienne trésorerie.

Je rejoins la remarque de Frédérique Perrotte.

D’autant que je pense que l’on avait mieux à faire avec l’ancienne trésorerie.

 

Par ailleurs, j’ai l’impression que l’on est face à un projet mal préparé et mal anticipé.

 

On devrait s’en sortir, enfin j’espère. Mais par principe, pour raison punitif, un vote contre n’aurait pas fait de mal.

 

Selon le compte rendu sommaire, le point a été adopté à l’unanimité.

21 décembre 2017 Posted by | Conseil Municipal, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire