Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

11ème Circonscription des Hauts de Seine : Pourquoi Les républicains, l’UDI et le PS ont intérêt à faire élire le PCF (2/2) : Raisons locales

Mon diagnostic pour les prochaines législatives dans la 11ème circonscription (regroupant Malakoff, Bagneux et Montrouge) est une victoire du PCF après une triangulaire UDI/EM (En Marche) /PCF imposé par le candidat UDI.

 

Dans l’épisode précédent, j’avais donné des raisons nationales.

 

Or, à cause d’un mode de scrutin débile, l’élection législative est une élection locale.
Et la 11ème circonscription des Hauts de Seine est une circonscription difficile.

 

Il est donc temps d’énumérer les raisons locales qui font que d’après moi, le candidat UDI va se maintenir et imposer une triangulaire.

 

Pour information, le candidat UDI (soutenu par les républicains) est Philippe Parain. Il habite Malakoff.

 

Il convient d’abord de rappeler une première raison facile et suffisante qui justifie le maintien de Philippe Parain, propre à Malakoff : Emmanuelle Jannès, élue de Malakoff Plurielle.

Celle-ci soutient officiellement (j’ai reçu un mail) le candidat EM.

 

Effectivement, suite à un épisode dramatique, la liste UMP/UDI/Modem a été invalidé.

L’ancien élu UMP, Thierry Guilmart, a une lourde responsabilité dans ce fiasco.

Mais par la façon dont Emmanuelle Jannès (et j’en sais quelque chose) a construit Malakoff Plurielle, celle-ci a aussi une lourde responsabilité dans ce désastre également.

Je pense que les législatives vont être le moment de solder les comptes. D’autant que Malakoff Plurielle n’a pas toujours été correct.

Lorsque Malakoff Plurielle a implosé, j’ai vraiment fait la fête pendant 2 semaines.

 

Mais il n’y a pas que cette raison.

Il y en a d’autres, d’autres propre au PS, aux républicains et à l’UDI.

En fait, chacun va jouer le coup suivant, en l’occurrence les municipales de 2020.

Commençons par le PS.

Sur Malakoff et Montrouge, il est proche de Martine Aubry.

Par ailleurs, le PS participe aux exécutifs de Bagneux et Malakoff avec le PCF.

En fait, le nombre d’élus PS (qui globalement a et va fortement diminuer sur l’ensemble de la France) dépend du PCF sur Malakoff et Bagneux.

Le PS va aussi avoir des vues sur Montrouge.

Le PS a donc intérêt sur la circonscription à ‘entendre avec le PCF, en aidant le PCF à être élu sur Malakoff et Bagneux, et en demandant un soutien du PCF sur Montrouge.

Cet accord commencera dès les législatives, en faisant élire le candidat PCF.

 

Pour l’UDI, on parle de maintien.

Mais, là aussi, il s’agit de jouer le coup suivant en faisant pression sur les républicains.

Déjà, à Montrouge, le maire, UDI, Étienne Lengereau, qui a succédé à Jean Loup Metton, doit faire face aux républicains. Lors des dernières cantonales, ils avaient réussi à imposer un candidat républicain sur Montrouge au détriment du choix de l’ancien maire UDI, Jean Loup Metton.

Si le candidat UDI ne se maintient pas, ça pourrait compliquer la vie au maire UDI de Montrouge.

 

Sur Malakoff, la base militante est principalement chez les républicains. Or, les Etats-Majors ont imposé une candidature UDI.

Il serait mal venu que le candidat UDI ne se maintienne pas s’il a l’occasion de le faire, vis-à-vis des républicains à qui on a imposé sa candidature.

 

A Bagneux, c’est pire.

Le chef de l’opposition est UDI, mais c’est Iznogoud qui a réussi.

C’est un ancien du Modem (comme moi) qui s’est construit contre l’élue Modem de l’époque, qui elle a fait un excellent travail (et était très apprécié, voir le commentaire ici).

Il a rallié la candidature du Berlusconi de service, apportant l’étiquette Modem, toujours contre l’élue Modem qui travaille.

 

Quand le Berlusconi de service a décidé de ne pas siéger au conseil municipal, il est devenu UDI, et c’est comme ça qu’il est devenu le chef de l’opposition sur Bagneux.

Avec un tel pédigré, pour faire pression sur les républicains, il n’a surtout pas intérêt à ce que le candidat UDI ne se maintienne pas.

 

Par ailleurs, côté républicain, j’ai le sentiment (peut-être à tort) que ça se déplace vers le noyau dur.

En particulier, le leader des républicains à Malakoff a annoncé sur Twitter qu’il allait voter blanc au second tour de la présidentielle ce qui :

  1. S’apparente à un appel à voter blanc dans la façon de faire de la politique aujourd’hui (comme le cas Bayrou qui a voté Hollande en 2012).
  2. Revient à placer le Pen et Macron au même niveau.

Privé d’une candidature républicaine, et d’élus au conseil municipal de Malakoff, je pense que les républicains vont pousser à ce que le candidat UDI se maintienne, même si ça fait élire le PCF.

 

C’est pour ça que je parie sur une victoire du PCF à la suite du maintien du candidat UDI au second tour.

1 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS de Malakoff est de gauche

Les résultats de la primaire du PS (ici et ici) permettent de dresser un constat simple : le PS, sur Malakoff est de gauche.

 

Traduction : il est de gauche et fier de l’être, proche de Benoit Hamon et loin des positions sociales-réformistes de Manuels Valls.

 

Ce n’est pas la première fois que je dresse le constat. Aux dernières primaires (en 2012), il avait voté pour Martine Aubry.

 

Là, il a voté pour Benoit Hamon.

 

Effectivement, au premier tour, on a :

  • Benoît Hamon : 45,6% (702 voix)
  • Manuel Valls : 25,4% (391 voix)
  • Arnaud Montebourg : 13,4% (207 voix)
  • Vincent Peillon : 8,1% (145 voix)
  • François de Rugy : 5% (78 voix)
  • Sylvia Pinel : 1,8% (29 voix)
  • Jean-Luc Benhamias : 0,9% (14 voix)
  • Blancs et nuls 17

Le camp de la gauche pure (Benoit Hamon et Arnaud Montebourg) fait 59% là où celui des sociaux-réformateurs (Manuel Valls, Sylvia Pinel et Jean-Luc Benhamias) font seulement 28,1%.

 

Le second tour est plus marquant car pour 1920 votants (dont 1898 exprimés), Benoît Hamon fait 69% là où Manuels Valls fait 31%.

 

Donc le PS de Malakoff est de Gauche, pro Hamon/Aubry et non Centro-compatible, contrairement à une personne, que je ne citerais pas, et qui m’expliquait que le PS allait faire une liste lors des municipales de 2014 et que le centre n’avait pas sa place, et qu’il devait y aller avec le PS dès le premier tour. Dire que ça m’avait fâché est un euphémisme, et sur ce genre de truc, j’ai la rancune tenace.

 

Donc la conclusion est simple. Le PS sur Malakoff n’est pas une option pour espérer un changement de majorité. Espérons que cette fois-ci, ça rentre !

30 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, politique locale, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , | Laisser un commentaire

Benoit Hamon a donc gagné

Sans grande surprise, Benoit Hamon a donc gagné.

Comme lors de la primaire de la droite, il y avait un choix clair et net, entre un PS réformiste, mené par Manuels Valls, et un PS conservateur, qui pense qu’être de Gauche est plus important que de faire une politique pragmatique.

 

Il convient de noter que ce PS n’est pas Centro-compatible.

Ce PS est idéologique et a déjà des solutions, souvent immatures, là où je considère qu’il faut partir d’un diagnostic pour élaborer un programme et des mesures pour aller vers le but recherché.

 

Finalement, il n’y a pas de véritables différences entre d’un côté Martine Aubry et Benoit Hamon, et de l’autre Nicolas Sarkozy (et François Fillon ?), au moins sur la forme (voir sur le fond ?).

 

Encore une fois, c’est l’axe social réformateur qui perd, et c’est des gens qui veulent diriger seuls ou avec des noyaux durs (car Benoit Hamon veut bien diriger avec le Front de Gauche ou Mélenchon mais pas avec le Centre).

 

Et encore une fois, la primaire sert à éliminer les réformateurs, l’axe central et le Centre.

 

Les résultats de cette primaire sont avant tout l’échec de François Hollande et de Manuels Valls à réformer le PS pour en faire un parti social réformiste.

Le premier car il a ménagé la chèvre et le chou.

Le second car il n’a vraiment pas navigué intelligemment.

Effectivement, je partage le diagnostic de Manuels Valls, à savoir que le PS a un logiciel périmé économiquement parlant.

Seulement, il a fait des choses qui m’ont moi-même mis mal à l’aise, ou pas très intelligents, comme le débat sur la déchéance de nationalité.

Il aurait dû se concentrer sur les problèmes économiques.

Au lieu de ça, il passe pour un gars de droite, et le PS a toujours un logiciel périmé sur les questions économiques.

 

En ce qui me concerne, sauf menace Le Pen (évidement), je refuse de voter Benoit Hamon qui représente à mes yeux une gauche sectaire.

 

Le résultat de la primaire du PS m’a consolidé dans mes arguments de voter Emmanuel Macron au premier tour.

 

Déjà parce que c’est le seul dans les candidats de l’axe central en mesure de faire un score.

 

De plus, la candidature de François Fillon (comme celle de Benoit Hamon) me pose énormément de problèmes. Emmanuel Macron est le seul à pouvoir empêcher un second tour Le Pen/Fillon.

 

Enfin, si le score d’Emmanuel Macron est assez haut, j’ai l’espoir de faire imploser le PS.

Pour moi, la démocratie française a besoin de clarté, et cette clarté passe par l’implosion du PS et des républicains, partis qui à cause d’un système électoral débile, sont juste là pour des plans de carrières mais n’ont pas une vraie doctrine idéologique.

 

Le Centre doit porter cette clarification. C’est ce que j’essaye de faire.

30 janvier 2017 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Le premier tour de l’élection présidentielle 2017 (5/8) : Le PS doit être sanctionné

Bon, parlons des aspect politiques maintenant.

Le premier est que je pense que le PS doit être sanctionné.

Pourquoi ?

Parce que c’est lui qui est au pouvoir et que son bilan n’est pas brillant, économiquement parlant.

 

Certes, on peut reconnaitre que la loi Macron et la loi Travail ont, je le pense, permis de faire prendre conscience aux français qu’il faut faire des réformes et rendre le système un peu plus flexible et souple.

Les français, je le pense, sont prêts aux réformes, du moment que ce ne soit pas sauvage. Point de désaccord majeur que j’ai avec François Fillon.

Mais la loi Macron est pour moi jusqu’un gadget, et la loi Travail, il manque un volet et une réflexion essentielle sur l’accompagnement des gens.

 

Franchement, le bilan économique du PS n’est pas glorieux. Et François Hollande, soucieux de ménager la Chèvre et le Choux ne s’est pas imposé en président réformateur.

C’est d’ailleurs là son plus grand échec.

 

Par ailleurs, je pense aussi qu’il faut sanctionner le PS pour ses réformes territoriales.

Effectivement, on va vers une complexification du millefeuille, une technocratie accrue, et la démocratie est de moins en moins présente après le passage Hollande.

Pire, les réformes territoriales se sont fait du Haut vers le Bas, en dépit du bon sens et contre les citoyens.

 

Premier exemple : le mode de scrutin aux départementales.

Rappelons que l’ancien (un système par canton ou sur chaque canton, on élisait son conseiller départemental) était mauvais. Il demandait une implantation locale forte.

Et il forçait la bipolarité du système français (une des grandes plaies du pays) mais au moins, on pouvait dépenser un peu (enfin, bon, c’est relatif) pour faire acte de présence et éventuellement être remboursé après une bonne campagne, si on atteignait les 5%. De plus, on s’identifiait pour les prochaines municipales.

Mais là, on a un système pire, puisqu’ils ont regroupé les cantons par deux pour présenter un binôme, un homme et une femme.

Du coup, l’élection devient plus chère et plus aléatoire. Ça tue encore plus vite l’offre électorale, à l’exception des républicains et du PS.

 

Par exemple, pour mon canton, qui regroupe Malakoff/Montrouge, c’est le PS qui a gagné alors que le PCF était en tête à Malakoff et les républicains en tête à Montrouge.

Elle est où la logique territoriale, il est où le respect du choix des différentes populations à Montrouge et à Malakoff ?

D’autant que sociologiquement, économiquement et politiquement, Malakoff et Montrouge, ça n’a rien à voir !

 

Autre exemple, la réforme des régions. On a fusionné par la force les régions sans aucune cohérence. Vive la région APOIL (comme le disait François Bayrou pour la région Aquitaine Poitou Charente).

 

Mais le pire, c’est le Grand Paris. On a hérité d’une réforme technocratique et antidémocratique. Jamais les habitants de la petite couronne s’exprimerons directement sur la politique du Grand Paris. C’est pourtant les premiers concernés !

 

Par ailleurs, on n’a même pas simplifié le millefeuille administratif.

On a toujours les départements, qui font doublons avec les régions et on a toujours les intercommunalités qui font doublons avec les communes. Deux trucs qui pour moi sont des non-sens et qu’il faut supprimer. De plus, les intercommunalités ont fait exploser les budgets de fonctionnement.

 

Pire, parlons encore un peu de l’intercommunalité.

On les a regroupés par la force, encore en allant du Haut vers le Bas, et en dépit du bon sens.

Mais c’est encore plus anti-démocratique qu’avant. N’arrêtons pas le progrès !

Je n’aime pas Nicolas Sarkozy, c’est bien connu, mais je lui reconnais le mérite d’une bonne réforme.

Lors des municipales, on élisait, à la proportionnelle, les élus siégeant au conseil communautaire.

Mais maintenant, c’est le conseil municipal qui désigne, généralement selon des accords d’appareils entre ville.

Conclusion : l’opposition de Malakoff n’est pas représentée à Vallée Sud Grand Paris, alors qu’elle l’était à Sud de Seine, même lorsque le conseil municipal désignait ses membres pour Sud de Seine.

Pour moi, c’est une régression démocratique.

Il est clair qu’avec des politiques de plus en plus haïs par la population, cette régression démocratique ne va pas dans le bon sens.

 

Par ailleurs, je tiens à sanctionner le PS sur un autre point :

Celui-ci n’a jamais compris que le mur de Berlin s’est effondré et que l’on est au 21ème siècle.

Là où les partis socialistes, comme en Allemagne avec Gerhard Schröder ou au Royaume Uni avec Tony Blair, ont accepté le capitalisme et le libre-échange, tout en donnant aux gens les moyens de s’en sortir, par la formation, par exemple, le PS français est resté au mythe de la lutte des classes et des patrons voyous.

Ils n’ont pas changé leurs logiciels.

C’est pour ça que je pense, d’ailleurs, que Benoit Hamon sera désigné candidat à l’issue de la primaire.

 

Pour toutes ces raisons, je pense qu’il faut sanctionner le PS et il est hors de question de voter pour le PS au premier tour de la présidentielle 2017.

23 janvier 2017 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , | Laisser un commentaire

François Hollande renonce à un second mandat

Je n’aime pas beaucoup François Hollande, mais contrairement à Nicolas Sarkozy, il a su faire preuve de lucidité : il renonce à briguer un nouveau mandat.

Certes, il a sans doute été poussé, mais pour une fois, c’est une bonne décision.

Je pense qu’il faut la saluer.

 

Il admet implicitement son échec, mais il vaut mieux être en aveu d’échec qu’en aveu de mensonge.

 

Il est intéressant, je le pense, de rappeler pourquoi François Hollande a échoué.

 

Pour moi, François Hollande est la personnification de l’échec de la Gauche française.

Je pense même que François Hollande a une part de responsabilité plus grande dans le 21 Avril 2002 que Lionel Jospin.

 

Pour ma part, je pense que François Hollande personnifie la non-transformation du PS.

 

Effectivement, le monde est aujourd’hui capitaliste. C’est largement clair depuis la chute du mur de Berlin.

La libération est un mouvement, plutôt inévitable, lié à la mondialisation.

 

En particulier, Internet a accéléré le mouvement.

 

Il convient de noter que cette mondialisation et libéralisation se fait avec accroissement des inégalités et une plus grande flexibilité sur le marché du travail.

 

Enfin, il convient de rappeler que même si une société dirigée par un Etat fort et omnipotent est une plaie, une société sans Etat et sans règle du jeu est également une plaie.

 

En fait, la crise que nous traversons est lié à une remise en cause des règles du jeu, à une absence de règles collectives. Au retour du laissez-faire d’Adam Smith.

 

Dans ce contexte, les gauches européennes ont su se réformer. Elles ont accepté le capitalisme, la libéralisation et la flexibilité du marché du travail.

Mais elles ont cherché à limiter le coût social en accompagnant les gens et en leur donnant les moyens de lutter dans un monde compétitif.

 

C’est le cas de Tony Blair en Grande Bretagne, et de Gerhard Schröder en Allemagne.

 

Notons que ce n’est plus vrai en Grande Bretagne, dernièrement.

 

Au contraire, la Gauche française, en l’occurrence le PS, ne l’a pas fait.

Elle est restée sur le mythe du patron voyou volant le gentil salarié.

Elle est restée sur la lutte des classes.

 

La tranche à 75%, promise par Hollande, est un exemple de cette idéologie débile.

 

Au lieu d’accepter le capitalisme, et d’essayer de corriger intelligemment les effets pervers, le PS est resté dans la lutte des classes de Karl Marx.

 

François Hollande, qui était le premier secrétaire, en est le premier responsable, car il a ménagé la chèvre et le chou là où il fallait un choix clair.

 

Pire, le PS a par la suite élu Martine Aubry, la Sarkozy qui prône une gauche décomplexée.

 

Aujourd’hui, l’échec de François Hollande est dû au fait que le PS, contrairement aux autres pays européens n’a jamais remis en cause son logiciel.

Il n’a jamais accepté la chute du mur et la libéralisation du système.

Il n’a jamais voulu rentrer dans le 21ème siècle, en acceptant le capitalisme et en corrigeant les effets pervers, car oui, il y a des effets pervers dans le capitalisme.

 

Cet échec est à médité, d’abord chez le PS, mais aussi chez les républicains qui prônent Thatcher (je rappelle que c’était entre 1979 et 1990) alors que la crise de 2008 est liée à une suppression des règles collectives.

2 décembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le PS aussi roule les centristes dans la farine et les font frire…

On critique souvent le mépris affiché de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du centre.

A juste titre d’ailleurs.

Il y a même un exemple dans le canard enchaîné de cette semaine.

 

Mais le PS n’est pas forcement meilleur avec les centristes.

 

Parler du centre est toujours un peu compliqué. Mais il faut savoir qu’il y a des centristes à Gauche.

Et oui, ça existe.

Et en particulier, dans cette sphère, il y a le Front Démocrate.

Il s’agit des amis de Jean-Luc Bennahmias qui ont quitté le Modem car ils n’étaient pas d’accord pour un rapprochement avec l’UMP/Les républicains.

Avec Nicolas Sarkozy pour résumer.

 

On peut comprendre.

 

Evidemment, ils sont pour un regroupement automatique avec le PS…Tout comme l’UDI est pour un regroupement automatique avec les républicains.

 

Et ils ont été avec Claude Bartolone, le candidat PS, dès le premier tour.

 

Finalement, on apprend que la logique de second tour fait qu’ils ne seront pas sur les listes de second tour.

Ils ont été exclus !

Effectivement, on peut lire :

Le Front démocrate d’île-de-France regrette l’absence dans la campagne de candidats qui représentent l’électorat humaniste et social-démocrate pour les Régionales 2015.

 

Le retrait du Front Démocrate de la liste de Claude Bartolone n’est pas un signal de rassemblement après le « référendum pour l’Union de la Gauche» que nous avons co-signé seuls avec le Parti Socialiste.

 

Ce mépris affiché pour l’électorat démocrate de Strauss-Kahn, Macron ou Bayrou est un point commun partagé avec Valérie Pécresse. La candidate versaillaise qui fait une campagne dans les marécages nauséabonds du front ultra sécuritaire.

 

Le Front Démocrate prend ses responsabilités et appelle à faire battre Valérie Pécresse qui n’incarne pas les valeurs humanistes et démocrates que nous défendons.

Je pense qu’il est aussi à préciser que s’il y avait eu une seconde liste de droite au second tour, je pense que les Modem auraient été exclus de la liste de Valérie Pécresse. Logique de second tour oblige.

Peut-être même qu’à terme, les républicains en seront, dans leurs esprits, à virer les gens de l’UDI des listes de second tour.

 

Ce qui fait que la conclusion reste la même pour le Modem, l’UDI, l’UDE et le Front-démocrate.

Ni la Gauche, ni la Droite, n’aiment le centre.

Les deux ne comprennent qu’une chose : le rapport de force.

Je sais très bien que ce n’est pas très centriste, mais il faut marcher sur la gueule du PS et de l’UMP.

Il faut créer le rapport de Force.

Je vous garantis qu’entre 5% et 10%, ils sont obligés de nous faire de la place.

Dans ce contexte, pour avoir le plus d’élus possibles, chaque voix compte.

 

Mais mieux, à partir de 10%, ils sont obligés de se prosterner. On peut se maintenir…

 

On ne peut être pas gagner, mais c’est fou que l’on peut faire perdre du monde. Et quand il n’y a pas le Pen, je n’ai aucun remords à faire perdre Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Ils ont fait leurs preuves…

 

Ce qui veut dire que dans l’absolu, il faut toujours envisager de se présenter.

Evidemment, pour faire un score, cela demande un travail très en amont.

Le contraire de ce que font les partis centriste !

11 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , , , , | 2 commentaires

2017 commence bien mal (3/3) : Que faire face au second tour Sarkozy/Le Pen ?

Résumons :

Nicolas Sarkozy tenant les républicains, et organisant lui-même les primaires, devient le candidat de la droite.

L’UDI devrait sans doute se rallier.

Donc en réalité, Nicolas Sarkozy devient le candidat de la droite et du centre.

 

Les Français voulant sanctionner François Hollande, ils votent massivement Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen.

On a donc un second tour Nicolas Sarkozy/Le Pen au bout duquel Nicolas Sarkozy est élu président.

 

Néanmoins, François Bayrou (plus malin que l’UDI) y va. Au mieux, il fait entre 10% et 15% des voix.

En étant plus réaliste, il fait entre 5% et 10%.

De toute façon, pas assez pour peser et surtout, empêcher l’ignoble second tour Nicolas Sarkozy/Le Pen.

Se pose une question : Face à ce scénario assez probable, que faire concrètement.

 

Il y a trois possibilités.

La première est de voter François Bayrou.

Au moins, même si en ce moment, les partis centristes c’est du Grand n’importe quoi, je voterai pour mes convictions.

Je resterai dans la logique du premier tour.

Au premier tour, on exprime ses convictions.

 

Le problème, c’est que je ne veux pas être dans une situation où face à Marine le Pen, je vote Nicolas Sarkozy.

En fait, j’aimerais bien que l’on commence à s’intéresser aux problèmes de la France (économie, dette, chômage …).

Et je n’ai vraiment pas envie de prendre à nouveau 5 ans de sarkozysme.

En dehors du fait qu’il est en train de rouler les centristes dans la farine et de les faires frire, il y a un moment où l’intérêt général prime.

 

En fait, ce n’est pas tant le destin des centristes qui est en jeu, mais bien d’abord l’intérêt général.

Et l’intérêt général prime d’éliminé la triple impasse Le Pen, Sarkozy et Hollande.

Ça fait beaucoup.

 

Et si on pouvait en éliminer un, dès le premier tour…

 

Ce qui fait que la seconde solution est d’aller voter aux primaires des républicains (si celle-ci est suffisamment ouverte).

Et dans ce contexte d’aller voter Alain Juppé.

Mais en ce qui me concerne, je n’aime pas cette solution.

Je n’aime pas cette solution pour deux raisons.

La première est que j’estime que ce n’est pas à moi de faire le ménage dans les républicains.

C’est aux républicains de faire le ménage et de faire le bilan du sarkozysme, chose qui pour l’instant n’est pas faite.

Au contraire, c’est l’inverse qui est fait.

De plus, si je fais ça, c’est comme si je donnais corps à l’expression « La droite et le Centre », c’est nié mon combat, c’est-à-dire un centre indépendant et de détacher le centre de la droite et de la gauche.

Par ailleurs, si par aventure il y avait un second tour Manuels Valls/Nicolas Sarkozy, il est évident que je voterais Manuels Valls dans le secret de l’isoloir.

Cela veut dire qu’il y a une forme de malhonnêteté de ma part. La primaire est faite pour désigner le candidat de la droite. Et par extension, participer à la primaire, c’est accepter de voter le candidat de la droite, surtout au second tour.

 

Autre possibilité, plus improbable mais pas forcément impossible : François Hollande ne se représentera pas, et c’est un social-démocrate ou un social libéral qui y va.

C’est Manuels Valls, ou mieux Emmanuel Macron qui représentent le PS en 2017.

Le but est dans ce cas-là d’éliminer Marine le Pen au premier tour en permettant au PS d’être au second tour.

Dans ce cas-là, je vote Manuels Valls ou Emmanuel Macron. On est en plein dans le vote utile.

Evidemment, je n’aime pas aussi cette solution, et ceci pour deux raisons.

La première, c’est que ce n’est pas un vote de conviction. C’est la négation de mes convictions et de ma conception de la démocratie, et en particulier du premier tour.

Ensuite, même si je reconnais à Manuels Valls et à Emmanuel Macron la volonté de changer le logiciel du PS, je considère que le PS, ce n’est ni Manuels Valls, ni Emmanuel Macron.

Le PS est tenu par son noyau dur, c’est-à-dire les amis de Martine Aubry.

Or, le noyau dur du PS est contre le centre, totalement dans une logique dépassé et croit encore au mur de Berlin.

Là où l’ensemble des PS en Europe s’est social-démocratisé, le PS Français a fait de l’union de la Gauche un sacro-saint sujet et un tabou.

Même si Mélenchon et EELV chient sur le PS, le PS préfèrera toujours le PCF et EELV au centre.

Le PS refusera de se réformer et d’avoir une vision en adéquation avec le 21ème siècle.

 

Bref, face au plus que probable second tour Sarkozy/Le Pen, je n’ai que des mauvaises solutions.

19 octobre 2015 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le référendum du PS sur l’unité de la gauche.

Ça passerait presque inaperçu, mais le PS organise un référendum sur l’unité de la gauche du 16 au 18 Octobre.

Je n’y participerais évidemment pas. Mais rien ne m’empêche d’avoir une opinion sur la question.

 

En ce qui me concerne, je trouve l’initiative scélérate et antidémocratique.

 

Sur la forme déjà.

Il est étonnant qu’EELV, le Front de Gauche et le PCF ne participent pas. Soit une bonne partie de la gauche…

Y participe principalement l’UDE, soit le nouveau parti satellite du PS…

 

Mais le fond est pire.

 

Déjà, c’est anti démocratique.

Le premier tour sert à ce que les gens s’expriment. EELV, le Front de Gauche et le PCF ont une vision différente du PS sur la politique de la France.

Je ne partage évidemment pas cette vision, mais il est normal qu’elle s’exprime au premier tour. Ça s’appelle la démocratie.

 

Personnellement, j’aimerais bien voter une alternative centriste au premier tour. Ça ne sera pas le cas. Je ne pourrais donc pas exprimer ma conviction au premier tour. Et faire entendre ma voix.

C’est une des raisons pourquoi cette initiative du PS me touche.

 

Par ailleurs, cette initiative a pour objectif de tuer toute concurrence du PS au premier tour. Ça permet au PS de se présenter sans projet, sans vision et sans programme.

Il est intéressant de noter que cette stratégie est utilisée par un certain Nicolas Sarkozy. Et que les primaires en est l’outil principal. D’ailleurs, les centristes sont les principales victimes des manœuvres sarkozystes.

 

Mais cette manœuvre a pour objectif de continuer le bipartisme.

Le « Nous c’est les gentils, eux c’est les méchants ».

Ça empêche la formation de l’axe central et la mise en place d’une politique efficace qui pourrait vraiment stopper la spirale infernale de déclin dans laquelle est rentrée la France depuis 1974, soit exactement 41 ans…

 

Au lieu de faire des manœuvres politiciennes, le PS ferait mieux de travailler la qualité de son offre électorale.

Cette remarque vaut aussi pour l’ensemble des partis politiques français.

14 octobre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

2017 commence bien mal (1/3) : Sarkozy, prochain président de la république…

Je tiens à répondre au billet de l’Hérétique, puisse qu’il aborde le sujet.

 

En ce qui me concerne, je suis très inquiet et très pessimiste pour la suite des évènements.

Je pense même que même que l’on va vers une catastrophe.

 

Je pense qu’en 2017, Nicolas Sarkozy sera, avec les données que j’ai aujourd’hui, réélu président de la république.

Evidemment, sachant que je ne veux pas de son retour, je suis très inquiet.

Le personnage a il est vrai changé, il est pire qu’avant.

 

Populiste, il dit aux électeurs ce qu’ils veulent entendre, pas ce qu’ils doivent entendre, démago, narcissique, enfant tyran et gâté, je ne veux pas reprendre 5 années de Sarkozy.

 

Droite dure, enrichissement d’une oligarchie, politique du bouc émissaire, nullité en économie, et bien évidement mise au même niveau du FN et du PS.

 

Je pense que les français ne veulent pas de son retour.

Je pense qu’il le sait, inconsciemment.

 

Mais il a un plan…

Il utilise la primaire, pour devenir le candidat légitime de la droite et du centre.

Côté centre, il est dans l’optique « Donnez les voix et allez voir ailleurs si j’y suis ».

 

Effectivement, ce personnage n’a pas d’idées, mais il veut être président.

Son plan est de tuer toute concurrence au premier tour de l’élection présidentielle.

Il pourrait tomber sur un candidat de droite qui a des idées…

Pour cela il va utiliser la primaire.

Comme c’est surtout les républicains qui vont voter la primaire, et que les républicains, c’est Nicolas Sarkozy à 65%, il est très probable que le résultat sera en sa faveur.

Comme il va promettre ministère…

Beaucoup vont retourner leurs vestes.

Il a toujours marché comme ça.

 

Et les Juppé seront obligés de le soutenir, sauf à se faire traiter de tricheur…

 

Evidemment, tout ça va se faire contre le centre (une hérésie pour moi) ou contre la droite modérée, deux courants qui pourraient vraiment apporter quelque chose de positif à la France.

 

Certes, Bayrou, plus malin, pourra y aller contre Sarkozy, mais Sarkozy va se faire un plaisir de rappeler, à tort, que Bayrou est de gauche, il a voté Hollande en 2012. CQFD.

 

Pire, je pense que l’on aura un second tour Sarkozy/Le Pen.

Je voterai dans ce cas de figure Nicolas Sarkozy, mais je vous jure que je ferai la gueule.

 

Je pense que l’on aura le Pen, car Hollande est tellement détesté que l’on votera contre lui, soit Sarkozy, soit le Pen pour protester.

Ce fut le cas aux européennes.

 

Je ne pense pas que le centre, et j’en suis d’ailleurs attristé, fera un score.

Dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy, Hollande, Bayrou, Le Pen, les anti-sarkozystes primaires voteront Hollande car ils se diront que finalement, face à Sarkozy, Hollande, ce n’est pas si mal.

Les anti-Hollande voteront Sarkozy, car ils voudront prendre leurs revanches.

Et le reste protestera en votant le Pen.

 

Sachant que l’importance soit que les problèmes soient résolus, ce qui ne sera pas le cas, car Sarkozy élu, il fera ce qu’il a fait entre 2007 et 2012.

Je ne crois pas à une refonte du PS. Manuels Valls, qui essaye de changer le logiciel, comme dans les autres pays, est bien seul.

Au contraire, je pense que le PS sera repris par Martine Aubry et ses amis.

 

Au final, je pense qu’en 2022, les français en auront tellement mare qu’ils voteront Le Pen.

Après tout, on ne l’a jamais essayé et elle, elle joue bien son coup…

Bref, je suis bien pessimiste pour la suite.

7 septembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , | 5 commentaires

Impôt et déficit, c’est là où j’en veux le plus à François Hollande (1/2)

François Hollande parle de baisser les impôts, le moment de remettre le sujet sur la table.

Effectivement, si il y a un sujet où j’en veux vraiment à François Hollande, c’est bien celui-ci.

 

Ce sujet est d’ailleurs couplé à un autre sujet qui me tient à cœur : le déficit public.

 

Le déficit public est un poison aussi bien économique, démocratique et social.

 

Or, comment faire pour le réduire ?

 

Ça passe par trois axes.

Le premier est l’augmentation des recettes.

Il est intéressant de noter, comme le note les décodeurs (ici et ici), que les allègements d’impôts, décidés surtout sous la présidence de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, ont aggravé le problème.

Une augmentation des recettes de l’Etat, donc concrètement des impôts étaient indispensable.

Dire l’inverse est de la pure démagogie.

C’était d’ailleurs dans le programme de François Bayrou en 2012.

 

Augmenté les impôts est donc une nécessité, mais c’est insuffisant.

 

L’augmentation des impôts doit s’accompagner de deux autres mesures : la diminution des dépenses et la rationalisation des dépenses publiques.

 

Il faut donc déjà réduire les dépenses publiques. De plus, il faut vérifier que les dépenses publiques sont utilisées avec parcimonie et efficacité.

Il y a toute une réflexion à avoir sur le sujet.

Dépense-t-on efficacement, peut-on faire mieux ou aussi bien avec moins de moyens.

 

Il ne s’agit pas de supprimer le service public comme le veut idéologiquement les libéraux.

Il s’agit de définir ce que doit être un service public, son rôle, la manière de le faire fonctionner et les moyens à mettre en adéquation.

 

Il faut par ailleurs changer de mentalité.

En France, on demande d’abord les moyens et ensuite, on voit ce que l’on fait avec.

 

Maintenant, il faut se poser la question des objectifs, des missions assignés, et après réfléchir aux moyens à mettre en adéquation.

 

Il s’agit pas de supprimer le service public, ni en faire moins, ni en faire plus, mais le faire mieux.

 

Sur ce point, un grand débat doit être ouvert.

 

Pour en revenir à François Hollande, il a utilisé le premier axe (l’augmentation des recettes) mais pas le second et troisième.

Hors, c’est sur les trois axes qu’il faut agir.

Au lieu de ça, comme un jour il faudra bien réduire le train de vie de l’Etat, et essayer de dépenser mieux, François Hollande complique le problème.

Il a grillé une marge de manœuvre.

 

A lire sur le même sujet : le point de vue de Jean Christophe Fromantin.

22 août 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire