Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

[Kogoro Columbo] Le boucher

Shimazu Kogoro Columbo a un adversaire à sa hauteur, le tueur. Il s’agit d’un type tuant avec raffinement et subtilité. C’est l’adversaire idéal pour une fille aussi brillante que Shimazu Kogoro Columbo. Il fallait bien également un adversaire digne de ce nom pour son père, l’inspecteur Harry Columbo. Nous aurons donc le boucher.

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


 

C’était le lundi 7 Juillet 1986.

A la terrasse d’un café de Los Angeles, deux hommes prenaient une consommation.

Le premier était Lecter Dance.

Il était brun et avait un visage austère. Il portait un costume gris et une chemise blanche. Il était bien rasé et avait noué une cravate rouge.

En face de lui se tenait Barzini Marroni. Il portait un costume noir. Il était chauve et son âge était visible par les rides sur sa face.

Il était l’un des chefs des familles maffieuses de  Los Angeles.

 

C’était le Mercredi 30 Avril 1986.

Lecter Dance était dans une des rues sombre de New York. Il pleuvait. Il était face à un garage.

Il se dirigea vers le patron des lieux.

Celui-ci, bien que travaillant énormément restait souriant et prenait la vie d’un bon côté.

Il faisait un nombre d’heures incalculables afin de nourrir sa famille et de rembourser l’emprunt qu’il avait contracté pour monter son entreprise.

Lecter arriva vers le patron du garage.

–          Que puis-je pour vous, monsieur ? Demanda le garagiste.

–          C’est pour une expérience.

Lecter sorti son révolver. Il s’agissait d’un colt.

Il tira en direction du garagiste.

Une balle atteignit son cœur. Il tomba dans une mare de sang.

Lecter attendit quelques minutes.

A la suite d’un long silence, il cria :

–          Ohé, j’ai tué quelqu’un. C’était prémédité.

Il tira un coup vers le sol.

–          Je souhaite faire des aveux complets.

Une voix lointaine se fit entendre :

–          Ta gueule, on s’en fout, on veut dormir.

Lecter sourit.

C’était le Mercredi 16 Août 1984.

Le 29 boulevard Haussmann, bien qu’étant le siège de la société général, avait une faible activité en ce mois d’Août. Même une moto avait été abandonnée depuis quelques mois à quelques mètres de là.

Un camionnette arriva et se gara devant l’entrée. Six hommes masqués en sortirent.

Ils tenaient deux sacs de voyage. Seul un homme portait en plus un sac à dos.

Les hommes rentrèrent dans le siège de la société générale. Ils posèrent leur sac et en sortirent des uzis.

L’homme avec un sac à dos cria :

–          Tout le monde à terre, ceci est un hold-up.

Et il tira en direction du guichetier. Celui-ci tomba raide mort sous l’impact des balles.

–          Toi, tu ne préviens pas encore la police.

Puis il se tourna vers deux de ses acolytes.

–          Surveillez l’entrée. Que personne ne rentre ou ne sorte.

Et en se tournant vers les autres.

–          Attachez les otages.

Chaque otage était assis devant le comptoir, qu’il fut employé de la banque ou client, les mains liés derrières le dos.

Soudain, deux employés de ménages descendirent.

Ils se tournèrent vers le patron.

–          On s’est occupés des autres étages.

–          Bien.

Puis le chef se tourna vers un de ses subordonnées.

–          Toi, tu viens aux coffres avec moi.

Puis il se tourna vers les faux hommes de ménages.

–          Vous aussi. Le reste, surveillez les entrées et les otages.

Ils allèrent vers la salle des coffres. Chaque mesure de sécurité fut détournée. Un des hommes utilisait un chalumeau. Il vint à bout du coffre-fort.

–          Bien, mettez les billets dans le sac, ordonna le chef.

Le patron commença à remplir son sac à dos de billets de 500 francs.

Puis il remonta.

Les sirènes de polices se firent enfin entendre.

Les voitures de la force publique se rangèrent pour faire un mur devant la porte de la banque.

Un homme, assez jeune, bien bâtit, sorti de la voiture. Il était bien habillé, plutôt mince et portait un bon costume. Il se tourna vers un des policiers.

Celui-ci lui dit :

–          Commissaire Maigret.

–          Qu’avons-nous ?

–          Un hold-up. Selon la personne qui nous a appelés, six hommes sont sorti de cette camionnette. Ils sont rentrés dans la banque.

–          Bien, prévenez le GIGN, il doit y avoir des otages. Je vais tentez de gagner du temps.

Le commissaire prit un haut-parleur.

–          Ici le commissaire Mallet Maigret de la police judiciaire. Le bâtiment est cerné. Vous n’avez aucune chance de vous en sortir.

Le chef alla vers la fenêtre.

–          J’ai des otages. Si vous ne dégagez pas, je n’hésiterai pas à les descendre.

–          Ca ne dépend pas de moi.

–          C’est ça, téléphone à ton ministre, mais sache que je n’hésiterai pas à en tuer un.

L’un des braqueurs alla vers son patron.

–          Vous pensez qu’ils ne voudront pas risquer la vie des otages ?

–          Ne t’en fait pas, je suis sûr de mon plan.

Le braqueur tourna le dos.

Aussitôt, le chef pointa son uzi sur ses coéquipiers. Puis le plus rapidement possible, il leur tira dessus et les tua tous.

–          Mais mon plan n’a jamais été de sortir avec des valises pleines. Ce qui est dans mon sac à dos suffira.

Il rechargea rapidement son arme, puis il tua tous les otages.

Dehors, les bruits se faisaient entendre.

Le commissaire Mallet Maigret porta sa voix à l’aide du haut-parleur.

–          Que se passe-t-il ?

Le chef enleva sa cagoule. Puis il répondit :

–          Je suis Lecter Dance, et j’ai tué tout le monde. Je suis le boucher. Venez me chercher, je suis seul.

Le commissaire attendit. Puis les patrouilles du GIGN vinrent.

–          Commissaire Mallet Maigret.

–          Commandant Rama. Que puis-je pour vous ?

–          Un fou est à l’intérieur. Il dit qu’il a tué tout le monde, otages comme coéquipiers. On garde l’entrée. Il n’est pas sorti.

–          Bien, on lance l’assaut.

Aussitôt, le GIGN pris position autour du bâtiment.

Lecter sortit de sa poche de pantalon une télécommande.

Il appuya dessus.

La camionnette des braqueurs explosa. L’explosion souffla tous les membres du GIGN.

Lecter sorti, et tira en direction des voitures de polices amochés. Pendant qu’il effectuait un tir de couverture, il courrait en direction de la moto. Il détacha le cadenas de l’antivol, et démarra au quart de tour. Il roula le plus vite possible vers la gare Saint Lazare, puis se fondit dans la foule.

 

C’était le mardi 15 janvier 1985, dans une cabane perdue au fond de la France. Une voiture s’arrêta.

Trois hommes, dont Lecter Dance, en sortirent. Ils ouvrirent le coffre.  Ils traînaient une jeune femme d’environ 16 ans. C’était la fille du riche industriel, Serge Dufour, qui avait fait fortune en vendant de l’électro-ménager.

Ils l’attachèrent à une chaise à l’aide de menottes.

Puis Lecter Dance se tourna vers un de ses nouveaux hommes de main.

–          Occupe-toi de la rançon.

–          Bien.

Celui-ci sorti pour ne revenir  qu’au bout de quatre heures.

–          C’est fixé.

–          Parfait.

Lecter Dance sorti discrètement un révolver.

Puis il tira sur son premier homme de main, puis sur son second.

Il se retourna vers son otage.

–          Tu vois, mon chien a faim, et j’aime beaucoup mon chien.

Lecter fit rentrer un rottweiler.

Il le caressa.

–          Tu as faim, hein. Je vais te préparer de la pâtée pour chien.

Il prit le corps d’un de ses ancien complice, le découpa en morceau, le passa au hachoir et donna le tout au chien qui se régala.

Au bout de quelques jours, la pâtée fut finie par le chien. Lecter en refit avec son autre complice.

 

Quelques jours passèrent, Lecter appela le bureau du commissaire Mallet Maigret.

–          Commissaire Mallet Maigret, j’écoute.

–          Bonjour commissaire. Dans le courrier du jour, vous allez recevoir un plan. J’ai  enlevé la fille Dufour. J’ai la rançon, le plan vous conduira à elle.

Lecter raccrocha.

Au bout de quelques heures, la porte fut défoncée. Le commissaire Mallet Maigret entra.

Le chien mangeait sa pâtée. Au plafond, il y avait un croc de boucher qui tenait la tête de la fille Dufour.

 

Le 7 Juillet 1986, Lecter était aux États-Unis.  Il prenait un café avec  Barzini Marroni qui commença à parler de son contrat.

–          Il faut empêcher la famille Corleone de faire affaire avec la famille Kogoro. Je pense que la meilleure façon est de discrédité la famille Corleone est de s’en prendre à la fille Kogoro, et pourquoi pas en même temps à la fille Corleone. Il semblerait que Sophia et Azako soient très amies.

–          Je pense que pour moi, c’est un travail facile.

–          Deux milles dollars  si vous éliminez Azako Kogoro, quatre milles si vous éliminez en plus Sophia Corleone.

–          Ce travail me convient.

Lecter Dance sorti son révolver. Puis il tira sur Barzini Marroni.

–          Mais je l’accepte gratuitement, car j’adore tuer.

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3 mars 2013 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo]: Harry Columbo, l’homme qui défia le clan Corleone

Parlons du passé de cette chère Shimazu. Et décrivons les épisodes marquant de sa vie. Je présente donc le père, Harry Columbo. C’est un héros, un vrai de vrai. C’est le héros américain.

Et puis il y a la mère, Azoko Kogoro, fille d’un clan Yakuza. Au début, j’étais parti sur le trip homme d’affaire. Mais les Yakuzas, ça donne un aspect tragique au personnage.

La machine à remonter dans le temps remonte loin, jusqu’en 1986.

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


L’histoire de Shimazu commença le Mardi 1 Juillet 1986.
L’homme d’affaire japonais Kitano Kogoro était alors en visite à Los Angeles.
Il avait amené sa fille, Azako Kogoro.
Il avait un rendez-vous d’affaire avec Don Carmine Corleone ainsi que son fils Alberto Corleone.
Don Carmine Corleone avait amené sa fille, Sophia Corleone.

Kitano était un célèbre Yakuza. Sa mère était Oiran à Hiroshima.
Kitato n’avait jamais connu son père. Il avait été envoyé au front durant la seconde guerre mondiale.
Il avait survécu à la bataille d’Iwo Jima et avait été fait prisonnier par l’armée américaine.
Pendant ce temps, sa mère mourut lors du bombardement de Hiroshima.
Il s’évada rapidement et revint au Japon.
Fin 1945, il rencontra une femme qu’il épousa rapidement. Elle lui donna une fille au bout d’un an mais mourut quelques jours plus tard.
Kitato s’installa à Tokyo où il ouvrit un restaurant. Voulant investir sur le long terme, il travailla dur et épargna.
Il refusa de payer l’impôt féodal à une famille de Yakuza.
Son établissement fut détruit et sa fille tuée.
Il vécut à partir de ce moment en tant que vagabond.
Dans la moitié des années 50, il sauva la vie de Toshiro Ishii.
Toshiro était vieux et il savait qu’il allait mourir. Il n’avait plus de femme, celle-ci lui avait laissé une fille.
Il était peu probable qu’il aurait le temps de former un fils, sous-entendu qu’il se remarierait.
Kitato avait sauvé la vie de Toshiro lors d’une violente fusillade. Par ailleurs, Toshiro s’aperçu très vite que Toshiro avait de très bonne facultés intellectuelles.
Il le prit sous son aile et le forma.
Il lui fit épouser sa fille et il eut une petite fille qui fut baptisé Azoko.
Toshiro mourut en 1962.
Kitato repris le flambeau. Il décida d’internationalisé ses activité. Il s’implanta aux États-Unis, en Chine et partout où il le pouvait.
Il tissa des accords avec la mafia et les triades.
Son empire monta et il fut reconnu comme l’un des plus grand Yakuza de son époque.

C’est dans le cadre de ces accords qu’il rencontra Don Carmine Corleone.

Kitato était habillé simplement. Il portait un costume gris et une cravate bleue.
Il avait certes des cheveux blancs, mais ça ne l’avait pas vieilli.
Son visage semblait jeune, d’autant qu’il était très bien rasé.
Il avait emmené sa fille. Elle portait un kimono violet qui mettait en valeur sa beauté.
Sa longue chevelure brune tenait grâce à ses épingles dans les cheveux.
Elle marchait avec grâce, ce qui faisait la fierté de son père.

Kitato avait également amené son avocat. Il s’agissait de Sasuke Akuma.
Il était jeune, entretenait son apparence, et restait d’un calme olympien.
Il portait un costume gris et une cravate rouge.
Kitato l’avait rencontré alors qu’il cherchait quelqu’un pour le seconder.
Il avait été impressionné par ses ambitions et il en avait fait son homme de main.
Le choix avait été le bon, car Sasuke était la personne qui avait mis en chantier l’idéal de Kitato : l’internationalisation.

Don Carmille Corleone était lui très âgé. Il était habillé d’un costume qui le rendait encore plus strict.
La couleur de celui-ci, le noir, qui était la couleur de sa cravate, et de ses chaussures, catalysait son caractère de comptable.
Son fils, Alberto, était habillé d’une chemise à fleur. Il portait un pantalon gris clair et des chaussures blanches.
Sa fille, Sophia, portait une robe noire. Ses cheveux blonds étaient bien coiffés, et elle marchait également avec grâce, ce qui faisait la fierté de son père, également.
La salle du restaurant, située au dernier étage d’un building.
Ornée de riches décorations, de grandes tables, la nourriture était délicieuse.
Mais en plus de déguster une succulente cuisine, on pouvait admirer des couverts en or et argent.
Les lustres, contenant un nombre non estimable de diamants, éclairait la pièce.
Kitato et sa famille se dirigèrent vers le clan Corleone.
– Don Corleone, je suis heureux de vous voir. Kitato serra la main du don.
– Moi de même, monsieur Kogoro, fit Don Corleone en embrassant son invité.
– Je vous présente mon avocat, maître Akuma, et ma fille, Azoko.
– Enchanté, maître, dit-il en serrant la main. Et de même, mademoiselle Kogoro. Il lui fit le baisemain.
– Ravie de vous connaître, répondit Azoko.
– Cher ami, repris Don Corleone, je vous présente mon fils, Alberto, et ma fille Sophia.
Kitato Kogoro serra la main d’Alberto et baisa la main de Sophia.
Puis le don déclara :
– Les filles, amusez-vous bien, nous allons parler d’affaires d’homme.
Les filles furent rapidement mises à l’écart.
– Très chère, vous avez un costume étrange, dit Sophia. Un kimono en plein Los Angeles.
– Mon père insiste pour que l’on respecte la tradition, même si il modernise son activité.
– Je vois. Vous marchez avec grâce, très chère.
– Vous aussi.
– C’est mon père, je suis sa vitrine.
– Moi de même. Par ailleurs, ce kimono a une autre utilité.
– Ah oui, laquelle ?
– De me trouver un époux.
– Et cela fonctionne-t-il ?
– Fort heureusement non.
Les deux filles se regardèrent. Puis elles se mirent à rire.
– Toutes les filles rêvent d’un prince charmant.
– N’avons-nous pas dépassé cet âge ? Demanda Azoko.
– Voulons-nous le dépasser. Nous somme des vitrines et des prix. Nous servons de lot de consolidation.
– Vous marquez un point. Mais qui serait assez stupide pour nous enlever.
– Un homme à épouser, peut-être.
– Un homme qui pour notre beauté bravera tous les dangers. Que c’est romantique.
– Comme vous le dites, il faut bien rêvé.
– Pas faux.
Au loin, Don Corleone glissa à son interlocuteur :
– Nos filles semblent bien s’entendre.
On passa à table.
On allait manger une bisque de Homard en entrée.
Soudain, un plouc arriva.
Il portait un jean, un tee-shirt blanc, des baskets et un blouson.
Il était brun et portait des lunettes de soleil.
Rasé correctement, il semblait négligé sur le reste de sa tenue et ses cheveux noirs.
Il marcha en direction du Don.
– Tiens, l’inspecteur Harry Columbo. Savez-vous qu’il est persuadé que j’ai fait tuer une fille, qui ça déjà ?
Harry Columbo sorti une cigarette. Il prit de sa poche un briquet, et alluma celle-ci.
Il en tira une bouffé.
– Linda
– Ah oui, voilà, Linda.
Le Don et Alberto se mirent à rire.
– Vous avez tort de rire. J’ai aujourd’hui une preuve.
– Une preuve ?
– Oui, j’ai retrouvé un chèque que vous lui avez signé. Elle l’a déposé. Vous allez avoir du mal à nier que vous ne la connaissez pas.
Harry sorti une enveloppe de son blouson et la posa sur la table.
– Espèce d’encu…
Le Don tomba la tête dans sa soupe.
Harry s’éloigna. Alberto ouvrit l’enveloppe : elle était vide.

Harry rentra au commissariat.
Celui-ci était délabré et mal entretenu. Les bureaux densifiaient un faible espace du local.
Soudain, cri se fit entendre.
« Columbo ! »
Un des collègues se tourna vers Harry et lui dit :
– Il me semble que le chef veut te voir.
Celui-ci alla vers une pièce à l’écart qui était isolé.
Dans la pièce, se tenait un bureau bien rangé et une série d’armoires.
Le bureau était occupé par un homme habillé d’un modeste costume gris, d’une cravate bon marché.
Il était chauve. Sa forme faisait penser aux intermèdes comiques des grands films d’actions.
– Columbo, qu’avez-vous foutu en pleine réunion entre la famille Corleone et Kogoro. Avec vos conneries, j’ai le maire qui se plaint, et la famille Corleone compte porter plainte contre la municipalité. Une chance que vous ayez fait une saisie sur une cargaison de drogue il y a deux semaines, et que la semaine dernière, vous ayez stoppez des braquages, avec d’important dégâts d’ailleurs.
– Je ne fais que mon boulot.
– Et en quoi aller voir Corleone, et lui faire une crise cardiaque, fait partie de votre travail.
– Je rappelle qu’il s’agit du chef de la mafia.
– Des preuves ?
– Et qu’il a fait assassiner Linda Eve. Je voulais relancer l’affaire.
– Et alors, des preuves ?
– J’espérais avoir une réaction du Don. Ce que j’ai eu.
– Franchement, vous êtes trop bête, avancez sur une affaire sérieuse, comme le vol de l’industriel Zuckerberg Ford. Sortez de mon bureau.
Harry Columbo sorti du bâtiment.
Il sorti une cigarette, l’alluma et en tira une bouffé.
Une voix l’interpella.
« Inspecteur ».
Il se retourna en direction d’une jeune femme. Elle devait avoir environ 20 ans. Elle avait une robe sobre et une chevelure blonde.
– Elizabeth
– Vous semblez soucieux.
– Ce n’est rien.
– Je vous offre un verre.
Elizabeth emmena l’inspecteur Harry dans un bar quelconque, avec des tables disposées de façon quelconque et un comptoir quelconque.
Le miroir posé sur le mur derrière le comptoir permettait d’observer un lieu quelconque, triste et déprimant.
Le silence était de mort.
Le barman s’approcha.
– Ce sera ?
– Café bien noir pour moi.
– Bien mademoiselle, et vous ?
– Une bière.
Pendant une minute, Elizabeth savoura son café. Puis elle s’adressa à l’inspecteur.
– Je vous remercie pour tout ce que vous faite pour moi.
– Ce n’est rien.
– Vous savez, ça été dure pour moi. La drogue, la prostitution, la désintoxication, mais grâce à vous, j’ai pu changer de vie. Ça fait quatre ans maintenant. Linda n’a pas pu s’en sortir. Je sais que c’est Don Corleone qui en est responsable, mais personne ne me croie.
– Moi, je vous croie, et je sais que c’est lui. Il a sa mort sur sa conscience. Mais maintenant, le don est mort.
– Pourquoi vous donner tout ce mal.
– Car toute personne mérite justice. Et une position financière avantageuse ne doit pas être un frein à la justice.
Soudain, Elizabeth cria.
– Attention.
Et elle poussa l’inspecteur à terre.
Un coup de feu retenti. La cervelle d’Elisabeth éclata en morceau. Le sang gicla.
L’inspecteur sauta derrière le comptoir, esquivant une balle qui éclata la glace.
Il sorti de son blouson un Smith et Wesson modèle 29. Il leva la tête. Un homme tenait une arme. Il tira une nouvelle fois. L’inspecteur esquiva. Rapidement, il se leva, tira dans la main de l’homme. Il lâcha son arme.
L’homme s’enfui en sortant du bar. Harry le poursuivi. Une voiture arriva. De l’arrière, un homme sorti avec un uzi. Il tira sur l’inspecteur.
Celui-ci se mit à couvert derrière une voiture. Les éclats de verre tombaient partout.
Le second homme cria au premier.
– Monte.
Celui-ci monta à la place du mort.
La voiture démarra.
Harry sorti de son couvert.
Il tira une balle qui fit éclater la vitre arrière, puis une seconde qui éclat la tête du passager arrière qui tentait de riposter.
La suivante se logea dans le coffre. Puis la dernière éclata le pneu.
Le conducteur perdit le contrôle de son véhicule qui fonça dans un camion-citerne qui fournissait une station-service.
Le conducteur, qui avait allumé une cigarette, lâcha celle-ci et s’enfuit.
La voiture percuta le camion. Au bout de quelques minutes, un incendie se déclara. Les gens fuyaient, attendant l’arrivée des pompiers.
Le soir même, le supérieur de l’inspecteur repassa un savon à celui-ci.

Le lendemain, Sophia et Azoko se promenaient dans Los Angeles.
– Je déteste ma famille, commença à déclarer Sophia.
– Vraiment ?
– Oui, au-dessus des lois, me voyant que comme une dot. Et devant me la fermer.
– Je comprends. C’est pareil pour moi.
– J’aimerai pouvoir être libre.
– Moi de même.
– Et courageuse.
– Moi de même.
– J’envie et je jalouse l’inspecteur Harry Columbo.
– Vraiment ?
– Venir défier ma famille, c’est courageux. Tout ça pour une femme oubliée.
– Courageux et stupide. Cet homme est certes courageux, mais il est stupide.
Soudain, elles s’arrêtèrent devant un marchand de journaux.
Un titre attira l’attention de Sophia.
– L’inspecteur Columbo a encore fait parler de lui hier.
Le journal fut vite acheté.
On parla du célèbre inspecteur Harry Columbo, qui au péril de sa vie, tenta d’arrêter de vulgaires voyous qui l’avait pris pour cible, ce qui provoqua un incendie impressionnant.
A la lecture des exploits relatés par le journal, Azoko déclara :
– Effectivement, cet homme, est courageux. Il a du cran, mais il est vraiment stupide.

3 février 2013 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo]Shimazu Kogoro Columbo et son (mal)heureux évènement

 Après une première version, très roman à l’eau de rose, j’ai décidé de réécrire ce chapitre.

Le style roman à l’eau de rose n’allait pas du tout.

Du coup, j’ai ajouté un peu d’action. J’ai essayé de décrire au mieux les mouvements.

Et pour ça, c’est incroyable le nombre de démonstration d’aïkido que j’ai regardé.

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


Cela faisait environ une semaine que Shimazu avait un caractère détestable. Elle répondait souvent de façon agressive à la moindre remarque, et se fâchait pour  le moindre propos déplacé.

Jeudi 23 février 2012, elle n’était pas venue au travail.

Le patron m’avait expliqué qu’elle était souffrante et qu’elle avait pris sa journée.

Je décidais donc de lui faire une surprise en lui rendant visite.

Elle habitait un HLM à Malakoff qu’elle avait eu grâce aux connaissances du patron.

Le quartier était mort.

Il y avait certes un bar, une librairie, un restaurant, un épicier mais l’ensemble des locaux commerciaux étaient vides.

Elle habitait le haut d’un immeuble d’une dizaine d’étage où s’était incrustée une épicerie.

Au pied de son bâtiment se tenait de jeunes voyous. Ils étaient au nombre de trois.

Ils fumaient, buvaient leurs bières et chahutaient.

Une vielle dame passa. Elle promenait son chien, un petit caniche tenu en laisse qui précédait les pas de sa maîtresse.

L’un d’eux cracha sur le chien.

–        Comment osez-vous, voyous ! Répondit la vielle dame.

Celui qui semblait être le chef de la bande descendit son pantalon, son slip et se mit dos à la dame.

–        Tu le vois mon cul, tu veux me donner une fessée, la vioque.

Il tapa ses fesses.

–        Pan pan fesse fesse.

Les voyous se mirent à rigoler. La vielle dame s’en alla.

L’un des jeunes alluma son poste de radio, écoutant un morceau de Rap dont le voisinage profitait.

Je réussis à m’introduire dans le hall de l’immeuble.

Je voulais prendre l’ascenseur, mais celui-ci était en panne.

Je montais donc par les escaliers.

J’arrivais au dixième étage devant l’appartement de Shimazu. Je sonnais. Personne ne répondait.

Je revins sur la place extérieure.

Au loin, je vis Shimazu arriver avec un sac plein de courses.

Elle passa devant les voyous.

Le chef posa sa main sur ses fesses.

Le visage de Shimazu se crispa.

–        Si tu refais ça, je te donnerai une correction que tu n’auras pas l’occasion d’oublier de sitôt.

Il reposa la main sur ses fesses et en profita pour la peloter.

–        Je suis libre, et je fais ce que je veux, fille au kimono.

–        Vraiment ?

–        Oui, et c’est un honneur pour toi d’être peloter par moi. Allez, montre tes miches.

Shimazu se dégagea et se dirigea vers une des motos.

Elle la poussa et celle-ci tomba à terre sous les yeux ébahis des racaïlles.

–        Pourquoi t’a fait ça, salope. C’est ma moto.

–        J’avais envie, et puis, je suis libre de faire ce qui me chante.

Puis elle se dirigea vers la radio. Elle donna un violent coup de pied dedans.

–        Et puis j’ai besoin de sommeille en ce moment. Ta radio m’empêche de dormir, surtout quand tu l’arrêtes vers minuit ou une heure du matin.

J’accourus vers Shimazu.

–        Arrête, t’est folle, tu vas l’exciter.

Elle me repoussa de sa main.

–        Ne te mêle pas de ça, Derrick.

Puis elle se tourna vers le chef de gang.

–        As-tu peur de moi ?

–        Je vais te donner une leçon que tu ne vas pas oublier de sitôt.

Le chef de gang donna un coup de poing à Shimazu.

Celle-ci se décala, attrapa la nuque, puis elle continua à faire prendre de la vitesse à son adversaire. Elle lui fit faire un demi-tour et le lâcha. Il tomba à terre.

Il se releva.

Il redonna un coup de poing. Celle-ci se décala puis attrapa de ses deux mains son bras.

Sa main gauche se déplaça au bas de la nuque. Puis elle poussa de bras son adversaire. Celui-ci perdit à nouveau l’équilibre et tomba.

Il se releva.

–        Je n’insisterais pas à ta place, dit Shimazu.

–        Ta gueule salope.

Puis il sortit son couteau.

–        On va moins faire la maline.

–        Je crois que tu n’as pas compris, le combat est déjà fini.

–        Ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Le voyou s’élança.

Shimazu se décala. Elle posa sa main gauche sur le bras droit de son adversaire.

Elle poussa de sa main gauche le bras de son adversaire vers le bas.

De l’autre main, elle attrapa la main droite qui tenait le couteau.

Puis elle fit glisser la main de son adversaire.

Le couteau se retrouva face à sa gorge.

Puis elle continua à pousser son bras et refit perdre l’équilibre à son adversaire. Celui-ci retomba ventre à terre, le bras tenant le couteau levé vers le ciel.

Shimazu s’empara de son couteau de la main droite.

Puis elle posa son pied gauche sur son dos.

Tout en maintenant le bras droit de son adversaire de sa main gauche, elle lui déclara d’un ton menaçant :

–        Écoute-moi bien, je suis ceinture noire d’Aïkido, de karaté et de judo.

Puis elle se retourna vers les deux acolytes. Et d’un ton intimidant, elle lança :

–        Est-ce clair, la démonstration suffit-elle ?

Certain riverain de passage, voyant la scène, se mirent à applaudir.

Les deux voyous hochèrent la tête.

Puis Shimazu lança le couteau en direction de la moto.

Celui-ci éclata le pneu.

–        Et que je ne vous revoie plus.

Les trois compères s’enfuirent.

Nous arrivâmes à l’appartement de Shimazu.

Nous rentrâmes.

L’entrée donnait sur une petite pièce.

Sur la droite se trouvait la salle d’eau. Devant se trouvait la cuisine.

Elle était classique. Elle avait sur sa droite une table de travail. Au fond à gauche se tenait le lave-linge et le lave-vaisselle. Sur le haut de la table de travail se trouvait une armoire.

Shimazu rangea ses courses.

Puis elle se dirigea vers la pièce de vie qui se trouvait à la gauche de l’entrée.

Elle contenait sur son fond une commode où était posé un téléviseur.

Au milieu se tenait une table basse. Près du mur se tenait un canapé.

Dessus dormait un chat.

A l’arrivée de Shimazu, il ouvrit les yeux, s’étira et alla vers elle.

Il se frotta à la jambe de celle-ci.

Shimazu l’attrapa et le tenait dans ses bras.

Elle le caressa.

–        Comment va mon bébé.

Puis elle le reposa à terre.

–        Viens, je vais te donner à manger.

Elle se dirigea vers la cuisine.

Elle prit les gamelles et versa eau et croquettes.

Le chat sauta sur le poste de travail.

Puis il miaula, réclamant à sa maîtresse de se dépêcher.

Une fois fini, Shimazu posa les gamelles à terre.

Le chat se précipita vers celle-ci pour entamer son repas, ronronnant à chaque bouchée.

Shimazu revint vers la pièce de vie.

Elle s’assit à côté de moi sur le canapé.

Je commençais à bouger ma main vers mon épaule.

–        Je ne ferais pas ça, à ta place.

Je m’étirais et posa les deux mains sur mes genoux.

–        Tu sais, je t’aime Shimazu.

–        Vaste programme, mais moi, je ne t’aime que pour tes performances sexuelles.

–        Seulement.

–        Oui, seulement. Pour aimer un homme, j’ai besoin qu’il soit mon égal.

–        Je te rappelle que c’est toi qui as commencé.

–        Oui, histoire de faire une bêtise.

–        Seulement histoire de faire une bêtise ?

–        Oui.

–        Mais qui aimes-tu ?

–        Le tueur. Au moins, il est mon égal. Il est le seul à avoir trompé ma vigilance. A son contact, j’apprends.

–        Je rappelle qu’il a essayé de te tuer.

–        Oui, mais quelle belle tentative d’assassinat. Tu vois mon cher, avec toi, ce n’est que sexuel. Avec le tueur, que j’ai plaisir à affronter, c’est intellectuel. Je suis ravie que tu me reconnaisses comme la meilleure au lit. Mais je préfère être reconnue pour mon intelligence. Et seul le tueur est à mon niveau.

–        Si tu l’avais arrêté, il n’aurait pas tué tous ces avocats.

–        Qu’importe, j’espère l’affronter encore et encore.

–        Pourquoi ?

–        Ses meurtres sont tellement raffinés et tellement préparé, planifié. Non, ce n’est pas un simple voyou. Le tueur est un artiste. Moi de même. Il me complète. Je le complète.

Il y eu un silence.

Puis, je décidais de rentrer dans son jeu.

–        Tu sais, je ne suis peut-être pas aussi intelligent que toi où ton idole, mais je suis le seul capable de d’honorer sexuellement.

–        C’est vrai.

–        On recouchera ensemble.

–        Je ne pense pas.

–        Mais pourquoi ?

–        Je pense qu’il est temps que j’arrête les bêtises. Derrick,  je suis enceinte de toi.

–        Quoi ?

–        Eh oui, je suis enceinte de toi.

–        Et que vas-tu faire ?

–        Je ne sais pas. Je ne tiens pas à avorter. Une de mes amies l’a fait. Elle s’est suicidée. Je pense que je vais le garder.

–        Félicitation.

–        Mais serais-je une bonne mère ? Ma mère n’a pas été une très bonne mère pour moi.

–        Mais je suis là.

–        Pour mieux m’agripper.

–        Je t’aime.

–        Mais tu ne sais rien de moi.

–        Alors raconte-moi ton histoire.

–        Pourquoi pas.

Shimazu Kogoro Columbo me raconta son histoire.

13 janvier 2013 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

Le retour de Kogoro Columbo, bientôt

Il y avait une série policière sur ce blog, dont le premier chapitre est ici et le dernier , que j’avais laissé en veille.

Cette série sert de brouillon à un futur (et très lointain) roman.

J’y tiens beaucoup, pour diverses raisons variées.

J’aime beaucoup certains chapitres comme le second, ayant pour thème l’imbécile n’est pas celui que l’on croit, d’autres moins, comme le septième.

 

Pourquoi tant d’absence. J’ai eu un petit (?) moment de flemme.

Mais aussi car j’ai repris de fond en comble la nouvelle (enfin dans ma tête).

J’ai aussi remarqué que le style « roman à l’eau de rose », comme ça te barbera, ce n’est pas franchement mon truc.

 

Du coup, après une longue pose, j’ai enfin un nombre suffisant de chapitres suivants (4 en ce moment).

Je peux donc mettre la suite.

Changement de style pour ces nouveaux chapitres.

Dans les premiers, on présentait l’héroïne, Shimazu Kogoro Columbo, fille très intelligente et très bizarre.

Dans la seconde partie, on commençait la lutte entre Shimazu Kogoro Columbo et son équivalent, le tueur.

La prochaine partie décrira le passé de l’héroïne. J’essaierai de décrire ses faiblesses.

 

Comme du coup je m’intéresse plus au personnage dans sa diversité qu’à ses amours et ses amants, j’ai aussi décidé de rebaptiser la nouvelle.

Je l’appelle Kogoro Columbo simplement, du nom du personnage principal.

 

7 janvier 2013 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo]Shimazu Kogoro Columbo démasquée

Ce chapitre (je les pré-publie sur le forum d’un ami) a été suivi d’une polémique. Derrick Palmer, considéré comme un con (au moins par moi) démasque la grande Shimazu Kogoro Columbo (voir chapitre précédent).

On m’a reproché de faire déduire à Derrick (le con notoire) trop de chose. J’ai depuis retravaillé certaine tournure de phrase, pour laisser plus une idée d’intuition. Effectivement, c’est le détail qui tue qui va mettre Derrick sur la piste. En général, Shimazu fume un kiseru. Or, au dernier épisode, elle fumait une cigarette. Ce détail va la trahir. C’est d’ailleurs souvent le cas dans ma série policière préférée: Lieutenant Columbo.

Dans le dernier épisode, Columbo trouve un cadavre caché sous le fond d’un aquarium. Il base son intuition sur le compte des poissons. Un des aquariums a un poisson de moins. Or à concentration de dioxygène égale, si il y a moins de dioxygène, c’est que le volume est plus petit (car on y a caché un cadavre par exemple).

Je ne fais pas le compte des détails insignifiants qui mettent le Lieutenant Columbo sur la piste.

Autrement, ce qui est présenté ici est toujours un brouillon.

Comme j’ai pris énormément de retard, la suite sera à la rentrée.


Lundi 23 janvier 2012, j’arrivais vers 11H au travail. Je passais par le bureau de Shimazu.

Classant ses dossiers, elle ne fit pas attention à moi.

Elle était concentrée sur ses affaires, fumant son kiseru.

En continuant vers mon bureau, je croisais Rosa.

–        Encore en retard, Derrick.

–        Je faisais un travail de terrain.

–        Et dire que le patron autorise un branquignol comme toi.

Sur ces mots, la coincée s’en alla.

Je me retrouvais à mon bureau, classant les diverses photos de maris ou de femmes volages.

Puis je me dis que j’aimerai bien me refaire Shimazu.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une relation sexuelle intense avec quelqu’un.

Seule Shimazu a un vrai talent dans le domaine.

Puis, je me rappelais que ça faisait depuis Juillet dernier que je n’avais pas fait l’amour à Shimazu.

Certes, je me suis fait depuis d’autres filles, mais aucune n’arrivait au niveau de Shimazu.

Puis je continuais à penser à elle, son kimono qui finalement faisait son charme, son kiseru qu’elle fumait lorsqu’elle voulait réfléchir, ou qu’elle se mettait en colère, et sa cigarette qu’elle fumait mercredi.

Sa cigarette ?

Elle n’a pas osée quand même.

Aussitôt, je me levais et je me dirigeais vers le bureau de Rosa.

Je frappais.

–        Entrez.

J’entrais.

–        Que veux-tu, Derrick ?

–        Es-tu très amie avec Shimazu ?

–        Qu’est-ce que ça peut te faire. Oui, je m’entends bien avec elle. Elle est très intelligente, perspicace, et elle me donne souvent des conseils sur mes propres affaires. Elle a souvent une vision originale des choses. Pourquoi cette question. Si c’est pour arranger un coup, c’est non. D’ailleurs, elle a bien compris ton manège, et elle sait très bien à quoi s’en tenir avec toi. Je n’ai pas eu besoin de la prévenir.

–        Non, ma question est la suivante, que fume-t-elle ?

–        Te fous-tu de moi ?

–        Non, je suis sérieux. J’ai le sentiment qu’elle a laissé le tueur s’échapper.

–        Elle, laisser s’échapper le tueur ?

–        Oui, dit moi, l’a tu vu fumer autre chose que sa pipe japonaise ? Une cigarette par exemple.

–        Non, elle ne fume que son kiseru, c’est-à-dire sa pipe japonaise.

–        Alors je commence à croire qu’elle a laissé le tueur filé.

–        Mais pourquoi ?

–        Car elle a plaisir à l’affronter.

–        Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

–        Mercredi, elle a fumé une cigarette. Elle a pris une poignée de cigarette à maître Gesver. Celui-ci en offrait une à maitre Sinclair.

–        Mais c’est horrible ce que tu dis. Tous ces avocats ont été tués entre jeudi et dimanche.

–        Oui, ça veut dire qu’elle a laissé le tueur s’échapper mercredi alors qu’elle l’avait repéré. Mais il me faut plus d’éléments. Peux-tu manger avec elle ce midi, il faut que je puisse continuer l’enquête.

–        Bien.

Ainsi, vers 12H30, Rosa accompagna Shimazu au restaurant.

Elle lui expliqua que c’était mieux d’être entre fille.

Je m’introduisais dans son bureau.

Je fouillais dans ses papiers et je retrouvais ce message :

« 252258132481 25622528962514144 441576169576324576 255765291446259576,

25’81256196 196576144361576144324256 144676 4845291289256289324 49’112112132457619681324 10057619632481 28967619681529529289169816762581 256144484813242898114432481, 928981676 40014481 52981256 49813246762898132481256 121576289256, 36181 100576289256 1289 19632457614410081 144676 48481144 4981484125625681.

361’814848132481 816762557632481 1100289324 529’57625251256289576676 4981 100576144256 112112132457667619681324.

36181 100576144256 48432457648457625681 4981 676576144256 3248119632457614410081324 1 5291 196576144324 49’132416981676196, BF 4001441361 4981 5291 1965761443246768152952981, HF AAF 4841324289256.

32449100 52981 BJ/BC/CABC 1 CA225

36181 256144289256 4848132425614414981 40014481 100576144256 132432428910081324814 1 4981255764981324 2581 62581256256116981. »

Je me dirigeais vers le bureau de Patrick.

–        Peux-tu me rendre un service ?

–        Que puis-je pour toi Derrick ?

–        J’aimerai que tu me déchiffre ce message.

Je lui montrais la feuille.

–        Qu’en penses-tu ?

–        devant les apostrophes, c’est des lettres. On a donc 25, 49, 361.

–        Oui et ?

–        Mais attend, je trouve que c’est tordu, mais 25 = 52, 49 = 72 et 361=192. Donc si je recherche par carré, que vais-je obtenir ?

Au bout d’une demi-heure, il isola le texte comme il suit :

« 5/15/9/18/9 16/15/17/25/1/2/12 21/24/13/24/18/24 5/24/23/12/25/3/24,

5’9/16/14 14/24/12/19/24/12/18/16 12/26 22/23/1/17/16/17/18 7’1/11/11/18/24/14/9/18 10/24/14/18/9 17/26/14/9/23/23/17/13/9/26/5/9 16/12/22/9/18/17/9/12/18/9, 3/17/9/26 20/12/9 23/9/16 7/9/18/26/17/9/18/9/16 11/24/17/16, 19/9 10/24/17/16 1/17 14/18/24/12/10/9 12/26 22/9/12 7/9/22/1/12/16/9.

19’9/22/9/18/9 9/26/5/24/18/9 1/10/17/18 23’24/5/5/1/16/17/24/26 7/9 10/24/12/16 1/11/11/18/24/26/14/9/18.

19/9 10/24/15/16 22/18/24/22/24/16/9 7/9 26/24/12/16 18/9/14/18/24/12/10/9/18 1 23/1 14/24/12/18 7’1/18/13/9/26/14, BF 20/1/21/19 7/9 23/1 14/24/12/18/26/9/23/23/9, HF AAF 484/1/324/289/256.

18/7/10 23/9 BJ/BC/CABC 1 CA/15

19/9 16/12/17/16 22/9/18/16/12/1/7/9 20/12/9 10/24/12/16 1/18/18/17/10/9/18/9/2 1 7/9/5/24/7/9/18 5/9 25/9/16/16/1/13/9.

23/9 14/12/9/12/18. »

–        Bon, continua Patrick, si on prend le premier mot, on a EOIRI, mais ça ne veut rien dire.

–        Selon Shimazu, il faut trouver le E, car c’est la lettre qui se répète le plus souvent.

–        Ça, c’est du Shimazu tout craché, alors, la lettre qui se répète, c’est le…

Patrick parcourut le document.

–        Le 9 est donc le E, il se répète une 50aine de fois.

Puis il continua.

–        Si les lettres sont des chiffres, en l’occurrence car HFAAF semble un code postal, le CA peut correspondre à une heure. 15 est donc le H. On a donc 5HE18E, comme chère, soit 5 pour le C, 18 pour le E. Où as-tu trouvé cette lettre ?

–        Dans le tiroir de Shimazu, elle lui est destinée.

–        Bien, le second mot est Shimazu, avec 16 pour le S, 17 pour le I, 25 pour le M, 1 pour le A, 2 pour le Z, 12 pour le U. Attends, on a un compte de haut, bas, haut bas …

–        C’est-à-dire ?

–        Si A = 1, Z = 2, on a dans cette hypothèse B = 3, Y = 4, C = 5, vérifié, …. On arrive donc à :

« Chère Shimazu Kogoro Columbo,

C’est toujours un plaisir d’affronter votre intelligence supérieure, bien que les dernières fois, je vous ai trouvé un peu dépassé.

J’espère encore avoir l’occasion de vous affronter.

Je vous propose de nous retrouver à la tour d’argent, BF Quai de la Tournelle, HF AAF Paris.

RDV le BJ/BC/CABC à CAH.

Je suis persuadé que vous arriverez à décoder ce message.

Le tueur. »

–        Mais la tour d’argent est 15 Quai de la Tournelle dans le cinquième déclarais-je.

–        Ce qui veut dire que B = 1, F = 5, A = 0 et H=7. Au final, on a :

« Chère Shimazu Kogoro Columbo,

C’est toujours un plaisir d’affronter votre intelligence supérieure, bien que les dernières fois, je vous ai trouvé un peu dépassé.

J’espère encore avoir l’occasion de vous affronter.

Je vous propose de nous retrouver à la tour d’argent, 15 Quai de la Tournelle, 75 005 Paris.

RDV le 19/12/2012 à 20H.

Je suis persuadé que vous arriverez à décoder ce message.

Le tueur. »

Je téléphonais à la tour d’argent. La réservation me fut confirmée.

–        Que vas-tu faire, Derrick ?

–        Surtout, pas un mot.

–        Pourquoi ?

–        Car je vais me la sauter.

–        Hein ? Mais c’est une fille avec un kimono ridicule.

–        Sauf qu’elle est bonne et au lit, elle est super top.

–        Si tu le dis.

–        Tu promets de ne rien dire.

–        Pas de problème. Et surtout, fait la jouir cette salope.

En retournant dans mon bureau, je croisais Rosa.

–        Alors ?

–        Fausse alerte.

–        Bien, si tu le dis.

Je rentrais dans le bureau de Shimazu.

Elle étudiait des dossiers, fumant son kiseru.

Je fermais la porte.

–        Je travaille, Derrick.

–        Et tu fumes.

–        Oui, et alors, laisse moi, j’ai un travail à terminer.

–        Le kiseru.

–        Oui, je fume le kiseru, et je porte le kimono, et alors, s’énerva-t-elle ?

–        Depuis quand fumes-tu la cigarette ?

–        Hein ?

–        Mercredi, tu fumais des cigarettes ?

Shimazu se leva.

–        Qu’en déduis-tu ?

–        Que tu as deviné que maître Gesver était le tueur, et tu l’as laissé s’échapper.

–        Parce que j’ai pris une cigarette ?

–        Oui, et que j’ai décodé ça, fis-je en montrant le message codé.

–        Bien vu. Le tueur a les yeux noirs. Il ne pouvait donc pas prendre la place de maître Sinclair qui a les yeux bleus. Il ne pouvait prendre que la place de maître Veyrac ou maître Gesver qui ont les yeux noirs. Par ailleurs, maître Sinclair fume trop. Quand j’ai vu maître Gesver tendre un paquet de cigarette, j’ai tout de suite compris.

–        Mais pourquoi l’as-tu laissé fuir. Il suffisait d’analyser la cigarette.

–        Pour l’affronter à nouveau.

–        Tu sais, je peux te dénoncer.

–        Fais comme tu veux.

–        Mais je ne vais pas le faire. Mais à une seule condition.

–        Laquelle ?

–        Une nuit avec toi, la seule fille qui sache procurer un plaisir intense au lit. Et puis, comme je t’ai démasqué, tu me dois bien ça.

–        Très bien.

–        Et je vais même faire preuve de bonne foi. Peux-tu me passer une allumette.

Shimazu me passa une allumette. Je brulais le message codé.

Puis j’embrassais Shimazu.

–        A ce soir chez moi.

La nuit du 23 au 24 janvier, j’eu une merveilleuse relation sexuelle avec Shimazu.

8 juillet 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo]Le tueur ne vient pas

Avertissement: Le narrateur, Derrick Palmer, pense que le tueur ne vient pas.

Mais qu’en pense le lecteur?

Et si le tueur vient, de qui prend-t-il la place?

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.

 


Nous avions encore été appelés, le mercredi 18 Janvier 2012, par Jack Lestrade.

Arrivés sur place avec Shimazu vers 11H, il nous sorti encore un message fabriqué avec des lettres découpés dans divers journaux.

On pouvait lire :

« Je tuerai entre 14H et 18H maitre Sainclair. Seule Shimazu Kogoro Columbo peut l’empêcher.

Le tueur».

Maitre Sinclair était un avocat célèbre. Il n’avait rien à prouver. Cela faisait des années qu’il exerçait la profession.

Il était aujourd’hui sur une affaire difficile et médiatisé.

Il attaquait Brinvilliers Bâtiments.

Tout commença lors d’un accident laissant un ouvrier handicapé à vie.

La société Brinvilliers Bâtiments attaqua en justice l’ouvrier pour négligence, refusant de payer des dommages et intérêts.

Mais le canard enchaîné révéla que l’acier utilisé dans les bâtiments venait de Chine.

Le  canard enchaîné fut d’ailleurs attaqué pour diffamation.

Quant à la veuve de l’ouvrier handicapé, elle alla voir maître Sinclair, qui accepta de la défendre gratuitement.

L’enquête révéla que l’acier venant de Chine était de moins bonne qualité, alors que les factures mentionnaient un acier venant d’Europe. La différence était empochée comme pot de vin.

Par la voie de son avocat, maître Bleuville, Borgia de Brinvilliers jura qu’il n’était pas au courant de tous ces agissements.

Lorsque nous arrivâmes à son cabinet sur les champs Élysées, maitre Sinclair nous serra la main. Il était habillé d’un costume élégant, avait les cheveux blancs et les yeux bleus.

Il sortit un paquet de cigarette, en pris une et l’alluma. Il en tira une bouffée.

–        Que puis-je pour vous ?

–        Je suis l’inspecteur Jack Lestrade. Je vous présente mon ami Derrick Palmer et mademoiselle Kogoro Columbo.

–        Enchanté dit-il en me serrant la main de manière ferme.

–        Moi de même répondis-je.

–        Mademoiselle, dit-il en lui baisant la main. Drôle d’idée de porter un kimono en plein Paris.

–        Ne jamais aborder cette question, répondit-elle.

–        Que me vaut l’honneur de votre visite ? Demanda maître Sinclair.

Jack sorti une pochette transparente contenant le message.

–        Le célèbre assassin, le tueur, vous prendra pour cible.

–        Je commence à avoir des adversaires de taille.

–        Nous allons assurer votre protection.

–        Pas de problème. J’ai une réunion avec des collègues.

Maître Sinclair nous conduisit dans la salle de réunion.

Donnant sur l’avenue des champs Elysées, la décoration était ancienne. Au milieu trainait une table du second empire. Il nous fit assoir devant la cheminé. Il s’assied derrière la fenêtre.

Il alluma une cigarette.

–        Les autres vont arriver.

Le premier invité fut maître Veyrac.

De grande taille, yeux noirs, habillé d’un costume noir, portant une cravate rouge, cheveux bruns, il devait avoir environ 30 ans.

Maître Sinclair se leva et marcha dans sa direction.

–        Maître Veyrac, dit-il en lui serrant la main.

–        Maître Sinclair.

–        Je vous présente l’inspecteur Lestrade

–        Enchanté, dit Jack en lui serrant la main.

–        Monsieur Palmer.

–        Enchanté, fis-je en lui serrant la main.

–        Et mademoiselle Kogoro Columbo.

–        Enchantée, répondit-elle en serrant la main.

Maître Sinclair alluma une cigarette.

Puis il déclara :

–        Manque plus que maître Gesver et maître Richemond.

Cinq minutes plus tard arriva maître Gesver. Il était d’un âge avancé, 40 ans, cheveux bruns, yeux noirs, portait un costume gris, cravate jaune.

Il serra la main de tout le monde, et complimenta Kogoro Columbo sur sa beauté.

–        Manque plus que maître Richemond, déclara maître Sinclair en allumant une cigarette.

Maître Richemond arriva au bout d’une demi-heure.

Il paraissait peut sérieux, était gros, âgé d’environ 60 ans, yeux verts, cheveux blanc.

Il portait de façon débraillé un costume bon marché.

–        Toutes mes excuses pour le retard.

–        Ce n’est pas grave, fit maître Sinclair en allumant une cigarette.

Tout le monde s’installa autour de la table.

Maître Sinclair alluma une nouvelle cigarette.

Il commença à prendre la parole.

–        Bien, si je vous ai réuni aujourd’hui, c’est pour que l’on coordonne les actions de la partie civile. Je rappelle que le procès a lieu dans deux semaines.

Ainsi commença la réunion. Chaque pièce à conviction était débattue.

On nota divers anomalies, comme le fait que Borgia de Brinvilliers avait vendu des actions avant que celle-ci ne chutent, que pour la préparation de marchés publics, Brinvilliers Bâtiments avait eu le détail de l’appel d’offre avant ses concurrents,  que l’entreprise employait au noir une part non négligeable de son personnel …

–        Avec tous les éléments, déclara maître Sinclair, il est impossible que Borgia de Brinvilliers ne soit pas au courant des agissements de sa société. Je propose de demander des compléments d’enquêtes.

Puis maître Sinclair attrapa sa boite de cigarette.

–        Tiens, elle est vide.

–        Laissez-moi vous en offrir une, fit maître Gesver en tenant un paquet où une cigarette dépassait.

–        Merci bien.

–        Moi aussi, je souhaiterais fumer, déclara Shimazu.

–        Mais avec plaisir sourit maitre Gesver. Les dames d’abord.

–        Je me permets de refaire mon stock.

Shimazu pris plusieurs cigarettes.

Maître Sinclair prit une cigarette, ainsi que maître Gesver.

Maître Sinclair alluma la sienne. Maître Gesver fit de même et par politesse, alluma celle de Shimazu.

La réunion continua jusqu’à 20H.

Content de leur travail, les avocats se séparèrent.

Le tueur ne vint pas.

Le lendemain, maître Sinclair mourut dans un accident de voiture. Maître Gesver fut retrouvé Vendredi mort d’une balle dans la tête. L’appartement de maître Veyrac brûla Samedi. On retrouva son corps calciné. Dimanche, Maître Richemond mourut d’un arrêt cardiaque.

4 juin 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo] Le tueur invite Kogoro Columbo

Avertissement: Les trois prochains chapitres concluront la seconde partie des aventures de Kogoro Columbo. Le tueur reviendra plus tard. Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


Lundi 19 décembre 2011, le facteur arriva.

Il y avait une lettre pour Kogoro Columbo.

Je le lui apportais. Elle était à son bureau, en train de fumer son kiseru.

–        Shimazu, il y a une lettre pour toi.

Je la lui posais. Elle l’ouvrit. Il y avait le message suivant :

« 252258132481 25622528962514144 441576169576324576 255765291446259576,

 

25’81256196 196576144361576144324256 144676 4845291289256289324 49’112112132457619681324 10057619632481 28967619681529529289169816762581 256144484813242898114432481, 928981676 40014481 52981256 49813246762898132481256 121576289256, 36181 100576289256 1289 19632457614410081 144676 48481144 4981484125625681.

 

361’814848132481 816762557632481 1100289324 529’57625251256289576676 4981 100576144256 112112132457667619681324.

 

36181 100576144256 48432457648457625681 4981 676576144256 3248119632457614410081324 1 5291 196576144324 49’132416981676196, BF 4001441361 4981 5291 1965761443246768152952981, HF AAF 4841324289256.

32449100 52981 BJ/BC/CABC 1 CA225

 

36181 256144289256 4848132425614414981 40014481 100576144256 132432428910081324814 1 4981255764981324 2581 62581256256116981.

 

52981 19614481144324. »

Shimazu sourit.

–        Qu’est-ce que c’est ? Demandais-je.

–        Un code secret. Pas difficile à déchiffrer. Le 25, 49 et 361 peuvent correspondre aux C, D, J, M ou toutes autres lettres pouvant précéder une apostrophe.  Les lettres sont bizarres. Peut-être des chiffres? Il faut trouver d’abord le e car c’est cette lettre qui est le plus fréquemment utilisée. Ça doit être faisable de déchiffrer le code.

Le soir, j’allais voir Shimazu.

–        Alors, ce code ?

–        Je n’ai pas pu le déchiffrer.

–        Tu trouveras bien demain.

–        Peut-être.

–        Ce soir, je t’invite au restaurant.

–        Et tu me fais l’amour après. Désolé, je dois passer mon tour. Ce code m’a épuisé dit-elle en baillant. Une autre fois peut-être.

Déçu, je me rabattais sur une fille normale.

 

Shimazu quitta le bureau.

Elle se retrouva vers 20H à la tour d’argent.

Elle arriva à l’accueil.

–        Mademoiselle ? Demanda l’hôtesse d’accueil.

–        J’ai une réservation, au nom de Kogoro Columbo.

–        Pour deux personnes, c’est ça.

–        Oui.

Un serveur l’installa à une table.

Au bout de dix minutes, un homme arriva. Il était habillé d’un beau costume, était brun et avait les yeux noirs.

–        Très chère, dit-il en lui baisant la main.

–        A qui ai-je l’honneur aujourd’hui ?

–        A qui vous voulez. Donnez-moi le nom que vous souhaitez.

Il s’installa.

–        Je suis ravi que vous ayez décodez mon message. Ce n’était pas trop dur.

–        J’y ai mis environ une bonne heure.

–        Le code vous a-t-il plu ?

–        Je l’ai trouvé amusant.

–        Je savais qu’il vous plairait.

–        J’ai été aussi diplômé en physique et en mathématique.

–        Une vraie scientifique.

Le serveur arriva.

–        Que prend mademoiselle ?

–        Salade d’asperges sauce aux herbes et miel de La Tour d’Argent en entrée, Filet de sole « Cardinal ».

–        Et monsieur ?

–        La même chose. Que proposez-vous en vin ?

–         Du Chassagne-Montrache.

–        Très bien.

Le serveur arriva avec la commande. L’homme gouta.

–        Très bon.

Il servit Kogoro Columbo.

Ils trinquèrent.

–        Pourquoi m’invitez-vous cette fois-ci ? Demanda Kogoro Columbo.

–        Juste pour vous parler. Pour parler à la seule intelligence digne de moi.

–        J’en suis heureuse.

–        Mais je suis déçu, je vous trouve peu réactive, détective.

–        La quatrième fois sera la bonne.

–        Nous nous sommes déjà rencontré quatre fois.

–        La rencontre à la défense, ce n’était pas notre première rencontre.

–        Non.

–        Voyons, je dois rechercher un assassinat non élucidé. Celui de Henry Hooker, par exemple.

–        Exactement.

Les entrées arrivèrent.

L’homme continua.

–        Nous nous sommes affronté au poker. Et j’avais également vu que vous avez eu une nuit agitée.

–        Édouard Clark Gable.

–        Exactement, c’est la première fois que nous nous sommes affronté. Et vous ne m’avez pas démasqué.

–        Je ne vous affronte pas seul. Déjà, vous avez un complice.

–        Continuez.

–        Au casino, vous étiez à la table de poker. Vous avez utilisé Dalila Sanson pour tuer Henry Hooker. Or, lorsqu’elle a reçu le coup de téléphone qui l’a perturbé, vous étiez à la table de poker. Par ailleurs, Mercredi, c’est votre complice qui a fait le sale boulot. Vous étiez avec nous, et Adams Danglar était déjà mort au 1er étage. C’est lui, qui après avoir assassiné la sécurité, a téléphoné.

–        Bien, détective.

–        Mais la prochaine fois, je vous aurais.

–        J’aime beaucoup vous affronter.

–        Moi aussi, vous êtes une personne qui me tenez tête.

–        Ce n’est que plus glorieux quand je trompe votre vigilance.

Le plat principal arriva.

–        Mais la prochaine fois, j’empêcherai votre forfait.

–        Alors, à votre prochaine réussite, très chère.

–        Et votre prochain échec.

–        Et si vous parliez de mes assassinats.

–        Pourquoi pas. Premier assassinat, celui de Henry Hooker. Il a été assassiné par Sanson Dalila.

–        Tout à fait.

–        Et empoisonné.

–        Exactement.

–        Vous l’avez convaincu, si j’en crois son regard lorsqu’elle a reçu le coup de téléphone, par du chantage.

–        Bien détective.

–        Evident, elle avait peur. Quel chantage, je ne le serais jamais.

–        J’ai enlevé sa fille cachée.

–        Je comprends mieux. Elle est par la suite rentrée, et vous l’avez droguée, selon les éléments de l’enquête.

–        Oui, c’est exactement ça.

–        Vous avez laissez le gaz allumé, pour que l’on croit à une explosion après une overdose.

–        Effectivement.

–        La seconde fois, c’est à la Défense, et vous avez perdu.

–        Oui, la seule fois.

–        Ensuite, ça a été au club de bridge. Vous avez tenté de m’empoisonner.

–        Oui, mais sans vous, très chère, qui admirerait mes plans. Je me devais de renoncer.

–        Enfin, il y a eu le meurtre d’Adams Danglar.

–        Quelle est votre théorie, ma chère ?

–        Je pense que vous étiez avant l’arrivée de sa secrétaire sur les lieux.

–        Qu’est-ce qu’il vous fait dire ça ?

–        La secrétaire est arrivée avec son patron.

–        Oui et ?

–        Elle a apporté une arme dans le sac à main.

–        N’importe quoi. Il y a un portique.

–        Non, elle a laissé le sac sur la table. Le gardien, par habitude, ne fouille pas. Je l’ai observé.

–        Effectivement, je retire ce que je viens de dire. C’est bien observé.

–        Elle est arrivée aux toilettes et elle a tiré sur son patron.

–        Pourquoi elle ?

–        Il y avait des traces de poudres sur ses vêtements.

–        Ensuite.

–        Vous êtes arrivé et l’arme a été donnée à votre complice. Il l’a descendu.

–        Vous faites peu d’erreur, très chère.

–        Vous êtes monté déguiser en Adams Danglar, vers 12H, votre complice est allé dans la salle de surveillance, a tué tout le monde, pris les vidéo de surveillance, et il a téléphoné.

–        Bien détective.

Le dessert arriva.

–        Qui sera votre prochaine cible ?

–        Vous le saurez bien assez tôt, détective.

 

29 mai 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo] Le tueur dupe Kogoro Columbo

Avertissement: Je dois reconnaître que j’aime beaucoup moins ce chapitre, qui m’a moins inspiré.

Sans doute le retravaillerais-je.

L’enquête est ici moins importante. L’importance était de décrire, rapidement, un échec de Kogoro Columbo.

Enfin, ce qui est présenté n’est qu’un brouillon.


Le 7 décembre 2011, je me prélassais dans mon bureau quand le téléphone sonna. Il était vers 10H. Je décrochais.

–        Derrick, c’est Jack, peux-tu passer à mon bureau, c’est urgent.

–        Un problème ?

–        Je t’expliquerai sur place. Peux-tu amener ta collègue Kogoro Columbo.

–        Bien.

Au bout d’une demi-heure, nous étions dans le bureau de mon ami Jack, 36 Quai des orfèvres.

Nous nous assîmes face à lui.

–        Bien, dit-il, ce matin, j’ai reçu ceci.

Il sortit une feuille placée dans une pochette plastique.

Sur cette feuille était collée des lettres coupées dans un papier de journal. Le tout formait un message.

« Aujourd’hui, à 12H, je vais assassiner Monsieur Adams Danglar. Si vous voulez empêcher cet assassinat, je vous recommande l’assistance de Shimazu Kogoro Columbo. Seule elle est capable de me stopper. Le tueur. »

–        Qu’est-ce que cela signifie ? Demanda Jack en se tournant vers Kogoro Columbo.

–        Que le tueur me défie.

–        Pourquoi vous défie-t-il ?

–        Car j’ai réussi à empêcher un de ses assassinats.

–        Bien, allons sur place.

Adams Danglar était trader à la société Générale. Il travaillait à la tour de la défense.

Il avait la soixantaine, les cheveux blancs et un certain embonpoint. Il avait le visage sévère. Il savait de ses yeux noirs observer le monde. Il savait faire les bons placements et avait rapporté à sa Banque, la société générale, plusieurs milliards d’euros.

Nous retournâmes à la défense et allâmes à la tour de la société générale à la défense.

Nous arrivâmes au portique de sécurité.

Jack montra sa carte :

–        Police, ces deux personnes sont avec moi, dit-il en désignant Shimazu et moi-même.

Derrière nous arriva une femme. Elle était quelconque. Elle posa ses clés, sa montre, son portable et son sac sur la table. Elle passa sans problème le portique de sécurité.

On nous indiqua le bureau de Adams Danglar.

Nous montâmes au dernier étage. Nous frappâmes à la porte.

–        Entrez.

Nous entrâmes.

–        Messieurs, Madame ? Que puis-je pour vous ? Demanda Adams Danglar.

–        Police dit Jack en sortant sa carte.

–        La police ? Répondit-il.

–        Oui, je vous présente mon ami Derrick Palmer, et sa collègue Shimazu Kogoro Columbo.

–        Enchanté. Mademoiselle, c’est une drôle d’idée de s’habiller en kimono.

–        Ce n’est pas important, coupa Jack. Ce qui est important, c’est que l’on va essayer de vous assassiner. Ces deux personnes sont détectives privés.

–        De m’assassiner, c’est ridicule voyons.

–        C’est pourtant le cas, fit Jack en montrant la lettre reçu ce matin.

–        Voyons, c’est une plaisanterie.

–        De la part du tueur, je ne crois pas à la plaisanterie.

–        Si vous insistez, mais je pense que vous faite erreur.

Nous attendîmes. Je pouvais voir par la fenêtre du bureau la défense.

Vers 12H30, il ne s’était toujours rien passé.

Soudain, le téléphone sonna.

Adams Danglar le prit.

–        Allo ? C’est pour vous inspecteur.

Jack mit le haut-parleur.

–        Vous feriez bien d’aller voir aux toilettes du premier étage.

L’interlocuteur raccrochât.

–        J’y vais avec Shimazu, dit Jack. Reste avec Danglar.

Shimazu et Jack se précipitèrent hors du bureau.

Je regardais dans le couloir. Les bureaux semblaient vides. Une main me frappa par derrière. Je m’évanoui et tombait à terre.

Quand je me réveillais, Shimazu et Derrick étaient face à moi. Adams Danglar était parti.

–        Où est Adams, demandais-je ?

–        Il est mort. On l’a retrouvé aux toilettes avec une fille, qui d’après les premières constatations est sa secrétaire.

–        Hein ?

–        J’ai appelé des renforts, la police va arriver, et j’ai fait boucler l’immeuble répondit Jack.

–        Je ne comprends pas.

Shimazu alluma son kiseru.

Puis elle fit le raisonnement suivant :

–        La personne qui était avec nous était le tueur et non Adams Danglar. Quand nous sommes arrivés, le vrai Adams Danglar était déjà assassiné au premier étage. Nous avons un assassinat planifié. Le tueur et son complice, car il va de soi qu’il a un complice, sont, selon toute probabilité arrivé ce matin. Le vrai Danglar, et sa secrétaire, car nous avons retrouvé son corps également, se sont retrouvés aux toilettes du premier. Le tueur les attendait avec son complice.

–        Mais que sont-ils allés faire aux toilettes ? Demanda Jack

–        Je pense qu’il y avait trois personnes dans le coup.

–        Trois ?

–        Oui, trois. C’est la secrétaire qui a amené son patron au premier, comme convenu, et qui a tiré le coup de feu qui a assassiné son patron.

–        Tu vas vite en besogne, répondit Jack.

–        Pas du tout. J’ai observé le corps de la secrétaire, et j’y ai trouvé sur ses habits des traces de poudres. C’est elle qui a tiré sur son patron.

–        Et comment a-t-elle fait passer l’arme ?

–        D’une façon honteusement simple. L’arme devait être dans son sac à main. Vous vous rappelez de la femme passée derrière nous. Elle a juste posé son sac, ses affaires métallique, et elle est passée. Le gardien, n’a rien fouillé. Le sac posé sur la table, le gardien, sachant qu’elle travaille dans la tour, n’a pas fouillé le sac qu’elle a dû poser sur la table. Je me demande d’ailleurs pourquoi on achète des portiques si chers.

–        Ensuite, je suppose que le tueur et son complice sont arrivés, que le tueur a repris l’arme et a tué la secrétaire.

–        Erreur, ce n’est pas le tueur qui a tiré, mais son complice. Sinon, on aurait retrouvé des traces de poudre sur le faux Adams Danglar. Ensuite, son complice et lui-même ont posé les corps et les ont enfermés de l’intérieur. Ils ont peut-être utilisé du fil de pêche. Après, déguisé en Adams Danglar, le tueur est monté au dernier étage. Vers midi, son complice est arrivé à la salle de surveillance, a tiré sur les gardiens, a volé tous les CD de la journée, et a coupé les caméras de sécurités.

–        Mais que s’est-il passé.

–        Nous sommes arrivés aux toilettes du premier étage. Nous vîmes deux portes fermés. Nous frappâmes, pas de réponse. Jack les défonça et trouva les deux cadavres. Pendant ce temps, le tueur te frappa à la nuque et s’enfui.

La police arriva, et elle cerna le bâtiment. Elle fouilla de fond en comble. L’arme du crime fut retrouvée dans une cuvette dans les toilettes d’un étage intermédiaire. Les vêtements furent retrouvés dans la cuvette des toilettes du dernier étage.

Le tueur s’était encore enfuit.

14 mai 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | Laisser un commentaire

[Kogoro Columbo] Tentative d’empoisonnement sur Kogoro Columbo

Avertissement: J’ai beaucoup aimé écrire ce passage. Déjà, vous pourrez lire le premier échec de Shimazu Kogoro Columbo qui a risqué de lui couter la vie. Enfin, parce que l’action se passe dans un tournoi de bridge. J’adore le bridge, c’est mon jeu de carte préféré. Autrement, la version présentée est toujours un brouillon.


Le Samedi 29 Octobre 2011 a failli être le jour du décès de Shimazu Kogoro Columbo.

Quelle idée d’aller jouer au bridge. Elle aurait mieux fait de venir chez moi où, comme lorsque nous étions à Hyères, nous aurions passé une nuit inoubliable.

Dire que j’ai dû me contenter d’une fille moins performante au lit.

Mais commençons notre histoire.

La veille, j’avais très envie de faire l’amour à Shimazu. J’étais donc allé la voir dans l’après-midi. Une invitation au restaurant, et après, je l’aurais amenée chez moi où je lui aurai fait l’amour.

Je m’introduis dans son bureau où elle étudiait divers documents.

–        Bonjour Shimazu.

–        Bonjour Derrick.

–        Voilà, demain, je te propose de t’inviter au restaurant. Après, on pourrait aller au cinéma voir Polisse, et j’en t’emmènerai chez moi où je t’honorerai à la hauteur de ton talent.

Shimazu sortit sont kiseru, le bourra de tabac, sortit son carton d’allumette et alluma le mélange. Elle se mit à fumer.

–        Ce n’est pas possible ce week-end.

–        Pourquoi ?

–        Parce que je vais au salon du bridge. Il y a un tournoi où j’espère participer. J’adore le bridge. C’est mon jeu de carte préféré. J’ai d’ailleurs été championne junior au japon.

–        Alors une autre fois, peut-être.

–        Je ne sais pas.

–        Tu ne facilite pas les choses, Shimazu.

–        Écoute-moi, Derrick, j’ai pris beaucoup de plaisir à coucher avec toi. Peut-être le referais, mais, entre nous, ça sera toujours sexuel. Je cherche chez un homme autre chose. Mais tu ne me comprendras jamais. C’est   comme ça.

–        Et que puis-je t’apporter ?

–        A part du sexe, rien. J’ai besoin de quelqu’un qui soit à ma hauteur. Ça ne sera pas le cas pour toi. Tu es juste quelqu’un de normal, bon sexuellement, mais juste de normal.

Je me promis de réessayer la prochaine fois. J’aurai dû le faire sur le moment.

Le samedi, Shimazu alla porte de Versailles. Elle arriva une heure avant le début du tournoi.

Elle alla au guichet où une hôtesse l’accueillit.

–        Madame ?

–        Bonjour, je souhaiterais m’inscrire.

–        Avez-vous un partenaire ?

–        Pas pour l’instant.

–        Je ne peux pas vous inscrire sans partenaire.

A ces mots, un homme apparu.

Il était roux et ses yeux étaient bruns. Il portait un pantalon bon marché et une chemise quelconque.

Il se pointa vers l’accueil et déclara :

–        Je suis Thierry Rombaut et je suis le partenaire de madame, si elle l’accepte.

–        Mais avec plaisir, fit Shimazu Kogoro  Columbo.

–        Bien, c’est noté, dit l’hôtesse d’accueil. Vous jouez Nord-Sud ou Est-Ouest ?

–        Est-Ouest, fit Kogoro Columbo, j’aime bien me déplacer et changer de table.

Vers 9H, le tournoi commença. Kogoro Columbo était en Ouest. On commença enfin à distribuer la première donne.

Ça commençait mal pour Shimazu. Elle avait n’avait pas de point d’honneur.

Et visiblement, Ouest était maudit.

Le nombre de tête ne dépassait rarement 8 points.

Mais malgré tout, Kogoro Columbo se débrouillait bien.

Car dans une compétition de bridge, tout le monde joue les mêmes donnes.

Ce qui compte, c’est de faire le meilleur contrat ou en défense, d’empêcher de faire le meilleur contrat, ou de provoquer la chute la plus importante.

Les horribles jeux de Kogoro Columbo ne permettaient pas de demander un contrat. Mais grâce à son intelligence, elle limitait le nombre de plis du couple nord-sud, et faisait même chuter de tant en tant celui-ci.

Puis vint le jeu qui fit la gloire de Kogoro Columbo.

Elle avait le jeu suivant :

Pique : A, D

Cœur : 9, 8, 5, 3

Carreau : 10, 8, 3

Trèfle : 5, 4, 3, 2      

C’était encore un jeu habituel pour elle, car elle avait seulement 6 points d’ouverture.

Nord commença par 1 trèfle, ce qui signifiait qu’il avait l’ouverture, et au moins trois cartes à trèfle.

Ouest passa.

Sud posa le carton 1 pique il devait avoir 5 à 8 point et 4 piques.

Kogoro Columbo passa. Nord sourit. Il posa son carton 2 SA (sans atouts). Il devait y avoir aux alentours de 19 points chez Nord. Est passa.

Sud posa son carton 3 SA. Sud avait également l’ouverture, le couple Nord-Sud se devait de jouer la manche.

Nord posa le carton 4 SA. Il comptait jouer le schlem.

Sud posa le carton 5 carreaux. Il avait un as.

Nord sourit et posa le carton 6 piques.

Shimazu Kogoro Columbo sortit son kiseru.

–        Puis-je fumer un peu ? Demanda-t-elle.

–        Mais bien entendu, répondit Nord.

Elle mit du tabac dans sa pipe japonaise, sortit son carton d’allumette et en craqua une.

Elle fuma un peu. Puis elle posa le carton de contre sur la table.

Nord était surpris. Il se demanda ce qu’une ahurie en kimono était en train d’inventer. Il regarda son jeu, ne comprenant rien à la stratégie de Kogoro Columbo.

Puis il se dit qu’elle avait peut-être un plan secret. Il la regarda.

Elle continuait à fumer son kiseru.

Par mesure de sécurité, Nord, qui tenait à son schlem, décida de changer le contrat.

Il posa le carton 6 SA.

Kogoro Columbo posa, faces cachées ses cartes sur la table.

Puis elle attrapa un nouveau carton de contre, et elle le posa sur sa table.

Puis elle continua à fumer son kiseru.

Nord était surpris. Mais pourquoi l’ahurie en kimono lui contrait ses schlems.

Comment une folle, habillée en kimono en plein Paris, osait lui contrer ses schlems.

Voulant donner une leçon à Kogoro Columbo, Nord sorti son carton de surcontre.

Kogoro Columbo sourit. Thierry Rombaut qui était en est aussi.

Il entama du 7 de pique.

Sud, qui était le mort, étala son jeu.

Il avait les cartes suivantes :

Pique : R, V, 10, 9, 8

Cœur : A, R

Carreau : 7, 6, 2

Trèfle : D, V, 10

Le mort joua le roi de pique. Kogoro Columbo posa l’as de pique.

Le sourire de nord se transforma en grimace. Il posa le deux de pique.

Le premier pli était pour est-ouest. Ils fermèrent.

Puis Kogoro Columbo posa la dame de pique. La chute était évidente. Nord-sud chutèrent  de un.

Nord avait :

Pique : 5, 4, 3, 2

Cœur : D, V, 10

Carreau : A, R, D

Trèfle : A, R

Et Ouest avait :

Pique : 7, 6

Cœur : 7, 6, 4, 2

Carreau : 9, 5, 4

Trèfle : 9, 8, 7, 6

–        Bien joué, dit nord à Kogoro Columbo.

–        Merci. Mais c’est un peu grâce à vous. Vous avez été trop gourmand en demandant un schlem.

–        Et comment avez-vous devinez ?

–        J’ai fait le pari que les piques étaient chez sud. Ce qui me faisait dire qu’il y avait une forte chance que le roi était chez sud. C’est un pari risqué, mais il a été payant. Car si le roi était bien chez sud, et ce fut heureusement le cas pour moi, il était en fourchette. Si sud jouait le roi, je le prenais de mon as. Si sud jouait autre chose, je jouais la dame. Elle ne pouvait pas être prise, car le roi est chez sud. Du coup, je faisais chuter de la dame. Il est connu qu’il ne faut jamais contrer un schlem. Car si le schlem considéré est chuté, un autre schlem peut être fait sans problème. Mais en réalité, il fallait que ce soit sud le mort, et que mon partenaire joue pique afin d’être dans ma fourchette. Le premier contre était pour vous déstabiliser. Il est évident que vous ne pouviez pas monter au grand schlem. Vous ne pouviez donc dire que 6 SA. Dans cette configuration, sud devenait le mort, car au deuxième tour, vous aviez posé 2SA. Le second contre était dans la convention Lightner. Je demandais à mon partenaire d’entamer dans la couleur annoncé par le mort, en l’occurrence pique. Enfin, je ne pense pas que vous faisiez 6 piques. Si vous lanciez atout, je faisais ma dame. Si sud lançait atout, je faisais aussi la dame. Vous chutiez aussi.

Le tournoi continua. Et Kogoro Columbo enchaînait les mauvais jeux, faisant tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les couples Nord-Sud de faire des levées de mieux, ou voir même les faire chuter.

Le tournoi s’arrêta vers 18H. Les résultats furent annoncés vers 19H.
Le meilleur pourcentage pour Est-Ouest était pour le couple Thierry Rombaut et Shimazu Kogoro Columbo.

–        Vous jouez très bien, mademoiselle, fit Thierry Rombaut.

–        Merci, répondit Kogoro Columbo.

–        Ce fut un véritable plaisir de jouer avec vous. La prochaine fois, quand nous aurons du jeu, nous demanderons nous même les contrats. En tout cas, ce fut un plaisir de jouer avec vous.

–        Moi de même.

–        Et si nous fêtions notre victoire au restaurant.

–        Avec plaisir.

Ils allèrent au restaurant chez Clément.

Ils prirent une table pour deux.

–        Regardez l’addition, je vais aux toilettes. Je vous recommande les viandes rouges, elles sont très bonnes. Prenez aussi une entrée.

Kogoro Columbo étudia la carte.

Thierry Rombaut revint. Le serveur arriva.

Alors, fit le serveur.

–        Je prendrais des escargots de bougonne, fit Kogoro Columbo, ainsi qu’un onglet de  bœuf sauce échalote.

–        Très bonne idée, fit Thierry Rombaut. Je vais prendre la même chose. Avez-vous un vin à proposer.

–        Je propose un côte du Rhône, dit le serveur.

–        C’est entendu,  fit Thierry Rombaut.

Le serveur arriva avec la bouteille de vin. Il la déboucha et en versa un fond dans le verre de Thierry Rombaut. Puis celui-ci le gouta.

–        Il est très bon.

Le serveur servit Kogoro Columbo et Thierry Rombaut. Puis celui-ci tendit son verre vers Kogoro Columbo.

–        Santé et à notre victoire.

–        A notre victoire, répondit Kogoro Columbo.

Ils burent le vin.

–        Ce vin est très bon, dit Thierry Rombaut.

–        Vous trouvez, je lui trouve un goût bizarre.

–        Au revoir détective. Adieu

–        Quoi ?

–        Je n’accepte pas l’échec. C’est la dernière fois que vous vous mettez en travers de ma route.

–        Le tueur !

–        Exactement, le seul, le vrai et l’unique.

Kogoro Columbo sourit.

–        Vous souriez ? Demanda le tueur.

–        Oui, car je vais avoir une belle mort. Cet assassinat est splendide. Je vous remercie.

–        Splendide ?

–        Oui, vous avez trompé ma vigilance en buvant également le poison. Vous avez empoisonné le vin, ce qui explique le goût bizarre. En buvant le vin empoisonné, vous endormiez ma vigilance, et vous pouviez m’empoisonner en toute tranquillité. Vous avez été aux toilettes ingurgiter l’antidote. Je reconnais que le crime était très bien préparé. Du début où vous vous êtes renseigné sur moi et mes passions, jusqu’à la planification de l’empoisonnement.

La respiration de Kogoro Columbo s’accéléra. Une douleur apparue se fit sentir dans son estomac. Elle tomba à terre essayant de s’accrocher à la vie.

–        Non, se dit le tueur, tu ne peux pas mourir comme ça, je viens de trouver une personne à ma hauteur. La seule qui apprécie mon art et qui a été capable de me confondre.

Il ouvrit un flacon et fit boire le contenu à Kogoro Columbo.

Le lendemain, Kogoro Columbo était à l’hôpital. Je la veillais  avec Jack Lestrade.

Elle se réveilla un peu sonné.

Jack Lestrade commença :

–        Vous avez eu de la chance d’être encore en vie. Vous avez été empoisonné. Il s’en fallait de peu.

–        C’est le tueur.

–        La légende ? Demanda Jack Lestrade.

–        Oui, il m’a donné l’antidote, car il n’a pas voulu me tuer.

–        Et pourquoi ?

–        Parce que je l’ai confondu, et qu’il a été sensible à mes compliments.

–        Et-est-ce lui qui a donné l’antidote et s’est enfuit après ?

–        Oui.

–        Nous avons son signalement et ses empreintes, il n’ira pas loin.

–        Je pense qu’il a falsifié ses empreintes. Autrement, il était sous un déguisement. La dernière fois, il avait endossé l’identité de Dominique Malusardi.

–        Bien, mais cette fois-ci, je vais le prendre au sérieux.

–        Mais ça aurait été une belle mort, fit Kogoro Columbo en s’endormant.

Quant à moi, je me jurais de faire payer au tueur cet affront.

30 avril 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , | 3 commentaires

Ami des codes secrets…

J’ai commencé à réfléchir au chapitre 8 des aventures de Shimazu Kogoro Columbo.

Il y aura un message codé.

Afin de tester sa validité, je le laisse aux décodeurs en herbe.

Le voici:

252258132481 25622528962514144 441576169576324576 255765291446259576,

25’81256196 196576144361576144324256 144676 4845291289256289324 49’112112132457619681324 10057619632481 28967619681529529289169816762581 256144484813242898114432481, 928981676 40014481 52981256 49813246762898132481256 121576289256, 36181 100576289256 1289 19632457614410081 144676 48481144 4981484125625681.

361’814848132481 816762557632481 1100289324 529’57625251256289576676 4981 100576144256 112112132457667619681324.

36181 100576144256 48432457648457625681 4981 676576144256 3248119632457614410081324 1 5291 196576144324 49’132416981676196, BF 4001441361 4981 5291 1965761443246768152952981, HF AAF 4841324289256.

36181 256144289256 4848132425614414981 40014481 100576144256 132432428910081324814 1 4981255764981324 2581 62581256256116981.

52981 19614481144324.

Quelques conseils: Je dois reconnaître que je ne suis pas très fort à ce petit jeu là. Mais je ne peux que recommander la nouvelle de Conan Doyle « Les hommes dansants« .

Dans cette nouvelle, Sherlock Holmes est au prise avec un homme dont la femme reçoit des dessins d’hommes qui dansent.

Chaque homme représente une lettre.  Pour déchiffrer le code, Sherlock Holmes va utiliser l’analyse fréquentielle. Il va rechercher les dessins qui se répètent pour trouver les lettres les plus utilisées de l’alphabet, en l’occurrence dans la langue française le e…

28 avril 2012 Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , , | Laisser un commentaire