Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Là, François Fillon dépasse les bornes !

Certes, mon choix de soutenir Emmanuel Macron s’est fait avant le Pénélope Gate.

Mais il est clair que le Pénélope Gate m’a conforté dans mon choix.

 

Bon, résumons :

 

François Fillon est un menteur, il a été pris la main dans le sac.

 

François Fillon veut être monsieur Propre, mais c’est juste un vulgaire Balkany.

 

François Fillon demande des efforts, mais ça ne l’a pas empêché de s’enrichir sur le dos de la France en faillite.

 

François Fillon a expliqué que l’on n’imaginait pas le général de Gaulle mis en examen, mais lui, il s’en branle et continue.

 

Il n’a pas d’honneur, pas de parole et j’en passe.

 

Mais là, trop c’est trop.

 

Il s’en prend à la justice, organisant une manifestation contre le coup d’Etat de la justice (alors qu’il est contre les manifestations), et le canard enchainé reçoit des menaces. Un comble d’ailleurs, car il ne fait juste que son job !

 

Là, c’est la démocratie qui est attaqué.

 

Le moment de rappeler deux principes indispensables dans le fonctionnement d’une démocratie.

 

Le premier est celui de séparation des pouvoirs, en l’occurrence du pouvoir judiciaire, législatif et exécutif. Ce principe repose sur le fait qu’en démocratie, aucun de ces pouvoirs ne doit être dans les mains d’une seule personne.

En France, nous devons ce principe à Montesquieu (1689-1755).

Il est apparu suite à la monarchie absolue, dont l’apogée est louis XIV (qui a régné de 1643 à 1715).

Effectivement, selon son bon plaisir, Louis XIV pouvait, si votre tête ne lui revenait pas, vous envoyer à la Bastille, et sans procès !

Y compris si vous étiez innocent !

 

Dans le cas de François Fillon, la justice ne fait que d’enquêté. Bref, elle ne fait que son travail. Et François Fillon peut se défendre. Il a des avocats pour ça. S’ils sont mauvais, il a qu’à les changer !

Jusqu’à preuve du contraire, François Fillon n’est pas enfermé à la Bastille selon le bon vouloir de François Hollande.

 

Et puis il y a la liberté de la presse.

Les menaces sur le canard enchaînés sont inadmissibles !

Je vais me permettre de rappeler un fait.

Un journal, que je n’aime pas (et que en général je n’achète pas) a publié des caricatures de Mohamed. La suite a été sanglante, avec de vrai mort, car certaines personnes n’approuvaient pas les caricatures.

 

Dire que François Fillon ose se dire candidat de la Droite et du Centre, alors qu’au Centre, la démocratie est un bien précieux.

 

En ce qui me concerne, je suis plus attaché à la démocratie qu’à la république, et je préfère vivre dans une monarchie parlementaire (comme en Espagne ou au Royaume Uni) que dans une république dictatoriale (comme en Russie).

 

François Hollande a certes beaucoup de défauts, mais au moins, les corrompus, il les a virés !

 

Ce qui fait que sauf menace Le Pen, il est hors de question que je vote François Fillon.

Y compris dans un second tour Hamon/Fillon où je voterai blanc !

 

Et s’il continue comme ça, il risque de faire sauter le « sauf menace Le Pen » …

 

A lire :

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1 mars 2017 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Pour le Centre, participer à la primaire UMP, c’est se tirer une balle dans le pied

Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, prépare les primaires à sa façon.

C’est un article sur le Lab politique d’Europe 1 qui l’explique.

 

Tout est dit dans la phrase de Brice Hortefeux :

« Cette primaire avait été conçue comme un obstacle à son retour, elle va devenir un booster. Chaque jour qui passe est un peu moins d’oxygène pour Juppé et les autres. »

 

Pour remettre les choses aux points, je précise que je n’ai pas participé à la primaire PS en 2012, même si j’avais de la sympathie pour Manuels Valls.

Effectivement, par une signature sur je ne sais quel document, je ne voulais pas être, à l’occasion du second tour, obligé de voter un Arnaud Montebourg ou une Martine Aubry.

 

De toute façon, j’avais l’intention de voté François Bayrou au premier tour.

 

J’aurais pu voter François Bayrou au premier tour, et un bon candidat de droite au second (c’est-à-dire quelqu’un qui ne s’appelle pas Sarkozy), mais je pense que c’est de la malhonnêteté.

Ce n’est pas ma conception de la politique.

 

Comme je l’avais déclaré à une de mes proches, personnellement, je ne sais pas choisir entre Martine Aubry et Nicolas Sarkozy.

 

Et par extension, je ne sais pas choisir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

 

Pour moi, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont tous les deux dangereux pour la France.

 

Au final, au second tour de la présidentielle 2012, j’avais voté blanc. Et je ne regrette pas mon choix aujourd’hui.

 

La réponse, en ce qui me concerne, sera la même pour les primaires de l’UMP.

Je refuse d’y participer et d’être obligé de voté Nicolas Sarkozy, qui a coulé la France, qui a une morale contestable et qui a un narcissisme trop élevé.

Nicolas Sarkozy, c’est un enfant tyran (au sens du docteur Pleux).

Si Nicolas Sarkozy a perdu, ce n’est pas à cause de François Bayrou, mais de lui !

Mais là, il n’est pas capable de le comprendre.

 

Pour en revenir à la primaire UMP, il faut comprendre une chose : Nicolas Sarkozy n’aime pas le débat.

Il n’aime pas la concurrence.

De fait, il n’aime pas la démocratie car la démocratie, comme le dit Schumpeter, dans la pratique, c’est la concurrence.

Schumpeter définit la démocratie comme un système de concurrence sanctionné par le peuple.

 

Or, Nicolas Sarkozy n’a pas de visions, il n’a pas de convictions et il n’a pas de réflexions.

Par exemple, il était contre la TVA sociale en 2007 mais pour en 2012.

 

Sarkozy n’a pas de visions, mais il veut être président.

Il lui faut donc tuer la concurrence dès le premier tour de l’élection présidentielle, en évidant toutes candidatures de droite, et si possible, une candidature centriste.

 

Il pourrait effectivement tomber sur un candidat de droite qui lui, a des idées…

 

Du coup, il va utiliser la primaire pour tuer la concurrence lors du premier tour de l’élection présidentielle.

 

Il va jouer la dispersion des voix pour tuer ce qu’il estime être son principal rival : Alain Juppé.

 

Pour cela, il va multiplier les candidatures à droite.

« Il faut que toutes les personnalités qui le souhaitent puissent se présenter à la primaire UMP. […] C’est très bien que Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire et François Fillon concourent. Ils piqueront tous des voix à Alain Juppé… »

Pour y arriver, il fixe le nombre de parrainages relativement bas, les candidats devront recueillir le soutien de 250 élus répartis sur au moins 30 départements, parmi lesquels 25 parlementaires minimum.

 

Mieux, il va laisser l’UDI participer à la primaire.

A l’UDI de fixer les conditions pour y participer.

Et pour les rouler dans la farine et les faire frire, Nicolas Sarkozy va laisser trois têtes de liste aux régionales à l’UDI :

La Normandie pour l’ancien ministre Hervé Morin, le Centre pour le député Philippe Vigier et Bourgogne-Franche-Comté pour François Sauvadet.

Il est intéressant de noter qu’Hervé Morin et François Sauvadet sont très Sarko-compatible…

D’ailleurs, aux européennes, François Sauvadet avait voté UMP car la tête de liste était Modem.

 

Le problème, c’est que Nicolas Sarkozy risque de gagner la primaire (c’est lui qui l’organise), et qu’il deviendra du coup le candidat de la droite et du centre « légitimement ».

Comme les voix centristes lui seront acquis (il le pense), il se dispensera par la suite d’avoir des idées centristes, et ira, surtout au second tour, chasser sur les terres du Front National, avec des propositions démagogiques et inacceptables pour le centre.

 

Mais comme l’UDI aura signé un papier, soit ils seront obligés de défendre des positions anti-centristes, soit ils pourront protester, même se présenter contre Sarkozy, mais ils passeront au mieux pour des cons, au pire pour des gens sans parole.

 

Au final :

« Un centriste, ça se roule dans la farine et ça se fait frire »…

5 avril 2015 Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | 2 commentaires

Sarkozy déteste le Modem

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Il faut rappeler que le Modem s’est construit contre Sarkozy.

Et je n’ai pas de regret sur ce point.

Je n’apprécie pas Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, et lui ne nous apprécie pas.

Au moins, c’est réciproque.

 

Je rappelle que le bilan de Sarkozy est nul, aussi bien socialement qu’économiquement que au niveau de la morale politique.

 

Pire, il rend la frontière entre la droite républicaine et le Front national poreuse. Un casus Belli pour un vrai centriste.

 

Récemment, il expliquait qu’il n’avait pas de problème avec le Modem mais un avec Bayrou.

Il continuait en expliquant que, je cite : « Nous ne pouvons pas faire d’accord avec quelqu’un qui n’est pas dans l’opposition puisqu’il a dit clairement qu’il n’aurait pas voté votre motion de censure (sur la loi Macron). Tant qu’il ne changera pas de position, nous ne pourrons pas discuter avec François Bayrou »

La loi Macron allant dans le bon sens, la voter est peut-être ce que l’on appelle l’intérêt général. Vous savez, ce concept inconnu à Nicolas Sarkozy.

Et puis niveau conviction, il peut parler.

En 2007, il était contre la TVA sociale. Il avait transféré de l’économie à l’écologie un certain Jean Louis Borloo qui c’était exprimé en faveur de la TVA sociale. En 2012, il est pour. Qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour récupérer les voix centristes.

De toute façon, Nicolas Sarkozy n’a jamais rien compris à l’économie. Je renvoie à l’excellent livre de Jean Peyrelevade.

 

Dans le canard enchaîné, il jubile.

« Bayrou a recueilli 0,80% des suffrages, c’est bien. Il est dans les choux. Il n’a même pas pu reconnaître que j’avais gagné. »

 

Mais il est surtout content du mauvais score d’Alain Juppé.

« C’est dommage, ce qui lui arrive. Je vais sans doute être obligé d’aller en Gironde le soutenir (…). En 2017, il aura du mal à passer pour un gendre idéal, à 72 ans. En tout cas, notre victoire va faire taire les critiques. Il va y en avoir moins qui vont croire en Juppé. »

 

Quant au FN, il n’a pas changé. Il met toujours le FN et le PS au même niveau.

Heureusement, Jean Christophe Lagarde a été intraitable, et je l’en félicite.

 

Au final, il y a toujours un problème Sarkozy, il y a toujours un Sarkozy narcissique souffrant de sur-moi.

Le problème, c’est que le Modem, sensé être un centre indépendant à géométrie variable, s’est couché devant cet odieux personnage après l’avoir critiqué à juste titre.

Et c’est le cas dans le 92, ancien fief symbolique de Nicolas Sarkozy.

 

Pour la cohérence du Modem, ce n’est vraiment pas malin. D’autant que Nicolas Sarkozy a été bien élu à la tête de l’UMP.

En ce qui me concerne, sauf menace extrême, je refuse de votre Nicolas Sarkozy en 2017.

30 mars 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Pourquoi le PS sur Malakoff est-il aussi haut ?

Je ne m’y attendais pas, le PS est au second tour des élections départementales sur la circonscription Malakoff/Montrouge.

Pour mémoire, on a :

Ville PS PC UMP/UDI/Modem (SIC…)
Malakoff 26,45 40,67 17,65
Montrouge 30,03 13,2 43,12
Circonscription 28,67 23,62 33,46

 

Certes, le PS est, sur la circonscription, et à Malakoff en particulier, assez fort.

Aux législatives, on avait :

Ville PS PC UMP/UDI
Malakoff 27,28 40,26 14,27
Montrouge 34,44 13,5 36,01
Bagneux 25,53 42,64 15,6
Circonscription 29,93 29,2 24,15

 

Néanmoins, le PS est, à cause de François Hollande, mal vu…

 

En réalité, je pense que le PS bénéficie d’une dynamique Manuels Valls.

A la différence de François Hollande qui est d’accord avec tout le monde, Manuels Valls a su montrer qui est le patron.

Lorsque Arnaud Montebourg a exprimé le fait qu’il n’était pas d’accord avec la politique du gouvernement, Manuels Valls a expliqué clairement à François Hollande que c’était lui ou eux.

Depuis, on ne sait plus ce que les gauchistes du PS sont devenus.

Il paraît qu’Arnaud Montebourg a repris ses études…

 

Je partage aussi l’avis de Luc Ferry, il me semble, sur la loi Macron et le 49-3.

Contrairement à ce qui a été dit, Manuels Valls s’est crédibilisé.

Avec le 49-3, il a fait preuve d’autorité et de volonté pour réformer la France.

Avec Manuels Valls, on ne rigole pas.

C’est lui le patron.

 

Mieux, il a mis tout le monde devant ses responsabilités.

Et il a montré que l’UMP de Sarkozy est dans une logique politicienne et d’affrontement stérile contraire à l’intérêt général…

Et l’UDI, à l’exception de 7 députés, on est tombé dans le panneau.

 

Le PS, on savait qu’il allait perdre. Mais contrairement aux européennes, l’effet Manuels Valls a joué, et le PS ressort la tête haute.

 

Mais ce n’est pas tout.

Je pense que les sympathisants centristes, à l’exception de ceux qui sont à l’UDI, ont voté pour Catherine Picard.

Effectivement, tout comme moi, ils n’ont pas du apprécié le discours fluctuant du candidat UMP et ils n’ont sans doute pas apprécié que le Modem se couche.

Evidemment, je n’ai pas de preuve de ce que j’avance, ce n’est, pour l’instant, qu’une hypothèse.

 

Disons que je pense que les (ex ?) sympathisants Modem et que le centre gauche a voté Catherine Picard.

Le fait que le Front Démocrate (Jean-Luc Bennahmias) commence à être actif sur Malakoff est un argument allant dans ce sens.

 

Mieux, en 2014, Malakoff Plurielle a débauché, à mon grand regret, dans le centre, et se disait « Gauche, Ecologie, centre ».

Et en 2015, Clément Forestier affichait clairement un soutien centriste après avoir mis en place un rapport type UMP-Nouveau centre.

 

Du coup se pose une question qui fâche où j’ai évidemment des éléments de réponses.

 

Sachant que Montrouge est une ville géré par un maire UDI.

Sachant que les centristes ont, à mon avis, fait l’élection de Catherine Picard.

Sachant que Malakoff est une ville propice à l’électorat centriste.

Sachant qu’aux européennes, le centre (9,32%) faisait presque jeu égal avec l’UMP (9,79%).

Sachant que Malakoff plurielle affichait fièrement « Centre » après avoir débauché dedans.

Sachant que la dernière fois, on avait un élu centriste.

Le centre n’avait-il pas intérêt à se présenter aux municipales 2014 ? Aux départementales 2015 ? Mieux, à piloter une candidature d’alliance de la droite et du centre qui à mon avis, aurait fait mieux qu’une candidature Forestier ?

 

Je pense qu’avec une candidature beaucoup plus centriste aux départementales, l’opposition aurait fait les 20% à Malakoff, et que les 50% aurait été atteint à Montrouge.

Catherine Picard n’aurait peut-être pas été au second tour.

 

Bref, pourquoi le centre ne montre pas qui il est et préfère se faire rouler dans la farine et frire à chaque fois ?

A croire que les centristes n’ont pas d’amour propre…

 

En ce qui me concerne, j’en ai marre que Malakoff Plurielle et l’UMP décide ce qui est bon pour le centre.

27 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Départementales: à la recherche d’élus, les partis centristes en rang derrière l’UMP (Blog du centrisme)

Je me permets de reproduire ici un article du blog du centrisme.

Cet article résume parfaitement la situation du centre pour ces départementales (hélas)…

On ne peut comprendre la stratégie d’alignement et d’alliance quasi-systématique de l’UDI et du Mouvement démocrate sur et avec l’UMP pour les élections départementales dont le premier tour a lieu ce dimanche 22 mars, que dans le cadre d’une recherche par les partis centristes de la plus grande efficacité possible afin d’avoir le plus grand nombre d’élus.

Ainsi, sur 700 candidatures UDI, seules 127 sont labellisées que du parti.

Et sur 342 candidatures MoDem, une cinquantaine sont étiquetées uniquement Mouvement démocrate.

Ce qui fait que les candidatures exclusivement UDI ou Mouvement démocrate représentent moins de 10% des cantons.

Une arithmétique qui se veut réaliste mais qui pose problème.

Les partis centristes veulent reconstituer leurs réseaux d’élus locaux respectifs (très bas à l’UDI malgré la présidence de 13 Conseils généraux, famélique au MoDem) mais veulent également profiter pleinement de la probable déconfiture du PS et de l’impossibilité du FN d’avoir de nombreux élus malgré son bon score du premier tour (aux alentours de 30% dans les sondages) pour gagner de très nombreux sièges supplémentaires.

Evidemment, cela ne se fait guère sur un programme commun entre l’UMP, l’UDI et le Mouvement démocrate et cela ressemble plus à de la cuisine électorale qu’à une vision commune de la gestion des départements.

Néanmoins, pour atténuer ce malaise, on pourrait dire la même chose de tous les partis qui présentent des candidats aux départementales

Mais si ce n’est qu’une explication et pas une excuse…

Et même si les enjeux locaux existent et qu’il ne s’agit pas uniquement de comptabilité cynique.

Pour autant, ces élections démontrent par l’absurde l’absence totale de ligne et de projet politiques des partis centristes, aucune discussion de ce type n’ayant eu lieu entre eux ou entre eux et l’UMP.

A part avoir le plus d’élus possibles, on est d’accord pour être contre le PS mais même pas pour faire barrage au FN (puisque les désistements face à un duel PS-FN ne seront pas systématiques et varieront selon les partis).

Les leaders centristes affirment que cette alliance avec l’UMP démontre que le parti de droite ne peut gagner sans les centristes et que ceux-ci disposent donc d’une capacité de faire pression sur celui-ci pour faire avancer leurs thèses et leurs candidats.

En revanche, les leaders de la droite expliquent qu’il s’agit d’un ralliement pur, simple et naturel de ces centristes qui penchent à droite et qui ne sont donc qu’à leur place dans une alliance dirigée par l’UMP.

Quelle que soit la bonne explication, force est de reconnaître que l’UDI et le Mouvement démocrate ont été incapables d’aller seuls et unis au sein de l’Alternative – au fait, où est-elle cette «organisation coopérative entre les deux partis?! – à la bataille des départementales.

Cette donc à une sorte de vassalisation de fait de l’UDI et du Mouvement démocrate envers l’UMP que l’on assiste – une fois de plus – et elle pose bien des questions sur la capacité des partis centristes à avoir une réelle indépendance sauf de façade.

Tout le travail de Jean-Christophe Lagarde (UDI) et de François Bayrou (MoDem) est de prouver le contraire au-delà de discours lénifiants et peu convaincants parce que contredits systématiquement par les faits.

Ils ont encore deux ans pour persuader les Français d’une réelle indépendance du Centre ou de leur volonté d’y parvenir, ce qui n’a rien d’une évidence aujourd’hui car cela suppose prendre des risques et avoir du courage, tout ce qui manque dans leur positionnement lors de ces départementales.

Les élections régionales qui auront lieu à la fin de cette année seront peut-être un moment de plus grande indépendance grâce au scrutin proportionnel.

Mais les centristes français demeurent pour l’instant dépendants de la droite pour avoir des élus dans la plupart des élections.

Au risque de n’exister que par elle.

Alexandre Vatimbella

Directeur du CREC

23 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem devient-il un sous-UDI ?

Au vu des soutiens apportés par le Modem lors des cantonales, et la façon dont le soutien est apporté, c’est la question que je suis en train de me poser.

Le problème, c’est que le Modem est en train de perdre des gens de valeurs qui peuvent vraiment apporter un plus.

Ça ne date pas d’hier.

Aux municipales 2014, le Modem avait soutenu à Argenteuil l’UMP contre l’avis de l’équipe local, ce qui avait poussé à la démission un membre actif.

Il faut dire que ça continue aux départementales.

Il y a, à Malakoff, le soutien apporté par le Modem sans conditions à Clément Forestier (UMP), que j’ai commenté ici et ici, et qui est la cause de mon retrait provisoire de la politique active.

Mais j’ai malheureusement d’autres exemples.

A Nanterre, le Modem donne l’investiture à Camille Bedin (UMP), co-fondatrice de la droite forte.

Bien la cohérence !

Du coup, sur Facebook, ça donne ça :

modem_devient_sous_udi1

Et on a les commentaires ici :

modem_devient_sous_udi2

Du coup, on en parle dans le Figaro

Or, à Nanterre, il y a un élu qui a marqué sa patte, Pierre Creuzet (retiré depuis).

Il a fait 12,28% en 2014 et 20,47% en 2008.

Ce n’est pas rien !

Il y a une incohérence de valeur, mais en plus, on casse une équipe qui a un potentiel (pas un membre, une équipe).

L’autre exemple est à Courbevoie avec Jean Philippe Elie. Son crime : soutenir l’opposition PS.

Il s’est engagé avec le PS à l’élection départementale.

J’ai eu l’occasion de discuter avec lui. Il est intéressant.

Là aussi, le Modem lui a savonné la planche.

On a ça :

modem_devient_sous_udi3

Et du coup, on a ça :

modem_devient_sous_udi4

C’est d’autant étonnant que Philippe Elie a été élu conseiller départemental avec le président actuel, David Lefèvre.

Or, à Courbevoie, on a une situation proche de Puteaux.

En particulier, je travaille à la Défense (Esplanade pour la station de métro) et je vis le discours de Grébert sur l’intercommunalité.

Ma tour est à Courbevoie. Mon bureau a une vue qui donne sur Courbevoie et Neuilly.

Et comme la cantine dans ma tour est dégueulasse, je vais dans une cantine qui est sur Puteaux.

A ce rythme, lors d’un procès, Christophe Grébert va s’apercevoir qu’il soutient son adversaire politique : Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Le Modem n’étant pas l’UDI, dans une élection où l’on n’a rien à gagner, n’a-t-on pas l’intérêt à être le Modem ?

N’a-t-on pas l’intérêt à se crédibiliser en restant nous-même ?

N’a-t-on pas, devant nos électeurs, à montrer notre différence et notre spécificité ?

Je pense que ça serait mieux, aussi bien pour nous que pour nos futurs partenaires à qui on apporterait véritablement un plus !

13 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Municipales 2014, politique locale, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Éléments de ma réflexion sur les départementales 2015

Je me suis déjà exprimé sur la gestion de l’UMP et du Modem des départementales sur la circonscription Montrouge/Malakoff, qui est la cause de mon retrait (provisoire ?) de la politique active. Mais ma réflexion est en réalité plus globale, et il aurait été dommage de ne pas la faire partager.

 

Elle se fait sur plusieurs niveaux.

 

Il y a un niveau national, d’abord.

Certes, on est sur une élection départementale, mais l’élection étant politique, il faut avoir cet élément en tête.

D’autant que l’UMP et l’UDI essaye de donner une portée nationale au scrutin via le vote sanction.

Aujourd’hui, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, est revenu à la tête de l’UMP.

Le bilan de Nicolas Sarkozy, aussi bien économique, que social et moral, est une catastrophe.

Il est à rappeler que d’une certaine façon, c’est lui qui a fait élire François Hollande.

Il est indispensable que l’UMP fasse une bonne fois pour toute le bilan de ce quinquennat. Problème : l’UMP a élu à sa tête l’une des personnes responsable de la faillite de la France, ainsi que de la faillite intellectuelle, morale et financière de l’UMP.

 

Ensuite, il y a évidemment un niveau départemental. Il s’agit de l’élection départementale, quand même.

Je dois reconnaître être moins au fait de la politique départementale. On ne peut pas être bon partout.

De plus, je suis pour la suppression du département, échelon en trop, aujourd’hui, dans le millefeuille français.

Il faut aussi rappeler que le 92 est un département difficile.

Dans le Nord, le problème est l’UMP.

On a une UMP maffieuse et/ou dure.

Dans les maires emblématiques, on a Patrick Balkany, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux), Éric Cesari (Courbevoie, il a été mis en cause dans Bygmalion), Manuel Aeschlimann (Asnières) et Philippe Pemezec (qui il est vrai, est dans le Sud du département, au Plessis-Robinson, et qui a détruit un bastion centriste : Clamart).

Dans le Sud du département, le problème est la gauche.

Soit parce que l’on a une gauche moralement contestable (Pascal Buchet à Fontenay-aux-Roses, Philippe Kaltenbach à Clamart), soit parce que l’on a des maires PCF humainement appréciable, mais idéologiquement en retard de plusieurs siècles (Catherine Margaté pour Malakoff, Marie Hélène Amiable pour Bagneux).

Notons que grâce à François Hollande, le problème des maires PS s’est résolu, ils ont été battus en 2014.

Puis il y a le centre du département, les centristes de droite, le bastion UDI, ancien bastion du Nouveau centre d’ailleurs.

On y trouve André Santini (Issy les Moulineaux), Hervé Marseille (Meudon) et Jean Loup Metton (Montrouge).

Puis même si j’ai du respect pour Patrick Devedjian (qui en voulant faire le ménage dans le département s’est mis à dos un certain Patrick Balkany), certaines de ses positions sont en désaccord avec ce que je pense.

Le 92 est un département de première couronne. Or, Patrick Devedjian veut un regroupement avec les Yvelines.

Je comprends le concept de département vivant sur la charité des autres pour le 93.

Néanmoins, contrairement aux Yvelines, les Hauts de Seine est un département de première couronne. La logique de regroupement est au niveau du Grand Paris (ou l’ancien département de la Seine) car de nombreux problèmes, comme l’emploi, le logement, le transport … se posent au niveau du territoire de Paris et de sa proche couronne

 

Puis il y a l’aspect local.

L’opposition sur Malakoff étant vraiment à la ramasse, c’est Montrouge qui décide, comme je l’avais expliqué avec humour.

On ne construit pas nous même notre leader d’opposition, c’est Montrouge qui décide.

Avec la particularité du système, d’ailleurs, à Montrouge, les hommes, à Malakoff les femmes (règle d’ailleurs appliqué sur la liste PS).

 

Pire, cette élection ne permet pas aux centristes de se compter. Le candidat qui mène la danse est UMP, proche de Roger Karoutchi.

 

Que fallait-il faire ?

Dans l’absolu, considérant le centre comme un grand courant de pensé, il aurait fallu une candidature alternative centriste.

Seulement, on est face à deux problèmes.

D’une part, le Modem est très diminué face à un amateurisme politique qui même si je l’ai pratiqué, continue à m’impressionner.

D’autre part, les centristes UDI sont satellisé par l’UMP. Si l’UMP décide, l’UDI suit, même si c’est pour se faire rouler dans la farine.

 

Pour moi, il ne reste donc qu’un seul choix : le vote blanc.

4 mars 2015 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Décodons la notion Sarkozyste « Bayrou le traitre »

C’est connu, pour Sarkozy, Bayrou est un traitre.

Je pense que c’est un peu facile, surtout facile pour ne pas remettre en cause le précédent mandat.

Effectivement, pour moi, c’est Nicolas Sarkozy qui a fait élire François Hollande.

Puis il y avait des désaccords sérieux, comme sur la dette, la pratique des institutions et la morale.

 

D’ailleurs, je me permets de mettre en avance certains tweets de Luc Ferry (ancien ministre UMP de Jacques Chirac) sur la gestion de la droite du 49-3 sur la loi Macron :

« Droite débile : en 5 ans de Sarko elle n’a pas fait la moitié de la loi Macron et elle vote contre. Navrant… »

« La droite qui vote avec les frondeurs, le FN, les Verts, le Front de gauche et le PC : quel désastre intellectuel et moral ! »

 

Mais bon, puisqu’un très bon article de Nicolas Domenach fait le point sur le sujet, je me permets d’en parler.

 

Dans cet article, Nicolas Domenach rappelle que Nicolas Sarkozy a trahit Jacques Chirac en 1995.Il avait choisi Edouard Balladur.

On peut même dire qu’il avait choisi le mauvais cheval…

D’ailleurs, l’article oublie qu’il avait déjà trahi Charles Pasqua en 1983.

 

Mais on peut dire qu’il a eu des exemples.

Jacques Chirac a trahit Jacques Chaban-Delmas en 1974. Seulement, là, Chirac a choisi le vainqueur.

 

Mais l’article rappelle surtout le mépris affiché de la droite, et de la droite gaulliste en particulier, face au centre.

Les bons mots sont souvent synonymes de cet état d’esprit.

Pour Georges Pompidou, « les centristes, il fallait les rouler dans la farine et les faire frire », pour Pierre Mazeaud, « Ce n’étaient que des supplétifs sans colonne vertébrales, des individualistes mollassons, toujours achetables, y compris à petit prix. Des démocrates chrétiens « qui faisaient sauter les petits enfants sur leurs genoux » »

 

Mais l’article a le mérite de parler de la gauche, qui considère les centristes de la même façon que la droite.

François Mitterrand qualifiait le centre de « faux nez de la droite » (je ne la connaissais pas celle-là).

Je précise même qu’il disait que « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ».

19 février 2015 Posted by | Politique | , , , , , | 2 commentaires

De la nécessaire et pourtant impossible scission de l’UMP et du PS

La question est posée dans un excellent article sur le blog du centrisme : Les partis centristes doivent porter la clarification du paysage politique.

 

Effectivement, qu’est-ce qui rapproche un Alain Juppé et un Nicolas Sarkozy ?

Ils sont de droite. Ils ont une vision centrée sur l’individu.

Mais sur le reste, ils sont d’accord sur rien.

Nicolas Sarkozy veut imposer sa politique, soutenu par une faible base, au plus grand nombre.

Il estime qu’être de droite est plus important que le diagnostic et il met à égalité le PS et le FN.

En résumé, pour Nicolas Sarkozy, être de droite est plus important que de trouver des solutions aux problèmes des français.

 

Au contraire, Alain Juppé essaye de partir d’un diagnostic, et à partir de ce diagnostic, il essaye de construire une stratégie qui lui permettra de faire triompher ses idées.

Il différencie dont le PS du FN, le FN étant pire que le PS au niveau des valeurs et de la politique économique à suivre.

 

C’est pour ça qu’il pense qu’un accord global avec des gens pragmatiques, sur des bases plus ou moins saines, est nécessaire.

En gros, il faut gouverner avec le centre, dans une coalition avec le centre, et non pas contre le centre, en l’humiliant, comme aime si bien le faire Nicolas Sarkozy.

 

Donc, on note que l’UMP est très divisé, entre le noyau dur (Sarkozy, Copé, Morano…) et le noyau plus pragmatique (Juppé, NKM…)

 

La remarque est aussi valable pour le PS.

Manuels Valls et Benoît Hamon n’ont rien en commun.

Le PS est divisé entre une ligne sociale libérale (Manuel Valls, Michel Rocard, Emmanuel Macron, …) et une ligne gauche dure (Martine Aubry, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg,…).

Là aussi, là où Manuel Valls a regretté que le PS n’ait pas tendu la main à François Bayrou (voir ici et ici), Martine Aubry n’a pas hésité à aller l’humilier.

Comme on dit, tout un symbole.

 

Cette coupure ne date pas d’hier, comme le fait remarquer le blog du centrisme :

« Ces constats ne datent pas d’hier, tout comme l’illogisme de cohabitations forcées dans un même parti de courants politiques qui n’ont plus grand-chose de commun ensemble et qui demeurent souvent associés par les nécessités électorales dues au mode de scrutin adopté par la V° République.

Mais, aujourd’hui beaucoup plus qu’hier, où s’affrontaient déjà un Rocard et un Chevènement au PS, un Chaban-Delmas et un Peyrefitte à l’UDR, ces incongruités pourrissent le débat politique et font souvent faire du surplace à la France. »

 

D’ailleurs, ça a été fortement visible lors du référendum sur le traité constitutionnel, en ce qui concerne le PS.

 

Le phénomène est aussi mondial, comme le signale le blog du centrisme :

« Cette situation n’est, en outre, pas diamétralement différente dans nombre de pays étrangers.

Ainsi, aux Etats-Unis il existe également, de fait, un axe central divisé entre les modérés du Parti républicain et les centristes du Parti démocrate, flanqués à ses bords de la droite radicale du Tea Party avec les évangélistes réactionnaires et de la gauche radicale, les «liberals» avec les soutiens gauchistes au mouvement Occupy Wall Street.

En Grèce, les modérés (Nouvelle démocratie à droite, Potami au centre, Pasok à gauche) sont désormais coincés entre Syriza (extrême-gauche) et Aube dorée (extrême-droite).

En Allemagne, la grande coalition entre sociaux-démocrates et démocrates-chrétiens est concurrencée par Die Linke à gauche et par le nouveau parti très conservateur, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) à droite. »

 

D’où la question : et si l’UMP et le PS se scindaient ?

Si l’UMP se scindait en deux, avec un parti de droite dure, mené par Nicolas Sarkozy, et un parti de droite modérée, mené par Alain Juppé.

 

Si le PS se scindait enfin en deux, avec d’un côté une gauche dure, mené par Martine Aubry, et de l’autre une gauche modéré, mené par Manuel Valls.

 

Cette clarification serait saine, elle est même souhaitable.

Enfin, il serait possible d’avoir une coalition de gens pragmatique, ouvert, allant d’Alain Juppé jusqu’à Manuel Valls, en passant par François Bayrou et Jean Christophe Lagarde.

Enfin, on aurait une coalition allant de la droite modérée jusqu’à la gauche modérée, en passant par les centristes.

 

Cette coalition, hétérogène sur les valeurs, mais en accord sur le diagnostic et les réformes à mettre en œuvre, serait apte à conduire les réformes nécessaires pour remettre de l’ordre en France.

Surtout, c’est la méthode qui changerait.

 

Aujourd’hui, on propose une mesure et on t’explique pourquoi elle est bonne.

Ce type de coalition partirait d’un diagnostic et élaborerait, à partir du diagnostic, la solution.

Un changement majeur.

 

Le problème, c’est que le mode de scrutin actuel ne permet pas de dégager ce type de coalition.

C’est ce denier point qu’il faut d’abord changer.

7 février 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

[Humour][Caricature]Les prochaines cantonales pour la droite sur Malakoff

On désigne par droite UMP/UDI

 

La droite sur Montrouge : Bonjour, nous sommes beaux, magnifiques et intelligents.

La droite sur Malakoff :????????????????

La droite sur Montrouge : Et vous, vous êtes des cons.

La droite sur Malakoff : C’est vrai qu’on est des cons (c’est suite à l’épisode de l’annulation de l’élection municipale).

La droite sur Montrouge : Bien, on va vous apprendre à faire campagne.

La droite sur Malakoff : Néanmoins, faites attention, Malakoff, c’est vraiment particulier.

La droite sur Montrouge : Ne vous en faîte pas, on gère, on est des beaux gosses.

 

 

Conclusion : La droite fait le plein sur Montrouge, elle s’étale sur Malakoff, et Catherine Margaté gagne encore car :

  • La droite sur Malakoff est quasi inexistante.
  • La gauche sur Montrouge a un score correct (autour de 30%) et son déclin est ralenti par le retour de Nicolas Sarkozy.

19 décembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Humour, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire