Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

11ème Circonscription des Hauts de Seine : Pourquoi Les républicains, l’UDI et le PS ont intérêt à faire élire le PCF (2/2) : Raisons locales

Mon diagnostic pour les prochaines législatives dans la 11ème circonscription (regroupant Malakoff, Bagneux et Montrouge) est une victoire du PCF après une triangulaire UDI/EM (En Marche) /PCF imposé par le candidat UDI.

 

Dans l’épisode précédent, j’avais donné des raisons nationales.

 

Or, à cause d’un mode de scrutin débile, l’élection législative est une élection locale.
Et la 11ème circonscription des Hauts de Seine est une circonscription difficile.

 

Il est donc temps d’énumérer les raisons locales qui font que d’après moi, le candidat UDI va se maintenir et imposer une triangulaire.

 

Pour information, le candidat UDI (soutenu par les républicains) est Philippe Parain. Il habite Malakoff.

 

Il convient d’abord de rappeler une première raison facile et suffisante qui justifie le maintien de Philippe Parain, propre à Malakoff : Emmanuelle Jannès, élue de Malakoff Plurielle.

Celle-ci soutient officiellement (j’ai reçu un mail) le candidat EM.

 

Effectivement, suite à un épisode dramatique, la liste UMP/UDI/Modem a été invalidé.

L’ancien élu UMP, Thierry Guilmart, a une lourde responsabilité dans ce fiasco.

Mais par la façon dont Emmanuelle Jannès (et j’en sais quelque chose) a construit Malakoff Plurielle, celle-ci a aussi une lourde responsabilité dans ce désastre également.

Je pense que les législatives vont être le moment de solder les comptes. D’autant que Malakoff Plurielle n’a pas toujours été correct.

Lorsque Malakoff Plurielle a implosé, j’ai vraiment fait la fête pendant 2 semaines.

 

Mais il n’y a pas que cette raison.

Il y en a d’autres, d’autres propre au PS, aux républicains et à l’UDI.

En fait, chacun va jouer le coup suivant, en l’occurrence les municipales de 2020.

Commençons par le PS.

Sur Malakoff et Montrouge, il est proche de Martine Aubry.

Par ailleurs, le PS participe aux exécutifs de Bagneux et Malakoff avec le PCF.

En fait, le nombre d’élus PS (qui globalement a et va fortement diminuer sur l’ensemble de la France) dépend du PCF sur Malakoff et Bagneux.

Le PS va aussi avoir des vues sur Montrouge.

Le PS a donc intérêt sur la circonscription à ‘entendre avec le PCF, en aidant le PCF à être élu sur Malakoff et Bagneux, et en demandant un soutien du PCF sur Montrouge.

Cet accord commencera dès les législatives, en faisant élire le candidat PCF.

 

Pour l’UDI, on parle de maintien.

Mais, là aussi, il s’agit de jouer le coup suivant en faisant pression sur les républicains.

Déjà, à Montrouge, le maire, UDI, Étienne Lengereau, qui a succédé à Jean Loup Metton, doit faire face aux républicains. Lors des dernières cantonales, ils avaient réussi à imposer un candidat républicain sur Montrouge au détriment du choix de l’ancien maire UDI, Jean Loup Metton.

Si le candidat UDI ne se maintient pas, ça pourrait compliquer la vie au maire UDI de Montrouge.

 

Sur Malakoff, la base militante est principalement chez les républicains. Or, les Etats-Majors ont imposé une candidature UDI.

Il serait mal venu que le candidat UDI ne se maintienne pas s’il a l’occasion de le faire, vis-à-vis des républicains à qui on a imposé sa candidature.

 

A Bagneux, c’est pire.

Le chef de l’opposition est UDI, mais c’est Iznogoud qui a réussi.

C’est un ancien du Modem (comme moi) qui s’est construit contre l’élue Modem de l’époque, qui elle a fait un excellent travail (et était très apprécié, voir le commentaire ici).

Il a rallié la candidature du Berlusconi de service, apportant l’étiquette Modem, toujours contre l’élue Modem qui travaille.

 

Quand le Berlusconi de service a décidé de ne pas siéger au conseil municipal, il est devenu UDI, et c’est comme ça qu’il est devenu le chef de l’opposition sur Bagneux.

Avec un tel pédigré, pour faire pression sur les républicains, il n’a surtout pas intérêt à ce que le candidat UDI ne se maintienne pas.

 

Par ailleurs, côté républicain, j’ai le sentiment (peut-être à tort) que ça se déplace vers le noyau dur.

En particulier, le leader des républicains à Malakoff a annoncé sur Twitter qu’il allait voter blanc au second tour de la présidentielle ce qui :

  1. S’apparente à un appel à voter blanc dans la façon de faire de la politique aujourd’hui (comme le cas Bayrou qui a voté Hollande en 2012).
  2. Revient à placer le Pen et Macron au même niveau.

Privé d’une candidature républicaine, et d’élus au conseil municipal de Malakoff, je pense que les républicains vont pousser à ce que le candidat UDI se maintienne, même si ça fait élire le PCF.

 

C’est pour ça que je parie sur une victoire du PCF à la suite du maintien du candidat UDI au second tour.

Publicités

1 juin 2017 Posted by | Législatives 2017, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Macron occupe la place laissée vide par les centristes (Blog du Centrisme)

Emmanuel Macron est-il légitime à occuper l’espace centriste ?

Personnellement, je ne sais pas.

Par contre, les principaux leaders centristes eux, sont illégitimes.

Ils nous ont vendu pour un plan de carrière.

Et aujourd’hui, les partis centristes sont dans le mur, incapable de présenter un candidat capable de faire bonne figure à l’élection présidentielle.

 

C’est pour ça que j’ai trouvé intéressant l’article sur le Blog du Centrisme.

Et je me permets de le recopier honteusement.

 

Le succès du meeting d’Emmanuel Macron ce samedi à la Porte de Versailles à Paris a définitivement lancé sa campagne et, sans doute, installé dans le long terme sa présence dans la politique française.

A l’inverse d’Alain Juppé, autre représentant de l’axe central, qui a eu le tort de se présenter à la primaire de la Droite, y perdant à la fois la présidentielle et son statut politique, le fondateur d’En marche avait bien compris qu’il n’avait rien à attendre d’une primaire de la Gauche et qu’il devait y aller seul, comme Bayrou l’avait suggéré à Juppé…

Car ces scrutins sont évidemment, de manière fondamentale et structurelle, défavorables aux candidats centro-compatibles qui font face à des militants et des sympathisants qui votent généralement pour les personnalités bien plus dans la ligne officielle que celles qui en ont une vision transgressive.

Juppé – qui pouvait jouer de sa stature de leader de la Droite – l’a appris à ses dépends alors que Macron – qui n’a pas cette assise – n’a pas voulu tomber dans le piège.

D’autant qu’il a trouvé son espace politique qui va du centre-droit au centre-gauche.

Car cet espace était vide, laissé vacant par le renoncement des partis centristes d’avoir un candidat et l’impossibilité pour Juppé mais aussi pour Valls de le représenter sans se mettre à dos leur base idéologiquement marquée à droite et à gauche.

Mais il ne faudrait pas en conclure comme le font les leaders centristes qu’Emmanuel Macron occupe cet espace de manière illégitime et, surtout, espérer qu’il n’est qu’un épiphénomène surfant sur une vague anti-establishment.

D’abord parce que l’homme ne vient pas de nulle part et que depuis deux ans son discours social-libéral, progressiste, humaniste et centro-compatible est non seulement structuré mais cohérent.

Ensuite parce qu’il séduit, non pas avec des propos alarmistes (comme un Jean-Marie Le Pen) ou une faconde superficielle (comme un Bernard Tapie) mais grâce à une démarche dynamique et positive qui fait qu’il ne peut être assimilé aux populistes démagogues qui profitent du désarroi actuel des peuples occidentaux comme Trump, Orban, Farage, Iglesias, Tsipras, Grillo et, bien évidemment, Mélenchon et Le Pen.

Ses accents populistes sont certes regrettables, cependant ils n’ont pas pour but une attaque de la démocratie républicaine mais plutôt sa défense, ce qui est le contraire de tous les démagogues que l’on vient de citer.

De même, quel que soit son résultat à la présidentielle, il continuera son combat politique ce qui demandera inévitablement une clarification de la part des centristes à son égard et vis-à-vis de leur opposition systématique d’aujourd’hui.

Ce n’est pas pour rien que des militants centristes l’ont d’ores et déjà rejoint et que nombre d’électeurs centristes ont indiqué dans les sondages qu’ils voteraiet pour lui ou qu’ils pourraient le faire.

Ainsi, la recomposition de l’espace centriste, tombé en déshérence depuis le début de ce siècle — le résultat de François Bayrou à la présidentielle de 2007 n’ayant été qu’un épisode sans lendemain d’une fausse renaissance – pourrait bien être initiée par une personnalité extérieure à celui-ci comme ce fut le cas avec Valéry Giscard d’Estaing dans les années 1970.

13 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Nouveau centre : changement de nom, chantage à l’UDI et cirage des bottes de Fillon (Blog du Centrisme)

Bon, je sais que tout le monde s’en fout, mais le Nouveau Centre change de nom.

Je me permets de relayer honteusement un article du blog du centrisme.

 

Effectivement, pendant que les petits chefs centristes s’entredéchirent, le Centre perd…

Nos petits chefs centristes, appliquant Le Chat, La Belette, et le Petit Lapin désespèrent les sympathisants centristes et leurs font honte.

 

Le problème, c’est que là, on parle de Hervé Morin, mais on peut trouver des exemples chez d’autres petits chefs centristes…

Heureusement que le Centre ne se présente pas, car ça ne risque pas d’être beau à voir…

 

 

La motion adoptée par le congrès extraordinaire du Nouveau centre qui s’est tenu aujourd’hui à Paris est un chef d’œuvre d’opportunisme, de règlement de compte et de volonté d’exister par tous les moyens.

Petit tour d’horizon d’un texte pitoyable qui devrait être étudié dans toutes les écoles de sciences politiques pour montrer comment la politique peut n’être que politicienne.

– Changement de nom: Le Nouveau centre s’appelle désormais… Les Centristes!

Au cas où cela ne vous rappellerait rien, l’UMP est devenue récemment Les Républicains.

Tout comme le parti de droite tente de faire une OPA sur un terme qui appartient à la démocratie républicaine française, la formation dirigée par Hervé Morin tente de faire croire qu’elle est la seule et légitime à parler au nom des centristes.

Bien entendu, cela ne trompera que ceux qui le veulent, ce qui ne devrait pas faire grand monde.

Mais la deuxième raison de ce changement de nom est de s’accoler au plus près possible à LR sans pour autant les rejoindre.

Une manière d’être les nouveaux centristes idiots utiles de la Droite sans pour autant rejoindre une formation unique «de la Droite et du Centre», question, sans doute, de peser un peu plus que tous les centristes qui ont adhéré à l’UMP en 2002 et qui n’ont jamais réussi à exister politiquement.

– Soutien sans faille et sans discussion possible de François Fillon: le parti d’Hervé Morin et de ses acolytes a décidé de soutenir le candidat LR à la présidentielle à 100%.

Quand on lit la motion, on se demande si elle n’a pas été écrite par le service de communication de Fillon, tellement l’allégeance est indécente, surtout va à l’encontre d’une soi-disant indépendance revendiquée.

Au-delà des inexactitudes et des mensonges qui tentent de faire accroire que le Nouveau centre a toujours défendu Fillon (Morin était un soutien de Bruno Le Maire lors du premier tour de la primaire LR, tandis que d’autres s’étaient portés sur Sarkozy ou Juppé et qu’au second tour tous n’étaient pas derrière le député de Paris) et que le programme de ce dernier est en réalité un programme centriste, Les Centristes s’autoproclament la garde rapprochée de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy et défie tous ceux qui ne seraient pas dans la bonne ligne.

Pour le prouver, Hervé Morin, dans une interview au Parisien, fait cette fausse confidence à propos de François Fillon, «je l’ai rencontré seul à seul», comme si cela lui donnait le rôle et le titre de meilleur centriste filloniste…

François Fillon et ses amis apprécieront, eux qui ont dénoncé sans relâche avec les sarkozyste, la proximité d’Alain Juppé avec les centristes, ce qui a été un des éléments de la défaite du maire de Bordeaux à la primaire.

– Menaces tous azimuts contre l’UDI: Hervé Morin avait prévu de quitter l’UDI, une confédération centriste dans laquelle il n’avait pas voulu entrer.

Mais son charisme doit être assez limité au Nouveau centre puisqu’il a du faire piteusement machine arrière sous la pression de ses amis.

Cela ne l’empêche pas, dans l’interview au Parisien précitée de réitérer ses menaces.

Dans le style comico-pathético-consternant, il affirme que celles-ci étaient «un coup de semonce», «un dernier avertissement» et que «si rien ne change nous partirons».

On n’avait donc mal compris ses propos antérieurs!

Donc pas de sortie de l’UDI mais une charge contre Jean-Christophe Lagarde accusé de… diriger le parti (!) mais aussi de l’emmener nulle part et de trahir sa vocation et les raisons de sa création.

Et si les gardiens du temple, également autoproclamés, de la pureté de l’UDI, estiment qu’il y a non-respect de leur ultimatum contenu dans cette motion, ils s’en iront…

Pour donner plus de poids à leur petite rébellion que certains qualifieront de minable, ils invoquent Valéry Giscard d’Estaing qui a soutenu François Fillon.

Outre que l’ancien président de la république n’a jamais été un centriste (mais le plus centriste de tous les présidents de la V° république, ce qui n’est pas la même chose), celui-ci a rompu depuis très longtemps ses liens avec le Centre mais aussi avec l’UDF avant qu’elle ne disparaisse, préférant prendre sa carte à l’UMP.

Ce congrès montre en tout cas à quel point les partis centristes sont tombés dans les profondeurs politiciennes et qu’ils s’y enfoncent de jour en jour un peu plus devant l’indifférence des Français et la honte des sympathisants du Centre dont certains choisissent désormais Emmanuel Macron.

Le prochain épisode devrait ne pas décevoir ceux qui n’attendent plus rien de bon de leur part.

11 décembre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017 : Le Centre après les primaires de la droite (2/3) : Le Centre, c’est le Chat, la Belette et le petit Lapin

J’adore les fables de la Fontaine.

On n’a pas inventé mieux pour éduquer et instruire les gosses.

Certaines fables, en fait beaucoup de fables, sont tout simplement géniales.

 

Et une décrit vraiment la situation du Centre : Le Chat, la Belette et le petit Lapin.

 

Du palais d’un jeune Lapin

Dame Belette un beau matin

S’empara ; c’est une rusée.

Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.

Elle porta chez lui ses pénates un jour

Qu’il était allé faire à l’Aurore sa cour,

Parmi le thym et la rosée.

Après qu’il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,

Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.

La Belette avait mis le nez à la fenêtre.

O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?

Dit l’animal chassé du paternel logis :

O là, Madame la Belette,

Que l’on déloge sans trompette,

Ou je vais avertir tous les rats du pays.

La Dame au nez pointu répondit que la terre

Etait au premier occupant.

C’était un beau sujet de guerre

Qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant.

Et quand ce serait un Royaume

Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi

En a pour toujours fait l’octroi

A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,

Plutôt qu’à Paul, plutôt qu’à moi.

Jean Lapin allégua la coutume et l’usage.

Ce sont, dit-il, leurs lois qui m’ont de ce logis

Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,

L’ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.

Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?

– Or bien sans crier davantage,

Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.

C’était un chat vivant comme un dévot ermite,

Un chat faisant la chattemite,

Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

Arbitre expert sur tous les cas.

Jean Lapin pour juge l’agrée.

Les voilà tous deux arrivés

Devant sa majesté fourrée.

Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,

Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.

L’un et l’autre approcha ne craignant nulle chose.

Aussitôt qu’à portée il vit les contestants,

Grippeminaud le bon apôtre

Jetant des deux côtés la griffe en même temps,

Mit les plaideurs d’accord en croquant l’un et l’autre.

Ceci ressemble fort aux débats qu’ont parfois

Les petits souverains se rapportant aux Rois.

 

Franchement, cette fable décrit parfaitement l’état du Centre.

J’en ai vraiment marre de voir Bayrou, Lagarde, Morin se tirer dans les pattes.

Pire, le Centre est tellement en état de faiblesse qu’il n’est vraiment pas intelligent de se tirer dans les pattes.

 

En réalité, il faudrait que les leaders centristes se réconcilient.

Il faudrait que François Bayrou et Jean Christophe Lagarde se réconcilient.

 

En politique, ça a un nom.

Ça s’appelle l’opportunisme !

6 décembre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La place de Bayrou est bien une question politique

La guerre fait rage entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy.

 

Au-delà de la haine entre les deux hommes, j’aimerais argumenter sur le fait qu’il s’agit bien d’une question politique, et particulièrement d’une question politique majeure.

 

J’aimerais aussi ajouter le PS dans l’équation, car la question ne se pose pas que pour Sarkozy, mais en parallèle, elle se pose pour le PS, notamment certains membres comme Martine Aubry, Benoit Hamon…

Bref, l’aile gauche du PS.

 

D’ailleurs, pour moi, Martine Aubry est la Sarkozy du PS.

 

Et j’espère montrer que certains arguments que je vais mettre en avant s’appliquent aussi bien aux républicains pour des membres comme Nicolas Sarkozy, Jean François Copé ou Laurent Wauquiez que pour des membres du PS comme Martine Aubry, Benoit Hamon ou Arnauld Montebourg.

 

D’ailleurs, il convient de rappeler que c’est le PS, lors des législatives de 2012, a fait la peau de François Bayrou. Pour le PS, faire la peau de François Bayrou était plus important de faire la peau de la droite.

Au fond, c’est juste symbolique.

 

En fait, il convient de rappeler que Nicolas Sarkozy, qui en plus aime mettre le PS au même niveau que le FN, préfère faire gagner le PS que François Bayrou.

 

Je reconnais les nombreux défauts de François Bayrou. Néanmoins, je pense qu’il symbolise la recomposition politique dont notre pays a vraiment besoin. Ça devient même urgent.

 

Au fond, qui perdrait à cette recomposition ?

Des gens incompétents, comme Sarkozy.

 

Donc voici quelques arguments en faveur de ma thèse.

 

Le premier argument est économique.

Aujourd’hui, on impose la cassure Droite/Gauche aux Français.

Cette cassure arrange les incompétents.

Nicolas Sarkozy est de droite, donc comme il est de droite, c’est obligatoirement le gentil.

François Hollande est de gauche, donc comme il est de gauche, c’est évidemment le gentil.

 

Or, dans la réalité, on a juste deux incompétents !

La cassure droite gauche est d’abord une question d’approche sociétale.

Si on est de droite, on admet que c’est l’individu qui prime.

Si on est de gauche, on construit selon le collectif.

 

Or, les deux approches ne sont pas bonnes.

Si on construit l’individu, on le construit contre les autres.

Mais si on construit le collectif, on empêche l’individualité de se construire, d’exprimer ses points forts.

 

En fait, les deux approches ne doivent pas être opposé mais bien complémentaires.

Dans une équipe de football, le collectif a besoin d’un Zidane pour pousser vers le haut.

Mais Zidane a lui aussi besoin d’un collectif pour qu’il puisse s’exprimer.

Il a besoin d’un collectif pour construire le jeu qui lui permettra de faire les passes décisives.

 

Donc, d’un point de vue sociétal, la cassure Gauche/Droite est déjà inadaptée à faire avancer la société.

 

Mais derrière la cassure Gauche/Droite, il y a aussi la question de l’économique.

Pour la droite, c’est une économie  libérale avec le moins de contrôle de l’Etat.

Pour la gauche, c’est une économie où l’Etat dirige tout.

 

Pour la droite, c’est une économie localisée. Chaque acteur fait ce qu’il veut.

Mais pour la gauche, l’économie est décidée par un acteur au-dessus, en général l’Etat.

 

Or, là aussi, la question a été réglée. On a eu la chute du mur de Berlin, la réunification allemande et la chute de l’URSS.

 

La base de notre économie est donc capitalisme, basé sur le libéralisme.

Néanmoins, un libéralisme pur ne marche pas non plus.

 

En ne mettant aucunes règles du jeu, on pousse à la cupidité et un enrichissement au détriment du collectif.

C’est la cause de la crise d’aujourd’hui.

On a aboli idéologiquement les règles pour libéraliser l’économie.

Aujourd’hui, c’est le désastre et les démocraties ont moins de pouvoir.

Dans les exemples, on a la crise des subprimes.

 

Pourtant, la question n’est pas là (même si elle est importante).

 

La vraie question est la place de la France dans la mondialisation.

Effectivement, la mondialisation s’est faite. L’internet a accéléré le mouvement.

Pour ma part, je pense que les règles ne se définissent pas au niveau d’un Etat mais d’un ensemble plus grand, comme l’Europe.

 

Dans la vraie question est la mondialisation et la place de la France dans la mondialisation.

Là, on a trois visions.

On a ceux qui n’ont rien compris à l’économie, comme Nicolas Sarkozy par exemple.

Effectivement, pour raisons électoralistes et clientéliste, il fait une politique de la demande.

Il donne des sous aux ménages, en général les ménages qui votent pour lui.

Or, comme on a un problème de compétitivité, on achète chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour perdre…

 

Dans le reste, on a ceux qui veulent fermer les frontières, principalement Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon.

Ça peut marcher, ça marche même, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr qu’ils soient très heureux là-bas.

 

Puis il y a ceux qui expliquent qu’il faut jouer le jeu de la mondialisation, comme un certain François Bayrou.

Il n’est pas seul. On a Alain Juppé, François Fillon, Manuels Valls, Emmanuel Macron…

 

Accepter Bayrou, c’est accepter que la cassure droite-gauche est inepte est qu’il faut voir le monde socialement et économiquement différemment.

 

Le second, est l’approche des problèmes.

Les gens comme Nicolas Sarkozy ou Martine Aubry, ils ont déjà la solution à nos problèmes.

Mais ils ne connaissent pas nos problèmes, et surtout, ils ne vont pas chercher à comprendre vos problèmes.

Mais ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution aux problèmes que vous rencontrez et qu’ils ne connaissent pas.

Pire, une fois élus, ils vont appliquer leurs solutions ineptes et   immatures à vos problèmes, empirant votre situation !

 

Au contraire, des gens comme François Bayrou (et moi, à mon petit niveau), n’ont pas de solutions.

On a mieux, on a une méthode !

Basé sur le livre de Descartes.

On sait où l’on veut aller, mais on ne sait pas comment y aller.

On fait donc un diagnostic, un état des lieux pour construire un plan d’action.

 

Il y a de fait une véritable différence politique.

D’un côté il y a des gens qui partent de croyances pour appliquer des recettes magiques.

De l’autre, il y a des gens qui font un diagnostic pour construire un plan d’action à partir d’une réflexion solide.

 

Enfin, il y a une question de gouvernance.

Nicolas Sarkozy dirige pour une minorité et une oligarchie au détriment de l’intérêt général.

François Bayrou dirige pour l’ensemble des  français, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Avec Nicolas Sarkozy, seulement une minorité va gagner beaucoup au détriment et contre le plus grand nombre.

 

Avec François Bayrou, on ne va pas gagner beaucoup, mais l’ensemble sera gagnant, car on gagnera sur la globalité, et il n’y aura pas de perdants.

 

De fait, Nicolas Sarkozy veut diriger sur une base étroite pour imposer ses solutions perdantes pour le plus grand nombre afin de faire gagner un petit nombre et une oligarchie.

 

Au contraire, François Bayrou veut diriger pour l’ensemble des Français pour diriger dans l’intérêt général.

 

De fait, Nicolas Sarkozy ne veut surtout pas de coalition.

 

Au contraire, François Bayrou veut une large coalition pour réussir les réformes qui permettront à l’intérêt général de gagner, et à tous les français de s’y retrouver.

Il a besoin d’une coalition pour que chaque membre apporte la pierre à l’édifice et construise les réformes qui marchent.

 

Je me permets également de rappeler qu’en Allemagne, c’est une coalition Gauche/Droite qui a permis les réformes.

 

Je pense aussi que si le PS ne veut pas de François Bayrou, c’est que celui-ci lui rappelle que tous les partis de gauche de gouvernement en Europe se sont social-démocraties et ont accepté l’économie de marché.

Tous, sauf un, le PS français.

 

De fait, la place de François Bayrou est bien une question politique.

Et pour éviter un danger public, appelé Nicolas Sarkozy, qui n’a rien compris à l’économie, qui est sectaire, veut imposer sa vision immature, diriger pour une oligarchie au détriment de la majorité qui elle perdra, et ne veut pas de coalition, j’irai à la primaire et je voterai Alain Juppé pour stopper ce danger !

1 novembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Présidentielle 2017. Le camp Sarkozy insulte encore les centristes (Blog du centrisme)

A faire passer : Cet excellent article du blog du centrisme.

En ce qui me concerne, je vote certes Alain Juppé à la primaire de la droite, intérêt général et avenir de la France obligent, mais je ne me sens pas lié au résultat de la primaire.

Hors de question de voter Nicolas Sarkozy (sauf menace Le Pen car j’arrive encore à différencier Le Pen de Sarkozy, même si j’ai de plus en plus de mal).

Il est hors de question que Nicolas Sarkozy fasse un second mandat.

La France est malade. Elle a besoin d’un médecin à sa tête. Pas d’un malade comme Nicolas Sarkozy, ou François Hollande.

 

Nicolas Sarkozy déteste les centristes mais aime leurs votes…

A la primaire de LR, il ne pourra guère compter que sur quelques pourcents d’entre eux et le ralliement à sa personne de quelques membres de l’UDI, dont le centrisme est pour le moins contestable et suspect mais dont l’opportunisme, lui, ne fait aucun doute ainsi que la reconnaissance du ventre.

Devant cette désaffection du Centre qui veut éviter à tout prix sa désignation comme candidat de LR et son retour à l’Elysée, la machine à insulter ceux qui ne sont pas avec lui de Nicolas Sarkozy a, une nouvelle fois, pris les centristes pour cible.

Selon son fidèle lieutenant, Eric Ciotti député de droite radicale des Alpes-Maritimes, au micro de Public sénat et de Sud radio, le soutien massif des partis centristes à Alain Juppé montre que «certains ont des convictions comme boussole, d’autres ont l’air du temps».

Et d’ajouter: «tout cela est classique».

Les élus centristes apprécieront mais ne seront pas surpris de ces insultes qui ne sont pas nouvelles.

Quant aux sympathisants centristes dont les sondages indiquent que ceux qui voteront à la primaire LR le feront à 95% pour Alain Juppé lors du deuxième tour face à Nicolas Sarkozy et qui voteront en masse pour le maire de Bordeaux à la présidentielle alors qu’ils se détourneront de l’ancien président de la république, apprécieront le fait d’être traités d’opportunistes, de n’avoir pas d’autres idées et de convictions politiques que celles de l’air du temps!

Selon un sondage Elabe réalisé le 12 octobre, 84% des sympathisants du MoDem et 86% de ceux de l’UDI ont une bonne opinion d’Alain Juppé alors que seuls 15% et 25% d’entre eux respectivement disent la même chose à propos de Nicolas Sarkozy.

Quant à ceux qui participeront à la primaire, 97% sont prêts à voter pour Juppé pour le second tour quel que soit son adversaire alors qu’ils ne sont que 16% à dire la même chose de Sarkozy, selon un sondage Opinionway.

Ces chiffres montrent que les attaques du camp Sarkozy n’ont aucune justification alors que le soutien des élus centristes est totalement justifié, lui, par rapport aux souhaits de leur électorat.

Reste à savoir avec ces propos qui s’accumulent depuis dans années, comment Sarkozy sera capable, s’il gagne la primaire de LR, d’attirer ces «opportunistes» de son côté, surtout de les faire voter pour lui…

(Sondage Elabe pour BFMTV réalisé du 9 au 12 octobre 2016 par internet auprès d’un échantillon de 4066 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points // Sondage Opinionway pour Atlantico réalisé du 7 au 11 octobre 2016 par internet auprès d’un échantillon de 700 personnes de plus de 18 ans représentatif de la population française sûre d’aller voter à la primaire LR / méthode des quotas / marge d’erreur de 3 points)

 

Alexandre Vatimbella

16 octobre 2016 Posted by | Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , | Laisser un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (3/4) : Je ne pense pas que François Bayrou fera un score

Le sujet fâche, mais je pense qu’il faut l’aborder si on aborde une réflexion globale sur l’élection présidentielle 2017.

 

En ce qui me concerne, je suis persuadé que François Bayrou ne fera pas un score lors de la prochaine présidentielle (s’il y va).

Pire, si Nicolas Sarkozy est désigné candidat à l’issue de la primaire de la droite, je pense même que la candidature de François Bayrou, dans un contexte économique difficile, dans un contexte social difficile, dans un contexte moral difficile, une élection dont les dés sont déjà pipés, et où le Pen sera au second tour, est une candidature qui risque d’être contre-productive.

 

Mais je dois clarifier ma position vis-à-vis du Modem, d’abord.

 

Je suis toujours adhérent au Mouvement démocrate.

Idéologiquement, le Modem est toujours le parti dont je suis le plus proche.

Je crois à la nécessité d’un centre qui casse le clivage gauche-droite.

Je crois à la nécessité d’un centre qui soit moteur pour construire l’axe central.

Je crois à la nécessité d’un centre qui clarifie le débat politique tant qu’il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé d’un côté, et entre Manuels Valls et Martine Aubry de l’autre.

 

Enfin, je crois à un centre qui pousse à une approche plus pragmatique de la politique et non idéologique. Je crois qu’il faut un centre qui lutte contre le clientélisme politique.

Je pense qu’il faut un centre qui parte d’un diagnostic et non pas de certitudes.

 

En théorie, ce centre, c’est le Mouvement Démocrate.

 

Or, les actes, au Modem, n’ont pas suivi.

 

Il faut aussi remonter un peu dans le passé.

Le Modem s’est construit contre Sarkozy. Je n’ai aucuns regrets. Sarkozy est un président qui a été vraiment médiocre et je suis fier d’avoir été dans l’opposition.

Si c’était à refaire, je le referais.

Rien que de penser que Nicolas Sarkozy puisse revenir, ça m’exaspère.

 

Néanmoins, la situation politique a changé.

Aujourd’hui, c’est François Hollande le président, et il est particulièrement médiocre.

A l’époque de Nicolas Sarkozy, c’était normal d’aller vers la gauche.

Aujourd’hui, j’estime qu’il est normal d’aller vers la droite.

Néanmoins, je rappelle que le président des républicains est un certain Nicolas Sarkozy… Un ennemi du centre !

 

A l’époque de Jean François Copé, on pouvait avoir un doute, l’élection a été séré et Jean François Copé a triché.

Mais Nicolas Sarkozy a été élu clairement à la tête des républicains.

 

Au final, ce n’est pas le fait qu’on aille vers la droite qui me gêne, c’est la façon dont on y va !

C’est-à-dire sans essayer de peser et sans essayer de faire émerger la droite modérée, au détriment de la droite dure, notamment Nicolas Sarkozy.

 

Par ailleurs, j’ai voté François Bayrou en 2007 et 2012. Là aussi, je n’ai aucuns regrets. Si c’était à refaire, je le referai.

D’autant que je considère qu’il a eu raison sur l’essentiel.

 

Il a eu raison sur la dette, fléau qui plombe notre économie, sur les questions économiques, sur l’école, sur les institutions, et sur la moralisation de la politique.

Beaucoup de candidat à la primaire (excepté Nicolas Sarkozy, mais là, son cas est désespéré) ont repris en grande partie ses analyses, analyses qui se sont souvent révélés exactes.

 

Par ailleurs, il a montré un point fondamental, si le centre veut faire un score, il doit s’ouvrir à l’électorat centre-gauche.

 

Au fond, François Bayrou a réussi son entré dans le débat public. Il a malheureusement raté sa sortie.

Il n’a pas su passé la main à une personne digne pour reprendre le flambeau.

 

Pour ma part, je pense qu’il y a trois raisons qui font qu’aujourd’hui, François Bayrou risque d’être handicapé pour faire un score.

 

La première est que ça sera sa quatrième élection présidentielle.

C’est vrai qu’en France, on est très (voir trop) ouvert.

On admet que l’on puisse se présenter 3 fois de suite à l’élection présidentielle.

François Mitterrand et Jacques Chirac ont été élus au bout de la troisième fois.

Néanmoins, 4 fois c’est beaucoup trop.

On l’admet pour les candidats protestataires (Arlette Laguiller, Jean Marie Le Pen) mais pas pour un candidat qui y va pour gagner, pas pour un candidat qui y va pour être président.

Il y a un moment où il faut renouveler.

 

La seconde raison est qu’il n’est pas en mesure de rassembler le centre droit.

L’UDI ne veut pas entendre parler d’une candidature François Bayrou.

A la décharge de François Bayrou, il n’est pas le seul responsable. Pour moi, les torts sont partagés.

Il est vrai (je l’ai vu en particulier localement) que l’UDI préfère perdre plutôt que de peser avec le Modem.

Mais c’est également vrai du côté Modem…

Au final, on est dans la Fable de la Fontaine le Chat, la Belette et le petit Lapin.

Conclusion : On s’est fait bouffé par les républicains et surtout Nicolas Sarkozy.

 

Enfin, pour faire un score, François Bayrou doit également réunir le centre-gauche. Pour ma part, contrairement à 2007, je l’en crois incapable.

 

Là, la responsabilité en incombe à François Bayrou seul. Par des décision contre nature, François Bayrou a zappé ce qui est sensé faire la force du Modem : Etre un centre à géométrie variable, capable de plaire au centre-gauche, et à la gauche modéré.

 

Or, je crains que cette fois-ci, le Modem passe à la caisse, et que l’addition soit très salée.

 

Effectivement, depuis 2012, le Modem a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire.

Dans les exemples (malheureusement non exhaustif), on a soutenu Wauquiez dès le premier tour, on a soutenu Peltier dès le premier tour, on a lâché Blanche Muhlmann à Asnières (ce jour-là, d’ailleurs, j’ai vraiment eu honte d’être au Modem)…
Comment voulez-vous être crédible avec un tel palmarès vis-à-vis des électeurs de la gauche modérée?

 

Ce n’est pas pour rien qu’Emmanuel  Macron réussi aujourd’hui une OPA sur les électeurs de François Bayrou.

Selon les derniers sondages,  Le Pen est en tête avec 25,5%, suivi de Sarkozy (19%), Macron (18,5%), Mélenchon (11%), Hollande (9%) et enfin Bayrou (7%).

 

6ème position !!!!!

Or, sachant qu’une nouvelle présidence Sarkozy serait une catastrophe, il est impératif que :

  1. L’axe centrale élimine Sarkozy (et Le Pen évidement)
  2. Au pire, de faire un score.

Or, la somme des voix (Bayrou + Macron) fait 25,5%, soit presque autant que Le Pen, et permet d’éliminer Sarkozy.

 

Je sais que Bayrou veut être président. Mais il y a un moment où l’intérêt général doit primer.

Et l’intérêt général, c’est d’éviter Le Pen ou Mélenchon à l’Elysée.

C’est d’éviter un second mandat de Sarkozy ou Hollande.

C’est de donner également du poids à l’axe central, et au centre en particulier.

13 octobre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale, Présidentielles 2017 | , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Ma réflexion sur l’élection présidentielle 2017 à l’approche des primaires (2/4) : Pour l’axe central, ça va être compliqué…

L’axe central, c’est ce qu’il faut pour la France.

 

Mais qu’est-ce que l’axe central ?

 

C’est le camp des gens qui pense qu’il faut manier l’économie et le social.

C’est l’axe qui part d’abord du diagnostic pour construire un projet et un plan d’action.

C’est l’inverse des conservateurs, qui ont une vision dogmatique des choses et qui ont de sacro-saints principes qu’il ne faut jamais remettre en cause, même si ça bloque tout.

 

Les conservateurs sont d’ailleurs les ennemis de l’axe central.

En plus des extrémistes, dans le camp des conservateurs, on trouve Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez et Jean François Copé (pour la droite), Martine Aubry et Arnaud Montebourg pour la gauche.

 

Il est intéressant de noter que les conservateurs veulent généralement diriger sur une base la plus étroite possible.

 

Et puis, il y a l’axe central.

On y trouve Alain Juppé pour la droite, Jean Christophe Lagarde pour le centre droit, François Bayrou pour le centre, Emmanuel Macron pour le centre gauche et Manuels Valls pour la gauche.

 

Le problème, c’est que contrairement à l’Allemagne ou l’axe central s’est regroupé pour réformer (on a une coalition SPD/CDU), en France, l’axe central est extrêmement divisé.

Pire, le système électoral est un facteur aggravant.

 

Dans l’axe central, on a d’abord ceux qui pense que l’axe central, c’est leur camps. Ceux-là estiment que c’est l’un des deux grands partis qui doivent être le moteur de l’axe central. En fait, ils ne roulent pas pour l’axe central, mais pour l’un des deux grands partis.

 

Dans cette catégorie, on a Alain Juppé et Manuels Valls.

Alain Juppé n’a-t-il pas dit que si la primaire est honnête, il soutiendrait le gagnant de cette dite primaire, notamment si c’est Nicolas Sarkozy ?

 

Et puis il y a le centre.

Là, c’est vraiment le Chat, la Belette et le petit Lapin (fable de La Fontaine).

Au lieu de travailler à construire un rassemblement centriste capable d’être le moteur de l’axe central, l’UDI et le Modem se sont crêpé le chignon.

Quand l’UDI dit noir, le Modem s’empresse de dire rouge.

 

Pire, ils ont cherché à avoir le plus d’élus au détriment d’un positionnement clair.

L’alliance avec Laurent Wauquiez dès le premier tour aux élections régionales, un ennemi du centre et de l’axe central, est l’exemple symbolique de cette déchéance morale du centre.

 

Le problème, c’est que Sarkozy, qui déteste le centre, et qui est un ennemi du centre, a tout fait pour démolir le centre.

Le problème c’est qu’il y est arrivé, avec l’aide des centristes…

 

Centre divisé, décrédibilisé et inaudible, axe central non réuni, ça n’inaugure rien de bon pour la suite…

9 octobre 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Malakoff, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Centrisme contre tous les clientélismes (Blog du centrisme)

Rien à dire, c’est tellement vrai que je me permets de copier cet article du blog du centrisme.

 

A chaque élection ressortent les clientélismes de droite et de gauche.

Nicolas Sarkozy vient à nouveau de jouer cette carte peu reluisante avec ses déclarations sur nos ancêtres les Gaulois pour, dans un populisme démagogique de bas étage à la Trump et à la Le Pen, s’attirer la clientèle de la droite radicale et de l’extrême-droite.

La stratégie sarkozyste est, en effet, identique à la stratégie trumpienne et lepéniste.

Il faut s’attirer tout l’électorat en colère qui a refoulé plus ou moins sa frustration pour l’enrôler, à la manière du Front national dans une vague où la peur du lendemain, l’exclusion de l’autre et les promesses d’un nouvel ordre moral dominent et se mélangent entre elles sans aucune vision politique autre que de conquérir le pouvoir pour le pouvoir.

Il sera toujours temps, à l’instar de Trump et avec la complicité de certains médias, de se recentrer pour attirer le pourcentage d’électeurs qu’il faut pour gagner la primaire, surtout la présidentielle.

Même si Donald Trump perd en novembre l’élection présidentielle américaine, cette stratégie donne de bons résultats.

Sarkozy n’est évidemment pas le seul à draguer un tel électorat.

La famille Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont déjà positionnés sur le créneau populiste et la dénonciation des «méchants», ceux qui soi-disant empêchent le bon peuple d’être heureux.

Il n’est pas non plus le seul à utiliser sans vergogne le clientélisme.

Il suffit de regarder les derniers discours à gauche et en particulier ceux des leaders du PS mais aussi de François Hollande et de Manuel Valls pour s’apercevoir que l’on en revient petit à petit à la phraséologie de la division simpliste des «eux contre nous» et des promesses démagogiques envers tous les groupes socioprofessionnels dont les socialistes sont devenus les porte-voix.

Bien entendu, à droite, les candidats à la primaire de LR ne sont pas en reste même s’ils sont plus en retenue que Sarkozy, sauf évidemment, Jean-François Copé.

Tout ce beau monde lorgnera ensuite sur les électeurs centristes et, plus largement, sur la frange modérée de l’électorat en se parant d’une image responsable.

Consternant mais souvent efficace…

Car, malgré ce qu’a prétendu Nicolas Sarkozy, que les centristes n’ont jamais permis de gagner une élection, montrant une nouvelle fois son mépris pour ceux-ci, les quelques pourcentages qui feront la différence au premier tour (en prenant le schéma actuel où Marine Le Pen est qualifiée pour le second) se trouveront au centre.

Ce qu’a très bien compris Emmanuel Macron, d’ailleurs, qui talonne l’ancien président de la république dans un dernier sondage et enfonce François Hollande et François Bayrou.

Le Centre et le Centrisme détestent les clientélistes, les démagogues et les populistes.

C’est la négation de leur vision politique où la responsabilité et le réformisme sont essentiels pour gouverner afin de mettre en place un progrès pour tous et non pour des clientèles captives que l’on brosse dans le sens du poil à chaque élection.

Oui, mais voilà, les partis centristes sont, non seulement, faibles mais désunis, incapables de présenter un front commun pour défendre leur valeurs, leurs principes et leur projet.

Pire, ils recueillent en leur sein nombre d’opportunistes ou d’ambitieux qui n’ont d’autres buts que leur propre personne et leur propre avenir.

Ils gangrènent le cœur même du fonctionnement de ces partis et les font apparaître comme un rassemblement de gagnes-petits aux comportements misérables et à l’arrivisme pitoyable, pendant que l’on attend de ceux qui ont de vraies convictions centristes, qu’ils aient le courage d’aller au combat quel que soit le résultat arithmétique.

S’il n’y a pas de candidat centriste à la présidentielle, cette absence permettra à tous les clientélismes de prospérer sans réel contradicteur.

Ce serait grandement dommageable pour le pays et son avenir.

22 septembre 2016 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les investitures chez les républicains

Ça y est, les investitures sont tombées pour les républicains.

 

Et c’est mauvais signe, car c’est du Sarkozy tout craché.

 

Bon, il y a évidemment l’investiture de Balkany, ajouté de celle de Manuel Aeschlimann, qui représente le clan Sarkozy avec tous les travers inimaginable.

 

Mais il convient d’ajouter plusieurs points.

Le premier est que l’on trouve beaucoup de droite dure.

En particulier, on a Philippe Pemezec et Camille Bedin.

 

On a aussi des carriéristes, comme Clément Forestier, dans notre circonscription.

 

Mais c’est avant tout un moyen de faire taire les modérés.

C’est Sarkozy qui choisit les députés, indépendamment   du résultat de la primaire.

 

Si Fillon ou Juppé gagnent, ils vont avoir du mal à imposer une politique dans l’intérêt général.

 

Mais ça montre une constante Sarkozienne, l’envie de diriger sur un socle minimal, alors qu’il faudrait bâtir des coalitions, comme en Allemagne, afin de s’en sortir enfin, et faire des réformes où tout le monde s’y retrouve.

 

Et surtout, c’est un camouflet pour le centre.

Certes, les sortants UDI n’ont pas de concurrents, mais ils n’ont aucune circonscription nouvelle.

Et lorsqu’il s’agira de construire une coalition, face à des candidats républicains déjà en campagne, ça sera difficile de faire valoir ses droits.

 

Bref, Sarkozy, qui pense qu’il va gagner la primaire, espère diriger seul la France sur une base réduite pour une minorité.

Du Sarkozy quoi.

Et comme d’habitude, il piétine le centre, centre qu’il méprise tant.

 

Le problème, c’est que le centre l’a mérité.

Je l’avais d’ailleurs déjà écrit lors des régionales.

 

En ne faisant pas une liste au premier tour, et en y allant avec la droite dure comme Wauquiez et Peletier, on a invité la droite dure à prendre le centre pour des paillassons.

 

Pourquoi s’en priveraient-ils, puisqu’on les y a invités…

 

Résultat : On a besoins des idées centristes, mais on est affaibli et on ne pèsera pas dans la prochaine législature.

 

En fait, on ne sera même pas présent.

 

Tout ça à cause d’un travail peu sérieux… Comme je l’avais écrit

 

Évidemment, je suis furax, et aussi inquiet pour la suite.

23 juin 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Législatives 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire