Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Premières réflexions sur les cantonales 2015 (1/3) : le nouveau mode de scrutin est anti-démocratique et encore plus débile que l’ancien…

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a une élection cantonale qui se déroulera le 22 et 29 Mars 2015.

 

C’est toujours difficile pour moi de parler des cantonales. Je ne suis pas trop ce qui ce passe au niveau du département, et de plus, je suis pour la suppression de ce dit-département, que j’estime être aujourd’hui un échelon de trop.

 

Mais bon, il va y avoir des élections, et il faut bien en parler un jour.

 

Le moment de se rattraper, et de commencer à m’exprimer sur un point que je n’avais pas abordé : le nouveau mode de scrutin.

 

Avant toutes choses, il convient de rappeler qu’une élection est à deux tours.

Le premier tour sert à mesurer ce que les gens pensent. Chaque électeur s’exprime, au premier tour, pour l’idéal qui lui paraît le plus pertinent.

Le premier tour sert à créer un rapport de force.

 

Au second tour, on choisit les regroupements en vue d’appliquer une politique pour l’échelon considéré. Ce regroupement se fait en fonction des rapports de force du premier tour.

Dans une coalition PS-PCF (par exemple), les exigences du PCF ne sont pas les mêmes à 5% ou à 15%.

 

Pour en revenir aux cantonales, on élit les conseillers généraux.

Ceux-ci siègent au conseil général (ou départemental).

Ils mènent la politique du département.

 

Avant, la moitié du conseil général était renouvelé tous les 3 ans.

Le conseiller général avait un mandat de 6 ans (celui de Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff, était prévu pour 2008-2014).

On avait en général ce que l’on appelle un canton-ville (désolé, mais ici, on se centre sur la politique locale de Malakoff, donc on ne regarde pas les problématiques des territoires ruraux).

L’élection était un scrutin uninominal à 2 tours. Le candidat se présentait pour le canton avec son suppléant.

L ‘avantage était que cette élection était peu chère. Un petit parti (comme le Modem par exemple) pouvait avoir un candidat.

L’inconvénient était qu’en réalité, comme on avait surtout des cantons villes, les cantonales étaient un tour de chauffe en vue des municipales, au moins dans la pratique.

Se présenter aux cantonales avait pour but de préparer les municipales après, et en général, il n’y avait pas une vision sur le département, mais plutôt centré sur la ville, avec comme objectif de savoir ce que le conseiller général allait apporter pour sa ville.

 

En fait, on élisait un conseiller général non pas pour conduire la politique du département, mais pour savoir les subventions qu’il allait demander au département.

 

Aujourd’hui, le scrutin a changé.

On a ce que l’on pourrait appeler un « double canton-ville ».

Un canton regroupe, en général, deux anciens cantons-ville.

Pire, on se présente en binôme. Le binôme doit être composé d’un homme et d’une femme.

En l’homme doit avoir un suppléant femme, et la femme doit avoir un suppléant homme.

Tout ça pour qu’il y ait la parité.

Le scrutin est uninominal à deux tours (notons que si on a 12,5% des inscrits, on peut se maintenir).

Côté territoire, c’est en général sans cohérence (j’y reviendrai dans le cas de Malakoff).

Pire, le coût fait qu’un petit parti aura plus de mal et de difficulté à présenter des candidats au premier tour. Et encore une fois, le département ne sera pas évoqué.

 

Si le PS voulait plus de démocratie et plus de parité, il aurait fait un scrutin de liste à deux tour calqué sur les municipales. Ça aurait centré le débat sur le département (enfin !!!!) et ça aurait permis à tous les partis d’évaluer la possibilité d’avoir des candidats.

Là, le centre indépendant aura du mal à se construire sur cette élection…

 

Mais bon, un scrutin de liste qui permet plus facilement une concurrence et une diversité d’opinion, ça n’arrange pas le PS et l’UMP !

Comme je l’avais déjà signalé pour les législatives (ici, ici et ici), avec l’absence d’un scrutin de liste, le PS et l’UMP peuvent être majoritaire dans les assemblés alors qu’ils sont minoritaires dans le pays.

28 octobre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le centre doit rester le centre, et ne pas être le marchepied de la droite (ou de la gauche)

J’ai toujours une colère quand l’UMP se définit comme étant le parti de la droite et du centre.

A croire qu’être de droite est honteux.

 

En réalité, l’UMP espère débaucher l’électorat centriste sans en appliquer la moindre proposition.

A la suite du résultat aux dernières européennes, l’UMP nous a fait le coup.

Il veulent un rapprochement UDI-UMP en vue de candidatures uniques lors des prochaines échéances électorales, candidatures uniques sans doute au bénéfice de l’UMP.

 

Il va de soi que je suis entièrement en désaccord avec cette option. D’ailleurs, en cas de non candidature du centre, j’aurais probablement voté blanc.

 

De plus, avec l’affaire Bygmalion, le FN ferais sans doute un score bien plus élevé.

 

Je suis contre cette option pour au moins trois raison.

La première est qu’une élection est en général à deux tours. Le premier tour sert à s’exprimer.

Lors d’une élection, il est normal que chaque courant s’exprime.

Considérant le centre comme un grand courant, je trouve normal que celui-ci s’exprime.

Le premier tour (qui d’ailleurs est le seul aux européennes) sert au débat (qui d’ailleurs n’a pas eu lieu lors des européennes, une honte) et à mesurer le rapport de force.

Disons qu’un centre à 10%, ce n’est pas la même chose qu’un centre à 18%.

Et dans ce cas-là, l’accord de second tour ne sera pas le même.

De plus, les européennes est une élection à la proportionnelle, élection normalement favorable aux centristes.

 

La seconde raison est que les centristes et l’UMP n’ont rien en commun sur l’Europe.

Les centristes sont clairement pro-européens là où la position de l’UMP n’est pas claire pour l’Europe.

L’UMP est, comme le PS, divisé sur la question européenne là où les centristes, divisés sur la question électorale, sont plus unis sur la question européenne.

 

Enfin, l’UMP doit clairement se reconstruire. Elle doit en particulier faire le bilan du sarkozysme.

C’est une nécessité pour construire une opposition crédible et un contrat de gouvernement avec les français.

Or, avec Jean François Copé, ce n’est pas fait.

Pire, Jean François Copé construit l’UMP sur la nullité du PS.

Ce n’est pas en absorbant le centre que l’UMP se construira sur des bases saines.

 

Je ne suis pas défavorable à une coalition UMP-centre (comme je ne suis pas défavorable à une coalition PS-centre), mais ça doit se faire sur des bases saines.

 

Et j’en ai marre de la maxime suivante : « Les centristes, ça se roule dans la farine et ça se fait frire ».

28 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Européennes 2014 : Un nouveau 21 Avril

Voilà, le résultat des européennes est connu.

Le FN est en tête (25.1%), suivi de l’UMP (20.2%), du PS (14.3%), des centristes (10%) et des verts (9%).

 

On a un nouveau 21 Avril, en pire car cette fois, le FN est en tête.

 

Je pense qu’il y a deux raison à cela.

La première est une sanction de notre classe politique, particulièrement incompétente, dé-corrélée de la réalité des français et dé-corrélée de la réalité économique du pays.

 

François Hollande, président de la république, a une lourde responsabilité. Je me permets aussi de rappeler que ce même François Hollande, alors qu’il était responsable du PS, a construit celui-ci sur l’incompétence de la droite, ce qui n’est vraiment pas gagnant sur le long terme.

Par ailleurs, j’ai toujours pensé que sur le 21 Avril 2002, François Hollande était plus responsable que Lionel Jospin.

 

Mais l’UMP ferait mieux de se taire aussi. Elle a aussi sa part de responsabilité.

Je tiens à rappeler que les mandats de Chirac et de Sarkozy n’ont pas été glorieux.

Par ailleurs, en 5 ans, Sarkozy a fait autant de dette que Mitterrand en 14 ans.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Thierry Breton, ancien ministre de droite du gouvernement Villepin.

Pire, la gouvernance de l’UMP, dirigé par Jean François Copé, n’arrange pas les choses.

Et l’incapacité de l’UMP de faire un bilan du Sarkozysme n’est pas une bonne chose.

 

Mais il y a une deuxième raison aussi au drame de dimanche.

En plus d’être incompétente, notre classe politique est lâche.

Les mauvaises décisions ne sont pas de leur faute, mais celle de l’Europe.

« Ce n’est pas nous, c’est Bruxelles ».

Hors, c’est de la lâcheté et un mensonge.

Même si l’Europe a beaucoup de défaut, ce n’est pas Bruxelles qui signe nos chèques de déficit, mais nous.

Ce n’est pas Bruxelles qui signe nos chèques de déficit, mais le gouvernement français.

 

Cette attitude est irresponsable car à force de rejeter la faute sur l’Europe, les français sont devenus anti-européen. Ça tombe bien, ils ont mis en tête une liste profondément anti-européenne.

26 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le problème du centre, c’est que l’UMP et le PS déplacent le centre de gravité vers les extrême (ou le grand n’importe quoi)

L’Hérétique a relancé le débat sur l’alliance entre le centre et la gauche.

Encore une fois, il rappelle, à juste titre, que la gauche ne veut pas de nous.

Mais étant plutôt centre gauche, donc sur ce que l’on appelle l’aile gauche du Modem (néanmoins, j’essaie de toujours rester lucide), j’aimerai réagir à l’ensemble de l’article.

En ce qui me concerne, je pense que la question est mal posée et que le problème n’est pas là.

Je pense que le problème de fond est que le PS et l’UMP, les deux partis qui se partagent le pouvoir, déplacent leur centre de gravité vers leurs extrêmes.

Le PS, sous l’impulsion de Martine Aubry, lorsque celle-ci était première secrétaire, n’a pas hésité à décomplexer la gauche.

Certes, on ne peut pas vraiment dire que François Hollande déplace le centre de gravité du PS vers le front de gauche, mais comme il a pour habitude d’être d’accord avec tout le monde, le PS devient, de fait, du grand n’importe quoi.

Pour l’UMP, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy a déplacé, sous l’impulsion de Patrick Buisson, le centre de gravité vers le FN.

De plus, avec Jean François Copé (et son célèbre pain au chocolat), et Guillaume Peltier, cette droitisation continue.

Or, qui somme nous au Modem ?

Nous somme des centristes. Nous sommes des gens de droite, mais pas trop.

Nous sommes aussi des gens de gauche, mais pas trop.

Au fond, on aime bien les gens de gauche, mais pas quand ils sont trop à gauche.

On aime bien les gens de droite, mais pas quand ils sont trop à droite.

Dans l’absolu, nous sommes des gens qui faisons  la synthèse entre l’économique et le social.

Nous somme des modérés, car nous comprenons que le monde n’est pas simple, nous comprenons que le monde est complexe et que l’appréhender dans sa globalité, c’est compliqué.

Nous comprenons que le simplisme n’a pas sa place dans le monde compliqué qui est le nôtre.

Cela fait qu’au final, nous avons une meilleure analyse de la situation que nos concurrents, et que nous avons des solutions plus adaptés aux problèmes rencontrés.

Ce n’est pas pour rien que François Bayrou a été précurseur dans de nombreux domaines (comme la dette).

Le problème est que l’on n’a jamais été dans les deux premiers aux élections.

Du coup, on est obligé de passer des alliances avec l’un des deux grands partis de gouvernement si l’on veut appliquer une partie de nos idées (ou au moins, qu’elles soient prises en considération).

Seulement voilà, comme le PS et l’UMP vont vers leurs extrêmes, les valeurs du centre deviennent incompatibles avec le PS et l’UMP.

La politique économique menée par François Hollande est contraire à ce que préconise le centre.

Au centre, on est pour un service public, mais celui-ci doit être accompagné d’une efficacité économique et  d’une efficacité de la dépense publique.

La lutte contre les déficits est assumée et on sait très bien qu’il faut qu’il y ait création de richesse pour que l’état mène à bien ses missions.

 De fait, la place du centre, sous le quinquennat de François Hollande, est dans l’opposition.

Mais la politique menée par Nicolas Sarkozy est elle aussi contraire aux valeurs du centre. Inégalité assumée, dette fortement augmenté, collusion…

Là aussi, la place du centre, sous le quinquennat de Sarkozy était dans l’opposition.

Ce problème est de plus aggravé par le système électoral injuste de désignation de nos députés.

On ne peut pas avoir un groupe par nous-même, sauf si on cire les pompes des deux grands partis, en l’occurrence le PS et l’UMP.

Comme ça, si l’UMP vote un budget en déficit (contraire aux valeurs du centre), alors on est obligé de l’accepter. Notre groupe est en jeu.

Du coup, que faire dans l’immédiat ?

La droite modérée, et le centre droit, qui ont envie de plus peser sur l’UMP se regroupent.

Ce regroupement s’appelle l’UDI.

Au Modem, seul parti centriste pur et dur, tout seul, on n’y arrivera pas.

A l’UDI, ils ont besoin de nous, au Modem aussi.

Afin de plus peser, notamment dans l’opposition, un travail en commun UDI/Modem est indispensable.

C’est une question de bon sens, et il serait souhaitable que chacun y mette du sien.

28 novembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS se prend un nouveau 21 Avril

Le 21 Avril 2002, il y eu un événement historique dans l’histoire de la politique française : Jean Marie le Pen arriva à se qualifier au second tour de la présidentielle.

Le candidat PS, Lionel Jospin, fut éliminé.

Ce fut un choc. Le PS n’était pas éliminé au détriment d’un second tour droite-droite ou centre-droite (comme en 1969) mais au détriment d’un second tour droite-extrême droite.

Pour moi, l’élection de 2002 marqua clairement qu’il y avait un vrai mal-être français (causé par diverses raisons). Ce mal-être ne s’est d’ailleurs jamais fini. Je pense même qu’après un quinquennat Chirac, après un quinquennat Sarkozy, et à la suite du début de la présidence Hollande, il s’est accentué.

En particulier, sur Tweeter, j’ai eu vent de la part de Jean Lassalle des propos suivants :

          Ce qui me frappe, c’est la résignation et le désespoir des Français.

          9/10 disent ça va péter. C’est très dur d’entendre ça.

          C’est une période pré-insurrectionnelle

Le problème, c’est que la signification du 21 Avril n’est jamais rentrée dans la tête de nos politiques.

Jacques Chirac d’abord, qui n’a jamais compris que si il avait été élu (avec 82% des voix), c’est parce qu’il y avait le Pen. Mieux, je signale que face à le-Pen, un score de 82% est insuffisant.

 Il a conduit du coup l’UMP (qu’il a créé)  dans le mur, perdant toutes les élections à l’exception des présidentielles 2007 et des européennes 2009.

Notez que je place dans la continuité l’action de Nicolas Sarkozy.

Ça a un sens si on considère que Nicolas Sarkozy n’a jamais compris le 21 Avril 2002.

Ce n’est d’ailleurs pas idiot, car d’une certaine façon, Nicolas Sarkozy n’a jamais compris le mal-être français, ce qui ne l’empêche pas de vouloir revenir.

Quant à François Hollande, qui pour moi est plus responsable du 21 Avril que Lionel Jospin, il a organisé le retour du PS sur la nullité et l’incompétence de l’UMP.

Du coup, il n’a jamais fait le bilan du PS entre 1998 et 2002, n’a jamais eu un diagnostic sérieux de la France et n’a jamais travaillé le retour au pouvoir du PS sur la durée.

On en voit le résultat aujourd’hui.

Il est intéressant d’ailleurs de noter qu’à l’époque, le PS s’est défaussé sur ses alliés de gauche, notamment Chevènement.

Franchement, bon état d’esprit.

Dimanche, il y avait une élection législative partielle pour remplacer Jérôme Cahuzac.

Le résultat a vu un nouveau 21 Avril arrivé. L’affaire Cahuzac a d’ailleurs aidé.

On aura un second tour entre l’UMP et le FN.
A priori, je l’espère, l’UMP devrait gagner.

Mais j’aimerais que le signal soit entendu.

Quand est-ce que le PS fera-t-il enfin une politique crédible, notamment économique ?

Quand est-ce que l’UMP réfléchira enfin à l’état de la France, fera le bilan du sarkozisme et arrêtera de se centrer sur le pain au chocolat ou sur le mariage gay ?

Il y a urgence.

18 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Tournons la page du mariage gay et parlons enfin des vrais problèmes de la France !

J’aimerai apporter mon grain de sel au billet de l’Hérétique dont je partage les grandes lignes.

 

Il est vraiment temps de parler des vrais problèmes de la France, comme je l’avais déjà écrit précédemment.

 

Il s’agit déjà de crédibilité de la classe politique.

Imaginez un politique parlant avec un chômeur et ayant le discours suivant (je caricature, je sais) :

« Bonjour, tu es au chômage. Tu n’es personne car tu es au chômage. Ce n’est pas de ta faute (un licenciement arrive si vite) mais tu es personne quand même. Certes, tu joues le jeu car tu passes 3 entretiens par jour, mais pas de chance tu n’as pas encore d’emploi (voir l’excellente scène de début avec Gérard Jugnot dans une époque formidable), tu ne peux plus payer ton loyer ou que sais-je, mais je tiens à le signaler : ton problème, qui est le problème majeur de la France, c’est le mariage gay »

Franchement, notre politique passe pour quoi ?

Plus sérieusement, le problème de la France est d’abord l’économie qui se dégrade de plus en plus.

Plus exactement, le problème de la France, c’est sa place dans la mondialisation.

La France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu dans la concurrence mondiale qu’impose la mondialisation.

 

Et j’aimerai bien que le débat tourne autour de cette question vitale, car dans cette concurrence, les autres pays raflent les marchés que nous ne raflons pas, ainsi que l’enrichissement (qui permet d’enrichir l’état et/ou les habitants) et de créer les emplois qui permettent de répondre aux carnets de commande.

 

Allons plus loin.

Quelle politique face à la mondialisation.

Première, servie par l’UMP et le PS, une politique de la demande. On augmente artificiellement le pouvoir d’achat des ménages pour qu’ils consomment.

On le fait par déduction d’impôt (sauce UMP, c’est les plus aisés qui en profitent),  ou par augmentation de la dépense public (sauce PS, c’est les classes populaires qui en profitent).

Cette politique est foncièrement injuste.  Comme les moyens de l’état sont limités, c’est une catégorie particulière qui en profite.  En général, cette politique se fait toujours au détriment des classes moyennes.

Mais le pire n’est pas là.

Comme la France n’est pas compétitive dans la mondialisation, les ménages achètent à l’étranger.

En gros, on fait du déficit pour favoriser nos concurrents.

Bien, c’est franchement très intelligent.

 

Seconde possibilité : comme on a un problème avec l’économie ouverte, on décide de vivre dans une économie fermée.

C’est en particulier le choix du FN et du front de gauche.

Au fond, ça peut marcher, ça existe, c’est la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sure que les habitants de Corée du Nord soient heureux.

 

Troisième possibilité : une politique centrée sur l’offre. On aide nos entreprises à être compétitive et à être en mesure de prendre des marchés. Ça suppose de limiter l’évolution salariale (lire le livre de Peyrelevade pour plus de détails), en commençant par le haut de la pyramide.

La TVA sociale ou la CSG sociale vont dans ce sens.

 

D’où la question : pourquoi le problème n’est pas débattu ? Pourquoi n’en a-t-on pas débattu avant, notamment durant la présidentielle ?

 

Je pense que la raison est simple : nos politiques n’ont aucune lucidité sur la situation économique du pays.

 

Le mariage gay sert à masquer le manque de vision, le manque de lucidité de nos politiques, de nos leaders de partis de gouvernement.

 

Hollande a besoin de cliver la société. Il doit cliver la société pour rassembler la gauche et faire oublier sa médiocrité économique. Il doit cliver la France pour mieux masquer la réalité qui rattrape l’incompétence économique de François Hollande.

Par ailleurs, il doit montrer que la droite de gouvernement, l’UMP (et l’UDI selon l’Hérétique) sont seulement de gros réactionnaires.

En gros, bien que Hollande soit nul en économie, il apparaît comme moderne car sur un sujet sociétal, il montre que la droite est réactionnaire.

Sur ce point, je partage certains aspects du billet du Parisien Libéral.

 

Le problème, c’est que ça marche. Il faut dire que l’UMP est dirigé par Jean François Copé qui profite du mariage gay pour aller vers les extrêmes et manifester sans complexes.

Jean François Copé et l’économie, ça fait deux, également.

 

Je crains que l’économie de la France ne soit pas abordée de sitôt.

27 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Si le problème ce n’était pas Ayrault mais Hollande ?

C’est la question que je me suis posé en  lisant, dans le canard enchainé de cette semaine, la différence d’appréciation que notre premier ministre et notre président ont de la crise.

Selon un économiste consulté par l’Elysée et Matignon :

« Il y a une vraie différence d’appréciation au sein du duo exécutif. Hollande est convaincu que la reprise va venir en 2014, car, selon lui, il y a des cycles économiques et les effets de la crise ne vont pas tarder à s’estomper. Ayrault, lui, pense, comme Merkel, que la crise dans la zone euro va durer pendant des années. Et il craint surtout de voir la dette française franchir la barre symbolique des 100% par rapport au PIB. Et ce avant la fin du quinquennat »

 

Cette différence d’appréciation est intéressante car elle est la même que celle qu’il y avait entre Nicolas Sarkozy et son premier ministre en début de quinquennat.

J’en avais d’ailleurs parlé précédemment.

Selon Fillon :

« Il [Nicolas Sarkozy] pense alors que la situation économique est très maîtrisable et que, après les difficultés, tout ça va se redresser… que [François Fillon] l’on est dans une crise structurelle très grave. Jusqu’à la crise de 2008, cette perception restera la mienne et ne sera pas celle du président »

De mon point de vue, on a des présidents qui vivent dans le déni (comme le dit si bien The Economist).

 

Vous savez, c’est l’histoire d’un type qui tombe, qui tombe et qui se dit « jusqu’ici, tout va bien. Jusqu’ici, tout va bien ». Le problème, c’est l’atterrissage.

 

Afin de ne pas faire les réformes  qui fâchent, nos présidents, que ce soit Chirac (dès 2002), Sarkozy et aujourd’hui Hollande se convainquent que ce n’est que passager, et que tout ira mieux après.

« Jusqu’ici, tout va bien. Jusqu’ici, tout va bien ».

C’est d’ailleurs une approche différente qu’avait eu Alain Juppé, premier ministre de Jacques Chirac. Lui, il n’hésitait pas à faire des réformes. Conclusion, le gouvernement Jospin a eu la chance d’avoir de la croissance.

 

On a du déficit et de la dette. Mais ce n’est pas grave, car la croissance va revenir, et comme avec la croissance les recettes fiscales vont venir, on pourra résorber la dette.

Le problème, c’est que ça fait environ 20 ans que l’on se dit ça et que la croissance n’arrive pas.

Mais pendant ce temps, la dette croît.

 

Comme Ayrault aujourd’hui et comme Fillon hier, je pense que l’on est dans une crise profonde et durable. Je pense que le déclin français n’est pas récent.

 

Comme le dit Jean Peyrelevade, la croissance ne se décrète pas. La croissance se construit sur la durée. C’est par la politique menée aujourd’hui, politique centré sur l’effort, que l’on créera la croissance demain, et par extension des emplois, et des emplois bien rémunéré.

 

Par la politique du « jusqu’ici tout va bien », on vit dans le déni et on prépare le futur appauvrissement des français.

 

Par une politique du déni, Jacques Chirac a laissé une situation plus difficile à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a laissé une situation difficile à François Hollande.

Je n’ose pas imaginer la situation que François Hollande laissera à son successeur UMP en 2017.

J’espère que ce successeur UMP ne sera ni Copé, ni Sarkozy. J’aimerais arrêter d’avoir un président « jusqu’ici, tout va bien ».

 

Enfin, pour conclure, François Hollande se félicite d’avoir eu 2 ans de plus pour améliorer la situation de la dette française.

Or, il ne devrait pas pavoiser. Selon le porte-parole de la commission européenne Olivier Bailly, qui met les points sur les « i » et dont se fait l’écho le canard enchaîné :

« Le délai supplémentaire qui a été accordé à la France n’est pas un signal pour qu’elle relance la consommation –elle n’a pas l’argent pour le faire-, mais pour qu’elle engage des réformes de structures ».

A méditer.

16 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’UMP de Jean François Copé applique la stratégie de François Hollande, et Nicolas Sarkozy prépare son retour

Etudier l’histoire, c’est apprendre les erreurs de nos ancêtres pour éviter de les répéter.

Par exemple, Napoléon Bonaparte a fait une erreur fondamentale, il a envahi la Russie en pleine hiver.

Ça s’est finit par une déroute française : la bataille de la bérézina.

Plus tard, Hitler fit la même erreur, attaquer la Russie en pleine hiver.

 

Pour comprendre la déroute du PS actuel et, je le crains, comprendre la futur déroute de l’UMP dès 2017, il faut, à mon avis, remonter en 2002, soit 10 ans en arrière.

 

En 2002, le PS, représenté aux présidentielles par Lionel Jospin, se prend une défaite sévère : il est éliminé dès le premier tour par Jean Marie Le Pen. Nous avons un second tour Jacques Chirac (RPR, il créera l’UMP)/Jean Marie Le Pen(FN).

 

Dès lors, au lieu de se remettre en cause et de faire une autocritique en vue de préparer la future alternance, le PS, sous l’impulsion de son premier secrétaire, un certain François Hollande, va organiser le retour du PS sur l’incompétence de l’UMP au pouvoir.

Et comme l’UMP a un bilan contestable sous Chirac puis sous Sarkozy, ça marche.

A l’exception des présidentielles/législatives 2007 et des européennes 2009, le PS gagne toutes les élections.

D’ailleurs, pour les régionales 2004, qui verra le PS prendre la tête  de 20 régions sur 22 en métropole,  François Fillon parlera de 21 Avril à l’envers.

Ça lui coutera sa place de ministre de Jacques Chirac.

 

Le PS de 2002 à 2012 s’est bâti non pas sur un projet, une vision d’ensemble et un programme concret à appliquer en cas d’alternance, mais sur la prise de villes, régions et départements grâce au vote sanction.

Aujourd’hui, on en voit le résultat. François Hollande est impopulaire, se fait discret sur son premier anniversaire à la tête de l’Elysée.

Déficit non maîtrisé, chômage en hausse, déclin de la France qui continue …

Le problème, c’est que l’UMP semble vouloir se refaire une santé sur les votes sanctions et l’incompétence du PS.

Le premier exemple est dans le canard enchaîné de cette semaine.

canard_ump 001

Effectivement, l’UMP donne des cours de soutien scolaire.

Information confirmé ici.

Selon l’UMP, « Nous proposons un contre-modèle social face à l’état providence en échec ».

Il faut déjà rappeler que cette idée n’est pas nouvelle. La ville de Malakoff, communiste, je le rappelle, propose, par l’intermédiaire de son service jeunesse, de l’aide au devoir. Il s’agit de bénévoles qui vont dans les structures pour la jeunesse et qui aident les jeunes à faire efficacement leurs devoirs. Je le faisais il y a 10 ans à la MJQ.

 

Mais je pense qu’il faut rappeler à Jean François Copé à quoi sert un parti politique.

L’objectif d’un parti politique, selon la vision de Schumpeter, est de conquérir le pouvoir.

Pour y parvenir, un parti politique sélectionne des candidats en vue de gagner les élections.

Vu la nullité du pouvoir socialiste en place, même Jean François Copé devrait y arriver.

Mais il y a un objectif de durée également, si le pouvoir est gagné par l’UMP.

Or, une bonne politique n’est pas idéologique.

Elle part sur un diagnostic correct, qui induit des mesures  sérieuses et de bon sens.

L’échec du PS, de mon point de vue, vient du fait que celui-ci n’est pas parti d’un diagnostic correct de l’état de la France.

Or, c’est le rôle d’un parti politique d’élaborer ce diagnostic qui permettra, par la suite, d’élaborer le programme de gouvernance.

En résumé, on ne fait pas directement le programme de gouvernance.

On applique le doute cartésien, on fait un diagnostic et on construit, à partir du diagnostic, le programme de gouvernance.

Que l’entreprise UMP diversifie ses métiers, pourquoi pas. Mais attention à rester bon sur son cœur de métier.

 

Pour appuyer mon propos, je vais prendre IKEA.

IKEA a pour cœur de métier la vente et livraison de meubles.

Ils ont diversifié leur activité dans la vente d’alimentaire.

Mais au final, leur chocolat est fabriqué avec de la merde, et le service de livraison IKEA est à chier (j’en sais quelque-chose).

Conclusion : IKEA est nul dans son nouveau métier et nul dans son cœur de métier.

 

Enfin, toujours selon le canard enchaîné, Sarkozy prépare son retour.

canard_ump 002

Certes, ces nouvelles semblent éloignées. Il n’en est pourtant rien. Elles montrent que l’UMP a du mal à faire un bilan du sarkozisme, étape nécessaire en vue de la préparation d’un diagnostic et de l’élaboration d’un contrat entre l’UMP et les français en vue d’une future alternance en 2017.

Sarkozy n’a pas compris que son bilan est médiocre (société divisé, dette ayant augmenté de 50%, affaires…).

Sarkozy n’a pas compris qu’il a monté contre lui les français, et qu’il a finalement permis à un nul, François Hollande, de devenir président.

François Hollande a été élu à l’époque car il y avait un vrai ras-le-bol de Nicolas Sarkozy.

 

Déjà, je crains que l’ancien président ne fasse pas d’autocritique sérieuse.

Au contraire, je le trouve gonflé d’orgueil et vaniteux. Je le trouve enfant gâté.

Une phrase est pour moi révélatrice de l’état d’esprit de Nicolas Sarkozy :

« Il n’y a que moi pour sauver l’UMP. Les autres sont vraiment nases. Que ce soit Fillon, Copé, Wauquiez ou Bertrand. »

Ça va, les chevilles n’enflent pas trop ?

Pire, la stratégie de droitisation ne risque pas d’être remise en cause. Je rappelle que c’est parce que l’UMP a décidé d’avoir une frontière poreuse avec le FN que François Bayrou a voté, par défaut, François Hollande.

Pour ma part, j’avais voté blanc.

Je connais également des gens de gauche qui durant un duel Chirac-le Pen ont voté Chirac, mais qui durant un duel Sarkozy-Le Pen s’abstiendraient.

 

Enfin, en ce qui me concerne, dans un futur duel Sarkozy-Hollande ou un futur duel Copé-Hollande, je voterai très probablement (probabilité à 90% ou plus) blanc.

 

Je ne m’en réjouis pas. C’est même l’inverse. Certes, je suis adhérent au Modem.

Mais je suis d’abord français.

Je peux concevoir que le centre, qu’il soit UDI ou Modem, ne soit pas en capacité de diriger la France.

Mais je reste un citoyen français. Et j’aspire à avoir une vie qui s’améliore, ou du moins qui ne s’empire pas.

Que le pouvoir soit partagé entre l’UMP et le PS, bon, qu’y puis-je.

Mais voir le PS et l’UMP incapable d’autocritique, d’exercer le pouvoir efficacement, ça me fait mal au cœur.

Quand l’UMP ou le PS prennent le pouvoir et mènent une politique inefficace, égoïste, corporatiste, idéologique et démagogique, il y a égoïstement moi et plus généralement les français.

 

En plus:

Les anges de la politique, caricature de l’UMP par les guignols :

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid1784-c-les-guignols.html?vid=863723

8 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS ne veut pas de nous (comme d’habitude)

Beaucoup de gens au Modem estime qu’il faut aller vers le PS.

Je ne suis, pour l’instant, pas d’accord.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je l’écris.

D’ailleurs, et c’est là le drame, une alliance avec l ‘UMP n’est pas pertinente aujourd’hui.

 

Au fond, ni la droite, ni la gauche, n’aiment le centre.

 

Mais pour en revenir au PS, je me permets de retranscrire simplement le mail que m’a envoyé un de mes collègues Modem :

« Bonjour,

Le PS confirme son refus d’alliance du MODEM :

Les responsables du MoDem de Marseille ont qualifié vendredi de « totalement irrationnelle » la décision des instances locales du Parti socialiste (PS) de refuser leur participation aux primaires citoyennes de l’opposition organisées pour les prochaines municipales à Aix-en-Provence et Marseille.

Pour justifier cette décision, le PS a expliqué que le MoDem « n’est pas classifié parmi les partis de gauche ». Or, à Marseille, le MoDem est représenté par son aile gauche et notamment par l’eurodéputé Jean-Luc Bennahmias et par le secrétaire général adjoint du mouvement, Christophe Madrolle, qui ont tous deux appelé à voter François Hollande et soutenu les candidats de la majorité présidentielle aux législatives. M. Bennahmias a même créé un réseau destiné à fédérer les militants et élus démocrates dans la majorité présidentielle. »

 

Pour en revenir sur le fond du dossier, je vais expliquer pourquoi je ne suis pas pour une alliance nationale (localement, ça dépend vraiment des situations et elles sont toutes différentes) avec le PS.

 

La première raison est simplement que le PS ne veut pas de nous. Il nous l’a fait comprendre à maintes reprises. Il a lui-même décidé de faire la peau à notre leader adoré, François Bayrou, alors que celui-ci a dit qu’il allait voter François Hollande à titre personnel.

J’ai en mémoire l’intervention de la présidente des jeunes démocrates du 92. Celle-ci expliquait qu’elle avait été faire campagne dans la circonscription de François Bayrou. Et pour le PS local, c’était clair. François Bayrou était l’homme à abattre.

Dans son intervention, un autre point était intéressant. Elle expliquait qu’en tant que présidente des jeunes démocrates, elle nouait des contacts avec tous les partis centristes du 92. Il y avait le parti radical de gauche (le PRG), le parti radical de droite ou valoisien (PR), l’alliance centriste et le nouveau centre.

 

Le contact se faisait avec tous les partis sauf un : le PRG.

 

Sur le fond, il est à rappeler que le PS, qui a eu comme première secrétaire Martine Aubry, a décidé d’aller sur sa gauche. En gros, c’est plus important d’être de gauche que de trouver des solutions efficaces aux problèmes de nos concitoyens.

En fait, il vaut  mieux être de gauche que de faire une politique efficace qui ne soit pas de gauche.

François Hollande n’est pas forcément dans la tendance, mais le problème, c’est qu’il ménage la chèvre et le chou.

Pour en revenir au noyau dur du PS qui finalement tient le PS (car selon la théorie Bayrou, c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement), il faut aussi évoquer le fond, économiquement parlant.

Je tiens à rappeler que je suis pour le service public, il est important à mes yeux. Mais je pense que le service public ne peut pas fonctionner sans moyen. Je pense qu’il n’y a pas de services publics sans création de richesses, sans une économie qui tienne la route, sans une économie compétitive derrière, qui marche sur des bases solides.

 

Or, et la différence est ici, le PS décomplexé pense qu’il faut d’abord faire du social, même si il n’y a pas forcement les moyen de le faire. Moi, je pense qu’il ne faut pas opposer le social et l’économie. Je pense que le social et l’économie sont complémentaires.

 

C’est ce point de différence qui différencie le PS décomplexé (celui de Martine Aubry, Arnaud Montebourg..) au PS social-démocrate ou au centre gauche.

Cette différence peut se retrouver localement, notamment à Malakoff sur les emplois d’avenir.

 

Enfin, mais là, il faudrait un autre billet pour développer, je suis contre une alliance UMP-centre. La raison principale étant que l’UMP, qui a toujours Jean François Copé à sa tête, fait dériver la droite vers l’extrême droite en faisant une frontière poreuse.

C’est pour ça qu’aux dernières présidentielles, j’avais voté blanc.

Le problème, c’est qu’à chaque second tour, je vote blanc.

J’aimerais un jour pouvoir voter au second tour quelqu’un à qui je puisse laisser les clefs de la maison France, même si ce quelqu’un n’est pas mon choix de premier tour.

 

Enfin, je ne donnerais qu’un conseil au Modem et aux centristes en général : soyons nous-même.

A 5%, on nous chiera toujours dessus. Mais à 20% ou mieux, 30%, même si on reste troisième, on nous cirera les pompes.

Car on ne pourra peut-être pas gagner, mais qu’est-ce que l’on pourra faire perdre du monde. Et ce monde ne pourra pas gagner sans nous.

 

Donc, restons nous-même et persévérons. La réalité s’imposera d’elle-même à l’UMPS.

28 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les politiques vivent définitivement sur une autre planète

C’est par le blog de Christophe Ginisty que j’ai pris connaissance du sondage Le Figaro/LCI sur ce que les français pensent de la politique.

Et c’est très inquiétant, d’autant que le sondage a été fait après l’affaire Cahuzac.

Selon ce sondage, 77% des personnes interrogé pensent que le personnel politique est corrompu.

Pire, dans le sentiment ressentis, on a:

  • Du dégoût à 36%
  • De la méfiance à 32%
  • De l’ennui à 10%
  • De l’intérêt à 9%
  • De l’espoir à 6%
  • De la peur à 5%
  • Du respect à 1%

Une réaction forte est-elle attendue?

De ce point de vue, on a:

  • Remaniement avec Jean Marc Ayrault comme premier ministre à 10%
  • Remaniement avec changement de premier ministre à 28%
  • Dissolution de l’assemblée nationale à 33%
  • Ne rien changer à 28%

Quand je vois la réaction  de Hollande (via le canard enchaîné), je crains qu’il n’ait pas conscience du fossé qui sépare les politiques et  surtout, du fossé qui s’est creusé.

Par ailleurs, je considère que le problème de François Hollande (appelé par les guignols mou-président) n’est pas Cahuzac, mais avant tout sa politique économique.

François Hollande est dans sa tour d’ivoire, ne sait pas ce qui vit le français lambda, fait une politique économique inadapté, et reste droit dans ses botte.

Par contre, même si il n’a pas toutes les cartes en main, le français subit cette politique comme il subissait la politique de Nicolas Sarkozy.

L’affaire Cahuzac a juste catalysé cette colère. On a des politiques nuls mais en plus, certains sont corrompus.

Mais la colère se serait sans doute manifestée, Cahuzac ou pas. Elle se serait manifestée dans les urnes dès 2014.

J’en profite pour rappeler à l’UMP qu’elle devrait faire profil bas. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’a pas été exemplaire.

Enfin, il est à rappeler que le problème est l’état d’esprit de nos politiques.

Quand on refuse l’amendement de Charles Amédée de Courson ou que l’on propose une amnistie fiscale

Difficile de demander des efforts aux français quand l’on n’en fait pas soi-même.

Enfin, même si je n’en ai pas parlé, je rappelle de François Bayrou fait circuler une pétition, que j’ai signé la semaine dernière.

12 avril 2013 Posted by | Politique, Politique nationale, Statistiques | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire