Le blog de Phil

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Les 5 meilleurs westerns selon Phil (2/5) : Le train sifflera 3 fois (High Noon)

Premier meilleur Western selon moi-même : Le Bon, la Brute et le Truand.

Second meilleur Western (toujours selon moi-même) : Le train Sifflera trois fois, de Fred Zinnemann,  avec Gary Cooper, Grace Kelly, d’après un scénario de Carl Foreman, qui a été victime du Maccarthysme.

 

Il peut sembler étrange qu’un Western, avec peu d’action (seulement à la fin), et en noir et blanc, soit mon second western préféré.

 

Pourtant, ce film mérite d’être dans le top du western, et donc dans mon top 5.

 

La musique est magnifique, la scène d’action est plus que correcte, mais le point fort du film n’est pas là.

C’est d’abord le message et l’ambiance qui font le point fort du film.

C’est le premier grand western de l’histoire du cinéma, et un grand film politique et un grand film sur la nature humaine.

C’est aussi ce film qui a donné au western ses lettres de noblesse.

 

C’est d’abord un film sur le Maccarthysme mais c’est plus que ça.

 

Ce film se centre sur le shérif Will Kane (magnifiquement interprété par Gary Cooper), qui le dimanche de son mariage, doit abandonner le poste.

Durant le film, on apprend que la ville était en proie à l’insécurité.

Mais que le shérif a fait le job, en arrêtant le caïd local et en l’envoyant à la potence.

Seulement, dans le nord du pays, sa peine a été transformée en peine de prison. Il est libéré, et il va arriver par le train de 12H pour se venger et descendre Will Kane.

 

Mieux, trois de ses complices l’attendent.

 

Le successeur n’arrivant que Lundi, Will Kane (après moult hésitations) décide de rester.

Il essaye de recruter des adjoints pour l’aider.

 

Mais tous vont le lâcher, soit par peur, soit par amitié avec le bandit.

 

C’est donc seul, que le shérif Will Kane affrontera les bandits dans un combat déloyal.

 

Ce film traitre du Maccarthysme, et est sensé être une parabole des artistes dénonçant leurs semblables.

 

Mais il va plus loin. C’est un film sur la lâcheté et la nature humaine.

 

L’interprétation de Gary Cooper, abandonné par tous, mais qui reste, car c’est son devoir, est parfaite.

D’ailleurs, Gary Cooper a eu un oscar pour ce rôle.

On voit la solitude et il avoue avoir peur, prépare même sa mort tant le combat est injuste et déséquilibré.

Certaines scènes sont magnifiques, et accentue la solitude de ce héros, qui continue par devoir, mais qui est abandonné de tous.

 

Ce film est à vraiment redécouvrir, d’autant qu’il est malheureusement toujours d’actualité.

 

Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai toujours été halluciné par les gens qui savent que Sarkozy est un danger, mais qui le soutiennent quand même.

Mais tout a été dit dans ce film, en 1952.

 

Autour du film :

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26 septembre 2016 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Les 5 meilleurs westerns selon Phil (1/5) : Le Bon, la brute et le truand

Un ami s’est amusé à noter sa collection de films en DVD, et il a descendu un de mes westerns préférés en le sous notant.

Allez, je vais être royal, c’est parce qu’il ne connait pas bien ce genre populaire, qui regroupe un nombre important de chef d’œuvre. Il est du coup difficile d’en faire rentrer que cinq.

Je me suis donc décidé à donner mes 5 meilleurs westerns.

 

Et mon préféré est « Le Bon, la Brute et le Truand » du grand Sergio Leone.

 

De quoi parle le film ?

De trois voyous.

Le Bon (Clint Eastwood), la brute (Lee Van Cleef), appelé Sentenza (la sentence) et le truand (Eli Wallach),Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez.

Trois voyous qui durant la guerre de sécession sont à la recherche d’un convoi d’or sudiste qui a disparu.

 

L’or est caché dans un cimetière.

Le truand a le nom du cimetière.

Le bon a le nom de la tombe.

La brute n’a rien, mais après avoir torturé le truand, il obtient le nom du cimetière.

Il ne torture pas le bon, car il sait que le bon est trop intelligent : il dirait n’importe quoi.

 

Que dire de ce film…

La musique déjà, elle est magnifique. Normal, elle est signée d’Ennio Morricone.

Les plans sont sublimes.

 

Le film est aussi bien populaire qu’intellectuel.

Populaire par ses répliques cultes.

  • Et toi, tu sais que ta la tête de quelqu’un qui vaut 2000$.
  • Oui, mais toi t’a pas la tête de celui qui les empocheras.


Mais ce film est aussi une dénonciation de l’absurdité de la guerre, surtout si elle est civile.

 

Certes, les héros sont des crapules, mais leurs crimes sont insignifiants face à la tuerie d’une guerre.

La scène du pont, où les nordistes et les sudistes se livrent une bataille emblématique est symboliques.

Ça massacre pour « une chiure sur la carte de l’Etat-major ».

Et comme le dit le bon : Je n’ai jamais vu autant de monde mourir ».

 

Par ailleurs, Sergio Leone, qui a vécu sous le fascisme, démystifie la guerre. Il montre les camps de prisonniers nordistes où les dit-prisonniers sont torturés et volés.

 

Et puis, on ne compte pas le nombre de scènes cultes.

On a le pont, grand moment d’émotions où le Bon et le truand le font sauter, sauvant des milliers de vies (même si c’est pour un intérêt immédiat) et évidement la célèbre scène de fin du duel à trois, la mythique scène avec la magnifique musique d’Ennio Morricone.

 

Difficile de décrire ce monument.

Si vous ne l’avez toujours pas vu (ce qui n’est pas concevable), foncez, allez le voir.

 

Un regret quand même. Certaines scènes n’étaient pas dans la version française ou dans la version anglaise. Elles ont été redoublées pour être réintégrées. Franchement, ça se voit et ça nuit à la qualité du film.

Ce dernier point est un crime…

9 octobre 2015 Posted by | Cinéma | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Django Unchained, bon western, mais seulement un hommage à Sergio Corbucci

J’ai été voir hier le dernier film de Tarantino, Django Unchained.

Il s’agit d’un western.

Pour mémoire, le film se passe 2 ans avant la guerre de sécession. L’histoire compte les aventures d’un esclave noir, Django, qui est libéré par un chasseur de prime allemand.

Celui-ci le forme au métier de chasseur de prime afin que Django puisse libérer sa femme encore esclave dans une riche plantation.

Une réelle amitié va se nouer entre le chasseur de prime et Django.

Il est à noter que le western est un genre populaire. En général, on a toujours une fusillade, des duels, des méchants vraiment méchants, sadiques et violents.

Le western spaghetti y est pour quelque chose d’ailleurs.

 

Néanmoins, il est à noter que malgré tout, certain western, même si ils gardent les codes (fusillades, duels…) ont su être plus intellectuels et ont servi à faire passer des messages.

Je pense au train sifflera trois fois, magnifique film contant l’histoire d’un shérif, aimant sa ville, et décidant de rester pour défendre la population face au retour d’un bandit qu’il a arrêté auparavant.

Il sera abandonné par la population et c’est seul qu’il affrontera le bandit est ses acolytes dans un combat injuste.

Ce film traite de la nature humaine, de la lâcheté et d’une certaine façon de l’hypocrisie. Il a été tourné en plein maccarthysme, il a été tourné pour dénoncer la lâcheté de certains acteurs face au maccarthysme.

D’ailleurs, le scénariste du film a atterrit sur la liste noire du sénateur Mac Carthy.

 

Je pense aussi à danse avec les loups, western montrant les différences culturelles entre les indiens et les hommes blancs.

On peut aussi citer, de Corbucci, le Grand silence, montrant les dérives d’une justice mercantile.

Notons que le troisième Sergio, Sergio Sollima, est le réalisateur connu pour avoir intellectualisé le genre.

 

Que dire du western de Tarantino?

L’aspect populaire du western y est. Il y a des fusillades (celle vers la fin du film est bien violente), des méchants sadiques (le patron de la plantation joué par Léonardo Di Caprio), racistes, un héros usant de moyen contestable …

Ce western pioche d’ailleurs beaucoup dans le Django de Sergio Corbucci.

On a d’ailleurs un petit rôle pour Franck Nero.

Mais a-t-on un western faisant passer un message fort sur l’esclavage.

En ce qui me concerne, je ne pense pas.

Certain aspect de l’esclavage sont montré, mais je pense que le réalisateur ne va pas assez loin dans son propos.

En fait, je trouve que le méchant est interchangeable selon l’époque et le métier. On a un simple méchant de western spaghetti, méprisable, ça va de soi. Le fait qu’il soit négrier n’apporte rien à son titre de méchant salaud de western.

Seulement à justifier l’époque.

D’un certain point de vue, je suis en accord avec les propos de Spike Lee.

Je ne crois pas que le film de Tarantino soit raciste. Et le terme « nègre » utilisé à rallonge est normal. On est dans l’Amérique du Sud, raciste et esclavagiste.

Je pense juste que le thème de l’esclavage n’a pas été poussé jusqu’au bout par Tarantino afin de faire comprendre, par un genre populaire, l’ignominie que fut l’esclavage.

20 janvier 2013 Posted by | Cinéma | , , , , | 2 commentaires

Quelques Westerns de Sergio Corbucci(2/2):Le Grand Silence

Si on parle de Sergio Corbucci, il est impossible de ne pas évoquer le Grand Silence.

Certes, Django est le plus connu des westerns de Sergio Corbucci, mais le Grand Silence est son meilleur.

Effectivement, ce western, qui sur certains points est plus un drame et une tragédie qu’un western, retourne les genres.

Le héros meurt à la fin, les méchants gagnent, et le paysage ensoleillé ou les grandes plaines d’été sont remplacé par la neige.

Il s’agit d’un western neige, et les plans des plaines enneigé sont magnifiques.
Ajoutez la musique d’Ennio Morricone.

L’histoire se passe durant l’hiver 1898, dans l’Utah, dans un petit village, Snow Hill.

Dans ce village, les villageois crevant de faim, sont obligés de voler et de se réfugier dans les montagnes.

Faut dire que un riche commerçant, juge en même temps, met leur tête facilement à prix, mort ou vif.

Cela attire les chasseurs de primes, avec à leur tête Tigrero (Klass Kinski, un habitué des westerns italiens).

Le métier étant sale, et Tigrero l’assumant, il vaut mieux rapporter la proie mort que vivant.

De fait, Tigrero et ses collègues tuent toujours la cible, même si elle se rend.

Face à lui, le héros, un pistolero  muet, Silence, magnifiquement joué par Jean Louis Trintignant.

Celui-ci est muet car on lui a coupé les cordes vocales. Il a vu dans sa jeunesse ses parents assassinés par des chasseurs de prime, alors que son père se rendait.

Il vit dans le passé et dans son drame.

Jean-Louis Trintignant est excellent dans son jeu d’acteur, car il joue un fantôme.

Il est vite engagé par Pauline, une femme qui a vu son mari assassiné lâchement par Tigrero, et qui elle aussi n’arrive pas à en faire le deuil.

D’ailleurs, Silence acceptera au final, face à la détresse de Pauline, de travailler gratuitement.

Ils finissent par tomber amoureux.

Que dire aussi, il y a le shérif (joué par Frank Wolf), bon vivant et représentant officiel de la loi.

Il est nommé par le gouverneur.

Il sera vite seul et dépassé, et Tigrero n’hésitera pas à l’abattre lâchement.

Et n’oublions pas le gouverneur, qui pour sa réélection, n’hésite pas à jouer le pourrissement de la situation.

Il promet une amnistie qui tarde.

Ce western est le meilleur de Sergio Corbucci, et il est à découvrir absolument.

A noter que le film à inspirer le premier tome de la BD Durango.

Pour aller plus loin:

18 janvier 2013 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire

Quelques Westerns de Sergio Corbucci(1/2):Django

Tarantino sort aujourd’hui son prochain film, dont on est en train de beaucoup parler.
Pour mémoire, il s’agit d’un western contant le combat d’un ancien esclave, aidé par un chasseur de prime, qui a juré de sauver sa femme qui a été vendu à un riche et sadique (car le méchant est toujours sadique dans un western spaghetti) propriétaire d’une plantation.

Tarantino, en prenant comme genre le western spaghetti, entend parler d’un sujet qu’aux USA on n’a toujours pas enterré: l’esclavage des noirs (abordé également dans De la démocratie en Amérique).

Le moment de revenir sur le genre, et pas qu’en BD.

 

Le moment de revenir sur la source d’inspiration d’un des 3 Sergio: Django(1966)

Ce film compte les aventures d’un déserteur nordiste, Django (joué par Franck Néro) dans un village du Sud.

Il traine derrière lui un cercueil dans la boue.

Le village est en proie à une bande de révolutionnaires mexicains et à un riche propriétaire raciste.

La trame ressemble à celle de Pour une poignée de dollars, mais à la différence de l’homme sans nom joué par Clint Eastwood, Django a un nom et un passé.

 

Ce western a fait scandale à l’époque de sa sortie. Ce fut l’un des westerns le plus violent jamais réalisé.

Le nombre de mort est important, notamment lorsque Django sort de son cercueil une mitrailleuse histoire de tuer le Ku Klux Klan du général confédéré Jackson (le riche propriétaire).

 

Il y a aussi une symbolique forte dans ce western.

Dans le western classique américain, le héros, parfait, beau, propre et fondateur de la grande nation américaine, arrive au galop sur son cheval blanc.

 

Dans Django, le héros arrive sale trainant dans la boue un cercueil.

De plus le héros est cynique et individualiste (comme dans tout western spaghetti).

Au début du film, il sauve une femme qui allait être fouetté et exécuté.

Celle-ci le remercie de l’avoir sauvée, et d’avoir été gentil et intentionné.
Django l’embrasse en disant qu’il faut bien que la magie (et par extension le mensonge) dure jusqu’au bout.

 

Il est aussi d’une certaine façon surprenant que le film ait fonctionné. La légende veut que le réalisateur ait au début l’idée du héros trainant le cercueil et le nom du héros.

L’ambiance de tournage était plutôt très cool et l’histoire écrite au fur et à mesure.

 

Au final, Django est un bon western populaire, pas le meilleur de Sergio Corbucci, mais le plus connu, et son premier grand succès.

Il est important dans l’histoire du western spaghetti.

A lire:

16 janvier 2013 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Durango revient

Durango 001

Le western a d’abord commencé comme un genre caricatural et patriotique. C’est le gentil américain contre le méchant bandit ou le vilain sauvage amérindien.

Pour ma part, l’un des premiers grands westerns est le train sifflera 3 fois de Fred Zinneman avec Gary Coper dans le rôle d’un shérif seul face à son destin et son devoir, abandonné par tout le monde.

Dans les années 1960, le western est un genre en déclin.

Il est repris en main par les italiens comme Sergio Leone (pour une poignée de dollars en 1964, le bon la brute et le truand en 1970), Sergio Corbucci  (Django en 1966, Le Grand Silence en 1968) ou Sergio Sollima.

On aura ce que l’on appelle le western spaghetti.

Dans les westerns spaghetti, les héros sont plus humains et plus gris, les méchants sont des sadiques, des tueurs d’enfants et des violeurs et les femmes ont des sorts peu enviables.

Notons que le héros est mal rasé (comme les méchants) et qu’il traine de la poussière. Bref, un western plus réaliste.

Que dire côté BD et BD franco-belge?

Il y a Blueberry en 1963, mais ma préférée reste Durango d’Yves Swolfs.

En 1980, le western est un genre sur le déclin. Yves Swolfs fait un choix: celui de garder tous les codes du western spaghetti.

Le premier tome, les chiens meurent en hiver, paru en 1981 est fortement inspiré du Grand Silence.
On a un héro sombre qui parle peu, et des méchants sadiques, mauvais prêt à tout.

Notons que la population en général s’en fout et laisse son prochain se faire massacrer sans rien dire. C’est le thème du train sifflera 3 fois.

Durango, nommé le pacificateur, perd l’usage de sa main droite au premier tome. Il devient habile de la main gauche et achète un mauser.

 

Durango n’a pas vraiment de chance. Et il ne peut pas s’arrêter. Les femmes qu’il a aimé sont mortes assassinées.

Le meurtre de sa dernière épouse est au cœur des trois derniers tomes, dont les dessins ont été repris par Thierry Girod.

Durango avait trouvé une femme avec qui partager sa vie. Il s’agissait d’une riche héritière. Il allait avoir un enfant.

Elle a été assassinée parce qu’elle ne voulait pas vendre sa mine, dans l’incendie de sa maison.

Durango repart donc pour retrouver les assassins de sa femme.

Dans Un pas vers l’enfer, il retrouve les assassins de sa femme et n’hésite pas à mettre en danger la veuve et l’orphelin pour les éliminer définitivement.

Son enquête le mène à affronter un bon tueur professionnel, Le cobra.

Dans le dernier tome qui clôture le cycle, il affronte le commanditaire.

Celui-ci veut chasser des indiens, les whashoes, de leur terre, de leur lac sacré, afin de s’approprier une mine d’or.

Il va jusqu’à faire assassiner le gouverneur et demande à d’autre indiens, les shoshones de massacrer des blancs pour faire accuser les whashoes.

Heureusement, Durango arrive et sauve du massacre une jeune indienne…

21 décembre 2012 Posted by | Bande dessinée, Littérature | , | Laisser un commentaire

Western à (re)découvrir: L’homme qui tua Liberty Valance

J’aime beaucoup les westerns, notamment ceux de Sergio Leone, je dois reconnaître avoir du mal avec John Wayne.

Le principe « nous les gentils américains allons sauver le monde » y est pour beaucoup.

La charge héroïque en est l’illustration.

Rio Bravo est certes un grand film, mais il est en dessous du train sifflera trois fois.

Mais hier, j’ai enfin regardé en DVD L’homme qui tua Liberty Valance (avec John Wayne).

J’ai trouvé le film très bien.

Ransom Stoddard (James Stewart), sénateur, revient dans la ville de ses exploits en 1910 pour l’enterrement d’un inconnu, Tom Doniphon (John Wayne).

Sollicité par les journalistes, il accepte de raconter son histoire.

Alors qu’il arrive en tant que jeune avocat dans l’ouest croyant aux vertus de la loi, sa diligence est attaquée par le bandit notoire Liberty Valance (Lee Marvin) qui n’hésite pas à le tabasser.

Il est sauvé par Tom Doniphon, un cowboy qui lui explique que dans l’ouest, seul la loi du colt prévaux.

Celui-ci ce prétend être le seul plus adroit que Liberty Valance.

Ne se laissant pas débouté, et ne pouvant pas porter plainte (le shérif est un lâche notoire qui laisse faire Valance, mieux, il emprunte souvent la porte de derrière), Stoddar prend les choses en mains.

Il construit une école, apprend à la population à lire et écrire, l’instruction civique, et leur permet de voter.

Avec son ami journaliste, il est élu délégué face à Liberty Valence qui est embauché par les gros éleveurs.

Liberty Valence donne donc deux choix à Stoddart: un duel ou la fuite.

Comme Liberty Valence tabasse son ami journaliste (qui défend la liberté de la presse et écrit que Valance se fait battre et autres informations désagréable pour le bandit),  Stoddart accepte le duel.

En mauvaise posture, il tire et tue le bandit. En réalité, c’est Tom Doniphon qui caché l’abat froidement.

Ransom Stoddard devient une légende et un sénateur, qui apporte le progrès à la ville, Tom Doniphon est oublié.

A la fin, les journalistes ne publient pas l’histoire. On est dans l’Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende.

Ce film est remarquable pour deux raisons.

La première est qu’il s’agit d’une réflexion sur les légendes de l’ouest américain et sur la fin d’une époque.

La seconde est également une réflexion sur la loi, et son application dans des contextes impossibles (ici, la loi du plus fort).

Le duel est entre Ransom Stoddard, qui veut appliquer la loi dans l’esprit, et Tom Doniphon qui sait que seul le colt permet l’application de la loi.

Les deux sont complémentaires, mais c’est pourtant Ransom Stoddard qui gagne à la fin, et qui permet à la démocratie de gagner à la fin, sur un mensonge, certes, mais la démocratie l’emporte.

Un très bon film à redécouvrir.

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1 mai 2012 Posted by | Cinéma | , , , | Laisser un commentaire