Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Il faut un choc de lucidité (Peyrelevade)

S’il y a un économiste que j’aime beaucoup écouter ou lire, c’est Jean Peyrelevade.

Pendant le règne de Sarkozy, beaucoup de livre anti-sarkozisme paraissaient en librairie.

 

Aucun n’a été du niveau de celui de Jean Peyrelevade, Sarkozy ou l’erreur historique (dont la critique est ici). Effectivement, là où l’ensemble des livres anti-sarkozisme attaquait l’ancien chef de l’état sur son mode de gouvernance (y-compris François Bayrou), Peyrelevade le critiquait sur sa politique économique.

 

Résumer ce livre (Sarkozy ou l’erreur historique)  n’est pas une chose aisée. Je ne peux que recommander la lecture de ce livre. Je tiens à signaler que Peyrelevade a d’ailleurs écrit un autre livre avant la présidentielle 2012 (France, l’état critique) et qu’il avait co-signé avec Stéphane Cossé « François Hollande n’est pas crédible ».

 

Disons que Peyrelevade pense que l’appareil productif français, les entreprises, est fortement dégradé. Il estime que notre capacité à nous enrichir, qui est due aux entreprises, est de pire en pire.

Du coup, toutes politiques de la demande, centré sur l’aide des ménages, soit par déduction d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense publique (sauce UMP) est vouée à l’échec.

Dans la pratique, nous finançons, par notre déficit public, nos concurrents dans la mondialisation.

 

Au contraire, Jean Peyrelevade pense qu’il faut aider nos entreprises à faire des marges afin qu’elles puissent s’enrichir pour pouvoir réinvestir derrière.

C’est l’investissement d’aujourd’hui, si on se réfère au principe de Schumpeter et de la destruction créatrice, qui feront les emplois de demain.

Les entreprises françaises, comparées aux entreprises étrangères, étant plus taxées, il faut donc transférer une partie des charges des entreprises sur les ménages.

C’est le principe de la TVA sociale ou de la CSG sociale.

Aujourd’hui, Jean Peyrelevade écrit une nouvelle tribune qui vaut vraiment le détour dans les échos.

Le titre : Le choc de lucidité

 

Et de commencer :

« Les « chocs » sont à la mode dans le discours public. Le seul dont on ait vraiment besoin serait un choc de lucidité, gouvernementale et collective. Quand nos dirigeants, quand le peuple avec eux, prendront-ils vraiment conscience de l’extrême gravité de notre situation ? »

Le diagnostic est donc :

« Depuis quinze ans, depuis la création de l’euro, nous vivons au-dessus de nos moyens. Pas seulement l’Etat dont tous les budgets sont en déficit depuis beaucoup plus longtemps. Pas seulement au regard de nos échanges avec l’étranger dont le déséquilibre permanent est financé par une dette extérieure croissante. Le cœur de nos difficultés tient au fait que, depuis le début des années 2000, au nom de satisfactions immédiates, nous détruisons systématiquement notre appareil productif. Là est la cause, sans cesse aggravée, de nos insuffisances. Si nous n’y portons pas remède, de manière vigoureuse et rapide, nous sommes condamnés à une croissance nulle, donc à un recul du pouvoir d’achat et à une augmentation du chômage de 200.000 personnes par an jusqu’à la fin du quinquennat.

Pour quelle raison ? Disons-le en termes simples, compréhensibles pour tous. Depuis quinze ans, les prix de revient de notre industrie, secteur le plus exposé à la concurrence internationale, croissent plus vite que ses prix de vente. L’alourdissement des charges sociales et fiscales, certes trop élevées, n’est pas l’explication principale de cette évolution qui voit les marges des entreprises se réduire, leurs défaillances se multiplier et le tissu industriel se nécroser. La vérité est plus rude, qu’un « choc de compétitivité » ponctuel et limité ne masquera pas très longtemps. Depuis quinze ans, dans toute l’économie, dans le secteur public, dans les services, dans la production elle-même, le coût du travail est trop élevé et augmente plus vite que la productivité par tête, dont le taux de croissance annuel est nettement inférieur à 1 %. Droite et gauche confondues, Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, chefs d’entreprise et salariés, nous sommes tous responsables. Si nous continuons ainsi, nous allons avec certitude vers de sombres échéances. »

Pour les remèdes :

« Une seule réponse serait efficace : revenir à une certaine modération salariale, en commençant par le haut de la pyramide, et augmenter la productivité par tête. En travaillant plus, non pas moins, et surtout en investissant davantage. Le capital n’est pas un problème, ou plus exactement son accumulation, c’est une partie de la solution. Je sais qu’il est à gauche une thèse convenue : les patrons, mauvais citoyens, intéressés plus par l’argent que par l’avenir de leurs entreprises, préféreraient distribuer des dividendes plutôt qu’investir. Cette affirmation est globalement inexacte. »

 

Pour finir, Peyrelevade met en garde :

« Les conséquences sont inéluctables. Investissant peu dans l’absolu mais trop par rapport à leurs capacités financières, les entreprises françaises voient leur endettement augmenter et leurs difficultés de trésorerie se multiplier. La spirale de leur destruction n’est donc pas arrêtée. Même si cela est pénible à court terme, il n’est pas d’autre moyen de mettre un terme à la dégradation structurelle de notre économie que de réduire la dépense publique et les charges qui pèsent sur le travail, de modérer l’évolution salariale et d’augmenter la productivité. Austère perspective ? Sans doute. Mais mieux vaut être lucide dans la douleur, puis guérir, qu’inconscient dans l’illusion et sombrer. »

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20 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

L’UMP de Jean François Copé applique la stratégie de François Hollande, et Nicolas Sarkozy prépare son retour

Etudier l’histoire, c’est apprendre les erreurs de nos ancêtres pour éviter de les répéter.

Par exemple, Napoléon Bonaparte a fait une erreur fondamentale, il a envahi la Russie en pleine hiver.

Ça s’est finit par une déroute française : la bataille de la bérézina.

Plus tard, Hitler fit la même erreur, attaquer la Russie en pleine hiver.

 

Pour comprendre la déroute du PS actuel et, je le crains, comprendre la futur déroute de l’UMP dès 2017, il faut, à mon avis, remonter en 2002, soit 10 ans en arrière.

 

En 2002, le PS, représenté aux présidentielles par Lionel Jospin, se prend une défaite sévère : il est éliminé dès le premier tour par Jean Marie Le Pen. Nous avons un second tour Jacques Chirac (RPR, il créera l’UMP)/Jean Marie Le Pen(FN).

 

Dès lors, au lieu de se remettre en cause et de faire une autocritique en vue de préparer la future alternance, le PS, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, va organiser le retour du PS sur l’incompétence de l’UMP au pouvoir.

Et comme l’UMP a un bilan contestable sous Chirac puis sous Sarkozy, ça marche.

A l’exception des présidentielles/législatives 2007 et des européennes 2009, le PS gagne toutes les élections.

D’ailleurs, pour les régionales 2004, qui verra le PS prendre la tête  de 20 régions sur 22 en métropole,  François Fillon parlera de 21 Avril à l’envers.

Ça lui coutera sa place de ministre de Jacques Chirac.

 

Le PS de 2002 à 2012 s’est bâti non pas sur un projet, une vision d’ensemble et un programme concret à appliquer en cas d’alternance, mais sur la prise de villes, régions et départements grâce au vote sanction.

Aujourd’hui, on en voit le résultat. François Hollande est impopulaire, se fait discret sur son premier anniversaire à la tête de l’Elysée.

Déficit non maîtrisé, chômage en hausse, déclin de la France qui continue …

Le problème, c’est que l’UMP semble vouloir se refaire une santé sur les votes sanctions et l’incompétence du PS.

Le premier exemple est dans le canard enchaîné de cette semaine.

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Effectivement, l’UMP donne des cours de soutien scolaire.

Information confirmé ici.

Selon l’UMP, « Nous proposons un contre-modèle social face à l’état providence en échec ».

Il faut déjà rappeler que cette idée n’est pas nouvelle. La ville de Malakoff, communiste, je le rappelle, propose, par l’intermédiaire de son service jeunesse, de l’aide au devoir. Il s’agit de bénévoles qui vont dans les structures pour la jeunesse et qui aident les jeunes à faire efficacement leurs devoirs. Je le faisais il y a 10 ans à la MJQ.

 

Mais je pense qu’il faut rappeler à Jean François Copé à quoi sert un parti politique.

L’objectif d’un parti politique, selon la vision de Schumpeter, est de conquérir le pouvoir.

Pour y parvenir, un parti politique sélectionne des candidats en vue de gagner les élections.

Vu la nullité du pouvoir socialiste en place, même Jean François Copé devrait y arriver.

Mais il y a un objectif de durée également, si le pouvoir est gagné par l’UMP.

Or, une bonne politique n’est pas idéologique.

Elle part sur un diagnostic correct, qui induit des mesures  sérieuses et de bon sens.

L’échec du PS, de mon point de vue, vient du fait que celui-ci n’est pas parti d’un diagnostic correct de l’état de la France.

Or, c’est le rôle d’un parti politique d’élaborer ce diagnostic qui permettra, par la suite, d’élaborer le programme de gouvernance.

En résumé, on ne fait pas directement le programme de gouvernance.

On applique le doute cartésien, on fait un diagnostic et on construit, à partir du diagnostic, le programme de gouvernance.

Que l’entreprise UMP diversifie ses métiers, pourquoi pas. Mais attention à rester bon sur son cœur de métier.

 

Pour appuyer mon propos, je vais prendre IKEA.

IKEA a pour cœur de métier la vente et livraison de meubles.

Ils ont diversifié leur activité dans la vente d’alimentaire.

Mais au final, leur chocolat est fabriqué avec de la merde, et le service de livraison IKEA est à chier (j’en sais quelque-chose).

Conclusion : IKEA est nul dans son nouveau métier et nul dans son cœur de métier.

 

Enfin, toujours selon le canard enchaîné, Sarkozy prépare son retour.

canard_ump 002

Certes, ces nouvelles semblent éloignées. Il n’en est pourtant rien. Elles montrent que l’UMP a du mal à faire un bilan du sarkozisme, étape nécessaire en vue de la préparation d’un diagnostic et de l’élaboration d’un contrat entre l’UMP et les français en vue d’une future alternance en 2017.

Sarkozy n’a pas compris que son bilan est médiocre (société divisé, dette ayant augmenté de 50%, affaires…).

Sarkozy n’a pas compris qu’il a monté contre lui les français, et qu’il a finalement permis à un nul, François Hollande, de devenir président.

François Hollande a été élu à l’époque car il y avait un vrai ras-le-bol de Nicolas Sarkozy.

 

Déjà, je crains que l’ancien président ne fasse pas d’autocritique sérieuse.

Au contraire, je le trouve gonflé d’orgueil et vaniteux. Je le trouve enfant gâté.

Une phrase est pour moi révélatrice de l’état d’esprit de Nicolas Sarkozy :

« Il n’y a que moi pour sauver l’UMP. Les autres sont vraiment nases. Que ce soit Fillon, Copé, Wauquiez ou Bertrand. »

Ça va, les chevilles n’enflent pas trop ?

Pire, la stratégie de droitisation ne risque pas d’être remise en cause. Je rappelle que c’est parce que l’UMP a décidé d’avoir une frontière poreuse avec le FN que François Bayrou a voté, par défaut, François Hollande.

Pour ma part, j’avais voté blanc.

Je connais également des gens de gauche qui durant un duel Chirac-le Pen ont voté Chirac, mais qui durant un duel Sarkozy-Le Pen s’abstiendraient.

 

Enfin, en ce qui me concerne, dans un futur duel Sarkozy-Hollande ou un futur duel Copé-Hollande, je voterai très probablement (probabilité à 90% ou plus) blanc.

 

Je ne m’en réjouis pas. C’est même l’inverse. Certes, je suis adhérent au Modem.

Mais je suis d’abord français.

Je peux concevoir que le centre, qu’il soit UDI ou Modem, ne soit pas en capacité de diriger la France.

Mais je reste un citoyen français. Et j’aspire à avoir une vie qui s’améliore, ou du moins qui ne s’empire pas.

Que le pouvoir soit partagé entre l’UMP et le PS, bon, qu’y puis-je.

Mais voir le PS et l’UMP incapable d’autocritique, d’exercer le pouvoir efficacement, ça me fait mal au cœur.

Quand l’UMP ou le PS prennent le pouvoir et mènent une politique inefficace, égoïste, corporatiste, idéologique et démagogique, il y a égoïstement moi et plus généralement les français.

 

En plus:

Les anges de la politique, caricature de l’UMP par les guignols :

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=863723

8 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le cancre Hollande s’attaque à la première de la classe Merkel

En plus d’être nul, François Hollande est lâche.

Dernièrement, le PS, avec l’aval de François Hollande, a adopté un texte malsain en parlant de l’intransigeance égoïste de la chancelière allemande.

Ce n’est pas la première fois.
Montebourg avait parlé de politique à la Bismarck d’Angela Merkel.

 

Franchement, cette réaction m’énerve.

On est en pleine fable de la cigale et la fourmi.

D’ailleurs, le feuilleton n’est pas nouveau (épisode 1, 2 et 3).

 

Plusieurs points me font sauter au plafond.

Le premier est la forme. J’ai l’impression de voir la racaille Hollande menacer l’honnête travailleuse Merkel pour avoir des sous qu’il ne veut pas gagner à la sueur de son front.

 

Mais le fond est pire.

Déjà sur l’endettement français. Les français, et bien avant Hollande, par lâcheté, démagogie, électoralisme n’ont jamais voulu fâcher les français.

Ils ont donc laissé filer les dépenses de fonctionnement, faisant de la France une potentielle Grèce, une potentielle Argentine, un potentiel SDF et un potentiel clochard.

Réduire la dette est une nécessité économique,  une nécessité démocratique et une nécessité sociale.

Je rappelle que réduire la dette passe par une augmentation des recettes (la seule chose que François Hollande sache faire), une diminution des dépenses mais également une rationalisation des dépenses publiques.

Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir?

 

Car François Hollande, comme c’est le cas de ses prédécesseurs, ne fait rien pour réduire les dépenses (il ne faut surtout fâcher personne) et ne fait rien pour dépenser au mieux les deniers publics (on a encore le pôle emploi).

 

Mais le pire n’est même pas là. C’est d’abord la politique économique.

Comme je l’ai si souvent rappelé, la France est dans la mondialisation.

Cette mondialisation s’est accélérée avec Internet.

Elle a un avantage: une plus grande liberté de choix.

Notons également que la culture et l’information contradictoire est plus facilement disponible.

Mais le revers de la médaille, c’est que la concurrence est plus sévère entre les différents pays de la planète.

 

Quelle politique met en œuvre la France? Une politique de la demande.

Cela consiste à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat des ménages, soit par diminution d’impôts (sauce UMP), soit par augmentation de la dépense public (sauce PS).

Pour commencer, cette politique est foncièrement injuste. Comme les moyens sont limités, elle ne profite qu’à une catégorie limitée de la population. En général, cette politique se fait au détriment des classes moyennes.

Pour continuer, cette politique fait exploser la dette de la France.

Mais elle est économiquement stupide et suicidaire.

Comme notre appareil productif est peu performant, nous produisons peu en France. Cela veut dire que les ménages achètent à l’étranger. Cela veut dire que la France fait du déficit public pour financer ses concurrents.

On finance nous-même notre future pauvreté et notre futur déclassement.

 

Quelle politique alternative?

La première est d’être dans une économie fermée. C’est le choix de Mélanchon et Le Pen.

Au fond, ça marche, ça s’appelle la Corée du Nord. Mais je ne pense pas que l’on soit heureux en Corée du Nord.

 

Le second choix est d’essayer de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

L’objectif est d’augmenter la qualité de notre appareil productif afin qu’il puisse nous enrichir.

On fait dans ce cas une politique de l’offre. On aide les entreprises, dans un premier temps, à être compétitives.

On essaye de créer de la richesse.

Comme le dit très bien Peyrelevade, cela implique d’appauvrir momentanément les ménages, de transférer une partie de l’imposition des entreprises sur les ménages, afin qu’elles puissent augmenter les marges, investir (selon le principe de Schumpeter et de la destruction créatrice) et créer les emplois de demain.

 

C’est ce qu’a fait, à la différence de la France, l’Allemagne. Et aujourd’hui, l’Allemagne résiste mieux à la crise, et s’appauvrit moins vite que nous.

Car il ne faut pas se leurrer, le pouvoir d’achat des ménages français va s’appauvrir. On va vers un appauvrissement des français.

Il ne sera pas limité celui-ci, il sera spectaculaire!

 

Enfin, je vais finir par une anecdote. L’éducation nationale remarqua que la Bretagne avait les résultats les plus hauts de France au bac. Curieux, l’éducation nationale dépêcha un inspecteur afin de regarder pourquoi la Bretagne avait le meilleur taux de réussite. Il s’aperçut qu’en réalité, la Bretagne n’appliquait aucune circulaire de l’éducation nationale.

Furax, l’éducation nationale demanda à la Bretagne d’appliquer enfin les circulaires de l’éducation nationale.

 

Quand François Hollande s’attaque à Angela Merkel, il est dans cet état d’esprit.

1 mai 2013 Posted by | International, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les emplois d’avenir sur Malakoff

Lors du conseil municipal du 17/04/2013, il y a eu des désaccords entre le PS local el les communistes sur les emplois d’avenir.

Catherine Picard, maire adjointe de Malakoff chargée de l’économie locale et du commerce de proximité, conseillère communautaire chargée de l’emploi et de la formation, a reprochée à notre maire, Catherine Margaté, de ne pas en faire assez.

 

Malakoff n’a créé que 5 emplois d’avenir.

 

Pour ma part, je dois reconnaître que sur l’ensemble je partage plutôt le point de vue de notre maire sur la question, une fois n’est pas coutume.

 

Première remarque, comme l’a très bien signalé Catherine Margaté, les emplois d’avenir ne sont pas la solution au chômage.

Je pense la même chose, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

Effectivement, on ne le répètera jamais assez, le chômage est avant tout un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande.

Les entreprises ne créent des emplois que si ça correspond à des besoins.

Les entreprises ne créent des emplois que s’il y a des carnets de commandes.

Si ce n’est pas le cas, il y a chômage.

Pour résoudre cette épineuse question, qui je le rappelle fait des dommages sociaux épouvantables, il faut avoir une vision du capitalisme en termes de destruction créatrice, décrite par Schumpeter.

Il faut permettre, par l’innovation, de créer de nouveaux biens et  services que les entreprises pourront vendre.

Pour cela, il faut qu’elles puissent faire des marges afin d’avoir les moyens d’investir.

Les emplois d’avenir, comme ce fut le cas du CPE ou des emplois jeunes, sont juste des rustines permettant à un jeune de mettre le pied à l’étrier.

Ce qui permettra de créer des emplois à long terme, c’est une politique centré sur l’offre et non pas la demande.

 

Deuxième point : il faut que le jeune puisse se projeter dans l’avenir. Il faut que l’emploi d’avenir puisse se concrétiser par un emploi CDI et une véritable évolution pour le jeune.

Là aussi, Catherine Margaté a raison de le souligné.

 

Enfin, dernier point, bizarrement moins souligné par Catherine Margaté, ça a un coût pour la collectivité.

Ce n’est pas forcement rebutant, mais je me permets de rappeler que Malakoff doit augmenter sont autofinancement brut et donc réduire ses dépenses de fonctionnement.

La municipalité n’a pas pour vocation de faire du social. Elle a d’abord vocation à gérer au mieux l’argent des contribuables.

Il est dans ce cas nécessaire que les emplois d’avenir sur Malakoff correspondent à de véritables besoins pour la collectivité.

19 avril 2013 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème de François Hollande, ce n’est pas Jérôme Cahuzac, c’est l’économie

Le problème de François Hollande n’est pas Jérôme Cahuzac. Jérôme Cahuzac, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Mais si on regarde la question à tête plus reposé, François Hollande a géré plutôt correctement selon le canard enchaîné.

Selon le numéro du 27/03/2013, François Hollande savait qu’il allait virer Jérôme Cahuzac.

Il l’a fait au premier prétexte trouvé.

 

Non, le problème de François Hollande est qu’il ne comprend rien à l’économie.

Que peut-on attendre d’un président de la république qui se dit grand fiscaliste et qui finalement promet (et tente de mettre en application) une tranche à 75% ?

 

Je suis d’autant plus inquiet car selon mon énarque élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, celui-ci était, avec Pierre Moscovici, professeur d’économie  à sciences-Pô.

 

Je suis personnellement inquiet, car il s’agissait du cours d’économie à ne pas rater, selon les étudiants.

 

Je vais donc rappeler le contexte économique, que François Hollande n’a pas compris, ou alors qu’il  a compris mais refuse d’expliquer aux français et refuse de traiter, ménageant la chèvre et le choux.

 

Aujourd’hui, la France est dans la mondialisation. Internet a accéléré la mondialisation.

Si on trouvait des planètes habitées, il est important de comprendre que l’on ferait dans ce cas de la « space-lisation ».

 

La mondialisation a un avantage, on a une liberté de choix plus importante, puisque je peux aller acheter un bien ou service jusqu’en Chine.

Notons  que la culture est accessible plus facilement, grâce à Internet.

L’information aussi.

Néanmoins, la concurrence est plus sévère.

Or, le problème de fond est que la France n’est pas capable, contrairement à l’Allemagne, de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

Notons que contrairement à la théorie de Ricardo, la concurrence n’est pas parfaite. Elle est faussée.

Les Chinois, par exemple, dévaluent intentionnellement leur monnaie.

Mais ça ne change rien. D’autant que les allemands, malgré tout, profitent de cette mondialisation.

 

Je suis persuadé que si la concurrence était parfaite, la France se ferait quand même bouffer.

 

En résumé, la France n’est pas compétitive, aussi bien en compétitivité coût (c’est dû à notre système de protection sociale) qu’en compétitivité qualité (je rappelle un exemple : l’informatique).

 

Il va de soi que je suis pour jouer la compétitivité qualité. Si on ne joue que la compétitivité coût, on pourra dire adieu à notre service public.

Seulement, jouer la compétitivité qualité, c’est long. En particulier, ça passera par une refonte totale de l’éducation nationale.

 

Le problème, c’est que depuis 30 ans (environ),  on fait une politique consistant à soutenir la demande. La puissance publique, par diminution des impôts (sauce UMP) ou augmentation des dépenses publiques (sauce PS) donne des sous aux ménages pour qu’ils consomment.

C’est totalement idiot, car comme la qualité ou le coût le plus bas est étranger, les français achètent à l’étranger. Cette politique faisant du déficit public, on condamne de fait notre service public, et en plus, on finance sur nos impôts nos contribuables.

 

Quels sont les alternatives ?

La première est de se dire qu’il faudrait être dans une économie fermée. En gros, il faut que la France devienne une Corée du Nord.

C’est l’option de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon.

Pourquoi-pas. Mais je ne suis pas sûr q ‘ils soient heureux en Corée du Nord. De plus, le régime est vraiment inégalitaire.

 

Ou alors, on peut jouer le jeu de la mondialisation.

Dans cette politique, on soutient, à terme, au détriment des ménages, l’appareil productif.

C’est une politique de l’offre.

On permet à nos entreprises  de faire des marges afin d’investir. On se place dans une vision de Schumpeter et on raisonne selon le fait que le capitalisme est la destruction/créatrice.

 

C’est d’ailleurs ce qu’écrit Peyrelevade dans l’excellent livre « Sarkozy, l’erreur historique ».

8 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Maurice Taylor VS Montebourg

Il y a une guerre entre Maurice Taylor, PDG de Titan et notre ministre du redressement productif.

Faut dire que le ton méprisant utilisé par Taylor, personnage pas forcement recommandable, en énerve certains.

Sur certains points, il n’a pas forcement tort, malheureusement.

Dernier épisode en date: le PDG de Coca Colas envoie une lettre de soutien à notre ministre du redressement productif.

Je pourrais démêler le vrai du faux, mais c’est très bien fait ici et ici que je n’apporterai rien de transcendant.

C’est pour ça que je préfère donner un avis plus global.

Aujourd’hui, nous sommes en plein dans la mondialisation. Je ne donne pas un jugement de valeur, j’énonce juste ce qui me semble un constat lucide.

Par ailleurs, si on inventait les voyages spatiaux et que l’on trouvait des martiens, vénusiens ou que sais-je, je suis persuadé que l’on ferait du business avec eux.

On passerait de la mondialisation à la « spacenalisation ».

Il est à noter également qu’internet a accéléré le mouvement. Des entreprises comme Google, qui en particulier se sont beaucoup investis dans le logiciel libre, ont participé à l’accélération de ce phénomène.

On peut aussi citer les réseaux sociaux qui ont changé la façon de communiquer.

La mondialisation a un avantage: la liberté de choix. Le s biens et les personnes circulent plus facilement. Je peux acheter des biens et des services sur l’ensemble de la planète.

Notons aussi que la culture est plus facilement accessible. L’information contradictoire aussi.

Avant, lorsque Nicolas Sarkozy ou François Hollande parlaient à la télévision sur toutes les chaines, on était obligé de goûter à la bonne parole du président.

Aujourd’hui, grâce à Internet, il est possible de trouver plus facilement une information avec une vision différente.

Mais ceci à un coût: la concurrence entre nous est plus sévère.

D’autant que dans les théories économiques, on parle de concurrence libre et non faussée. Dans la pratique, ce n’est évidemment pas vrai.

Par exemple, la Chine dévalue intentionnellement sa monnaie afin de faciliter ses importations.

Pour compléter ce point de vue, je pense que certains aspects du libéralisme sont appliqués. Là aussi, ce n’est pas une critique. C’est avant tout un constat.

On a simplement un nombre de choix plus important.

Mais le libéralisme, c’est aussi la précarité des contrats.

Et lorsque l’on choisit librement, on fabrique de la précarité. Par exemple, si aujourd’hui je vais manger à la pizzéria, simplement par hasard,  demain ,selon mes envies et humeurs,   je pourrais très bien manger à la crêperie.

Et après-demain, je pourrais très bien choisir de manger au japonais, et le jour suivant au chinois…

Mine de rien, je viens de faire quatre contrats précaires.

Du coup, comment lutte-t-on dans cette concurrence?

En ayant une vision plus globale.

Pourquoi je vais préférer un bien ou service plutôt qu’un autre?

La réponse tient en deux points: la qualité et le coût.

Le coût n’est pas un critère seul. La qualité aussi. C’est la combinaison des deux qui est un critère.

Heureusement, la qualité et le coût sont opposés. Statistiquement parlant, plus c’est de qualité, plus c’est cher et inversement, moins c’est de qualité et moins c’est cher.

En particulier, l’Allemagne tire son épingle du jeu et les salariés ont un niveau de vie équivalent au notre. La Corée du Sud aussi, pourtant elle a une main d’œuvre plus chère que la nôtre.

Notons que l’Allemagne commerce avec la Chine.

Or, le problème de la France est qu’elle n’est compétitive ni sur la compétitivité coût, ni sur la compétitivité qualité.

Sur la compétitivité coût d’abord:

La France est un pays cher. Ce n’est pas une critique, c’est un constat. Or, si on est cher, c’est parce que on a la chance d’avoir un système de protection social.

En résumé, si on a un accident (chose qui arrive de plus en plus souvent et évènement de plus en plus probable), au moins, on aide la personne à se relever.

Dans ce cas-là, sur le long terme, il faudrait jouer sur la compétitivité qualité.

Or, l’éducation nationale a décidé de faire une sous-culture, sous-culture ma foi bien peu propice à l’émergence d’une compétitivité qualité.

La façon d’enseigner le théorème de Pythagore (et les mathématiques et la physique) n’est pas étranger à cette perte de compétitivité qualité.

Philippe Meirieu a pour moi une responsabilité particulière.

Enfin, pour aller plus loin dans la compétitivité qualité, elle est aussi indirectement liée à l’investissement et l’innovation.

La France est dans un modèle économique capitalistique. On suit la règle de Schumpeter qui est la « destruction créatrice« .

Or, comme on n’a pas un niveau scientifique suffisant, on a inventé la destruction/pas création.

Et le chômage de masse qui va avec.

Pour conclure, j’aimerai revenir sur le rôle de Montebourg, ministre du redressement productif.

Le rôle de Montebourg dans la pratique, est de faire le mariole et de gesticuler afin de tenter, grâce à l’opinion publique, de sauver une usine.

Le ministère de Montebourg est important. Mais Montebourg, même s’il mouille sa chemise, est inefficace. Faut dire, de la part de quelqu’un qui a inventé un concept aussi imbécile que la démondialisation…

Le rôle de Montebourg devrait être, pour moi, d’accompagner le cycle de destruction créatrice. La destruction fait partie du capitalisme. Mais elle est sensée être compensée par le cycle de création, cycle qui n’a pas lieu en France (exemple: l’informatique).

Au final, Maurice Taylor est peut-être un grossier con, mais il n’a pas tort sur tout.

E bonus: une excellente caricature d’Arnaud Montebourg:

Les Guignols du 21/01/13 – Kick-ass

3 mars 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Vers la fin de Peugeot?

Je n’ai pas réagi à l’annonce de plans sociaux chez Peugeot.

Je vais donc en profiter pour aborder la question différemment.

 

Qu’est-ce que le capitalisme?

Selon Schumpeter, c’est la destruction créatrice.

 

A une date t, une entreprise va produire un bien de consommation ou un service, ce que l’on va appeler un produit.

Mais en réalité, ce produit est voué à disparaître.

Soit il va être remplacé par un autre produit, soit sa méthode de fabrication va radicalement changer afin de réduire les coûts.

Cette transformation s’accompagne de destruction, en particulier de destruction d’emplois.

 

Mais derrière, la fabrication de nouveaux produits, voir même la modification de procédés industriels, est générateur d’emploi.
C’est pour ça que l’on parle de création.

Au final, on a la destruction créatrice.

Pour survivre dans un monde capitaliste, la capacité d’innovation est donc primordiale afin d’avoir le processus de création après le processus de destruction.

Qu’en est-il de Peugeot?

A part utiliser les aides gouvernementales (comme la prime à la casse), Peugeot a-t-il sorti un modèle novateur ou exceptionnel?

Je ne suis pas si sûr. Je pense que les difficultés de Peugeot sont liées à de mauvais choix stratégiques et à un manque d’investissement.

Sur ce problème de fond, l’état, aussi puissant qu’il peut l’être, ne pourra rien.

Une nouvelle prime à la casse ne fera que de retarder l’inévitable.

Peut-être que Peugeot sera remplacé par Bolloré qui investit, et dépose des brevets, sur autolib.

Peugeot est révélateur de l’esprit français: c’est la destruction pas création. Je ne suis pas sûr que les victimes de ce nouveau concept apprécient.

 

 

19 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

La cigale Hollande, avec un sale état d’esprit, fera-t-elle une erreur économique historique ?

Dans le canard enchaîné de cette semaine, on en apprend plus sur la politique économique de François Hollande à travers ses relations avec Angela Merkel.

Dans le premier article, on apprend que François Hollande trouve la chancelière allemande égoïste.

Il dit même: « Angela Merkel semble faire le choix d’une politique économique égoïste, dans la mesure où elle ne veut pas partager la croissance de l’Allemagne avec le reste de l’Europe. »

Et de rajouter: « Elle paraît isolée, trop centrée sur sa propre croissance et sa crainte d’être le tiroir-caisse de l’Union« .

Tout est dit.

Par ailleurs, on apprend que François Hollande va insister sur les eurobonds, plutôt dans une stratégie de négociation, alors que les allemands n’en veulent pas.
Comme c’est écrit dans l’article: « les allemands ont répété sur tons qu’ils ne voulaient pas de ce système d’emprunts communs européens qui permettrait aux pays en équilibre de garantir les dettes des pays prodigues. »

 

La lecture de ces deux articles, qui donne un aperçu de ce que pourrait être la politique de notre nouveau président me fait réagir sur deux points:

Le premier est que François Hollande est égoïste. C’est la cigale ayant chanté tout l’été, qui se trouve fort dépourvue lorsque la bise vient, et qui demande aide à la fourmi.

Pire, il estime que la fourmi, qui a épargné, a obligation d’aider la cigale.
Or, les allemands, pour avoir une croissance durable, ont fait une politique courageuse de modération de la masse salariale.

Sur le court terme, cette politique a été contre les salariés.

Sur le long terme, l’Allemagne traverse mieux les crises.

Je trouve ça minable de voir les cigales vouloir vivre sur le dos de la fourmi qui elle a fait des efforts.

La réponse risque d’être: »Vous chantiez, j’en suis fort aise, et bien dansez maintenant ».

Cet état d’esprit était d’ailleurs présent avec la politique à la Bismarck dénoncé par Arnaud Montebourg.

 

Enfin, je crains que François Hollande fasse une erreur historique sur sa politique économique, au sens de ce qui est écrit dans l’excellent livre de Jean Peyrelevade.

 

Tout comme Sarkozy, François Hollande risque de faire une politique de la demande, ou de soutien à la consommation.

Dans cette politique, on augmente le pouvoir d’achat des ménages, par déduction d’impôt en général sur les plus riches (sauce Sarkozy), ou en augmentant les dépenses de l’état (sauce Hollande).

Or, cette politique nous mène dans le mur.

L’économie est aujourd’hui ouverte. La mondialisation est un fait et une donnée à prendre en compte.

La France n’est pas compétitive. Du coup, les ménages achètent les produits importés, d’où le déficit de commerce extérieur de la France.

En résumé, cette politique fabrique du déficit pour permettre le développement de pays comme la Chine ou l’Allemagne.

La Grèce, qui a poussé la logique de cette politique jusqu’au bout est dans une situation insoluble. Notons qu’aujourd’hui, son gouvernement est un pantin.

 

Aujourd’hui, il est nécessaire de voir l’économie avec la vision de Schumpeter en termes de Destruction créatrice.

Comme l’appareil productif français est fortement dégradé, on est dans le concept Destruction pas création.

Il faut doper notre appareil productif afin de permettre l’enrichissement collectif et que la destruction puisse s’accompagner de création.

Il faut renouer avec une politique économique non pas centrée sur la consommation mais sur l’investissement.

Il faut une politique qui encourage l’innovation (l’école a un rôle déterminant sur ce point).

Bref, il faut une politique de l’offre.

C’est ce qu’on fait les allemands à qui on demande de payer.

Sur le court terme, c’est difficile à supporter.

Mais sur le long terme, on traverse mieux les crises.

Hollande veut partager le gâteau, il faut être en mesure de le fabriquer.

 

31 mai 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur le CDD du 19/04/2012

La politique locale (qui est souvent plus constructive que l’ignoble farce électorale actuelle) continue.

 

Hier, j’étais au CDD.

La réunion a été très intéressante et les débats ont été passionnants.

 

Le premier thème abordé a été le PLU. Il devrait enfin remplacer le POS (car Malakoff fonctionne avec un POS).

La première étape du PLU (Plan locale d’urbanisme) est une concertation (le sens de ce mot dépendant des élus de la commune).

Le PLU devrait être lancé officiellement vers le 20 juin.

On a donc débattu sur la façon dont la CDD(Commission de développement durable) allait participer aux concertations du PLU.

Par ailleurs, j’ai proposé, contrairement à ce qui s’est passé pour la place du 11 novembre, que l’ensemble du PLU soit présent sur le site de la ville, et qu’il puisse également y avoir un forum pour que les habitants puissent y débattre.

 

Enfin, on a parlé de la façon d’être dans la co-construction d’un projet de ville avec la municipalité.

Le débat, très technique et philosophique, a aussi été l’occasion d’aborder le rôle des conseils de quartier, du CDD…

 

Pour ma part, j’ai insisté sur la nécessité de former les habitants.  J’ai par ailleurs rappelé que les élus avaient le droit à une formation et qu’il pouvait être intéressant de voir si on pouvait regarder du côté des organismes de formation des élus (pour le Modem, c’est l’IFED).

J’ai aussi insisté sur l’importance de la responsabilisation du citoyen.

J’ai émis le point de vue que comme le décrit Tocqueville dans « De la démocratie en Amérique« , le conseil de quartier sert à lutter contre la tyrannie de la majorité, et de lutter contre l’isolement des citoyens dans une démocratie.

Enfin, j’ai rappelé qu’il fallait concevoir  la démocratie comme un système de compétition (cf Schumpeter) afin de faire valoir nos arguments au mieux.

20 avril 2012 Posted by | Comission de développement durable (Malakoff), Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La fin du capitalisme

Il est évident que pour moi, le capitalisme, et en particulier le libéralisme sauvage, est voué à l’échec.

Je pense qu’il y a trois raison.

Première raison: Les ressources sont limitées

Le capitalisme part du principe que les ressources sont illimitées, mais ce n’est pas vrai.

Les ressources sont limitées.

On peut commencer à parler des ressources naturelles. Le gaz et le pétrole vont devenir de plus en plus rares, et le prix des matières premières va du coup augmenter.

Mais il faut voir les ressources de façon plus générale.
Les ressources financières sont également limitées. A force de trop dépenser, on arrive à des crises graves et profondes. C’est ce qui ce passe aujourd’hui avec la crise de la dette.

On peut aussi, en parlant le langage de Karl Marx, insister sur le fait que la force de travail d’un salarié est elle aussi limité.

Seconde raison: l’avidité

Le capitalisme pousse à l’avidité. Or, si on accumule les richesses sans refaire circuler la monnaie, la machine se grippe.

Pire, l’enrichissement individuel se fait au détriment de.

On est d’ailleurs sur ce point sur une grande contradiction. Il faut que les gens puissent s’enrichir (au détriment de) pour pouvoir avoir les moyens de mettre à exécution leur projet, ou juste vivre décemment, mais il ne faut pas qu’ils s’enrichissent sinon ils grippent l’économie.

Au final, la conclusion est: »Enrichissez-vous mais faites le de manière responsable ».

Sur ce point, l’analyse de Keynes est à mon avis pertinente (pas les ignobles politiques de relance faites en France en ce moment).

Dernière raison: Le capitalisme crée des gens qui le détruisent de l’intérieur (Schumpeter)
Comme évoqué précédemment, le capitalisme permet à plus de gens de faire des études. Il crée donc trop de cadre par rapport aux besoins. Du coup, beaucoup de cadre se retrouvent sur le carreau.

Cette tranche d’intellectuel a donc intérêt à casser le capitalisme de l’intérieur.

C’est le cas en France de Pierre Bourdieu ou de Philippe Meirieu.

Et le socialisme dans tout ça?

Le socialisme est un système qui a été pensé comme alternative au capitalisme.

Il s’agit d’une économie où l’état administre tout.

Ce modèle a généralement dans la pratique échoué (exemple de l’ex URSS) ou tient au détriment de la population (exemple de la Corée du Nord).

En fait, je pense que ce modèle ne peut pas fonctionner. La principale raison étant que ce modèle est inégalitaire de par sa nature.

Conclusion

Le modèle capitalistique, de par sa nature, va dans le mur. Nous sommes aujourd’hui dans une crise du capitalisme.

Mais son alternative, le socialisme, va aussi dans le mur (ça c’est vérifié dans l’histoire).

Bref, les deux modèles, appliqués à la lettre vont dans le mur.

Ce qui fonctionne pour moi, c’est une économie basé sur le capitalisme et dont l’état, élu démocratiquement, assure la régulation pour lutter contre les effets pervers du capitalisme.

Il est par exemple normal que l’état interdise à un ménage de s’endetter si celui-ci n’est pas en mesure de rembourser sa dette car si tout le monde s’endette de manière irresponsable, c’est toute l’économie qui est à terre.

C’est injuste que la personne qui gère sérieusement ses finances coule parce que les autres font n’importe quoi avec les leurs.

Notons que l’état (ou plus généralement la collectivité) intervient dans l’investissement d’infrastructures (routes, voies ferré…).

Mais une chose est sûre, il faut que l’état ait un souci d’efficacité dans sa gestion. Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France.

 

7 avril 2012 Posted by | Mes réflexions, Politique | , , , | Laisser un commentaire