Le blog de Phil

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[Kogoro Columbo]Shimazu Kogoro Columbo démasquée

Ce chapitre (je les pré-publie sur le forum d’un ami) a été suivi d’une polémique. Derrick Palmer, considéré comme un con (au moins par moi) démasque la grande Shimazu Kogoro Columbo (voir chapitre précédent).

On m’a reproché de faire déduire à Derrick (le con notoire) trop de chose. J’ai depuis retravaillé certaine tournure de phrase, pour laisser plus une idée d’intuition. Effectivement, c’est le détail qui tue qui va mettre Derrick sur la piste. En général, Shimazu fume un kiseru. Or, au dernier épisode, elle fumait une cigarette. Ce détail va la trahir. C’est d’ailleurs souvent le cas dans ma série policière préférée: Lieutenant Columbo.

Dans le dernier épisode, Columbo trouve un cadavre caché sous le fond d’un aquarium. Il base son intuition sur le compte des poissons. Un des aquariums a un poisson de moins. Or à concentration de dioxygène égale, si il y a moins de dioxygène, c’est que le volume est plus petit (car on y a caché un cadavre par exemple).

Je ne fais pas le compte des détails insignifiants qui mettent le Lieutenant Columbo sur la piste.

Autrement, ce qui est présenté ici est toujours un brouillon.

Comme j’ai pris énormément de retard, la suite sera à la rentrée.


Lundi 23 janvier 2012, j’arrivais vers 11H au travail. Je passais par le bureau de Shimazu.

Classant ses dossiers, elle ne fit pas attention à moi.

Elle était concentrée sur ses affaires, fumant son kiseru.

En continuant vers mon bureau, je croisais Rosa.

–        Encore en retard, Derrick.

–        Je faisais un travail de terrain.

–        Et dire que le patron autorise un branquignol comme toi.

Sur ces mots, la coincée s’en alla.

Je me retrouvais à mon bureau, classant les diverses photos de maris ou de femmes volages.

Puis je me dis que j’aimerai bien me refaire Shimazu.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une relation sexuelle intense avec quelqu’un.

Seule Shimazu a un vrai talent dans le domaine.

Puis, je me rappelais que ça faisait depuis Juillet dernier que je n’avais pas fait l’amour à Shimazu.

Certes, je me suis fait depuis d’autres filles, mais aucune n’arrivait au niveau de Shimazu.

Puis je continuais à penser à elle, son kimono qui finalement faisait son charme, son kiseru qu’elle fumait lorsqu’elle voulait réfléchir, ou qu’elle se mettait en colère, et sa cigarette qu’elle fumait mercredi.

Sa cigarette ?

Elle n’a pas osée quand même.

Aussitôt, je me levais et je me dirigeais vers le bureau de Rosa.

Je frappais.

–        Entrez.

J’entrais.

–        Que veux-tu, Derrick ?

–        Es-tu très amie avec Shimazu ?

–        Qu’est-ce que ça peut te faire. Oui, je m’entends bien avec elle. Elle est très intelligente, perspicace, et elle me donne souvent des conseils sur mes propres affaires. Elle a souvent une vision originale des choses. Pourquoi cette question. Si c’est pour arranger un coup, c’est non. D’ailleurs, elle a bien compris ton manège, et elle sait très bien à quoi s’en tenir avec toi. Je n’ai pas eu besoin de la prévenir.

–        Non, ma question est la suivante, que fume-t-elle ?

–        Te fous-tu de moi ?

–        Non, je suis sérieux. J’ai le sentiment qu’elle a laissé le tueur s’échapper.

–        Elle, laisser s’échapper le tueur ?

–        Oui, dit moi, l’a tu vu fumer autre chose que sa pipe japonaise ? Une cigarette par exemple.

–        Non, elle ne fume que son kiseru, c’est-à-dire sa pipe japonaise.

–        Alors je commence à croire qu’elle a laissé le tueur filé.

–        Mais pourquoi ?

–        Car elle a plaisir à l’affronter.

–        Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

–        Mercredi, elle a fumé une cigarette. Elle a pris une poignée de cigarette à maître Gesver. Celui-ci en offrait une à maitre Sinclair.

–        Mais c’est horrible ce que tu dis. Tous ces avocats ont été tués entre jeudi et dimanche.

–        Oui, ça veut dire qu’elle a laissé le tueur s’échapper mercredi alors qu’elle l’avait repéré. Mais il me faut plus d’éléments. Peux-tu manger avec elle ce midi, il faut que je puisse continuer l’enquête.

–        Bien.

Ainsi, vers 12H30, Rosa accompagna Shimazu au restaurant.

Elle lui expliqua que c’était mieux d’être entre fille.

Je m’introduisais dans son bureau.

Je fouillais dans ses papiers et je retrouvais ce message :

« 252258132481 25622528962514144 441576169576324576 255765291446259576,

25’81256196 196576144361576144324256 144676 4845291289256289324 49’112112132457619681324 10057619632481 28967619681529529289169816762581 256144484813242898114432481, 928981676 40014481 52981256 49813246762898132481256 121576289256, 36181 100576289256 1289 19632457614410081 144676 48481144 4981484125625681.

361’814848132481 816762557632481 1100289324 529’57625251256289576676 4981 100576144256 112112132457667619681324.

36181 100576144256 48432457648457625681 4981 676576144256 3248119632457614410081324 1 5291 196576144324 49’132416981676196, BF 4001441361 4981 5291 1965761443246768152952981, HF AAF 4841324289256.

32449100 52981 BJ/BC/CABC 1 CA225

36181 256144289256 4848132425614414981 40014481 100576144256 132432428910081324814 1 4981255764981324 2581 62581256256116981. »

Je me dirigeais vers le bureau de Patrick.

–        Peux-tu me rendre un service ?

–        Que puis-je pour toi Derrick ?

–        J’aimerai que tu me déchiffre ce message.

Je lui montrais la feuille.

–        Qu’en penses-tu ?

–        devant les apostrophes, c’est des lettres. On a donc 25, 49, 361.

–        Oui et ?

–        Mais attend, je trouve que c’est tordu, mais 25 = 52, 49 = 72 et 361=192. Donc si je recherche par carré, que vais-je obtenir ?

Au bout d’une demi-heure, il isola le texte comme il suit :

« 5/15/9/18/9 16/15/17/25/1/2/12 21/24/13/24/18/24 5/24/23/12/25/3/24,

5’9/16/14 14/24/12/19/24/12/18/16 12/26 22/23/1/17/16/17/18 7’1/11/11/18/24/14/9/18 10/24/14/18/9 17/26/14/9/23/23/17/13/9/26/5/9 16/12/22/9/18/17/9/12/18/9, 3/17/9/26 20/12/9 23/9/16 7/9/18/26/17/9/18/9/16 11/24/17/16, 19/9 10/24/17/16 1/17 14/18/24/12/10/9 12/26 22/9/12 7/9/22/1/12/16/9.

19’9/22/9/18/9 9/26/5/24/18/9 1/10/17/18 23’24/5/5/1/16/17/24/26 7/9 10/24/12/16 1/11/11/18/24/26/14/9/18.

19/9 10/24/15/16 22/18/24/22/24/16/9 7/9 26/24/12/16 18/9/14/18/24/12/10/9/18 1 23/1 14/24/12/18 7’1/18/13/9/26/14, BF 20/1/21/19 7/9 23/1 14/24/12/18/26/9/23/23/9, HF AAF 484/1/324/289/256.

18/7/10 23/9 BJ/BC/CABC 1 CA/15

19/9 16/12/17/16 22/9/18/16/12/1/7/9 20/12/9 10/24/12/16 1/18/18/17/10/9/18/9/2 1 7/9/5/24/7/9/18 5/9 25/9/16/16/1/13/9.

23/9 14/12/9/12/18. »

–        Bon, continua Patrick, si on prend le premier mot, on a EOIRI, mais ça ne veut rien dire.

–        Selon Shimazu, il faut trouver le E, car c’est la lettre qui se répète le plus souvent.

–        Ça, c’est du Shimazu tout craché, alors, la lettre qui se répète, c’est le…

Patrick parcourut le document.

–        Le 9 est donc le E, il se répète une 50aine de fois.

Puis il continua.

–        Si les lettres sont des chiffres, en l’occurrence car HFAAF semble un code postal, le CA peut correspondre à une heure. 15 est donc le H. On a donc 5HE18E, comme chère, soit 5 pour le C, 18 pour le E. Où as-tu trouvé cette lettre ?

–        Dans le tiroir de Shimazu, elle lui est destinée.

–        Bien, le second mot est Shimazu, avec 16 pour le S, 17 pour le I, 25 pour le M, 1 pour le A, 2 pour le Z, 12 pour le U. Attends, on a un compte de haut, bas, haut bas …

–        C’est-à-dire ?

–        Si A = 1, Z = 2, on a dans cette hypothèse B = 3, Y = 4, C = 5, vérifié, …. On arrive donc à :

« Chère Shimazu Kogoro Columbo,

C’est toujours un plaisir d’affronter votre intelligence supérieure, bien que les dernières fois, je vous ai trouvé un peu dépassé.

J’espère encore avoir l’occasion de vous affronter.

Je vous propose de nous retrouver à la tour d’argent, BF Quai de la Tournelle, HF AAF Paris.

RDV le BJ/BC/CABC à CAH.

Je suis persuadé que vous arriverez à décoder ce message.

Le tueur. »

–        Mais la tour d’argent est 15 Quai de la Tournelle dans le cinquième déclarais-je.

–        Ce qui veut dire que B = 1, F = 5, A = 0 et H=7. Au final, on a :

« Chère Shimazu Kogoro Columbo,

C’est toujours un plaisir d’affronter votre intelligence supérieure, bien que les dernières fois, je vous ai trouvé un peu dépassé.

J’espère encore avoir l’occasion de vous affronter.

Je vous propose de nous retrouver à la tour d’argent, 15 Quai de la Tournelle, 75 005 Paris.

RDV le 19/12/2012 à 20H.

Je suis persuadé que vous arriverez à décoder ce message.

Le tueur. »

Je téléphonais à la tour d’argent. La réservation me fut confirmée.

–        Que vas-tu faire, Derrick ?

–        Surtout, pas un mot.

–        Pourquoi ?

–        Car je vais me la sauter.

–        Hein ? Mais c’est une fille avec un kimono ridicule.

–        Sauf qu’elle est bonne et au lit, elle est super top.

–        Si tu le dis.

–        Tu promets de ne rien dire.

–        Pas de problème. Et surtout, fait la jouir cette salope.

En retournant dans mon bureau, je croisais Rosa.

–        Alors ?

–        Fausse alerte.

–        Bien, si tu le dis.

Je rentrais dans le bureau de Shimazu.

Elle étudiait des dossiers, fumant son kiseru.

Je fermais la porte.

–        Je travaille, Derrick.

–        Et tu fumes.

–        Oui, et alors, laisse moi, j’ai un travail à terminer.

–        Le kiseru.

–        Oui, je fume le kiseru, et je porte le kimono, et alors, s’énerva-t-elle ?

–        Depuis quand fumes-tu la cigarette ?

–        Hein ?

–        Mercredi, tu fumais des cigarettes ?

Shimazu se leva.

–        Qu’en déduis-tu ?

–        Que tu as deviné que maître Gesver était le tueur, et tu l’as laissé s’échapper.

–        Parce que j’ai pris une cigarette ?

–        Oui, et que j’ai décodé ça, fis-je en montrant le message codé.

–        Bien vu. Le tueur a les yeux noirs. Il ne pouvait donc pas prendre la place de maître Sinclair qui a les yeux bleus. Il ne pouvait prendre que la place de maître Veyrac ou maître Gesver qui ont les yeux noirs. Par ailleurs, maître Sinclair fume trop. Quand j’ai vu maître Gesver tendre un paquet de cigarette, j’ai tout de suite compris.

–        Mais pourquoi l’as-tu laissé fuir. Il suffisait d’analyser la cigarette.

–        Pour l’affronter à nouveau.

–        Tu sais, je peux te dénoncer.

–        Fais comme tu veux.

–        Mais je ne vais pas le faire. Mais à une seule condition.

–        Laquelle ?

–        Une nuit avec toi, la seule fille qui sache procurer un plaisir intense au lit. Et puis, comme je t’ai démasqué, tu me dois bien ça.

–        Très bien.

–        Et je vais même faire preuve de bonne foi. Peux-tu me passer une allumette.

Shimazu me passa une allumette. Je brulais le message codé.

Puis j’embrassais Shimazu.

–        A ce soir chez moi.

La nuit du 23 au 24 janvier, j’eu une merveilleuse relation sexuelle avec Shimazu.

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8 juillet 2012 - Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , ,

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